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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Terre Partagée (inachevé)

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Ayoju
S.O.S ordi en panne
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MessageSujet: Terre Partagée (inachevé)   Ven 30 Juin - 21:19

Arias
Je me réveillai, comme d’habitude maintenant, sur un simple tapis de paille. Et comme d’habitude, la première chose que je vis fut les barreaux de ma « cage ». Je jetai un rapide coup d’œil à l’horloge fixée sur le mur du couloir qui me faisait face : Selon le temps universel, la matinée commençait à peine. Et comme tous les jours à cette heure, un droïde glissa mon repas par la petite ouverture de la porte de ma prison de métal : Un morceau de viande et quelques légumes. Le tout à peine chaud bien entendu. Je me baissai et pris le plateau de plastique. J’écartai le morceau de viande et mangeai les légumes, mâchant doucement afin de calmer la faim qui me tenaillait. Décidément, ils n’avaient toujours pas compris mes habitudes alimentaires. Il faut dire que les apparences sont trompeuses.
Je me nomme Arias. Je suis un Ainran. Les Ainrans ressemblent à des centaures, à ceci près que la partie humaine est remplacée par un corps félin – ce qui fait penser aux humains que nous somment carnivores – que nous disposons de deux yeux supplémentaires disposés au bout de tentacules sur le sommet de notre crane et que nous avons 6 doigts à chaque main. Il y a longtemps, on m’aurait respecté pour ce que je suis. Mais cette époque est révolue. Mon peuple est tombé dans l’oubli et quand les humains nous rencontrèrent à nouveau, ils se mirent à nous traquer et à nous enfermer, comme de vulgaires pièces de collection. Car pour eux nous n’étions devenus que des animaux légendaires, seulement bons à être enfermés pour le plaisir des yeux.
Je ne connais pas toute l’histoire, mais je sais une chose : Aucun membre de mon espèce n’habite plus sur notre planète d’origine depuis plusieurs dizaine d’année. A un tel point que son emplacement a été oublié, tant par les ravagé que par les ravageurs. D’aussi loin que remontai ma mémoire, je n’ai jamais vu d’autre Ainran à part mes parents. Et peu de temps après ma naissance, notre famille fut capturée et mise en cage. Nous fument séparés et je ne les ai jamais revus. Je ne saurais même dire s’ils sont encore vivants.
Les Ainrans n’aiment pas les espaces clos. Et je ne fais pas exception à la règle. Depuis que je suis ici, j’ai toujours l’impression de suffoquer. Heureusement pour mes acheteurs, même si je suis sujet à la claustrophobie, ça ne m’est pas fatal.
Voilà ce que ma vie était devenue : Une vie de prisonnier. Car même si j’étais supposé être un animal légendaire, on me traitait comme une vulgaire bête de travail, me donnant juste la nourriture nécessaire à ma survie.
J’étais donc dans la soute d’un cargo volant vers mon cruel destin. Mais un évènement imprévu se produisit.
Une violente secousse ébranla le cargo. Puis une seconde. Cela se calma quelques minutes mais les secousses reprirent de plus belle. On aurait dit que le cargo avait des spasmes. Sauf que ce qu’il contenait – c’est-à-dire moi et quelques caisses – était violemment balloté en tout sens. Je n’avais qu’une envie, c’était que tout s’arrête. Ou alors que je puisse sortir de ma cage. Car à chaque secousse, j’étais brusquement projeté sur les barreaux, ce qui ne me faisait vraiment pas du bien vu mon état de santé actuel. Je ne fut qu’à moitié surpris quand je vis les deux humains composant l’équipage traverser la cale à la quatrième vitesse, l’air paniqués.
- Il faut sortir du cargo, dit le premier. Prenons les capsules de survie, elles nous amèneront en lieu sur !
- Mais… Et la marchandise ! objecta le second. On risque d’avoir de sérieux ennuis si elle n’arrive pas à bon port !
- Je préfère être vivant et au chômage plutôt que de risquer ma peau pour quelques caisses, répondit le premier. De toute façon, ce n’est pas irremplaçable.
- Les caisses oui, mais l’animal non ! fit remarquer le second.
Celui qui voulait partir au plus vite me jeta un bref coup d’œil et répondit :
- Les capsules ne seront jamais assez grandes pour lui ! Tant pis pour lui !
C’est avec horreur que je compris alors qu’ils n’avaient pas l’intention de me sauver, aussi précieux que je pouvais l’être. Ils allaient abandonner le cargo avec sa cargaison, moi y compris !
Les humains s’éloignèrent, me laissant aux prises avec mon sombre destin. Moi qui était déjà affaibli physiquement par le manque de nourriture décente, j’étais maintenant au plus bas mentalement, maintenant que je savais que j’allais mourir. J’entendis un bruit sourd, provenant surement de l’éjection des capsules de survie. Sachant qu’il n’y avait plus rien à faire, je m’étendis et fermai mes quatre yeux, attendant le moment où le cargo s’écraserai à terre, me tuant certainement à ce moment fatidique.
Les minutes s’écoulèrent, par dizaines. Mais le choc ne venait pas. Juste au moment où j’ouvris les yeux, le cargo fit une violente embardée qui me projeta la tête la première sur les barreaux, m’assommant sur le coup.
Quand je repris connaissance, je n’étais plus dans le cargo mais sur un monticule de terre. A l’aide de mes yeux tentaculaires, je regardai autour de moi sans me relever pour le moment. Le cargo était écrasé à une dizaine de mètres derrière moi. L’avant avait était réduit en miettes par le choc direct. Mais l’arrière, où se trouvait auparavant la cale, avait subit moins de dégâts : Elle s’était repliée sur elle-même, s’éventrant ainsi sur le côté où devait se trouver ma cage. J’avais été ainsi éjecté hors du vaisseau.
Je regardai maintenant l’endroit où j’avais « atterri ». C’était apparemment une vaste plaine dont l’un des côtés était limité par une forêt dont je ne voyais pas la fin. J’essayai de me lever quand une fulgurante douleur traversa mon flanc gauche. J’examinai ma blessure et vis une profonde coupure jusqu’à ma croupe. J’étais peut être vivant, mais je devais être salement amoché. Je me redressai du mieux que je pu et regardai l’horizon à l’opposé de la forêt. Je remarquai alors une mince colonne de fumée. Un feu ? Qui de nos jours pouvait utiliser du feu alors que même les cultivateurs avaient accès à tout le confort moderne ? Alors que je m’apprêtais à partir vers la fumée, je remarquai que je n’avais plus de douleur au flanc. Je regardai alors l’endroit où se trouvait ma blessure et vis… rien ! Rien si ce n’est le sang qui avait coulé de ma blessure.
- Comment… Mais qu’est ce… J’étais pourtant certain que…
Je ne comprenais plus rien. Il y a à peine 5 minutes, je pouvais à peine me tenir debout tant ma blessure était grave. Et voilà que maintenant je me sentais à merveille, comme si j’étais sorti indemne de ce crash. C’était à n’y rien comprendre ! Mais j’étais maintenant capable de me déplacer. Je n’avais plus qu’à rejoindre la source de cette fumée, quelle qu’elle soit…


Dernière édition par le Mer 14 Mar - 17:55, édité 2 fois
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 30 Juin - 22:46

Wiwiji Hoshizora

Cela faisait à présent quelques temps que je m'étais installée par ici, dans cette forêt, où j'avais installé un petit camp de fortune, comme un village ne se trouvait pas très loin, je n'avais aucuns mal à me procurer de la nourriture en volant quelques aliments. Par chance, "Ils" ne semblaient pas m'avoir encore retrouvée et je pouvais encore me promener tranquillement dans le village sans craindre d'être attaquée.

Normalement tout était calme par ici, mais j'entendis alors un grand bruit, quelque chose avait du s'écraser. Je saisis alors ma dague et vais, furtivement, jusqu'à l'endroit d'où provenait le bruit.
Je ne m'étais pas trompée, il y avait en effet eu un crash. Mais alors que je m'approchait, je vis une masse se lever. Un être humain? Non, surement pas, vu la forme que la créature avait ... D'un bond, je me cachai derrière un arbre. Qu'est ce que ça pouvait bien être que ça? Ca ne ressemblait à rien de ce que j'avais déja vu. Heureusement, la créature s'en alla et je pu alors m'approcher de l'épave.

C'était bien abimé, heureusement que j'était habituée à me balader dans les endroits étroits et mal rangés. Il y avait quelques caisses, peut-etre des vivres ! Au moins je n'aurais pas à aller dans ce village au risque de me faire voir! Je sorti ma dague et avec tenta de casser le dessus des caisses, sans succès, elles étaient résistantes ! Je vis alors qu'elles étaient entourées de chaines avec un verrou, c'est sur qu'en ne commençant pas par le commencement ça n'ira pas loin ! Je me saisis alors d'un crochet et tenta de crocheter la serrure. Après une dizaine d'essais le verrou s'ouvrit enfin, je retirai le couvercle et ... Qu'est ce que c'était que ça? bah! C'était pas de la nourriture ou matière valant cher, donc forcément sans interet ... Je refermais donc la caisse et m'appretais à sortir quand soudain un bruit retentit. Je jetai un oeil dehors ... Mon dieu, un assassin! Il devait m'avoir vue aller dans l'épave. Prise de panique, je tenta de me cacher derrière une caisse, mais dans l'élan, ma boucle d'oreille droite s'accrocha à un crochet qui dépassait et s'arraché, me laissant échapper un petit cri de douleur. L'assassin devait m'avoir entendue puisqu'il entra dans l'épave, une épée courte dans la main.

-Montre toi, gamine, je sais qu't'es là! Dit l'homme.

Je ne faisait aucun bruit, ce gars était trop fort pour moi et la seule chose que je pouvais faire était de le fuir. Il s'approcha de ma cachette et regarda le sol, il y avait des taches de sang, mon sang. Ca-y-était, il allait me trouver et me tuer ... Il s'avança vers la caisse derrière laquelle je me cachait en brandissant son épée.

-J't'ai trouvée, ma p'tite mignonne, je ramènerais ton corps et je serais bien récompensé !

Alors que son épée s'abattait sur moi, je réussi à lui donner un coup de pied bien placé, ce qui lui fit lacher son arme. Je m'en saisi alors et sorti en courant de l'épave pour retourner dans les bois, où j'arriverais à le semer, le temps qu'il arrive de nouveau à marcher.

Après avoir récupéré mes affaires, je laissai mon petit campement et parti, dans les profondeurs du bois.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 1 Juil - 9:57

Kanna

Je me réveille, en sueur. Les yeux grands ouverts et les doigts crispés.
De quoi ai-je rêvé ? Je ne m’en souviens plus… Comme d’habitude. Dommage.
Mon regard passe du plafond à la fenêtre, lentement. La lumière bleue qui dépasse m’indique que je ne peux pas me rendormir. Ma tête me tourne, mais je dois me lever… Encore…
Je dépose ma carcasse sur le sol froid et me dirige vers la pièce d’eau, une main dans ma crinière en bataille, l’autre en train d’enlever ma tenue de nuit.
L’eau coule à mon passage, formant une brume blanche devant le miroir. Je me regarde, me tâte, d’un air goguenard. J’expire un grognement : ma « Marque » me fait mal. Avec un peu de chance, la douleur va s’en aller très vite. J’ai du boulot, moi !
Après un rapide passage sous l’eau brûlante, j’enfile un pantalon et une tunique, noue un fouet à ma taille, empli ma sacoche de drogue. Je suis prête.
L’homme m’attend devant les loges, un brin stressé, les mains serrées sur un paquet. Tiens, le client d’hier…
Je lui décoche un sourire charmeur et croise les bras.
« Alors ? Que me vaut cette visite si tôt, je susurre.
- Je venais vous voir pour un autre « boulot ». Mais tout d’abord, je tenais à vous féliciter pour ce que vous avez fait la dernière fois. Vous avez été discrète, rapide, efficace.
- Arrêtez, vous allez me faire rougir !
En fait, non. Cela fait bien longtemps que je ne réagit plus comme ça.
L’homme me tend son colis et exulte :
- Ce que j’ai à vous proposer est un minimum plus dur et dangereux, mais vu vos capacités, je n’ai pas à m’inquiéter…
D’un geste théâtral, j’ouvre le paquet pour y découvrir une holo-carte, deux trois papiers plus ou moins lisibles, et surtout une photo : homme, pas trop laid, visage dur, taille normale… Le type que l’on peut croiser dans les petites rues à la nuit tombée.
-Hum… je soupire.
- La personne que vous pouvez voir est une ancienne de mes « connaissances »… Et cet « ami » m’a, disons, emprunté un objet précieux : un cristal synthétique qui a le pouvoir de contrôler la mémoire.
- Et vous voulez que j’aille récupérer cet « objet » ?
- Exact ! Et si vous voulez… « jouez » avec mon ami.
- C’est trop d’honneur, je réponds en traduisant le sous-entendu.
L’homme reprend, tout sourire :
- Sur ce… Une dernière chose. Mon « ami » a passé la « frontière ».
J’arbore une moue excessivement féminine.
- Ne vous en faîtes pas pour ça. Je l’ai déjà traversée sans problèmes. Bon… si cela ne vous dérange pas, je vais commencer maintenant.
- Vous m’en voyez ravi ! Alors bon courage… Je vous payerais quand vous rentrerez… »
Il s’en va, d’un pas léger si je puis dire. Je savais bien que je n’allais pas être tranquille plus d’une soirée. Enfin… Ca me fera voir du paysage.
Je saisis un sac, fourre quelques vivres, l’holo-carte, les papiers, la photo, une ou deux tenues au cas ou… Et finis par sortir du « Cabaret », vêtue d’un long manteau sombre.
Quelle poisse ! J’avais une représentation ce soir !
Un dernier regard vers mon « chez-moi » et me voilà partie entre les buildings géants et les ruines rongées par la pluie acide.
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 1 Juil - 22:54

Signe

C'est rond, c'est rouge et c'est très bon...Soeur Yacinte dit que ca s'appelle "tomate".
J'aime beaucoup cueuillir les" tomates", mais j'ai toujours peur de les cassées...
La première fois que j'ai pris une tomate dans ma main, elle s'est écrasée... Soeur Yacinte m'a beaucoup
grondé, elle disait que je n'étais pas "délicate". Alors maintenant je dois plus serrer les choses sinon je les
cassent... Père Haruki dit que je suis cassée moi aussi...
Je me suis réveillé ici, c'était y a pas longtemps mais je me souviens plus quand...
Il y a avait des femmes qu'on appelle "soeurs" autour de moi, et Soeur Lizawu est ma soeur préférée.
Elle disait qu'on m'avait trouvé sur les marches du couvent une nuit de pleine lune comme la nuit dernière...
J'étais toute petite, disait Soeur Lizawu, et j'ai dormis très très longtemps.
Et quand je me suis réveillé, Père Haruki est venu me parler.
Il disait des choses bizzards... il demandait comment je m'appelais, mais je ne savait même pas ce que
c'était un "nom", il demandait ou j'abitais et comment je suis venu ici, mais je ne savais pas... et je ne sais
toujours pas... je suis né ici! Au couvent de Soeur Lizawu!
Soeur Lizawu est gentille, elle dis tout le temps "Tu es un drôle de signe" ou "Quel signe les dieux on voulu
nous apporter?". Elle dit toujours "signe" alors je m'appelle peut-être "signe", c'est un jolie nom je trouve.
Tout le monde m'appelle comme ca, mais c'est plus jolie quand c'est Soeur Lizawu qui le dit, parce que
quand c'est Père Haruki, c'est pas beau, c'est pas bien dis, et ca me fais peur quand il dit ce nom...
Moi je ne sais pas le dire... je ne sais pas dire les choses... alors Père Haruki dit que je suis "cassée".
Je parle dans ma tête, je dis plein de chose, surtout à Soeur Lizawu quand j'attrape sa robe.
Mais elle entend pas... personne n'entend quand je dis des choses... parce que il faut ouvrir la bouche
et parler avec la chose qui bouge dans la bouche, mais j'ai éssayé, ca ne marche pas... je n'arrive pas...
Je ne veux pas être "cassée"...
Je regarde ma "tomate", j'ai envie de la manger... mais je n'ai pas le droit.
On ne doit pas manger avant que la cloche sonne 12 fois; et il faut toujours dire merci aux dieux
avant, c'est Soeur Lizawu qui l'a dit.
Sinon après les dieux sont pas contents, et il faut aussi dire une "prière" avant de dormir et quand on se lève.
Mais moi j'arrive plus a dormir, j'ai peur de pas me réveiller, j'ai peur d'étre encore plus cassé...
Il ne faut pas que je casse encore, sinon Père Haruki ne voudra plus de moi...
Père Haruki ne m'aime pas beaucoup, il dit avec une voix méchante que je suis "diable", je ne sais pas
ce que c'est mais Soeur Lizawu dit que c'est pas bien du tout d'être "Diable" , les dieux n'aiment pas
les "Diables".
Oh! Soeur Lizawu crie mon nom!
_Signe! Signe! Gabille est partit! Elle s'est envollée dans la nuit! La nuit de la pleine lune!
Nous avons toute un petit oiseaux blanc qui nous fait sourrire, ils sont tous dans des cages, et mon oiseau
s'appelle "Gabille", pourquoi elle est partit?
Je cours vers Soeur Lizawu et tire sur sa robe en mettant une main là ou j'avais mal.
Quand je suis triste j'ai toujours mal a cet endroit et je montre à Soeur Lizawu pour qu'elle voit que je
suis triste.
_Mon ange... C'est l'heure! Gabille est partit le une nuit semblable à celle de ton arrivé, tu dois partir,
les dieux le veulent, ils nous l'ont fait comprendre...
Partir? Pourquoi les dieux veulent ça? Je ne veux pas! Je ne sais pas ou aller... je vais me perdre!
Soeur Lizawu me prend par la main et m'emmène dans sa chambre.
Elle me met devant un "mirroire" c'est là que je peut voir mon autre "moi", elle aussi elle ne parle pas...
Mon autre moi elle a des cheveux noir très très long, ils tombent jusqu'à ses genoux, et elle a des yeux
roses, Père Haruki dit que c'est la couleur des "topazes brûlées". Elle a aussi une peau blanche comme
les plumes de Gabille. Elle toute petite à côté de Soeur Lizawu... et sa robe est noir , comme la mienne.
C'est bizzard, Soeur Lizawu dis que mon autre moi est un "reflet" mais si mon autre moi est "reflet" et
moi "singe" alors on est pas pareil, alors elle pas moi... C'est dur de comprendre...
Soeur Lizawu m'enlève ma robe noir, elle me met a la place un petit pentalon court avec une petite robe
par dessus. Ces habits sont tout jolies, ils sont blancs avec plein de petit trous sur les bords.
Je dois faire très attention a ces habits, Soeur Lizawu dit que c'est fragile, ca s'appelle "dentelle".
Après elle me met une jolie ceinture avec un gros noeud dans le dos, j'aime bien la couleur, c'est rose
comme les "topazes brûlées".
Après , Soeur Lizawu, met deux autres jolies cientures comme celle de l'habit mais plus petite sur mes
deux "couettes", c'est comme ca que s'appelle ma coiffure, c'est drôle je trouve! Même les choses et
les coiffures ont des "noms".
Je garde mes petite chaussure noir du couvent aux pieds, et prend une "valise" avec plein d'affaire
dedans que Soeur Lizawu a préparé pour moi.
Elle me porte dans ses bras et m'emmène dehors devant le très grand portail noir du couvent.
Elle l'ouvre avec une grosse clef toute tordue et là , une "charette" m'attendait avec un monsieur au
chapeau pointu et deux bêtes très grosses portant des cornes sur leur tête.
Soeur Lizawu me pose dans la "charette" et met ma "valise" a côté de moi.
_Tu vas me manquer Signe! Ecoute moi bien, Tu dois retrouver Gabille, elle te guidera, pour celà,
suis la route vers le soleil le jour et la route vers la lune la nuit. Les dieux t'ont ammenez ici maintenant
ils ont décidés qu'il était temps pour toi de repartir, et d'accomplir ce qu'ils t'ont chargé de faire...
Je sais que tu ne comprend pas bien, mais tu as un destin, tu as des souvenirs a retrouver,et n'oublie
pas, la seule personne qui pourra t'aider, sera celle qui saura t'entendre. Tu as bien compris?
Non je ne comprenais pas bien, je ne voulais pas partir sans Soeur Lizawu! Je pose mes mains sur ses
épaules et je remet une main sur l'endroit qui serre et qui fait si mal, de l'eau coule sur mes joues.
Mais elle retire mes mains de ses épaules, et elle aussi met une main sur le même endroit que moi.
_Moi aussi j'ai mal là mon ange, mais nous devons nous quitter... non signe, je ne peux pas venir avec
toi... nous devons nous dire au revoir... tu sais, je t'ai déjà expliquer, c'est quand on secoue la main
et qu'on ne revois plus la personne après... comme ça regarde. Tu te souviens?
Oui je me souviens... et j'imite le geste de Soeur Lizawu, la "charette" se met à me secouer puis elle
s'éloigne... Je regarde Soeur Lizawu" pleurer", elle devient toute petite, de plus en plus petite,
comme le couvent... J'ai très mal... je serre mon habit là où ça fait mal, mais ça ne fait rien...
J'ai si mal...
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sebrich
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MessageSujet: Saigoan   Dim 2 Juil - 0:11

L’herbe me frottait les pieds. L’ombre des feuilles des arbres me protégeait le visage des rayons du soleil. Je faisait virevolter ma cape derrière moi tandis que les minutes et les heures du temps trépassaient lentement.
Cela faisait plusieurs jours que j’avais quitté la capitale, ayant eu vent d’un transport de cargaison de produits illicite par hypravion interposé d’une grande compagnie. La plupart des articles ne m’auraient pas fait lever ma carcasse de trou infâme où je vivais, mais l’un de ceux-là … m’avait obligé a revoir mon jugement.

En regardant le soleil à travers les arbres, tout en rajustant mes lunettes noirs, je sentit comme un changement d’atmosphère à peine perceptible, mais bien présent .
J’avais franchit la frontière.
Tout doucement, je sentis ma blessure à la main se réveiller, réagissant tout doucement à la magie de cet endroit. Je la regardait intensément. Au premier abord, on pourrait ne rien remarquer, mais en ce concentrant, on voyait qu’il changeait de forme, et de couleur très lentement, passant du rouge au violet. Quand il prenait cette couleur là, cela voulait dire qu’il y avait eu un déplacement de magie dans le champ thaumaturge.
-Il c’est passé quelque chose dans cette forêt, me dis-je à moi-même.
Je reprit ma marche à travers les bois.

Peu à peu, la douleur de la marque devenait plus persistante, plus importante, pendant que je voyais des animaux de formes diverses, avec plus de tentacules que de jambes, et des yeux plus nombreux que des bras. Entre deux arbres massif de majonc servet, je vis la cause probable du changement de l’air ambiant. Là, une épave d’un hypravion, de couleur blanche et magenta, avec le nom de la compagnie, en bordure de la forêt. Je lis l'inscription qui se trouve sur le flanc
-Thanatas.
J’entrais rapidement dans l’appareil, cherchant les boites noirs. Celle des technique m’apprit
Que l’engin avait traversé une forte zone de turbulence qui avait provoquer des dégâts au pâle 8 et 9 ainsi qu’au réacteur n°2, tandis que pour les enregistrements radio…
-Il faut sortir du cargo…crrrrrrrr….. les capsules de survie, …… crrrrcrrr …. eront en lieu sur !
- Mais… Et la marchandise On risque ….. crrrrrrr……nnuis si elle n’arrive pas à bon port !
- Je préfère être ……. Crrrrrrrrrr………..hômage plutôt que de risquer ma peau pour …… crrrrrrrrcrrr…….De toute façon, ce n’est …crrrr….. irremplaçable.
- Les ……. Crrrrrrrrrr…..oui, mais l’animal non !

- Les capsules ne seront …..crrrrrr….. ssez grandes pour lui ! Tant pis pour lui ………….. crrrrrrrrrrrrrrrr……

Je poussais un soupir de lassitude, pendant que je jetais la boite noir loin de moi, dégoûté.
-Ainsi, la beauté du l’âme humaine à encore été révélé, tsss.
Je me dirigeais vers la cage, me résignant à trouvé un cadavre. Rien. La paroi à été éventré à ce niveau. Sans doute que le centaure ai été éjecté hors de l’appareil. Je vis sur l’un des bords de la faille, du sang. Je me précipitait dehors, essayant de trouver l’endroit où l’esclave de la compagnie avait atterrit. Je vis une grande flaque de sang dans l’herbe. Il avait perdu connaissance à cet endroit pendant quelques minutes, avant de se relever et de se diriger vers … une colonne de fumée. Ce n’était que maintenant que je l’avais remarquer, me demandant qui pouvait faire du feu en pleine zone à risque, c'est a dire à au moins 20 kilomètres de cette forêt.Trop dangereux. Suivant les traces de l’hybride, je vis que celui-ci avait cesser de saigner, un bon coté de cet endroit.
D’autres traces me firent tourner la tête. Celle d’une personne, sans doute dans les 1m70, poids moyen, et d’autres traces qui venait perturber les premières, de quelqu’un sans doute massif. Toutes ces traces se dirigeaient vers la carlingue. Sans doute des voleurs. Mais je ne m’en occupait plus, déjà sur les traces de l’hybride. Il faut que je le trouve vite d’ailleurs, car il na jamais mis les pieds dans cet endroit et ne connaît aucun des dangers qui l’attende. Je laissais derrière moi le vaisseau et sa cargaison.
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Emilie
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 3 Juil - 0:24

Youshia:

La nuque un peu douloureuse, je relevais ma tête lentement tandis mes yeux s’ouvraient à la lumière du jour. Posant ma main droite sur le livre qui se trouvait sur mes genoux, je portais la gauche à mon cou machinalement. Mes vêtements étaient blancs symbolisant le sommeil et le réveil.
J’allais très souvent dans cette forêt car j’aimais l’atmosphère de ce lieu. Depuis longtemps, j’y sentais la magie. Je venais étudier ici divers documents essayant de retenir toutes les informations que je compulsais comme si je n’étais qu’un ordinateur fait pour mémoriser n’importe quelle information.
Je levais la tête pour deviner l’heure grâce à la position du soleil lorsqu’il me semblait apercevoir quelque chose d’étrange dans le ciel.
Intriguée et ne comprenant pas ce que ce pouvait être, je me levais. Alors que je rangeais d’abord mon livre à l’intérieur de mon sac puis le referma soigneusement avant de le passer au-dessus de mon épaule, ma robe s’était colorié en orange exprimant ma curiosité. Ensuite je me mis à courir le long d’un sentier.
Je savais où aller pour observer ce qui passait dans le ciel. Je longeais le sentier à la manière d’un sprinter échappé d’une course de cent mètres puis coupa à droite pour traverser un gros buisson d' Orticia
J’avais les mollets tout égratignés lorsque je sortais de cet enfer piquant. Non seulement elle piquait en faisait extremement mal mais en plus, elle faisait gonfler les vaisseaux sanguins de l'endroit piqué donnant ume impression de crampe. Je détestais ces plantes et seule la curiosité m’avait convaincu de les traverser pour gagner du temps.
J’étais maintenant arrivée près d’une falaise. Du moins, j’étais située à son sommet dominant une partie de la forêt en-dessous de moi. J’essayais de ne pas regarder en-dessous bien que je ne souffrais de vertige. Cependant un tel vide était toujours impressionnant.
Cependant je n’y pensais plus enfin je faisais tout pour ne plus y penser car cette sensation était toujours à maîtriser. Me rappelant pourquoi j’étais venue ici, je levais la tête en direction du ciel recherchant ce qui m’avait semblé étrange tout à l’heure. Lorsque je la revis, c’était plus précis, beaucoup plus précis. C’était gris … comme des nuages sauf que le ciel était dégagé et clair. A moins que … Je devais en avoir le cœur net.
Je courus vers un arbre tout proche de moi et grimpais le long de son tronc en m’aidant de ses branches. Je manquais de me casser la figure deux ou trois mais je finissais par parvenir à la moitié de l’arbre. Je m’asseyais sur une branche en gardant mon équilibre puis écartait le feuillage pour obtenir une excellente visibilité.
D’abord j’observais les nuages gris vus il y a une dizaine de minutes et je compris que mes doutes se confirmaient. Ces nuages étaient des voluptes de fumée. Or comme le disait si bien le proverbe, il n’y avait jamais de fumée sans feu.
Je baissais mon regard en-dessous des voluptes de fumée et découvrit une colonne de feu plutôt impressionnante. Du regard, je tentais d’évaluer la distance du lieu où ce phénomène. C’était si dur et les évaluations de distance n’étaient absolument pas mon point fort. Dix kilomètres ? Peut être quinze ? Vingt ? Tout ce que je pouvais dire c’était que cela était vraiment proche de la forêt. Une petite brise qui se levait et le feu allait inéluctablement atteindre la forêt.
Je me demandais si ceci avait une cause accidentelle ou alors si celui ci était dû à un acte volontaire.
En attendant, je décidais de redescendre de cet arbre afin d’aller voir sur place de quoi il pouvait bien retourner.
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 3 Juil - 15:48

???? :

Après une 20ène de minutes de vol furtif, nous arrivâmes enfin en vu du site. Hans le reconnu tout de suite d’après les descriptions que notre agent infiltré dans les usines d’Akrapolis nous avez fournies : Un cargo de type industriel classe E... En piteux état, c’est le moins qu’on puisse dire !
Nous nous posâmes rapidement en bordure de la forêt. Sortis de notre véhicule léger, Janos jeta à nouveau un sort pour le rendre plus translucide que de l’eau dans un verre. Nous nous approchâmes discrètement de la carcasse du vaisseau, sans armes. Je n’aimais pas que moi et mes hommes transportions des armes à feu en mission. Pour nous défendre en cas de besoin, la magie était largement suffisante !
A première vu, il n’y avait personne. Je relâchais un instant ma vigilance pour me dire que ceux qui ont fait passer le Grand Portail à ce cargo étaient soit des bureaucrates qui n’y connaissaient rien, soit des cinglés de haut niveau ! Un cargo de classe E si faiblement protégé n’aurait jamais pu passer la frontière dimensionnelle intact !
Lorsque nous vîmes enfin qu’il n’y avait vraiment personne pour nous voir et nous entendre, je lançais à mes hommes :
_ Hans, regarde à l’intérieur, moi et Janos, on regarde ce qui en est tombé !
_ Compris chef !
_ Et ne m’appelle pas « chef » tu sais que j’ai horreur de ça !
Etrangement, j’ai toujours détesté les titres que l’on me donnait, « chef », mon « commandant »... Que de titres formels et pompeux fait pour s’éloigner de ceux que l’on est amené à diriger.
A l’extérieur de la carcasse, éparpillées en pagaille tout autour, se trouvaient des caisses. Toutes de la même taille, en carbone, avec simplement de banales chaînes de métal comme deuxième protection. Je m’approchais de l’une d’elle pour essayer de l’ouvrir, lorsque je sentis quelque chose de dur sous mon pied. Je le soulevais en regardant à terre, et découvrit une chose intrigante... On aurait dit une sorte de boucle d’oreille de femme, il y avait un petit peu de sang sur la pointe pour la fermer. Notre agent nous avait informés que le petit équipage qui embarquait sur ce cargo était uniquement composé de deux hommes... Est-ce qu’ils auraient aussi embarqué une passagère clandestine juste avant de décoller ?
_ Monsieur ! Venez voir ! me dit Janos
_ Quoi ?
_ Il y a une des caisses qui a été ouverte ! Apparemment avec une arme blanche, en découpant les chaînes et en forçant la serrure après.
_ Il reste quelque chose ?
_ Ca oui ! On dirait que rien n’a été pris, que le voleur a été interrompu ou je ne sais quoi !
Le voleur, ou peut être la voleuse, me dis-je en examinant la boucle d’oreille. Je m’approchais pour voir en détail ce que contenait cette mystérieuse caisse. Il y avait à l’intérieur une sorte de bocal en verre, rempli d’un liquide bleuâtre, contenant ce qui ressemblait à une petite plaque de métal. Des nano machines ? Non, je sentais vivement une aura magique se dégager de cet objet... Une magie malsaine, noire et très intense, comme si on avait artificiellement concentré tout le savoir d’un mage de haut niveau dans cette toute petite pièce.
A ce moment, Hans sortit de la carcasse encore en flamme du cargo.
_ Monsieur, les boîtes noires du cargo ont été consultées !
_ Alors quelqu’un était là avant nous. Il a laissé une empreinte spirituelle, ou quelque chose qui permette de savoir qui c’était ?
_ Rien monsieur !
Je prenais un air dubitatif en regardant une nouvelle fois ce morceau de métal enfermé dans ce bocal.
« On dirait un pétale de céréale pour cyborg ! » me dis-je
_ Che... Monsieur, regardez encore ! Il y a un double fond, dans cette caisse !
J’eus à peine le temps de considérer ce que venait de me dire Janos, qu’il s’efforçait déjà de soulever la plaque qui cachait peut être une autre surprise. Mais voyant qu’il n’arriverait à rien même en forçant comme un sourd, je pris rapidement ça place. Du bout de l’index je suivis délicatement les contours de cette plaque, où se forma un cours instant plus tard, une épaisse couche de givre. Il suffisait à présent d’un simple petit coup pour que la protection parte en morceaux !
_ Tu vois, c’est pas plus compliqué d’ouvrir une plaque fermée !
En retirant les petits éclats de glace, je vis au fond de cette caisse, une espèce de grand tube, rayonnant, irradiant d’une lumière verdâtre... Il n’y avait pas besoin de s’y connaître en science pour voir que c’était de l’Uranium enrichi !
Ils sont complètement fous à Akrapolis ! Heureusement que toutes ces caisses étaient encore assez bien protégées, sinon, je n’aurais pas donné cher de la forêt derrière nous et de ses alentours... C’est de la folie de traverser le Grand Portail d’une façon aussi dangereuse avec des produits si instables !
L’Uranium enrichi n’est plus utilisé que dans les plus anciennes usines qui fabriquent de la nano technologie. Peut être est ce que cela avait un rapport avec ce qu’il y avait dans les bocaux...
Mais il y avait quelque chose d’incohérent là dedans : Akrapolis était une technopôle qui n’utilise aucune sorte de magie ! Et d’après notre agent, la plupart des habitants en ignorent même l’existence. Comment se faisaitt il alors que l’ont ait retrouvé dans ce vaisseau, toute une cargaison de morceaux de métal avec une concentré de magie noire, et de l’Uranium à en faire sauter toute une ville ? Il fallait amener tout cela à nos laboratoires pour analyse...
_ Monsieur, monsieur !
_ Qu’est ce qu’il y a Hans ?
_ Je sens une aura magique se rapprocher !
_ Hostile ?
_ Non, je ne pense pas.
Je prenais la caisse avec les échantillons sous le bras, et dit à Hans.
_ Lance un sort de camouflage, on va attendre que cette personne vienne ici !
Avant que je ne vis mon propre corps complètement disparaître, je remarquais une chose un peu plus loin, que je n’avais pas encore vue, trop intrigué par le reste de la cargaison : Une cage en titane dont la petite porte était ouverte. L’agent infiltré ne nous avait pas prévenu non plus qu’une créature ou un animal avait embarqué dans ce vaisseau... Si jamais je le revoyais, j’aurais deux mots à lui dire sur ses méthodes d’observation...
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 3 Juil - 23:16

Protéo

Doucement, le soleil apparu par delà les colline, les inondant durant quelques instant d’une dansante lumière orangée. Puis il monta davantage, atteignant la mince couche de nuage qui atténua son éclat maintenant plus or que rouge. Lequel s’étendit en un clin d’oeil à travers tout le paysage jusqu’à notre camp. Sentant la chaude lumière jouer dans mes yeux cristallins, je rangeais le bout de bois que je tenais dans ma main. La sculpture que j’y pratiquais, à la fois grâce à mes fins outils et à ma maigre magie, était presque terminée. Tranquillement, je pivotai sur mon appui, puis passai dans une branche plus basse avant de sauter au sol. Tout en m’étirant pour dénouer mes muscles, je remarquais un invité. Un petit écureuil jouait avec la fermeture de ma sacoche, cherchant apparemment à atteindre son contenu. À petit pas, je m’approchais de lui. Il recula craintivement, et je me figeai. Penchant la tête sur le côté, il joua des narines. Toujours à petit pas, je réduisis à rien la distance entre moi et mon sac, que j’ouvris. Jouant à nouveau des narines, le petit animal se rapprocha légèrement. D’un geste lent, je sortis de la sacoche les quelques baies que j’avais ramassées la veille. L’écureuil fit deux petits bons vers moi, me faisant sourire. Soudain, il se redressa, les oreilles s’agitant, puis disparu dans un buisson. Surpris, je me redressai aussi, et levai la tête. Un chuintement se fit entendre, et un énorme appareil passa au-dessus de ma tête à toute vitesse, fonçant vers le nord. Aussitôt, je traversais le campement et m’agenouillait devant une silhouette enroulée dans une couverture.
_ Sœur, chuchotais-je en effleurant sa joue.
Elle réagis aussitôt, et remua doucement.
_ Frère ? Murmura t’elle en papillotant des yeux. C’est déjà l’aube ?
_ Oui, répondis-je avec un sourire. Le lever de soleil de ce matin était vraiment beau. Toutes ces nuances de couleurs…
Mon regard se fit distant, et je me remémorais le jeu de la luminosité sur l’herbe verte et à travers les nuages. Puis la vision du transporteur me revint à l’esprit et je secouai la tête.
_ Sœur, un transporteur technologique est passé au dessus de nous, dis-je à toute vitesse. Il faut y aller, vite.
_ Quoi ? Fis t’elle en se redressant et en se frottant les yeux. Un instant, Frère. Je viens de me réveiller. Où doit-on aller ?
_ Sur le lieu de l’accident, bien sûr, répondis-je. Regarde.
Je levais le doigt vers le ciel, et la traînée de fumée noirâtre se mêlant à la fumée grise de notre feu. Sœur écarta ses couvertures.
_ Tu es sûr qu’il y a eu un accident ? Me questionna t’elle.
_ Les véhicules ne font jamais de fumée noire, répondis-je. Quand ils en font, c’est qu’il y a un problème. Et celui là allait vers le nord de la forêt. Il faut y aller Sœur. Et s’il y avait des blessés ?
_ Calme toi, m’ordonna t’elle de sa belle voix douce. Si tu es sûr de toi, nous y allons. Mais d’abord, nous devons démonter le camp. Et éteindre le feu. Sans compter que je dois m’habiller.
Je remarquais alors que ma sœur ne portais qu’une longue et légère chemise, dévoilant ses fines jambes où quelques ‘‘tâches’’ de peau humaine interrompais l’ondoiement des reflets nébuleux de sa peau. De nous deux, c’est elle qui avait hérité de cette peau céleste, parsemée d’humanité, tandis que ma peau était l’exact opposé : une peau humaine tachetée de nébuleuse. Je trouvais sa peau très jolie. Alors qu’elle attrapait ses vêtements, et que je tournais les talons - me dirigeant vers le feu dans l’intention de l’étouffer – un martèlement de sabot me fit lever la tête.
_ Sœur, dis-je d’un voix neutre, quelqu’un arrive.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 4 Juil - 11:12

Saï Nah Dinh :

Non, pas comme ça.
Ca fait deux jour que je cherche la suite de cette chanson à moitié composée déjà. Je fredonne en enfilant ma tunique. Je connais bien le début, je sais comment je veux terminer, mais je ne sais pas comment y parvenir. Cette nuit, il m'a semblé que mes rêves m'apportaient un semblant de réponse, mais la nuit s'est évaporée, et la réponse avec elle.
Le rythme est simple, enfantin, même. La mélodie vient s'y ajouter, aerienne. Et puis, progressivement, dois percer sous la légereté quelque chose de plus dur, de plus profond.
La chanson est pour lui, bien sûr, comme toute les autres chansons. Elle dois peindre ce mélange d'espoir et de désespoir qui l'habite sans cesse. Mais quelque chose me manque. Quelque chose pour peindre comme il faut, la vérité de son être.
Je regarde mon visage, dans le petit miroir de maetilite que j'emporte toujours avec moi, seul vestige de ma vie d'avant, chez les hyliorans. Frère pourrait se faire passer pour un humain, s'il le voulait. Les taches de rouge étoilé qui parsème sa peau sont facile à dissimuler. Moi, je n'arrive pas à croire que j'ai pu me prendre si longtemps pour une hyliorane. Mes taches à moi son proéminantes. Il y en a une sur la moitié gauche du haut de mon visage, entourant l'oeil, une autre sur toute mon épaule gauche, partant de l'omoplate jusqu'au sein, et mon avant bras droit est tout entier couleur chair humaine. Et j'en suis heureuse. Je suis heureuse, d'être ce que je suis. Je suis heureuse de ne pas être hyliorane, malgré ma peau rouge étoilée, mes yeux cristalins, et mes cheveux cuivrés.
Pourquoi je n'arrive pas à écrire cette chanson pour lui ? Je devrais comprendre mieux que personne comment le dépeindre. Après tout, n'est-il pas mon reflet, mon autre moi-même ? Qu'est-ce qui, en lui, m'échappe ainsi ?
_ Soeur ?
_ Je suis prête.
Impossible de trouver la bonne note. Trop haut, trop bas. Et quelle parole ? Quelle parole ?
Frère est immobile face au feu qu'il n'a pas éteint. Ses yeux, cristallins comme les miens, fixe un point, droit devant lui. Je me retourne pour suivre son regard et découvre ce qu'il observe.
Une créature s'est arrêtée, à une distance raisonnable de nous. Ca a quatre sabot, deux bras, des babines et un museau félin, et des oreille pointue.
On a jamais vu ce genre de créature, dans nos forêt. Il doit venir de loin. Je n'ai jamais entendu parlé de...
A moins que...
Non, c'est impossible.
Visiblement, de n'est pas un ennemi. Il aurait déjà fondu sur nous. Nous sommes désarmés.
La créature nous observe, l'un et l'autre, puis son regard tombe sur la marmite près du feu, qui contient ce qui reste de notre repas d'hier, et ses babines se retroussent légèrement..
Frère a repéré ce regard et ce mouvement, lui aussi. Il fait signe à la créature.
_ Si vos intention ne sont pas hostile, approchez. Vous partagerez notre repas, s'il est digne de vous.
Ce n'est pas un animal. Si ça avait été un animal, Frère ne lui parlerait pas ainsi. Il a sentit la détresse en cette créature, comme il la sens toujours en toute créature pensante. La créature le regarde, comme si elle n'avait pas compris. Non, elle a parfaitement compris. C'est la gentillesse avec laquelle Frère parle qu'il ne comprends pas.
Je caresse les corde de ma lyre, et en laisse échapper une musique douce, très douce. C'est celle que je joue à frère lorsqu'il cauchemarde. La créature se tourne vers moi. Je lui tends ma musique, et mes intention amicale. Je le sens qui cherche à se dérober. Je joue plus doucement encore. Je pense à ce qu'il y a de plus doux dans le monde, et le met dans mes doigt. La créature fait un pas vers moi. Puis un autre.
L'impression qui m'a saisie dés que je l'ai aperçu se fait plus forte. J'ai vu une créature semblable. Dans un de mes livre d'enfant...
_ Remet la soupe sur le feu, Frère. Nous irons voir l'incident quand notre invité aura manger.
_ Nous avons aussi du lard, ce serait...
_ Seulement la soupe, Frère. Et va voir ce qui nous reste comme fruit. Cette créature ne mange pas de viande.
Malgré le charme de la musique, la créature réagit et me regarde stupéfaite. Frère remet la marmite sur le feu, et cherche dans notre besace. Il fini par exhiber une goyamarave. Notre invité se jette dessus avec une telle avidité que mon frère recule.
_ Il était affamé. Soeur, tu sais qui il est.
_ Je ne suis pas sûre. On m'avais dit que cette race était éteinte.
_ Eteinte ?
_ Les Ainran, une des seules race originaire de "l'autre coté" à posséder la magie. On prétends qu'ils étaient très puissant. On prétends aussi que les humains, jaloux de la supériorité de leur technologie sur la magie Ainran, les aurait tous décimé jusqu'au dernier.
_ On prétendais mal, soeur, si cette créature est un Ainran.
_ On prétendait tant de chose. On prétendait que les Forces Invisible qui Agissent La Nature doivent être vénérée, et qu'elles sont le seul moyen pour l'être pensant de s'accomplir. On prétendait que les Ainran étaient la seule race noble de l'autre coté, parce que Les Force Invisibles Agissent la Natue les avaient touchée de leur doigt. On prétendais que l'existance seule de ces créature rendait tolérable l'existance de l'autre coté. On prétendait aussi qu'il ne faut pas aimer les humains.
La créature me regarde avec un regard intelligent. Mais elle ne répond rien.
Frère lui verse la soupe dans une écuelle.
_ Tenez, messire. Quel est votre nom ?
L'ainran, si c'en est un, ne répond pas, se contente de le regarder. Puis il prends l'écuelle et s'écarte un peu de nous pour en laper le contenu. J'en profite pour écouter la musique qui émane de son être. Je n'ai jamais rien entendu de tel. C'est comme désordonné, sans véritable rythme, sans mélodie affirmée. Plusieurs thèmes se chevauchent sans véritable liens. Cet créature s'est presque totalement perdue, mais quelque chose en lui survit encore, quelque chose qui n'est ni dans le rythme, ni dans la mélodie de sa chanson, plutôt dans le timbre qui émane de lui...
_ Il a peur, soeur. Joue lui quelque chose pour l'apaiser.
_ Je vais vous jouer de la musique, dis-je à la créature. pendant que vous mange. Ensuite, nous devons aller sur les lieux d'un accident que mon frère a aperçu.
_ Soeur, murmure mon frère. Il est seul. IL est désemparé.
_ Nous lui donnons de quoi reprendre des forces. C'est une créature pensante. Il n'a besoin de personne. Il saura quoi faire et ou aller, après avoir repris ces esprit.
Frère ne répond rien. Il me regarde. Ce regard qu'il a de temps en temps. Pas de supplication. Pas de demande. Juste une profonde tristesse, cette tristesse que je ne parvient jamais a supporter de voir.
Je m'assièd en face de la créature et commence un air qui m'a toujours procuré de la sérénité.
_ Si vous le souhaitez, dis-je, à contrecoeur, vous viendrez avec nous.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 4 Juil - 14:21

Arias
Je terminai rapidement de vider mon écuelle de soupe. J’avais pratiquement gobé le fruit que cet étrange personne m’avait présenté. Il était si bon ! Jamais je n’avais mangé de fruit aussi bon ! D’ailleurs, ça faisait des mois que je n’avais pas mangé de fruit, Ils ne me servaient que de maigres potages de légumes avant.
La « fille » – On ne peut pas dire qu’elle ressemblait à une humaine car elle avait de drôle de taches et des yeux bizarres – jouait de la musique pendant que je mangeais. Très belle musique : Douce, reposante. Cette musique me réconfortait, me protégeait. Et je ne remarquai la fin de la mélodie seulement quand je les vis se lever et ranger leurs affaires.
Ils avaient dit qu’ils allaient voir un accident qui s’était produit près d’ici. A n’en pas douter, il s’agissait du cargo qui s’était écrasé dont ils parlaient. Hors de question pour moi d’y retourner ! D’un autre côté, je ne connais rien de cet endroit. Et les seules personnes qui se sont montrées amicales avec moi sont ces deux créatures. Je les suivis donc.
Nous quittâmes le petit bosquet où ils avaient établi leur camp et nous nous dirigeâmes vers l’endroit où s’était écrasé le cargo qui m’avait amené ici. Le retour se trouva être plus long que l’aller. En effet, j’était maintenant obligé d’aller au pas pour ne pas les distancer alors qu’auparavant, c’était au galop que je m’étais déplacé, profitant alors de ma nouvelle liberté. Lorsque nous arrivâmes à la petite rivière que j’avais traversé d’un bond, mes deux compagnons de voyages, ne pouvant la traverser comme je l’avais fait, obliquèrent vers l’aval de celle-ci, m’expliquant qu’il y avait un gué plus haut. Pour toute réponse, je fis un hochement de la tête, leur indiquant ainsi que je les suivais. Mais à peine étions nous arrivés au gué que quelqu’un nous interpellai :
- Hé vous ! Où allez-vous avec cet hybride ! demanda-t-il brusquement. Si vous lui avez fais le moindre mal…
Je tournai l’une de mes tentacules vers lui pour l’examiner. Il était apparemment humain, portait une longue cape. Il portait aussi une paire de lunettes noires, m’empêchant de voir ce qu’il regardait exactement.
Je fis quelques pas en arrière, voulant mettre de la distance entre moi et cet homme qui ne m’inspirait aucune confiance.
- Partons, dis-je sans réfléchir au fait que je parlai à voix haute. Cet homme n’a pas l’air amical !
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 5 Juil - 1:17

Le prêtre


Encore. Ce n’était pas la première fois que je réagissais ainsi, aussi spontanément et agressivement. La douleur lancinante me faisait toujours perdre mon calme, mais je m’habituais facilement après un certain temps. Malheureusement, ma bref minute de colère à explosé juste devant l’hybride, et maintenant celui-ci va se méfier. Je resserrais ma ceinture, espérant que lui et les 2 autres ne voient mes armes, auquel cas je perdrai définitivement l’espoir de ne pas me voir comme un ennemi.
-Hum, repris-je en reprenant une position plus calme, désolé si je vous ai fais peur, ce n’était pas dans mes intentions.
Ils gardèrent quand même une méfiance dans leurs gestes et dans leur visage, l’un me dévisageant des pieds à la tête, l’une qui se cachait derrière le premier, et l’hybride qui fronçait le museau, comme s’il cherchait à sentir mon alignement.
-Qui es-tu, et que nous veux-tu ? demanda le jeune garçon à la peau étrange.
Je poussais un profond soupir, me mettant de toute ma hauteur.
-Je ne peux malheureusement pas répondre à la première question, car je ne donne cette réponse qu’à ceux dont j’estime avoir ma toute confiance. C’est pour cela qu’on m’appelle « le prêtre ».
Ils ne semblaient pas satisfait de mes réponses, me jaugeant sans cesse.
-Et pour...pourquoi vous.. vous inté....ressez à ....moi ? demanda l’hybride, comme si il avait perdu l'habitude de parler.
Je gardais le silence quelques secondes, me remémorant des phrases, des visages, des sons. Je reprit conscience après cette traversée d’un tourbillon de souvenir.
-Je… je ne sais pas répondre à cette question, je pense que vous trouverez la réponse si vous me laissez vous accompagné.
-ça, p...pas que...question !! éructa le concerné. Je..je ne veux p...pas suivre un.... un incon...connu, et s...s...suspect av...vec ça !! Pour...pourquoi gar....gardez-vous ces lu...lunettes de soleil alors qu’il fait aus...aussi som..sombre ?
Je bougea, un peu mal à l’aise, mais aussi un peu énervé par le ton pris pour cette question.
-Car j’ai appris au cour de mes voyages que la magie hypnotique ne marche pas sur de la matière réfléchissante.
« mais ce n’est pas tout ». Je sentis le poids de la suite s’alourdir dans mon cerveau, mais je le retint de s’enfuir par mes lèvres.
-Je vous le demande une dernière fois, venez avec-moi, repris-je d’une voix calme.
-Non !, répondit le jeune homme.
-Comment puis-je vous persuadez de me faire confiance ? demandais-je
-En vous en allant, sans vous retournez, reprit le défenseur nouveau de l’hybride.
Nouveau soupir. Décidément, la nature humaine est vraiment bornée, mais ça peut se comprendre. La peur peut engendrer de singulière réaction.
-L’homme est un loup pour l’homme, murmurais-je.
-Comment ?
Je me ressaisis, refaisant face au trio.
-Très bien, si de cette façon je peux vous faire comprendre que je ne suis pas votre ennemi, je le fais. Mais attention. Le crash d’un cargo attire beaucoup de personnes, et vous vous doutez que ce n’est pas pour aidez les blessés. Ce serait plutôt pour les achever.
Je m’en retournais, sans un mot, jugeant l’environnement pour être sûr de les suivre sans qu’ils me remarquent.
-Monsieur!!
Je me retournais, regardant la jeune fille qui m'avait interpeller.
-Si ça ne tennais qu'à moi, je vous permettrais de nous accompagner, mais c'est contre la décision de mon frêre, alors je ne peux pas.
Je fis un signe de la tête, pour faire comprendre que j'avais compris. Je reprit mon chemin, les laissant derrière moi.


Dernière édition par le Mer 5 Juil - 22:26, édité 1 fois
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 5 Juil - 13:03

Kanna

A peine une journée entière de transport volant et de marche. Le vaisseau m’a déposé assez loin de la « Frontière », j’ai continué le reste de la route à pied, le plus discrètement possible. Voyage tranquille, si ce n’est que j’ai dû me coltiner un gamin dans le cargo, qui a finit par me laisser tranquille à l'arrivée…

La ville disparaît dans mon dos, avec ses nuages de pluie, son bruit, ses habitants… et ma « Maison ». Je sais que Nazul-le-patron va encore s’enrager à cause de mon départ, mais bon… ça fait des années qu’il fait avec.
Le vaisseau s’arrache de terre et s’envole dans un bruit sourd. Autant profiter du voyage pour gagner quelques heures de sommeil... Je m’assoie au fond et regarde le ciel par les hublots.
« Toi ! Toi !
Une voix fluette, un peu trop aiguë retentit devant moi. C’est un enfant. Je lui donne pas plus de 8 ans. Qu’est-ce qu’il me veut ?
- Toi, répète le garçon. Tu peux me chanter une berceuse ? Maman dort…
J’étouffe un hoquet de surprise. Il veut que je joue la mère de substitution, ou quoi ? M’enfin… Ca me fera passer du temps.
Je lui assène un sourire tendre et le dépose sur mes genoux. Il jubile en tapant des mains, pose sa tête sur ma poitrine et attend. Ma voix rauque murmure :
Win dain a lotica
En val tu ri
Si lo ta
Fin dein a loluca
En dragu a sei lain
Vi fa-ru les shutai am
En riga-lint (1)
Je m’arrête. L’enfant est déjà endormi, à moitié bercé par le tangage du vaisseau. Cette fois, je laisse passer un sourire sincère, pour le ravaler aussitôt.


La nuit s’est passée sans encombres. J’ai franchi la « Frontière » en pleine, là où elle est la plus fragile, la plus mince. Un moment que je n’avais pas vu la Lune de ce côté-là… Je me suis allongée dans une plaine déserte et j’ai fixé l’astre jusqu’au matin, comme une enfant fascinée. Pas besoin de dormir, c’était déjà assez reposant.
Puis… Au moment de me relever pour partir, une forme sombre, un vaisseau, a traversé le ciel dans un grondement métallique. Loin dans le ciel, et pourtant si près. Il a dû mal choisir son passage dans la « Frontière »… Quels imbéciles ! Le sol a tremblé sous l’impact, la fumée s’est élevée. Pas très éloigné de ma position...
Si c’est pour voir un tas de cadavres cramés ou d’autres choses dans le genre… je connais déjà ! Pourtant… Il se peut que je trouve deux trois infos sur le cristal et le type que je cherche.
Je pèse le pour et le contre pendant un petit moment, décide enfin d’y aller, mais sans grande curiosité, ni envie.
Je traverse la plaine d’un pas nonchalant, les yeux rivés sur l’horizon. Le vent joue avec les herbes hautes, émet un chant presque inaudible. Mon corps me démange, veut danser. Si je pouvais, je le ferais… Mais non.
J’ai du mal à me résister, alors je me met à courir, le plus vite possible. C’est ça, fuis, fuis-toi ! Fatigue-toi !
Mes pieds s’emmêlent dans une racine et je pars dans un roulé-boulé magistral, enfin me rattrape à un arbre et me réceptionne sur une branche. Je reprends mon souffle. Bon, avec ce sprint, je me rends compte que je suis assez près de la zone du crash. J’ai une belle vue d’ensemble, autant en profiter au lieu de me jeter dans un piège possible…

(1) "Sora" - Escaflowne The Movie
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Emilie
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 6 Juil - 14:34

Youshia:

Prudemment, j’étais redescendue sur le sol en me laissant glisser le long du tronc de l’arbre qui m’avait servi de poste d’observation. Je n’avais aucune envie de terminer en crêpe au beau milieu de la forêt.
Ensuite je songeais au meilleur chemin à emprunter pour gagner rapidement le lieu où se situait l’incendie. Tout d’abord, je devais sortir de la forêt par le point où je serais la plus proche pour parvenir à mon but. Je connaissais un raccourci pour cela qui me permettrait d’accomplir cela en une bonne demie-heure approximativement.
Rapidement, je mis en route au pas de course. Malheureusement pour moi, l’orage d’hier soir avait causé des dégâts qui durent m’obliger à changer de route. Le raccourci que je connaissais était devenu inutilisable car plusieurs arbres étaient tombés par l’intervention de la foudre. Pour franchir l’obstacle, il m’aurait fallu escalader ces troncs tombés au sol, ce qui pouvait soit m’envoyer soit à l’hôpital pour un séjour prolongé dans le meilleur des cas soit au cimetière pour un séjour éternel.
Ainsi je décidais de contourner l’obstacle en passant par le ruisseau puis gagner le sentier quelques mètres plus loin.
Quelle idée ais-je eu là ? Je commençais à regretter de m’être réveillée et d’avoir regardé le ciel. J’étais si bien installée à étudier et me voilà en pleine forêt livrée à tous ses pièges.
Car des pièges, il n’en manquait vraiment pas. Enfin quand je disais piège, il s’agissait de simples phénomènes naturels mais ô combien difficiles à endurer.
En arrivant à la rivière, tout semblait calme et paisible. Je mettais les pieds et les chevilles dans l’eau pour la traverser lorsqu’un pincement effroyable me fit me rappeler ce qui vivait dans cette rivière. Celle ci était peuplée de petits Milius, une sorte d’écrevisse, qui utilisait ses pinces pour percer la peau des promeneurs insouciants et des étourdis comme moi. De plus, les blessures provoquées par des petites bestioles brûlaient énormément.
Prestement, je sautais sur un rocher pour tenter de traverser la rivière en sautant de rocher en rocher. Malheureusement pour moi, les Milius sautaient hors de l’eau pour me pincer et je finissais par tomber tête première dans l’eau où ils donnaient à cœur joie d’attaquer mon pauvre corps.
Lorsque je réussissais à m’arracher des eaux et à gagner l’autre rive, j’avais mal à mes jambes et mes bras qui étaient couverts de petites plaies qui faisaient très mal. Mes vêtements prirent une couleur violette, symbole de la douleur, tandis que je pratiquais un sort pour apaiser mes douleurs les rendant supportables.
Ainsi une fois mes maux plus ou moins soignés ou plutôt apaisés, je reprenais ma route.
Je m’arrêtais devant un buisson très touffu d’ Orticia. Je n’avais pas du tout envie de traverser à nouveau ces maudites plantes surtout après ce que je venais de vivre avec les Milius. Ainsi je décidais de passer par dessus ces plantes pour les éviter.
Je m’approchais d’un arbre et je grimpais de deux mètres pour ensuite m’installer en califourchon sur une branche. Suite je me déplaçais tout le long de cette branche ce qui me permit d’atteindre un autre arbre à partir du lequel je redescendis sur la terre ferme.
Maintenant que j’avais réussi à franchir les Orticias, je me trouvais sur le sentier. Théoriquement plus rien de désagréable ne pouvait plus m’arriver.
Je repris ma course décidée à rattraper le temps perdu à cause de tous ces contretemps précédemment cités.
Je courais très vite lorsque je trébuchais sur une pierre et m’étalais de tout mon long. Rageuse, je me relevais en lançant un ou deux jurons tout en pestant sur le manque de chance que j’avais depuis que j’avais décidé de me rendre sur les lieux de l’incendie. Suite à mon humeur, mes vêtements prirent une couleur noire, symbole de la colère, puis je repartis de plus belle.
Lorsque j’atteignais l’orée de la forêt, je me dirigeais grâce aux voluptes de fumée émanant de l’incendie beaucoup mieux que lorsque je me trouvais encore à l’intérieur de la forêt.
Finalement j’arrivais en vue de l’incendie apercevant un vaisseau qui brûlait. Je me dépêchais, prise par la curiosité, tandis que mes vêtements redevenaient oranges. Soudain j’aperçus une jeune femme effectuer un rouler bouler et rapidement je me dissimulais derrière un arbre ne sachant rien d’elle.
Mes vêtements étaient devenus blancs, symbole de prudence, tandis que je réfléchissais. Je détestais rester inactive mais devant pareille situation, je ne pouvais me risquer sans connaître les intentions de cette femme.
Je décidais donc de l’observer et d’agir par la suite.


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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 6 Juil - 22:16

??? :

A ce moment, je vis Janos me faire des signes de la main, le sort n'effectant que la vue de ceux qui n'y sont pas soumis. Il pointait une forme blanche virevoltant dans le vent, loin devant nous, à une 100ène de mètres. Plus de doutes, il y avait bien quelqu'un dans les parages...
Seulement, il ne bougeait pas. C'était peut être notre voleur - ou voleuse - qui avait décidé de retourner sur ses pas. Mais il restait immobile, desesperement immobile. C'était à croire qu'il avait senti notre présence. Que faire ? Nous ne pouvions pas attendre ici bêtement que le sort de Mirage Ethéré se dissipe ! Il fallait que nous prenions les devants. Je fis alors signe à Janos de suivre, puis je donnais la caisse que je tenais toujours sous mon bras à Hans. Enfin, j'avançais.
_ Monsieur ? Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ? me murmura Janos
_ S'il refuse toujours de bouger, nous n'avons pas le choix ! Si c'est un ennemi, il vaut mieux que l'on puisse frapper les premiers !
Lorsque nous ne fûmes plus qu'à une 20ène de mètres de cette personne, je pus la voir un peu plus distinctement : C'était une femme, toute de blanc vêtue ! Ce n'était pas très discret de porter ce genre de vêtement si elle avait voulu se camoufler dans ces étendues de verdure... Elle était plutôt jolie ! J'imaginais qu'elle l'aurait été encore plus si un voile blanc ne lui masquait pas la moitié du visage.
Nous arrivâmes face à elle, à seulement une 10ène de mètres. Si elle était un ennemi, nousaurions le temps de riposter, si elle ne l'était pas, ilfaudrait trouver autre chose pour ne pas lui faire peur. De loin, je fis signe à Hans d'aller se refugier dans la carlingue du vaisseau écrasé. Soudain, une étrange sensation m'envahit, je regardais mes mains redevenir à nouveau complètement opaques ! J'avais cette fois, mal calculé mon coup !
La jeune femme sursauta et tomba à la reverse, lorsqu'elle nous vit, Janos et moi, apparaître devant elle tels deux fantômes. Il fallait que je trouve une solution, et vite !
_ N'ayez crainte ! Nous ne vous voulons aucun mal !
Malheuresement, mon appel au calme resta sourd, je m'aperçus que la jeune femme adoptait une position de combat (On aurait dit d'ailleurs une position de danse, tellement c'était gracieux). Elle nous attaqua alors avec la vélocité d'un guépard fonçant sur sa proie ! J'eus juste le tempsd'esquiver un coup de pied qui vint s'écraser au sol comme une pierre de deux tonnes ! Janos tenta de se concentrer un instant pour lui lancer un sort d'immobilition, mais la jeune femme lui assaina un coup de poingd'un telle violence qu'il fut repousser d'un bon mètre rien qu'en le parant !
_ Nilhatac !
Profitant du seul instant de distraction de cette farouche guerrière, je projetais de la main un rayon de glace qui vint immédiatement figer un de ses pieds, la clouant au sol. Elle essaya bien de se débattre, mais elle ignorait à qui elle avait affaire... Cette glace magique de ma composition ne céderait pas, même contre le feu !
Lorsque la tension fut un peu redescendue, Janos et moi nous rapprochâmes d'elle, toujours en train d'essayer de dégager son pied, prisonnié de ma magie.
_ Désolé de jeter un froid pareil entre nous alors que nous ne nous connaissons pas, mais j'essayais de vous dire que nous ne vous noulons pas de mal !
_ Ah oui ! Alors pourquoi vous jouiez les fantômes ? Pour me faire avoir une crise cardiaque ?
_ Ca, c'est normal ! Je fais toujours cet effet là, la première foisqu'une femme me voit !
Cette petite note d'humour ne semblait pas du tout l'avoir atteint, il me semblait même distinguer dans son regard comme un durcissement aussi froid que ma glace... Comment savoir désormais qui elle était et ce qu'elle faisait ici, ni Hans, ni moi, ni Janos n'étions mentaliste pour deux wans !
C'est alors que ce dernier me tapa sur l'épaule. Il me fit regarder un peu plus loin dans les hauteurs : Il y avait encore une autre personne ici...
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 7 Juil - 0:16

Protéo

_ Pourquoi as-tu été aussi agressif, Frère ?
Je lançai un regard inexpressif à Sœur. Elle était fâchée. Ses sourcils étaient froncés, au-dessus de ses yeux tout aussi cristallins que les miens. Sa bouche formait presque une ligne. Elle pencha la tête sur le côté.
_ Réponds moi, Frère, ordonna t’elle d’un ton sans chaleur.
Mes yeux s’agrandirent, et je tournai la tête, dirigeant mon regard vers un arbre. Je n’aimais pas rendre ma sœur comme ça. Je n’aimais pas la mécontenter. Ca me faisait mal. Mais malgré cela, je ne regrettais pas d’avoir renvoyé cet homme. Il me semblait l’avoir déjà vu, quelque part. Mon regard se perdit au loin tandis que j’essayais de me souvenir, vainement.
_ Il portait des armes à feu, répondis-je enfin d’un ton plus neutre que jamais. Et il a déjà tué.
Ne reportant pas mon regard vers elle, je ne vis pas sa réaction. Je ne voulais pas à nouveau croiser ce regard plein de reproche. Je me dirigeai vers le gué. L’examinant d’un coup d’œil, je vis qu’un trou d’eau le barrait en son centre. Regardant autour de moi, je repérais un rocher de forme ovale. M’avançant vers le bloc de pierre, je portai la main à mon épaule pour ôter la bretelle de ma sacoche. Epaule sur laquelle je sentis une main se poser. Je me tournai, et trouvai Sœur à quelques centimètres de moi.
_ Je suis désolée, dit-elle très vite. Ne soit pas fâché, j’ai juste été surprise. Tu ne m’a pas habitué à une telle répulsion, termina t’elle avec un sourire.
Je lui rendis son sourire, heureux de la voir à nouveau ainsi. Lorsqu’elle souriait, la lumière jouait plus dans ses yeux davantage couverts par ses paupières. J’aimais ces reflets ci.
_ Je ne suis pas fâché, dis-je sans cesser de sourire.
Je la prit par les épaules et la serrai brièvement dans mes bras, puis m’écartai doucement et me tournai vers l’être ressemblant à un centaure. Celui-ci nous observait, son visage félin exprimant comme un étonnement, ou une indécision. Je m’avançais vers lui.
_ Comment vous appelez vous ? Lui demandais-je.
Il eu un très léger recul, hésita, puis parla.
_ Je me nomme Arias, répondit-il. Je suis… je suis un Ainran.
Je penchai ma tête sur le côté, puis interrogeait ma sœur du regard. Elle ferma les yeux une seconde.
_ Je ne sais pas beaucoup de chose sur les Ainran, dis-je sincèrement. Avez-vous besoin de quelque chose?
_ Non, merci, répondit-il d’une voix peu sûre, comme s’il n’avait plus dit cela depuis très longtemps.
Je lui dédiais un grand sourire, lançai un regard joyeux à Sœur, et revint près du rocher. Je me baissai, tâtonnai deux ou trois fois pour trouver une prise puis, me servant de mes jambes comme force de poussée, je le soulevai. Après quelques pas lents, je visai, pris mon élan et jetai la pierre dans le trou, le bouchant suffisamment pour passer.
_ Allons-y, dis-je en joignant le geste à la parole.
Sœur m’emboîta le pas, et Arias fit de même.
_ Pourquoi ? Dit-il après quelques minutes de marche. Pourquoi êtes vous si…gentils avec moi ?
Je le regardai, surpris.
_ Pourquoi ne le serions nous pas ? Rétorquai-je.
Il parut interloqué par ma réponse. Sœur eut un petit rire. Finalement, Arias secoua la tête, et nous nous remîmes en marche. Nous marchâmes ainsi pendant une petite heure, puis les arbres se firent plus rares, les buissons plus espacés. Sentant comme un malaise, je pressais le pas. Enfin, nous débouchâmes sur la prairie, et je me figeai. Deux hommes se tenaient, à quelques mètres de nous, devant une femme, qui avait un pied coincé dans la glace. Les hommes n’étaient pas armés, mais la présence de la glace indiquait clairement qu’il utilisait la magie. Sans réfléchir, je m’élançais vers eux, dans l’intention de m’interposer entre eux.
_ Non, Frère ! Cria Sœur.
Je me figeai net, et ma sœur me saisit un bras. Les deux hommes se tournèrent brusquement vers nous.
_ Pas un geste, hurla l’un deux en joignant ses mains et en y faisant naître une flamme. Ho mon dieu, lâcha t’il ensuite en voyant Arias apparaître.
Je l’entendis se placer à mon côté, tandis je passai devant Sœur.
_ Nous ne voulons pas nous battre, déclarais-je calmement.


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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 7 Juil - 14:52

Signe

C'est drôle, ca fait des secouces dans le dos tellement ca bouge!
Mais j'aimerai que soeur Lizawu soit là... Peut-être que je trouverai une autre soeur dans le village ou chapeau pointu m'ammène?
Je ne connais pas le nom de chapeau pointu, et je ne peut même pas lui demander... C'est si bizzard de se dire plein de chose dans sa tête sans même savoir a quoi sa voix ressemble...
Je tourne la tête vers chapeau pointu, il a une herbe jaune et très longue dans la bouche et il fait un petit bruit très jolie en serrant les lèvres, j'aime ce bruit, il est très jolie et il me donne un sourire comme Gabille...
Sauf que Gabille fait des bruits bien plus jolies.
Mais je me demande pourquoi Chapeau pointu mange son herbe sans avoir fait sa "prière"? Mon ventre fait des bruit bizzard qui me chatouille, j'ai très faim. Je regarde la "charette", elle est remplit de cette herbe jaune, et je suis même assise dessus.
Ca doit être bon... je vais gouter!
POUAH!!! Ah!!! C'est pas bon ça! Oh non pas bon du tout!!!!
Je dois vite cracher ça sinon je vais tousser.
Chapeau pointu se retourne et me voit cracher son herbe:
_Et bien alors Pitchounette? Faut pas manger ça voyons! Sinon on va vous
prendre pour une bête! Ah ah ah!!!!
Chapeau pointu trouve drôle que je tousse à cause de sa mauvaise herbe?
Il est méchant! En plus c'est pas ma faute, lui il en mange !
"Bête"? Moi je suis "Bête"? Père Haruki disait souvent que je suis "Bête" et c'était pas gentil du tout, Soeur Lizawu disait que ca voulait dire que je ne savait pas faire les choses faciles comme les autres.
Mais Soeur Lizawu disait bien que je n'étais pas "Bête", alors je ne suis pas "bête"!
Et puis d'abors, chapeau pointu il en mangeais avant moi de l'herbe jaune, alors pourquoi c'est moi qui serait "bête" et pas lui?
Chapeau pointu est "bête"! Parce que c'est facile de m'appeler Signe, et lui il m'appelle Pitchounette alors que ce n'est pas mon nom!
Tiens! Ca sens bizzard! Ca sens même mauvais!
Je regarde autour de moi, nous roulons sur une route de poussière marron.
A côté il y a plein d' Herbe jaune et dégoutante, et plus loin il y a plein d'arbre!!!!! Quand il y en a plein Soeur Lizawu dit que c'est forêt! C'est comme cheval, quand il y en a plein on dis chevaux! C'est soeur Lizawu qui l'a dit quand elle voulait que je parle, mais j'arrive a le dire dans ma tête!
Dans les forêts il ya une fumée, elle sens mauvais! Et quand il y a de la fumée il y a du feu et le feu ça brûle!
Je tire le vêtement de chapeau pointu et lui montre la fumée avec mon doigts:
_Ah non! Encore un accident! Eux avec leur fichu technologie... quand je vous dis que rien ne vaut mieux qu'une bonne main d'oeuvre! Mais non! Il faut toujours qu'ils utilisent leur technologie a la noix pour se prélasser les doigts de pied en éventail! Ces trucs là ça ne marche que quand ça à le temps et ça tombe en panne tu ne sais même pas pourquoi! En plus de ça il cause des dégats a notre planète déjà bien fragile... a part polluer c'est tout ce que ces engins de malheur savent faire! A force de se ramasser des accidents incessant peut-être qu'ils réaliseront leurs bétises un jour...
L'espoir fait vivre comme on dit.
"Accident"? Soeur Lizawu m'a expliquer que un "accident" c'est quand on fait une bétise dans faire exprès et que parfois ça peut faire mal.
Si cet "accident" a de la fumée alors il a du faire très mal à des gens...
Le feu ça brûle et ca fait très mal... je le sais....
Un peu plus tard, chapeau poitu s'arrête.
Il s'arrête devant un petit coin avec plein d'herbe jaune et verte et des petites maisons avec de drôle de machine qui font tomber de l'eau sur la terre...
_Aller mam'zelle! Je ne peut aller plus loin, je vous dépose ici!
"mam'zelle"? mais je m'appelle Signe moi! Comme c'est énervant de ne pas pouvoir dire mon nom!! SIGNE! JE M'APPELLE SIGNE!!!!!
_Et bien alors ma petite? Qu'est ce que tu attend pour descendre avec ta valise?
Bon, il ne pourra pas m'aider.... ce n'est pas celui qui sait m'entendre...
Je prend ma valise et descends de la "charette".
Je marche un peu et je soudain je m'arrête devant une maison que je connais....
Une église...
Soeur lizawu....
J'entre dans l'église et avance jusqu'à une petite table de fer avec des bougies allumées.
j'en prend une que j'allume et la pose devant moi.
Je ferme les yeux et joins les mains, je pense a Soeur Lizawu... à son sourire, son regard, son visage, sa voix....
Mais ma pensée s'arrête, je n'arrive plus a pensée... un bruit... j'entend un bruit....
C'est un bruit méchant... il se déplace doucement derrière moi... et cet odeur... je connais cette odeur, tout comme je connais ce bruit...
Ce n'est pas quelqu'un de gentil... je ne sais pas qui sait mais je sais que je connais... si je me retourne je verrais qui fait le bruit méchant...
Mais j'ai peur... je ne veux pas me retourner.... je veux partir! Je veux partir! Je veux Soeur lizawu!!!! Ca cogne là ou sa fait mal qyuand je suis triste! Ca cogne fort! Ca fait mal et je respire vite! Je veux crier! Mais je n'arrive pas!!!! AU SECOUR AU SECOUR!!!!!! AIDEZ MOI!!!!
Je veux bouger mais je n'arrive pas.... s'a y est le bruit c'est arêter justev derrière moi!!!! Une main s'écrase son ma bouche et appuit fort... je n'arrive pas a la retirer, la main est noir, j'ai peur, je tir dessus, je bouge, je remue mais elle ne me lache pas, elle m'emmène!!! AU SECOUR!!!!
Ou m'emmène t'elle? Je ne veuxd pas y aller!!! Je sais que j'y suis déjà aller mais je ne sais plus ou et quand! Mais je ne veux pas y aller!!!
Au secour!!!!! Mais personne ne m'entend, même moi je ne m'entend pas....
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 7 Juil - 20:09

Sai Nah Dinh
Nous restons immobile, l'air s'est figé comme au milieu d'une chanson quand un soupir interrompt la mélodie pour toucher plus profondément le coeur de celui qui l'écoute. Je regarde nos adversaires. Je les écoute.
Ils sont trois. Une Humaine, voilée, est prisonnière dans la Glace Qui Ne Fond Pas. Elle étouffe les sons qui émanent d'elle autant qu'elle peut, comme pour se protéger, mais d'elle s'échappe une mélodie pure, un peu gaie, même, mais accompagnée d'accents lourds et graves. Un humain nous menace avec une boule de feu. Son être chante une chanson rythmée, dure, menaçante, mais dérrière se profile quelque chose de doux, d'enfantin, même. Le troisième, grand, mince, avec des petites lunette_ C'est le chef, j'entends sa musique plus forte que toutes les autres, une symphonie d'accents divers et mêlés avec tant de complexité qu'il est dur de s'y reconnaitre, des timbres joyeux, hautains même, dominant d'autres, plus douloureux, mais d'une extrême douceur, traduisant comme un amour profond, un total don de soi_ nous regarde tous les trois avec un air surpris. Non. Pas tous les trois. Frère et moi. Son regard va de l'un à l'autre, comme s'il n'en croyais pas ses yeux. Et plus il me regarde, plus j'entends les accent doux de sa musiques. C'est comme une chaleur profonde qui bat à mes oreilles, cherche à faire tomber mes défenses. Je m'y ferme.
Son comparse, lui, semble d'avantage étonné de voir Arias, l'Ainran.
_ C'est quoi, ça ? Un mutant ?
_ Je crois, dit l'autre à la musique généreuse, qui consent à détourner son regard de moi, que nous avons retrouvé l'animal qui était dans la cage, à l'intérieur du vaisseau.
Invisible dans l'air, comme un coup de cimbale cinglant. Au mot "animal", Arias a laissé échappé une légère plainte, à peine audible. Les poing de Frère se crispent. Il a senti à quel point le mot "Animal" blessait Arias. Il s'apprête à répondre. Je le devance, de la voix chantante que j'utilise pour ameuter mon public quand nous jouons sur les places de village.
_ Ceci, gentilshommes, damoiselle, dis-je, est un Ainran. Contrairement aux apparence, c'est une créature pensante, et l'une des plus rares et plus belles races venue de "l'autre coté". Je vous demande de ne point le traiter d'animal, ô nobles voyageurs, car, oûtre qu'il mérite respect et attention, il a dors et déjà suffisement souffert de la confusion dans laquelle sont apparence physique trompait les hommes. Voyez en lui un être d'exception, qui a mille choses à enseigner aux autres races pensantes des deux mondes. Quand à nous, mon frère et moi, ne croyez, je vous en supplie, pas utile de nous menacer, car voyez, nous ne sommes que de simples et troubadours. Nous avions près d'ici établi notre campement, et mon Frère, le jeune homme qui a voulut se jeter entre vous, a apperçu l'accident au loin. Poussés par la juste volonté de venir en aide à notre prochain plus que par une curiosité malsaine et malvenue, croyez le bien, nous avons plié bagage, et nous avons décidé de venir voir si nous pouvions nous rendre utile. Il semblerait cependant que ça ne soit pas le cas, c'est pourquoi je vous demande pardon de ce dérangement et vais vous laisser à vos occupations.
J'achève ma tirade par le petit rire charmeur qui ponctue mes discours dans notre spectacle. L'homme à la boule de feu, et la femme voilée me fixe d'un air interloqué. J'ai une attitude désinvolte, aussi séductrice que s'il s'agissait d'un public, comme s'il n'y avait rien de plus naturel, sur les lieux d'un accident, que trouver des humains se battre à l'aide de la magie.
_ Vous... Vous rigolez, ou quoi ? S'étrangle la femme sous son voile, laissant s'échapper d'elle un peu plus fortement sa mélodie dansante. Vous n'avez pas remarqué ce qui se passe ici ?
Je remarque, Dame qui danse, je remarque, mais je remarque aussi que je ne suis armée que d'une dague, d'une lyre, et le savoir que votre musique me donne de vous-même. Que si bataille il y avait, je ne saurais vous contenir à moi toute seule, même si je jouais, je ne pourrais pas anéantir votre agressivité par un air suffisement doux, je n'aurais jamais le temps. Si j'étais en danger, Frère pourrait, par réflexe, utiliser son Pouvoir. Ce pouvoir qu'il ignore avoir, et que j'ai toujours évité de lui expliquer, pour ne pas lui faire de mal. Je ne veux pas qu'il l'utilise. Ca le détruirait, de le faire. Je dois l'éloigner d'ici. Au plus vite.
Le regard et la musique du chef sont revenus sur moi. Je me sens mal à l'aise, soudain. Il y a quelque chose en lui qui essaye de pénétrer mon âme.
_ Votre frère ? Vous êtes donc frère et soeur ? Jumeaux ?
_ Ecoutez, dis-je, décidée à ne pas laisser la moindre conversation s'installer. Nous sommes de simples troubadours, nous avons voulu aider, mais notre arrivée s'est révélée malvenue. Ne vous souciez point de nous. Nous allons disparaître, aussi soudainement et silencieusement que nous sommes apparus, et nous n'aurons rien vu, rien entendu, et ce que vous faites ici n'appartiens qu'à vous. Viens, Frère, nous partons.
Avant d'attendre sa réponse, je prends mon frère par un bras, L'ainran par un autre, et les entraine.
_ Attendez, crie le chef, dont la symphonie m'envelloppe toute entière comme pour chercher à me retenir.
_ Ne vous arrêtez pas, marchez. Soufflé-je à mes compagnons.
_ La femmes dans la glace... Murmure mon frère.
_ Nous ne pouvons rien pour elle. Et elle s'en sortira d'elle-même. S'il te plait, vient.
La voix du chef retenti derrière nous, plus impérative, comme un coup de trompette tonitruant, au début d'un mouvement plus vivace dans la symphonie.
_ Revenez ici, immédiatement.
Arias veut se retourner. Je le retiens, les entraîne un peu plus vite. Un nouvel air a commencé, et ce n'est pas un air tranquille.
_ Revenez !
Maintenant, c'est l'homme à la boule de feu qui crie. Sa voix s'unit à celle de son chef pour chanter la colère, la guerre. Pas besoin de me retourner pour sentir la menace. Il va tirer sur nous, je l'entends à son ton.
_ Courrez ! Courrez de toutes vos jambes.
Une branche s'effondre près de nous, foudroyée par la boule de feu. Coup sec, impulsion de départ pour une course effrénée
Arias détale au triple galop. J'entraine mon frère à sa suite. Les deux hommes courrent après nous. Soudain, une silhouette jaillit des taillis et s'interpose entre nous et nos poursuivants. Accents rauques, sourds, et durs, musique sans vraie mélodie comme un instrument désaccordé. Le type de tout à l'heure, le prêtre, il menace les deux hommes avec son armes.
_ Demi tour. Laissez cette créature !
_ Laissez nous passez ! Crie l'homme à la tresse, celui qui doit être le chef. Je dois parler aux deux tachetés !
Je n'entends pas la suite du duo, nous avons déjà atteins la limite de distance de portée de voix. La forêt, pourtant, continue à bruisser au rythme de notre fuite. Et puis...
_ Hep !
Quelle est cette voix claire qui vient rompre la chanson de peur, de course, de fuite ? Quelqu'un, dans les fourré à ma droite, nous appelle. C'est une jeune femme rousse, aux cheveux tressée, elle porte une petite robe rouge vif. Petite mélodie claire, tranquille, évanescente, sans véritable attache terrestre.
_ Par ici !
Pas le temps de se poser des questions. Nous nous ruons, l'airan et nous, dans le sentier qu'elle indique. Début d'un nouveau mouvement dans la symphonie ? Elle rabat le fourré derrière nous. Nos poursuivants, qui apparement ont réussi à neutraliser le prêtre, passent devant sans s'arrêter. Ils ne nous ont pas vus.
L'heure est à un nouveau thème musical. Je me tourne vers notre providencielle alliée. Je souris, tout en restant sur mes gardes.
_ Merci à vous. Mais pourquoi nous avoir aidés ?
La jeune femme fixe Arias aussi intensément que l'homme à la boule de feu il y a quelques instant. Mais ce n'est pas la même curiosité, ni la même attente.
_ Je vous ai écouté de loin. Vous... Vous êtes vraiment un Ainran ? J'ai étudié un peu l'histoire de votre race, mais on a si peu d'information.
Arias semble déstabilisé. Sa musique se mélange, en lui, il ne sait plus comment la jouer. En quelques heures, il a vécu plus d'émotion qu'il n'a du en avoir de toute sa vie de captivité.
_ Ma race ? On étudie ma race ? Pourquoi ?
La jeune femmes se tourne vers moi.
_ Il ignore qui il est ?
_ Je l'ignore. Nous venons de le rencontrer. Il était dans le vaisseau. Je crois qu'il venait de l'autre coté.
_ On l'élevait dans une cage, ajoute mon frère.
_ Dans quoi ? répète l'étudiante, stupéfaite.
Et soudain, contre toute attente, le rouge vif de sa robe devient brun, puis noir.
_ Un Ainran. Dans une cage ? Quel est le peuple qui ose ce sacrilège ?
_ Nous ne pouvons pas savoir, pour l'heure, m'excusé-je, reprenant mon ton bonimenteur. Vous aurez sans doute les réponse à vos question par la suite, mais voyez, cet être est épuisé, affamé, et ce dont il a besoin, c'est d'un lieu sûr où se reposer, et où se cacher. Vous avez pu constater qu'il courrait quelques risque à errer, seul, en cette forêt : des créatures mal intentionnée fouillent le vaisseau par lequel il est arrivé. Si vous voulez l'aidez, il nous faut d'abord trouver cet endroit. Ensuite nous pourrons nous demander d'où il est venu, pourquoi on l'a conduit de ce coté ci de la frontière, et dans quel but.
Pas du tout déstabilisée par mon ton de spectacle, l'étudiante prends un air pensif. Sa robe devient bleue. Puis son visage s'éclaire.
_ Je vois l'endroit qu'il vous faut ! Suivez moi !
D'un pas alerte, elle nous emmène vers un sentier encombrés de buisson, puis s'arrête, en constatant que nous ne la suivons pas.
_ Eh bien ?
Je regarde Frère.
_ Peut-on lui faire confiance ?
Il hoche la tête affirmativement.
_ Alors allons-y.
Nous partons à la suite de l'étudiante, qui nous fait un sourire chaleureux.
_ Au fait. Je m'appelle Youshia.
_ Je m'appelle Arias, réponds l'airan avec sa voix toute neuve et encore malhabile.
_ Je m'appelle Protéo, ajoute mon frère; poursuivant avec un rythme parfait le couplet de présentation.
Interruption, rupture. C'est à mon tour de parler et je ne dis rien. Le regard de l'étudiante se pose sur moi. Mais je me tais. J'ai cassé l'air. Tristement, Frère répond à ma place.
_ C'est ma Soeur.
Je hoche la tête. C'est le seul prénom que je veux porter, désormai. Soeur.
Mon Frère. Je repense à la chanson que j'essaye de composer depuis plusieurs jours, pour lui. J'essaye de rechanter, dans mon esprit, le passage ou je bloque. Non, rien. Impossible de poursuivre pour l'instant. Je n'arrive pas à trouver la note suivante.
Nous marchons silencieusement pendant une petite heure, par un sentier escarpé et difficile. L'ainran a du mal à trouver ses pas sur ce terrain. Il peine, et souffle. Pourtant, quelque chose en lui se libère, il recommence à jouer son air avec plus d'assurance, il se retrouve. Enfin, la jeune fille qui nous guide désigne de la main un trou, dans une roche.
_ Il y a une caverne, en bas, avec une source. Mais rassurez vous, Airias, ce n'est pas un espace fermé, je sais que votre race ne les supportait pas. Il y a un trou dans le plafond qui laisse voir le ciel, mais personne du dehors ne peut appercevoir ce qu'il y a en bas. Vous y serez en sécurité, et vous pourrez nous raconter votre histoire.
Arias regarde l'ouverture avec appréhension. Je le regarde.
_ Tout vas bien aller. Restez près de moi.
A nouveau, j'ai saisi ma lyre, et en ai tiré quelques notes appaisante. Ce n'est plus la berceuse que je joue à Frère. C'est le thème que j'entends émaner de lui, je le reprends, le transforme un peu, pour en faire quelque chose d'apaisant, et continue à improviser sur cette lancée quelque chose qui puisse lui parler à l'âme.
_ Est-ce que ça va, ainsi ?
Arias plie les yeux, se qui, pour sa race, doit être la manière de sourire. Je pénêtre dans l'ouverture entournée d'un nuage de note tranquilles et douces. Il me suit. Mon frère et l'étudiante ferment la marche.


Dernière édition par le Mer 12 Juil - 21:33, édité 3 fois
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 8 Juil - 0:07

Sai Nah Dinh (suite)

Nous nous retrouvons entre deux murs de roches. Je joue plus sourdement, pour que la musique ne soit pas trop à l'étroit dans cet espace restreint, et avec toute la douceur que je contient en moi pour qu'Arias oublie sa peur. Le chemin descend. Plus il descend, plus il s'élargit. Nous devons être à mi parcours, quand une dissonance me parvient. D'abord assez faible pour que je l'ignore, mais plus forte au fur et à mesure que j'avance. Elle m'entoure, casse ma mélodie, perce mes tympans, couvre tous les autres sons. J'arrête de jouer, et porte la main à mes oreilles.
_ Qu'y a-t-il ? Soeur ? Appelle mon frère qui a senti ma panique.
_ Vous n'entendez pas ?
Youshia ouvre des yeux étonnés.
_ Non, je n'entends rien.
_ Moi non plus, dit Frère.
_ Moi, j'entends, murmure Arias.Comme un sifflement. Ca siffle, c'est...
_ C'est un son affreux, dis-je.
Le temps de remettre fébrilement ma lyre en bandoulière et mes mains sur mes oreilles, pauvres protections contre cet horrible son, je cours au devant du bruit. Il faut que je trouve d'où ça vient. Il faut que j'arrête ça, ou je vais devenir folle.
_ Soeur, attends !
J'ai à peine encore conscience de la présence des autres qui courrent derrière moi. Je n'arrive plus à les entendre. Cette horrible cri de métal efface tout le reste. Plus nous approchons, plus le bruit devient fort. Devant moi, le tunnel s'ouvre vers une caverne. Je me retourne pour voir ou sont les autres. Je les ai distancé de plusieur pas. Même Youshia et Frère ont les mains sur les oreilles. Je jette un oeil hors du passage, dans la caverne.
C'est une vaste salle éclairée par le jour qui entre dans le plafond effondré. Il me semble, derrière le bruit, je perçoit le doux clapoti de la source, au fond. Je cherche la cause du sifflement abominable, et la trouve. Cet espace était vierge encore récement, il ne comprends pas ce son qui l'envahi, il chante encore l'air dont il a l'habitude, malgré l'envahisseur sifflant. Celui-ci, je l'apperçoit dans un peu reculé, là ou le jour éclaire moins, ou la lumière n'arrive pas. Des choses en métal ont été déposée là, il n'y a pas longtemps, parce qu'elles sont neuve et que l'endroit ne sonne pas comme s'il s'était accoutumé à leur présence. C'est encore de ces machines compliquées, pleine de lumière et de bruit. Elles fonctionnent. C'est ça qui siffle. C'est horrible. Une silhouette encapuchonnée s'affaire autour.Il marche debout comme les humains, mais ses mains sont d'une blancheur laiteuse. Il est penché sur un brancard. J'aperçois, étendue devant lui, une jeune fille humaine, apparement inconsciente. Il est en train de lui coller des fils sur le front, sur les poignets, à l'aide de pastilles collantes. Une lumière verte éclaire la fille, blanchis jusqu'à devenir aveuglante, puis redevient verte. Et, autour, ces machines qui sifflent, qui sifflent, qui sifflent affreusement...
Je hurle. Je ne sais pas ce que je hurle, mais je hurle. Et je cours.
Je me précipite vers les choses métallique, frappe sur ce que je peux, à la recherche de la commande pour les arrêter. La silhouette en capuchon se redresse. J'ai le temps d'apercevoir un visage blanc, furtivement, trop furtivement pour que j'en distingue les traits. Je mets mes bras devant mon visage, par réflexe, pour me protéger. Mais aucune attaque ne vient. L'être, humain ou non, je ne sais pas, se précipite vers le brancard ou est la jeune fille et se précipite vers la sortie. Frère cours au devant de lui pour l'arrêter et lui barre la route. L'être l'esquive. Frère tend bras devant lui, pour protéger la fille, empêcher l'être de passer. Celui-ci fait volte face et s'enfuit avant que Youshia ou l'ainran est eu le temps de réagir.
Frère a commencé à décoller les pastilles du front de la jeune fille, et à retirer les fils qui la rattachent aux machines.
_ Ah ça ! s'écrie Youshia dont la robe a pris une teinte jaune, par dessus le bruit. Mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ici ?
Je continue, frébilement, à cogner contre les parois d'acier.
_ Eteignez ça, bon sang, dis-je en cherchant fébrilement un clavier ou un écran. Eteignez ça !
_ La commande de couleur rouge à ta droite, Soeur, me lance mon frère.
Je trouve, en effet, quelque chose de rouge qui semble pouvoir être poussé. Je presse dessus. Tout s'arrête.
Enfin le silence, et l'apaisement. Le chant du ruisseau, dans le fond. Le lieu qui retrouve sa paix, et cette mélodie qu'il aime. Je m'approche de la jeune fille que nous venons, visiblement, de sauver. Elle a la peau d'une couleur très pâle, de long cheveux noir d'encre, lisse, avec des yeux en amandes fermés. Elle est petite, elle a l'air fragile. Mais ce n'est pas ça qui attire mon attention. Je n'entends rien. Je n'entends pas sa musique. Même quand les gens dorment, habituellement, ils continue à jouer un peu. Elle dors encore. Elle respire. J'entends un peu son coeur battre. Mais rien de plus. Elle ne joue pas de mélodie. Comme si elle n'en avait pas. Ou comme si elle ignorait qu'elle en avait une.



Arias
Nous nous rassemblèrent autour de la jeune fille. Protéo la pose à terre et l’examine. Au bout de quelques minutes, il se redressai et nous dit :
- Apparemment, elle a reçu un gros choc. Elle ne reprendra pas ses esprits avant un bon bout de temps !
Nous regardâmes tous la frêle silhouette étendue là, sur le sol, immobile. On ne pouvait rien faire pour elle, pour l’instant…
- Arias ? dit Youshia.
- Oui ? répondis-je.
- Puisque nous avons un peu de temps devant nous, j’aimerai beaucoup que vous me racontiez l’histoire des Ainrans. Peu de personne savent que vous existez, et encore moins connaissent leur histoire !
- C’est que… hésitai-je. Je n’en sais moi-même pas beaucoup. J’ai été capturé très jeune !
Youshia baissa la tête, affichant une mine déçue.
- Mais je peux déjà vous raconter ce que je tiens de mes parents.
Son visage rayonnai.
- Oh vraiment ? explosa-t-elle. Mais vous devez être épuisé !
A ce moment, Sœur apporta à chacun un récipient rempli de l’eau de la source toute proche. Alors que je lapai quelques gorgées de cette eau si fraîche et désaltérante, Protéo créa une petite boule de lumière, juste assez puissante pour nous éclairer nous et les alentours. Nous nous regroupâmes autour de cette source lumineuse et, toujours fasciné par ce prodige, je me commençai mon récit :
- Ce que je vais vous dire, je le tiens de mes parents.
Les vêtements de Youshia virèrent au vert alors qu’elle me donnait toute son attention.
- À l’origine, les Ainrans ne sont pas originaires de cette planète. Ma mère m’a un jour décrit notre planète. Elle était, disait-elle, recouverte de verdure : Des forêts à pertes de vue espacées par d’immenses plaines dont on ne voyait pas la fin. Des rivières prenant leur source dans les quelques montagnes avoisinantes nous procuraient une eau pure et cristalline, dont une seule gorgée pouvait vous rafraichir après une chaude journée.
- Et comment vous vous nourrissiez là-bas ? demanda Sœur.
- Depuis toujours, nous plantions et prenions soin d’arbres fruitiers. Mon père me disait aussi que quelques familles cultivaient de petits potagers près de leur...
Je cherchais encore le mot quand Protéo me le donnai :
- Maison ? dit-il.
- Oui, approuvai-je. Mais pas des maisons comme celles des humains. Mon père m’a un jour décrit la maison de son enfance : Cela ressemblerai plutôt à une grande tente, sans cloisons, tenue à ses extrémités par de solides arbres.
- Je croyais que les Ainrans se sentaient plus à l’aise quand ils pouvaient voir le ciel, dit Youshia.
- Il paraîtrait que nous avions réussi à fabriquer une toile presque entièrement transparente, expliquai-je.
- La vie devait être agréable sur cette planète, dit Sœur.
- Sans doute, répondis-je. Mais je n’ai jamais connu cette vie. Je suis né sur cette planète. Mes parents étaient alors des fugitifs : Ils avaient réussi à s’échapper de l’enclot où on les retenait en captivité.
- Quelle honte ! fulminai Youshia. Oser enfermer des êtres aussi doux et paisibles !
- Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi on nous enfermait, dis-je. D’après ce que j’ai compris, ma race est devenue si rare que c’est un luxe de pouvoir voir l’un d’entre nous.
- Mais comment cela est-il possible ? demanda Protéo. Vous peupliez une planète entière avant non ?
- Les hommes sont arrivés chez nous, répondis-je. Ils ont capturé la plupart d’entre nous et ont tous détruit à leur départ, tuant ainsi ceux qui leur avait échappé.
- Mais où est votre planète d’origine alors Arias ? demanda Youshia.
- Je n’en ai aucune idée et mes parents ne le savaient pas non plus m’ont-ils avoué un jour où je leur aie posé cette même question. Ils m’ont expliqué que puisque nous n’avions jamais quitté notre planète avant d’être capturés, aucun Ainran n’avait les connaissances nécessaires pour s’orienter dans l’espace.
- Mais et vous ? Que vous est-il arrivé ? demandai Sœur. Vous êtes pourtant né libre ! Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette horrible cage ?
Je tournai alors mes quatre yeux dans sa direction.
- Tout fugitif, s’il n’a aucun endroit sûr où aller, fini par se faire à nouveau capturer… Et mes parents se croyaient en sécurité dans la grande forêt où j’ai vu le jour. Mais il arriva un moment où les humains se mirent à explorer cette forêt. Et fatalement, ils nous découvrirent.
Je me tus un instant, les douloureux souvenirs de ma capture remontant à la surface.
- Ce jour fut le plus horrible de ma vie, expliquai-je, car je fus arraché à ma seule famille. Et à partir de ce moment, ma vie a…
Je n’y arrivai pas ! Je n’arrivai pas à continuer. C’était trop dur de le dire, trop dur de se souvenir. Sœur dut sentir que je ne pouvais en dire plus et se mis à jouer une mélodie pour me réconforter.
- Exc… Excusez-moi ! dis-je maladroitement. Mais j’ai besoin d’être un peu seul.
Je m’écartai du groupe, m’éloignant de la lumière. Trop de douleur, trop de souffrance m’emplissaient l’esprit. Seule la musique de Sœur me permettait de tenir le coup. Cette mélodie si douce et si légère.
Je m’étendis sur le sol, à quelques mètres du ruisseau d’eau. Et avant même que je m’en rende compte, je tombai dans un profond sommeil.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 11 Juil - 0:08

LE PRÊTRE
J’avais fais une nouvelle erreur. J’avais attaqué sans réfléchir, sans avoir pu évaluer avec exactitude la force des ennemis, mais je ne pouvais pas les laisser menacer l’hybride. Ils auraient failli le tuer. Maintenant je me retrouve avec de la glace jusqu'à la poitrine, me bloquant le bras qui tenait le black Eagle que j’avais montrer pour empêcher les « soldats » d’avancer pour traquer le centaure. Malheureusement, cette glace avait en même temps bloquer mon White Eagle, mon autre arme.
-Que faisons-nous, chef ? demanda un des soldats.
Je regardais dans sa direction. Il parlait à l’homme qui m’avait geler sur place, celui avec la tresse dans le dos. Ainsi donc c’était lui le chef. Il n’avait pas fier allure. Mais comme on dis, « ne pas se fier au apparence ».
-Je crois qu’il va falloir les prendre en chasse, répondit l’homme, et je te rappelle de ne pas m’appeler chef !
-Bien monsieur.
Prendre en chasse ? Etait-ce une image ? Ou sont-ils des braconniers content d’avoir trouvé un nouveau spécimen pour leur tableau de chasse ? Je ne connais pas la réponse, mais il vaut mieux que je les empêches de retrouver l’hybride, au cas où ils voudraient leur faire du mal.
-Alors je vous accompagne, m’sieur ? reprit le sbire.
-Non toi tu restes ici, il faut que tu surveilles les « prisonniers », répondit l’homme à la tresse. Et fais attention au mec à la cape, il semble dangereux.
J’eus un petit rictus d’amusement. Alors eux aussi ont un peu peur. Trouverais-je quelqu’un qui n’aura pas peur de moi ? Mais le temps n’était pas au questions, mais d’agir.

L’homme disparut dans les fourrés, laissant son compagnons derrière lui. Bien. J’aurais plus facile à un contre un. Je commençais d’abord par analysé de vu cette glace qui m’emprisonnait. Du travail de connaisseur. Cette glace ne fonderait que dans 6 heures tout au plus. Heureusement que j’ai plus d’une corde à mon arc. Le soldat s’assis à l’ombre d’un arbre à ma droite et nous scruta, moi et la fille. Encore un coup de chance. L’arme que je devais utiliser se trouvais sur la partie gauche de gauche, le White Eagle. Je me concentrais.
-Aïe !! je laissais le mot glisser en dehors de ma bouche, le plus silencieusement possible, pour ne pas éveiller la suspicion de mon gardien. Je sentis la marque de ma main droite me brûler, d’une douleur de plus en plus forte. Je devais localiser l’aspiration sur mon flanc gauche. Je sentis de la sueur perlé sur mon front, conséquence d’une grande douleur ajouté à une forte concentration. Ce détail n’échappa pas à mon geôlier.
-Et quoi ta chaud ? dit-il d’un ton sarcastique, pourtant là où tu es tu devrais être au frais, ha ha ha !
La moquerie passa au-dessus de moi, car j’avais atteint mon but. Il n’avait rien vu car c’était la glace de gauche qui s’était retransformer en magie pur avant d’intégrer mon corps. Je poussais un soupir, et de la givre sortit de ma bouche.
Je pris mon arme, la placer rapidement en face de l’homme, visa et …
BANG
Le soldat s’écroula doucement sur le coté, face contre sol. Je finissais d’absorber la glace quand une voix de femme demanda :
-Dites, il est mort ?
C’était la jeune femme qui avait été fait captive avant moi. Elle ne semblait pas ébranlé par mon acte, trouvant normal la mort d’un homme.
Je me dirigeais vers le corps affalé par terre et le remit sur le dos. Il ne semblais pas bouger, mais on pouvait voir sa poitrine faire de léger mouvements de va et viens.
-Non, il dort simplement, rétorquais-je.
-Pourtant vous lui avez tiré dessus.
-Oui, mais j’utilise des balles spéciales pour cette arme. Elles ne tuent pas.
-Et il va dormir longtemps comme ça ?
-Environ 6 heures.
Je me dirigeais vers les fourrés où l’homme à la natte avait disparu, quand la jeune femme m’interpella de nouveau.
-Eh vous me libérez pas ?
-Non car je ne peux pas faire confiance à une parfaite inconnu.
-Mais je suis comme vous. Je suis un ennemi pour eux donc on devrait s’associer, non ?
Je réfléchi sérieusement à la question, mais me reprit.
-« L’ennemi de mes ennemi n’est pas forcément mon ami »
Je sautais dans les arbres, et commençait à traverser une forêt de feuilles et de branches.
Je devais me dépêcher : l’homme à la natte ne doit pas rattraper l’hybride !!
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 13 Juil - 13:43

??? :

Ils avaient disparus, comme par magie. Aucune trace d'eux nulle part. En plus de cela, mon sens de l'orientation approximatif commençait à me faire défaut, dans cette épaisse forêt. Je m'inquiétais plus pour moi que pour Janos. Je savais que j'avais fait ce qu'il fallait pour tenir au calme cet énergumène qui nous était tombé dessus comme un fou, mais, j'espérais que cela avait été suffisant.
Ma tête commençait à tourner, chaque talus ressemblait à un autre talus, chaque arbre ressemblait à un autre arbre... Tout petit, j'aurais couru au travers des herbes et des feuillages sans regarder devant moi jusqu'à me cogner à un arbre et que l'on vienne me retrouver ensuite... Ma peur d'être perdu n'avait pas beaucoup évolué depuis cette époque. Il fallait que je revienne sur mes pas avant que je ne sois victime d'un malaise !
Je mis une 10ène de minutes à retrouver nerveusement mon chemin, lorsque j'entendis soudain non loin de moi des bruits de pas. Je courus tout de suite vers la direction d'où semblait provenir ce bruit, mais le temps que je découvre les épais fourrés qui y menait, j'avais déjà perdu trace de celui à qui ces pas appartenait... Cependant, lorsque je m'arrêtais, je ressentis une très forte aura magique dans les environs. En fait, elle semblait déjà être présente depuis un petit moment, c'était simplement que je n'y avais pas fait attention la première fois. Il y avait en fait plusieurs auras ressemblées tout près d'ici, c'était peut-être l'étrange petit groupe au complet que j'allais y retrouver...
Ces deux là, ces deux jeunes êtres avec pour l'un, une peau de couleur claire, parsemée de tâches rougeâtres, et pour l’autre, l’exact contraire...
Oui, c'était évident. 3 longues années passées sur cette affaire qui n'avait jamais totalement aboutie. Il avait était décidé de la classer sans suite et elle avait été abandonnée depuis un an... Ces jumeaux dont la recherche nous avez coûté tant de temps, d'argent et de transpiration, je venais de tomber dessus comme s'ils avaient voulus que ce soit moi et uniquement moi qui les retrouve !
Ma première impression que j'avais eue en les voyant était la bonne ! Le seul ennui, c'était qu'il fallait que je gagne leur confiance. Comment les persuader que j'étais de bonne foi après l'énorme "boulette enflammée" qu'ils avaient failli recevoir de la part de Janos ?
Je m'avançais à présent dans la direction de cette concentration de karma, puis, je tombais tout à coup, passant au travers d’autres fourrés, sur des traces de sabots. Aucun doute possible, cela signifiait que l'espèce d'hybride moitié cheval, moitié matou était avec eux. J'espérais pour eux que ce n'était pas une mauvaise idée de prendre avec eux une créature qui venait tout juste de sortir de sa cage...
Je suivis prudemment la piste, suivant les traces et la source de karma qui était de plus en plus grande, lorsque apparut brusquement devant moi une crevasse dans le sol. J'avais manqué de peu de tomber dedans, ça n'aurait pas été discret ! J'entrais donc à l'intérieur de la cavité, pour m'apercevoir qu'elle continuait en fait bien plus profondément. Cela m'avait tout l'air d'une grotte naturelle, seule une petite lumière diffuse arrivait à percer la pénombre de ce milieu humide. Au fur et à mesure que je m'approchais de la source, j'entendais des voix résonner contre les parois. J'en reconnus deux, celle de la fille aux tâches blanches, et celle du garçon aux tâches rouges.
Au détour d'un mur de roche humide, je les vis tous les deux, accompagnés de deux autres personnes, une femme, ainsi qu'une petite jeune fille, allongée sur un brancard... Il avait tout de même l'air un peu jeune pour qu'elle soit la sienne ! L'hybride n'était pas avec eux, c'était peut être mieux ainsi.
Tous trois discutaient dans une espèce de salle, éclairée par une crevasse dans le plafond, d'où passait continuellement un grand jet de lumière venant de la surface. Ici étaient disposées ça et là 3 ou 4 machines étranges. On aurait dit un atelier de chirurgie au premier abord, mais lorsque je regardais les instruments qui avaient été employés, j'aurais plutôt dit... un atelier rare de vrai boucher.
Mais pour l'heure, ce n'était pas le plus important, il fallait maintenant que je me montre à eux sans que...
_ Haut les mains.
Je sentis soudain sur ma nuque, le contact froid et métallique d'un gros calibre pointé dessus, j'obtempérais donc sans discuter. La menace, annoncée de manière étrangement calme, de mon mystérieux agresseur eut pour effet d'alerter tous les autres, sauf la petite jeune fille qui paraissait inconsciente. Décidément, toutes mes tentatives de mise en confiance se transformaient en mauvaise surprise pour les autres, aujourd'hui !
_ Vous ! Je croyais que vous étiez parti ? fit la fille aux tâches blanches. Sauf qu'elle ne semblait pas s'adresser à moi.
C'est alors que celui qui me menaçait dans mon dos s'avança doucement face à moi, sans pour autant baisser son arme. C'était le pseudo prêtre dont j'avais gelé les fonctions motrices ! Visiblement, il s'était sorti plus facilement que je le pensais...
_ Je vous suis depuis longtemps. Quand j'ai vu cet homme, il a tenté de vous faire du mal ainsi qu'à l'hybride. Je ne pouvais pas le laisser faire si facilement, même si j'ai été... retardé.
_ Si vous vouliez bien me laisser m'expliquer...
_ Et comment tu comptais expliquer le glaçon que j'ai eu à la jambe ?
J'entendis une autre voix derrière moi, c'était cette fois celle de la femme voilée que j'avais aussi immobilisée. Il faudrait que je revoie mes sorts à la hausse quand je serais de retour au QG... Je sentais que cette grotte était en train de devenir une autoroute stratosphérique. La jeune femme regarda le prêtre d'un air mauvais. Soi ils devaient déjà se connaître, soi il s'était passé quelque chose entre eux.
_ Ca doit paraître déplacé de vous dire ça à tous, mais je ne veux de mal à personne ! déclarais-je, les bras toujours levés.
_ Pourtant votre homme a voulu nous tuer lorsque nous sommes partis ! me dit le garçon aux tâches rouges.
_ C'était une erreur, un mauvais geste que je n'ai pas eu le temps de retenir. Croyez-moi, je ne vous veux aucun mal... Protéo. A vous, à votre sœur, Sai Nah Dinh, ou à qui que ce soit ici !
Les deux concernés me lancèrent soudain des regards de stupéfaction, comme si je venais d'annoncer que j'étais leur père. Leurs yeux devinrent si exorbités que j’avais cru un instant qu’ils allaient tomber. Eux ne dirent rien, mais ce fut la femme qui était avec eux qui se chargea de me poser la question que j'attendais.
_ Comment vous connaissez leurs noms ? Parlez !
Je fus surpris de voir que la couleur de la robe que portait cette femme vira du bleu au noir ! J'aurais aimé avoir ce genre de vêtement en un modèle pour homme ! Cela devait faire un bel effet, dans les soirées branchées !
_ Je voudrais bien, mais j'avoue que j'ai un peu de mal à m'exprimer quand j'ai des crampes aux bras à cause de la menace d'une arme !
J'adressais un regard furtif au prêtre à ce moment. A longue distance, je n'aurais pas eu crainte de son arme, mon karma glacé aurait congelé instantanément les balles avant de m'atteindre, mais à seulement quelques centimètres de ma tête, elle en aurait fait de la gelée pour regal (sorte de canin ressemblant à une boule de poils). Il jeta rapidement un coup d’œil derrière lui, puis, voyant qu’ils étaient tous prêts à m’écouter, il baissa son gros calibre et recula de quelques pas. Je baissai à mon tour lentement mes bras pour ne pas paraître brusque.
La femme voilée qui était encore derrière moi me passa devant le nez en me toisant du regard, son voile blanc m'effleurant un court instant le visage.
A présent, il fallait que je ménage ces deux jeunes gens. Si je leur disais directement comment je les connaissais, je doute qu'ils aient déjà accordé suffisamment de confiance au parfait inconnu que j'étais pour me croire... Il y avait trop d'autres questions en suspens dans l'air pour que je leur dise tout de suite QUI m'avait fait part de leur existence.
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 16 Juil - 22:44

Signe


Quelle douceur... Comme ces yeux sont triste...
Ils sont jaunes.... comme le soleil...
Son sourire brille, mon coeur tape et ses yeux le rendent tout chaud.
Il réchauffe mon coeur comme un soleil...
Il est si doux... et gentil... il me met un sourire sur le visage.
Je le connais... je ne sais pas qui c'est mais je sais qu'au fond de moi je le connais... comme j'aimerai savoir...
J'entend un jolie bruit... une musique... elle était pour moi....
Je me rappelle plus de ce qu'elle me dit, mais je sais que la musique est pour moi, et elle me dit de très jolie chose... c'est sa voix qui lui dit quoi dire a la musique....
Elle est douce, elle me dit que je ne dois plus avoir peur...
Le visage s'en va.... et mon sourire aussi
Ne part pas visage! Ne pars pas musique! Ne me laissez pas toute seule!

AAAAAAAAHHHH!!!!!! J'ai peur! Iln'y a plus le visage, ni la musique...
Il y du noir, du noir partout, de l'eau aussi, et un gros chat bizzard!
Et il y a une madame et un monsieur avec plein de tâche et un fantôme sous un drame tout blanc transparant et une robe qui change de couleur et aussi... des méchants! Ils sont tout noirs! Ils ont quelque chose de méchant avec eux:! C 'est gros, ca fait mal, et c'est dur avec un bruit horrible et une couleur sombre!
Mais le monsieur dit quelque chose à la madame... j'ai déjà entendu ce mot... "soeur"...comme Soeur Lizawu! C'est une soeur! Peut-être connait-elle soeur Lizawu... peut-être qu'elle va s'occuper de moi comme Soeur lizawu! Mais elle peut aussi être méchante comme Père Haruki...
Je me met a genoux et regarde partout a la fois pour chercher quelqu'un de gentil, quelqu'un ou je serais sur de le voir gentil...
Soeur Tâchée me dit doucement:
_N'ai pas peur petite.... Nous ne te voulons aucun mal. Comment tu t'appelles? Tu as un prénom?
"prénom"? Mais c'est quoi ça "prénom"? J'ai un "nom" mais pas "prénom" je ne savais pas qu'il fallait en avoir un, et je ne sais pas ce que c'est...
Pourquoi on aurait besoin d'un "présom"? Un "nom" c'est suffisant pour que je vienne quand on m'appelle...
_Tu ne parles pas petite? N'ai pas peur voyons! Moi je m'appelle Youshia. Voici Soeur et son frère Protéo et cette être là bas, c'est Arias, quant a ces deux hommes, rassures toi ils ne sont pas méchant. Personne n'est méchant ici, On ne te fera pas de mal. Alors dis-nous petite comment tu t'appelle?
J'éssaie d'ouvrir la bouche te de bouger ma "langue" mais rien ne sort, je m'énerve, je me fatigue, je n'arrive pas dire mon nom... je ne sais même pas e, plus si c'est ca qu'on me demande... un "prénom" je ne sais pas à quoi ca sert et je ne sais pas si j'en ai un...
_Que t'arrive t'il petite tu as perdu ta langue?
Demande la madame fantôme arc-en-ciel. Je me jette sur elle et lui ouvre la bouche soudainement en essayant d'attraper sa langue a l'interieur.
Il doit bien y avoir quelque chose dedans que je n'ai pas...
Sinon pourquoi ca marcherait pour elle et pas pour moi?
Mais elle se met acrier et me repousse avec des yeux méchants.
La madame fantôme est en colère! Les gens sont méchants quand ils sont en colère!
J'entend une musique, elle est douce, elle est belle, même si ce n'est pas MA musique... C'est Soeur Tâchée qui fait la musique sur quelque chose de jolie, je ne sais pas ce que c'est... et je vois en me retournant que la madame fantôme était toujours en colère! Elle fait peur à parler comme ca! Je cours et va me cacher derrière Soeur Tâchée, et je tire sur sa robe, je tire dessus pour qu'elle dise à dise au fantôme d'arrêter de crier.
C'est une soeur, comme Soeur Lizawu, elle sait qu'il ne faut pas crier...
Moi je ne me faisais jamis grondé pour ça parce que je ne criais jamais.
On disait que j'avais fait "voeux de silence" je ne sais pas ce que ca veut dire mais ca n'a rien chnagé pour moi... et ici on crie, on crie beaucoup et on gronde ceux qui ne savent pas faire... ou suis-je? Et pourquoila main noir de l'église m'à mise ici avec ces gens? Je ne leur ressemble pas...
Ils sont tous différents mais ils savent tous faire ce que moi je n'ai jamais pus faire... mais c'est pas faute... comme je voudrais au moins pouvoir dire ça... "ce n'est pas ma faute"...
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 18 Juil - 0:27

J’observais la scène avec intérêt. Finalement, l’homme que j’avais poursuivit ne voulait pas de mal à l’hybride. Mais je ne faisait pas confiance à ces paroles. Un chef qui n’arrive pas à imposer la discipline à ces hommes peut être dangereux. Et puis, à voir la tête des compagnons de mon être, il semblait en savoir autant sur eux deux que moi sur le mi-chat mi-centaure.
Et puis cette petite fille qui venait de s’éveiller… Elle avait sa langue, sans doute assez d’intelligence pour savoir parler, et je crois que ses amygdales étaient toujours en place. Malgré tout cela, elle ne semblait pas pouvoir parler. Autour d’elle, une forte aura de peur pouvait se sentir à des centaines de mètres. Elle jetait des regards affolés partout. Sans doute que ma présence n’arrangeais les choses. D’un coup, elle sauta sur la femme avec les vêtements qui ne n’arrêtais pas de changer de couleur. Je ne vis pas toutes la scène car mon regard glissait vers les machines. Des machines… qui me semblaient familières, sans que je sache pourquoi.
Je me dirigeais vers l’une d’elle, commença à observer les instruments qui se trouvaient au bouts de bras mécaniques. Ils avaient diverses formes : lame, masse, couteau, scie, etc… Je me demandais à qu’elle utilité macabre cela pouvait servir, quand je sentis comme des mots, enfin, une pression dans mon dos, qui fit réagir mon champ magique personnelle. Sous le coup du moment, je dis la pression que je ressentais :
-Ce n’est pas ma faute, murmurais-je.
Tout le monde se tourna vers moi, en particulier la petite fille, qui ouvrit des yeux ronds.
-Quoi ? demanda la fille à la peau tachetée.
J’ai été déstabilisé pendant quelques secondes, mais je me reprit.
-Excusez moi, fis-je, je ne sais pas ce qui ma prit de dire ces mots.
Mais ma phrase ne fut pas écouté jusqu’au bout, car la petite fille sautait sur place, en remuant avec frénésie sa bouche, semblant s’adresser à moi.
Je me demandais ce qu’elle voulait, quand je sentis d’autre « mots » poussé.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 20 Juil - 22:59

Tout s’est passé si vite… J’en ai mal au crâne. J’aurais dû me cacher un peu mieux, m’habiller en sombre, peut-être même n’être jamais venue.
L’homme prisonnier, qui semble être un peu fou, avec une jolie face de poupée, a utilisé une technique magique, assez impressionnante, je me l’avoue.
Résultat : Plus de glace et « Vas-y que je défonce le gars qui surveille ». Il s’est barré, me laissant seule avec un homme à moitié mort sur le dos. Et bien ! Vive la galanterie !
Ferme-là ! Tu ne l’aurais pas aidé, toi !
Peut-être…
Tout doucement, je décroche mes fouets de ma taille, les dénoue, laisse tomber les lanières sur l’herbe, tout autour de moi. Espérons que ça marche…
Avec frénésie, presque avec rage, je fouette la glace, ce qui laisse des traînées cinglantes. Puis, après un petit moment, la glace se fend en deux et je libère mon pied gelé.
Enfin ! Autant suivre le chemin de « Face de poupée »… Pourquoi ? Je ne sais pas, peut-être par curiosité ou par instinct. Ca me mènera sûrement quelque part.
Je bondis, cours, évite les branches, essaye tant bien que mal de sentir ou de voir ses traces. J’en ai presque oublié ma mission… On verra ça plus tard !
J’approche d’une espèce de faille, d’une grotte souterraine, cachée par les multiples feuillages.
Et là, ça s’accélère… L’homme à la tresse, « Mafioso », coincé devant « Face de poupée », un flingue sur la tempe. Je souris dans ma tête.
Regarde-moi ça… Moins fier que tout à l’heure.
Oh non ! Il ne va pas le tuer quand même…
C’est comique tout ça.
J’aperçois les deux pseudo-troubadours de tout à l’heure, une femme à la robe colorée, un… être mi-félin mi-cheval, une gamine endormie…
Vu la situation, je…
Tue-les ! Tue-les !
Autant m’en aller si c’est pour voir ça…
Peur… J’ai peur !
J’apostrophe « Mafioso » d’une voix rauque, et m’avance, le visage fermé et froid, plus froid que sa foutue glace, les dévisage. Je finis par me coller au mur, le dos bien caché.
Il se démène pour se faire libérer, « Face de poupée » le laisse, ils parlent de choses qui me sont inconnues, la gamine se réveille.
Je serre les poings. Toute cette attention soudaine qui émane d’eux, surtout des deux filles… Ca me fous mal à l’aise. Alors qu’il y a à peine cinq minutes, on était encore à la limite du « Tu bouges, je te tue » !
Pauvre gamine… Venue d’on ne sait où, perdue au milieu de nous, affolée. Elle ne parle pas…
« Que t'arrive-t-il petite, tu as perdu ta langue? »
« Robe colorée » vient de sortir cette question à la fillette. Elle la regarde, les yeux déjà bien écarquillés, et se jette sur elle pour lui ouvrir la bouche.
La jeune femme la rejette, pas trop violemment, les yeux emplis de surprise. Elle hurle comme une folle à cause de la douleur, puis se tait.
« Petite muette » se précipite derrière les jupes de Sœur, qui se met à jouer avec sa lyre. C’est une mélodie douce, comme une berceuse…
Mes jambes se décontractent.
Ils sont tous à regarder « Petite muette ». C’est ça… Ecoutez plutôt Sœur, ça m’aide un minimum pour résister à l’envie de rire.
Je respire un moment, essaye de me calmer, laisse flotter un sourire furtif. Si seulement…
« Mafioso » a l’air bien préoccupé, fixe les jumeaux, le dos raide. Lui, il doit avoir un lien avec eux, ça m’étonne pas.
« Face de poupée » s’est fixé sur la mélodie, distraitement. La fille à la robe colorée, maintenant verte pâle, a tendu l’oreille et enlace doucement « Petite muette » comme pour la rassurer. L’être, lui, regarde alternativement Sœur et moi. Il se méfie…
Le jumeau de Sœur est lui aussi « collé » à la musique.
Si il n’y avait pas eu cette berceuse, je me serais sauvée. Oui… Mais si je l’avais fait, j’en connais qui m’auraient rattrapée et d’autres qui s’en moqueraient royalement…
Tu ne te sens pas bien ici ? C’est si calme…
Ils font pitié ceux-là ! Ah ! Ah ! Ah !
T’attends quoi pour t’en aller ?
La musique s’éteint, reste suspendue dans l’air avec l’écho. Je retiens un râle de douleur. Ma « Marque » refait des siennes. Juste au moment où il fallait, en plus !
Ca me brûle, me déchire le dos. Mes dents se serrent et mes lèvres se crispent malgré moi.
Ah, « Face de poupée » bouge. Je n’avais pas remarqué, au fond, ses instruments de… torture ? En tout cas, ça n’a pas l’air bien sympathique…
Il s’est mis à parler tout seul. Mouais… Ca commence bien ! « Petite muette » s’approche de lui, gigote. On dirait qu’elle veut lui parler.
Dialogue entre un fou et une muette… Ca promet !
Un blanc… Ils se regardent dans les yeux. Enfin, je suppose vu que « Face de poupée » porte de très sombres lunettes et que l’on ne voit pas vers où se dirige son regard.
"Je... Je pense qu'elle veut dire que se n'est pas de sa faute.
- Comment, s'exclame Soeur. Vous l'entendez ?
"Face de poupée" hoche la tête :
- Par télépathie. Elle dit aussi qu'elle ne voulait pas vous énerver, mademoiselle à la robe.
On est tous à moitié soufflés. Alors comme ça... "Robe colorée" se penche vers "Petite muette" et lui sourit :
- Ce n'est pas grave. Ca m'a surprise ce que tu as fait... J'aimerais que tu ne recommence pas."
"Petite muette" éclate de rire. Ca doit être une forme de "Merci"...
Un autre tintement de corde m’interpelle. Décidément ! Sœur ne pense qu’à faire de la musique ! Ca doit être son mode de communication… J’aime bien.
Cette fois, la mélodie bouge, s’agite. Danser…
Pas devant eux ! Résiste bordel !
Laisse-toi aller, tu as le droit…
Doucement, je m’avance vers le centre de la grotte, sous le trou du plafond rocheux. Je remarque déjà un ou deux regards étonnés, qui finissent par devenir médusés lorsque je commence à danser.
Rien de bien impressionnant. Quelques pas, quelques effets de jambes, quelques tours, quelques minutes d’oubli.
Je m’arrête, la musique aussi. Ils me regardent tous.
« Vous vous sentez bien ? lance Proteo sans une once d’ironie.
Je ne réponds pas. Ca ne sert à rien.
Sœur sourit, et « Petite muette » a lancé son dévolu sur moi. Elle m’épie, se demande sûrement bien ce que je viens de faire, et pourquoi.
J’ai à peine le temps de la regarder qu’elle est déjà sur moi, et tends ses mains sur mes bras, avec une drôle de curiosité.
J’essaie de l’éloigner, mais elle continue. Je m’énerve, elle tire sur mes vêtements. Cette fois je la pousse et elle s’accroche très fort à ma tunique, et bouge.
« Lâche-moi ! »
Mais elle a l’air de s’en moquer. Et, à force de se « batailler » de plus en plus durement, je finis par entendre un sourd déchirement dans mon dos. Merde ! Non, pas mon dos ! Mon dos !
Je me sens mal, j’ai encore cette foutue envie de fuir. Très vite, j’envoie balader « Petite muette » plus loin, tourne les talons et me recolle au mur à moitié apeurée. Faîtes qu’ils n’aient pas vu ma tête, faîtes qu’ils… merde !
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 21 Juil - 1:02

Lui.... c'est lui....
Le magicien a cape noir a dis ce que jk'ai dit dans ma tête!
Il entend! Il entend que je parle! Soeur Lizawu a dit que celui qui pourra m'aider sera celui qui m'entendra. Alors magicien peu aider!
Je cours vers lui je tire sur sa robe, ilme regarde bizzarement, il a des petites lumières qui dansent dasn ses yeux...
C'est beau, on dirait des bougies... je lui demande plein de chose
Mais il semble ne pas tout comprendre, il est tout raide comme la statue d'un ange... peut-être que les dieux ont demandé a un ange de venir m'aider a retrouver Gabille... Mais il ya Soeur tâchée aussi... Lizawu a peut-être envoyé une soeur pour aider aussi?
Mais il ya déjà un garçon avec soeur... il a l'air plus gentil que Père Haruki.
Je dis a magicien de que ce n'est pas ma faute si je ne parle pas, et que je ne voulais pas faire mal a fantôme arc-en-ciel, et aussi que je suis cassé, il répète tout ce que je dis; mais il oublie de dire aux autres que je suis cassé...
Il faut leur dire! Ils doient savoir! Sinon personne ne pourra comprendre...
Je lui tire sur sa robe encore et encore.
Répare moi ange noir! Répare moi! Je veux parler comme toi moi aussi...
aide moi... tu peux aider si tu me répare... tu veux bien me réparer dis?
Il me regarde encore avec plein de lumière de bougie dans les yeux...
Il sait pas quoi dire... comment on peut ne pas savoir? Moi si je pouvait parler je ne gaspillerai pas mon temps a ne pas savoir... Soeur Lizawu disait que c'était mal de gaspiller...
Elle me disait de ne pas gaspiller mon temps a regarder tomates sinon j'allais me faire gronder si le travail n'était pas finit...
Mais ange noir n'a pas de travail... il ne va pas se faire gronder...
Il ne veut pas répondre... il ne veut peut-être pas aider...
Ou alors il ne sait pas aider... mais moi je peut pas lui apprendre a réparé...
Si personne ne peut lui apprendre alors comment je vais faire pour ne plus me cassé?
Oh! Le garçon me regarde, il a des tâches... des tâches rouges...
J'aime pas ces tâches... j'ai déjà vu plein de tâches rouges... c'est pas beau, ca fait peur, et ca fait mal aux gens...
Je m'approche du garçon et je frotte sur une tâche rouge .
Tu as mal dis? Est ce que ca te fais mal?
Il entend pas... il me regarde même pas... il ne voit que je suis là...
Je regarde ma main et il n'y a pas de rouge dessu pourtant...
Le rouge qui fait mal ca fait des tâches sur les autres quand on touche...
Quand j'ai cassé une tomate un jour, il y avait du rouge partout sur moi, partout sur mes mains, et j'ai eu très peur! Mais ca n'a pas fait mal a moi, ca à fait mal a tomate! Elle était cassé tomate, on ne pouvait plus la prendre après..., et elle avait mal, mais elle ne pleurait pas, elle ne crait pas, elle ne disait rien...
Quand le rouge est venu sur mes mains une fois, il n'y avait pas de bruit non plus, pas de pleur, pas de crie, rien... c'étais cassé... mais je me rappelle pas...
Le garçon n'a pas mal quand je touche et il ne regarde pas, il regarde devant... il regarde une autre dame...
Elle bouge bizzarement, sur la musique de Soeur Tâchée.
La musique est belle mais la dame elle bouge pas bien, c'est pas beau, c'est bizzard, c'est ... c'est.... c'est trop... je n'arrive pas! Je peux plus regarder! Mais je la voit encore quand je ferme les yeux pour faire du noir.
Elle tourne encore et encore et elle continue et ca ne s'arrête pas!!!
Ca fait mal arrêtez! Arrêtez madame! Arrêtez de bouger comme ca!
J'ouvre les yeux et ca fait encore plus mal.
ARRETEZ!!!!! Je cours vers elle au moment ou elle s'arrête et je lui saute dessus, elle me repousse.
Mais elle doit arrêter! Je ne veux plus qu'elle recommence! Plus jamais!
Ne recommence plus madame! Je t'en prie ne recommence plus!
Je tire sur sa robe courte pour qu'elle entende mais elle me repousse encore...
Je lui tire encore dessus, elle doit comprendre.
Entend moi madame! Je t'en prie entend moi! S'il te plait! S'il te plait!
Et là... la madame me jette très fort, elle fait une tête qui fait mal... qui fait peur... j'ai déjà vu se genre de tête... Je continue de revenir pour voir ce que j'avais fait et là...
Des tâches rouges!!!!
Il y en a plein! Ca tombe sur moi, ca coule sur mes mains... c'est la madame! Elle ne dit rien, elle serre ses dents, elle dit rien... amis ya du rouge! Du rouge partout sur moi! Je l'ai cassé.... oh non je l'ai cassé!!!!
NON!!! Ca va recommencer! Tout va recommencer! Le rouge partout!
Il y avait du rouge partout sur mes mains quand j'ai cassé.... c'était pas ma faute!!!!! Je ne sias plus! Je me souviens pas!!! Mais du rouge! Il avait du rouge sure mes mains et partout! du rouge, encore du rouge!
Je l'ai cassée.... non je ne veux pas.... je suis désolé! Je suis désolé... c'est pas ma faute... j'ai... j'ai encore cassé...
NOOOONNNNN!!!!!
De l'eau coule sur mes joues, j'ai mal, j'ai mal au ventre... je cours, je veux partir, je veux partir! je veux laver mes mains, je veux pas resté comme ca je veux me sauver! Je veux pas qu'on m'attrape! Je veux le sauver.... je veux le sauver.... avant que le rouge s'en aille de trop avant qu'on m'attrape... avant qu'ils arivent....
Je tombe, je tombe dans l'eau, c'est froid, c'est lourd, je peux plus respirer, au secour! je tombe... je ne vois plus rien... et le rouge s'en va..
oui il s'en va enfin...
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 22 Juil - 0:10

Protéo


Quelle danse étrange. Cela ne ressemblait ni à la danse sinueuse que pratiquaient les jeunes filles et les femmes de ma ville d’adoption. Ce n’était pas non plus la danse brutale des habitant des pays du Nord. Ça me rappelait plus une plume en train de tourbillonner au raz du sol. Où une feuille qui achève de tomber d’un arbre, à l’automne. Ce n’était pas parfaitement en rythme avec la musique de Sœur, mais ça restait tout de même beau.
_ D’où vient cette danse ? Pensais-je à voix haute.
Soudain je sentis une violente traction sur ma tunique. La jeune fille venait de me lâcher, et se rua sur la danseuse. Brutalement sorti de ma rêverie, je réagis un instant trop tard pour la retenir. Elle tenta d’attraper le bras de la danseuse, mais celle-ci l’esquiva et la repoussa gentiment. Malgré cela, la jeune fille retenta une seconde, puis une troisième fois. Ayant peur de provoquer chez l’enfant une réaction de panique, je n’osais m’approcher. La troisième fois, la danseuse la repoussa plus violemment. La jeune fille, sans doute en essayant de se raccrocher à quelques choses, brassa l’air de ses mains, griffant le bras de la danseuse, et faisant apparaître quelques gouttes de sang. Je ne fus pas le seul à intervenir. Sœur et le moine eurent le même mouvement que moi : celui de se mettre entre la petite et la danseuse. Tandis que les deux autres se tournaient vers cette dernière, je regardai le visage de la jeune fille, et ce que j’y vis me glaça le sang. Ses magnifiques yeux étaient exorbités et exprimaient une absolue terreur. Poussant un cri muet, elle recula d’un pas, puis tourna les talons et se mit à courir, laissant dans son sillage une larme. Sans réfléchir et pourtant avec une seconde de retard je la suivis dans sa course. Mes foulées, plus longue que les siennes, me permirent vite de rattraper mon retard. Je n’étais plus qu’a un mètre d’elle lorsque nous arrivâmes à un trou d’eau. Je crus qu’elle allait s’arrêter, et je ralenti en vu d’un freinage. Mais je me trompais. Elle trébucha sur la rive, glissa sur les graviers ovales, lissés par le temps et la pluie, et tomba dans l’eau.
Elle ne fis même pas mine d’essayer de remonter, et atteignit le fond de l’eau à une vitesse stupéfiante. D’un pietinement, j’ôtais mes chaussures sans lacets et, sans hésiter, je plongeai. Le fond n’était pas très loin. Peut-être deux mètres cinquante. Mais c’était suffisant. Les mains de la jeune fille s’agitaient, et je nageais frénétiquement pour la rejoindre. D’une brasse plus appuyée que la précédente, j’atteignis ses bras puis son torse, que j’entourais de mon propre bras. Pus je pris appuis sur le fond, et voulu nous remonter d’une extension. Voulu seulement, car tandis que mes muscles me brûlaient sous l’effort, je ne nous soulevais pas d’un pouce. Stupéfait, je la vis ouvrir la bouche dans un cri muet. Je la lâchais alors. Je retirait mon bras de ses aisselles, et remontait d’un coup de pied. Tout en prenant de frénétiques goulées d’air, Je saisis ma gourde de cuir et la vidais de son contenu. Puis je la rebouchai avec mon pouce, prit une grande inspiration et replongeai. La petite ne s’agitai plus, et j’eu un instant peur d’avoir été trop lent. Avec soulagement, je vis ses yeux s’ouvrir quand j’agrippai son épaule pour m’approcher d’elle. Je lui collai le goulot de ma gourde sur les lèvres, et lui fis signe de prendre une grande inspiration. Je ne sus pas si elle comprenais mes signes ou si elle réagis par instinct. Peut-être par instinct. Lorsque j’étais plus jeune, mon maître m’avait raconté que l’instinct pouvait faire comprendre un problème complexe à la plus ignorante des personnes. Il m’avait dit cela en me montrant comment mesurer avec précision la taille de la fibre du bois, pour s’en imprégner et s’en servir durant la sculpture.
Sentant que je m’égarait, je fermait et serrai les paupière pour me reconcentrer. Quand je les rouvris, je vis que les poumons de la jeune fille étaient pleins d’air et je remontais une nouvelle fois à la surface.
_ Sœur ! Hurlais-je aussi fort que je le pouvais.
J’entendis le bruit d’une course et, au moment où j’allais redescendre sous l’eau avec ma gourde pleine d’air, elle apparut.
_ Sœur ! Criais-je à nouveau. La petite est coincée sous l’eau ! Je ne sais pas pourquoi, mais je n’arrive pas à la remonter !
Elle eu une regard paniqué, et se tourna vers les autres qui l’avait suivie. Mais je ne pouvais pas rester plus longtemps. Prenant une nouvelle inspiration, je rejoignis la petite.
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