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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Terre Partagée (inachevé)

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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 22 Juil - 22:31

Arias
Des cris mes réveillèrent. Les cris, ces sons que j’espérai ne plus jamais entendre maintenant que j’étai de nouveau libre. J’ouvris en premier les yeux de mes tentacules et fis un rapide état des lieux. Le temps que j’ouvre mes yeux principaux, j’avais localisé la provenance des cris : Tout le monde – trop de monde même – était regroupé près du cours d’eau qui traversait la grotte. Alors que je m’approchai de l’attroupement, Sœur se tournai vers moi comme si elle avait senti ma présence. Elle m’expliqua entre deux sanglots ce qui se passait :
- La petite fille que nous avons trouvé s’est réveillée, disait-elle. Elle ne peut pas parler mais l’homme qu’on a rencontré tout à l’heure près de la rivière peut l’entendre.
Tandis qu’elle parlait, je regardai chacun des membres du groupe et vit effectivement l’homme dont parlait Sœur, le même que j’avais trouvé louche le matin même.
- Puis tout est allé vite, continuait-elle. Elle a paniqué et alors que Frère tentait de la rattraper, elle est tombée dans la rivière…
- Mais pourquoi vous ne la sortez pas vite de là ? demandai-je.
- Justement, expliquai-t-elle. Frère a essayé mais il n’y arrive pas, c’est comme si… Il dit qu’elle est trop lourde pour lui.
Mon regard se porta alors sur la rivière où je vis une forme sombre se débattre. Protéo apparu alors à la surface, pris une grande gorgée d’air et replongea avec sa gourde à la main. Son visage trahissait la fatigue et l’épuisement qui commençaient à venir.
Je poussai alors tout le monde et, après avoir rempli au maximum d’air mes deux paires de poumons, plongeai le plus près possible de l’endroit où se trouvait la jeune fille. De quelques mouvements de nage, je me rapprochai rapidement d’elle. Elle fermait les yeux, sans doute à cause du manque d’air, et j’en étais heureux car je n’aurai pu prévoir sa réaction en me voyant. Je me postai dans son dos puis, après avoir ferment planté mes sabots au fond de la rivière, la poussai le plus fort possible en direction de la surface. Protéo, ayant compris mes intentions, repris son souffle en surface et vint m’aider.
La petite était lourde, très lourde. Je bandai tous les muscles de mon corps et dans un effort dont je ne me savais pas capable, je fis remonter la jeune humaine. Protéo la tirai aussi, ce qui me permit de me replacer sous elle afin d’avoir une meilleur position pour la soulever. Au bout de plusieurs minutes qui me parurent des heures, je vis enfin émerger la tête de la jeune fille hors de l’eau, suivie rapidement par celle de Protéo et enfin je fis moi-même surface.
La jeune fille était hors de danger, mais hélas pas sauve : Elle ne semblait plus respirer ! Elle avait du avaler trop d’eau. Quelqu’un l’étendit et je m’approchai d’elle. Alors que j’avais une main à quelques centimètres de sa bouche, une chose curieuse se produisit : Ma main devint lumineuse un court instant et, dans la seconde qui suivit, la jeune humaine ouvrit les yeux, toussant et crachant l’eau qui remplissait ses poumons.
Je me reculai rapidement et examinai ma main. Qu’est-ce qui c’était passé ? Qu’avait-je fais à l’instant ? Je n’étais pas sûr de comprendre…
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 23 Juil - 0:25

Saï Nah Dinh :
Silence lourd et aussi assourdissant que le sifflement des machines, tout à l'heure. En fouillant mes sacs, je regarde les visages de chaque personne en présence. La femme au voile, le prêtre, l'homme à la tresse, un peu à l'écart, bras ballant, qui observent la scène sans trop savoir comment réagir. Youshia s'est penché sur la jeune fille, qui ouvre des yeux encore effrayée, et tremble. Elle essaye de l'entourer de ses bras.
_ C'est fini, maintenant. Là, là.
Sa voix est douce et pure. La petite semble se calmer un peu. "Petite", pourquoi ai-je dit "petite" ? Elle doit avoir une quinzaine d'année, à peine quatre ans de moins que moi. Et pourtant, je le sais, c'est une enfant. Mais comment le sais-je, puisque je n'entends pas sa musique ? Est-ce que... ? Non, il n'est pas question que je me serve de ça. J'ai du le faire inconsciement, et il ne faut plus jamais que ça se reproduise.
J'ai tiré de nos bagages des couvertures. J'en dépose une sur les épaules mouillées de Frère. Il tremble, lui aussi. Je le serre brêvement dans mes bras. Je voudrais pouvoir prendre le temps de le réconforter, comme d'habitude, comme chaque fois que nous venons en aide à quelqu'un, mais il faut que j'attende que nous soyons seuls. Je me détache de lui, et apporte la deuxième couverture à la... Petite fille, à qui Youshia continue à murmurer des mots appaisants.
_ Là, là, ça va aller. Tu es en sécurité.
J'aime beaucoup son timbre. Il me rappelle le chant du vent dans les feuilles des arbres, quand j'étais petite, et que j'allais m'isoler pour faire de la musique. Je me demande ce que ça donnerai, de l'entendre chanter. Ca pourrait sûrement ressembler à la voix d'une mère.
Je m'agenouille près de l'enfant silence, la recouvre de la converture chaude. Et, brusquement, la jeune fille sans musique referme brusquement ses bras autour de moi. Contact brutal et froid, elle est toute mouillée. Je me raidis, mais elle s'abandonne contre moi, à des sanglot muets... Elle n'a donc pas de voix pour pleurer non plus ? Je croise le regarde de Youshia qui me souris, et, parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, je referme les bras sur l'enfant. Son coeur bat très, très, fort.
Pourquoi s'accroche-t-elle à moi, plutôt qu'à Youshia ? Qu'est-ce que j'ai, qu'elle n'a pas ? Je me sens légèrement mal à l'aise. Le silence de cet enfant me dérange un peu. Personne n'est jamais silencieux, ça ne se voit nul part. Cette enfant n'émet aucun bruit, à part les sons de ses vêtements, de sa respiration, de son coeur, de sa vie. Mais nul son ne s'échappe de son âme. C'est comme si j'étreignait une créature sans tête. Même les animaux, ont une musique. Et pourtant, pourtant... Non, je ne dois pas, je ne veux pas me servir de ça, même pour comprendre qui est cette enfant.
Je me contente de faire la seule chose que je sais faire. Je lui chante un air apaisant, et tends, de mon bras gauche, la troisième couverture à Youshia pour qu'elle la porte à l'Ainran. Celui-ci est resté immobile, debout, le regard fixé sur sa main.
Il paraît assomé. Sa musique est redevenue confuse, mélangée.
_ Arias ! Appelle Youshia.
L'ainran ne réagit pas.
_ Arias !
Il relève les yeux vers elle, quelque chose en lui semble vascillant. Youshia lui pose une main apaisante sur le bras.
_ La guérison, c'est l'un de vos pouvoirs, vous l'ignoriez ?
_ Oui. Répond Arias.
_ Nous vous apprendrons à vous en servir, répond alors l'étudiante.
Elle a prononcé ces parole d'une voix claire et ferme. Elle est sincère.
Nous lui apprendrons à se servir de ses pouvoirs ? Nous ? Qui veut-elle dire, par Nous ? Frère, elle et moi ? Le prêtre aussi ? Et les autres, qui se retrouvent, qu'ils le veuilles ou non, impliqués ?
Nous avons agi sans réfléchir, et les événements se sont enchainés. Il est temps, je crois, de considérer la situation avec un esprit clair.
Je ne chante plus que pour la petite, à présent. Je chante pour tout le monde. Pour Frère, que la peur de ne pas arriver à sauver l'enfant a déstabilisé. Pour l'Ainran, qui est effrayé pour ce qu'il découvre sur lui-même. Pour l'étudiante, qui, par dévotion pour une race perdue, a décidé de s'offrir toute entière à veiller sur cet être, comme ça, de manière soudaine et totalement gratuite, sans que rien ne semble vouloir la faire changer d'avis. Je chante aussi pour le prête, dont on ignore tout, si ce n'est qu'il prends Arias pour un hybride, et qu'il veut, pour l'instant, le protéger contre nous. Mais après ? Je chante malgré tout pour lui aussi. Il faut que chacun, dans cette grotte, parvienne à retrouver un esprit calme, car une fois ma chanson fini, nous devrons parler.
Un inconnu nous est tombée du ciel. En voulant le cacher, nous avons découvert une enfant sans musique au plus profond de la terre. Un homme à la tresse nous a poursuivi, nous, frère et moi, pour nous parler. Il dit que ses intentions ne sont pas hostiles. Mais la petite s'est réveillée avant que nous ayons eu le temps d'entendre son histoire, et visiblement, il a du mal à trouver les mots pour la raconter. Oh, celà, nous y penserons plus tard. Pour l'heure, l'enfant, l'ainran, ce sont eux qui doivent être au centre de nos préoccupation, ce sont eux qui ont besoin d'aide.
L'un était retenu dans une cage. L'autre allait subir je ne sais quelle opération douteuse, quand nous sommes arrivés. Il y a là, au dehors, des créature qui veulent du mal à ces deux là, et tant que nous ne comprendrons pas pourquoi, Frère n'acceptera pas qu'on les livre à leur sort. Et, je dois bien me l'avouer, moi non plus, malgré mon désir de reprenrdre ma lyre, de sortir de cette grotte, et de ne plus penser qu'à l'air que j'essaye de composer depuis plusieur jour.
Impossible de partir, Soeur. Il aurait fallut ne pas être là. L'ainran sera-t-il en sécurité avec le prête ? L'homme à la tresse, la femme au voile, ne vont-ils pas s'empresser de retrouver ceux qui menacent l'ainran et la fille, pour leur dire ou il se trouve ? Impossible de partir. Et impossible de les laisser partir, pour l'instant.
L'homme va rester, parce qu'il a quelque chose à nous dire, mais nous ne l'écouterons pas avant d'être sûrs du sort de l'enfant et l'ainran. La femme... Je l'apperçoit soudain qui recule imperceptiblement vers la sortie.
Frère, ne la laisse pas partir.
Mon frère cours à elle.
_ Ne partez pas !
Or, comme il la retiens, le tissus de la robe déchiré glisse et découvre, complêtement, cette fois, le dos de la femme. J'apperçois de nouveau la cicatrice rouge que j'avais vu au moment de la déchirure. Non,ce n'est pas une cicatrice, c'est...
_ Ne regardez pas, crie la femme d'un ton haineux.
Frère recule, réprime un mouvement d'horreur, et s'empresse de retirer la couverture de ses épaules, pour en recouvrir le dos de la femme, cachant la trace rouge. Mais c'est trop tard, nous avons tous eu le temps de bien voir. Une marque au fer rouge, circulaire, et décorée.
_ C'est le signe de Xa'anit !s'exclame l'homme à la tresse.
Le regard de la femme change, se fixe sur lui. Curiosité, étonnement. Je sens un silence se faire, un de plus, le signe qu'encore un nouveau mouvement symphonique va commencer.
_ Comment, vous connaissez ce signe ?
_ Je le connais, oui.
Silence. Un vrai silence, cette fois, parce que je viens d'arrêter de chanter.
_ Ecoutez-moi, dis-je d'une voix forte, pour rammener l'attention à moi.
Tous me regarde. Je me détache de la jeune fille sans musique, et reprends mon sourire de bonimenteuse. D'abord, je m'adresse à la femme.
_ Peu importe pour nous ce que signifie cette marque, Dame en blanc. Nous ne vous obligerons pas à la remontrer, puisqu'il vous fait souffrir que nous la voyons. Regardez dans mon sac, prenez une de mes tunique et couvrez vous en. Vous me laisserez votre robe déchirée en échange, en la recousant, je pense qu'elle pourra m'aller.
Plus ou moins consciement, ils ont formé un cercle autour de moi, comme sur les places de villages, pour mieux me regarder.
_ Gentilshommes, damoiselles, voici ce qui se passe en ce lieu. La créature que vous voyez là est un Ainran. Bien que le pouvoir dont il vient de faire usage puisse faire croire à vos esprits logiques le contraire, il vient de l'autre coté, celui où la magie n'avait traditionnellement pas cours. C'est sans doute pourquoi son peuple est persécuté. Il a aujourd'hui besoin de protection contre ceux qui le maintenaient dans une cage. Quand à cette enfant, que nous venons de tirer de l'eau, nous venons de la trouver ici, quelqu'un étaient en train de lui faire subir je ne sais quelle torture. Je crois qu'elle aussi aurais besoin que nous la protégions. C'est pourquoi, Dame vêtue de blanc dont j'ignore les intention, je regrette de vous dire que vous ne sortirez pas d'ici. Vous de même, messire qui nous connaissez.
Je regarde à nouveau l'homme à la tresse.
_ Afin que nous sachions si l'on peut vous faire confiance, il serait temps, je crois, de nous expliquer comment vous nous connaissez.
L'homme souris à ma question.
_ Sai nah Dinh
Je sursaute. Il a prononcé ces mots avec désinvolture. Ca m'a fait comme un coup de poignard.
_ Ne l'appellez pas comme ça, s'écrie Frère. S'il vous plait.
L'homme me regarde, étonné.
_ C'est pourtant votre nom.
Je m'efforce de garder le visage souriant de nos spectacles.
_ Plus à présent. Je ne veux plus avoir rien à faire avec ce nom. Maintenez, veuillez vous expliquer.
_ Je m'expliquerai. Mais avant de m'expliquer, je voudrais vous dire que si ces deux êtres que vous défendez on besoin de protection, je peux les emmener dans un endroit où personne ne pourra leur faire de mal.
_ Et comment pouvons-nous être sûr de vous faire confiance ?
_ Avez vous déjà entendu parlé de l'Aigle des Arcanes ?
Ce nom ne me dit rien. J'interroge Frère du regard, mais il secoue la tête. Youshia, en revanche, s'avance au centre du cercle.
_ Fiez-vous à lui !
Elle regarde l'homme à la tresse.
_ Je connais votre mouvement. Je n'approuve pas vos méthodes. Mais je connais votre cause. Vous luttez contre les abus de la magie faits par les gouvernements. Je sais que vous protégerez l'ainran et la jeune fille.
Je sens, dans le regard de frère, une hésitation. Se fier à un terroriste ne l'enchante pas. Pourtant, dans la situation présente...
_ Soit. Nous vous confions l'enfant et l'Ainran. Mais le prêtre voudra sans doute vous accompagner, il semble se considérer comme responsable de la sécurité de l'ainran. Nous aussi, nous les accompagnons, afin d'être sûr de bien faire, en vous les confiant. Vous venez avec nous, Youshia ?
_ Oui. J'accompagne l'Ainran, quelqu'en soit le prix.
_ Et elle ? demande le prêtre en désignant du menton la femme voilé.
_ Je vous accompagne aussi, dit la femme.
Je la regarde, un peu étonné par son changement d'attitude. Sans doute à cause du signe, que l'homme a reconnu.
_ Je vous accompagne, répète-t-elle.
Frère hoche la tête, et regarde l'homme.
_ Eh bien soit. Conduisez-nous.


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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 23 Juil - 23:11

Nelos Van Dren :

Comme les choses pouvaient parfois se dérouler de façon très étrange. J’étais venu au départ enquêter sur le crash d’un convoi venant de l’autre côté, et j'en étais à présent à accompagner toute une troupe de gens aussi bizarres que... Bizarres, en fait. Une créature intelligente dont la connaissance de la race m’échappais, une femme qui se met à danser à la moindre musique – même si c’était assez agréable pour les yeux -, un prêtre aux meurs vraiment suspectes, une autre femme avec une robe aux couleurs aussi variées que celles de la magie, une jeune fille muette et anormalement lourde pour sa taille... Et ces deux là. Ce garçon et sa sœur que j’avais mis tant de temps à retrouver. Si les choses venaient à se calmer un moment une fois arrivés au QG, il faudra que je leur...
Nous sortîmes assez rapidement de la grotte par où j’étais arrivé. J’attendais que tout le monde s’avance hors du passage, puis lorsque le prêtre passa à côté de moi, je lui posais discrètement une main sur l’épaule et lui murmurait une question qui me brûlait à présent les lèvres.
_ Dites moi, quand vous vous êtes libéré, vous avez fait quoi du type qui veillait sur vous ?
Il prit un air désinvolte pour me répondre.
_ Ne vous en faites pas pour votre homme, je l’ai juste envoyé faire un tour au pays des rêves !
Et Janos qui détestait dormir ailleurs que dans son propre lit, ajouté à cela sa mauvaise humeur naturelle lorsqu’il se réveillait... Cette fois ci, j’avais intérêt à vite intervenir assez qu’il ne fasse une autre bêtise. Le prêtre me dépassa, et je pris la tête du groupe pour essayer de retrouver notre chemin vers le site du crash.
Au bout de 10 minutes de marche hasardeuse, la jeune femme voilée s’était aperçue que je n’étais pas très à l’aise pour nous guider hors de cette forêt, elle s’avança discrètement à côté de moi et me susurra à l’oreille :
_ Vous êtes perdu, n’est ce pas ?
_ Pas du tout, j’allais justement, prendre ce chemin... Enfin, celui derrière cet arbre, à moins que je ne me trompe, enfin... Oui.
Elle eut un rire moqueur discret.
_ Et c’est CA qui est supposé être LEUR sauveur... Laissez moi la tête, je ferais surement mieux que vous.
_ Si vous y tenez, princesse !
Nous commençâmes alors à marcher d’un pas un peu plus assuré. Je nous avais un peu perdus en essayant de nous sortir, mais heureusement, la jeune femme semblait avoir un sens de l’orientation, s’il n’était pas plus développé, un peu plus sûr que le mien. Décidément, cette demoiselle m’intriguait de plus en plus, dans le bon sens du terme. Je jetais un regard furtif derrière moi, observant comment mes nouveaux compagnons occupaient leur temps pendant cette longue marche. Personne ne regardait régulièrement devant lui, tout le monde semblaient subjugués par le paysage. Le prêtre tenait la main de la jeune fille, Saï Nah Dinh et son frère faisaient de même, tandis que la femme nommée Youshia avait sa main posée sur le dos chevalin de « l’ainran ». Comme tout ça était touchant ! Quand à moi, je marchais toujours aux côtés de la séduisante jeune femme en blanc.
Par un imperceptible mouvement, sans vraiment m’en rendre compte moi-même, je rapprochais ma main de la sienne, blanche et pure. Lorsqu’elles entrèrent en contact, elle eut un léger sursaut qui n’alerta pourtant pas les autres, leurs regards vagabondant dans le décor qui nous entourait.
_ Qu’est ce que vous faites !? souffla-t-elle
_ Détendez vous, j’essayais de faire simplement comme les autres ! plaisantais-je en l’invitant à regarder derrière nous.
_ Ne refaites jamais ça si vous tenez à votre main...
_ Très bien, très bien.
J’avais peut être été un peu trop vite, mais au moins, je n’avais pas tout gâché dès le premier contact comme je faisais hélas si souvent. Au bout de quelques minutes de silence, je lui murmurais à nouveau :
_ Comment vous appelez vous ?
Je ne reçus d’abord aucune réponse, mais je savais comment l’amener à me parler.
_ Si vous voulez que je vous parle plus tard de cette marque que vous avez dans le dos, il serait peut être approprié que nous nous appelions par nos noms pour communiquer.
Je fis une courte pause, puis je fis :
_ Je m’appelle Nelos, et vous ?
Elle me lança un étrange regard en coin, puis elle le projeta devant elle. Sans me regarder, elle dit, comme si le mot avait glissé de ses lèvres :
_ Kanna.
A ce moment, nous étions bientôt en vue de la sortie de la forêt. J’observais derrière moi les visages du Frère et de sa Sœur, ils étaient crispés. Qu’un parfait inconnu connaisse leurs noms sans qu’ils ne me l’aient jamais dit auparavant les inquiétaient, et en fait, ils avaient vraiment de quoi être inquiets. Ce que je pourrais leur apprendre dès que l’ainran et la jeune fille seraient en sécurité auraient sans doute de lourdes conséquences...
C’était à ce moment la dernière chose à laquelle je m’attendais, mais Kanna, surement piquée par la curiosité que j’avais provoqué chez elle, me reparla.
_ Dites moi, ce que vous savez sur cette marque.
_ Et bien, pourquoi ne pas en discuter un soir autour de deux verres de vin. Je connais en ville un bon restaurant Iraisien qui...
Elle me lança un regard encore plus dur qu’auparavant, à tel point que je crus un instant qu’elle savait utiliser la magie de pétrification.
_ Calmez vous, je plaisantais ! Plus sérieusement, je ne pense pas que le moment soit vraiment bien choisi pour vous révéler ce que je sais. Ce que je sais, les secrets qui planent autour de la marque que vous arborez sont très douloureux à porter. Autant pour ceux qui les connaissent en sachant ce que c’est, que pour ceux qui les connaissent sans savoir ce que ça signifie.
Kanna regarda droit devant elle, mais son expression changea radicalement : Elle devint triste, presque au bord des larmes, mais en même temps très crispée. On dirait qu’elle n’avait pas vraiment l’habitude d’être dans cet état, ou bien, c'était elle détestait être comme ça.
_ Douloureux ? La douleur morale que doit abriter ces secrets est surement comparable à la douleur physique que je supporte tous les jours à cause cette marque, vous ne pouvez même pas imaginer...
Alors que nous allions enfin quitter toute cette verdure, j’aperçus une forme humaine qui se rapprochait de nous à toute vitesse. Le groupe s’arrêta lorsqu’il la vit aussi. Alors que le prêtre ne pensait devant qu’à charger ses armes pour en découdre, quelque soit la personne qui arrivait vers nous, j’entrepris de me mettre en avant pour empêcher toute initiative : C’était Janos qui nous avez retrouvé ! A peine avait il arrêté sa course qu’il m’interpella.
_ Ch... Monsieur ! Enfin vous êtes là !
Il commença alors à dévisager mes nouveaux compagnons, et plus particulièrement le prêtre. Il prit un air menaçant.
_ Monsieur, derrière vous...
_ Je sais, ne t’inquiète pas ! l’interrompis-je. Va retrouver Hans et retournez au QG. Quand vous y serais, envoyez-nous un transport léger auto guidé !
Il hésita un instant, me dévisageant à mon tour. Il avait apparament deviné mes intentions.
_ Vous êtes sûr de ce que vous faites monsieur ?
_ Absolument certain, vas y !
Il se retourna alors pour aller rejoindre l’épave ou était resté Hans, quand il se retourna brusquement de nouveau vers nous.
_ Monsieur, au sujet de ce que vous avez demandé de garder à Hans, est ce que nous devons aussi...
_ Oui, emmenez ça aussi au QG et confiez ça au labo.
_ Bien !
Cette fois, il disparut rapidement de ma vue. Curieuse, Youshia s’avança vers moi.
_ Vous aviez un autre homme avec vous ?
_ Oui, mais personne ne l’avait vu, il était resté caché dans l’épave.
_ Et qu’est ce que c’est, cette chose que vous lui aviez fait gardée ? intervint Protéo
_ ... Les boîtes noires de l’épave, pour les analyser.
_ Je ne pense pas que vous trouverez beaucoup de choses dedans, dit le prêtre, je les ai déjà regardées.
_ Mais nous avons plus de méthodes pour faire parler les boîtes, vous savez.
Ouf, j’avais réussi à me sortir de cette délicate situation de justesse. Il ne valait mieux pas pour le moment que je parle de ses barres d’Uranium et de ces étranges bocaux que nous avions trouvés auparavant dans les caisses avant de savoir à quoi cela pouvait servir. La situation était déjà assez complexe.
En une 10ène de minutes, nous atteignions la destination que j’avais fixée pour nous tous : Une grande étendue dégagée à 300 mètres de l’épave qui était à présent refroidie. Pendant que nous attendions l’arrivée du véhicule que j’avais demandé, chacun discutait avec les autres. J’appris avec une agréable surprise que Youshia étudiait la magie et que c’était de cette manière qu’elle avait eu vent de notre organisation. Kanna ne semblait pas très bavarde, tout comme l’ainran, mais pas pour les mêmes raisons... Je n’appris pas grand-chose sur le prêtre. Quand à Protéo et sa Sœur, je connaissais quasiment déjà tout d’eux...
Lorsque que le véhicule atterrit tout près de nous, l’ainran eu un mouvement de recul. Il n’avait sans doute jamais eu l’occasion de voir une telle chose, emprisonné comme un monstre depuis tout ce temps... Cependant, tout le monde s’employa à le rassurer moi y compris. J’espèrais seulement que c’était assez grand pour qu’il puisse rentrer dedans. C’était un de mes transporteurs légers K52, blindé et maquillé en une camionnette volante pour passer inaperçu. Lorsque nous fûmes tous à bord, nous décollâmes rapidement pour nous diriger en directement du QG.
Pendant le court trajet, contrairement à l’hybride qui restait cloitré au fond du véhicule, la jeune fille muette était constamment pendue au hublot à regarder la paysage vu d’en haut, des lumières d’émerveillement plein les yeux. Nous passâmes par la suite facilement la limite de la ville.
La ville, Ma ville. Sa circulation sur 20 niveaux de hauteur, ses immeubles étincelants dans le soleil de l’après midi. Leur taille titanesque s’enfonçant vers le brouillard des bas quartiers comme si c’était les entrailles de la terre. Ma ville, ma chère ville. Je me retournais sur mon siège et annonçais à tout le monde :
_ Mesdames et Messieurs, bienvenue à Sériolis !


Dernière édition par le Jeu 27 Juil - 21:54, édité 1 fois
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 26 Juil - 23:42

Protéo

Sériolis. Un nom bien étrange pour une ville. Si je me souviens bien de ce que j’ai appris en linguistique, « Sériolis » signifie ‘‘fantôme’’. Or avec ses immeubles illuminés, ses milliers de véhicules, cette ville paraissait plus vivante qu’autre chose. D’une vitesse mesurée, nous amorçâmes notre descente, traversant un à un les niveaux de circulation. Vers le dixième niveau, j’eu un choc. J’eu l’impression de plonger d’un seul coup dans une mer déchaînée. Une mer de magie. Depuis ma plus tendre enfance, mes parents adoptifs m’avaient sans cesse mis en garde contre ce qu’il appelaient ‘‘une abomination contre-nature’’. Sans répit, ils s’étaient efforcés de détruire toute trace de magie héritée de ma mère. Peut-être cela peut-il expliquer ma réaction face à un tel maëlstrom, qui me laissa le souffle court et les oreilles bourdonnantes. Lorsque je me redressait et relevai les yeux, je constatai qu’Airnan et la jeune muette avait eu la même réaction que moi. Sœur attrapa mon bras, un air inquiet planant sur sa figure. Je la rassurais d’un sourire, puis me replaçais près d’un hublot. Nous continuions de descendre. Les oreille toujours un peu vibrantes, je vis passer avec surprise des ondoiements de lumière blanche, ressemblant à de grand oiseaux. Peut-être des albatros, pensais-je avant de me contredire mentalement. Ils n’avaient ni le bec assez incurvé ni les palmes aux pattes. On aurait plutôt dit d’énormes faucons fait de lumière. Mes pensées dérivèrent un peu plus, tandis que nous nous rapprochions de plus en plus du sol. J’en étais à essayer de m’imaginer quelle sensation devait causer le glissement de l’air sous des plumes, lorsque l’homme à la tresse – Nelos, avait-il dit – se plaça au centre de notre groupe pet annonça :
_ Nous y sommes. Le Quartier général de l’Aigle des Arcanes se trouve au-dessus du vingtième étage.
_ Pourquoi si haut ? Demandais-je, étonné. Pourquoi ne pas être au rez-de-chaussée ?
_ Parce que les étages inférieurs sont le siège de notre couverture, soit une agence publicitaire de moindre renommée. Maintenant, si vous voulez bien me suivre.
Il se dirigea d’un pas sûr vers l’entrée, présentée en deux grandes portes vitrées. Lorsqu’il fut à deux ou trois mètres de la porte, il s’arrêta, tandis que quatre hommes apparaissaient devant nous. Je n’avais pas perçu le moindre signe annonciateur et j’eu un regard admiratif pour ces professionnels du camouflage. Nelos leur dit quelques mots et les gardiens s’écartèrent. Le hall dans lequel nous entrâmes était inondé de lumière, émises à la fois par de puissants halogènes et par d’étranges sphères lumineuses flottant à quelques centimètres du plafond. Tout en avançant, je jetai des coups d’œil autour de moi et, ne voyant pas la moindre personne, je me demandais ce qui pouvait bien faire fonctionner cette agence. Puis nous arrivâmes à l’ascenseur. Planté devant à côté de ma Sœur, j’eu une impression bizarre.
C’était un ascenseur banal, aux portes noires sur un contour gris acier. Les murs étaient d’un blanc impeccable uniquement interrompu par deux ou trois affiches de publicité. Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, révélant une cabine d’acier sombre, et je me pétrifiais, les yeux écarquillés d’horreur. Je connaissais cet endroit. Je n’y étais jamais venu, mais je le connaissais. Je fis un pas en arrière, tandis que des images me revenaient en tête. Je revis la femme, prostrée dans cette même cabine, tenant le corps agité de spasmes de son enfant. Je revis ses yeux agrandis de terreur, ses hurlements tandis qu’un homme bloquait la porte de l’ascenseur et qu’un autre, les habits maculés de sang, lui empoignait les cheveux.
_ Non ! Hurlait-elle. Pitié ! Qu’avons-nous fait ?
L’homme partant un rire gras, la femme apercevant un visage ensanglanté à quelques mètres de là, l’enfant se convulsant de plus en plus fort.
_ Faran! Criais-je en me tordant sur le sol. A l’aide ! Par pitié si quelqu’un m’entends !
J’ignore comment je me retrouvais à terre, mais je sentis quelqu’un tenter de m’immobiliser. Avec un hurlement, je tentais d’échapper à cette personne.
_ Non, non, non ! Continuais-je de crier.
Puis je l’entendis. Comme çà chaque fois, la douce mélodie de ma sœur sembla couler dans mon esprit, repousser encore et encore les images, jusqu'à ce que ne demeure plus que la musique. Enfin, je rouvris les yeux, et me redressait lentement. Youshia, Airnan et Nelos étaient penchés sur moi, tenant encore mes bras et mes jambes. Leur regard était effrayé, mais je n’en avais que faire. Un seul visage m’importait. A un pas de moi, Sœur me regardait, ses doigts agiles et gracieux dansant sur les cordes de sa lyre. Son regard n’exprimait aucune peur. J’y lisais du soulagement, et de la compréhension. Sentant que les autres s’écartaient de moi, je me relevais. Mis à part la musique de Sœur, un silence absolu planait. Tous semblaient tendus. La jeune fille était accroupie dans un coin, ses yeux exprimant la peur. Je voulu prendre la parole, mais Youshia me devança.
_ Vous nous avez fait une sacrée peur, dit-elle. Mais que vous est-il arrivé ?
J’ouvris la bouche, mais aucun son n’en sortis. Sœur s’avança vers moi, et je la rassurais d’un sourire.
_ Un…un mauvais souvenir, fis-je enfin d’une voix hésitante.
_ Un mauvais souvenir ? Répéta Youshia avec incrédulité. Comment un mauvais souvenir peut-il mettre quelqu’un dans cet état.
Je me tournai vers Nelos.
_ Que s’est-il passé ici, il y a dix ans de cela ? Demandais-je faiblement.
Ses yeux s’agrandirent.
_ Un acte terroriste, répondit-il. Cet immeuble était autrefois un immeuble d’habitation. Un groupe, équipé de matériel de haute technologie et magie s’est introduit un soir, et a massacré tout les habitants. Ils cherchaient à se faire connaître, d’après ce que j’ai compris.
Quelqu’un émit un hoquet d’horreur.
_ Dont une femme et son fils, continuais-je d’une voix à nouveau neutre. Ici même, dans cet ascenseur.
D’un hochement de tête qui fit osciller sa tresse, Nelos acquiesça. D’un pas hésitant, j’entrait dans l’ascenseur le premier. Sans me quitter des yeux, Sœur fit de même, suivie des autres.


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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 27 Juil - 17:04

Sai Nah Dinh :
Les portes de la boite à monter se referment dans un léger gémissement qu’interrompt un claquement sourd. Une secousse légère, et le poids de mon corps semble plus lourd. Notre ascenscion commence.
Ce ne sera rien, Frère. Ce n’était qu’un mauvais rêve. C’est fini. Un rêve de plus. Un simple rêve. Il y en a encore tant qui t’attendent dans ce monde, mais je les chasserais tous. Je trouverais l’air qui les chassera tous, qui te détachera d’eux. Ne tremble pas. Je reste à tes coté. Pour toujours, cette fois. On ne nous séparera plus. Je ne t’abandonnerai pas à ces rêves.
Arias, sans un coin de la boite ou nous nous tenons tous gémis imperceptiblement. A son coté, Youshia lui murmure des paroles apaisantes.
_ Ce ne sera pas long. Nous sortirons bientôt d’ici, et vous aurez de l’espace. N’ayez pas peur, vous êtes avec nous.
Tu es avec moi, Frère, loin des mauvais rêves, dans le présent. Dans le présent, aucune femme, aucun enfant ne cours le risque d’être tué dans cette boite à monter. Je joue aussi pour Arias, bien sûr, mais celui que je veux protéger de sa peur, c’est toi. Mes doigts courent sur les cordes. Je veux être gaie. C’est du bonheur que je veux mettre dans ma lyre, le bonheur le plus intense possible. Car la vie est bonheur, Frère. Le sang versé hier, maintenant, demain, ça n’y changera rien. La vie n’est que bonheur, et restera bonheur, aussi longtemps qu’il y aura des gens pour vouloir être heureux, le vouloir vraiment.
Oublie les mauvais rêves. N’écoute que moi.
Je constate en parcourant des yeux les visages de mes compagnons que tous, malgré eux, se sont mis à sourire sans y penser. Alors que je tourne la tête, je manque de sursauté. Une paire d’yeux rose comme le topase brûlé me fixe intensément. L’enfant silence me regarde droit dans les yeux sans honte ni gène et son visage paraît lumineux.
Le bruit qui entourait notre ascention, ce chuintement de tuyau d’orgue, est coupé net par une nouvelle secousse, et, dans le même gémissement, les portes s’ouvrent sur un lieu différent de celui que nous venons de quitter. Un vase corridor, d’un bleu immaculé, ou plusieurs personnes en robes blanches s’affairent, passant rapidement, les bras remplis de documents, ou objets hétéroclytes. Arias se précipite le premier hors de l’étroit espace de la boite ou nous êtions.
_ Ce sont nos bureaux, dit l’homme à la tresse. Au dessus, il y a des chambres. Nous pourrons y loger vos deux protégés jusqu’à nouvelle ordre ?
_ Des chambres ? Hocquette Youshia. Un Ainran dans une chambre ? Vous voulez l’achevez, ou quoi ?
Surpris par la mine scandalisée de l’étudiante, notre compagnon terroriste cherche une réponse adaptée. J’abandonne un instant Frère pour le rejoindre.
_ Seigneur heu… Nelos, avez-vous dit ? N’avez-vous pas plutôt une terrasse, ou une véranda, pour l’airan ? Cette espèce ne supporte pas les espaces clos.
_ Eh bien… Balbutie l’homme à la tresse en retrouvant son sourire habituel, il suffit de demander. Nator ?
_ Ch… Monsieur ? Répond un des hommes en blanc qui vient de surgir d’une pièce remplie de machine projettant des images qui bougent sur un écran.
_ Peux-tu prendre quelques hommes et aller arranger la chambre 3 pour que les murs extérieurs deviennent totalement invisibles ?
L’homme ouvre des yeux rond.
_ Invisible, chef ?
_ Oui, invisible, vous savez, c’est le terme qu’on emploie en général pour désigner quelque chose qui ne se voit pas.
Il se tourne vers nous.
_ En attendant…
Nous n’avons pas le temps d’entendre ce qu’il compte faire en attendant.
_ Nelos Van Dren !
Un homme au cheveux court hérissés bruns, le coup orné d’un tatouage, vient de surgir de derrière une porte près de nous. Il a l'allure austère, mais sa musique est aussi fine et tintillante qu'un bruit de grelot
_ Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tu laisse tes hommes rentrer tout seul faire ton rapport à ta place et tu nous ramène toute une clique de …
Il nous désigne du regard et se fige. Il vient de nous apercevoir, moi, et frère.
_ Hein ? Ne me dis pas…
_ Et si ! Réponds Nelos avec un sourire. Comme quoi, c’est quand on arrête de chercher qu’on trouve.
L’homme _ le supérieur hiérarchique de celui qui nous a conduit ici, visiblement_ s’approche de nous deux.
_ Protéo… Sai Nah…
_ Elle ne supporte pas qu’on l’appelle comme ça, intervient Nelos.
Le chef tique, et hoche la tête.
_ Je comprends, c’est le prénom qu’ils vous ont donné. Nous savons comment ils vous ont traitée.
Un pressentiment m’étreint l’estomac en voyant l’homme s’attarder sur mon visage.
_ Quelle ressemblance, murmure-t-il comme pour le confirmer.
Je croise le regard de frère. Il vient de comprendre en même temps que moi.
_ Et les autres ? Demande le chef, en se retournant à nouveau vers Nelos. Il fallait vraiment les emmener aussi ? Est-ce que..
L’homme à la tresse lève la main pour arrêter l’avalanche de question.
_ Hum, je suggère qu’on en parle dans mon bureau, si tu veux bien. Avec tous le monde, ajoute-t-il à notre intention. Comme ça, ça évitera de répéter. Je me sens partisant du moindre effort, aujourd’hui.
Il nous indique une autre porte, au fond du corridor.
_ Sœur… Me murmure mon frère tendis que les autres se mettent en mouvement. Ces gens…
_ Attention, frère. Ne perdons pas de vue notre premier objectif, qui est de s’assurer de la sécurité de l’Ainran et de l’enfant. C’est bien ce que tu voulais non ? Nous penserons à nous ensuite. Nous ne pourrons pas gérer cela en même temps que le reste.
J’essaye de me convaincre en même temps que lui. Il hoche la tête.
Nous suivons les autres et nous retrouvons dans une pièce tout aussi bleue que le corridor, mais un peu moins immaculée. Des armes blanches sont accrochées au mur, et quelques images colorées représentant des scène de batailles. Une table est au centre. Sur celles-ci quelques outils scripteurs dans des bocaux, un écran qui flotte à la largeur d’une main au dessus de la table.
Nelos s’assied sur le rebord de la table. L’homme au tatouage se campe devant lui, bras croisé.
_ Eh bien, je t’écoute.
_ Eh bien, reprends l’homme à la tresse en désignant, celui-ci, était détenu dans une cage dans le même vaisseau que tu sais quoi. Ce qui signifie que Tu sais qui, à qui appartenait le vaisseau, avait l’intention de s’en servir pour tu vois quoi…
_ Si vous voulez qu’on sorte, râle le prêtre, vous savez, il suffit de nous le demander !
_ Inutile, continue Nelos sans se laisser démonter. Bref, j’ai jugé que cette créature, qui est une créature intelligente, _la jeune fille qui est là, en robe chatoyante, est étudiante et te le confirmera_ méritait notre protection.
_ Je comprends, mais les autres ?
_ J’y viens. Cette jeune fille, qui n’arrive pas à parler, a été arrachée par les jumeaux tachetés, l’étudiante et la créature susdite, au griffe d’un sombre individu qui tentait sur elle je ne sais quelle expérience avec du matériel technologique de « l’autre coté »
_ Bon sang, Nelos. C’est bien triste pour elle, mais nous ne sommes pas des dieux, nous ne pouvons pas venir en aide à tous le monde. Nous avons une cause à défendre, je te le rappelle !
_ Je n’ai pas fini ! J’ai vu les machines en question. C’est du matériel militaire. Et, tiens toi bien, du matériel militaire éralnéen.
Je ne connais pas bien la géographie de l’autre coté. Je jette un regard interrogatif à frère. Il se penche pour murmurer à mon oreille.
_ Eralnéa, c’est la capitale du pays qui se situe à l’opposé de celui-ci, de l’autre coté. Il y a des tensions entre eux et ceux d’ici.
L’éternelle histoire. Depuis des sciècles, depuis que la Grande Déchirure a eu lieu, on a jamais vu deux peuples se cotoyer de part et d’autre de la frontière sans qu’ils se mettent à se haïr. Et pourtant, Frère et moi, nous sommes la preuve que ce n’est pas une fatalité.
Le chef a l’air impressionné par ce que vient de dire Nelos. Malgré tout, il reprends son attitude sévère.
_ Soit. Et les autres ?
_ Heu… Disons qu’ils se sont auto décrétés gardes du corps des deux que je viens de dire, et qu’ils n’ont aucune confiance en moi vis-à-vis du sort que je leur réserve.
_ Nous n’avons pas l’intention de partir, intervient Youshia d’une voix ferme.
Le chef la regarde avec un air… Ni triste, ni appitoyé, ni moqueur. Même pas sec. Juste résigné.
_ Vous ne pouvez plus repartir, mademoiselle. Vous avez-vu trop de chose pour qu’on vous laisse repartir avant d’avoir confiance en vous.
_ Vous nous en voyez ravis, rétorque le prêtre. Parce que nous ne nous éloignerons pas de l’hybride et de la fille.
_ Bon… Fait l’homme au tatouage.
Il nous embrasse du regard, et se tourne vers Nelos.
_ Tu m’auras décidément tout fait. Eh bien, débrouille-toi avec eux.
Je me tourne vers Nelos, dont le sourire est plus large que jamais.
_ Beau Sire, si vous voulez vraiment qu’on vous fasse confiance, il faut tout nous dire. Puisque de toute façon nous sommes consignés ici, vous ne courrez aucun risque à nous dire qui est « tu sais qui » et ce qu’il comptait faire d’Arias avec « tu sais quoi ».
Le sourire diminue un instant et est remplacé par un air songeur.
_ Certes, mais d’abord, ne voudriez vous pas savoir pourquoi notre mouvement vous recherche, votre frère et vous ?
_ Non, dis-je. Pas tout de suite. L’ainran et la fille d’abord.
Nelos a l’air un peu surpris. Je me rends compte que j’ai quitté l’accent chantoyant de bonimenteuse que j’avais utilisé jusqu’à présent, et que je lui parle avec le sérieux que je n’adresse qu’à frère, d’ordinaire. C’est justement vers Frère qu’il se tourne.
_ Protéo, vous partagez l’avis de votre sœur.
Frère hoche la tête d’un air déterminé.
_ Oui. L’ainran et la fille, d’abord. Et nous… Nous pouvons attendre. Encore un peu.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 29 Juil - 19:53

Nelos Van Dren :

Je regardais tour à tour Protéo et sa Sœur... S’ils savaient réellement ce que j’avais à leur montrer, je pense que si même le monde venait à exploser dans les minutes qui suivaient, ils feraient passer leurs intérêts avant. Encore assis sur le bord de mon bureau, j’appuyais à l’intérieur d’un des cadres sur mon écran flottant.
_ A vos ordres, monsieur ! me répondit la voix que j’attendais
_ Venez à mon bureau, Acanit.
_ Tout de suite, monsieur !
Une petite minute s’installa entre nous, minute pendant laquelle tout le monde semblait réfléchir à l’issue que prendrait cette affaire, quand soudain, la porte coulissante automatique de la pièce s’ouvrit sur Acanit, tout le monde se retourna ver lui.
_ Qu’y a-t-il mons...
Je le vis tout à coup faire des yeux aussi ronds que des soucoupes. J’avais presque que l’impression qu’il allait directement éjecter ses yeux de leurs orbites pour blesser quelqu’un. Il valait mieux que je ne lui laisse pas le temps de faire le moindre commentaire.
_ Acanit, escortez ses messieurs dames dans les quartiers des invités, au dessus. Notre ami à quatre pattes, dis-je en désignant Arias, quand à lui va loger dans la pièce qui va être réaménagée. Et veillez à ce qu’ils ne manquent de rien, que je n’aie pas à recevoir des plaintes !
_ C’est gentil à vous, monsieur Nelos ! fit Youshia, au même moment que sa robe vira au bleu
_ Disons que c’est en gage de la confiance dont vous êtes disposé à m’accorder !
Acanit demanda alors timidement aux autres de la suivre, seul le prêtre et Kanna restaient encore derrière. Le premier arborait un air méfiant.
_ Plus la confiance est grande, plus les cadeaux risquent d’être empoisonnés... fit il en me regardant dans les yeux.
Sydney était sur le point de répliquer, mais je préférais le faire à sa place.
_ Si vous vous méfiez toujours autant de mes intentions, vous n’avez qu’à accompagner Arias et rester avec lui !
La désinvolture avec laquelle je lui avais répondu avait eu l’air de moyennement lui plaire, mais en même temps, je lis dans le fond de ses yeux qu’il avait eu l’air de prendre mon conseil au sérieux. Il se détourna de mon regard et sortit avec les autres. Kanna était encore en face de nous. Le regard qu’elle me portait était encore loin d’être tendre, pourtant, je le sentais déjà un peu plus doux qu’auparavant... On dirait qu’elle attendait quelque chose. Je faisais discrètement signe à Sydney de s’approcher.
_ Tu pourrais nous laisser un peu, j’ai besoin de parler à cette jeune femme !
_ Je pensais pas que flirter avec la première jolie fille que tu croisais faisait parti de ta mission !
_ Je flirte pas, je veux juste lui parler ! murmurais-je si fort au point que Kanna elle-même faillit entendre.
_ Bon ça va, je vous laisse entre vous, je retourne à mon bureau.
Lorsqu’il sortit de mon bureau, j’allai cette fois m’asseoir sur mon siège, invitant Kanna à se rapprocher. Elle commença.
_ Ecoutez...
_ Oui, je sais ce que vous voulez, Kanna, coupais-je. Seulement, il y a déjà la présence, l’existence, même, de cet Ainran, et aussi cette jeune fille. Dans notre organisation, les affaires mettant en cause des victimes innocentes sont prioritaires... Et il y a aussi les jumeaux tachetés avec lesquels je dois m’expliquer... Tout ça est très compliqué. Je suis désolé, je ne peux pas vous fournir maintenant les réponses que vous cherchez sur votre marque...
Ca me désolait de devoir ainsi remettre à plus tard l’aide que je me devais pourtant de donner à Kanna... Mais je n’avais pas le choix, il fallait d’abord régler mes affaires en cours. Elle avait l’air fort déçue.
_ Kanna, soyez patiente, je vous dirais tout ce que je sais dès que je le pourrais.
_ Très bien, j’attendrais.
Sa voix sonnait fort, évidement. Cependant, aucun de nous deux ne pouvait faire autrement pour le moment. Elle se retourna, son long voile blanc fouettant l’air avec grâce.
_ Attendez ! dis-je avant qu’elle ne passe la porte.
_ Je me demandais, je connais à peu près les raisons qui ont poussés tout les autres à être là, sur les lieux du crash à ce moment précis... Mais vous, pourquoi étiez vous là ?
Elle ne me répondit pas, elle n’avait visiblement pas envie de me répondre. Elle se contenta de dire :
_ Je vous le dirais peut être si vous me dites ce que je veux entendre. En attendant...
Elle se retourna à nouveau, et cette fois, elle sortit de la pièce, me laissant seul dans le bureau avec mes pensées.
« C’est pas la bonne approche, Nélos, c’est pas la bonne !, me disais-je »
A présent, je n’avais plus qu’à attendre les résultats du laboratoire. Je ne pouvais rien faire dans l’instant pour les deux malheureuses victimes qu’étaient la fille muette et l’Ainran, il aurait voulu sûrement démarrer une nouvelle enquête, voir si leur deux cas étaient liés... Qui en voulait à la fille, à qui, ou à quoi allait être « livré » l’Ainran si le cargo était arrivé à destination.
Je n’aurais pas imaginé que le mystère qui entourait ces deux êtres me sauterait si vite aux yeux...
_ Monsieur ! Monsieur ! cria Hans en entrant dans mon bureau, tel une tornade
_ Un peu de calme, Hans ! Il y a le feu ?
_ Pas encore, mais je pense que ça pourrait venir, monsieur...
Je bondissais presque de mon siège.
_ Qu’est ce que tu dis ?
_ On a reçu les résultats des analyses du labo, ce que l’on a trouvé dans les bocaux du cargo... Ce sont des neurotransmetteurs artificiels magiques !
_ On sait sur quoi cela devait servir ?
_ Les gars du labo m’ont dit que cela sert à animer une créature karmatique artificielle. Normalement, un seul bocal aurait suffit à faire bouger une créature aussi grosse qu’un carnitius (sorte d’énorme tigre couleur sable, long de 5 mètres, vivant dans les déserts). Seulement, il y avait au moins 10 kg, de ces engins !
_ Ca permettrait de contrôler quelque chose de très grande envergure...
L’espace d’un instant, j’essayais de réaliser ce que je venais de dire. Je me souvenais alors d’un rapport que l’on m’avait remis récemment.
_ D’envergure... Ce serait possible que...
_ Oui monsieur, c’est plus que probable ! me coupa Hans
_ Alors l’uranium enrichi, a quoi servirait il, d’après le labo ?
_ Il servirait à rendre encore plus destructrices les attaques de l’Arme.
Lorsque j’avais entendu cette rumeur de la part d’un de nos espions basé à Akrapolis, j’avais déjà de sérieux doutes quand à la puissance de cette Arme, même si la rumeur avait été exagérée. A présent, la menace était parfaitement justifiée.
_ Monsieur, je dois vous dire, repris Hans. Cette création a tout de même un inconvénient : Même s’il y a assez de neurotransmetteurs pour faire bouger une chose aussi énorme, cela nécessite quand même une ENORME quantité de karma à l’état pur !
Du karma à l’état pur... Je n’y avais vraiment pas prêté attention jusque là, mais lorsque l’Ainran avait utilisé sa magie nouvellement découverte sur la jeune fille, il avait dégagé pendant quelques instants un karma hallucinant, plus grand même que celui des meilleurs magiciens que je connaissais ! Si j’avais vu juste, cela voulait dire que Arias était en fait, lui aussi... Un ingrédient pour compléter le corps de cette arme secrète... Il fallait que j’informe tout le monde au plus vite...
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 30 Juil - 0:06

Wiwiji Hoshizora

Je suis exténuée, à force de courir dans la forêt, ces assassins, quelles plaies. Ils sont bien gentils mais j'ai pas que ça à faire, moi, de les fuir.
Je porte ma main à l'oreille, elle me fait souffrir, c'était une boucle d'oreille qui valait très cher, je l'avais volée, mais bon, j'èspère que je vais la récupérer, cette boucle. Pour l'instant j'ai autre chose d'interessant, avec ça, je vais pouvoir manger pendant un bout de temps si je le revend, c'est étrange, j'ai piqué ça dans le coffre que j'avais ouvert. C'est étrange, un cristal bleu. Bah ! Peut importe ce que c'est ! Ce qui compte, c'est l'argent que ça vaut ! A force de courir, de sauter d'arbres en arbres, de ramper sur le sol, je suis toute sale et toute endolorie, mais il faut que je continue d'avancer, encore et toujours, même si il finiraient bien par me trouver, l'idéal serait de trouver un groupe à rejoindre, ils me protègeraient surement de ces assassins, ouais, un groupe sympa, qui me couvrirait, et après je les détrousserais ! Cette seule idée me faisait rire aux éclats ! Oui, les détrousser, en me faisant passer pour une faible jeune femme ! Je l'ai déja fait, ça marche très bien !

J'aperçois alors une ville au loin. Il faut que j'y aille, là bas il devait y avoir un marchand qui trouverait cette ... chose , ce cristal, interressante ! Je sors du bois, furtivement, en ville, je vais être à découvert, il y aura peut-être des assassins, mais bon, c'est ça ou rien. Je cours rapidement dans cette surface dégagée où peut d'arbres poussent, parfois il y a des hautes herbes, mais surtout de l'herbe rase. Après quelques temps, j'arrive enfin dans cette ville. Les gens sont joyeux dans la rue, mais pas vigilant, au passage, j'arrive bien à piquer un ou deux colliers et quelques portes-feuilles. Ils sont tellement pleins de failles ces gens, tellement simples, les pauvres ! Si ils savaient que c'est moi qui ai leurs biens !

Bon assez joué ! Maintenant, place aux affaires! Je rentre dans un magasin, il semble vendre de tout le gars, oh! Il est beau gosse! Interessant!

"Salut, t'achètes les objets?

Le vendeur me regarde d'un air abasourdi, il me répond:

-Heu, bonjour, oui j'achète ce qu'on me vend, suivant le prix bien sur."

Sur ces mots je sors de mon sac deux colliers et le cristal bleu
"Alors? Ca te va? T'achètes?

-Eh bien, c'est que, pour les colliers ça va mais pour ça ... me dit-il en montrant le cristal.

-C'est que, je suis venu vendre ça surtout, lui dis-je, en lui prenant une main et en le regardant avec des yeux embués, je suis tellement pauvre, c'est mon seul héritage, s'il vous plait ..."

Il me prend la main! Ca marche! Mais, à ce moment là, un homme entre, un garde, qu'est ce qu'il fait là? Merde! Je sais bien que ce que je lui vend, au vendeur, c'est illégal ... Mais le garde c'est ... NAN pas lui !

"Hoshizora, quelle heureuse rencontre, on peut dire que vous tombez bien, j'allais justement vous chercher, il faut aller en prison maintenant !

-Roh! Siouplait m'sieur Seigi, je m'amusais juste un peu, je vous jure que j'ai pas tout volé cette fois, vous voyez je fais des efforts!"

Pendant que je lui parle, j'essaie de cacher l'objet que j'ai pris dans l'épave. M'sieur Seigi, c'est le flic qui essaie de m'attraper tout le temps, Il est tellement beau avec ses longs cheveux noirs, et ce visage, si fin et si grave, celui-là, il est vraiment au dessus des autres gars, dommage qu'il soit flic, une belle histoire pourrait commencer entre nous ! On volerait tout les deux, on se marierait, et je le dépouillerais lui aussi, et pis peut-etre que je le tuerais, qui sait? Il est beau ce m'sieur Seigi ...

"Hoshizora, qu'est ce que vous cachez dans votre dos?

-Ah?! Ah! Heu ... rien, voyons, eh ! eh ! eh !"

Seulement, il attrape ma main et prend le cristal, le "bleu"

"Siouplait, m'sieur Seigi, une bonne copine comme moi, vous allez pas me faire ça, hein?

-Désolé, Hoshizora, la loi est la loi, et, non seulement vous avez volé quelque chose, mais ce quelque chose est precieux, très précieux! Alors, vous allez venir avec moi.

-Roh, alleeeeez, M'sieur Seigi, quoi, juste pour cette fois ...

-Je regrette, mais vous allez venir, maintenant."

Il est beau, m'sieur Seigi, mais si je l'écoute, je vais me faire mettre derrière les barreaux. En plus je veux garder le "Bleu", c'est beau, je veux pas lui donner, même si ça lui va bien, le bleu.
Je lui prend alors le "Bleu" des mains et saute par dessus m'sieur Seigi en m'enfuyant dans la rue.

"Revenez Hoshizora, gueule m'sieur Seigi, GARDES! GARDES! Venez m'aider, elle a volé un objet important et de valeur!"

Plusieurs gardes arrivent, je cours toujours, mais il vont bientot me rattraper. J'arrive à sortir de la ville, mais les gardes me rattrapent de plus en plus. Bientot, il finissent par m'entourer.

"Battez-vous, à quoi servent vos armes, hein?

-Hoshizora, ce défi est stupide, vous allez perdre! me crie m'sieur Seigi."

Les gardes se mettent alors à balancer des éclairs, de la magie! Quelle bande de lâches! La magie c'est pour ceux qui savent pas se débrouiller! C'est pareil pour les gens qui vénèrent des choses, tous ces gens là, les magiciens, prêtres et religieux, je les hais!
Je saute, j'essaie d'éviter la foudre, j'atteris sur un des gardes en lui plantant une petite aiguille dans une mince ouverture de son armure qui laissait apparaitre un morceau du cou, trop étroit pour y planter une épée. A ce moment là, un éclair m'effleure la joue, je sens une partie de mon visage me bruler, je porte la main droite sur mon visage. Pendant ce temps, un garde en profite pour lancer un éclair par derrière, dans mon bras gauche, je m'effondre de douleur, cette bande d'imbécile, ils sont forts, et encore, le plus fort ne s'est même pas encore manifesté, hein m'sieur Seigi ?
J'vous le jure, m'sieur Seigi, un jour on se battra et je vous tuerais, même si après tout, je vous aime!
Les gardes continuent de m'attaquer, je suis bel et bien foutue, je me suis fait avoir si facilement, ma soif de combat avait pris le dessus sur ma prudence, c'est pour ça ... A présent, je suis à terre, je ne peux plus bouger, j'ai trop mal ... M'sieur Seigi s'approche alors de moi et me passe des menottes aux mains et aux jambes, il prend mon sac et récupère le "Bleu". C'est alors qu'il me mets sur son épaule pour m'emmener. A ce moment là je crie aussi fort que je peux:

"AU SECOURS! A L'AIDE! ON M'ENLEVE! ON M'EMMENE! IL M'A PRIT LE "BLEU"! AIDEZ MOI!"

Je crie jusqu'à en perdre la voix ... mais espérant qu'on m'entendra, pour la première fois, moi, Hoshizora Wiwiji, j'ai vraiment besoin qu'on m'aide. Avant, m'sieur Seigi m'avait jamais attrapé ... jamais ... aujourd'hui, je m'étais fait avoir, mais qu'est ce que le "Bleu" avait de si important pour lui? Hein? Pourquoi il le voulait? Je l'ignorait, mais je voulais le découvrir.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 30 Juil - 23:19

Kanna

Toujours cette douleur, toujours cette haine aux tripes, toujours cette peur.
Je les ai vus, ces regards horrifiés et dégoûtés. J'en ai eu mal à en pleurer, à en tuer.
Ils ne comprennent pas , ils ne peuvent pas. Ignorants heureux.
Xa'anit... Ce mot résonne comme un cri dans ma tête. Un cri inhumain, un cri de monstre.
J'essaye de sortir de mes réflexions pour me rappeler le nom de la ville où nous sommes désormais. Celui-ci ne m'est pas inconnu, j'y suis déjà allée une fois, pour un assassinat. Doux souvenir...
Par une fenêtre, je vois en bas le brouillard pollué qui stagne, dominé par les immeubles fiers et élancés.
Ca me rappelle ma ville.
Parfait pour s'enfuir !
Qu'est-ce que c'est beau...
Mais tant que je tiendrais une piste sur ma "Marque", pas question de m'en aller ou de continuer ma mission.
N'empêche, je suis bien accompagnée ! Avec tous ces gens, je risque pas de m'ennuyer. Déjà l'incident de "Petite muette" trop lourde en plus de sa voix inexistante, et de la crise de démence de Protéo le jumeau...
La Soeur aussi m'a l'air bien hypocrite derrière ses sourires, elle cache quelque chose. En fait, ils ont tous plus ou moins de secrets en eux. Ca se sent.
Et tout ça pour une gamine et un être, ça me dégoûte.
Quelle égoïste tu fais !
Ils souffrent eux aussi, tu peux essayer de les aider.
La ferme !!!
M’enfin… S’il faut que j’attende, j’attendrais. Nelos est la seule personne qui en connaît un minimum sur ma « Marque ». Même Nazul et le réseau d’informateurs du cabaret n’en savent rien.
Je monte dans l’ascenseur. Les autres l’ont déjà pris. Arrivée en haut je parcours un long couloir à la recherche d’une chambre vide. Ils se sont tous déjà à peu près installés. Ah… Pas au fond !
J’entre dans la pièce. C’est pas mal. Pas trop de déco. Un lit, un bureau pas loin, avec… un holo-phone ! Je paris qu’il est sécurisé mais bon…
Mes doigts frôlent l’appareil avec minutie. Je peux pirater la ligne pour prévenir Nazul. Je n’aurais qu’à peine 5 minutes, mais ça ira.
Une bulle holographique se forme devant moi. J’ai réussi ! Ca grésille un petit moment. Je tape la fréquence.
Le visage dur et mûr de Nazul-le-Patron apparaît, légèrement flou. A voir sa tête, je devine qu’il est soucieux.
« Kanna, s’écrie-t-il. Où es-tu ? Ca fait deux jours que tu as disparue !
Je suis dans une ville, à moitié prisonnière d’un « Mafioso » et à la recherche de mes origines…
- J’ai reçu une mission assez intéressante au-delà de la « Frontière ». Je te préviens que je vais sûrement pas être de retour avant deux bonnes semaines au maximum.
A sa moue, je devine que ce que je viens de lui dire ne lui arrange pas les choses. Il y a un problème…
- Que se passe-t-il ?
- C’est Kine… Hoel s’est enfui après qu’elle lui ait annoncé sa grossesse.
Je retiens une insulte. Le salaud ! Il a osé !
Il ne faut jamais faire confiance aux hommes…
Elle l’a mérité ! Elle est bien trop naïve !
Non, pas Kine !
Je sors la photo du gars que je recherche et la plante devant Nazul, pour changer de sujet.
- Au fait, tu le connais ?
Il esquisse un sourire mélancolique. Il a compris.
- Lui c’est Rufus Fly. Roi du trafic en tous genres. T’es tombé sur une belle proie, dis-moi ! Juste une petite info… Il a fait passer un convoi pas très net il y a… en fait au moment de ton départ. A son bord, il y aurait une créature mythique. Mais je ne suis pas sûre de mes sources.
Oh purée, c’est pas possible ! Je rêve…
- Désolée Nazul mais je peux pas rester. Je te recontacterais plus tard ! »
J’éteins l’holo-phone et m’effondre sur le lit. Un hasard pareil… J’ai jamais vu ça.
Le type à qui on devait livrer l’être et mon homme, ne sont qu’une seule et unique personne. Et bien !
Je ne leur en parlerais pas. Pas maintenant en tout cas.
Quand je pense à Kine… Ca me sert le cœur. J’ignore pourquoi…

Kine est allongée devant moi, sur mon lit. Elle fixe le plafond en passant doucement ses mains sur son ventre rebondi. Je la regarde, intriguée par cette… scène.
« Tu veux l’entendre, Kanna ?
Moue gênée, jambes tendues. Non, je ne veux pas, et pourtant…
- Combien de Kanna se battent en ce moment, sourit-elle.
Toutes.
Kine me saisit par le col, et pose ma tête sur son ventre. J’entends… des bruits étranges. Un cœur qui bat, de l’eau… beaucoup d’eau… Et…
- Je suis sûre qu’Hoel sera ravi de l’apprendre …
Je me tais. Ca ne me concerne pas toutes ces histoires heureuses. Tout ce bonheur m’étouffe. Et ma « Marque » hurle de douleur…
- Kanna… Ca t’arrivera un jour, tu sais.
- Non.
- Kanna… répète-t-elle en soupirant. C’est comme ça, tu vas devoir t’y faire un jour.
- Non. Je ne veux pas.
- C’est parce que tu ignores tout ça que tu refuses.
- Arrête avec ça.
Arrête de sourire. Arrête de me parler de cet enfant si désiré. Arrête de me faire mal.


Je finis par m’endormir. Complètement vidée.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 31 Juil - 23:20

Je regardais la pièce autour de moi. Trop luxueuse à mon goût. Mais la petite muette qui m’avait suivie semblait émerveillé par les quelques objets qui se trouvaient ici. Pendant que je m’asseyais dans le fond, elle monta sur le bureau, regarda avec des grands yeux émerveillé les motifs qui le recouvrait, sauta par terre, couru vers l’holophone, et commença à appuyé sur toute les touches. Il ne se passa pas grand chose, mais elle semblait quand même en être ravie. Sur son visage se lisait une grande joie de vivre, une pureté infinie, exactement comme…
FEU….. SANG….. CRIS……DOULEUR……MORT !!!
-Ungh.
Je retenais ce flot cérébrale, l’empêchant de se propager, le refoulant vers le fond de mon subconscient.
-Fh fh fh, haletais-je.
Je sentais ma bouche devenir sèche, mes doigts me picoter et mes yeux me brûler. Puis soudain, tout redevient calme.
Je relève la tête, voyant devant moi la figure soucieuse de la jeune muette.
Je sentis dans ma tête une question, et j’y répondit instinctivement.
-Il ne se passe rien, dis-je d’une voix sans émotions, va te coucher.
Elle semblait toujours inquiète quand elle s’installa dans son lit, en tirant la couverture sur elle.

Quelques minutes plus tard, elle dormait, affaiblit par les émotions de ce jour. Je détournais les yeux d’elle, puis me concentra pour savoir si l’hybride allait bien. Il était a 2 chambres à ma droite, et son aura me semblait calme. Je décidais de m’octroyer quelques temps de repos. Je me calais fermement mon dos sur le mur, et m’endormit.

Je fus réveiller par un bruit de pas dans le couloir. Je sentis un aura familier. C’était celui de Nelos. Il entra dans la chambre qui était à coté de la notre, celle du fond. J’entendis des bribes de conversation entre Nelos et la femme voilée. Je compris les mots « cicatrice » et « vérité ». Je compris une seule phrase, venant de la bouche de Nelos, ressembler à :
« Vous savez, je connais un excellent bar où nous pourrions en discuter, très chère »
La seconde d’après, j’entendis comme un choc sourd.

Nous avions tous été réuni dans une salle, une sorte d’auditoire, et devant nous se dressait Nelos, avec un hématome sur la tête. Celle qui portait un voile semblait le regarder avec colère, le frère et la sœur regardait la scène un peu ensommeillés, l’hybride avait toute son attention porté sur le soldat, la fille au vêtements étranges portait son regard à la fois sur l’hybride et sur la scène, et la petite fille muette regarde alternativement moi et la scène.
-Bien, commença le terroriste, si je vous ai réuni ici c’est pour vous donner des explication sur ce qui se passe.
Il fit quelques pas sur la scène, et nous refait face.
-Comme vous le savez, il existe des tensions entre les pays magiques et les pays technologiques qui se trouvent près de la frontière. Les premier ont bénéficiés des idées politiques et scientifiques des deuxièmes, mais ont refusés de devenir une partie de ces derniers, pour des raisons que l’on ignore actuellement. Les discussions diplomatique se poursuivent, mais il semble que cela soit sans issue. Alors, le sénat d'un des pays de technologie à décidé de prendre des mesures radicales : Une guerre va bientôt avoir lieu.
La nouvelle fit un choc à certains du groupe, mais moi je sentais déjà qu’une chose pareil aurait lieu.
-Les pays magique, repris le soldat, à eu vent de cette décision. Son gouvernement à décidé de mettre sur pied une arme capable de rivaliser avec l’armée du pays technologique.
-Et quel est le rapport avec nous ?, demanda l’étudiante en magie.
-J’y viens justement. Le gouvernement magique à fait appel à une société du nom de Bellerophon Corp.
Je connaissais que trop bien cette société, mais je préférais garder le silence.
-Au yeux de tous, cette société est spécialisée dans la construction des réacteurs qui nous alimentent en énergie, mais en réalité, c’est une grande organisation trafiquante d’armes et d’objets magiques.
-Cela ne répond point à la question posée avec grâce par la dame aux vêtements de charivari, dis avec une pointe d’énervement la fille à la peau étrange.
-Et dernièrement, continua l’homme sans se préoccuper de l’interruption, cette société à envoyer un avion remplit de marchandises au monde magique, mais, sur le trajet, cet avion s’est crashé. C’est là où nous nous sommes tous rencontrer. Et dans le double fond des caisses, il y avait des barres d’uranium en grande quantités. Et grâce à certains informateurs, nous avons pu établir un profil de cette arme : ça a une grande envergure, ça utilise beaucoup d’uranium, il faut un cristal bleuté pour le contrôle, et enfin il faut…. Un grand karma. Celui de notre créature ici présente en fait.
Un grand silence s’installa. L’hybride tremblait de terreur. Ainsi donc, on voulait encore faire souffrir une créature pensante. Ce monde est fort bien abject.
-Et qu’est-ce qui se passerais si l’hybride tombe au main de ces gens ? demanda le frère de la fille à la peau étrange.
Le soldat tourna son regard vers le concerné.
-Il mourrait.
Je gardais le silence. Et aucune pensée ne me traversa l’esprit. Soudain, le terroriste m’appela.
-Eh monsieur le prêtre, vous aviez dis que vous aviez une liste de ce qui se trouvait dans l’avion. Pourriez vous nous la lire?
Je sortit de ma poche antérieur la-dite liste, et commença à lire.
C’était pour la plupart des pièces de rechanges pour des réacteurs, ainsi que des outils, tout était en plusieurs exemplaires. Tout… sauf une chose.
-Un cristal de couleur bleu, utiliser comme presse papier.
Le soldat resta pensif sur cette information. Il sortit une boucle d’oreille de sa poche, et se remit à parler à l’assistance.
-C’est bizarre, je n’ai pas trouver ce cristal dans les boites. Il y en avait une qui était ouverte, et ceci traînait à coté.
Il montre la boucle, faite en plaqué or, avec un peu de sang.
-Qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ? demanda l’étudiante.
-Que nous avons une voleuse à retrouver, dis-je d’une voix calme.


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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 1 Aoû - 17:01

Signe

L'ange noir a un visage dur...
"guerre"... ce mot... ce mot je l'ai déjà entendu, mais je ne sais plus ce que ca veut dire, je sais juste que c'est une chose terrible....
"guerre" a fait tout oublier dans ma tête... mais quand je me suis réveillé au monastère, guerre ne m'a pas retrouvé....
Je me rappelle de ce que Soeur Lizawu disait a Père haruki un soir :


_"Elle est arrivé au moment de la guerre , souvenez-vous mon Père! C'est
même vous qui étiez d'accord pour qu'on la garde le temps qu'elle retrouve ses esprits..."
_"Là est le problème Soeur Lizawu! Elle a dormis durant 10 ans! 10 ans!
Elle n'a jamais bus, ni mangé, ni ouverts les yeux durant toutes ses années! Et pourtant elle grandissait! Et maintenant elle s'est réveillé, en bonne santé, comme si elle avait vécu normalement durant tout se temps hormis la seule chose que vous semblez oublier Soeur Lizawu! Elle n'a JAMAIS retrouvé ses esprits! Elle ne sait plus parler, en admettant qu'elle l'ai su avant, elle ne se rappelle de rien, elle ne sait même plus les choses simples... que voulez-vous que je lui enseigne? Elle est comme un nourrisson qui vient de venir au monde!"
_"Mais si elle s'est réveillé c'est que les dieux l'ont voulu! Les dieux l'ont ramené à la vie! C'est un signe que le ciel nous envoie! Et je crois mon père que notre devoir est de prendre soin de cette enfant jusqu'à ce que le destin décide qu'elle reprenne la route vers son propre devoir!"
_"Mais elle n'a jamais été morte ma Soeur! Jamais! Et puis, j'ai beau être un homme de foie, si vous réfléchissez mieux; dites moi donc a quoi une fille qui a dormis 10 longues années , sans nom; sans mémoire, et sans voix, puisse être util a une quelconque mission? Les dieux ne pourraient rien confier a une enfant qui ne sait rien! En revanche, elle aurait pus être une âme damnée, qui s'est enfuit de l'enfer! Ce qui expliquerait bien des choses ma Soeur! Et si les démons décident de la reprendre, ils la reprendront! Et nous dans tout ça... nous serons punis par les dieux d'avoir garder cette âme démoniaque sous notre toit ou alors nous serons éxécutés par les démons lorsqu'ils apprendront que l'on cachait leur "chose" durant 10 ans! Leur chose cassée!"
_"Mon Père! J'ai foie en cette enfant! Ma foie a moi me dis qu'elle ne restera pas ici indéfiniment et que nous devons lui apprendre le nécéssaire pour qu'elle puisse accomplir sa mission et c'est pour celà que les dieux nous l'ont confié! La guerre n'a épargné personne.... souvenez-vous... Monsieur Duponiz a décidé de conduir une charette dans ce village et ne s'en éloigne plus depuis le terrible attentat a Sériolis!
Il était homme d'affaire a l'époque! Il est venu a notre chapelle pour organiser le batème de son fils! Et c'est ce soir là que l'attentat a eu lieu,
sa femme et son fils ont perdu la vie dans cet immeuble! Et vous avez eu la bonté de lui trouver un travail pour l'aider a rebatir sa vie! Puis dans la même periode une petite fille arrive ici et aujourd'hui vous refusez d'aider votre prochain? Mon Père, j'aiderai cette enfant, quoi qu'il m'en coute! Je lui apprendrait a lire et à écrire! Et ainsi, les dieux pourront lui confier leur mission et si c'est une âme damnée comme vous dîtes, je serais la seule punie!"
_"Qu'il en soit ainsi! La guerre ne l'a pas retrouvé... alors espèront que rien ne viennent perturbé cette paisible batisse et prions alors pour que les dieux nous pardonne de nos actes complices ou nous bénissent de notre bien vaillance. A présent ,allez a votre devoir ma Soeur... et que les dieux vous gardent..."


La "guerre" ne m'a pas retrouvéé... Soeur Lizawu m'a appris des choses...
Je devrais peut-être écrire quelque chose pour ange noir...
Si ange noir est le seul a pouvoir aider, je ne veux pas qu'il m'abandonne...
Et si il croit que je suis cassé et que je suis "chose" des démons, et que je ne sais rien faire, il ne voudra pas me garder... j'ai besoin de ange noir...
J'ai besoin que ange noir me cache... la "guerre" revient... elle revient pour me chercher.... elle ne doit pas me trouver....
Je dois écrire; il doit voir ce que je sais faire et peut-être qu'il voudra bien me garder...
Je vais lui écrire mon nom...
Je m'assois par terre, je cherche quelque chose de mouillé et de foncé...
je vois de la terre mouillé que des chaussures ont laissé par terre...
Je met mon doigt dedans, et je commence a faire glisser mon doigt sur le sol, ca écrit bien...
Mais ce n'est pas mon nom... je veux écrire mon nom, mais ce n'est pas ça... pourquoi je n'arrive pas? Avec Soeur Lizawu c'était facil! Mais là je ne pense qu'à des choses bizzard... c'est comme une chanson...
Oui une chanson avec des lettres et des chiffres qui s'écrivent avec des dessins.....
J'ai toujours cette chanson qui chante dans ma tête depuis que j'ai rêver de la chanson....
Avant... c'était avant... je connais une chanson de avant.... une chanson qui s'écrit... parce que je ne sais pas chanter....
J'ai ma tête qui cogne, je me sens lourde.... je vois des choses....
je vois un homme... j'entend sa voix.... j'entend sa chanson....

_"Je vais t'apprendre une chanson d'accord? Ecoute la bien, c'est une très belle chanson:
A pp2 ach 3 PIX9 C!O!D!E 254133 Tcheeying 0003
Tu vois? C'est une belle chanson, et elle se répète plusieur fois; après on recomence sur un autre air, puis encore, puis encore... et ca fait une chanson toute drôle! C'est amusant non? Comme tu ne sais pas encore répèter je vais te montrer comme on écris la chanson, c'est comme des petits dessins, mais attention! Il ne faut pas faire d'erreurs, il faut bien s'appliquer pour que ce soit joli.
Voilà! Très bien! Je vois qu'à force de m'écouter la chanter tout les jours, tu finis par la connaitre par coeur cette petite chanson, je crois que tu l'aime bien!
Je te promet qu'un jour, tu pourras la chanter... "


Il fait noir, tout noir... j'ouvre les yeux.
Oh! C'était encore un rêve... un rêve de "avant", où un juste un rêve?
Je ne sais pas bien mais en tout cas on dirait que... oui j'ai réussis a écrire!
Mais j'ai écris la chanson... si c'était juste un rêve ca veut dire que j'ai écris n'importe quoi...
Oh non! Ange noir regarde! Tout le monde regarde, ils font des têtes bizzards... ils me regardent tous bizzarement aussi...
Ils ne doivent pas savoir ce que j'ai écris... j'ai écris n'importe quoi... ils ne connaissent pas la chanson , ils vont croirent que je suis "bête"...
Mais ange noir ne dit pas ça.... il est tout bizzard... il se penche sur moi et dit:
_Où as-tu appris ça?
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 2 Aoû - 22:02

Wiwiji Hoshizora


Des barreaux … ce n’est pas la première fois que je me retrouve derrière, mais à chaque fois j’arrivais à m’en sortir d’une façon où d’une autre, le plus souvent, je faisait du charme au garde ou j’ouvrais la cellule à l’aide d’une petite pointe. Cette fois-ci, attachée comme je le suis, je ne pense pas que je pourrais sortir, en plus le garde est laid, j’ai pour habitude d’utiliser la séduction pour me sortir de la plupart des situations, mais il y a tout de même une limite.
Cette fois-ci, ma p’tite Wiwiji, on peut dire que tu t’es mise dans de sales draps.
Et monsieur Seigi, qu’est-ce qu’il fait ? Je suis sûre qu’il saura avoir pitié de moi et qu’il viendra me sauver, qu’on s’enfuira tout les deux … en amoureux … Non, là je me fait des films, et puis, même si il s’intéressait à moi, je le tuerais, il a osé me maltraiter.
Le voilà d’ailleurs qui arrive, m’sieur Seigi, il a un teint encore plus grave que d’habitude.

« M’sieur Seigi ! Vous venez me sortir de là, pas vrai ? On va s’enfuir ? Tous les deux ? Pas vrai ?

-Non, Hoshizora, je crains de ne pas satisfaire votre demande. Me répond-il avec toujours la même expression, ses yeux sont d’un sombre superbe, tellement beaux …

-Mais enfin m’sieur Seigi … Vous m’aimez pas ? Vous me détestez, c’est ça ? Vous voulez me voir rester ici ? Sans liberté ?

Il me regarde un petit moment, l’air un peu embarrassé, c’est rare qu’il ai l’air embarrassé, c’est drôle quand il détourne le regard. Il finit par me dire avec un ton grave, de nouveau.

-Non, je ne vous déteste pas, Hoshizora. Seulement, voilà, le dernier vol que vous avez commis est très grave et ce n’est pas moi qui décide du sort des prisonniers. Vous serez donc exécutée, dans une semaine. La peine maximal : une journée complète de torture mentale suivie de douze heure de torture physique, ensuite nous vous mettrons à mort. Rassurez vous, le bourreau qui a été choisi pour vous connaît des sorts de tortures très efficaces. »

Oh ! Ce m’sieur Seigi … Il a beau faire le sombre, je vois bien qu’il est troublé, il ne veux pas que je meure … J’en était sûre, au fond de lui il m’aime bien.
Pourquoi ais-je une peine si lourde ? C’est eux qui m’ont pris le « Bleu », moi, je l’ai trouvé dans une épave …
Quelle triste fin … Mais qu’est-ce que je raconte ? Je ne vais pas mourir, il va bien y avoir quelqu’un qui va me sauver ! J’en suis sûre.

Je serre alors mes mains l’une contre l’autre, presque systématiquement. He ! Mais depuis quand je prie, moi ? Je n’aime pas les gens qui vénèrent des choses … N’importe quoi, je dois être en train de devenir folle …

Une semaine … Dans une semaine j’allais peut-être mourir. Je n’ai pas peur de la mort, mais je dois d’abord faire deux petites choses … Il faut que je sorte d’ici, par n’importe quel moyen.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 2 Aoû - 23:45

Sai Nah Dinh :

J’ai une sensation étrange, au creux de l’estomac. Ca a commencé dés que le terroriste a commencé a parler de grand karma.
Do, do ré sol ré do. Il ne faut pas que je me pose de questions. Il ne faut pas que je m’y intéresse. Surtout pas que je m’y passionne. Surtout pas que je me rappelle de tout ce que mes professeur Hylioran m’ont dit des expériences passée et avenir sur les karma.
Do do ré sol, do mi ré mi. Pourtant il faut que je continue à écouter. C’est important. Je dois savoir dans quoi Frère m’embarque encore. Mais je ne veux pas penser à la magie. Je ne veux pas y réfléchir. Surtout pas m’y passionner. J’ai un seul amour, c’est la musique. J’ai une seule famille, c’est frère. J’ai un seul savoir, c’est les sons. Le reste, j’en suis détachée. Je suis libre de tout cela.
Un cristal bleu, servant de presse papier, dit le prête. Manquant dans la cargaison. Pris par quelqu’un, une femme, visiblement.
Nelos nous montre la boucle d’oreille et malgré moi, je sens…
Non !
Je ne sens rien. J’écoute. Un son très doux, peu modulé, mais un petit rythme plutôt fantaisiste. C’est faible. Ca fait trop longtemps que ce bijou s’est détaché de l’oreille qui la portait. L’emprunte de celle à qui il appartenait est floue.
_ Qu’arrivera-t-il a cette personne, si elle essaye de revendre l’objet ? Demande Frère.
_ Ma foi, fait Nelos en secouant la tête, il faut espérer mettre la main sur elle avant les agents gouvernementaux. Parce qu’elle est devenue un témoin vraiment génant.
_ Et vous la faites rechercher ?
_ Mes hommes sont déjà là-dessus.
Il se tait. Un silence tombe entre nous. Un silence doux, empli de soupirs tranquilles, de respiration régulière. Réflexion, pour chacun, méditation, sur ce que l’on vient d’entendre.
_ Mais, demande Youshia, que fait-on, nous ? Que sommes-nous sensé faire ?
C’est la première question intelligente que l’on pose depuis que Arias a fait irruption dans notre camp, ce matin.
Que sommes-nous sensé faire ?
Frère s’est jeté à corps perdu dans cette histoire, comme d’habitude, et comme d’habitude, je l’y ai précédé, afin de le protéger, et de protéger les autres de lui-même. S’il savait, s’il sentait…
_ Nous allons rester ici, en ce qui nous concerne, dis-je. Et nous resterons près d’Arias. Ce que les gens veulent faire de lui, ça les regarde. Pour l’heure, il est ici, ou personne ne peux l’atteindre. Mais il ne pourra pas y rester éternelement, aussi, le meilleur moyen de l’aider, c’est de lui apprendre à se défendre. Nelos, vous ne pouvez pas le faire, vous êtes occupé à gérer le coté politique et social de l’affaire. Moi et frère, on se chargera juste de veiller sur l’ainran, et de l’aider à se trouver lui-m^me.
_ Pour cela, vous pourrez aussi compter sur moi, murmure Youshia, ce qui ne me surprend pas. Mais nous avons oublié quelque chose d’important. Nelos, savez-vous quelque chose concernant la petite ? Vous dites qu’elle est recherché par l’armée de l’autre coté.
_ Je n’ai pas encore de renseignement. Nous avons consulté les avis de recherche sur le net, mais elle ne correspond à aucun signalement. Je ne pourrais rien tant que je n’aurais pas son identité. On va la garder ici en attendant, vous n’aurez qu’à veiller sur elle en même temps que sur l’airan. Au fait, ou est-elle, la petite ?

Le prête se retourne.
_ Elle était à coté de moi, il y a quelques instant.
Frère m’attrape par le bras et me désigne un coin reculé de la pièce.
L’enfant silence est accroupie près d’une plante en pot. Un peu de terre s’est renversée au sol et quelqu’un a marché dedant. Avec son doigt, elle joue avec les traces.
_ Ah, ben la voilà, c’était pas la peine de, comment Nelos en s’approchant.
_ Ne bougez pas. Dis-je.
Mon ton a été inhabituellement sec. Mais je ne prends pas la peine d’expliquer. Je n’ai rien à expliquer, juste que quelque chose n’est pas normal. A première vue, une petite fille est en train de jouer avec de la terre, mais il y a quelque chose qui…
Bon sang, j’ai compris.
L’enfant silence s’est mis à émettre. J’entends, je crois entendre une musique qui s’échappe d’elle.
Mais est-ce vraiment cela ? C’est à peine perceptible. Ca ne ressemble à rien. Je n’arrive pas à le définir. Et pourtant, c’est là. Le lien que je n’arrivais pas à faire, j’ai l’impression de le tenir. Il est fragile, il se dérobe sous mes doigt. Que quelqu’un la dérange, et ça pourrais cesser.
_ Ne bougez pas, s’il vous plait.
C’est Frère qui a parlé, cette fois. Il a parlé pour moi. Pour que je n’ai pas à le faire. Pour que je n’ai qu’à essayer d’entendre. C’est comme si elle était loin, très loin.
L’enfant silence se relève et se retourne vers nous. Elle a receuilli toute la terre qu’elle pouvait entre ses paumes. Son visage est livide. Son regard est vague. Le rose de ses yeux a foncé, a pris une teinte fushia. Et quelque chose s’échappe d’elle, mais c’est à peine un bruissement, une rumeur, pas encore un air. J’aimerais. J’aimerais m’approcher d’elle, pour mieux entendre, mais si je le fais, je risque de tout briser.
_ Ne bougez pas, répété-je encore une fois, à mi voix, au prête qui ne peut réprimer un réflexe d’aller lui porter secour.
_ Mais… ses yeux ? Que lui arrive-t-il ?
_ Elle n’est pas en danger, dit frère sur le même ton que moi. Ne bougez pas. Ne parlez pas.
L’enfant silence, d’un pas mécanique, vient de traverser la pièce, et se placer au centre du cercle formé pour nous tous rassembler. A nouveau elle s’agenouille, répend la boue recueuille dans ses mains au sol et commence à tracer des signe.

Qu’est-ce que c’est ? Je ne comprends pas ?

Ces signes sans queue ni tête se dessinent sur le sol blanc, à l’encre de boue. Sa main n’hésite pas. Comme si elle savait exactement quoi écrire, pourtant…

Je ne connais pas ce genre d'écriture. Ca ne veux rien dire.

Est-ce une écriture, est-ce un langage ?

A travers la vitre de la chambre, la lumière du jour a commencé à rougir. IL fait plus sombre. Nelos approche sa main d’une orbe fixée au mur. Celle-ci se met à dégager de la lumière. Nous observons tous ce que la main de l’enfant à tracé au sol.

Fini. Le murmure à cessé. L’enfant, à nouveau consciente, lève vers nous des yeux étonnés, à nouveau rose.
Le prête est devenu très pâle.
_ Ou as-tu appris ça, demande-t-il d’une voix étrange.
_ Qu’est-ce que c’est ? Demandé-je. Vous le savez ?
_ Ou as-tu appris ça ? Répète le prête.
L’enfant silence la regarde avec un air effrayé.
_ Une chanson ? Murmure le prêtre. On t’as dit que c’était une chanson ? Qui ? Pourquoi ?
_ Vous lui faites peur ! proteste Frère. Peur et mal.
Le prête le regarde. Et sort sans mot dire.
L’enfant silence s’est mise a trembler. IL y a tant de question, dans ses yeux de topazes brulés. Tant de questions auquelle nous ne pouvons répondre parce que le seul a pouvoir les entendre vient de quitter la pièce.
_ Qu’est-ce que c’est, frère ? Quelqu’un peut me dire ce que c’est ?
_ Ca ressemble à des hiéroglyphes. Dit le terroriste. des hiéroglyphe que notre ami prêtre comprend.
Il murmure quelques incantation. Dans ses mains apparait une feuille couverte de signes semblable à ceux tracé par la petite.
_ Je vais donner ça à mes hommes, pour orienter leur recherche. Mais on avancera d’avantage quandle prête nous aura expliqué ce que c’est.
Il sort à son tour. Suivit d’Arias et Youshia. Frère reste derrière moi, sans bougé. La petite tremble toujours. Je m’accroupit près d’elle.
_ C’est une chanson, tu dis ? Comment la chante-t-on ?
J’essaye; sans paroles, de reproduire l'air que j'ai vaguement cru percevoir.
_ Comme ça ? Non, pas tout à fait. Comme ça plutôt, n’est-ce pas ?
Je ne sais pas à quoi ça sert, ce que je fais, mais l’essentiel, c’est que l’enfant silence m’écoute. Et qu’elle oublie un peu pourquoi elle tremble.


Dernière édition par le Lun 7 Aoû - 22:27, édité 1 fois
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 3 Aoû - 1:57

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Ange noir est faché.... il est partit.... il doit croire que je suis "bête"!
Mais c'est pas ça! C'est une chanson! C'est vrai! Je mens pas!
Soeur Lizawu disait que dire des "mensonges" c 'était "parjure" et "prajure" c'est pas bien du tout, alors moi j'ai promis de jamais dire de mensonge, c'est pas un mensonge... c'est une chanson... c'est vrai...
Pourquoi Ange noir est partit? Je ne veux pas qu'il m'abandonne...
A côté de moi Protéo me regarde , on dirait qu'il sait que j'ai mal....
Et Soeur tâchée éssaie de trouver ma chanson, mais elle n'y arrive pas.... elle ne connait pas.... pourquoi le monsieur a mentit? Pourquoi il a promit qui je chanterai la chanson? Aujourd'hui je dois la chanter et je ne peux pas! Parce que le monsieur n'a pas tenu sa promesse.... il ne m'a pas donné de voix... il ne m'a pas appris a chanter....
Je suis triste, j'ai si mal.... Je pose une main sur l'endroit on ca fait mal et je montre a Soeur et Protéo.
Soeur Lizawu comprenait, peut-être qu'eux aussi ils comprennent....
_"Que fais-tu? Qu'éssaies-tu de nous dire?"
Demande Soeur.
Je met ma main sur elle entre deux boss au dessus de son ventre, j'appuie ma main dessus jusqu'à sentir que ca cogne, après je gogne doucement avec mon autre main sur celle que j'ai déjà posé, doucement pour ne pas la casser....
Elle commence a comprendre.... elle parle de "coeur" ...
Je ne sais pas ce que c'est... je remet vite mes mains sur moi et je cogne sur moi, je tire sur mon habit, et de l'eau commence a couler de mes yeux...
_"Tu as mal au coeur? C'est ca?"
Oui! J'ai mal là! là! Juste là! Ca s'appelle comme ca? Ca s'appelle "coeur"?
C'est bien de savoir comment s'appelle mon mal...
_"Il faut se coucher... il fait tard et tu dois dormir de bonne heure comme tout les enfants, tu as une dure journée, il faut te reposer. Je vais t'emmener dans ta chambre."
Soeur me prend la main et m'emmène dans la jolie chambre bleu avec plein de choses rigolotes qui font de drôle de bruit.
j'aime beaucoup cette chambre... elle est belle... elle est grande...
Et Ange noir dort pas loin a côté, rien ne peut arriver... "guerre" ne viendra pas me chercher ici...
Je me met a genoux devant mon lit et je joins mes mains.
Dieux, merci de votre protection, merci de m'avoir donné de nouveaux gens pour s'occuper de moi... j'espère retrouver Gabille bientôt...
Mais je vais encore vous demander quelque chose.
Je vous le demande chaque soir, a chaque pière, je sais que vous avez beaucoup de chose a faire mais j'aimerai beaucoup avoir une voix moi aussi... une voix pour chanter, une voix pour dire les choses, une voix pour dire à Soeur Lizawu que je vais bien, une voix pour dire a Soeur comment on chante ma chanson, une voix pour dire a Ange noir que je l'aime... pouvoir dire qu'on aime quelqu'un c'est si jolie.... une voix a moi, bien à moi, rien qu'à moi et à personne d'autre... juste une voix, ma voix...
Amène.

Je me lève embrasse soeur comme je le faisais avec Soeur Lizawu, je veux faire pareil avec Protéo mais... aaaah... mais! Ou je peux l'embrasser? Il a des tâches rouges partout... ah ca y est! J'ai trouver un morceau de lui ou il n'y a pas de tâche, mais je dois faire vite si jamais ca coule!
Je l'embrasse très vite puis je me met sur mon lit.
Oh! Mais c'est tout moue! je m'enfonce dedans! Que c'est drôle!
Et si je saute ca fait quoi?
Je saute puis retombe ne m'enfonçant encore plus, j'adore ca!
C'est tellement drôle! Encore! Et encore! Mais soeur ne veut plus, elle dit que je dois dormir maintenant...
Je me met sous les draps bleu de mon lit et pose ma tête sur le gros coussin blanc tout doux et tout mou comme le lit.
Je me sens bien, c'est mieux que les lits du monastère!
Soeur et protéo partent, ils me laissent avec Ange noir qui regarde par la fenêtre....
Je me lève et je vais le rejoindre.
Je regarde son visage, il est dur, et froid... ca me donne des frissons comme le vent quand la terre s'abille avec du blanc...
Je regarde alors ce que lui regarde... "Sériolis"... Comme c'est jolie toute ses tours noir avec plein de bougie qui brillent dessus... On dirait des étoiles comme dans le ciel... ou aussi le brillant qu'on voit sur l'eau quand la nuit arrive...
Mais ca fait du bruit ici.... beaucoup de bruit... même si ses bruits ne font pas peur, je ne les trouve pas très beau... il devrait y avoir plus de musique, ce sont des bruits aussi mais au moins se sont des bruits jolies....
Et si les bruits étaient jolie les gens d'en bas criraient moins...
C'est bête ça! Pourquoi mettre des bruits que personne n'aime? Et Pourquoi crier comme ca? Ces bruits sont pas beau c'est vrai mais les cries c'est très moches aussi, ca n'arrange rien....
Parfois je me dis que c'est les gens sont bizzard... mais peut-être que si j'avais ma voix à moi je crirais comme eux... et peut-être que là je ne les trouverait plus bizzard... et si c'est moi plutôt qui suis bizzard?
Ange noir me regarde... enfin!
Je tire sur sa robe et lui disant pardon.
Il m'entend...
_"Demain je devrais te poser des questions petite... et j'espère que tu pourras y répondre... c'est important, si ca ne l'était pas crois moi je ne t'embêterait pas avec ça."
Non Ange noir n'embête jamais! Ange noir il est gentil! Jamais il ne pourra m'embêter! C'est bien! Demain Ange noir parlera a moi et rien qu'à moi toute seule! Mais si seulement je pouvais moi aussi parler rien qu'à Ange noir, juste à lui... au moins a lui...
Ange noir me montre mon lit du doigts et me demande d'y retourner.
Je tire une dernière fois sur sa robe et me dressant sur mes pieds la tête en l'air pour l'embrasser.
Mais il pose une main sur ma tête me m'oblige a revenir a plat sur mes pieds.
_"Allons petite... je ne suis pas du genre à m'attacher..."
Ange noir ne veux pas s'attacher... c'est normal... c'est énervant d'être attaché... moi je n'aime pas ça du tout! Mais il ne veut pas que je l'embrasse , ca se voit...
Mais moi je ne veux pas attacher Ange noir...
Je continue de tenir sa robe dans ma main et j'embrasse sa robe la tête basse avant de retourner dans mon lit.
Il me regarde me coucher, puis quand je lève la tête pour le regarder, il se retrourne vers la fenêtre.
Je ne comprend pas bien... mais je dois obéir à Ange noir...
Je pose ma tête sur le coussin et ferme les yeux... ca fait du bien...
J'aime ca... avec Ange noir tout près, je me sens bien...

Une goutte d'eau... sur du noir... des ailes blanches... Gabille!
Gabille attend moi!!!!!!!!!! Arrête! Je dois te retrouver! Gabille!!!!
Hi!!!!!!!! J'entend une voix... mais ce n'est pas la chanson... c'est autre chose... elle me trembler cette voix... elle me fait peur...
Je ne comprend pas ce qu'elle dit... elle parle avec des mots que je ne connais pas...
Gabillle!!! elle vole là bas... je dois courrir! La voix est dangereuse , elle risque de lui faire du mal!
_"Viens! Viens précieuse..."
Qui? Qui me parle?
Je vois un homme dans une cape noir, il a de long doigts et je ne vois pas sa tête; il a une voix sèche... comme si un voile s'était poser dans sa gorge.... il m'appelle...
_"Viens... Viens avec moi... tu ne risque rien.... viens mon coeur...."
Son "coeur"? Je suis son "Coeur"? Non ce n'est pas possible....
_"Viens me voir... viens voir ton maître... tu veux ta voix? Tu la veux n'est ce pas? Et tes souvenirs? Tu les veux aussi? Tu veux chanter? Tu veux dire a ton Ange a quel point tu l'aime? Tu veux chanter toi aussi?
Tu veux que je te rende ce que je t'ai pris n'est ce pas? Alors viens... laisse moi t'emmener là ou les autres n'iront jamais..."

Ma voix... il peut me donner ma voix.... c'est... c'est un dieu... Soeur Lizawu disait "les dieux sont des nos Coeur et sont nos maîtres..."
Je suis son coeur, il est mon maître... c'est un dieu... Un dieu a enfin entendu ma prière...
Je viens a toi mon Maître...
Il me tend une main, je glisse la mienne dans la sienne, et il me guide doucement a travers des couloirs noirs...
Mon Maître... donnez moi ma voix... je vous en prie...
Cette voix... cette voix qui m'appelle... elle se fait douce, elle se fait intense, elle entre dans ma tête, dans mon corps, elle me dit quoi faire et je le fais... je sens des mains brûlantes se poser sur mes épaules , je sens un soufle chaud dans mon oreille...
_"Tu es enfin venu a moi... sais-tu seulement combien de temps je t'ai cherché? Tu es si frèle... j'aime te possèder, ton esprit est un vrai trésor..."
Mon Maître... je suis venu à vous... donnez moi ma voix. J'ai tellement attendu pour ça... j'ai tant prié... jamais je n'ai fais de "péchés" j'ai toujours tout fais pour que vous soyez content... soeur Lizawu me disais ce qui était bien ou mal pour vous, les dieux...
Maintenant que je suis là, donnez moi ma voix... je vous en prie...
_"alors comme ca je suis un dieu?"
Un dieu, un maître, un guide... notre seul Maître avec les autres dieux comme disait souvent soeur Lizawu...
_"Tu dois faire quelque chose pour les dieux?"
Soeur Lizawu parlait de "mission" ca veut dire que je dois faire quelque chose pour les dieux...
_"Et si tu le fais je te rendrais ta voix , tes souvenirs, ta vie, tout... et tu pourras faire tout ce que tu veux... absolument tout..."
Et Ange noir? Sera t'il contente si je peux lui parler?
_"Tu as changé ... avant tu ne jugeais que par un seul amour.... celui de ton père..."
Mon père? je n'ai pas de...
_"Si tu en avais un... et a l'époque tu aurais fais n'importe quoi pour que je te le rende..., mais si tu me dis ce que je veux tu auras tout ce que tu désirs...."
Que dois-je dire? Que voulez vous savoir?
_"Je veux... le code!"
Le ... "code"?
_"Donne moi le code, et tu auras tout ce que tu désirs..."
Mais... je ne sais pas ce que c'est... "code"...
_"La chanson! Donne moi la chanson... écrit la moi..."
Ma chanson? ...Mais... ma chanson? Mais... ...non!
_"Quoi? J'ai mal entendu peut-être... aurais-tu dis..."non"?"
Je suis désolé... je ne peux pas vous donner ma chanson...
_"Ne veux-tu donc pas parler? ne veux-tu donc pas retrouver tes souvenirs, ton père, et tout ceux que tu aimes? Ne veux-tu donc pas Chanter et dire ce que tu ressent enfin? Veux-tu donc rester bête?!"
Mais... ce.. ce n'est pas ma faute... je .. je ne dois pas la dire! Je ne dois pas l'écrire! Je l'ai écrit pour les autres parce que le gentil monsieur m'a dis que je pouvais... il ... il a chanter la chanson, donc je pouvais l'écrire...
Mais là il ne dit rien... il ne chante pas alors je n'ai pas le droit... j ne peux pas... s'il ne la chante pas je ne me souviens plus asser bien , s'il ne la chante pas je n'arriverai pas à l'écrire...
_"Tu joue encore avec moi? J'en ai plus que marre de tes gamineries!
Je te possède tu es a moi, tu entends? A MOI! Tu m'appartiens, je suis ton maître! Tu dois m'obéir! Et je t'ordonne de me dire le CODE!!!!!"

NON! Je ne peux pas! je suis désolé!
Je ne peux pas...
_"Pense a ta voix! Tu la veux ta voix? LA VEUX TU?!!!!!!!"
Oui!
_"Alors donne moi le code!"
Non! Je ne peux pas! Je vous l'ai dis je n'arrive pas a l'écrire! il faut qu'on la chante!
_"C'est pas vrai! Cet imbécile a plus de contrôle sur toi que je ne le pensais! Même dans la tombe il arrive encore a entraver mon chemin! Mais je le ferais cèder! Son esprit se persistera pas longtemps... Si je tue sa chose, son esprit pérrira avec! Mais si je fais celà... je n'aurais jamais le code... Mais... je connais grâce a toi une musicienne très doué... elle fera tout pour trouver cet air, et elle y arrivera je le sais, et ce jour là... je t'attendrais , et je serais tout près, tu ne pourras plus résister...
Sais-tu combien de temps vive les choses dans ton genre? Très peu, parce que vois-tu tu n'ai même pas terminer... Alors tu m'oblige a te conduir a la fin de ta vie... l'âge limite... dans 30 jours éxactement ta vie ne tiendra plus... d'ici là, la musicienne trouvera la mélodie... et si tu refuse toujours de me donner le code ma belle... je te laisserai mourrir sans aucun scrupule! A présent, voyons voir si tu tiens à la vie, ou alors ...meurt!"

Le noir s'enroule autour de moi, il me tire la main, je résiste, je ne veux plus le suivre , il me fait peur... ce n'est pas un dieux je le sais maintenant...
Il le tire encore... il me lache, le noir disparait...


j'ouvre les yeux... l'eau tombe sur moi, elle tombe si fort que ca me mouille toute entière , je regarde kle ciel qui pleure...
Les étoiles ont disparus... mes yeux pleurs aussi... j'ai mal... au secour...
j'ai si mal...
je met mes main sur mon "coeur", ca me fait mal... et je sens...
Je sens une chose qui n'est pas normal...
J'ai des... j'ai des bosse... deux boss... comme soeur... comme les autres filles... mes cheveux descendent a les pieds... je ... je suis...
Je n'ai plus d'habit... je suis... que m'a t'il fait?
Je me sens mal... je tombe , je.. je ne tiens plus sur mes pieds...
Je vois en bas... j'entend encore les cries des gens et les mauvais bruits de "Sériolis"... je vois des étoiles en bas, des lumière sur les tours... je suis haute... plus haute que tout le monde...
_"Eh! Que fais-tu là? Descent! Je t'en prie ne reste pas là! Descent! "
Je vois comme si un voile venais de se poser sur mes yeux...
J'avance doucement vers le bas sans le vouloir... je ne sais plus ce que je fais... je tombe sans savoir pourquoi sens savoir me retenir...
Je tombe juste parce que... je... je ne sais plus... mes yeux se ferment ... je ne vois plus rien....


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 2:02, édité 1 fois
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 3 Aoû - 1:58

Mon post étant trop long voici la suite:


_"NOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN!!!!"
!!!! quelqu'un a crié!
Je suis contre quelqu'un, ... Ange noir!
Il m'a attrapé.... il m'a sauvé...
_"Mais Enfin serais-tu devenu folle? Tu te rend compte? C'est dangereux de s'approcher de si près! Tu as failli tomber! En plus il pleut, c'est très glissant! Que t'est-il arrivé? Tu ... tu as quitté ton lit brusquement et tu as marché jusqu'ici... tu ne dois pas te balader sur le toit de l'immeuble c interdit! Et puis tu a fais un mal aise... quand je t'ai demander de descendre tu as commencer a t'évanouir et tu a faillis tombé! Que serait-il arrivé si je ne t'avais pas suivis hein?
Regarde toi, tu es dans un état épouvantable... et ... Tu as... changé...
Tu as..mais oui tu as grandis! Tu as le corps d'une fille de 16/17 ans...tu n'es pas très "présentable" non plus... ou sont tes habits?"
Ange noir tourna la tête et vis mes vêtement déchiré en plein de petites bandes pas très loin du bord.
Je me regardais... j'avais... grandit... je... je crois....
Je cache mes boss en enroulant mes bras devant... je n'aime pas ca, c'est pas beau... c'est bizzard... je ne veux pas que Ange noir me voit ainsi... je ne suis pas belle comme ca... je ... j'ai peur qu'il me voit comme ca, je ne veux pas qu'il me regarde... ce serais trop dur pour mon coeur, ca me ferait trop de mal si il me regardait comme ca..
Mais il ne peut pas faire autrment pour me ramener...
Je ferme très fort les yeux, je ne veux pas voir qu'il me regarde...
je sans de l'eaui chaude couler sur mes joues, ca me brûle... j'ai trop mal...
Je veus plus avoir mal... je veux me cacher... je ne veux pas qu'il me voit comme ca... j'ai froid... je tremble...
Je voudrais tant qu'il sache que j'ai mal et que je veux pas qu'il me regarde... j'aurais encore plus mal sinon... je me sens tellement affreuse... je me sens mal...
_"Ne pleur plus. Ca va aller... là, je ne te regarderais pas ainsi comme ça..."
Il enleve sa robe noir et la met sur moi, je m'enroule dedans, je sert fort le tissu mouillé de sa robe sur moi pour ne plus qu'elle ne se décolle de moi... je respire fort l'odeur qu'il ya dessus...
Ange noir m'aide a me relever. Et il me ramène vers la chambre...

Arrivé là bas, je me laisse tomber sur le lit et l'eau recommence a couler en brûlant les yeux et les joues, mon nez commence a couler...
_"Je ne te regarde pas ne t'inquiète pas... je sais que tu as honte...
Je vais partir un instant, je dois parler aux autres... toi ne bouge pas d'ici, je n'en ai pas pour longtemps..."

Ange noir s'en va... j'enlère la robe noir et je me cache sous les draps bleu, je suis bien en dessou, je ne veux plus jamais en sortir... plus jamais... Je sert mes genous contre mon ventre , je ne veux plus jamais sortir... non plus jamais... je ne veux plus... j'ai mal... j'ai si mal...
que quelqu'un arrête ça... ca cogne de trop... c'est insuportable...
je cogne avec mes mains sur le lit qui bouge, je cogne encore.. et encore pour que le mal arrête... mais il ne s'arrête pas...
Au secour... j'ai besoin d'aide... au secour... je ne m'entend pas vivre...

J'ai mal de vivre...
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 3 Aoû - 14:38

Nelos Van Dren :

Je suis dans le brouillard, un épais brouillard. Je ne vois que ce qu’il y a autour de moi… J’essaie de regarder mon corps, mais je n’y arrive pas, je ne sens même pas mon corps… Comme s’il n’existait plus…
Qu’est ce que j’entends ? Tous ces bruits sourds qui me parviennent, réguliers, oppressants, qu’est ce que c’est ? Je ne vois rien, le brouillard est toujours là ! Vite, il faut que je me rapproche, mais comment, je ne sens pas mes jambes, je ne peux pas courir, ni marcher… Voilà maintenant que c’est le bruit qui se rapproche tout seul. C’est assourdissant ! Ca va me percer les tympans ! Mais je suis là, je ne peux pas bouger… Je ne veux pas bouger…
Le bruit s’arrête soudain, il a failli m’envahir complètement, mais il s’est arrêté, comme ça, sans plus de raison que je l’avais entendu… Le brouillard, il se dissipe ! Je vois, je vois, je vois deux hommes… Ils ont tous les deux un tenue de protection. Papa me l’avait déjà montré, il m’avait dit que ça protégeait des rayonnements des sources de karma pures et des gaz des machines de raffinement… Ces machines, je les vois aussi, elles sont juste derrière eux et… Ils y en a en dessous aussi ! Je flotte au dessus d’une grande source, et les deux hommes sont sur une large passerelle ! Mais comment je fais pour flotter, moi ?...
Les deux hommes, ils discutent, mais je ne les entends pas, il faut que je me rapproche, je suis trop curieux…
Je ne sens rien, je me laisse entraîner, tout seul, rien ne me retient… Ca y est, je les entends mieux, je les entends même très bien, comme si c’était moi qui était à leur place… Ils ont quelque chose dans les mains, des écrans de note, mais j’ai beau les regarder, je n’y comprends rien…
_ Corwin, votre rapport sur le secteur 7 indique que la source y est instable…
Cette voix là, je ne la connais pas, elle fait des échos dans ma tête… Pourtant, on est pas en haute montagne… Mais l’autre à qui il parle, Corwin… C’est Papa ! Papa ! Papa !... Il ne m’entend pas, il regarde l’autre, mais il ne m’entend pas…
_ Oui monsieur, c’est pour ça que j’ai pris l’initiative de baisser la pression des machines, autrement on risquait de provoquer une catastrophe.
L’autre, il n’a pas l’air content… Mais ce qu’a fait papa est bien, pourtant…
_ Corwin, vous êtes là pour surveiller, pas pour prendre des initiatives ! Nous allons remettre la machine à pression normale ! La source se stabilisera d’elle-même tôt ou tard !
Il crie presque, dans sa combinaison… Son écho est long, il fait des gestes brusques pour dire qu’il est mécontent…
_ Mais monsieur, ça fait plusieurs fois que cette source fait des siennes, j’ai pensé que…
_ Vous n’êtes pas là pour penser, Van Dren ! Il y a des ingénieurs qui sont payés pour penser à votre place ! Ne vous occupez pas de tout ça.
Il n’est vraiment pas content… Il prend l’écran des mains de papa, et il appuie dessus… Papa n’est pas d’accord.
_ Monsieur, ne remontez pas la pression trop vite !
_ Taisez, Corwin, ou cette fois, je vous vire pour votre insubordination !
Papa se tait, mais c’est pas bon, pas bon du tout…
_ Voilà, c’est remis. Maintenant, j’espère que vous ne prendrez plus d’initiative de ce…
Il ne finit pas sa phrase, pourquoi ? J’entends un grand bruit ! Il se passe quoi ? Papa ! Pourquoi tu me réponds pas ! Il y a une lampe rouge qui s’allume, elle fait un bruit infernal ! La passerelle, elle tremble ! Papa, fais attention…
_ Qu’est ce qui se passe !?
_ Vous voyez, je vous l’avais dit ! Si vous n’aviez pas remonté si rapidement la pression !!
_ Taisez vous, et sortons d’ici !!
Aïe, aïe aïe ! Les sources jaillissent, elles deviennent folles ! Pourquoi l’autre n’a pas écouté papa, il avait raison ! Vite, sortez ! Y a la passerelle qui va s’effondrer !!
Non… L’autre, il a été moins rapide que papa, il est tombé dans la source… Papa, vas t’en !
Fais attention, il y a une grande barre fer qui tombe… Il a réussi, il l’a… Mais non ! Il est coincé ! Il a les jambes coincées en dessous… Papa, dégage-toi vite… Je peux rien faire, je peux rien faire…

Ca y est, je suis rentré… Décidemment, je n’aime vraiment cette école. Les élèves, autant que les professeurs sont des idiots… Tout ce qu’on apprend sur ces machines, disant que ce sont les meilleures et les plus sûres que l’on est jamais inventée… Je sais ce que mon père et ma mère en pensent, de tout ça, je partage leur avis…
Tiens, papa. Il est sur son fauteuil, mais il a l’air triste… Et maman, où est-elle, dans la cuisine ?
Papa a vraiment l’air encore plus triste que quand il évoque les souvenirs de son accident… Ca lui fait du mal, mais il faut quand même qu’il en parle… Il disait « C’est pour rester vivant »…
Il tiens une note à la main, mais il a le regard vide, on dirait qu’il ne lisait pas… Ou qu’il avait déjà lu.
_ Papa, je suis rentré !
_ Ah, fiston, je t’avais pas entendu…
Il pose le petit écran, sur une table… Il ne me laisse pas le temps d’avancer, il vient directement vers moi, sur son fauteuil roulant…
_ Tu as eu une bonne journée ?
Sa voix… Elle n’est pas comme d’habitude, il est triste, mais il le cache mal… Qu’est ce que c’était que ce message…
_ Papa, qu’est ce qui s’est passé, tu n'as pas l'air d'aller bien ?
_ Moi ? Pas plus mal que d’habitude, tu sais.
Sa voix sonnait encore faux… Je n’aime pas ça, je n’aime pas du tout… Je me dégage, et je courre… Ce message, il faut que je le voie…
Papa n’a pas bougé… Qu’est ce que ça veut dire… Maman… Un message de maman… C’est une blague ! Pourquoi elle a fait ça… Pourquoi elle nous écrit qu’elle nous quitte… Qu’elle nous laisse… Mais qu’est ce qui a pu se passer pour qu’elle fasse ça ?...
_ Mon fils, je te le jure… J’ai toujours bien traité ta mère, je l’aimais comme elle le méritait… Moi non plus, je ne comprends pas…
Maman… Maman… Pourquoi tu nous laisse tomber… Maman… Maman…


« Maman ? »
Je me réveillais, torse nu, dans mon lit. Comme bientôt le quart des nuits de cette année, et aussi des années précédentes, j’avais refait ce rêve. Je m’asseyais au bord du lit et regardais par la grande fenêtre, la nuit de Sériolis, toute illuminée. Mon esprit ne pouvait pas s’en empêcher, il fallait qu’il continue toujours à me rappeler ses moments…
L’accident qui avait coûté l’usage ses deux jambes à mon père… Depuis que ma mère et moi, nous lui avions rendu visite à son hôpital, je n’avais pas cessé de m’imaginer en image ce qu’il m’avait raconté. Si son foutu chef l’avait écouté à ce moment, il n’aurait pas à passer l e reste de sa vie sur un fauteuil roulant.
J’étais le seul à me soucier de lui. Je lui rendais visite toute les semaines depuis 10 ans, m’assurant qu’il ne manque de rien, qu’il puisse vivre la belle vie qu’il aurait du avoir, avec une partie de l’argent de l’Organisation. C’était parfois de l’argent sale, il aurait certainement refusé depuis longtemps… S’il savait que son fils était le co-leader de l’Aigle des Arcanes. Mais je ne pouvais pas lui dire, pas à lui. Il avait trop souffert depuis, il mérité juste que je m’occupe de lui, comme un bon fils devrait le faire…
Et ma mère… Partie quelques années après cet évènement… Quand j’ai commencé à fréquenter Sydney à cette époque, j’avais appris qu’en fait, elle était partie avec un autre homme… Je lui en avais beaucoup voulu, mais je n’avais pas envie de la retrouver, je n’en avais même pas parlé à mon père. Ma naissance… A y réfléchir, c’était le seul vrai cadeau qu’elle ne m’ait jamais fait. Quand notre Organisation fut fondée, j’avais même presque eu envie de la remercier, car c’était un peu grâce à cette infidélité, que j’avais atterri dans cette voie. Voie de la clandestinité, des hors la loi, mais pour moi, c’était surtout celle de la justice, la vraie justice… Celle des victimes.
Alors que je me replongeais une nouvelle fois dans mes pensées, comme je le fais à chaque fois que je fais ce rêve, j’entendais un cri venant d’au dessus ! Je me précipitais en dehors de ma grande chambre, puis je butais en chemin sur un des mes hommes… Ou plutôt, sur une femme : Ayala Martim, la responsable des services de surveillance.
_ Oh, monsieur, excusez moi, je ne vous avez pas vu ! dit elle en remettant ses lunettes sur son nez
_ Ce n’est rien. Mais je dois…
_ Ce n’est pas grave, monsieur, c’est arrangé !
_ Qu’est ce qui est arrangé ?
_ Les systèmes avaient repérés sur le toit une de vos invités qui s’est rendue jusqu’aux toits ! La petite jeune fille. J’ai immédiatement pensé à envoyer quelques hommes pour la récupérer avant qu’un incident se produise, mais quelqu’un d’autre est intervenu avant.
_ Qui ça ?
_ Un grand homme en aube noire.
_ Le prêtre…
Je ne savais pas encore quelle relation cet étrange prêcheur entretenait avec cette fille aussi étrange que lui, mais en tout cas, il avait permis d’éviter le pire. Il faudrait que je lui parle dès demain, à celui-ci…
_ Tout est rentré dans l’ordre, vous êtes sûre ?
_ Oui monsieur… Les vigilorbes les ont vu ensuite… Retourner dans leurs… appartements.
Qu’avait-elle ? Depuis une bonne minute, je voyais son visage devenir peu à peu écarlate. Je crus un moment que sa tête allait exploser.
_ Mlle Martim, vous ne vous sentez pas bien ?
_ Monsieur… C’est que vous… enfin…
Je baissais alors la tête à tout hasard, voir ce qui pouvait lui faire détourner les yeux ainsi. Je m’aperçus alors tardivement qu’en sortant de ma chambre, je n’avais pas vraiment pris le temps de me rhabiller décemment, n’ayant sur moi que mon caleçon…
_ Excusez moi, monsieur…
_ Ne vous excusez pas, c’est moi qui était un peu… Pressé.
Dans cette situation quelque peu embarrassante – pour elle – je pensais alors à cette nuit propice à une chose qui m’avait traversée l’esprit durant l’après midi, espérant que tous mes compagnons dormaient à poing fermé malgré les bruits provenant des toits.
_ Mlle Martim, avant que je ne retourne me coucher, contactez l’hôpital Delaio, et dites leur de nous faire parvenir cette nuit les 2 patients du service spécial.
Le teint de la jeune femme redevint aussitôt aussi pâle que le blanc de sa blouse.
_ Le service spécial… Cela va prendre du temps pour les acheminer jusqu’ici, monsieur, il faut aussi transporter tout le matériel…
_ Dites leur de préparer tout cela le plus vite possible ! Il faut profiter de cette nuit pour être le plus discret pour leur départ.
_ B… Bien monsieur.
Elle se détourna de moi et couru au travers du couloir. Sai Nah Dinh et Protéo pouvaient peut être attendre, mais, il n’en était plus tellement de même pour les personnes que j’avais à leur présenter…
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 4 Aoû - 2:21

Arias
J’étais retourné à ma « chambre » avec Youshia. Celle-ci m’avait expliqué que certains murs n’étaient pas visibles afin que je ne me sente pas enfermé, ce que je pu constater par moi-même : Deux murs étaient manifestement manquants et me laissaient voir l’extérieur du bâtiment. Seuls les encadrements des ouvertures étaient visibles afin que je sache où passer pour aller sur le petit balcon.
Alors que je mangeais quelques fruits parmi ceux qui se trouvaient dans une coupe disposée là apparemment à ma disposition – l’humain à la tresse les avait sans doute fait mettre là pour moi – je vis Youshia froncer des sourcils et regarder autour d’elle, cherchant apparemment quelque chose.
- Quelque chose ne va pas ? demandai-je.
Elle me regarda puis posa à nouveau le regard devant elle, l’air perplexe.
- Dites moi Arias, comment les Ainran dorment-ils ?
- Pardon ?
- Excusez-moi, j’ai mal posé ma question. Dans quelle position votre espèce se met-elle pour dormir ?
Je réfléchis quelques instants. Il est vrai que depuis que j’étais en captivité, je dormais dans des conditions précaires, plutôt inconfortables.
- J’ai toujours dormis sur le flanc, à même le sol, lui répondis-je.
- Je vois, grogna-t-elle. Une position assez peu confortable !
Et sans un mot, elle se mit à prendre les tissus bleus sur le meuble bas et à les mettre sur le sol. Je n’avais d’ailleurs pas moi-même compris l’utilité de ce mobilier et demandai à Youshia ce que c’était et ce qu’elle faisait.
- C’est un lit, m’expliquai-t-elle. C’est sur ce genre de chose que nous, les humains, nous couchons pour dormir. Celui-ci serait certainement très confortable… pour un humain.
- Ah ! dis-je. Mais alors que faites vous ?
- Je déplace le matelas et les draps sur le sol, car sinon vous pourriez vous faire mal en tombant lors de votre sommeil !
Lorsqu’elle eut fini de tout mettre par terre, je vis alors une ossature métallique à environ 50 cm du sol sur laquelle reposait auparavant la literie. Il est vrai que j’aurai certainement pu me blesser si j’étais tombé de cette hauteur en dormant. Je la remerciai de son attention vis-à-vis de mon bien être et elle sorti rejoindre son propre « lit ».
Malgré la fatigue, je mis les sabots sur le balcon afin d’observer un peu cette étrange ville, dans ce monde si proche, et paradoxalement si lointain de celui d’où je venais. Cette ville ressemblait tant à celle que j’entrapercevrai depuis mon enclos avant mon transport. Et en même temps tout était différent ! Ici, ce n’était pas la technologie qui régnait mais la magie. La magie… Cette chose que je possédais depuis ma naissance sans le savoir. Mes parents m’auraient certainement appris son existence et sa manipulation si nous n’avions pas été séparés si tôt…
Un souffle froid me frappa le visage. La nuit tombait et l’air était déjà frai, trop frai pour moi. Je cherchai des yeux l’ouverture menant à l’intérieur chauffé de ma chambre et rentra. Une fois à l’intérieur, l’ouverture se ferma automatiquement dans mon dos, faisant apparaître un panneau opaque, semblant tenir comme par miracle debout dans le vide. A l’instant même où je m’allongeai sur la couche que Youshia m’avait préparé, je m’endormi dans un profond sommeil réparateur. Ce fut le premier depuis très, très longtemps déjà.
- Je vais me promener maman !
- D’accord mon chéri, mais ne va pas trop loin, me dit ma mère.
- Et surtout… commence mon père.
- Ne sort pas de la forêt ! oui je sais papa, récitai-je
Chaque jour je partais jouer dans les alentours de notre camp. Et chaque jour je m’amusai à explorer un peu plus loin.
J’avais vu un drôle d’oiseau la veille. Et je voulais cette fois essayer de le revoir. Peut-être arriverai-je à l’apprivoiser ? Mais ça faisait déjà deux heures que je cherchai et je ne l’avais toujours pas revu. J’allais rentrer quand finalement je le vis ! Ce drôle de petit oiseau, brillant comme une étoile, même en plein jour ! Il se déplaçait bizarrement et quand il volait, il produisait un bruit sourd, pas du tout comme les autres oiseaux que j’avais vu jusqu’alors. Mais le plus étrange, c’est que je ne l’avais jamais entendu chanter.
Et c’est pour cela que je le suivais : J’espérai pouvoir l’entendre chanter. Il s’envola.
- Attend ! criai-je. Je ne te veux aucun mal !
Cet étrange mais alors que je criai, il s’arrêta. Il ne se posa pas sur une branche non, il était là, dans les airs, devant moi et ne bougeait pas. Intrigué, je me rapprochai, doucement quand même afin de ne pas l’effrayer.
- Comment fais-tu ça toi ?
Alors que j’étais à quelques dizaines de centimètres de lui, il se remit à voler et s’arrêta, toujours en l’air un peu plus loin.
- Tu veux que je te suive, c’est ça ? D’accord mais faut que je sois rentré pour le dîner, alors pas trop loin !
Aussi étrange que cela puisse paraître, j’eu alors l’étrange impression que le petit oiseau me comprenait. Je le suivais donc, répétant toujours la même chose : Il m’attendait et quand j’étais assez proche, il volait plus loin où il m’attendait à nouveau, et ainsi de suite… Jusqu’au moment où, cette fois-ci, il se posa sur la branche d’un arbre. Et je pu enfin m’approcher assez près pour le toucher.
Alors que j’étais à quelques centimètres seulement de lui, il ouvrit le bec et émit un sifflement strident. Si c’était son chant, il n’était vraiment pas joli à entendre.
A ce moment là, je me senti horriblement fatigué. Il devait être tard, maman devait s’inquiéter. Mais je n’avais pas le courage de rentrer… Trop sommeil… Je m’étais endormi là ce jour là…
… Et je m’étais réveillé…

NOOOOOOOOOONNNN !
Je me réveillais en sursaut. Les draps et la couverture étaient trempés. J’avais revécu en rêve le funeste jour de ma capture…
- Arias ? Tout va bien ?
C’était Youshia. Sa voix trahissait son inquiétude. Pas seulement sa voix, je le sentais aussi, tout comme je sentais l’inquiétude de la personne qui l’accompagnait. Je me levai et m’approchai de la porte. Avant même de l’ouvrir, je commençai ma réponse :
- Ca va merci ! Juste un mauvais rêve.
Et tout en ouvrant la porte, je continuai :
- Merci de vous en inquiéter toute les deux.
Et quand finalement, la porte fut totalement ouverte, ce fut Youshia et Sœur qui entrèrent, maintenant plus surprises qu’inquiètes.
- Sœur a perçu votre sommeil agité, expliqua-t-elle. Ensuite, j’ai entendu un hurlement alors nous sommes venues voir.
- Tout va bien, dis-je. C’était juste un mauvais rêve.
Je mentais mal. J’avais encore les images fraîches de mes derniers instants de liberté lors de ma capture. L’oiseau mécanique… Le bruit produit par son moteur… Le somnifère… Tout cela me faisait frissonner.
Sœur dû le sentir car je la vis sortir sa lyre et commencer à jouer une mélodie apaisante.
- Au fait, comment avez-vous su que nous étions deux ? demanda Youshia. Vous avez dit que nous étions deux une fraction de seconde avant que vous n’ouvriez la porte suffisamment pour nous voir ensembles.
- Et bien en fait… hésitai-je alors que Sœur jouait toujours cet air léger et doux, je ne sais pas comment le dire mais… J’ai « senti » qu’il y avait quelqu’un avec vous.
- Incroyable ! Vous commencez déjà à développez vos pouvoirs en moins d’une journée après en avoir pris conscience !
La mélodie se fit plus hésitante, je regarda Sœur et vis que cette discussion la mettait mal à l’aise. Mais je ne voulais pas repenser à ce souvenir.
- Peut-être faudrait-il en parler au responsable, tentai-je. Vous savez, l’homme avec la tresse…
- Nelos ? Je ne sais pas… C’est vrai qu’il à l’air honnête sur ses intentions, mais je n’aime vraiment pas les méthodes qu’il utilise.
Sœur souffla un coup, de soulagement j’espérai, puis elle reprit sa musique apaisante, calmant les esprits les plus poches et éclaircissant les pensées.
- Ecoutez Youshia, si mes pouvoirs comme vous disiez tout de suite augmente très vite, il vaudrait peut-être mieux que j’apprenne rapidement à les maîtriser. Et cet homme est le seul je pense à avoir assez d’expérience pour m’aider.
- Dans ce cas, je souhaiterai rester avec vous Arias, dit Youshia. J’ai aussi quelques connaissances dans ce domaine. Peut-être pourrai-je moi aussi vous enseigner quelques petites choses utiles…
- Je suis d’accord, dit Sœur qui parlait pour la première fois. Il vaut mieux pour Arias qu’il apprenne à maîtriser ses pouvoirs grandissants. Il pourra ainsi gagner en autonomie afin qu’il puisse par la suite vivre par ses propres moyens.
Nous sortîmes tous les trois de ma chambre et nous dirigèrent vers l’ascenseur afin de gagner les étages inférieurs pour parler à Nelos de nos projets.
- N’y a-t-il aucun autre moyen pour descendre ? dis-je en gémissant.
- C’est hélas l’unique moyen pour aller aux autres étages Arias, dit Youshia. Je sais que vous n’aimez pas ça mais, nous n’avons pas le choix.
Alors que nous arrivions juste devant les portes de cette étroite boîte, celles-ci s’ouvrirent sur… Nelos ! J’expirai si bruyamment de soulagement qu’ils me regardèrent… tous les trois !
- Ah ! Sieur Nelos, commença Sœur. Youshia et Arias voulaient justement vous voir.
- Vous ne restez pas avec nous Sœur ? demanda Youshia.
- Non, je suis encore assez fatiguée. Je vais rejoindre Frère dans notre chambre.
Nelos sorti alors de l’ascenseur et lui dit :
- Pas la peine d’aller dormir ! Allez plutôt réveiller votre frère ! lui cria-t-il. La jeune fille muette a fait parler d’elle ce soir. J’allais justement demander à tout le monde de me m’accompagner dans mon bureau !
Je soupirai. Je devrai finalement y rentrer dans cet ascenseur…
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 5 Aoû - 23:33

Wiwiji Hoshizora



Le temps passe lentement … je ne sais pas quelle heure il est, le temps s’est arrêté pour moi depuis l’instant où j’ai franchi la porte de cette cellule. Les seules approximations que je peux avoir du moment de la journée, c’est quand m’sieur Seigi vient et que l’on peut voir l’extérieur. Je voudrais sortir d’ici, même si on me laissait cinq minutes, j’en serais ravie, en cinq minutes, on a le temps de s’évader. Seulement ce gros bouffi de garde refuse d’ouvrir la porte, même pour me donner le misérable morceau de pain qui me sert de nourriture, enfin j’ai déjà mangé des choses moins bonne … oui … à cette époque … je m’en souviens très bien … lorsque j’ai quitté ma « famille » …


« Wiwiji, espèce d’idiote, tu as encore cassé une assiette, tu es une incapable. »

Je regarde le sol, « Père » me dispute encore, tout ça parce que j’ai essayé d’emmener des assiettes pour les ranger … C’est toujours moi qui fait les corvées, les autres, ils ne font que critiquer quand je fais une bêtise. Ce soir « Oncle » vient manger à la maison donc c’est le branle-bas de combat et tout le monde me crie dessus ... quand ils crient je m’énerve et je fais des maladresses. Et vlan ! Le plat de ce soir par terre … Cette fois, c’est la tuile, « Mère » va me tuer, elle a mis la matinée pour cuisiner ça … Personnellement je trouve que ça ne ressemble à rien que ce soit dans le plat ou par terre. Et voilà qu’elle se met à crier

« MON PLAT ! WIWIJI ! COMMENT AS-TU PU… ? »

Je tente vainement de lui expliquer, mais le seul effet que ça a, c’est de faire passer son visage livide à un rouge écarlate.

« Mais quelle idée a-t-on eu de t’adopter ? Tu n’apportes que des malheurs ici ! Tu ne sers à rien ! me dit-elle en me donnant quelques gifles. »

« Mère » me frappe rarement, normalement elle est un peu plus calme que père. C’est peut-être parce que l’hôte de ce soir est très important, je n’aime pas beaucoup « Oncle » il parait que toutes les personnes qui s’en prennent à lui sont exécutées par des assassins … Je n’ai pas peur de lui, les quelques amis que j’ais, qui viennent jouer dans les jardins de notre manoir m’ont dit que ceux qui utilisent des moyens comme ça pour tuer les gens sont des faibles.

« Père » entre dans la cuisine et voit le plat par terre. Je me réfugie derrière la robe de « Mère » mais elle me prend par l’épaule et dit avec un sourire rempli de colère :

« Voilà ce que cette sale gamine a fait, tu te rends compte ? Je ne pourrais jamais préparer autre chose avant l’arrivée de ton frère.

-Décidément, tu n’es bonne à rien ma pauvre gamine, tu ne fais que des catastrophes aujourd’hui ! MAIS QUI M’A FICHU UN TEL BOULET ? »

Le mot « boulet » résonne dans ma tête, de plus en plus fort, comme les battements de mon cœur qui se font de plus en plus rapides. Je sens quelque chose envahir mon corps, est-ce de la colère ? « Frère » m’a déjà expliqué ce que ça fait, mais c’est autre chose … beaucoup plus fort … oui, il m’a dit ce que c’est, la haine…


J’ouvre les yeux … un rêve … Ca faisait longtemps que je n’avais pas rêvé de mon passé.
M'sieur Seigi, à travers la porte je peux voir qu'il fait nuit, j'aperçois un bout du ciel, il est étoilé.
Tout a commencé avec une soirée comme celle là … une soirée, où la nuit était tombée tôt, où le ciel était étoilé …
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 7 Aoû - 1:28

Protéo


Un véhicule volant passa au-dessus de notre immeuble, ne déclenchant aucune réaction de ma part, excepté un arrêt de mes mouvements lorsque son ombre passa sur moi. La lumière de la lune, pleine aux trois quarts, jouait sur la lame de mon outil. Tenant absolument à progresser, je m’efforçai de concentrer mon esprit sur mon travail. Il me fallait m’améliorer. Je devais apprendre à maîtriser ce pouvoir qui me permettait de modeler le bois. Précautionneusement, je passai mon outil à lame très fine à un millimètre du bois. Au second essai, celui-ci s’incurva, faisant apparaître une légère tranchée suivant le passage de la petite lame. Mes lèvres s’étirèrent pour former un petit sourire devant forme apparue dans ce morceau de bois brut.
_ Frère, tu es là ?
D’un geste rapide mais sans précipitation, je rangeai mes outils et ma sculpture dans mon sac, puis me levai pour faire signe à Sœur.
_ Je suis là, dis-je calmement.
_ Nélos nous a demandé de nous rendre à son bureau, expliqua-t-elle.
Me dirigeant vers mon lit pour y poser mon sac, je m’arrêtai le temps d’étirer les muscles endoloris de mon dos et de ma nuque.
_ Que s’est-il passé, demandais-je de mon habituelle voix neutre.
_ La petite muette a apparemment eu un problème, répondit-elle en s’approchant. Frère, continua-t-elle en posant doucement sa mains sur ma joue, depuis combien de temps n’as-tu pas médité ?
_ Ne t’inquiète pas, fis-je avec un sourire. Il mer este encore de l’énergie à revendre.
Ce n’était pas vrai, bien sûr. Mes paupières étaient lourdes. Mon corps ressentait à présent complètement les effets de six nuits sans repos.
_ Je sais que tu connais tes limites, frère, mais je pense que tu devrais plus te reposer. Surtout après ce qui s’est passé dans l’ascenseur.
A la mention de cela, mes muscles se crispèrent. Fermant les yeux avec force, je repoussai les images remontant insidieusement le long de ma conscience. Le sommeil était proche. Beaucoup trop proche.
_ Tu as raison, admis-je avec lenteur. Je méditerais demain soir.
_ Bien, murmura t’elle en ôtant sa main de mon visage. Allons-y.

Pour la seconde fois, nous entrâmes dans le bureau de Nélos. Lequel était actuellement proche d’un mur, au côté de Youshia, Arias et la guerrière portant une marque. En face d’eux se tenait le soi-disant prêtre. Quelque chose dans sa façon de se tenir m’avertis. Tendu comme la corde d’un arc. Ses yeux étaient légèrement dilatés, sa respiration était inhabituellement forte bien que son visage soit de marbre.
_ Est-il arrivé quelque chose de grave à la jeune fille ? Demandais-je immédiatement en entrant.
Nélos me jeta un regard surpris, de même que le prêtre et Arias. Je me rendis alors compte que mon ton avait été sec, presque agressif.
_ Pardon, m’excusais-je.
_ Ce n’est rien, répliqua Nélos. Nous allions justement écouter le récit de monsieur le prêtre.
Le concerné haussa un instant le sourcil, puis commença.
_ Je me suis réveillé il y a une quarantaine de minutes. Elle n’était pas dans la chambre, ce qui m’a inquiété. Je l’ai cherché dans tous les étages, sans résultat. J’ai alors pensé au toit, et je l’y ai effectivement trouvée. Je l’ai rattrapée lorsqu’elle a basculée vers le vide, puis je l’ai ramenée dans sa chambre. J’ignore ce qui l’a poussée à faire cela.
_ Il y a autre chose, n’est-ce pas ? Releva Nélos.
_ En effet, acquiesça le prêtre. Son corps a changé. Pour être plus précis il a grandit et mûrit. D’environ deux ans, selon moi.
_ Deux ans ? Répéta Sœur, incrédule. Comment est-ce possible ?
_ Peut-être un fort développement de magie qui, n’ayant pas été utilisée, se libère en augmentant la capacité du corps, intervint Youshia d’un air pensif.
_ Je ne pense pas, la contredit Nélos. Ce genre de phénomène est très rare, et est généralement accompagné d’un énorme dégagement de magie. Non, ce doit être autre chose.
Un silence pensif s’installa, chacun réfléchissant, essayant d’imaginer une raison possible à cette métamorphose. Alors que – aidé par mes minces connaissances en magie – je suivais leur exemple, des mots me revinrent en mémoire.

_Ecoute moi bien Protéo. La magie des modeleurs est bien plus puissante qu’on le croit. Certain maître de cet art peuvent aussi bien faire apparaître des formes dans la roche ou la pierre que les modifier en profondeur.
_ En profondeur ?
_ Oui mon garçon, en profondeur. Je te parle de faire passer un arbre de l’état de graine à celui de centenaire en à peine une minute, ou de flétrir une forêt entière d’un simple mouvement du poignet.
_ Une forêt entière ? Mais c’est horrible !
_ Ça, je suis bien d’accord.
_ Mais comment savez vous tous cela, maître ?
Ricanement et voix de comploteur.
_ C’est un secret, mon petit. Un secret que même à toi je ne peux en parler.


_ Modifier en profondeur, murmurais-je sans m’en rendre compte.
_ Je vous demande pardon ? Releva Youshia.
Inconsciemment, je rougis légèrement, me rendant compte que je me tenais au milieu de la pièce, et que tous les regards étaient tournés vers moi. Etrange sensation. Je n’avais, je crois, jamais rougis auparavant. Cette impression que le monde est arrêté, et que tout le monde vous fixe avec insistance.
_ Qu’avez-vous dit ? Insista Youshia.
_ Je…
Les mots me manquaient. Encore une sensation étrangère. Une sentiment quelques peu oppressant. Un sorte de peur de l’erreur.
Soudain, la porte s’ouvrit à la volée.
_ Monsieur, nous avons retrouvé la…oh, pardon monsieur, je vous croyais seul. J'ai été à votre chambre mais comme vous n'y étiez pas...
_ Ce n’est pas grave, fis Nélos avec lenteur. Que disiez vous ?
_ Et bien, nous avons retrouver la propriétaire de la boucle d’oreille.
_ Déjà ? S’étonna notre hôte à la tresse.
_ C'était un modèle unique, qui a été volé il y a quelques mois, par une voleuse de grand talent. Cette demoiselle possède un casier judiciaire assez volumineux, ce qui nous a permis de très vite l’identifier. Elle est en ce moment même incarcérée à la prison d’Isloria, pour vol avec nombreuse récidive. Elle doit être exécutée dans trois jours.
_ Je suppose que, comme dans toutes les prisons, ces effet personnels et possessions ont été confisquées ?
_ En effet, monsieur.
_ nous devons absolument récupéré et l’objet et la voleuse. Je vais m’y rendre moi-même.
La prison d’Isloria. Une prison est une cage à échelle humaine. Une cage où l’on enferme les criminels. Les criminel, mais aussi ceux qui ne doivent pas êtres vus, entendu, ou qui n’ont pas le droit de vivre comme les autres. Plongeant mes yeux dans ceux de Sœurs, je lis la même chose. Le même souvenir. Baissant les yeux pour regarder la tache nébuleuse recouvrant ma paume droite, je m’adresse à Nélos à vois basse.
_ Je viens avec vous.


Dernière édition par le Jeu 28 Sep - 23:08, édité 1 fois
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 9 Aoû - 22:16

Nous avions quitté le QG depuis une heure déjà. Nous y avions laissé le pe…jeune muette, l’hybride et l’étudiante. Notre moyen de transport était un camion de manœuvre militaire déguisé en camion de livraison. Le terroriste se pencha vers nous et commença à parler.
-Ecoutez bien, dit-il, voici le plan de la prison.
Il déroula un papier au milieu de notre cercle. C’était un dessin d’architecte de bâtiment tout à fait banale : un grand rectangle, avec des indications écris sur le coté.
-Alors voici comment ça se présente : la prison à 3 niveau de sécurité : la première est chargée de surveiller tout ce qui se passe dehors, que ce soit véhicules suspects ou autre. Le deuxième s’occupe de tout ce qui se passe à l’intérieur du bâtiment : cellule, cantine, salle de pièces à conviction etc… et s’occupe aussi de tout ce qui est automatique, que ce soit ouverture des cellules, des portes ou autres. Et enfin, le troisième et notre première cible, la salle de surveillance. Elle, elle s’occupe de vérifier que tout va bien dans les 2 points de contrôles. Vous suivez jusque là ?
Je fis un signe de la tête, ne m’occupant pas des autres.
-bien alors je continus. Cette salle de surveillance est évidemment difficile d’accès, car elle se trouve en plein centre. Mais heureusement pour nous, cet endroit n’a pas toujours été une prison, et grâce a ce vieux plan, nous allons pouvoir rentrer par un endroit oublié de tous. Evidemment, nous devrons passer par les égouts pour ça, et comme les directeurs de la prison ont craint une attaque par en-dessous, ils ont mis une équipe robotisée afin de protéger ce lieu, et évidemment, ils n’ont pas mis de caméras.
-Pourquoi, ce demanda soudain la fille à la peau tachetée.
-Ils avaient plus de budget.
Je gardais pour moi mes avis sur l’envi de sécurité des hommes.
-Alors, pour la répartition des missions : le prêtre, vous vous occuperez d’abord avec la dame avec le fouet et moi de sécurisé les égouts. Ensuite, nous entrerons dans la pièce abandonné, où nous attend un conduit d’aération. Prenez ce plan qui est là pour pouvoir vous y retrouvé. Allez au point 1 pour abattre les gardes qui s’y trouvent, mais le plus discrètement possible.
-Et à quoi ça nous servira, ce poste s’occupe que de l’extérieur, dit le garçon à la peau étrange.
-Justement, elle nous servira à notre retraite précipité, car notre action pourrait difficilement passé inaperçu. Reprenons. Alors, la dame ici-présente, celle avec son fouet, s’occupera du poste 2, afin que l’on puisse récupérer sans encombre la voleuse et le diamant. Et donc, moi, j’irai avec le frère et la sœur pour la salle de surveillance. Et juste après, nous irons récupérer nos objectifs vu qu’ils se trouve juste a coté.
Il nous tendis une pleine de sorte de bouchons.
-Ca, se sont des emmeteurs-transmetteurs. Elle vont nous permettre de communiquer. Car il faut être synchronisé. Je dois d’abord avoir pris le contrôle de la salle de surveillance pour que vous puissez prendre les point 1 et 2. Une fois cela fait, la dame me dira depuis le point 2 la cellule de la voleuse et le n° du coffre où se trouve le bijoux, et en désactivant les portes bien sûr.
Il nous regarda avec attention.
-Il faut faire très attention, mais aussi se dépêcher car la relève est a 5 heure, donc il ne nous reste que 3 heures.
Nous fîmes tout un signe de la tête, pour montrer qu’on avait bien compris.


Quelques minutes plus tard, nous étions arrivés près de la bouche d’égout. Le terroriste l’enleva avec un appareil spécial, et s’engouffra dans le trou, en nous disant :
-Allez, c’est parti !
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 9 Aoû - 23:31

Sai Nah Dinh :

Je regarde l'arbalete, entre mes mains.
"Je ne veux pas me servir de la magie, ai-je dit à Nelos. Et j'interdit à mon frère de s'en servir pour se battre. Donnez-nous une arme."
Et Nelos nous a fait choisir. Frère a choisi un drôle d'objet, en métal noir. J'en ai déjà vu fonctionner. Ils emmettent un bruit horrible, et l'être vivant qui se trouve en face de l'arme tombe, ou saigne. Mauvais choix. On s'est plus souvent servir d'arc et d'arbalete pour chasser, depuis que nous sommes sur les routes. Si frère a déjà utilisé ça pendant son enfance, c'était il y a longtemps. Mais je n'ai plus le temps de me demander s'il saura s'en servir.
Nous sommes dans la mi obscurité, éclairé pas les lumière tamisée qui s'échappent des ceintures que Nelos nous a distribué. Cette lumière n'est visible que par nous, as-t-il dit. Nous serons invisible à nos adversaires. Cependant, les machines que nous affrontons réagissent à autre chose qu'aux image. Ils sentent notre présence et fondent sur nous sans que...
Je n'aurais pas du venir. Ca me rappelle trop l'autre prison, cette autre fois, là. On s'était approchés dans une nuit obscure, semblable à celle de ce couloir. Mais nous n'avions pas trouver ce que nous cherchions.
Assez. N'y pense pas.
Il ne fallait pas venir. Pourquoi frère a-t-il tellement voulu retourner affronter ça ? Je ne la connais pas, cette femme que nous devons délivrer. Et d'autre se chargent de son salut. Pourquoi est-il nécessaire que nous en fassions parti.
Un son. Un bourdonnement. Des coups sourds.
_ Vous entendez ?
_ Non. Me réponds Nelos.
_ Ils approchent. Ils... A TERRE !
Je me jette en avant, sur le sol. Le sifflement du rayon de feu, qui a alerté mes oreilles, se fait perçant, et une oréole de flamme apparaît quelques instants sur le pavé derrière moi. Juste à l'endroit ou j'étais un instant auparavant.
Le prêtre et Nelos s'avancent au devant de moi, essayant de scruter la pénombre. J'écarquille les yeux. RIen. Nos ennemis sont invisibles.
_ Attention ! Sur la gauche ! crié-je à Nelos.
Il fait un écart à gauche et reçoit un tir de plein fouet. J'étouffe un cri, m'attends à le voir s'écrouler, mais il se retourne vers moi avec un air un peu irigé. Un objet réfléchissant sur sa poitrine a dévié le tir.
_ Quand vous me dites "Sur la gauche !" moi, je comprends que je dois aller à gauche. La prochaine fois, dites ...
_ Un tir arrive sur votre droite, prêtre !
Le prêtre esquivent.
La femme voilée m'empoigne le bras.
_ SI vous pouvez entendre d'où ils tirent, vous pouvez entendre où ils sont !
_ Je ... Je n'ai pas le temps !
_ Où sont ils ?
_ Je ne sais pas. Partout ! Je les entends partout. Au dessus, attention !
Nous nous éloignons l'une de l'autre juste à temps pour éviter un quatrième tir.
_ Soeur, il faut que tu écoute. Laisse nous anticiper les tirs. Ecoute ou sont nos adversaires, me dit Frère.
Je dresse l'oreille, mais ces lumières qui rendent l'obscurité plus dense me perturbent. Je ferme les yeux. Et écoute. Ecoute.
_ Ils sont là, murmuré-je.
_ Où ? Demande le prête.
_ Là. Dans les murs. Dans le plafond. Non. Ils sont les murs, ils sont le plafond. Ces pierre, qui les constituent, ce ne sont pas des pierres, ce sont des machines, serrées les unes contre les autres, pour constituer un couloir. Ils attendent que nous avancions por fondre sur nous...
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 10 Aoû - 12:38

Nelos Van Dren :

Des robots dans les murs, partout dans les murs... Je comprenais maintenant pourquoi la prison n’avait plus eu d’argent pour financer des systèmes de surveillance... Mais avec une telle sécurité, il n’y avait même plus besoin d’autre surveillance !
Pour l’instant, seuls quelques uns de ses engins avaient essayé de nous tirer dessus à distance, mais si nous nous avancions davantage, nous tomberions surement dans un vrai rideau de feu. Si j’avais été tout seul, j’aurais tenté de traverser ce couloir avec un bouclier de glace de chaque côté, ça aurait surement fonctionné ! Mais je n’étais pas tout seul... Sai Nah Dinh était nerveuse, avec cette antiquité dans les mains qu’elle avait pourtant insisté à prendre mais elle n’avait pas encore essayé de s’en servir.
Nous avions un peu reculé près de la trappe par laquelle nous étions entrés pour tenter d’échafauder un plan pour nous débarrasser de cet amas d’engins mortels, lorsque j’entendis un bourdonnement derrière nous. Le prêtre eut le temps de réagir avant moi et dégaina immédiatement ces deux énormes pistolets et tira au ras de ma tête. Je sentis derrière moi le choc d’une petite explosion, je me retournais à mon tour, mais la menace n’était déjà plus que débris calcinés.
_ Qu’est ce que c’était ? demandais-je en fait à tout le monde
_ Une sorte d’engins volant, tout petit, en forme de soucoupe, répondit Protéo
_ Un drone ! suivit Kanna
C’est alors que nous entendîmes un bruit inquiétant qui nous fit tous nous détourner vers le sombre couloir. C’était comme des dizaines de gouttes d’eau qui se mirent soudain à couler, mais ça ne venait pas du cours d’eau crasseux dans lequel nous marchions : Ces drones que l’on m’avait décris, ils étaient littéralement en train de couler des murs, de prendre forme définitive pour se stationner dans les airs. Le trou que chacun avait laissé dans la structure se bouchèrent tout seuls, comme si cet endroit était animé d’intelligence... Il fallait que je trouve une solution, et vite avant que...
_ On ne va pas les laisser le temps de frapper en premier, à l’attaque !
Le prêtre se rua sur les 1ers sortis et ses balles firent mouche, mais d’autres virent immédiatement les remplacer ! Bon sang, mais quel abruti ! C’était LA chose à ne pas faire !
_ Il faut aller l’aider !
Se fut au tour de Protéo de se lancer dans la bataille qui s’engageait. Il n’avait aucune expérience des armes à feu et tirait presque à l’aveuglette ! Le prêtre était agile, mais pour lui, ça relevait de la chance qu’il ne soit pas touché. Sa Sœur s’élança juste après lui, pour le protéger. Je glissais un coup d’œil discret à Kanna, qui comme moi, n’avait pas encore bougée... Elle sentait tout comme moi que ce n’était pas la meilleure des idées, mais il fallait maintenant improviser, et rapidement !
« Faites attention », lui dis-je en pensée
Nous nous jetâmes à notre tour à corps perdu dans ce combat comme un ennemi qui revenait toujours plus nombreux. Kanna faisait un véritable ballet de danse, jouant avec son agilité presque surhumaine et avec la lanière de son fouet sur nos ennemi avec une telle grâce que j’en aurais presque oublié le combat autour. Les balles et les lasers fusaient dans tout les sens, je ne pouvais pas savoir qui dominait, du prêtre, de Protéo, ou des drones, tellement le combat était confus. Des éclairs ! Cela venait de l’arbalète de Sai Nah Dinh ! Heureusement pour elle que cet arme avait été enchantée sans que je m’en aperçoive, des carreaux d’acier simple n’auraient fait ni chaud ni froid à ces robots !
Moi qui n’étais armé de rien d’autre que ma maîtrise des arcanes glacées, je pourfendais plusieurs de ces tas de ferrailles en mêmes temps, qui se brisaient en mille morceaux comme du verre, tombés au sol.
Pour l’instant, nous menions la partie, et par miracle, personne n’avait encore été blessé. Cependant, ça ne pouvait pas durer éternellement. Nous allions bientôt commencer à fatiguer, mais pas eux ! En plus, j’avais maintenant peur que notre combat commence à alerter les quartiers qui se trouvaient à seulement quelques mètres au dessus de nous. Je devais trouver un moyen de nous débarrasser de nos ennemis, au plus vite !
Si seulement, comme les drones de première génération, ceux là étaient sensibles à l’eau, j’aurais pu faire quelque chose avec cette rivière pousseuse dans laquelle nous pataugions !
De l’eau... Mais oui ! Ces robots s’écoulent des murs comme de l’eau, avant de devenir solide au contact de l’air, ils devaient être constitués d’un élément liquide !
Pour l’heure, nous avions détruits un large groupe de ces engins de mort, mais il fallait faire vite avant la prochaine vague ! Je criais à mes compagnons.
_ Attaquez les murs !
_ Qu’est ce que vous dites ? Vous rigolez ! éructa Kanna
_ Faites ce que je vous dis, attaquez les murs sans relâche, il ne faut plus qu’un de ces drones en sortent, vite !
Sans grand enthousiasme, mais pressés par cet ordre soudain, tous se mirent à l’ouvrage. Des trous se formèrent partout dans les murs, par les assauts répétés des autres, obligeant la structure à se reconstituer, elle n’avait plus le temps nécessaire, pour déployer ces machines !
Je concentrais alors mon karma dans mes mains. Elles furent bientôt entourées d’une lumière bleutée, illuminant le couloir devenu à nouveau sombre après l’arrêt de la bataille. Je récitais les incantations à voix basse jusqu’à que je ne sentis plus mes mains sous l’effet du froid... C’était le moment !
_ Sortez tous de l’eau !
Mais je n’avais pas le temps de vérifier que tous le monde s’étaient exécuté, je plongeais mes mains glacées dans le cours d’eau, et aussitôt une vague de glace se mit à envahir le couloir, grimpant les murs les murs et s’étendant même jusqu’au plafond... Puis revint le silence. Ca avait fonctionné ! Les machines étaient prises dans la glace et je constatais avec bonheur que tout le monde avait réagit au quart de tour en m’entendant. Je n’étais pas fatigué de cet effort, juste soulagé. Je lançais alors à mes compagnons, encore surpris de la tournure des évenements :
_ Si vous voulez bien avancer ! Attention, le sol est glissant !
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 10 Aoû - 23:41

Wiwiji Hoshizora

Un bruit de porte, Est-ce m’sieur Seigi qui revient me voir ? M’sieur Seigi vient régulièrement me voir, comme si j’étais précieuse pour lui, il ne veut pas que je sois tuée, j’en suis persuadée.
Non, ce n’est pas m’sieur Seigi qui entre mais un homme avec un tresse, ça fait un peu efféminé, la tresse, alors que pour le reste il fait plutôt négligé, mais il a quand même un peu de charme. Il est suivi par un autre homme qui a des taches nébuleuses, je me demande bien comment c’est possible, mais bon, je ne vais pas chercher à comprendre dans l’immédiat. Ensuite entre une femme, le contraire du garçon, une peau nébuleuse parsemée de taches de peau humaine, étonnant. Bientôt, entre une femme voilée, elle a l’air plutôt joli, pourquoi cacher son visage quand on est belle ? C’est pas très malin …
C’est alors qu’entre le dernier, un homme … Lunettes noires, tout habillé de noir … Il est … Hum …
Je ne cherche même pas à comprendre ce que ces gens font là, le garde se charge de poser la question. Malheureusement, l’homme à la tresse ne lui répond pas, il se contente de le geler sur place, il utilise la magie lui aussi, est-ce que c’est un lâche lui aussi ? L’homme aux lunettes noires se penche vers le garde, ramasse le trousseau de clé qui est accroché à sa ceinture et s’approche de la porte de la cellule. Ce sont les bourreaux ? Ils sont venus plus tôt que prévu, c’est ça ? L’homme ouvre la porte et me détache. Je peux le voir de près, il porte une toge … les bourreaux ne portent pas de toges, ce n’est pas un bourreau, je ne peux voir l’expression de ses yeux, mais je le sens un peu froid. Je me sens un peu engourdie mais je trouve quand même la force de me jeter dans ses bras.

« Pitié, sauvez-moi –Je le regarde avec des yeux doux, mais bientôt, ma voix toute triste change en une voix reflétant le dégout– Monsieur le … prêtre … »

Le prêtre me regarde, je peux sentir à travers ses lunettes que son regard est froid. Ce prêtre est pratiquement aussi séduisant que monsieur Seigi, pourquoi tous les gens qui valent le coup qu’on s’intéresse à eux doivent toujours être ceux que je déteste ? Toi, mon gaillard, je te préviens que je t’aurais, tu es à moi. Je regarde les autres, ils me regardent, c’est … un groupe ? Ils sont là pour moi ? J’ai été entendue ! Enfin des gardes du corps que je pourrais dépouiller, par contre, ces gens là n’ont pas l’air d’être des gens faciles à duper, je pense que je vais avoir un peu de mal, rien que le regard du prêtre m’a mise en garde, je vais m’occuper de lui, mais je vais devoir faire attention.
Je m’écrie alors :

« Mon « bleu », où est mon « bleu » ? Rendez-moi mon « bleu », voleurs.

L’homme à la tresse me regarde avec un air étonné.

-Voleurs ? Vous ne croyez pas que vous inversez un peu les rôles, mademoiselle ? Vous étiez en possession d’une chose dont nous avons besoin. Nous sommes venus vous libérer et récupérer l’objet. »

Ils sont venus me prendre le « bleu » aux aussi ? Ils veulent eux aussi me le prendre ? Pourquoi ? En quoi en ont-ils besoin ?

« C’est à moi, pas à vous, si vous voulez l’avoir, il faudra m’avoir avec ! »

Le prêtre étouffe un soupire, il semble comprendre ce que cela signifie, décidément, il est fait pour moi celui là, on se comprend rien qu’en échangeant quelques mots !
L’homme à la tresse continue de me regarder et dit :

« De toute façon, il est obligatoire que vous veniez avec nous, donc ça ne nous posera pas de problèmes.

-Merci, je ne suis pas très gênante vous verrez, je serais très discrète et …

-C’est bon, grogne le prêtre, pas besoin de raconter n’importe quoi aussi … Si on te garde, c’est parce qu’on est obligé. »

Le prêtre semble avoir une opinion de moi relativement négative, il faut que je répare cela.
Je l’enlace et lui dit :

« Ne vous en faites donc pas, m’sieur l’prêtre, je ne vous poserais pas de problèmes.

Ce dernier me repousse en grognant, il ne semble pas que la séduction marche avec lui. Elle ne marche pas avec m’sieur Seigi non plus, ils se ressemblent ces deux là … Je le regarde déçue, puis je me tourne vers les autres. Les deux personnes tachetées et la femme voilée n’ont pas bougés depuis qu’ils sont entrés dans la salle. Je me dirige vers la porte.

« Bon, on va pas rester planter là, non ? On va récupérer mon « bleu » et on s’en va. »

Je sors dans le couloir et vois par terre plusieurs gardes assommés, gelés … Quelques uns font un sourire abruti et d’autres semblent effondrés. Je me retourne vers les autres, ce sont eux qui ont fait ça ? Ces gens là ne sont vraiment pas des gens ordinaires, je ne pense pas que je vais m’ennuyer avec eux !
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 11 Aoû - 11:18

Les instructions tournent dans ma tête. Je suis fatiguée, ma « Marque » me fait atrocement mal et j’ai une furieuse envie de tuer.
J’ai exploité cette « mission » pour me défouler un peu… Ca m’a fait du bien.
Normalement, j’aurais profité de cette évasion pour m’emparer du cristal et fuir vite fait bien fait. Normalement… Nelos m’a, sûrement sans le vouloir, empêché de m’en aller à cause de ma « Marque ». Je déteste ça. Pourtant… Je veux savoir…
Je regarde la prisonnière, un sourire en coin. Personne ne voit. Déjà sortie, il faut qu’elle se jette sur « Face de poupée ». Elle joue les jeunes filles faibles et sans défense. Ce qui est à moitié faux.
Un pauvre soupir sort de mes lèvres, à peine étouffé. Les jumeaux se tournent vers moi.
« Le cristal est dans une autre salle, je débite. »
Et je tourne les talons, suivie de près par la voleuse. Oh… Fais gaffe, toi.
Le couloir étant déjà vidé de ses gardes, nous avançons lentement, mais moins sur le qui-vive.
La salle des coffres s’ouvre paresseusement sur notre passage. Mes yeux cherchent le numéro du coffre. Alors…
Mes doigts frôlent la serrure. Contact glacé. Ma main crochète tout doucement la serrure. Etrange… Cela est assez simple. Encore une histoire de budget ou de trop grande confiance.
Le cristal, emballé dans un tissu brun, brille légèrement de son éclat bleu. Je le saisit, presque satisfaite.
Qu’est-ce que tu attends pour te barrer ?
Il est vraiment magnifique !
Pourquoi…
La voleuse me regarde avec des yeux noirs.
« C’est MON « bleu » !
- …
- Rends-le moi ! »
Je glisse le cristal à ma ceinture, tout près de mon fouet. J’ignore ces plaintes, ça sert à rien pour elle de crier.
« Nous devrions partir en vitesse, lance « Face de poupée ».
Sœur et Protéo acquiescent d’un signe de tête commun.
- Regardez si vous n’avez pas laissés d’indices de notre passage, je murmure. On ne sait jamais.
Ma voix est sèche, presque arrogante. Je suis sur les nerfs, à moitié morte de fatigue.
- Attendez, demande Nelos.
Il sort d’une de ses poches la boucle d’oreille de la voleuse. Elle jubile, la saisit et la remet, grand sourire aux lèvres.
- Ma boucle d’oreille ! »
Cette fois encore, je ne les attends pas. Je m’élance, à perdre haleine vers le conduis d’aération. Je descends vers la pièce gelée, cours dans les égouts. Vite, vite !
« Mais qu’est-ce… hurle Nelos dans mon transmetteur.
Je m’arrête devant le transporteur déguisé. Je le fixe, les yeux hagards, les mains sur les cuisses, le souffle coupé. Je souris.
Ils arrivent derrière moi, à quelques minutes d’intervalles. « Face de poupée » fronce les sourcils. Les jumeaux me regardent avec de grands yeux. La voleuse ricane.
« On peut savoir ce qui vous a pris, s’écrie Nelos.
- D’après vous… »
Je clos la conversation en me retournant vers le véhicule.
La bouche d’égout refermée, nous remontons tous. La voleuse se place ostensiblement à côté de « Face de poupée », pas très content. Soeur la regarde, d’un drôle d’air. Comme si elle cherchait à sonder son esprit.
Protéo pose sa tête contre l’épaule de sa jumelle, à plat.
Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ensuite. C’est flou, c’est grisant. J’ai sombré dans mon sommeil interrompu.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 20 Aoû - 23:11

Arias
Cela faisait quelques temps déjà que tout le monde était parti délivrer la voleuse. Malgré l’heure tardive, je n’étais pas fatigué. Il faut dire que mon cauchemar était encore frai dans ma mémoire… Seules Youshia et la jeune fille amnésique était restées avec moi dans le bâtiment. Je regardai silencieusement Youshia, restée dans la pièce seule avec moi. Elle semblait vraiment en connaitre beaucoup sur mon espèce.
- Youshia ? dis-je.
- Oui Arias ?
J’hésitais. Il était vraiment tard…
- Je… Je sais qu’il est tard et que vous devez être fatiguée mais… heu…
- Qui a-t-il Aris ?
- Voilà, vu que j’ai certains… pouvoirs, j’aimerai savoir si vous… pourriez m’apprendre à m’en servir !
Voilà ! C’était dit ! J’avais eu toutes les peines du monde à le dire, mais c’était fait. Je détournai les yeux, appréhendant sa réponse.
- Bien sûr Arias, répondit Youshia. Vu qu’il n’y a rien à faire d’autre pour le moment, autant profiter de ces quelques instants de tranquillité pour s’occuper un peu de vous !
Je la regardai de mes quatre yeux, le cœur joyeux.
- Pour commencer il nous faudrait un endroit plus vaste, continuait-elle. Nous ne pouvons rien faire ici… C’est trop étroit pour un Ainran !
Elle ouvrit aussitôt la porte et interpella la première personne qui passait par là.
- Hé vous ! cria-t-elle au pauvre malheureux de passage. Y a-t-il un gymnase, une salle d’entrainement ou quelque chose de ce genre ?
- Heu… Oui ! répondit le jeune homme. Il y a une salle d’entrainement deux étages au-dessus.
- Elle est grande ? demandai-je.
- Que… Quelques centaines de mètres carrés, dit-il.
Youshia se tourna vers moi, me regarda un peu puis regarda à nouveau le jeune homme.
- Ce sera parfait ! Pouvez-vous nous y mener ?
Le jeune homme, qui s’appelai Frank comme je l’appris plus tard, nous fit prendre l’ascenseur et nous emmena devant une double porte où il nous laissa, visiblement soulagé de pouvoir faire autre chose. Youshia et moi entrâmes alors dans la pièce qui se trouva être… énorme ! Jamais je n’avais vu d’endroit aussi grand ! Pour un endroit fermé bien sur !
- C’est parfait ! dis Youshia. Ici nous auront tout l’espace nécessaire pour nous entrainer. Vous pourrez même vous dégourdir un peu les jambes Arias !
Elle n’eu pas à me le dire une seconde fois ! J’étais déjà partir au galop traverser cette pièce formidable. Le sol était recouvert d’un enduit dur mais qui absorbait bien les chocs, ce qui me donnait l’impression de galoper sur de la terre. Après avoir fait quelques tours, je revins vers Youshia qui s’était déplacée au centre de la salle, visiblement amusée de me voir courir comme un fou.
- Après ce petit échauffement physique, dit Youshia, on va s’échauffer les méninges ! Car la magie voyez-vous Arias, est avant tout un exercice mental.
- D’accord ! Par quoi commence-t-on ?
- Et bien… D’après la légende, certains Ainrans disparaissaient mystérieusement. Je penses donc que vous avez réussis à développer une forme de camouflage…
- Vous voulez dire se rendre invisible ? Je ne sais pas si…
Elle me montra les miroirs qui étaient placés le long d’un des murs.
- On va essayer quelque chose, dit-elle. Regardez notre reflet dans ces miroirs là-bas.
- Oui.
- Bon, maintenant, concentrez-vous et imaginez que nous ne sommes tout simplement plus dans le miroir. Imaginez que vous voyez la salle vide.
J’acquiesçai et fixa notre reflet. Je visualisai la salle vide dans mon esprit et transposa mentalement cette image à la place du reflet dans le miroir.
Et c’est alors que ça se produisit ! Lentement, alors que je fixais les miroirs en face de moi, mon image commença à s’estomper jusqu’à finalement disparaitre !
- Youshia ! Vous avez-vu ? Ca marche ! Ca marche !
- Oui je vois ça ! Enfin je ne vois pas ça, devrai-je dire ! répondit Youshia. Mais restez concentré et essayez maintenant de vous déplacer.
Je me mis alors au pas, tentant de rester concentré sur mon absence. Je ne pouvais plus utiliser la même technique qu’en position statique car mon point de vu se modifiait en déplacement. Je concentrai mes pensées alors simplement sur le fait que je n’étais pas là.
- Vous me voyez Youshia ? Est-ce que ça fonctionne toujours ?
- Oui Arias ! Ca fonctionne mais… où êtes vous ?
- Je suis là, dis-je en relâchant ma concentration, juste derrière vous !
Elle sursauta.
- Bon sang Arias ! vous m’avez fait une de ses peurs ! Je ne vous ai même pas entendu !
- Le sol absorbe les chocs ! expliquai-je. De plus, je ne courais pas trop vite, je n’étais donc pas bruyant !
- Et bien pour la furtivité, chapeau ! Si vous n’aviez pas parlé, on aurait cru que j’étais seule ici.
Elle se posta à côté de moi et me mit la mains sur le dos.
- Décidemment, votre espèce a beaucoup de potentiel Arias ! Qui sait ce que vous pourrez encore faire quand vous maitriserez complètement vos pouvoirs !
- Je sais déjà faire ça ! dis-je.
Et sans plus attendre, je devins invisible.
- Mon Dieu Arias !
- Qui a-t-il ?
- Regardez le miroir, en face !
Je tournai mes tentacules vers le miroir et, à ma grande surprise, il n’y avait personne. La salle semblait vide !
- Mais… Comment est-ce possible ! dis-je.
- Nous sommes invisibles tout les deux Arias !
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 21 Aoû - 15:44

Sai nah din :
Petite musique gaie, enfantine, même.
Quelque chose en cette fille est effrayant, et séduisant, en même temps. Elle est parmi nous, mais elle n'y est pas. Elle est séparée de nous plus encore que la femme en blanc derrière son voile. Je me demande ce que Nelos va en faire, une fois revenu au QG. La protéger des autres, certes, mais il va falloir aussi la protéger d'elle-même. Et nous protéger d'elle aussi. Mieux vaut se tenir sur ses gardes. Frère a posé la tête contre mon épaule. Il est fatigué. Il faudrait qu'il ai le temps de méditer. Je vais essayer de m'arranger pour qu'on le laisse un peu seul, une fois revenu au QG.
Je songe à ceux qui sont restés, à l'enfant silence, surtout. On aurait pas du lui arracher le prêtre, mais il nous a été bien utile. Elle doit être seule et effrayée, maintenant, avec son corps vieilli.
_ On est arrivé, annonce Nelos.
Tout le monde se lève. Sauf la femme au voile, qui dors. Nelos se penche sur elle pour la réveiller, quand soudain, un cri l'interrompt dans son geste.
_ Nelos ! Soeur ! Au secours ! Aidez moi !
Nous nous retournons. Arias est en train de se précipiter vers notre véhicule au triple galop. Dame Blanche est visiblement de ceux qui ont le sommeil lourd, elle n'a pas bronché.
_ Au Secours ! Au Secours ! crie Arias qui vient de nous rejoindre à la porte du véhicule. Youshia ! C'est horrible ! C'est ma faute ! Au secours ! QU'est-ce que je dois faire.
_ Calmez-vous, Arias, dis-je d'une voix très douce. Expliquez nous calmement.
_ Je l'ai... Je l'ai... Youshia ! Je l'ai fait disparaître. Je l'ai peut-être tuée. Elle ne répond plus ! Je ne voulais pas ! Meétasna kaoroc ! Niataaa...
Des mots de sa langue originelle lui reviennent dans sa panique, malgré la musique qui vient de naître de mes doigts. Frère pose les demain sur les épaules de l'ainran.
_ Conduisez nous, Arias, nous allons voir ce qui se passe. Ne vous inquiétez pas, nous sommes là.
D'un pas mécanique, Arias se retourne et se dirige vers l'entrée du hangar. Nous le suivons, laissant Dame Blanche dormir dans le fourgon. Je resterai bien avec elle, moi. Je suis fatiguée. Vraiment fatiguée. J'ai envie que ça s'arrête. Ca fait deux jour que je n'ai pas eu le temps de composer, et encore moins de dormir. Pourquoi est-ce que je ne vais pas voir Nelos une bonne fois pour toute, pour qu'il nous dise ce qu'il a à nous dire, Frère et moi, et qu'on puisse repartir et laisser cette histoire se régler sans nous ? Hein, pourquoi ?
Arias nous entraine dans des couloirs, jusqu'à une porte.
_ C'est quoi, là dedans, demande le prêtre.
_ Un gymnase, répond Nelos en poussant la porte.
Arias y pénêtre et embrasse de son bras la salle vide.
_ Regardez !
Nous écarquillons les yeux sans rien remarquer d'inhabituelle dans la salle.
_ Heu... On ne voit rien, grommèle le prêtre.
_ En effet. Jamais vu un rien aussi plein de rien, ajoute Nelos.
Les tentacules de l'ainran tombent sur les coté de sa tête, en signe de désespoir.
_ Il devrait y avoir Youshia. elle était là avec moi ! On s'entrainait.
Je commence à comprendre.
_ L'invisibilité ?
_ Oui. Elle m'a dit de me concentrer sur le fait que nous n'êtions pas dans la pièce, j'ai réussi à disparaître et à réapparaître, tout allait bien, et puis voilà qu'elle a disparu aussi, et quand j'ai réapparu, elle, elle est restée disparue...
_ Malgré le contact, demandé-je ?
_ Le contact ? répète Arias sans comprendre.
_ Pour que vous l'ayez fait disparaître avec vous, il devait y avoir un contact physique entre vous, vous deviez vous toucher, non ?
Les yeux de chats d'Arias deviennent aussi rond que peuvent le devenir des yeux de chats.
_ Ah ? Elle avait la main sur mon épaule, oui.
_ Et quand vous avez voulu réapparaître ?
_ Non, nous ne nous touchions plus.
_ Eh bien voilà. C'est pour ça. Et vous avez essayé de vous reprendre par la main ?
_ Heu... Nous n'y avons pas pensé.
Un instant, le visage de mon professeur hylioran d'autrefois, avec l'expression qu'il aurait devant tant d'ignorance me vient à l'esprit. Il me faut réprimer le fou rire qui monte. J'essaye de dire d'une voix posée.
_ Il faut que vous redisparaissiez, que vous la touchiez en réapparaissant, et elle réapparaîtra avec vous.
A nouveau, les tentacules de l'ainran tombent, il baissent la tête, bras ballant, et fixe le sol de ses quatres yeux.
_ C'est que... Je ne sais pas ou elle est. J'ai voulu la faire réapparaître et je me suis concentrée sur elle de toute mes forces. Depuis elle ne répond plus du tout quand je lui parle. J'ai du la faire disparaître pour de bon.
_ Mais non, vous avez juste du l'endormir. Vous avez le pouvoir d'assomer vos adversaire, mais pas celui de les anéantir.
Du moins j'espère, mais en ce qui concerne Youshia, je ne suis pas inquiète, j'entends toujours sa musique, donc elle est toujours là. Je me tourne vers les autres.
_ Auriez vous l'obligence de tous faire silence, s'il vous plait ?
Les autres s'exécutent. Je localise aussitôt Youshia. Sa musique émane d'un point un peu éloigné du gymnase. Tout le monde a les yeux fixé sur moi, le souffle court, même la voleuse, qui pourtant ne dois pas vraiment comprendre ce qui se passe. Il sont si amusant comme ça que je suis un instant tentée de prendre l'air concentrée et de faire un peu durer le suspens, comme au spectacle, mais je croise le regarde de frère. Il n'approuvera pas que je m'amuse ainsi. Je me dirige vers le point d'où émane la musique de Youshia, et tatonne. Ma main rencontre une résistance.
_ Youshia, réveillez vous. VOus m'entendez ?
Une voix endormie sort du vide.
_ Où... Où suis-je ?
_ C'est justement la question que nous nous posions à l'instant. dis-je joyeusement. Redressez vous, Arias doit vous faire réapparaître.
Les autres continuent à me dévisager tandis que je l'aide à se relever. Je dois avoir bonne mine, comme ça, à manipuler le vide. Je constate qu'Arias n'est plus parmi eux.
_ Arias, où êtes vous ?
_ Juste à coté de vous, me dis une voix à ma gauche, sans que rien ne le laisse prévoir.
Cette fois, je ne résiste pas à la tentation. Je fais un superbe sursaut théatral, que je ponctue d'un superbe cri. Avec fierté, je vois toute l'assemblée éclater de rire, même le prêtre, bien qu'il essaye de se retenir, et surtout, le plus important, Frère, qui rit si rarement. C'est tellement agréable à voir que j'enchaine aussitôt.
_ Bien. Et maintenant, gentilhommes et damoiselle, je vais faire réapparaître ce couple devant vos yeux ébahis _ donnez vous la main, tous les deux, et concentrez vous Arias. Un deux trois, mirpolette et blablabla, et hop !
Une Youshia un peu décoiffée, à la robe aussi verte qu'un pomodore pas mure et un Arias tout confus réapparaissent aussitôt dans la direction de mon doigt. J'aimerais bien avoir un tambourin pour ponctué le numéro, mais on fera sans. Le prête me ramène immédiatement à des pensée sérieuses.
_ Et la petite ?
_ La petite ? Toujours dans votre chambre. Elle dormais, quand on l'a laissée. Vos médecin ont voulu l'examiner, Nelos, mais je m'y suis opposée. Cette enfant a déjà vécu quelque chose de traumatisant. Avant que des inconnue ne viennent mettre les mains sur son corps, il serait bon que le prêtre lui explique et reste présent pendant cette épreuve.
_ Merci pour elle, répond le prêtre, non sans une certaine froideur.
Malgré tout, quelque chose dans sa voix me laisse penser que les remerciement sont sincères.
_ Vous feriez mieux d'y aller tout de suite, dit Nelos. On doit l'examiner avant que ça se reproduise, qui sait ce qui a déclanché ça.
_ La chanson, réponds-je sans réfléchir.
Je n'ai pas aussitôt parlé que je le regrette déjà. Mais c'est trop tard, Nelos me regarde avec un air intéressé.
_ Vous voulez dire, ces dessin qu'elle a tracé sur le sol ? Ca peut avoir un rapport, et ça peut très bien ne pas en avoir, qu'est-ce qui vous rends si affirmative.
_ C'est ça qui a déclenché, voilà tout. Et ce ne sont pas des dessins, c'est de l'écriture, et ça représente une chanson. POur elle du moins. Cette chanson elle essaye de la chanter, mais elle ne peut pas. Mais avec son aide, j'essayerais de trouver le bon air, et je la chanterai pour elle. Nous verrons alors, si ça arrête le processus. Ce qu'une chanson a déclanché, seule une chanson peu l'arrêter.
Nelos paraît incrédule, par contre, le prêtre me regarde avec sérieux.
_ Ce n'est pas une chanson.
_ Vous savez ce que c'est ? Demande Frère.
Le prêtre ne répond pas. Il nous tourne le dos, en marmonant.
_ Je vais chercher la petite, et l'emmener voir les médecins.
Avant qu'aucun de nous n'ai eu le temps de le retenir, la porte du gymnase a claqué derrière lui avec un bruit froid.
_ Il sais ce que c'est, murmure Nelos.
_ Mais il ne le dira pas, lui répond Frère. Il se fera plutôt tuer de manière atroce.
La voix de mon frère a légèrement tremblé. Je m'approche de lui et lui étreint les épaules.
_ Il a dit que ce n'était pas une chanson, reprend Nelos en me regardant.
_ Pour lui, c'est autre chose. Mais pour elle, c'est bien une chanson. Et si elle veut la chanter, je serai sa voix. Je ne vais pas la laisser comme ça, vieillir de manière accélérer. Combient de temps lui reste-t-il à vivre, si ça ne s'arrête pas ?
_ Si vous êtes capable de percevoir ce qui est inaudible, murmure Youshia, c'est bien que vous utilisé la magie. Peut-être qu'avec un philtre ou une formule.
_ NON !
Mon cri la fait sursauter. Nelos, pourtant, me regarde avec un sérieux que je ne lui ai pas encore vu, depuis notre rencontre.
_ Si vous dite que la chanson est ce qui peut sauver l'enfant, un amplificateur de pouvoir vous aiderait à la trouver plus vite.
_ Non. Je vous défends d'utiliser la magie sur moi, ou de me la faire utiliser, et c'est valable aussi pour mon frère. Je refuse votre magie !
_ Mais vous êtes à moitié Hylioran, Sai Nah Dhin.
_ Ne m'appelez pas comme ça !
_ Je vous appelerai comme ça, car c'est votre nom. Il fait partie de vous, tout comme la magie. Vous ne pourrez pas la fuir éternellement, et il se pourrait même que bientôt...
Il se tait. Et j'ai soudain très froid, comme si une chape de silence était tombée sur moi.
_ Qu'alliez vous dire ?
_ Vous le saurez bien assez tôt. Et puis, n'aviez vous pas dit que l'enfant et l'ainran passaient en priorité ?
_ Soeur...
La main de mon frère a rejoint la mienne. Il la serre très très fort.
Nous le saurons bien assez tôt. Saintes puissances invisibles des monts, des forêts et des plaines, QU'EST-CE QU'IL A VOULU DIRE ?
Nelos se dirige vers la sortie. IL est encore tant de le rappeler, de lui demander, de chercher à savoir. Je m'entend dire.
_ Envoyez moi la petite, quand les examens seront finis.
_ Comme cette demoiselle voudra, répond le terroriste en disparaissant.
La porte claque derrière lui. Encore un son froid.
_ Soeur...
_ Tu as compris, toi aussi. Tu as compris, ce qu'il dois nous dire.
Frère hoche la tête. Il ne voit qu'une seule chose lui aussi, que nous pouvons savoir bien assez tôt. Et l'entendre, c'est renoncer à l'espoir qui nous aide à vivre depuis quatre ans. Et ça, est-ce que nous y sommes prêts ? Est-ce que nous y serons jamais prêts ?
Il me vient soudain l'envie de fuir, de ne jamais savoir. Mais je ne le fais pas. Je ne propose pas à Frère de le faire.
L'enfant silence. La petite.
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Terre Partagée (inachevé)
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