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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Terre Partagée (inachevé)

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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 2 Déc - 22:15

Nelos Van Dren


A 50 mètres de l’étage où se trouvaient leurs chambres... Elles avaient eu bien de la chance qu’il y ait un niveau intermédiaire. Elles étaient passées à côté de moi, sentant la mort, tout juste sorties d’un grand conteneur à déchets dont elles avaient crevé l’ouverture en tombant. J’avais bien essayé de demander une quelconque explication à Wiwiji ou à Kanna, mais aucune des deux n’avaient voulu me répondre. Lorsque je leur conseillais d’aller prendre une douche, elles partirent ensemble et discutèrent innocemment, avant de disparaître à l’intérieur du bâtiment par la porte que j’avais empruntée pour venir ici. J’avais le sentiment que lorsqu’elles étaient ensemble, je n’avais mon mot à dire, que personne n’avait son mot à dire. Il se passait quelque chose entre ces deux femmes, quelque chose qui ressemblait à de l’amitié mais qui n’en était pas, ou pas encore.
Je suis resté un long moment, penché au dessus du vide, à ce niveau ; mon entrainement avec le prêtre était fini pour la journée. Au dessous de moi, la circulation intense de la fin de journée. Je me disais que c’était peut être pour préserver cela que l’on se battait, pour préserver une pollution artificielle, et pour permettre que tous les excès, scientifiques ou magiques puissent continuer... Cependant, lorsque je portais mon regard vers l’horizon, par delà de la civilisation vers l’astre du jour couchant, je révisais mon opinion. Les enjeux de ce combat, de cette guerre qui se préparait dans l’ombre allaient tous deux bien au-delà de nos vies humaines, car s’il on permettait que cette guerre ait lieu, ce serait l’équilibre fragile de deux parties de l’univers connues qui seraient menacées. Deux parties, car la grande Faille Dimensionnelle nous reliait peut être à une civilisation « métallique » qui avait perdu sa magie capable de la faire rêver, mais ceux qui vivaient là bas, avaient autant le droit de vivre et de créer que nous. Et avec ce conflit destructeur qui allait éclore, comme un parasite ravageur dans un jardin fleuri, menacerait l’existence même des deux parties de notre planète. Je me rapprochais soudain du bord de l’étage, contre la rambarde de sécurité, et dis à haute voix, en regardant la circulation toujours plus dense :
« Vous entendez ? Ce n’est pas seulement pour vous qu’on fait ça ! C’est pour la nature ! C'est pour l'autre Côté ! Pour nos mondes ! »
En plus de cela, moi, je le faisais pour quelques personnes en particulier... Peut être que cela n’arrangerait rien entre nous, mais même dans ce cas, je pourrais me dire que j’ai tout fait pour que ce soit le cas. Je pensais... Je pensais bien que nous avions également chacun une raison de prendre de tels risques pour empêcher les gouvernements égoïstes d’accomplir leurs œuvres, et même, que certaines raisons n’étaient pas forcement bonnes. Mais après tout... Où se situait le mal là dedans ? Le plus important eut été que tout ceux qui m’entourait dans cette croisade, aussi bien les nouveaux venus : Arias, Kanna, Protéo, Youshia... Que les plus anciens comme Sydney. Le plus important eut été que tout le monde était près à aller jusqu’au bout, à s’entrainer au maximum de ces capacités, près à s’entraider pour une cause commune, la survie de NOS mondes.
Je me mis à rire, si fort que l’on aurait pu m’entendre de l’intérieur ! Ah ah ! Je me surpris moi-même à reconsidérer ce que je venais de penser. Je ne me souvenais pas avoir réfléchi aussi sérieusement avec autant t’altruisme sur d’aussi grandes causes ! Pas depuis... Depuis que j’avais créé l’Aigle des Arcanes avec Sydney. Dire que de vouloir lutter contre les abus de la magie, nous en étions arrivés à nous opposer à une guerre en préparation qui coûterait peut être la vie à nos deux Humanités...
Je sentis soudain un courant d’air sur mes cheveux, rabattant ma tresse sur mon épaule, suivi d’un bruit métallique : La porte en fer menant à l’intérieur venant de brusquement se fermer alors que les filles l’avaient laissée ouverte. Bizarre, il n’y avait pas eu le moindre souffle de vent qui aurait pu permettre ça. Cela faisait une bonne 20ène de minutes que je soliloquais... Qui sait, peut être qu’après tout, quelqu’un m’avait écouté, mais ça ne faisait rien.
A présent, la nuit était tombée et la fraîcheur du soir se faisant peu à peu sentir, je décidais de rentrer. Aujourd’hui n’est qu’un échauffement, les prochains jours risquaient d’être plus durs... C’était nécessaire, pour tout le monde.
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 7 Déc - 3:12

Arias
Le paysage défilait sous mes yeux à une vitesse étourdissante. Moi-même je doutai arriver à galoper aussi vite que le véhicule qui nous transportait. Nélos avait repéré la base depuis déjà quatre jours. Quatre jours durant lesquels nous fîmes les derniers préparatifs nécessaires à notre mission de sauvetage. Etions-nous vraiment prêts pour cela ? Je ne saurai le dire. Mais nous nous étions tous énormément entraînés en attendant ce moment. Seule la jeune fille muette, Signe, et Youshia étaient restées au Q.G., veillant l’une sur l’autre. Il est vrai qu’elles ne pourraient guère nous aider là où nous nous rendions…
Lorsque Nélos nous avait montré l’endroit sur une carte holographique, nous avons tous avoué que jamais nous y aurions pensé. Et pour cause : La base ennemie se trouvaient en plein milieu de l’océan, à plusieurs centaines de mètre de profondeur ! Un problème s’était posé alors. Comment pourrions-nous y entrer sans nous faire repérer ? Bien sûr Nélos disposait d’appareil atteignant cette profondeur, mais nous nous doutions bien que la base disposait de moyens de détection. La seule solution était la magie, magie que moi et Protéo avions appris à maîtriser grâce aux précieux cours de Youshia.
Après en avoir délibéré plusieurs heures, nous nous étions mis d’accords sur la façon de faire : Un véhicule de Nélos nous déposerait au bord de l’eau, le plus près possible de la base puis je m’occuperais d’emmener le groupe discrètement à la base sous-marine.
Le voyage aérien se termina vite et se fut exposés à un violent vent maritime que nous nous retrouvèrent regroupés.
- Arias, commençai Nélos, je sais que Youshia vous a aider à développer vos pouvoirs mais là, j’avoue avoir du mal à imaginer comment vous allez nous transporter à plus de 10 Km du rivage et à 482 mètres de profondeur…
- Surtout, renchérit le prêtre, que vous nous avez toujours pas dit comment vous aviez l’intention de procéder !
Je les regardai d’un air amusé, songeant à la surprise que je leur préparai. Seul Protéo était au courant et je lui avais demandé de ne rien dire aux autres.
- Ne vous inquiétez pas, dit Protéo, vous allez bientôt le savoir.
Je pris une grande inspiration. Ce que je m’apprêtais à faire allait me demander une grande concentration.
- Surtout, restez calmes, annonçai-je. Et groupés !
- Alors là Arias, dit Nélos, vous commencez justement à me faire peur…
Je n’avais pas entendu cette dernière phrase. Heureusement car elle m’aurait fait perdre ma concentration naissante. Je fermai mes yeux, tous mes yeux afin de faire abstraction de ce qui m’entourait. Seule la présence de mes amis était importante. Eux et une chose qui nous entourait à chaque moment de notre vie : l’air !
Je m’efforçais d’attraper caque particule d’air qui entourait le groupe et de la dévier dans la direction qui m’arrangeait. Le vent qui nous balayait allait me faciliter la tâche. Paradoxalement, il se calmait, s’atténuait jusqu’à devenir inexistant. Le vent s’était arrêté, mais seulement pour nous, uniquement autour de nous. Mais le vent voulait revenir, alors je le canalisai sous nos pieds, sous mes sabots. Tout cela se passa subtilement, en quelques secondes qui me parurent durer plusieurs minutes.
Je rouvris les yeux et regardai mes compagnons, ils ne semblaient avoir rien remarqué.
- Alors Arias, dirent Nélos et le prêtre, ça vient ?
- Si j’étais vous, intervint Protéo, je regarderai le sol.
Nélos et le prêtre regardèrent alors en direction du sol… pour se rendre compte que nous volions tranquillement à deux mètres au dessus de la mer, filant droit vers le large sans sentir le moindre déplacement d’air.
- In… Incroyable !
- Stupéfiant ! Jamais je n’aurai imaginé…
Les femmes, elles, semblaient à la fois surprises et amusées. Surprises sans doute de n’avoir pas remarqué notre « décollage » et amusées de la réaction des hommes. Nélos fut le premier à reprendre ses esprits.
- A quelle vitesse nous déplaçons-nous ? demanda-t-il.
- Assez vite pour être, à quelques mètres près, à la verticale de la base sous-marine je pense, répondis-je.
Je me concentrai alors sur la phase la plus difficile : la descente. Dans l’air, c’était facile. Mais pénétrer dans l’eau serait bien plus complexe, car il fallait maintenant que j’empêche celle-ci de nous atteindre. Je créai donc une « boule » de vent nous entourant qui serait en mesure de tenir éloigné le liquide.
L’immersion achevée, je relâchai alors légèrement la pression sous nos pieds et notre odyssée sous-marine commença. Je m’efforçai de garder tout du long une pression suffisante autour afin que l’air reste respirable.
Le déplacement dans l’eau étant plus lent que celui d’ans l’air, il fallut une bonne dizaine de minutes avant d’apercevoir l’immense structure métallique qui tapissait le fond de l’océan. De nombreuses minutes s’écoulèrent encore avant que nos pieds reposent sur la surface extérieure de cette même structure. S’en suivit la recherche d’une ouverture nous permettant d’entrer. A cette profondeur, elles n’étaient pas légions et il fut difficile d’en trouver une suffisamment large pour que je puisse la traverser. Mais finalement la chance nous sourit et nous trouvâmes un sas servant apparemment au passage des véhicules de maintenance.
Nous étions rentrés.
- Bon ! murmura Nélos. Notre objectif se trouve au cœur de la base.
- Et où sommes nous, nous ? demanda le prêtre.
Kanna parla alors pour la première fois depuis notre départ :
- Si je me rappelle bien du plan, ce sas se trouve à l’extrême Nord de la base.
- Vu que d’après mes sources, celle-ci doit faire environs 500 mètres de diamètre, il nous faut donc nous déplacer de 250 mètres en direction du Sud.
- Et bien allons-y !
Notre troupe se mis à marcher en direction du Sud. Comment se repéraient-ils, je ne le savais pas. Mais je préférai suivre le groupe sans me poser de questions, histoire que je puisse me remettre un peu du voyage.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 9 Déc - 1:32

Nous marchions depuis plusieurs minutes, à travers les couloirs de cet étrange endroit, avec des portes donnant sur des lieux simples comme un réfectoire, ou encore des labos, et d’autres salles qui contenaient des objets étranges, auquel il valait mieux ne pas trop s’y attarder. Nous avancions lentement, car il fallait être prudent de ne pas se faire repérer.
Alors que nous tournions à un couloir, Arias nous demanda de l’écouter.
-J’y pense, ici, il vaut mieux pas utiliser de magie, m’avait dit Youshia.
-Et pourquoi ça ? demanda Kanna ?
-Parce qu’elle m’a dit que la chose que nous devons trouver est sans doute instable, quelque de karmatiquement fort et qui interdit toute utilisation de magie, sous peine de gros problèmes.
-Euh, quels genres de problèmes ? demanda Nelos.
-Du genre à ne pas trop y réfléchir, dit Arias en déglutissant difficilement.
-Oh, je vois.
Nous recommençâmes à marcher. Je tentais de me convaincre à la moindre escarmouche avec les ennemis d’utiliser instinctivement la magie.


-Ah c’est pas vrai, encore un cul de sac !
-Comment voulez vous que l’on se retrouve si il n’y a pas de plan ? s’énerva Wiwiji.
-Calme toi, on retourne en arrière et on essaie de s’orienter calmement, dis Nelos pour la calmer.
C’est vrai que cela faisait des heures que nous marchions, sans savoir où nous allions. A ce trains là, on allait vraisemblablement se faire repé….
-Les voilà !!!
Des tirs sifflèrent d’une escouade qui été apparu au tournant d’un couloir. On n’eu juste le temps de s’engouffrer dans une salle à notre droite.
-Et voilà, ça devait arriver : ils savent maintenant qu’on est là, dit Nelos en reprenant des couleurs normales après la peur qu’il eu.
-Sans blague !! s’écria Wiwiji.
-Ne resté pas devant la porte !!m’écriais-je.
Un trou perça à l’endroit où se trouvais la tête de Kanna une minute plus tôt.
-Alors, qu’est ce qu’on fait ? se demanda Arias.
-On riposte ! dit Nelos en sortant son arme et l’armant. Il n’est plus temps de faire discret.
Je montrais mon approbation en sortant mes deux armes, précédemment enlevé de leurs balles magiques.
-Alors voilà comment on va faire, commanda Nelos : devant, il y aura moi et Kanna, pour protéger Protéo et Arias qui se trouverons au milieu, et vous, Wiwiji et le prêtre, vous vous occuperez de protéger nos arrières. C’est bien compris ?
-Oui ! Répondions-nous avec ferveur.

L’escouade continua à tirer jusqu’à ce que leurs chargeurs soit vides. Convaincu de nous avoir descendu, ils s’approchèrent de la porte, qui s’ouvrit à la volée, laissant apparaître Nelos tirant dans le tas, et Kanna décapitant un par un les hommes avec son fouet, alors commença la course poursuite. Je ne savais pas comment cela se passait devant, mais derrière, nous nous en sortions bien, moi tirant sur tout ceux qui apparaissaient au coin d’un couloir, et Wiwiji coupant la gorge de ceux sortant de portes adjacent. Je ne pris plus compte du temps, exalté par l’adrénaline. Et nous courions toujours, sans savoir par où aller.
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 15 Déc - 20:00

Il ne valait mieux pas renouveler trop souvent la petite altercation que nous avions eu, car j'avais remarqué que même en utilisant seulement des armes à feu, on risquait tout de même gros si jamais l'on touchait pas mégarde quelque chose qu'il ne fallait pas...
Quand j'y pensais, à cet instrument de mort que je tenais entre les mains et pour lequel je m'étais entraîné à fond pour cette mission... Il y a de cela quelques jours, je n'aurais jamais cru devoir toucher encore une seul fois dans ma vie un tel objet, si simple, et qui pouvait pourtant apporter tant de mort, rien qu'en appuyant sur la gâchette. C'était pour cela que j'avais toujours préféré la magie de ma lutte. Si jamais nous sortions victorieux de cett...
_ Hé, Nelos, vous rêvez ?
La voix de Kanna qui m'appelait. Nos poursuivants semés, nous avions commencé à marcher dans un couloir étroit qui baignait dans une sinistre lumière rouge. Moi, j 'étais resté en dernier, adossé à des tuyaux, je rejoignis donc le groupe qui m'attendait. Arias en tête, nous marchâmes encore un moment, mais cette fois, nous savions bien que nous allions dans la bonne direction : Les facultés de perception karmatique d'Arias étant bien plus sensible que les notre, il ne pouvait pas y avoir meilleur guide que lui pour nous amener à notre but... Pourquoi n'y avait on pas pensé avant ? Ca aurait peut être évité d'avoir à affronter ces gardes avant. Nous traversâmes pendant près d'une demi heure, une série de petits couloirs tout aussi étroit les uns que les autres, sans rencontrer âme qui vive. Je pensais bien que nous avions en fait éliminé tout les soldats de cette petite usine. Elle a beau renfermer en son sein les machines diaboliques les plus perfectionnées destinées à absorber une quantité hallucinante de karma, elle se trouvait au fond de l'océan... Les propriétaires ne jugeaient sûrement pas utile de faire lourdement garder un endroit aussi inatteignable.
Nous arrivâmes enfin, du moins, c'était ici qu'Arias s'arrêta. Le couloir s'était un peu élargi et nous faisions maintenant face à un grand sas blindé, avec une console à côté.
_ C'est ici ! s'exclama Arias
_ Mais c'est un porte "ici"
_ Il veut dire que c'est derrière, Wiwiji, dis-je en me plaçant à côté de l'hybride.
_ Très bien, mais comment on ouvre ça ? Vous connaissez le code, vous ? dis ironiquement Kanna
_ Hum... "Sésame, ouvres toi" ?
Alors que je finissais ma phrase sur le ton de la plaisanterie, nous étendîmes tous un grand cliquetis venant du sas. Une fumée blanche de décompression de dégagea dans le couloir, nous aveuglant presque. Lorsque que cela se dissipa, le passage était ouvert.
_ Incroyable... murmura Kanna
_ Je crois plutôt qu’on nous attendait, intervint Protéo, regardez !
Il pointa son doigt vers le dessus de nos têtes, et nous vîmes alors ce que j'appelais un Vigilorbe, que nous n'avions pas vu auparavant. Je rechargeais mon arme à ce moment, le prêtre fit de même.
_ Regardez bien autour de vous, ne vous laissez pas surprendre ! glissais-je aux autres
J'entrais le premiers à l'intérieur de la grande salle qui s'était ouverte à nous. La lumière rouge qui nous baignait toujours pris ici un aspect encore plus sinistre, des immenses machines sphériques flottaient au dessus du sol et étaient reliées entre elles par de gros tuyaux. Ces machines n'étaient pas faites de métal, mais de quelque chose de plus malléable, car elles bougeaient... Leur surface se bombait, puis elle se resserrait, jusqu'à écraser la machine comme on écrase une canette de boisson. Ces engins reprenaient ensuite leur taille normale... Elles faisaient cela avec une telle régularité, et accompagné d'un bruit si étrange, qu'on aurait cru voir... Un cœur battre.
Nous nous arrêtâmes tous, près à bondir, lorsque nous entendîmes un bruit venant de plus haut. Un homme s'avançait sur une passerelle, mais nous ne voyons de lui que la silhouette à contre jour.
_ Hé bien, vous en avez mis, du temps ! dis l'homme
_ Là bas, regardez !
Nous n'avions pas eu le temps de régir à l'appel de cet homme que le prêtre nous interpella... Suivi d'Arias, puis de Protéo, puis Kanna, tous virent la même chose de son côté : De grandes créatures d'au moins 2.50 m, dotés d'une bouche ressemblant à celle d'un alligator, les yeux rouges de haines et une musculature surdimensionnées... Nous étions encerclés !
_ Je vous ai amené quelqu'un, continua l'homme mystérieux, cela consolera au moins quelqu'un parmi vous...
Il s'éloigna en arrière de telle sorte qu'on ne le vit plus pendant une minute, puis il revint...
Quelqu'un ? On aurait dit qu'il poussait quelque chose devant, ça ne pouvait pas être un humain ! Pourtant, j'entendais des gemissement de cette masse sombre... Des roues ? Une fauteuil roulant ? Les gemissements devenaient plus articulés... J'entendais mon prénom, prononcé d'une voix fatiguée, comme droguée..
Cette voix dans ce fauteuil roulant... Non, il avaient osé faire ça ! Osé s'en prendre à quelqu'un comme lui ! ... Mais comment... Comme l'avait il trouvé ? C'était pour ça qu'il ne répondait pas ? C'était... ma faute ?
_ P... Papa ?
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 23 Déc - 23:57

« P... Papa ? »
Je tente de ne pas me boucher les oreilles. Je hais ce mot, rien que l’entendre me donne envie de frapper. Pourquoi ? Mh…
« Désolé d’interrompre de si tendres retrouvailles, mais j’ai un marché à vous proposer, débite l’homme-chef d’une voix mielleuse.
Nous tournons tous notre tête vers lui. Que va-t-il nous sortir celui-là ? Déjà que ses machins énormes nous menacent gentiment…
- Voyez-vous… nous sommes dans une base secrète. Où personne n’est sensé pouvoir y pénétrer. Hélas, par un moyen que je connais pas encore, vous avez atterrit ici. Ce que je vous propose ne peux pas être refusé…
Il sort alors un long revolver et le pose calmement contre la tempe du… père de Nelos.
- Soit vous partez, oubliez tout ce que vous avez vu ou entendu sur notre organisation ou cette base, soit je flingue « Papa ». Que choisissez-vous ?
Tout le monde se tait et réfléchit. Quel épineux problème… enfin, pour ceux qui ont un « cœur » et qui veulent aider les autres… Pas pour moi donc. J’aurais déjà laissé l’autre se faire trouer la cervelle.
Nelos fixe son père. C’est un homme assez mûr, en fauteuil roulant. Son fils lui ressemble beaucoup. Encore une chose que je déteste.
- N… Nelos… qu’est-ce que… Es-tu vraiment un… terroriste ?
Sa voix est tendue, se veut froide mais tremble quand même. Tiens donc, il ne lui avait rien dit ? C’est bien beau ça…
Nouveau silence. On ne voit plus que le fils et le père face-à-face, seuls sur la scène. Nous ne sommes que spectateurs.
- Besoin d’explications, demande l’homme-chef. Votre cher « Papa » a utilisé votre carte de crédit sans vous le dire. La police a pu facilement le repérer et donc l’arrêter. S’en est suivi un long interrogatoire, où « Papa » à tout découvert sur vous et votre organisation. Imaginez le choc ! Nous avons pensé le récupérer en toute… « légalité » afin que vous cessiez de tourner autour de nous.
Je reste silencieuse. J’ai pas envie de penser. De toutes façons, ça ne me concerne pas. Rien ne me concerne, hormis moi…
C’est faux, voyons… Tu as bien…
Ta gueule !
Nelos baisse les yeux, serre les poings. Il tente de tout assumer, même si l’image que j’ai de lui est celle d’un petit garçon qui vient de faire une grosse bêtise.
- Pour…pourquoi ? murmure le père.
Lui, il tente de cacher sa… déception. Oui, c’est bien ce mot-là. Il est déçu par son fils, et ça lui fait mal. Même si… cela se voit très bien sur son visage fatigué.
Encore un long silence. Wiwiji commence à montrer des signes d’impatience. Elle tripote ses dagues avec hargne, stress.
Tu t’intéresse à elle maintenant ?
Elle a soif de sang, comme toi.
J’ai dit la ferme !
Arias, le jumeau, et le prêtre se taisent. Ils semblent ailleurs, mais restent en arrière, près de la porte. Pas de signe d’énervement de leur part. Cela ne m’étonne pas.
- Alors ? Que décidez-vous ? Je n’ai pas que ça à faire…
Je tiens plus. Ce type m’énerve. Et je m’en tape des conséquences ! Je me jette vers un monstre, résolue à lui régler son compte, et pourquoi pas à mourir. J’entends un cri, des bruits de feu éloignés. La seule chose que je vois, ce sont les yeux rouges da la créature. Rouge sang…
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 24 Déc - 1:18

Arias, à votre avis, sommes vraiment proche du centre de Karma ou puis-je utiliser mon pouvoir ?
L'ainran tressaille légèrement, ne s’habituant toujours pas à entendre ma voix dans sa tête. Doucement, faisant attention de ne pas se faire voir de l’Homme qui fanfaronne, il hoche la tête, et fait un mouvement sec de son index. Dans son esprit, la notion de vitesse, de promptitude, apparaît. Il ne m’en faut pas plus. Dans mon dos, je serre mon poing, me préparant à ce qui est l’un des exercices les plus durs à accomplir. Dans un coin de ma tête, une petite voix résonne, et j’acquiesce mentalement. Le changement s’amplifie. Il y a quelques temps, je n’aurai jamais fait ce à quoi je me préparais.

Pour Sœur, c’est pour Sœur.

Soudain, un brusque mouvement attire l’attention de tout le monde. Kanna, son fouet à la main, se jette sur un ennemi en poussant un hurlement de rage. Dans un mélange de claquement et de déchirure, son fouet atteint la gueule de la créature, la fendant net. J’agis aussitôt tandis que l’Homme en noir arme son revolver et appuie sur la gâchette.

_ Non ! Hurle Nélos, avant d’écarquiller les yeux.

La détonation a retentit, mais balle n’a pas atteint son père, stoppée en plein vol par ma main spirituelle. Ne perdant pas de temps, je projette mon autre main devant moi. Ne pas le tuer.
_ Que…articule l’Homme avant de pousser un cri de douleur et de s’écrouler, « arraché » à la tête.
_ A l’attaque ! Crie alors Wiwiji en rejoignant Kanna.

Dans un même mouvement, Le prêtre et Nélos tirèrent leurs armes.
_ Arias, dis-je dans un cri, M. Van Dren !

J’espère avoir couvert les coups de feu. Par réflexe défensif, le père s’est jeté à terre dès le début de la fusillade. Ses yeux s’agrandissent lorsque, doucement, son corps se soulève du sol et glisse vers nous. Abandonnant le combat, Nélos surgit à mes côtés.
_ Je le prends, dis-je. Couvrez nous.
_ Attendez, fais le vieil Homme. Vous…
_ Pardonnez moi monsieur.

Expirant brusquement, je le charge sur mon dos, puis me relève, pendant que la dernière créature prend la fuite.

_ Ce truc va rameuter tout ses copains, dis Wiwiji avec une moue boudeuse. On fait quoi ?
_ Que dites vous de courir ? Propose le prêtre d’un ton neutre.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 10 Jan - 23:01

Wiwiji Hoshizora

« Que dites vous de courir? »

Et puis quoi encore ? Fuir ?
Les autres acquiescent et commencent déjà à s’en aller avec Protéo qui porte le vieux de Nélos sur ses épaules, apparemment, le vieux, il est déçu par son fils, bah ! Encore un qui n’accepte pas ce que son enfant devient … Imbécile … Moi mes « parents » je les ai tués parce qu’ils ne me laissaient pas faire ce que je voulais et me laisser « objet », il ne faut pas être l’objet de sa « famille ».
Sur le terrain, il ne reste que Kanna qui est encore prête à attaquer. Pourquoi ? Elle veut crever ou quoi ? Pas question !
Je cours vers elle et l’attrape par le bras.

« Lâche-moi ! Qu’elle me dit en se débattant.
-Pas question ! Je t’emmène ! »

Elle tente de me faire lâcher. Quel sont ses ennemis ? Ces bestioles ou moi ? En tout cas, on doit rejoindre les autres au plus vite.

« Allez ! Viens ! Faut pas rester là, ils vont revenir en masse.
-Je m’en fous ! Laisse moi j’te dis ! »

La laisser ? Ah non ! Ah non ! Pas question, non mais ! Je laisse pas mon … heu … « amie ».
Je farfouille avec une main dans ma sacoche, il doit bien y avoir un truc qui puisse la calmer là dedans … Je vais pas utiliser un couteau, je risquerais de la tuer … Mmh … Des dards ? J’en ai pas mal, avec différents poisons … Il y a des poisons qui donnent des maladies, mais c’est tellement aléatoire que je ne les utilise presque jamais, Les poisons forts, pas questions, elle risquerait d’en mourir. Un somnifère ? Ah … Un somnifère, pourquoi pas … mais je me doute que ça soit bien efficace. Oh ! Mais oui ! Je m’en souviens maintenant, de cette aiguille que j’ai piquée à une vieille dame, elle m’a dit qu’elle l’utilisait pour endormir ses gamins quand ils voulaient pas se coucher et qu’ils étaient surexcités, les mioches … Bon, Kanna c’est pas une gamine, mais le reste c’est pas le top et la vieille disait qu’il a pas mieux … Allez !
Je saisis l’aiguille et la plante doucement dans l’épaule de Kanna.

« Bonne nuit ma belle !
- Quoi ? Qu’est ce que … »

Plouf ! Elle s’endore comme un gros bébé ! Mignone quand elle dort ! Je la fous sur mon dos et l’embarque, pas interet à ce qu’elle se réveille, sinon elle va me passer un savon, bah ! Elle me remerciera de l’avoir sauvée oui ! Je me mets à courir aussi vite que je peux pour retrouver les autres, j'espère qu'il ne va rien arriver de graver ... Si c'est les autres je m'en fout ... mais non ... Je ne peux plus maintenant
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 12 Jan - 17:11

Arias
Je galopai en tête du groupe, traversant les couloirs en espérant trouver une sortie. Mais nous ne pourrions pas fuir éternellement, après tout nous étions dans une base sous-marine ! Tout en avançant je cherchai un moyen de stopper, ou au moins ralentir, nos poursuivants. Je passai en revue les éléments que je pouvais manipuler : Le feu ? Pas ici. La terre ? Encore moins vu que toute la structure était métallique. Il ne me restait que deux éléments : l’air et l’eau. L’air et l’eau… Un courant d’air frai me fourni la solution. Bien sûr ! Un air froid que je combine avec de l’eau, ça crée de la glace ! Je stoppai net, mes sabots glissant sur le sol lisse.
- Attention Arias ! cria Protéo qui me suivait.
- Tu es fou ! Il ne faut pas s’arrêter ! hurla le prêtre.
- Ne vous en faites pas ! J’ai trouvé un moyen de les arrêter !
Ils me regardèrent tous intrigués. Je me tournai en direction de nos poursuivants, qui se trouvaient à l’autre bout du couloir.
- Regroupez-vous tous derrière moi !
Ils passèrent dans mon dos l’un après l’autre : Protéo, le prêtre, Nélos qui avait repris son père sur ses épaules puis Wiwiji portant Kanna inconsciente. Je les fixai toutes deux d’une tentacule, intrigué de voir Kanna dans cet état.
Je reportai vite mon attention sur le couloir. J’allai devoir me concentrer afin de rassembler le maximum d’eau. Il n’y avait pas d’eau liquide ici, mais nous en avions quand même suffisamment : dans l’air, autour de nous et l’eau que nous rejetions en respirant, ainsi que notre transpiration suite à la course. Je captai toute cette eau et la combinai à un souffle d’air frai, très frai même ! Le résultat ne se fit pas attendre : Un rideau de brume apparu devant moi se faisant de plus en plus épais. En quelques secondes, grâce au souffle d’air glacial, il se solidifia pour devenir un véritable mur de glace entre nos poursuivants et nous. Je me retournai face au reste du groupe et les vis étonnés. Le prêtre s’avança sa main et toucha la paroi de glace. Il la retira aussitôt en laissant échapper un juron.
- Bon sang, c’est tellement froid que ça m’a brulé la main !
- Ne trainons pas ici, dis-je. La paroi ne fait que quelques dizaines de centimètres, ça ne va pas les retenir longtemps !
Et pour confirmer mes dires, un gros choc nous fit sursauter. Les créatures venaient de foncer sur la paroi.
- Tu as raison, partons vite d’ici !
La course repris, mais cette fois, Protéo en pris la tête. Ce petit tour m’avait couté beaucoup d’énergie et la boule de Karma présente dans ce bâtiment ne devait pas y être étrangère. D’ailleurs je ressentais à nouveau sa présence, de plus en plus fort. Mon sentiment se confirma quelques minutes plus tard quand au détour d’un couloir, nous tombions à nouveau dans la salle d’où nous nous étions enfuis.
- On a tourné en rond ! s’exclama le prêtre.
- Vite ! hurla Protéo, il faut fermer toutes les autres portes de cette pièce !
Nous nous exécutèrent. Heureusement, il n’y avait que 4 portes. Protéo et moi-même fermions les portes puis le prêtre utilisait son arme pour mettre en pièce le mécanisme d’ouverture. Wiwiji et Nélos eux, s’étaient regroupés au centre de la pièce, près de la boule de Karma et y déposèrent leurs fardeaux respectifs : Kanna et le père de Nélos.
La quatrième porte enfin fermée, le prêtre annonça une terrible nouvelle :
- Je n’ai plus de munitions.
La seule autre personne à avoir une arme mécanique était Nélos. Il vérifia celle-ci.
- Il ne me reste que deux balles, annonça-t-il.
Nous étions pris au piège ! Enfermés au cœur de la base, sans aucun moyen de défense. Des bruits sourds se firent entendre sur la porte de gauche, puis ensuite sur celle de droite.
- Ils essayent de forcer les portes ! dit Wiwiji.
La situation était désespérée.
- Il nous faudrait un miracle pour arriver à sortit d’ici ! annonçai-je.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 14 Jan - 12:29

Sai Nah Dhin :

C'est maintenant qu'il faut me parler. Maintenant. Après, je n'aurais plus le temps.
_ Inutile.
Sirkus, allons, soyez raisonnable. Parlez-moi.
_ Inutile.
Ils sont dans une grande pièce, ils ont verrouillé les quatres portes. Et ces créatures... Elles ont un nom. Oui, je les vois. Elles ne sont pas..
Je ne vois plus rien... Ca s'échappe... Il faut... Je dois retrouver le fil...
Les sorciers de la Lune noire les laissent charger, ils restent bien à l'abri derrière, dans leur salle de contrôle, à surveiller à travers des vigilorbes. Des hommes, pas de femme. Tous les âges sont représentés. Uniquement des humains. Certains sont presques des enfants. On les as embrigadé, convaincu qu'ils allaient se battre pour une grande cause.
Je ne veux pas. Je ne veux pas.
_ Chef, activité inhabituelle dans le boule de karma. Code Indigo.
_ Et merde. C'est pas le moment. Faites se replier les Krocampodes, l'équipe militaire va prendre le relai.
Krocampode. C'est comme ça que ça s'appelle. Mais ce sont... Ce sont des hommes... Des hommes... Une rangée d'homme nus, devant une espèce de cuve, ou des sorciers en aube noire s'apprête à les plonger... Des volontaires. On a modifié leur corps. Ils ont accepté. Parce qu'ils avaient foi en leur cause. Parce qu'on les as convaincus... Non, ce n'est pas ça que je veux regarder ! Ce n'est pas ça dont je dois m'occuper !
Dans la grande salle, mes amis se sont groupé, arme au poing. Frère... Frère s'apprête à faire quelque chose, mais Arias crie.
_ Arrête !
Sa voix raisonne comme un... Comme... Je ne sais plus...
_ On a plus que la magie pour se défendre ! proteste Frère.
_ Pas de magie ! Pas de magie maintenant.
_ Comment ça ?
_ Pas de magie maintenant. Je ne peux pas l'expliquer, mais il ne FAUT PAS utiliser la magie.
Il... Ne faut... Pas... Utiliser la magie. Nos ennemis le savent, c'est pour ça qu'ils font reculer les Krocampodes. Les Krocampodes... Les Krocampodes, faits au moyen d'alchimie... Des hommes nus, plongés dans des cuves... Les Puissances Sacrées... Les Puissances Sacrée détournée pour ça... Et les autres ? Ceux qu'on envoie pour les remplacer ? Ils ont des uniformes de soldats. Ils courrent dans les couloirs.
Ils ne sont pas des sorciers, eux. "Pour votre patrie. Pour l'honneur." C'est un corps militaires qui a été détaché au service de la Lune Noire. Des volontaires. Rien que des volontaires. On leur a dit que c'était la meilleure façon de se battre pour leur pays. Et ils l'ont cru. Ils ont crus...
Les Krocampodes. Ils ne devraient pas être comme ça.
_ Regardez, chef !
Libre. Je bouge. Je peux bouger. Je m'ouvre. Je m'étends.
Sous les yeux ébahis de l'équipe militaire qui vient prendre d'assaut la salle aux quatres portes, les créature sont en train de diminuer de volume, de reprendre une forme humaine.
Retournez. Retournez à ce que vous êtiez.
Certains tentent de courir, pour s'éloigner de l'endroit où le phénomène a lieu, mais rien n'y fait. Les écailles deviennent de la peau, les machoires se réduisent, des cheveux, des lèvres réapparaissent.
Je bouge. Je... Je dois... Il faut... Je dois...
Les anciens Krocampodes, nus et misérable, se regardent, hagards, les yeux perdus. Humains. De nouveau Humains.
Face au vide. Et la danseuse dans mon dos. Suis-je Nelos ou Nin ? Non. Ne pas... Ne pas quitter... Rester... Avec... Mes amis...
Dans la salle de contrôle, le chef des sorcier s'énerve.
_ Enfoncez-moi ces portes. Je ne sais pas comment ils font ça, mais ils risque de tous nous faire sauter !
_ Chef, ça ne vient pas d'eux !
_ D'où alors ?
_ De la boule de Karma. L'activité inhabituelle, c'est ça.
_ Impossible ! Faites quelques chose.
_ On ne peut pas. Quand le code Indigo est lancé, on ne peut pas utiliser la magie, on risquerait de faire exploser l'usine, vous le savez !
_ Alors feu à volonté. Enfoncez moi ces portes et abattez moi ces gars, plus vite on s'en débarrassera, plus vite on pourra régler le problème de karma.
Les hommes. La porte. Plus beaucoup de temps. La porte, découpée au chalumeau. Je n'en peux plus. Je ne pourrai pas très longtemps. Sirkus, la chanson
_ Inutile.
La chanson, il me la faut. Maintenant.
_ Inutile.
Qu'est-ce que Signe est partie faire, derrière cette grande porte ? Pourquoi est-elle partie ? Je ne peux pas la suivre, la derrière. J'ai peur. Je ne la trouve plus. J'ai peur. Ou est-elle ? Ou est-elle partie ?
La chanson.
_ Vous la connaissez déjà. Vous n'avez juste pas voulu l'admettre.
Je la connais déjà ? Oui. Oui, je la connais. J'en rirai presque. Je l'ai toujours sue, dés le premier instant. Elle était en moi, tout ce temps, tout ce temps, tout ce...
Ils ont... Enfoncé la porte. Ils se ruent... Dans la salle. Mes amis ne font pas un geste pour fuir. Ils savent. Ils savent que... C'est.. Trop tard. Qu'il ne peuvent plus... Je... Ne... Veux... Pas...
Les militaires en uniforme, avec méthode, s'alignent, les visent, mettent en joue.
_ NON !
Le cri a jailli de quinze poitrines. Quinze canon se détournent de leur cible pour viser à leur coté, derrière eux. Quinze coup de feu partent en même temps. Quinze corps s'écroulent. Nelos, Frère, Arias, le prêtre, qui avaient baissé la tête en attendant la mort, la relèvent sans comprendre.Quinze hommes sont sur le carreau. Ca saigne. Partout. Panique. Musique de panique. Esprits qui chantent la peur. Paniques dans les rangs. Derrière l'amoncellement de cadavre, on en entend des "Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que c'est ?" Personne n'a compris pourquoi quinze camarades se sont soudain entretué sans signe précurseurs.
Mais un ordre, plus fort que le reste, couvre le tumulte.
_ FEU A VOLONTE.
Les coups partent. Mais pas vers mes amis. Dans le rang des soldat, il y a ceux qui obéissent à l'ordre qui vient d'être donné, ceux qui tirent vers ceux là, et ceux qui, comprenant que quelque chose se passent contre lequelle ils ne peuvent rien, battent en retraite. Quelque chose s'empare d'eux. Quelque chose auquel on ne peut pas échapper. Ils ne savent pas comment lutter contre ça. On l'apprends pas à l'école militaire.
En quelques minutes, il ne reste qu'une vingtaine d'homme debout. Des hommes qui tirent vers l'entrée de la salle, vers nos ennemis. Ces hommes se déploient autour du petit groupe de mes amis, qu'il faut protéger.
_ Sai Nah Dhin. Appelle Nelos.
Je ne me retourne pas. De mes vingts paires d'yeux, je surveille les réactions des autres, ceux qui sont encore libre de leur mouvement, ceux dont je ne me suis pas encore emparé.
_ Sai Nah Dhin, répète Nelos. Il faut que tu sorte du corps de ces hommes.
Sa voix est très douce. Comme quand j'étais enfant et que ma... La femme qui m'a élevée voulait me convaincre de ne pas faire une bêtise. Je ne répond pas. Je tire, de mes vingts paires de bras. D'autres militaires se ruent vers nous, l'arme au poing, mais avant qu'ils aient eu le temps de charger, je les ai déjà saisi, les fait se retourner vers leur congénaires, et tirer... Tirer. Tirer.
_ Ca suffit !
La voix de Nelos est maintenant plus impérieuse.
_ Tu es forte, mais ton Karma n'est pas illimité. En utilisant ta magie, tu mobilise les forces qui te permettent de résister à l'absorption de ton énergie.
Je sais. Je sais...
_ Sors de ces hommes immédiatement. C'est un ordre.
Je ne reçois d'ordre de personne. Je ne réponds pas.
_ Tu es en train de te vider de l'énergie qui te reste !
Je sais. J'étais déjà à bout de force avant de commencer. C'est. Bien pour ça. Qu'il fallait que. Je sache la chanson. Maintenant.
Mal. Une balle dans le coeur. Un homme de moins. On me vise. On me tire dessus. Il me faut... J'entre dans un autre corps. Celui qui vient de tirer. Je me retourne. Je vise ceux qui sont derrière moi, je rejoins mes autres corps près de mes amis. Puis plus rien. Une balle dans la tête. J'entre dans celui qui a tiré la balle. Je me retourne, je tire, je rejoins mes autres corps. Balle dans la jambe. Je me traîne. Ils se sont ressaissis, il me visent sans plus de scrupule. Je tombe, l'un après l'autre. Il me faut m'emparer d'autres hommes. De toujours plus d'homme.
Coup de feux derrière moi.
Le prêtre s'est saisit des armes de ceux qui sont tombés et les a distribué à mes compagnons. Ils sont parés. Ils tirent aussi, et se défendent.
Je m'aligne avec eux. J'ai du mal. Trop d'être sous mon contrôle. Je dois en relacher un, puis un autre.
_ Là, dit Arias, en désignant quelque chose dérrière nous.
Un chariot, abandonné là. Je m'en empare et le renverse. Nous nous abritons derrière.
Un homme en moins. Je veux entrer dans un autre corps, mais je n'y arrive pas. Je sens qu'il y en a, parmi mes corps, qui commencent à me résister. Celui là... Celui-là est en train de m'échapper. Je dirige son arme vers sa bouche, appuie sur la détente. Un homme en moins. Deux hommes en moins. Balle dans le ventre. Trois hommes en moins. Un autre qui lutte. Canon vers sa tempe, tirer.
Mes amis regardent, éperdus, les hommes qui se battent à leur côté se tuer eux même l'un après l'autre sans raison, mais ils ne peuvent pas se laisser distraire, leur attention retourne immédiatement au combat.
C'est le bout. Cette fois, c'est vraiment le bout.
_ Saigoan.
Mes amis sursautent. Les hommes que je possèdent sont resté silencieux autour d'eux, jusqu'à présent, et voilà que l'un deux se met à parler.
_ Saigoan, appelé-je de nouveau.
_ Je suis là, répond le prètre. Qu'y a-t-il ?
_ Je connais la chanson de Signe. Le Code. C'est en moi, dans mon esprit.
_ Ton esprit est impénétrable, Sai Nah, Dhin.
_ Je vais te l'ouvrir. Juste à toi. Tu l'as déjà vu écrit, mais tu n'en connais pas le sens. Dans mon esprit, tu trouvera tout. La signification, comment l'utiliser pour sauver Signe.Ca ne doit jamais être prononcé à voix haute, d'accord ?
Un autre homme en moins. On s'est accroupis derrière notre faible protection, et les échanges de coups de feu se multiplient.
_ Est-ce que c'est vraiment le moment de parler de ça, Sai Nah Dhin ?
_ Oui. Et le temps presse. Je vais sortir du corps de ces hommes, et je vais ouvrir les barrière qui protègent mon esprit, pour toi. Tu y chercheras le code de Signe, et tout ce que tu dois savoir à son sujet. Et ensuite... Je suis désolée. Ensuite il faudra faire comme pour Jésabel
_ Non !
Malgré lui, Saigoan a laissé s'échapper un cri. Il s'est écarté de la barricade, et accroupit, pour mieux regarder l'homme qui lui parle.
_ Il faut, Saigoan.
_ Tu n'as pas le droit...
Encore un homme en moins. Il ne m'en reste que trois.
_ Je te demande pardon. Mais il faut. Depuis que... Depuis que je dors, j'ai vu tant de choses. Je sais que ce ne sont pas des rêves. Je sais qu'elles sont vraies. J'ai découvert des vérité cachées, sur vous tous, sur moi, sur signes. C'est effrayant, tout ce que j'ai découvert. Et tout ça... Tout ça est parti dans cette boule, qui brûle au dessus de nous. Une fois qu'ils m'auront totalement absorbée, il pourront lire, voir tout ce que j'ai vu. Et vous n'avez pas envie qu'ils voient ce que j'ai vu. Ce que j'ai vu ne doit être vu par personne. C'est très important.
_ Soeur..
Frère a soudain compris. Mais je ne le regarde pas. Si je le regarde, c'est trop dur.
_ Je vous remercie d'avoir fait ce chemin pour me sauver. Mais c'est trop tard. Dans quelques instant, ce sera fini pour moi. Vous ne me sauverez plus. Alors sauvez le reste. Empêchez les de voir ce que j'ai vu. J'ai vu qui vous êtiez, j'ai vu quels étaient vos point faibles, j'ai vu ce qui permettrait de vous vaincre à coup sûr. J'ai même vu... J'ai même vu comment on pourrait éviter la guerre..
Il ne me reste que deux hommes.
_ Je refuse, murmure le prêtre
_ Une fois que tu sera dans mon esprit, détruit tout. Tout ce que j'ai été, tout ce que j'ai vu. Pour Signe. Pour Jesabel.
_ Je refuse.
Plus qu'un homme.
_ Je t'aime, Frère. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t....
Fini. Je ne peux plus. J'ai fait de mon mieux. Rassembler... L'énergie qui me reste... A ouvrir mon esprit... Pour Saigoan... Saigoan...
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 20 Jan - 3:26

Je sens ma peine remonter, sentant le contact de Sœur s’éteindre. Encore une fois une de mes amies va mourir, et encore une fois, je ne pourrais rien faire. Mais qu’est je donc foutu pendant toutes ces années, me promettant que jamais plus je ne me retrouverais en face de cette situation. Je me sens perdu.
-Attention !!
Je ne sais pas qui a lancé cette mise en garde, je ne cherche même pas à savoir qui la fait. Je tombe à genoux, plus par désespoir que pour éviter la balle que j’entend siffler au-dessus de moi. Je me sens si faible. Je sens ma volonté défaillir, et en même temps, je me sens tomber dans l’inconscience.

Il fait noir ici. Je suis seul, il n’y a personne autour de moi. Je suis toujours à genoux, et je regarde autour de moi, apeuré, tel un enfant perdu. Soudain, je vois une lumière devant moi. Ce n’est qu’une tache de blanc immaculé dans le lointain de ce monde, mais elle s’approche de plus en plus. Ses formes se précises. C’est un humain, une femme. Elle marche vers moi avec grâce, ne semblant pas être retenu par les forces qui régissent le monde. Son corps est drapé de blanc, mais je ne vois pas son visage. Finalement, je la vois juste devant moi. Elle me regarde de ces grands yeux. Elle souris. Je me lève, les yeux embués de larmes, et je lâche ce nom qui me brûle les lèvres, tellement il me rappelle de mauvais souvenirs :
-Jesabell.
Elle acquiesce, le visage rayonnant.
-Salut Saigoan, ça faisait longtemps !
-Oui, dis-je avec un petit rire, bien longtemps.
Elle sourit d’une air entendu, mais son visage se change, comme si elle prend conscience du sérieux de ce qu’elle va dire.
-Tu sais, je ne t’ai pas remercié pour l’autre fois, dans ce laboratoire.
-Remercié ! fis-je avec un air peiné et étonné. Mais je t’ai tuée !
-Non, tu ne ma pas tuée : tu m’as libérée. La douleur qui me rongeait était insoutenable, et rien n’aurait pu refermer ces blessures. Et je te remercie pour cela.
Elle croisa ses bras derrière elle, et souris avec ce petit air espiègle qui me faisait tant rire. Mais là, je ris tout en pleurant, m’enfouissant le visage contre son ventre, tout en étant à genoux.
-Oh Jesabell !
Elle me prit dans ces bras, et chantonna un petit air très doux, m’adoucissant le cœur. Les quelques minutes qui passèrent à pleurer contre elle, me semblèrent être des heures. Mais finalement, je me calmait, et elle me repoussa tout doucement pour que nos yeux se croisent.
-Mais tu n’a pas fini d’aider les gens, tu le sais, n’est ce pas ?
J’acquiesce, me souvenant de Sœur, que je devais sauver.
-Bien, alors suis-moi.
Elle me prend la main, et me relève. Elle me conduit pendant plusieurs minutes dans ce monde totalement noir, où bizarrement nous pouvions nous voir parfaitement. Finalement, nous arrivions près d’une immense boule blanche, qui scintillait telle Jesabell.
-Ton amie est parmi cet amas de karma, dit Jesabell en tendant le doigt. Et juste à coté d’elle, tu verras ce qui te permettra de la sauver, elle et tout les autres karmas se trouvant ici.
Je la regarde, tentant de me remémorer le plus fidèlement possible ses traits afin de ne plus jamais l’oublié après tout ça. Voyant que je la dévisage, elle rit d’un petit rire cristallin et me dit :
-Allez, vas-y, sauve tes amis. Et encore merci.
Elle se fondit dans ce monde si noir, et je retrouvais tout seul, devant cet amas de karma, qui devait sans doute être la boule karmatique qui se trouvait dans la salle où nous étions arrivés. Je la regardais fixement du regard, la défiant de faire du mal à mes amis, puis sans trop m’attarder, je rentrais à l’intérieur.

-Je t’aime….
-nous sommes où ici ?
-c’est beau !
-je ne suis pas daccord !
-non !!
Plusieurs voix m’assaillent, je ne sais plus où donner de la tête. Des images passent devant moi, tandis que je marche. Des images de joies et de tristesse. Des moments magnifiques ou horribles. Des souvenirs.
-mais pourquoi ?
-si tu le dis.
-ah bon ? et depuis quand ?
-pas question !
-VAS-T’EN !!!
J’essaie de ne pas y penser, de ne pas voir ce qui se déroule devant mes yeux, ou ce que j’entend. J’avance inexorablement, mais vers où ? Je ne sais pas. Soudain, je suis devant un karma différent. Un karma blanc comme les autres, mais avec un éclat bleu. Je regarde dedans. Je m’y voit. Moi ainsi que tout mes compagnons. C’est elle, c’est Sœur.
Je la prend entre mes mains. Elle est très affaibli. Même si je la libérais, elle n’aura pas assez d’énergie pour regagner son corps. Je l’introduit en moi, afin de la protéger avec mon corps. Je sens alors en moi une pensée qui s’impose, tel le bleu dans le ciel. C’est la formule. Je la connais désormais. Je regarde autour de moi. Mes yeux tombent sur une boule noir, d’où palpitent une lumière rouge de colère. C’est ce qui empêche les karmas de repartir. De colère, je l’écrase dans ma main. Un espèce de vapeur liquide coule entre mes doigts, et disparaît. J’entend des cris de remerciement autour de moi :
-Merci !
-merci pour votre aide, jeune homme !
-ouaaah, génial monsieur !!
Je sens une vague de reconnaissance monter de tout les côtés, pour finir par une explosion de lumière.


Je suis à genoux sur le sol de la salle. Les hommes de l’escouade nous prennent toujours en joue. Je me relève, satisfait. Mais aussi inquiet par le nombre d’homme autour de nous.
-A vous revoilà !, s’énerva Nelos. Qu’est que vous avez fait ?
Je regarde vers la boule de karma, d’où s’échappais en flot continu les prisonniers karmatique de cette boule. Soudainement, nous entendons un cri de rage derrière nous.
-AAAAARGH, saleté !!!
C’était un membre de la lune noir, entouré par d’autres.
-Vous rendez-vous compte de ce que vous venez de faire ??? Des années de travail, et tout cela pour rien !!! Vous allez mourir, pour cela !! EN JOUE !!!
Les soldats levèrent leurs armes vers nous, préparant notre mort avec un cliquetis fataliste.
-C’est la fin, se lamenta Wiwiji.
-F….
Soudain, le flot de karma convergea vers moi, entrant dans mon corps avec une vitesse incroyable.
-Nous allons vous aider.
-C’est la moindre des choses.
Je sentis un incroyable pouvoir en moi. Le karma de ces personnes firent développé mes muscles, et transforma la forme de mon corps. La magie de mon corps arriva en renfort. Je sentis de nouveaux appendices pousser dans mon dos, me soutirant un cri de douleur. Je sentis mes vêtements craquer sous la puissance du pouvoir. Mes lunettes partirent en miettes. La douleur s’arrêta aussi soudainement qu’elle était venu. Je me retrouvais en plein milieu de mes ennemis et de mes alliés, qui me regardaient d’un air incrédule. J’avais conscience de mon corps, sans ouvrir les yeux.
J’avais des ailes. Une d’ange rouge couleur sangs, et une de démon de couleur noir comme la nuit. J’était nu, mais cela m’incommoda peu, me sentant à l’aise en plein milieu du pouvoir effrayant qui coulait en moi. J’ouvrit finalement les yeux. Mon oeil gauche brillait d’un éclat rouge, prenant la forme de ma cicatrice qui le coupait : une cicatrice en forme de croix.

-Qu’est ce que vous attendez ?? tirez voyons !!! aboya l’ennemi en cape noir.
Je fermais mes ailes pour me protéger des tirs. Je ne fut pas étonner de ne pas les voir transpercer car mon corps tout entier était recouvert d’une fine couche de karma. Il cessèrent de tirer, sans doute pour recharger leurs armes. Je choisis ce moment pour attaquer. J’ouvrit brutalement les ailes, et hurla d’un cri bestiale, faisant découvrir à mes ennemis des dents pointus à l’air tranchants. Quelques uns s’enfuirent, mais les autres me reprirent en joue. Je bondis vers eux. Ma nouvelle force, me fit arriver rapidement devant l’un deux. D’un geste négligeant, je lui coupe la gorge avec mes griffes acérées. Il s’écroule derrière moi, tandis que je cogne avec une violence brute deux têtes l’une contre l’autre. Ils font un petit craquement insignifiant. Mon œil gauche me fit voir un danger : dans 3 secondes, un soldat tirerais sur Wiwiji et la blessera mortellement. Je me retourne, identifie le soldat bientôt fautif d’une mort, puis me retrouve a coté de son arme, que je déchiquette d’un coup vif de la main. Le soldat me regarde avec des yeux affolés, puis s’enfuit sans demander son reste. Un autre bataillon se met en place à quelque mètres de moi, et s’apprête à faire feu. Une immense rage éclata en moi, et plusieurs rais de karma quittèrent mon corps pour frapper de plein fouet les soldats. Ils tombèrent à terre, sans vie.
Il ne reste plus que les hommes habillés en noir. Je me tourne vers eux, l’air menaçant, le sang de mes ennemis dégoulinant de mes ailes.
-Vous… vous ne pouvez rien contre nous !! s’exclama l’un deux, plus pour se convaincre lui-même que moi.
Mais certains ne furent pas si certain, et s’enfuir lâchement, surtout les plus jeunes. Mais celui qui semblait être le chef, lui, me fit face.
-Très bien, tu résistes aux balles, mais résiste-tu à la magie ?
A ces mots, il fit apparaître une boule de feu entre ces mains, et me l’envoya dessus dans un tourbillon de flammes. Je sentis la chaleur des flammes, mais ma protection tint bon. J’avançais inexorablement vers l’homme, qui commençait tout doucement à paniquer. Quand je me retrouva finalement devant lui, il cessa de m’envoyer des flammes, et leva les mains au ciel. Une poutre métallique me tomba alors dessus. Je fus surpris par la chute, mais pas décontenancer. Alors que le sorcier lançait déjà un cri de victoire, je me relevais, la poutre négligemment poser sur l’épaule, et l’envoya d’un coup vif sur mon ennemi, qui fut écraser et mourra sur le coup. Tout les autres regardait avec horreur le cadavre de leur allié, quand je fondit soudainement sur eux. J’en attrapait deux par les épaules, et en quelques coups d’ailes, m’envola le plus haut possible de la pièce. Je les lâchais au plus haut, tandis qu’ils battaient follement des jambes et des bras, et ils s’écrasèrent au sol, le bruit de leur os se cassant emplissant la salle. Je redescendais vers le reste du bataillon survivant de sorcier, qui avait eu le temps de s’organiser : quelque uns formais un bouclier autour du groupe pendant que d’autres me lançait des éclairs magique. Je virevoltait sans peine entre ces attaques, aidés par mon œil. Soudainement, je redescendis au niveau du sol, passa en rase motte, et fit voler en éclat leur bouclier d’un coup puissant de magie. Je décapitais vivement d’un coup de doigts effilés comme des rasoirs les membres qui ne s’étaient pas attendu à ça. Après mon passage, il n’en restait plus que 2. Je m’apprêtais à en finir quand un pas lourd, traînant, arriva à mes oreilles. Je regardais autour de moi quand la réponse arriva par une porte très grande. Un dragon. Un dragon de couleur gris métal, long de 10 mètres, avec des dents longs comme la main. Je lançais un éclair sur lui, qui fut stopper net. La bête ne sembla pas s’en émouvoir, et tournant ces yeux jaunes remplis de haine sur moi, et étendit ses ailes, d’une envergure de 20 mètres, et hurla d’un cri bestiale, de quoi percer les tympas.
-ça, ça va être un peu plus dur, gronais-je.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 28 Jan - 18:22

Kanna

Il fait noir, si noir ici … Et tellement chaud. J’ai l’impression que je suis dans un cocon. Quelque chose de très doux, de très agréable. J’aimerais rester là longtemps… A tout jamais. N’avoir plus rien à faire, à dire, à penser. Juste dormir.
Pourtant, il y a quelque chose qui m’empêche de rester là. Je sais pas quoi. Je crois que ce sont « Elles ». Oui, je pense que c’est ça…

« Purée, t’es d’jà debout ? Pourtant ça devait t’endormir plus longtemps… Ah oué, mais toi t’es pas un môme.
Je cligne difficilement les yeux. La lumière est forte… est ce bruit. Que se passe-t-il ? On dirait qu’il y a un combat. Quelque chose de violent.
Un hurlement. Voilà, c’est ça. Bestial, à en éclater ma tête.
Un dragon… Un grand dragon gris. Et des cadavres, partout. Des soldats, des hommes en noir, oui.
Le père de Nelos est là. Ils sont tous là, sauf Sœur, mais elle c’est normal. Ah si… Y a Saigoan qui a l’air changé. Il est entouré d’une aura rouge et noire, ses yeux…
Surtout, ne pas chercher à comprendre. Ce combat ne me concerne pas. Pas du tout.
Frère, Arias et Nelos se regroupent en arrière, loin du Dragon. Wiwiji, qui me tient, grogne :
« Ils auraient pu m’en laisser un ou deux… Les… »
C’est alors que je reprends conscience un peu plus. Elle… Elle m’a forcée à renoncer à me battre ! Elle m’a empêchée de crever une fois pour toute ! Je vais lui faire regretter son geste !
Attends…
Et ben vas-y ! Bute-là !
Ne raconte pas n’importe quoi.
Je repousse violemment Wiwiji et me relève difficilement. Et mince, mes jambes ! Pas la force de faire plus. Je recule de quelques mètres avant de m’effondrer près d’un mur, à l’abri. Saleté de somnifère…
Le dragon, lui, vole lentement, comme un vautour, au-dessus de Saigoan. Celui-ci d’ailleurs semble s’affairer à… quoi au juste ? Il réunit une minuscule boule de lumière, pâle, comme une petite luciole entre ses mains. Et la libère. Elle s’envole, tout doucement, au loin. Qu’est-ce que c’est ?
« Saigoan ! Vous n’avez pas… s’écrie Frère.
- Si ! Il le faut, répond-t-il. Si jamais je meurs, autant ne pas entraîner Sœur avec moi. J’ai remis son karma dans son corps.
- Mais… vous n’allez pas mourir ! Personne ne peut ! C’est impossible !
C’est à ce moment-là que le dragon décide de se jeter sur Saigoan, qui l’évite de justesse.
« Il faut le divertir le plus longtemps possible, je hurle. Autant trouver une solution pour le neutraliser, et vite !
Nelos, qui depuis un moment ne parlait pas, sûrement plongé dans ses réflexions, s’agite.
- Je… une arme karmatique et nucléaire… Non… Attention ! Cette chose est un prototype de ce qu’on est sensé détruire ! Elle est formée uniquement de karma et d’énergie nucléaire ! Ce dragon n’est rien comparé à ce qu’ils veulent construire !
- Quoi, s’écrie Saigoan. Vous plaisantez ! Déjà que je n’arrive pas à le frapper, je n’imagine pas la version finale.
- Arrêtez de parler, je vocifère. Occupez-le au lieu de taper la discussion ! Sinon on peut être sûrs d’y passer, avec toute l’usine !
- Ouais, réplique Wiwiji. On a pas que ça à faire !
Les autres nous regardent d’un œil mauvais. C’est vrai. On fait rien du tout, nous deux… Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Moi, j’peux toujours tenter une action suicidaire. Ce serait la seule chose potable.
Nelos, Arias et Frère, laissant le père près de Wiwiji, discutent rapidement, s’énervent, stressent Tandis que Saigoan tente de divertir le dragon par tous les moyens… Ils cherchent… Ils cherchent la solution de quelque chose qui ne me concerne pas… qui ne…
Menteuse… Ca te concerne. Tu le sais…
Oui… Cette arme… Il ne faut pas qu’elle aboutisse. Il faut la détruire, à tous prix. Sinon, je sais ce qui m'arrivera... Ceux de « L’autre côté » déclencheront leur plan et…
Ca me concerne. Moi, plus que tous les autres. C’est ma vie, ma liberté, ce qu’il me reste à peu près d’humain, « Elles », qui sont en jeu.
Même si je me hais de tout mon corps, de toute mon âme, et à tout jamais, il faut que j’arrête cette guerre…
Je m’approche du groupe des « Je débats pour régler ce problème vite fait ». Et tente de les écouter, surtout de les comprendre.
« Cette créature… Elle est formée de karma… Ca peut nous être utile ça, marmonne Nelos.
- Oui, répond Arias. Mais que voulez-vous que… On pourrait l’absorber ! Oui ! Moi et Saigoan, nous pourrions dévorer ce dragon de son karma et l’emmagasiner en nous !
- Vous oubliez la matière nucléaire, je susurre.
Ils se remettent à réfléchir, tandis que le dragon, franchement agacé des manœuvres de Saigoan, hurle son dépit et tente de l’attraper dans sa gueule.
- Je vais pas tenir longtemps !
Frère semble avoir trouvé quelque chose. Il n’ose pas parler, mais je sens que ça bouillonne en lui. Il se tourne vers Arias :
- J’ai peut-être une solution. Je peux utiliser ma magie de… structure pour dénucléariser le dragon. Ainsi vous pourrez, vous et Saigoan, lui retirer son karma. Mais je risque d’être extrêmement affaibli ensuite…
Et bien, on a déjà le père de Nelos à porter. Ca va être chouette. Je suppose que ce sera pareil avec les deux héros, Arias et Saigoan.
- Bien, soupire Nelos. Si c’est la seule solution… Allez-y. Je vais regrouper les autres.
- Je m’en charge, dis-je avant de me précipiter sur Wiwiji et le père, complètement déboussolé. »
Il me fixe, d’un œil hagard, ainsi que ma « coéquipière ». Je le comprends, il a déjà supporté plein de trucs, il est complètement largué.
« Vous en faîtes pas. Ca va bientôt se finir. Mais évitez de vous poser trop de questions, c’est pas très recommandé. »
Il acquiesce de façon muette.
Le groupe Arias/Frère s’approche de Saigoan, qui est visiblement très fatigué, à force de faire voler ce dragon. Il s’écroule à moitié devant eux et se met en position de combat.
Frère s’avance, presque timidement, mal à l’aise. Il a peur de réussir on dirait, mais il ne veut pas le montrer. Il fait tout ça pour Sœur, et uniquement pour elle.
Ses mains se rejoignent, forment une espèce de creux. Le dragon semble s’agiter. Il s’immobilise, en vol stationnaire devant le groupe. Hésite-t-il à attaquer ? Cherche-t-il à comprendre ? Toujours est-il qu’une sorte d’aura argentée l’entoure, semble l’énerver. Il se frappe, tourne violemment sa tête dans tous les sens en glapissant. Il souffre on dirait. Il a mal peut-être. Frère, lui, tend ses bras vers le dragon, le front suant, les bras tremblants.
Un cri suraigu retentit, et l’aura éclate en myriades de petites lueurs, qui entrent dans le dragon, le faisant hurler de douleur.
Ni une, ni deux, Saigoan et Arias ferment les yeux, se concentrent, pendant que Nelos récupère Frère et le dépose près de son père, sans dire un mot.
Le dragon s’écrase à terre, semble se déformer, hurle, se cabre, essaie de frapper mortellement les deux êtres qui l’importunent.
Il se désagrège, doucement, dans un bruit de succion terrible. Mes oreilles sifflent, mon corps semble être une caisse de résonance. J’ai l’impression, moi aussi de me faire aspirer.
Le bruit devient de plus en plus fort, de plus en plus profond. Je hurle malgré moi. C’est horrible, horrible… Je ne vois presque plus rien. Juste du flou, et la tache grise du dragon qui diminue, diminue…
Et ça finit par s’amenuiser, tout doucement, par palier. Comme si on baissait le son d’une holo-sphère. Je rouvre les yeux, reprends mes esprits.
Le dragon a disparu. Saigoan et Arias sont là, effondrés au sol. Ils ont réussi, mais ils sont complètement à plat…
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 31 Jan - 14:54

Nelos Van Dren :

J'étais seul. Ils étaient tous là, mais j'étais seul. Des cadavres, mes compagnons inanimés, et mon père... Je n'osais pas imaginer quel chaos devait régner dans sa tête en un moment pareil, et tout ça par ma faute... Seule Kanna était encore réellement conscience de la situation. A présent, notre objectif était atteint, le lien qui reliait la boule de karma à Sai Nah Din avait été rompu, et grâce au prêtre, elle avait pu, j'espère, regagner son corps. Et maintenant ?
Je m'assis sur le sol froid, à contempler le carnage que nous avions semé ici, mais je n'arrivais pas à chasser de mon esprit la question qui me lancinait les méninges depuis la disparition du dragon... Comment faire pour sortir d'ici, maintenant ? C'était Arias qui nous avaient emmenés, mais il n’était à présent plus capable de nous en faire repartir... C’était bizarre. Depuis des années, je me suis habitué au fait que je risquais tous les jours ma propre vie et celle de tous ceux qui m'accompagnaient, et maintenant que la menace de ne pas revenir paraissait vraiment sérieuse... J'avais peur. Peur, et honte ! Non seulement j'entraînais tous mes amis dans ma mort, mais aussi mon propre père ! La dernière famille qu'il me restait, j'allais la perdre bêtement ! Je me sentais tellement ridicule et honteux que j'en vins même à pleurer ! Moi, pleurer comme une fillette alors que j'allais...
_ Hé, c'est fini... Le bureau des pleurs ?
J'entendis soudain tout près de moi une voix fatiguée. Je me retournais, les yeux humides, et vis Kanna qui s'était penché sur moi. Elle avait un regard faussement mauvais.
_ C'est vous... Qui nous avait entraînés dans cette histoire, alors... A vous de nous en sortir.
_ Mais... dis-je en essayant de contenir mes larmes, il n'y a pas d'issus, Arias est inconscient... On a plus au...
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que je reçus une gifle magistrale, ferme, pas dénuée de sens... J'avais failli en tomber à la renverse.
_ Pleurnicher comme une femmelette... Ca vous va pas du tout.
Elle chancela pendant quelques instants, j'avais eu peur qu'elle ne tombe.
_ J'espère... Encore survivre assez longtemps... Pour vous en lettre une troisième...
A ses mots, elle tomba pour de bon. J'eus juste le temps de retenir ma dernière larme de désespoir et de la rattraper dans mes bras. C'était elle, elle qui se fichait complètement de la vie, de sa vie qui venait de me dire qu'il fallait survivre, qu'il fallait trouver un moyen pour survivre... Alors que moi, qui me cachait derrière mon optimisme, j'avais déjà baissé les bras... C'était elle qui avait raison ! Personne n'aurait voulu mourir ici ! Ils m'avaient tous suivis pour quelque chose, pour Sai Nah Din, et pour arrêter la guerre qui se préparait, je n'avais pas le droit de les laisser ici crever, et le combat devait continuer !
Cependant, le problème restait le même : Comment faire pour sortir de cette usine sous-marine ? La manière forte, creuser un trou dans un mur aurait pu marcher, mais cela n'aurait fait que nous noyer sous des torrents d'eau... Si je pouvais trouver un moyen de nous en protéger. Mon regard se tourna vers la boule de karma, crevée comme un ballon... Si elle était encore entière, nous aurions peut être pu nous en servir... Mais... Je possédais moi-même les capacités pour pouvoir la colmater ! Avec ma maîtrise de glaces... Peut être...
Je me décidais à transporter Kanna à l'intérieur de la boule, puis tous mes autres compagnons, un par un. Papa me regardait faire, mais il ne dit rien, moi-même, j'osais à peine affronter son regard. Il était le dernier. Je m'avançais près du fauteuil roulant, puis je m'accroupissais devant ses genoux... Je n'arrivais pas à lever les yeux vers lui. J'eus failli avoir une crise cardiaque lorsque je sentis sa main se poser sur ma tête. Ce n'était pas une main qui avait envie de me frapper pour lui avoir caché la vérité si longtemps, mais presque la même main qui caressait ma tête... Cette main qui me caressait la tête quand j'étais petit.
_ Nelos, dit-il faiblement, ne m'explique rien. Ce que j'ai compris, c'est que tu essais de sauver tes amis en ce moment.
Je n'osais lui demander s'il avait encore confiance après tout ce qu'il avait du subir par ma faute. Comme je ne lui répondais pas, il mit ses deux mains ridées sur les joues et me fit plonger mon regard dans le sien.
_ Fais ce que tu as à faire, le reste peut attendre...
En redescendant la boule que j'avais dans la gorge, je parvins à lui dire ce que j'avais à dire.
_ Papa... il va falloir que je t'endorme.
_ Vas-y, répondit-il simplement.
Avant que je ne change d'avis, je posais ma main sur sa tempe et murmurais quelques mots. Ses yeux se fermèrent et sa tête pencha sur le côté. Je transportais ensuite le fauteuil à l'intérieur de la boule crevée, avec les autres. Je restais ensuite quelques instants au milieu de la grande salle, puis je sortis des mes poches une dizaine de grosses billes qui heureusement n'avaient pas été endommagées : Les explosifs télécommandés S5 que j'avais prévu pour détruire l'usine. Avec ceux là, elle ne pourra plus jamais être utilisée. Dans le silence je posais les charges les unes après les autres pour provoquer une réaction en chaîne, puis je revins à l'intérieur de la boule. Je décidais de la refermer à l'aide de la glace magique. Le plus dangereux n'était pas que cette protection puisse être détruite - Les explosifs conventionnels n'étameront pas la magie de la glace - mais que nous manquions d'oxygène avant de pouvoir arriver à la surface... Il fallait pourtant que ça réussisse, aucun de nous n'avait le droit d'y rester maintenant, surtout pas maintenant...
Je laissais une petite ouverture dans la boule avant de prendre le boîtier dans mon autre poche. Je fermais lors définitivement notre retraite. J'expirais un grand coup, et j'appuyais sur le bouton du boîtier...
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 14 Fév - 11:22

Wiwiji Hoshizora

Adieu « Père », adieu « Mère », je suis libre maintenant, votre mort me libère… Et c’est maintenant, la fin ? Il n’y a plus de sons, plus de couleurs, je suis entourée du silence et du noir … La vie devenait vraiment intéressante pourtant, avec des amis … C’est ça que les amis font ? C’est leur faute si je suis là, c’est pas ça des amis ! Ils m’auraient pas fait venir ici, on serait pas en train de mourir … Eux aussi ils sont dans mon cas … mais c’est leur problème.
Tiens ? J’ai mal … Je ne suis pas morte alors … quand on meurt on souffre plus … enfin je crois, non ?
J’ouvre les yeux … On est au bord de l’eau … l’air est frais … Tout le monde est inconscient, sauf Nélos.

« On rentre ? » Je lui demande ça avec un ton stupide, c’est vrai que c’est bête mais j’ai besoin de m’en assurer …
Il me répond par un signe de tête affirmatif, ouf, mais je pense que cela n’était qu’un passage de ce qui se trame, il va y en avoir d’autre … des pires ? Je ne veux pas mourir, pas encore, c’est trop bête …J’ai mal un peu partout, je suis fatiguée. Je farfouille un peu dans ma sacoche, machinalement, mes doigts passent sur les dards et glissent sur ma dague … Ah, c’est par là que tout a commencé, si ils étaient encore là pour me voir les « parents », ah ! Vous êtes plus là pour m’voir hein ?
Le père de Nélos … Il est là lui aussi, inconscient, pourquoi est-il là ? Il vient avec nous ? Nélos voudrait le sauver ? Pourquoi ? La « famille » n’est qu’un mot stupide et faux ! Ce sont … mensonges …Monsieur l’père, quelle est la vérité sur la « famille » ? Qu’est ce que c’est ? Vous aimez votre fils ? Et lui … Il vous aime … Sûrement puisqu’il vous a sauvé … Monsieur, répondez-moi …
Je rêvasse … depuis quand est-ce que je pense à ce genre de choses ? La famille et les amis ça me semble tellement superficiel, est-ce que ça a une signification au fond ? Et si je m’étais finalement trompée, que la famille n’était pas si cruelle de partout ? Que c’était moi qui avais fait fausse route ? mes « parents » étaient mauvais avec moi … mais ils n’étaient pas mes vrais parents … J’ai toujours cru que les amis n’étaient que des gens qui au fond utilisaient leurs « amis », c’est ce que j’ai toujours fait, moi, pensant que c’était normal … désirant me venger au fond … Erreur ? Je ne sais plus rien …
Pourquoi je doute ? C’est eux qui me font douter ? J’ai raison ou pas ? Répondez-moi !
Soudain des vaisseaux apparaissent, ennemis ? Ils sont capables de se camoufler, ça fait peut-être longtemps qu’ils sont là ?! Qui sait … Il y en a un plus grand, la porte vient de s’ouvrir et un homme descend, je prends ma dague, on ne sait jamais.

« Ah c’est vous ! Annonce Nélos en s’avançant.
Ils ne sont pas ennemis, tant mieux au fond …
-Nous sommes venu vous chercher, monsieur.
-Parfait, nos hôtes sont fatigués et ont besoin de repos, rentrons au plus vite à la base. »

En effet, je suis fatiguée, et je pense que les autres le sont autant voir plus que moi … pourquoi je pense à eux ? Chut !
Les hommes dans le vaisseau descendent et commencent à transporter les autres dans le vaisseau. L’un deux s’amène vers moi, non c’est bon, « m’zelle » n’a pas besoin d’aide ! Dégage ! Je me lève et entre dans le véhicule, je me sens énervée … Besoin de réponse
Nous démarrons et nous envolons vers la base …
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 15 Fév - 17:30

Sai Nah Dinh.
Musique. Musique joyeuse, effrénée, dansante. Musique qui vous emporte, vous donne envie de vivre, d'ouvrir les yeux... D'où vient cette musique que je ne connais pas ? Moi aussi, je t'aime, Jesabell... M'envoler comme Peter Pan. La danseuse, la danseuse ! Je suis éveillée. Je dois... Ouvrir les yeux...
Au dessus de moi, un plafond blanc. Blanc, Blanc. Une robe exceptionnelle, mademoiselle, elle paraît blanche parce que personne ne la porte encore, mais sitôt que vous la vétirer... Non, blanc.. Celui de la chambre qu'on m'a donné, au quartier général de l'aigle des Arcanes. Mon corps est lourd. Très lourd. Il pèse de tout son poid sur le matelas où je suis allongée. Quelqu'un me serre... la main... mollement. Youshia. Je reconnais sa présence. Mais la musique, cette musique étonnante, inconnue, vivante, ça ne vient pas d'elle. J'essaye d'appeler. Je n'y parviens pas. Je n'arrive pas à faire le moindre mouvement.
_ Youshia...
Ce n'est pas ma voix. Ce n'est pas moi qui ai parlé.Qui a parlé ? Je connais cette voix. Je la connais. Je sais. Je sais tout. Tout. La déchirure, la déchirure, la déchirure que Frère a traversé pour moi. Et Nin. Non, Nin !!
_ Youshia, réveillez vous, dit à nouveau cette voix que je ne connais pas.
Je parvient à tourner la tête. Ma vue... est trouble... J'apperçois, tout près, le visage de Youshia. Assise à mon chevet, sa main dans la mienne, sa tête repose sur la table de nuit. Sa robe est chatoyante, au rythme de ses rêves. Elle s'est endormie là, fatiguée de me veiller sans relâche, depuis des jours. Je le sais. Je sais tout. Tout. T... Elle ouvre les yeux en même temps que je pose les miens sur elle. Nos regard se croisent. J'essaye de prononcer... Youshia... Son nom... Youshia. Pas moyen.
_ Saï Nah Dinh, murmure-t-elle, encore à moitié endormie.
Je parvient à sourire. A répondre à son regard. D'abord... incrédule. Puis trouble. Les larmes commencent à couler. Dans son état de demi éveil, elle ne parvient pas à les retenir. Je voudrais... Je ne trouve plus les larmes, dans l'immensité de souvenir qu'est devenu ma tête. Un océan de sensation, de paroles, de fait qui ne m'appartiennent pas. Je me noie à l'intérieur. Elle crispe ses mains sur sa robe qui passe alternativement du rouge au bleu, du bleu au vert, du vert au jaune, tant d'émotions qui la secouent...
_ Ils ont réussi ! Je n'y croyais plus !
Soeur ? Soeur
Frère m'appelle. Frère essaye de pénétrer mon esprit. J'essaye de lui envoyer un message rassurant, mais... Frère... Nos parents avaient un ami. Kaïl. Un sculpteur. Tu le connais. Je dois te dire... Il faut que je te dise... Cette grande déchirure. Le pouvoir des Ainran. Le pouvoir de Signe. On pourrait... Non, il faut d'abord que je parle à Kanna. J'ai un message pour elle, c'est primordial. J'ai un message aussi pour le père de Nelos... Et pour Saigoan. Non, non, j'ai tant à dire, j'ai trop à dire...
Frère recule de ma tête. Il a senti.
Je...
Je te parlerai plus tard, Soeur. Nous sommes tous sains et sauf. Nous rentrons.Il s'est coupé de moi. Ca vaut mieux. Ces nuages, ces nuages de mots, de pensées étrangère. Musique.. Penser à la musique... A la musique...
Mes larmes coulent, sans que j'ai compris ce qui les avait déclanché. Youshia sanglote sur son siège, sans parvenir à s'arrêter, ni lâcher ma main.
_ Ne pleurez pas, Youshia. Vous voyez qu'elle va bien. Répète la voix inconnue que je n'ai jamais entendue.
Mais que j'ai entendu, pourtant... En rêve...
Cette musique... Ca vient de cette personne. Il faut que je regarde. J'essaye encore de bouger la tête, mais c'est... trop... Dur...
_ Je ne pleure pas, dit Youshia. C'est nerveux.
Alors la personne s'approche, passe devant elle, et vient m'embrasser à son tour. Je regarde, comme si je ne les voyait pas vraiment, ses deux grands yeux de topaze brûlés, si brillant, si innocent il y a encore peu de temps, et aujourd'hui, si plein du reflet de ceux qui ont vécu longtemps, longtemps.
_ Signe ! S'écrie Youshia en la voyant lui passer devant.
Toute à son émotion, elle vient seulement de réaliser la présence de la jeune fille enfant. Sa robe prend une teinte noire. Elle est en colère.
_ Signe ! Cela fait des jours que tout le monde te cherche partout. Nous étions morts d'inquiétude ! Où étais-tu passé ?
_ J'ai du partir. Mais je suis revenue.
Youshia ouvre la bouche, puis la referme. Sa robe prends une teinte blanche immaculée, sous la surprise. Partie ? Revenue ? Signe ? Tu étais partie ?
Elle referme la porte, cette grande porte lourde, la porte de la connaissance, la porte magique, en la poussant de ses bras, la tête encore lourde des souvenir qu'on lui a rendu. Là voilà de nouveau dans le couloir. Depuis combien de temps est-elle partie ? Ca lui a paru tant. Youshia a du s'inquiéter. Il faut qu'elle la retrouve, vite, qu'elle lui dise qu'elle va bien. Signe, je m'appelle Signe, je m'appelerait toujours Signe. Je suis fière d'être ce que je suis. Youshia doit sûrement être au près de Soeur Tâchée. C'est là qu'il faut aller. C'est étrange de se retrouver à nouveau là. La dernière fois que j'ai parcouru ces couloirs, je ne savais qui j'étais, je ne savais rien, sinon qui j'aimais. Aujourd'hui, je sais toujours qui j'aime, mais je sais aussi pourquoi je les aimerais toujours.
Oui. Youshia est bien dans la chambre. Elle dors sur la chaise, en tenant la main de Soeur. Et Soeur... Soeur ne dors pas. Soeur a les yeux ouvert, elle regarde le plafond...
_ Youshia !

_ Signe, tu parles ! S'écrie Youshia.
_ J'ai retrouvé ma voix, dit simplement Signe.
_ Co... Comment ?
Mais c'est moi que Signe regarde.
_ Vous avez dormi si longtemps. J'ai eu si peur que vous ne vous réveilliez pas. J'ai voulu jouer votre musique, mais...
Je me redresse, et referme mes bras sur elle, en la serrant de toute mes forces. Je m'accroche à elle comme à une bouée. Elle seule sait d'où je reviens. Parce qu'elle revient du même endroit. Qu'as-tu vu, Signe, derrière la porte ? Qu'as-tu vu, Cassandre ? Cassandre...
_ Soeur ? Pourquoi vous ne parlez pas ?
Elle s'est écartée de moi et me regarde. Inquiète. Effrayée, même. Il faut que je la rassure... Il faut que je lui dise... Tu t'appelle Cassandre. C'est le nom que ton père t'avais donné. Ton père... Ton vrai père, un merveilleux hommes. Car tu as été une véritable enfant autrefois. Une petite fille normale, avec un papa et une maman. Ton papa était un politicien. Il luttait pour le respect des espèce, et la non violence envers les non humains. Et l'autre. Guerre. Ce sale type qui a essayé de pénétrer dans mon esprit pour y trouver ta chanson. C'était un général de l'armée. Il soutenait le parti adverse, celui qui militait pour la suprématie de la race humaine. Cassandre... Je ne parvient pas à dire un mot.
_ Sai Nah Dinh, m'appelle Youshia. Comment te sens-tu. Arrives-tu à m'entendre ?
Je hoche la tête pour montrer que lui. J'ouvre la bouche pour lui répondre. Mais la referme. Déjà, je sens me venir un déferlement de connaissance que je ne parvient pas à endiguer. Ton père à toi est mort quand tu étais jeune.. Tu es restée seule avec ta mère... Fais des études longue, ma fille. Les plus longue que tu peux. Ne t'inquiète pas de l'argent, je t'en verserai aussi longtemps qu'il faudra.
_ Elle ne parle plus, murmure Signe.
Sa voix toute neuve tremble. Elle s'affole.
_ C'est à cause de moi ! J'ai pris sa voix. En retrouvant ma voix, j'ai pris la sienne.
Non ! Il ne faut pas... Il ne faut pas... Ma lyre est au pied du lit, je m'en empare et me met à chanter le premier air qui me vient, celui que je sais par coeur, que je peux chanter sans avoir à le penser, sans que mes pensées s'emballent et m'entrainent vers cette univers de connaissance trop infini pour mon esprit.
"Pense à moi
Tendrement pense à moi juste une fois
Ne m'oublie pas
Promets le moi aussi loin que tu sois"
En faisant le vocalise de la fin, j'arrive un peu à faire la paix dans mon esprit, mais dés que je m'arrête, le tumulte reprends.
_ Arrives-tu à parler maintenant ? Demande Youshia.
Je cherche un mot, une phrase, à lui dire. Mais milles paroles se bousculent derrière mes lèvres sans que je parviennent à en prononcer une, à en choisir une entre toute qui puisse être dites avant les autres.
Je repose ma lyre et prends Signe dans mes bras. Nous allons te sauver. Saigoan a la formule. Il va te... Et soudain, c'est autre chose qui me revient. Non, nous n'allons pas te sauver. Au contraire, nous allons t'utiliser, comme un outil pour éviter la guerre, parce que c'est le seul moyen... Non, non. Je halête, mais aucun mot ne sors de ma bouche.
Youshia s'interpose. Elle écarte mes bras, éloigne Signe. Et me fait me recoucher.
_ Tu n'arrives pas à parler pour l'instant, mais ça reviendra. Laisse-toi le temps de te remettre. N'ai pas peur, Signe. Raconte-moi plutôt. Où étais-tu ? Comment as-tu fait pour retrouver ta voix ?
Signe ne réponds pas. Elle continue à me regarder d'un oeil inquiet. Je lui sourit, et lui indique le bord de mon lit pour qu'elle s'y asseoit.
_ Vous allez bientôt reparler comme avant ? Me demande-t-elle.
Je hoche la tête. Signe, alors, vient s'asseoir, rassurée.
_ Raconte, Signe, demande à nouveau Youshia.
Raconte. Je ne peux pas le faire. Raconte le Savoir. Raconte.
Comme moi, elle se tait. Elle cherche ses mots. Tout ce qu'elle sait se bouscule dans sa tête, sans qu'elle trouve le moyen de le formuler. Mais elle trouve le début du fil.
_ La porte...
Et puis un silence...
_ La porte de la connaissance...
Youshia hausse le sourcil.
_ Une porte ? Tu parles d'une porte ?
_ Une porte qui m'est apparue. Qui n'avait pas à être là. Mais qui m'est apparue. Je l'ai franchie et...
De nouveau elle se tait et me lance un regard désespéré, comme un appel au secour. Youshia lui vient en aide.
_ Il y a une légende, au sujet d'une porte qui apparaît et disparait. En général, c'est aux bannis, ou à ceux qui renient ce qu'ils sont, qu'elle apparaît.
_ Je suis une bannie, murmure Signe. Bannie de mon propre passé. Et en l'oubliant, c'est comme si j'avais renié ce que j'étais. Alors la porte m'est apparue...
Et voilà. Son récit de bloque de nouveau. Impossible de dire, de raconter.
_ Tu l'as traversée, murmure Youshia.
_ Oui.
_ Et qu'y avait-il derrière ?
_ Je... Je...
_ Ne cherche pas à décrire, concentre-toi juste. Tu l'as traversée. Et ensuite ? Qu'il avait-il ensuite ? L'instant d'après, après que tu l'ai traversée.
_ Le noir. Un immense noir. Qui m'engloutissait, me noyait, m'absorbait...
_ Et dans ce noir ?
_ J'ai vu mes parents. Mes vrais parents. Ils riaient. On marchait ensemble dans une forêt. Ils me tenaient chacun par une main. Ils comptaient. Et un, et deux, et trois... Et à dix, ils me soulevaient tous les deux, chacun par une main, et me poussaient vers le ciel. Je volais. Ils me rattrappaient et me reposait sur le sol. Je riais. J'avais trois ans, je crois. Je m'appelais Cassandre. Cassandre Naxios. Mon père était Théodorus Naxios. Il avait un travail très, très très important, il n'étais pas souvent là, alors quand il était là, il passait le plus de temps possible avec moi. Ma mère... Ma mère était si jolie. J'avais ses yeux, ses cheveux... Je lui ressemble... Et puis... Et puis de nouveau le noir.
Je me suis penchée en avant pour prendre sa main. C'est tout ce que je peux. Le rire des parents, de la petite fille, raisonne dans mes oreilles. OUi, j'ai assisté à ça, moi aussi. A ça en plus de toutes les autres chose. Il y a tant de choses que j'ai vu pendant que je dormais.
_ Qu'as-tu vu d'autre ? Ne perds pas le fil. De nouveau le noir, et ensuite ?
_ Un immense bruit. Assourdissant. J'ai peur. Je suis couverte de sang, de tâche rouge. J'en ai sur tout le corps. Je cours dans une sorte de campagne. Le vaisseau de mes parents est derrière moi, cassé. On volait, et on est tombé. Mon père a crié quelque chose comme "Je n'ai plus le contrôle", et on est tombé.
Un sabotage. Petite fille, elle ne peut pas se souvenir de ça. Mais moi, je m'en souvient. Le vaisseau de son père a été saboté. Naxios devenait encombrant. Il commençait à convaincre. A cause de lui, les privilège des humains sur les autres races menaçaient d'être abolit.
_ On est tombés. Mon papa, et ma maman ne bougent plus. Le sang. C'est le sang de mon papa. J'en ai partout. Ca fait des taches rouges. De grosses taches rouges.
Comme celles de Frère. Il lui avait fait peur, la première fois. Je m'en rappelle. A cause de ses tâches. Ses tâches nébuleuses...
_ Et puis, il y a ce monsieur. Monsieur Sirkus. Il me voit. Avec les tâches de sang sur moi. Et il m'attrappe. Et je crie. Je crie. J'ai une voix, une voix. Je crie. Je crie "papa, maman". Je ne veux pas les quitter. Il me plaque la main sur la bouche. Il m'entraine derrière un débris de vaisseau. Et je vois à travers le trou qui est dans le débri, devant moi. Des hommes en uniforme arrivent. Ils ont de grosse bottes, qui font beaucoup de bruit sur le sol. Il y en a un qui crie. "Faites que ça ai l'air d'être l'oeuvre de pillard." Et il dit à un autre groupe d'homme, derrière "Allez dans le village. Pas de témoin"
Le village. Le village près de l'endroit où le vaisseau s'est écrasé... Le village de Saigoan. Oui, c'est ça. Le village de Saigoan... C'est à cause de ça. Pour ne pas laisser de témoin. Et les deux seul témoins qui restent... Saigoan. Et la petite fille. Cassandre. Signe.
Signe tremble.
_ Et ensuite ? L'encourage Youshia.
_ Ensuite ? Ils ont tiré sur les corps de mes parents, ils les ont dépouillés, ils ont pillé le vaisseau. Ils ont tué ou enlevé toutes les personnes aux alentour. Et Monsieur Sirkus, lui, a attendu qu'ils partent, et il m'a emmené dans sa maison, au fond du jardin... Il a fait de moi ce que je suis. J'étais gravement blessée. Alors il m'a transformée. En ce que je suis. En cette chose que je suis. Et il a enfoui en moi tous les secret de sa science. Il voulait que je retienne la chanson, parce que c'est grace à elle, que ce qu'il y a en moi peut se déclancher... Et ensuite, j'ai retraversé la porte. Et je savais que je pouvais parler, parce que j'avais entendu ma voix. J'avais entendu ma voix crier "papa, maman". J'ai une voix. Je l'ai retrouvée... Retrouvée... Maintenant, je vais pouvoir...
Elle tremble de plus en plus. Et je tremble, moi aussi. Pour les même raison, et poru d'autres.
_ Ca suffit pour aujourd'hui, dit Youshia sur un ton impératif. Nous allons sortir de cette chambre descendre au réfectoire, et prendre un solide repas pour nous remettre de ses émotions. Ensuite, défense de reparler de tout ça avant le retour des autres. Il faut vous laisser le temps de reprendre vos esprits, toutes les deux.
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 14 Mar - 17:58

Vu que cette histoire est maintenant arrêtée et qu'elle ne sera peut-être jamais finie, j'aimerai demander à tous les auteurs leur autorisation pour en reprendre le concepte, les personnages et le scénario afin de faire cette histoire à mon compte.
Une autorisation écrite serait la bienvenue.
Bien sur, je ne reprends pas l'histoire si l'un des auteurs s'y oppose.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 14 Mar - 18:04

Je donne mon autorisation.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 14 Mar - 22:23

je donne aussi mon autorisation
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 14 Mar - 23:05

Je donne mon autorisation. Bonne chance ^^
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Lysander
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 18 Mar - 14:51

rho , meme si on me l'avais dis , je mettais dis que ca reprendrais surement plus tard , c'est dommage , m'enfin on attendra la nouvelle version d'Ayoju ..

En tou cas bravo a tou le monde et bonne continuation pour vos projets .. Very Happy
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   

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Terre Partagée (inachevé)
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