Ecritures plurielles

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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Terre Partagée (inachevé)

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Lyanne
Petite fée de lumière
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 21 Aoû - 20:38

Signe:

Je tremble... comme si j'avais froid alors que pourtant... je n'ai pas froid...
J'ai peur... j'ai très peur, trop peur...
Ca ne peut pas continuer... mais ca continuera...
Il me retrouvera... je le sais... et avec lui , "guerre" me retrouvera aussi...
Il me prendra... et si je dis non il fera du mal aux autres... a Ange noir...
et il me pendra...
Je ne veux pas qu'il me prenne....
Si Soeur tâchée trouve la chanson... il ... il pourrait... il pourrait arriver une chose horrible... mais je ne me souviens pas... je ne sais pas ce qui pourra arrivé mais je sais qu'il arrivera quelque chose et que ce sera horrible... horrible pour moi; horrible pour tout le monde...

Je ne peux pas rester ici....
L'eau coule encore sur mes joues... ca commence a me brûler...
Dieux, faitent que tout s'arrête! Je vous en prie... je vous en supplie....
Je vous le demande pour les autres, je vous le demande au non de ce monde que vous gouvernez... protègez votre peuple, protègez Ange noir...
Et tout les autres....
Je termine ma prière puis me lève, je me tiens devant des "cierges" ce sont les bougies pour prier.
La salle est toute sombre, il y a juste les bougies qui font de la lumière...
Une dame est venu dans ma chambre tout à l'heure, et elle m'a abillé avec une robe noir serré sur le haut, et le reste vole quand je marche, cette robe aussi a "dentelle" noir sur le bord du haut.
Des manches noirs et longues retombent jusqu'à mes mains.
J'ai un peu plus chaud avec cette robe, mais elle est beaucoup moins belle... et je ressemble à... à... à ce que je ne n'étais pas avant...
Je ressemble un peu au autre madame... mais j'ai toujours la même tête.... c'est rassurant...
Mes cheveux sont devenu trop long; la dame qui m'a donné la robe m'a fait des petites nattes et les a enroulées derrière ma tête comme une couronne en laissant le reste de mes cheveux retombé derrière , elle m'ai aussi mis une petite ceinture noir dans les cheveux pour faire tenir mes nattes.
Je dois retrouvé Gabille.... ici les Monsieurs me regarde autrement depuis hier... et je n'aime pas ça... je n'aime pas ça du tout... il n'y a que Ange noir qui ne me regarde pas comme ca...
Il va lui arrivé du mal si je reste... il m'entend mais il ne veut pas que je parte chercher Gabille... c'est pourtant ce que je dois faire... je ne peux pas rester ici, je voulais que Ange noir m'accompagne, mais il veut rester là... c'est mieux... parce que si "il" revient; il nous fera tous du mal...

Et si je reste , Soeur trouvera la chanson, et la chose horrible arrivera... elle ne doit pas arriver... et Soeur ne doit pas trouver la chanson...
Ils ne sont pas encore là... mais ils vont bientôt arrivés.. ils sont tous près... s'ils me trouvent , il voudrons savoir ce qui est arrivé... et écrire ne suffira pas... ils voudront me faire des choses... mais je ne veux pas les faire, j'ai peur... et je dois retrouver Gabille... pour ça je dois aller dans le village des morts... quand j'ai demandé a Soeur Lizawu si j'avais un papa et une maman elle m'a répondu qu'ils étaient surement au "cimetière", j'y suis déjà allé avec Soeur Lizawu pour l'enterrement de la vieille Soeur Kiney, c'est comme une village des morts... ou il ammener des fleurs en offrande...
Si j'y vais je trouverai mon papa et ma maman, si je leur demande de sortir de leur maison sous terre, ils viendront peut-être... et si Gabille est partit quelque part, ca ne peut être que là bas...
Je dois y aller...

Je sort de la salle noir en courant, ma robe noir vole autour de mes jambes.
Mais le haut est trop serré, j'ai du mal a respirer quand je cours...
J'entre vite dans la chambre bleu, j'ouvre une boite de bois et prend une cape noir que je met sur mes épaules, je met la capuche sur ma tête; et même les petites chaussures noirs que la dame m'a donné, les autres sont devenues trop petites...
Sur une meuble en bois il y a un grand et beau verre rose qui brille, dedans il y a des un joli petit bouquet de fleurs roses et blanches, je les sort du verre et les attaches ensemble avec une natte d'herbe jaune.
Je prend du papier et un crayon et fit un petit dessin du village des morts avec des croix partout, puis je m'applique pour écrire le mot "cimetierre" en haut du papier. Je plis le papier et le glisse dans mon haut serré avec le bouquet de fleur.
J'ouvre la fenêtre.
Je les entends.. ils sont arrivés et la bête a tête de gros chat est avec eux...
Ils sont de l'autres côtés mais je les entends parler, j'entend beaucoup de choses...
Je passe par la fenêtre, et m'accroche a un bord en pierre grise et froide.
Je me déplace comme ca jusqu'à un gros tuyau gris et mouillé qui descent jusqu'en bas.
Je m'accroche a se tuyau et commence a descendre... mais je suis trop lourde... le gros tuyau se décroche du mur!
Je vais tomber... et ils vont m'entendre...
Que faire?
je lache le tuyau et tombe dans le vide.
J'ai peur, mon coeur cogne très fort, je bouge vite mes bras pour remonter ou m'accrocher, mais je n'y arrive pas... j'ai peur... Au secour!
Mais je tombe sur des choses toutes molles et noir... ca ne fait pas très mal... et heureusement que ces choses étaient là...
Je descend vite de ses choses molles et cours entre deux murs salles et serrés.
Au bout j'arrive sur une route, des boites grises brillantes volent bas au dessus du sol.
Une s'arrête juste devant moi avec un bruit horrible! J'ai crus qu'elle allait m'écraser! Elle a une truc en plus que les autres boîtes... elle a un mot de lumière rouge sur son toit, "taxi"...
J'entend a nouveau les gens qui crie, les bruits pas beau, les petites étoiles de lumière partout... c'était moins vrai quand je regardais ça en haut, derrière la fenêtre de la chambre bleu...
Un Monsieur sort de la boite et demande:
_Vous allez quelque part ma petite demoiselle?
Je sors de mon haut un vieux dessin que j'avais fais du village des morts et le donne au Monsieur a longue barbe grise.
_Hum... un cimetière... c'est pas la porte à côté ça... Mais bon, si c'est là ou vous allez, c'est là que ce bon vieux Alfred Connzi vous emmènera! Montez Mademoiselle!
Le Monsieurs a la barbe grise est très gentil, sa voix est contente, son visage est content, c'est quelqu'un de gentil... il me rend mon dessin, et m'ouvre une porte a l'arrière de la boite.
Je monte dans la boite, et m'asseois sur les sièges marron et brillant.
Il referme la porte et monte devant.
Il appuie sur plein de boutons et la boite avance.
Elle Avance vite! Bientôt je serais arrivé! Heureusement que ce Monsieur est là!
Par contre le baton qu'il a dans la bouche fait une fumée qui sens très mauvais, elle me fait toussée, j'espère que j'arriverai vite.
Et j'espère que les autres ne s'inquièteront pas trop... mais de toute façon c'est pour leur bien... ils n'auraient pas pus m'aider... et puis là ou je vais, ils ne me retrouveront pas... c'est mieux comme ça pour tout le monde, ils ont des choses à faire, et moi aussi...
Le paysage est mieux et les bruits moins fort de derrière cette petite fenètre de boite volante...
J'ai bien fait de monter... mon coeur cogne encore fort, lui aussi se demande ce que je vais trouver là bas... mais surtout, il espère que je trouverai quelque chose...
Tout comme j'espère que d'autres choses ne me trouverons pas....


Dernière édition par le Mar 22 Aoû - 15:26, édité 1 fois
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 21 Aoû - 23:37

Protéo

Je regarde, assis contre le mur de la salle d’entraînement, Arias s’excuser une fois de plus auprès de Youshia, qui répète une énième fois que ce n’est pas grave. Etrange comme les zébrure de son duvet ondule lors de ses mouvement. J’ai beaux les observer attentivement, ils semblent ne jamais être deux fois de suite à la même place. Un de ses tentacules oculaires se tourne vers moi. Il a du sentir que je l’observai. Cet œil est d’un vert intense. Réellement intense. Il interromps sa tirade, et se tourne vers moi, un air interrogatif sur son visage félin. D’un geste de la main, je m’excuse, et il reprend sa discussion. Malgré moi, mes yeux reviennent sur les chatoiements de son pelage. Peu à peu, mes muscles se détendent involontairement, et mes paupières s’alourdissent. Dans un brusque sursaut, je me rend compte de ce qui se passe. Le sommeil est-il donc si proche ?
Je me lève d’un coup, et cherche Sœur des yeux. Elle est assise sur un banc, et accorde sa harpe. Comme toujours et cela depuis le premier jour, elle semble sentir mon trouble et dirige aussitôt son regard sur moi. Joignant les deux mains, je pose le dos de la gauche contre ma joue droite, lui signifiant que je vais me reposer. Elle hoche la tête, l’air rassurée. D’un pas lent, je sort et me dirige vers notre chambre. Passant devant celle de l’enfant muette, je m’arrête. Mes idées ne sont pas très claires, mais je ressens que quelque chose ne tourne pas rond. Doucement, silencieusement, j’entre ouvre la porte et passe la tête par l’entrebâillement.
_ Ho non, dis-je dans un murmure.
J’ouvre en grand la porte, allume la lumière et me précipite vers l’interphone du couloir
_ Nélos ! Sœur ! Quelqu’un ! La petite a disparu !
Un grand remue ménage retentit aussitôt dans le couloir, tandis que je me dirige vers la fenêtre ouverte. Pour atteindre une sortie par le couloir, il aurait fallu passer devant le bureau de Nélos. La fenêtre est donc le seul passage
_ Mais où peut-elle bien être, s’affole Youshia.
_ Elle est passé par là, fis-je en me penchant. Tenez, regardez.
Nélos s’approche, et jette un œil en dessous.
_ La gouttière, dit-il simplement.
Je hoche la tête, tandis qu’il prend une inspiration profonde.
_ Acanit! Appelle t’il d’une voix de stentor. Lancez tout de suite une recherche pour retrouvez la jeune muette !
Ignorant la suite de ses ordres je fait, à l’instar du prêtre et de Sœur, le tour de la pièce. Je m’arrête devant le bureau, remarquant un minuscule accroc dans le bois. Avec une infinie lenteur, je passe mes doigts sur le meuble et fait appel à toute ma concentration. Un C, un I, un M, un T, un E, un second M – non, deux R – et un dernier E.
_ Cimetière, dis-je avec un frisson.
_ Pardon, fait Arias.
_ Elle va vers un cimetière.
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 22 Aoû - 17:19

Nelos Van Dren :

Un cimetière... Ce genre d’endroit où auparavant on enterrait les morts dans un cercueil, avant que les crémations ne deviennent la seule option possible. Qu’est ce que cette jeune fille agitée pouvait bien avoir à faire dans un cimetière ?
Avant d’entamer des recherches, il fallait d’abord régler certaines affaires...
Acanit était toujours là à côté de nous. Je lui demandais alors d'aller chercher Kanna, qui était restée dans le vehicule lourd. Elle tenait à garder le cristal sur elle, mais nous ne pouvions malgré tout, pas nous permettre de nous balader avec.
Je m’adressais alors à tout le monde.
_ Je vais vous emmener dans une pièce, ce que vous allez y voir ne devra pas en sortir !
_ Et la petite, vous l’avez déjà oubliée ? rétorqua le prêtre en gardant un calme olympien
_ C’est justement pour la retrouver, que je vous emmène là bas.
Alors que nous nous apprêtions à partir, la jeune femme que nous avions sortie de prison nous interpella.
_ Hé, j’y comprends rien à vos histoires ! Tout ce que je veux, c’est mon Bleu que vous avez pris !
_ Voler un voleur n’est pas un crime, lui dit très justement Protéo
_ De toute façon vous ne risquez pas de le revoir de sitôt, lui répondis-je. Vous savez trop de choses, alors vous allez rester avec nous que vous le vouliez ou non !
Décidément, comme me le faisait parfois remarquer Sydney, j’avais le chic pour attirer les femmes à problèmes...
J’emmenais alors tout le groupe vers l’ascenseur, laissant le soin à Acanit de mettre en lieu ce fameux cristal.
L’engin nous transporta 3 étages au dessus. Cet étage dont j’avais moi-même supervisé la construction avec nos plus puissants mentalistes ne servait en fait que rarement, car la pratique de ce qui s’y faisait n’était pas sans danger. Je venais de demander à Acanit de démarrer des recherches par réflexe, mais en fait, j’étais certain que nous n’avions pas le temps d’attendre que le seul indice que nous avions soit décortiqué.
Les portes s’ouvrirent sur une salle aussi grande que le gymnase. Elle était entièrement close, intensément éclairée par une lumière bleue, plusieurs socles avec des orbes incrustés étaient disposés au milieu. Les générateurs disposés tout le long des murs étaient en veille.
Nous avançâmes tous en direction des socles, puis je me retournais vers tout le monde.
_ Je dois vous prévenir, ce que je vais essayer de faire n’est pas sans risques...
_ Que voulez vous faire ? me demanda Sai Nah Dhin
_ Cette pièce est un centre de recherche mentale. Pour que l’expérience fonctionne, il faut que quelqu’un qui ait passé beaucoup de temps avec la petite muette vienne se connecter aux orbes amplificateurs.
Je fis une pause pour montrer du doigt les objets.
_ Il faut également que quelqu’un aillant une grande force mentale naturelle se connecte avec nous pour retranscrire les pensées de la petite.
_ Mais comment vous pouvez espérer vous brancher sur ses pensées alors qu’elle n’est pas là ? contesta Youshia
_ C’est pour ça que l’opération peut être dangereuse. La machine confère momentanément un grand pouvoir mental à la personne qui va aider à la recherche, si puissant qu’elle pourra percevoir les pensées passées de la personne qu’il faut retrouver, et donc, de savoir par où elle est allée... Le seul problème, c’est qu’il faut être très solide pour pouvoir résister à l’opération sans décrocher. Celui qui recherche aura l’esprit tellement focalisé sur les pensées qu’il ne pourra rien faire d’autre que les percevoir. C’est pour ça qu’il nous faut une 3ème personne capable de nous retranscrire avec des mots ce que la 2ème personne voit.
_ Moi, je vais me prêter à l’expérience !
Je vis alors le prêtre s’avancer vers moi.
« C’est moi qui est passé le plus de temps avec cette petite, et c’est aussi moi qui l’est sauvée une fois »
_ Vous êtes sûr de pouvoir le faire ? dis-je dubitatif
_ On verra bien !
Même s’il avait fait ses preuves, je n’avais pas encore une confiance totale en cet homme qui se prétendait prêtre. Contrairement aux autres, il ne disait jamais rien sur lui. Cependant il avait raison, c’était lui qui avait passé le plus de temps en compagnie de notre fugueuse.
_ Très bien. Placez vos mains là-dessus !
Je désignais de la main un des trois socles disposés en triangle, il s’exécuta sans dire un mot.
_ Maintenant il me faut quelqu’un d’autre...
_ Non, je ne le ferais pas...
Je venais à peine de finir ma question que Sai Nah Dhin répondit aussitôt.
_ Je refuse d’utiliser mes pouvoirs ! poursuivit elle
_ Mais pour retrouver une petite fille ? Sai Nah Dhin, réfléchissez.
_ Je vous ai déjà dit de ne pas m’appelez comme ça !!
_ Vous ne pourrais pas renier éternellement ce que vous êtes. Penser à ça, il s'agit de retrouver quelqu’un qui a besoin d’aide. Et peut être même, d’aide de toute urgence !
_ Mais je... Je ne peux pas.
_ Soeur, vous vous souviens de ce que Nelos a dit, de ce que pourrait se passer si on la retrouve ? commenta Arias
_ Je sais, je sais... Mais seulement...
_ S’il vous plait, oubliez un moment les rancœurs que vous avez contre ce que vous êtes... Venez, insistais-je
Elle se tenait la tête dans ses mains, elle avait l’air d’être tourmentée par ce que je lui demandais, c’était même plus que cela : C’était en fait, un vrai supplice.
_ Non, je ne peux pas ! Je ne peux pas !
_ Alors c’est moi qui vais le faire !
_ Vous, Protéo ?
Sai Nah Dhin releva brusquement la tête, elle regarda son frère avec des yeux exorbités.
_ Je n’ai pas autant de pouvoir que Sœur, mais je me débrouillerais pour aider comme je peux !
_ Non, Frère ! Je vais y aller !
_ Sœur, si c’est uniquement pour éviter qu’il m’arrive quelque chose...
_ Oui, c’est uniquement pour ça ! Mais je vais y aller, je veux le faire...
Sans laisser le temps à Protéo de répondre, elle avança vers moi et mit tout de suite ses mains sur le 2ème orbe sans que je lui demande. Je voyais dans ses yeux une expression indéfinissable, une tension intérieure, comme s’il s’y déroulait un conflit.
Je fis alors signe aux autres de reculer puis j’allai mettre mes mains sur le 3ème orbe.
_ S’il y a le moindre problème, je suis là pour tout déconnecter.
Mes deux compagnons qui s’étaient prêtés à l’expérience opinèrent de la tête et fermèrent les yeu.
Près de l’ascenseur, tandis que la salle entière vibrait sous l’influence des générateurs qui se mettaient en marche, tout le reste du groupe retenait son souffle. Protéo restait calme, il avait confiance en sa Sœur... Arias avait son visage félin crispé comme jamais, ses tentacules s’agitaient dans tout les sens... La voleuse avait un regard d’enfant sur tout ce qui se passait...
Je sentis la connexion se faire entre nos 3 esprits, l’expérience commençait, je fermais les yeux à mon tour... Les images défilaient sous mes paupières, des images transmises par l’esprit du prêtre, mais je ne pouvais rien faire, elles étaient troubles. Les vibrations des générateurs me brouillaient mon esprit, mais je devais rester concentré... J’entendais, comme si elle s’était soudainement éloignée de moi, la voix Sai Nah Dhin.
_ Je vois... Des tombes, j’ai un peu peur... Non, ELLE a peur. Elle cherche quelque chose, mais j’ai du mal à voir, je suis trop loin...
_ Revenez... Revenez en arrière... dis-je aussi fortement que je pouvais
_ Je vois... Une gouttière... Elle tombe, bon sang ! Elle tombe !
_ Sœur, restez calme, surtout, restez calme ! lança au loin Arias
_ Je vois... Des ordures, de vieux matelas... Elle a atterrit dessus... Je vois, un véhicule volant... Au dessus, elle regarde au dessus... Il y a écrit « Taxi ».
Je réussis un instant à rouvrir les yeux, je voyais le visage du prêtre devenir écarlate, il était en sueur. Il n’allait pas tenir jusqu’au bout, c’était sûr !
_ Je... Je ne vois plus rien... Elle est montée à l’intérieur, mais je ne vois plus rien...
_ Il faut arrêter, je vais interrompre le processus !
C’est alors que j’entendis une voix dans ma tête, c’était celle du prêtre !
« N’arrêtez pas ! Je suis presque, encore un peu, juste un petit peu ! »
Mon doigt me démangeais, j’avais envie d’appuyer, de tout arrêter... S’il n’était pas assez résistant, il ne resterait du cerveau de ce fou que de la bouillie ! J’entendis Sai Nah Dhin reprendre...
_ Je vois... Nous sortons de Sériolis... Je vois tout le paysage à travers la fenêtre du véhicule... je vois... Un village... Il est en ruine... Il y a une église, juste à côté... A côté d’un cimetière... Des tombes...
Cette fois, je déployais toute ma volonté pour appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence, et je sentis la brusque déconnexion au système et aux esprits des autres !
Je repris rapidement conscience, tout les autres s’étaient précipités sur nous pour voir si nous allions bien... Heureusement, Sai Nah Dhin et le prêtre avaient l’air en bonne santé. Bon Dieu, la prochaine fois, j’enverrais quelqu’un à ma place !
Je me dirigeais vers Sai Nah Dhin aussitôt que je pus tenir debout.
_ Vous vous souvenais bien de tout ce que vous avez vu ? demandais-je sèchement
_ Oui... Oui... Je pourrais reconnaître la route qu’elle a faite.
_ Alors pas de temps à perdre, partons tout de suite !
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 23 Aoû - 2:41

Parenthèse: Le prochain post de tchou pourra raconter ce qui c passer de votre côté pendant qu'il m'arrive ceci:

Signe:

La boîte volante s'arrête devant un portail noir glacial.
Je descend de la boîte et m'avance vers ces grands barreaux de tristesse.
Le gentil monsieur me dit de loin qu'il m'attend devant le portail pour me ramener...
Il est vraiment gentil....
J'ose a peine toucher ses barreaux.. comme si j'avais déjà sentit le froid de la mort sur mes doigts...
Peut-être que c'est arrivé une fois... comment puis-je le savoir?
Je tremble en poussant ce portail, et ma main me fais mal... comme si le froid entrait dans ma main
me dire de partir... de quitter ce village de mort qui demande à "reposer en paix" comme disait
Soeur Lizawu...
J'avance parmi les coffres de silence... les croix sont toujours là... elles n'ont pas changé de place...
Je connais cet endroit même si je sais très bien que ce n'était pas là qu'on avait enterrèré le
coffre de Soeur Kiney...
Je reconnais cet endroit parce qu'il n'y a que là que j'ai vu des nuages décendu du ciel...
Des nuages froids, blancs, qui treine sur le sol comme des feuilles morte lors de la saison rouge...
Je ne sais plus quand, comment ni pourquoi je suis venu ici avant... mais je le sais... c'est tout...
Je suis venu avec quelqu'un mais je ne sais plus qui...
Je sais juste que si ses beaus nuages qui font des dessins si drôles dans le ciel; sont décendut ici,
c'est surement parce qu'ils sont tristes... ils recherchent tout comme moi leur papa et leur maman...
Ou alors... ce sont des nuages morts... quand les nuages meurts, peut-être qu'ils tombent du ciel...
Moi parfois, j'ai l'impression d'être morte... mais c'est bête parce que je sais que je suis vivante...
Comment on peut être morte et vivante en même temps? Ca n'éxiste pas...
Et moi? Est ce que je suis quelqu'un qui devrait éxister? Je ne crois pas... je ne ressemble a personne
, et je ne suis pas comme les gens... mais Arias non plus n'est pas comme les gens... mais lui, il a eu
un papa et une maman avant, il en est sur. Protéo est comme Soeur; et Soeur est comme Protéo.
Youshia, Kanna, Nelos, sont des gens, ils sont normaux, même s'ils font des choses bizzards...
Et Ange noir est un ange... et Soeur Lizawu m'a toujours dit que les anges éxistent et qu'ils
devront toujours éxister...
Moi je suis un peu comme Arias... sauf que moi.. je ne sais pas si j'ai eu un papa et une maman
comme moi... je ne sais pas s'il éxiste ou a éxisté d'autres comme moi... je ne sais rien...
Et c'est peut-être ca que cherche Gabille... c'est peut-être aussi ca que je cherche moi....

Je regarde toutes ces croix... ce n'est pas pour elles que je suis venu et je sais que celle que je
cherche n'est pas parmis elles même si elle est ici...
Ca ne veut rien dire... mais je suis là maintenant... et je ne peux pas repartir sans savoir un peu plus
de chose... les dieux même le savent... je donnerai n'importe quoi, je ferais n'importe quoi pour
savoir... pour me souvenir... pour parler... pour devenir comme les gens, être une de ces gens...
Trouver des comme moi qui éxistent... et arrêter de me sentir seule...
Je suis venu là pour des réponses, je suis venu là pour tout donner si nécéssaire, je suis là pour
être... et non pas pour continuer de disparaitre...

Exister, c'est ce que je fais; j'éxiste, mais comme je voudrais éxister pour quelqu'un...
Je sais pour qui je voudrais éxister... mais j'ai peur qu'il ne me voit pas, j'ai peur qu'il continue de ne
pas me voir... je ne veut pas que ca recommence... je ne veux pas disparaitre pour lui comme
j'ai disparu avant... Mais lui veut peut-être éxister pour quelqu'un d'autre... et pas pour moi...

Quand j'était au monastère.. Soeur Lizawu me lisait un "conte de fée" tout les soirs, c'était son livre
avant.. quand le monde était "autre chose" comme elle dit...
Mon préféré elle me le lisait très souvent, c'était une princesse prisonière du sortilège d'une horrible
sorcière... ou la princesse s'endormait pendant 100 ans et est réveillé par un baiser, un baiser attendu
par le prince et la princesse...
Parfois je me demande si une sorcière ne serait pas venu me jeter un sortilège a moi aussi...
Je me souviens très souvent d'une voix... une voix qui parlent dans mes rêves chaques nuits depuis
mon réveil... elle dit toujours la même chose... elle dit:
"Ne laisse jamais une personne qui n'éxiste pas pour toi t'embrasser... et surtout, n'embrasse
jamais une personne pour qui tu n'éxiste pas... sinon... tu ne pourras plus te réveiller..."
Donc si j'éssaie de montrer a Ange noir qu'il éxiste pour moi et que pour lui je n'éxiste pas...
je dormirais encore.. et je ne me réveillerai plus jamais... mais je ne comprend toujours pas
pourquoi les autres ne peuvent pas m'embrasser... mais c'est pas grave... je sais que je ne voudrais
jamais que quelqu'un m'embrasse... ca fait toujours mal... et j'ai déjà eu asser mal...

J'arrive au bout du village... et je sais que je continuer tout droit... il y a de l'herbe, une très belle
herbe verte avec une flaque d'eau géante au milieu... après ce qui est arrivé dans la grotte je ne veux
plus jamais retourner dans ce genre d'eau...
Mais une monsieur dans une cape grise et déchiré attend avec un grand baton près d'un petit bateau
de bois... Je vais le voir, il doit m'emmener de l'autre côté...
Le monsieur se cache dans sa cape... il ne me regarde pas...
C'est bizzard...
Je monte dans le petit bateau et tire un peu sur sa cape.
Il monte enfin dans le bateau et met son baton dans l'eau et pousse dessus , ca fait avancer le petit
bateau! C'est amusant!
Je vois l'eau bien lisse se plier comme du tissu quand notre bateau passe dessus.
Il y a plein de petites lumières volantes qui volent au dessus de l'eau... c'est beau... ca ferait bien
rire Soeur Lizawu si elle voyait toutes ses petites flammes de bougie volantes!
Je me demande si ca brûle aussi... j'éssaie dans touché une mais elle vole très vite! Trop vite pour moi!
Arrêtez vous! Laissez moi vous touchez, juste une fois! je ne vous ferais pas de mal! C'est promis!
Mais elles sont comme les oiseaux on dirait... elles ont peur d'être attrapées et elles n'aiment
pas qu'on les touches.
Je crois que je n'avais jamais vu comment l'eau était compliquée... est-elle comme un miroire qui
donne un reflet du paysage? Ou L'eau est-elle un autre monde ou les paysages sont pareil aux notres
mais on les gens vivent a l'envers?
Quand je suis tombé dedans dans la grotte j'ai pas bien fait attention... j'ai fermez les yeux...
dommage...
Le petit bateau arrive sur le bord de l'autre côté , l'herbe est toujours aussi verte, il y a un arbre tout
nu un peu plus haut sur une bosse d'herbe, et toute la grande place d'herbe est accroché a une
"forêt". Mais je vois vite ce que je cherche... le coffre, la croix, c'est celle là que je cherche! Je l'ai
trouvé!
Je cours vite vers se coffre et monte une grosse bosse d'herb en passant devant l'arbre nu.
J'arrir devant une salle ronde avec 3 marches pour monter, cette salle est toutes ouvertes, le toit
rond et gonflé est tenu au dessus par des colones grises, en montant je ne vois que la croix qui
dépasse du coffre mais une fois dans la petite salle ronde sans murs, je vois juste devant moi, de
l'autre côté de cette salle, le coffre avec... quelqu'un a genoux devant... je ne sais pas qui sait
mais je l'ai déjà vu...
Mince! Je fais trop de bruit en avançant! L'homme se retourne! Il est jeune, ses cheveux sont très
noirs, sa peau très blanches, ses yeux sont creusés et tout rouges, il fait peur a mes yeux...
Mais pas a mon coeur... il fait peur mais n'est pas méchant...
Il est étonné, il a des yeux rond en me regardant... de l'eau coulent sur ses joues... il a l'air content
de me voir, très content même... mais... je ne sais pas qui il est... mais lui peut-être qu'il sait qui je
suis...
_"Tcheeying...."
Dit-il tout doucement en me regardant...
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 23 Aoû - 2:44

Mon post est trop long voici la suite^^:


Tcheeying? j'ai bien entendu ce mot... il vient de m'appeler Tcheeying... ou ai je déjà entendu se
mot? ... La chanson!!!! La fin de la chanson! "Tcheeying 0003"!!! Il sait des choses! Merci Dieux de
m'avoir guidé ici!
Le jeune homme cours vers moi, il me regarde encore un peu en mettant ses mains sur mes épaules
puis il me serre très fort dans ses bras en me soulevant du sol:
_"Tcheeying... ma tcheeying... tu m'es revenu! Tu m'es enfin revenu... les dieux ont entendu ma
prière! J'ai prié ici chaques jour pour espèrer ton retour et tu es là! Dans mes bras! Je ne rêve pas
c'est bien toi! Oh ma Tcheeying si tu savais tout ce que j'ai fais pour te retrouver... pas un jour
ne s'est écouler depuis votre disparition, toi et Mr Sirckus, sans je remue le monde pour te chercher!"
J'ai chaud... j'ai très chaud... chaud au coeur... c'est bon, c'est agréable mais il y a encore trop de
chose que je ne sais pas....
Je pose mes mains tremblantes contre le jeune homme et le repousse doucement, en le regardant
la tête pleine de question...
_"Tu ne parle toujours pas Tcheeying?"
Je fais non de la tête en baissant les yeux, mais sa main me prend le menton et me relève la tête.
Je lis dans ses yeux une grande force, une force si... en faite... jamais je n'avais vu une telle force
briller dans les yeux de quelqu'un...
_"Il n'a pas pus te terminer... ou t'as t'il laissé il y a 10 ans?"
Je ne sais pas quoi dire.... je n'ai rien pour écrire ou dessiner... comment puis-je lui dire?
_"Ca ne fait rien... l'important c'est que tu sois là!"
Il s'en alla un moment puis revient avec du papier et un crayon et me les donne.
_"Voilà, tu pourras m'écrire tes réponses! Tu te souviens de moi Tcheeying?"
Je me met a écrire:
"Je ne me souviens de rien, et cette Tcheeying don tu parle tout le temps... je ne la connais
pas... qui est-elle? Et qui es-tu?"
_"Tcheeying... mais enfin Tcheeying c'est toi! Tu ne te rappelle pas! Mr Sirckus! C'était en quelque
sorte.. ton papa! Il t'a sauvé la vie lorsque tu étais sur le point de mourrir a l'âge de 5 ans! J'en avais
8 a l'époque! Tu te souviens? Caï! Le petit voisin! Je venais tout les jours voir Mr Sirckus et ses
inventions! Je passais mes journées avec lui! Ca à été les plus belles années de ma vie... Je dois
te dire tout ce que j'aurais du te dire il y a 10 ans...."
je lui répond:
"Tu sais donc ce qui m'est arrivé? Raconte moi! Dis moi tout! Je veux tout savoir! Je t'en supplie!"
_"Non! Non ma Tcheeying ne me supplie pas, c'est moi qui te supplie! Moi qui te supplie ne pas
te refermer fasse a mes paroles! Vois-tu, je suis tombé amoureux de toi dès que je t'ai vu...
inconsciente et sanglante dans les bras du docteur Sirckus... tu étais si belle... si innocente...
Il m'a fait sortir de sa maison cette nuit là, il disait avoir besoin de solitude pour te tirer d'affaire.
Je suis donc sortit et revenu le lendemain matin. Tu étais là... assise sur une chaise en train de
manger une tartine de beurre... Tu avais une robe blanche, et une rose dans tes cheveux noirs.
La lumière du soleil a travers la fenêtre t'illuminais... j'ai crus voir un ange... un ange avec les ailes
blessées... Le Docteur Sirckus m'a expliquer que tu avais perdu la mémoire et que qu'il a du... pour
des raisons personnelle, te retirer ta voix... au début je ne comprenais pas comment on pouvait
accomplir un tel prodige... mais ca m'importait peu, tu étais la seul imge capable de me faire sourire
la seul image qui hantait mes nuits, chaque jour mon coeur battait plus fort a l'idée de revenir jouer
avec toi dans les hautes herbes, ici... près de la maison de Mr Sirckus! Il t'aimait comme sa fille...
Tu étais tout pour lui tout comme tu es tout pour moi..."
Je répond:
"Que c'est-il passé? Après ca? Bien après?"
_"Tu ne te souviens donc pas de cette tonnelle? C'est là que tu venais feuilleter tes livres d'images
pour apprendre de nouveaux mots en silence... un jour je suis venu te voir ici, et je suis venu te dire
du plus profond de mon coeur que je t'aime. Tu avais beau avoir 5 ans, tu comprenais bien plus de
chose aux sentiments humains que n'importe quel autre petite fille... là tu a fermer ton livre et tu
m'a regardé avec tes grand yeux rose... tu étais si troublée... puis tu as posé une main sur ton coeur
et l'autre sur le mien et tu t'es mise a me tapoter la poitrine au rytme de tes battemants...
Tes yeux brillaient, et ta respiration se faisait un peu aletante... là j'ai compris tes sentiments pour moi
Et je t'ai aimé encore plus fort! Je t'es serrer contre mon coeur, et même en silence je sais qu'à cet
instant, les deux enfants candides que nous étions se sont juré un amour éternelle... je t'ai murmuré
au creux de l'oreille que tu étais ma petite fiancée et que quand nous seront grand tu deviendras ma
mariée... et là tu a souris comme jamais tu n'avais souris... ton visage rayonnait comme un soleil..."
Je répond:
"Caï... Comment me suis-je retrouver au monastère?"
_"Je suis en train de te déclarer mon amour et tu ne dis rien?!!! Pardon, je m'emporte, tu dois être
troublée voir même complètement déboussollé... je suis navré, j'ignorais que tu avais fini au couvent...
En faite, 3 jours exactement après ce jour merveilleux.. des hommes armés sont venu détruire votre
porte, je l'ai vu depuis ma fenêtre... je suis sortit en trombe pour les arrêter mais Mr Sirckus était déjà
sortit avec toi, inconsciente dans ses bras, il s'est mit a courrir vers moi, et au passage il m'a remit un
objet en me soufflant: "si tu tiens a elle, ne parle jamais de ca a personne...ne t'en sépare jamais!"
Et il a disparu dans la forêt avec toi... je vous ai courrut après j'ai hurlé le nom qu'il t'avais donné...
Mais vous avez disparu et les hommes étaient a vos trousses... j'ai appris une semaine plus tard la mort
de Mr Sirckus, toi tu avais disparus... j'ai donc enterré Mr Sirkus ici, au dessus du sous sol de sa maison
le reste a été détruis... toute ces années je n'ai cessé d'espèrer de te voir revenir en vie... donc pour
attendre j'ai visité le sous sol du docteur sous sa tombe, c'était un laboratoire! j'ai tout lus, tout étudier
durant 10 années! Et c'est là que j'ai compris! J'ai tout compris! Compris d'ou tu venais, ce qui t'avais
ramené a la vie, ce que voulais ses hommes armées et ce qui a ammené le docteur a s'enfuir...
J'ai éssayer de te retrouvé, mais tu étais introuvable... cet objet que Mr Sirckus m'avait confié, c'est
une puce électronique, elle renferme tout le secret de ta fabrication... tu es le modèle 0003, et cette
puce c'est ta mémoire... c'est dans ta mémoire que ce trouve ta voix, si tu parviens a te souvenir de
ce qu'était ta voix autre fois tu la retrouvera... bien sur il t'arrive d'avoir des flashs du passé ou des
intuitions... ca vient de ton cerveau humain... il a beau avoir été trafiqué, l'âme humaine ne peut
oublier certains souvenirs... et j'avais espèrer que tu te souvienne de notre amour d'enfant..."
Je reste figé... je suis étonné, et ca me fais mal, très mal... je ne suis pas sur de tout comprendre...
mais instinctivement j'avais noté tout ce que Caï avait dit sur le papier pour m'en souvenir, j'ai si
peur d'oublier a nouveau... Je plie le papier et le remet dans mon haut serré.
Puis je regarde le jeune homme... il me regarde d'une façon gênante... Peut-être que Tcheeying
l'aimait, peut-être qu'il éxistait vraiment pour Tcheeying mais moi je suis Signe, et signe ne l'aime pas.
je ne me souviens même pas de lui... mais mon coeur s'en rappelle... sauf qu'il ne battra jamais aussi
fort que pour Ange noir...
Le jeune homme s'approche, il s'approche de trop près, il cherche a m'embrasser... j'ai peur!
Je me lève, pleine de terreur, et cours en direction de la forêt.
Je l'entend qui crie, je l'entend qui hurle ce nom que je ne porte pas, et qui me suit a travers les
arbre aux branches tordus comme des mains de vieilles dames.
j'ai peur, je veux lui échapper, mais il court vite et je suis fatiguer, ce haut me serre de trop!
Et puis il a ma" mémoire" et ma voix dans sa main... je veux qu'il me rende ce qui est a moi! J'ai dis que
j'étais prète a tout donné pour ca... même ma liberté....
Je m'arrête et le laisse venir jusqu'à moi.
Il arrive, en souffle fort, une main sur son coeur, et se jette a mes pieds en aggrippant ma robe.
Il pleur... il fait couler l'eau de ses yeux sur ma robes... il tire sur ma robe et m'attrappe le haut des
jambes en serrant ses doigts sur ma robe qui se froisse...
_"Tcheeying! Je t'ai perdu une fois... je ne veux pas te reperdre! Reste avec moi! Ma mariée...
As-tu donc oublié celà? Je sais que tu veux ta mémoire, ta voix, tes souvenirs, ta vie... tu es en
droit de la demander, tu es en droit de tout me demander... mais... après tu partiras... et je n'ai pas
passé 10 ans de ma vie dans une tombe a étudier comme un forcenez et a espèrer ton retour pour
te laisser repartir! Je sais que je vais te sembler monstrueux, je sais que je vais faire une très vilaine
chose, mais... je sais que tu ne pourras pas m'en vouloir... un jour peut-être tu m'aimeras comme
avant... que les Dieux me pardonne pour ce que je vais faire"....
J'ai peur! Que veut-il faire de moi? Que veut-il faire de ma mémoire? De ma voix? je veux m'enfuir!
Mais je ne peux repartir sans ce que je suis venu chercher... si je part je n'oserai plus jamais revenir...
Et tout ce que j'aurais fait sera perdu.... je ne peux pas partir sans ma voix!
Il pleur sur ma robe, il ressemble a quelqu'un qui a mal.... tellement mal.... peut-être veut-il que je le
guérrisse de se mal avant de me donner ma voix....
_"Tcheeying... je... je ne te rendrais pas ta mémoire! NI TA VOIX!!!!! Pardonne moi! Mais si je te la
rend tu me quitteras! Et je refuse! Tu entend? JE REFUSE QUE TU ME LAISSE ENCORE!!!! NE VOIS-TU
DONC PAS QUE JE SUIS COMME UN CHIEN GALEUX A TES PIEDS PRES A MOURRIR POUR TOI?!!!!"
Il hurle... Il crie... il pleur... Il a mal... si mal... et moi je ne peux pas partir... ni rester...
Je masseois a genous devant lui et je le regarde... il me fait pleurer... j'ai mal moi aussi...
Pourquoi la mort? Pourquoi tant de mal? Pourquoi toute cette tristesse? Pourquoi tellement de
malheur qui nous fait mal et fait couler nos yeux a tout les deux?
Je veux ma mémoire, ma voix, mais je veux aussi le guérrire de se mal... je veux arrêter de pleurer...
Je veux oublier ce qui fait mal.... je suis prète a tout pour ça... je suis ici pour ca...
Je ressort un morceau de papier et écrit: "Je te supplie de me rendre ma voix...mes souvenirs...
en échanges, je ferais ce que tu voudras... que puis-je faire pour te guérrir de ce mal?"
_"Oh Tcheeying.... épouse moi! Devient ma mariée comme on se l'ai promis étant enfant...
Tu sais ce que c'est le mariage? C'est quand deux personnes se promettent de rester enssemble pour
la vie... je te veux pour la vie... j'ai trop attendu déjà... je sais que ca sera dur pour toi mais quand ca
sera fait... je te donnerai ta mémoire, et là tu te souviendra de moi et peut-être que tu m'aimeras
comme avant... je t'aime Tcheeying!"
Il sort de sa poche un cercle qui brille avec une pierre très brillante dessus... on dirait une étoile...
Jamais je n'avais vu de chose aussi joli...
Il me la met sur un doigt de ma main... il m'a décroché une étoile pour me la mettre sur le doigts...
Il m'a attendu sans m'oublier... il est gentil... il à ma mémoire... et en plus je l'aimais avant... quand
j'aurais ma mémoire je l'aimerai moi aussi comme lui m'aime et je serais peut-être heureuse...
Je serais normal, je serais une de ces gens... et je parlerais... je vivrais comme tout le monde...
heureuse et plus jamais seule... plus jamais seule... j'éxiste pour lui... je dois le laisser éxister pour moi...
Pour me décrocher une étoile il doit vraiment m'aimer très très fort... si je dis oui pour "mariage",
je serais comme tout le monde... j'aurais tout ce que je souhaite depuis toujours... mes prière seront
enfin exaucé... et guerre ne me retrouvera pas ici... et puis Caï pour qui j'existe ne laissera personne
m'emmener... et puis si je deviens normal guerre ne voudra peut-être plus me prendre....
Je bouge ma tête pour dire "oui".
Je veux bien faire le "mariage"...
Caï ouvre de grand yeux, il saute de joie partout, il crie encore ce nom qui semble être le mien...
Il me prend dans ses bras, me soulève et me fait tourner... c'est drôle et ca me fait un peu sourire...
mais je ne me sens pas aussi bien que lui... je sais pas ce que c'est "mariage"... je sais pas comment
ca se passe... je sais pas ce qui faut faire... ni comment... soeur Lizawu en parlait parfois mais ne voulait
jamais m'expliquer, elle me disait que j'était trop petite...
Mais on dirait que ca le guérris... tant mieux... il ne pleur plus...
Et puis il a ma voix... quand j'aurais fais "mariage" il me la donnera et c'est ca que je veux, alors si
pour avoir ma voix je dois faire "mariage" alors je le ferais...
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 23 Aoû - 2:46

Désolé!!! mon post a été fait sur bloc note et conclusion il a encore tout foiré mise en page alors c mal présenté et ca prend plus de place c pour ca que je dois vous le mettre en 3 partie, ca m'éneeeeeeeerve!!!!
A cette heure je ne reviens plus dessu (2h moin 10 du mat!)


Il ouvre le coffre sous la croix et m'emmène dans un grand escalier en pierre qui descent dans le noir...
il referme derrière lui... il m'entreine dans ce noir et nous arrivons devant une lumière... c'est un endroit
avec pas beacoup de bougie, il y a juste 3 chandeliers... il y a du bazard là dedans, des papiers écrits
et des flacons en fumée treinent partout... il m'emmène dans une chambre a côté avec un grand lit.
Il ouvre une boite de bois comme dans la chambre bleu et sort une grande robe blanche! Elle est
gonflée et très très belle! Elle est en tissu lisse et brillant, avec des fleur blanche dessus.
Il me laisse dans la chambre et me demande de la mettre.
Quand il ferme la porte, j'enlève cette robe noir toute triste pour mettre cette belle robe Blanche!
Elle est vraiment bien gonflée, et très longue, elle treine derrière moi... en dessous il y a plein de
jupe de voile! sur la robe les fleurs descendent jusqu'en bas et sur tout le derrière qui treine.
Le haut est très serré aussi, comme la robe noir, il a des petites manches courtes et conflés qui laissent
mes épaules nus. Je garde les chaussure et me dépèche de remettre mon papier avec mes notes dans
le haut de la robe blanche ainsi que le petit bouquets.
Il revient dans la chambre avec un voile attaché a des fleurs qu'il enroule autour de mes nattes comme
une couronne, laissant le voile retomber sur mes cheveux qui retombent aussi derrière moi...
le voile aussi treine par terre, il a pris des tissus trop long!
En tout cas il est très gentil, il ne me fait que de beau cadeaux! Et lui aussi c'est fait bien abillé...
Je le trouve très beau comme ca...
_"Pardonne moi mon impatience ma petite fiancée! Mais je ne peux plus attendre! J'ai peur que demain
tu ne sois plus là! Que tu disparaisse a nouveau! Alors je veux célèbrer notre mariage tant qu'il en est
encore temps... plus vite ca sera fait et plus vite je pourrais te rendre ta mémoire..."
Il va vite me la rendre! Quelle bonne idée de faire "mariage" tout de suite, comme ca j'aurais vite ma
mémoire!
Il me fait remonter les marches et sortir du coffre profond.
Il m'emmène jusque devant l'arbre nu et commence a parler de dieux, de choses, d'amour éternelle,
du pire, du meilleur... plein de chose que je ne comprend pas...
je ne pense qu'à ma mémoire... ma voix... vite!
Mais je pense aussi a Ange noir... a soeur tâchée... a protéo... a la femme qui danse... a Nelos...
a Youshia et sa robe arc-en-ciel... a Arias avec sa tête de gros chat...
Ils étaient si gentils... ils me menquent un peu... avais-je si raison que ca de partir? Eux aussi m'auraient
protèger de "guerre", mais.. j'avais peur... mais peut-être que si je leur avait écrit une lettre pour leur
expliquer toute l'histoire, ils auraient trouver une solution?
j'espère que je pourrais les revoir un jour... Ange noir... est ce que j'existe pour toi?... peut-être pas...
tu ne viendra surement pas me chercher ici... si seulement je pouvais éxister pour lui.. pour eux...
je me sentirais suffisement bien pour être plus courageuse... pourquoi suis-je partit? Je n'ai même pas
retrouvé gabille ici... et ca me fait peur de retrouver ma mémoire... j'ai peur de voir de vilaines choses...
Je ne veux pas me rappeler de certaines choses... Et je ne veux pas être cette Tcheeying... ce n'est
pas moi... moi je suis Signe et je veux rester Signe... pas redevenir Tcheeying... Mr Sirckus m'a trouvé
mais il n'est pas mon papa... donc ce n'est lui que je cherche... et si gabille n'ai pas là... c'est que je ne
devais peut-être pas passer par ici... j'ai peut-être fais une erreur?
_"...Je jure de t'aimer éternellement! A Toi de prèter serment Tcheeying! Es-tu prète par se mariage
a me donner ton coeur? Ton âme? Ta vie et ton corps? Es-tu prète a renoncer a la liberté et a la
sollitude? Es-tu prète a être mienne pour l'éternité? De me jurer fidelité et de ne plus jamais me quitter
et ne plus jamais quitter ces lieux? Acceptes-tu d'être ma femme Tcheeying?"
Lui donner Mon coeur? Mon âme? Ma vie, mon corps? Ma Liberté? Tout ca? Mais je ne peux pas...
comment je vais faire pour retrouver gabille et mon vrai papa si je ne peux plus partir? Je ne veux pas
rester ici, et être prisonière! C'est trop dur, c'est trop difficile, je n'y arriverai pas! Je serais toujours
malheureuse parce ma mémoire ne changera rien! je ne suis plus Tcheeying! je me suis réveillé!
Je sui Signe maintenant! Et Signe n'aime pas Caï! Je ne peux pas faire "mariage"! je suis désolé!
Je sort un autre morceau de papier ou je lui écrit:
"Désolé Caï... tu es très gentil mais je ne peux pas...
Tcheeying t'aimais, tu éxistais pour elle mais Tcheeying est partit il y a 10 ans... je me suis réveillé et je
M'appelle Signe! Signe ne t'aime pas..Pour Signe tu n'as jamais éxisté, parce que je ne te connais pas...
J'était peut-être Tcheeying avant et Tcheeying aurait adoré faiore "mariage" et toi c'est Tcheeying ta
petite fiancée, et la mémoire c'est celle de Tcheeying... mais moi je ne suis pas Tcheeying...
Je suis Signe... et J'aime d'autres gens... parce que je suis Signe..."
_"COMMENT?!!!! NON!!!! JE NE TE LAISSERAI PAS PARTIR!!!!"
Je sursaute! Il devient très en colère! Il va me forcer! je dois partir vite!
Je cours vers la grande flaque d'eau mais le petite bateau n'y est plus!
Il est de l'autre côté! Il y a des gens dedans... oui je les reconnait ce sont... oui!
Ange noir! Protéo! Soeur! Nelos! Les autres sur rester de l'autre côté!
Ils sont là! Ils sont venu me chercher! j'existe bien pour eux! J'existe pour ange noir!
Plus question de rester ici, de faire "mariage" et de dire oui a des mots que je comprends même pas!
Je rentre chez moi!
Dans la chambre bleu!
Je m'avance et mouille mes pieds... je peux courrir dans le monde a l'envers de la flaque!
Tant que je peux courrir! je courrais!
Je cours dans l'eau en portant la robe dans mes bras pour aller plus vite, mais de derrière qui treine
derrière mois flotte sur l'eau et les bougies volantes viennent s'y poser.
c'est dur de courrir vite dans l'eau... Caï me rattrappe...
_"TCHEEYIIIIIIIIING!!!! REVIENT!!!!! NE PART PAS!!!!!!! TCHEEYIIIIIIIING JE T'AIME!!!!!!!!!
Il crie, il pleur, il continue comme dans la forêt mon coeur me fais mal, je ne peux pas partir comme ca!
Je m'oblige a m'arrêter lachant ma robe qui flotte tout autour de moi, l'eau montant jusqu'au milieu de
mes cuisses.
Caï me rattrappe. Il me prend et me serre fort, il se laisse pleurer sur mon épaule plus lève la tête en
regardans Ange noir...
_"C'est lui que tu aimes.... comme ton père! Je savais que si tu devais donner ton âme a quelqu'un,
tu l'aurais donné a ton père! Le fais que tu te sois endormie si longtemps c parce que tu as crus en un
amour père/fille avec Mr Sirckus qui était impossible... il te l'a dis, et tu as perdu tout souffle de vie...
Le seule moyen de te sauver était de te retirer ta mémoire pour que tu oublie... tout ce mal...
Et il a modifier tes sécurités, pour que tu ne sois pas trop vulbnérable, il a remplacer les conséquences
des paroles par la conséquences des actes... et c'est là qu'il a pris la fuite quand l'armée est arrivé...
dans ta vie je n'ai toujours été qu'un éternel second... que ce sois Tcheeying ou Signe... mais je ne
pourrais vivre sans toi...sans but de te retrouver dans l'espoir d'être ton premier... désolé Tcheeying..."
il recula de quelques pas et écrasa ma mémoire dans sa main , il en fit des morceau qu'il lacha dans l'eau
... toute ma mémoire et ma voix il venait de les détruir...
J'avais mal... mais c'est hélas un choix que j'avais fait disant non au "mariage".
J'ai peur, je tremble, j'ai froid, que va t'il me faire?
Va t'il moi aussi me détruir?
J'entend les cries et les appelles de mes amis dans le petit bateau qui se rapproche...
Caï lme serre dans ses bars et pose ses lèvre sur les miennes.
Je tremble, je suis terrorrisé, j'ai peur, si peur... il doit arrêter! il doit me lacher! il va... il va...
Non! Personne ne doit m'embrasser!!!! PERSONNE!!!
Je n'arrive pas a réagir, c'est lui qui se détache de moi...
Blanc comme la mort...
_"Je savais Tcheeying... je savais ce qu'il avait modifier... il a remplacer la parole blessant par les
conséquences d'un acte... l'acte en lui même c'est le baiser...le code est destiner a sortir de tes
lèvres, il a poser une protection sur tes lèvres...toute personne t'aimant qui t'embrasse mais que tu
n'aime pas en retour est condamné a...mou...mourrir... mais je...je..n..ne....re...grette..p..pas!
c...c'est...ce...qu...que ..je......vou...lait! Mourrir...de....tes.....lèvres!"
Son souffle se coupa, sans sang se glaçat, ses yeux n'avait plus aucune lumière, ses mains glissèrent sur
mon corps froid et tremblant et il tomba dans l'eau... mort... mort de tristesse? d'amour? Je ne sais pas
... mais je pleur! Je suis détruite moi aussi... peut-être est-ce le fond de Tcheeying qui est au fond de
moi ou le fait que je peux, sans vouloir, tuer les gens qui m'aime...
Non... non... je ne veux pas faire le mal... je ne suis pas méchante... non.. NON!!! NOOOOONNNNNN!!!
J'ai mal! C'est moi qui dois mourrir! C'est moi qui fait le mal! Je suis le mal! Je suis... !!!!!
Voilà l'horrible chose qui pleur du mal qu'elle fait et qui ne sait même pas qui elle est!
Les autres appellent toujours , mais je me jette a genous dans l'eau, je serre mes poings fermés sur
mes yeux et je pleur, je pleur, je vide mon mal, je hurle, je crie, a me déchirer la gorge mais je
n'entend rien... j'entend mon coeur qui cogne a me faire mal, et mon âme qui meurt elle aussi...
Je suis ce que je suis... pleurante sur mes erreurs...
Mais quellle sorte de bête je suis? Quelle monstre je suis? que puis-je encore espèrer maintenant?
A part qu'on donne la mort? Si le mal et le déchirement du coeur est une maladie qui fait mourrir...
alors je suis déjà morte... ca fait 10 ans...que je suis morte....
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 23 Aoû - 12:15

« Kanna, quel est ton vœu le plus cher ?
Je fixe Papa-Nazul. Pourquoi cette question ? Mon vœu… La chose que je veux réaliser à tout prix. Ce qui me pousse à aller loin, très loin, qui me fait avancer malgré tout… Ooh, mais moi je sais !
- C’est…


J’ouvre les yeux. Quelqu’un vient de me taper sur l’épaule. Un sbire de Nelos sûrement.

-… mourir. »

Par instinct, je pose une main sur mes hanches. Le cristal est là, tout comme mes fouets.
« Mademoiselle ? Ah vous êtes enfin réveillée, débite l’homme. Ch… Monsieur souhaite de vous veniez au plus vite, et que vous me donniez le cristal, afin de le mettre en lieux sûrs.
Je paris que c’est à propos de la gamine ou de l’être… Enfin…
C’est le moment.
Le cristal !
Non, il faut que…
- Bien. Conduisez-moi à Nelos et aux autres. Où sont-ils ?
- Dans une salle trois étages au-dessus de vos chambres. Ah… Excusez-moi de ne pas vous l’avoir dit plus tôt : La jeune fille muette s’est enfuie. Nous allons tenter de la retrouver.
Hum ? Je savais bien qu’il allait arriver un truc dans le genre. Tant mieux. Profitons-en un peu…
Mes jambes se déplient et me posent à terre. Je descends du véhicule, encore un peu engourdie par le sommeil.
- Dites-moi, je souris. Avez-vous un vœu ?
Il se retourne, interloqué.
- Hein ? Que…
Mon coude s’abat sur sa nuque dans un bruit sourd. Il s’effondre.
- Réalisez-le. »
Les couloirs s’étendent devant moi. L’ascenseur m’accueille un moment puis me relâche devant le bureau de Nelos. Je ne croise personne. Ils doivent tous être en haut. Avec…
La mission. Il n’y a que ça qui compte.
Non ! Ma « Marque » !
Tais-toi…
La porte vite ouverte, je me précipite à l’intérieur. Personne. J’ai le champs libre pour quelques instants.
Mes mains tâtonnent les environs, ouvrent les tiroirs, trafiquent l’unité centrale, cherchent désespérément. « Marque »… Xa’anit…
Les papiers volent, tels des papillons blessés. Le bureau est éventré, livre ce qu’il contient. Les murs sont dénudés, se découvrent.
Où est-ce ? ! Où a-t-il mis ça ? !
Tant de destruction, tant de peur.
Rien.
Tant pis…
Allez, il faut y aller.
Eh, note au moins où tu es !
Mes doigts saisissent une feuille. Je lis. Un plan de l’endroit. Il se glisse dans ma sacoche.
Je n’ai plus rien à faire ici.
Rapidement, par gestes mécaniques, je range à peu près la pièce pour essayer de cacher ma venue. C’est pas terrible mais il faut faire avec…
Je griffonne quelque chose sur un post-it qui traîne.
« Désolée »
Est-ce sincère ? Est-ce ironique ? Je l’ignore. De toutes façons, il ne faut pas que je cherche à le savoir.
La fenêtre s’ouvre. Mes yeux se rivent sur le sol. Ce n’est pas si haut que ça, en fait… Je me jette dans le vide, me réceptionne sur une rambarde arrive sur le trottoir. Autant continuer le reste du chemin seule. Je connais encore un peu cette ville.
A l’aero-transport.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 23 Aoû - 15:54

Sai Nah Dinh :
J'ai la nausée. Une nausée incommensurable. Petite mélodie, symphonie déchirante, toutes mes musiques s'embrouille dans ma tête sans que je parvienne à en saisir une pour m'y accrocher, comme je le fait d'habitude. Mon coeur bat à tout rompre, comme si j'étais ivre.
La magie.
J'avais oublié. J'avais voulu oublié. Je ne veux pas, mais c'est trop tard. Je me sens transportée, légère, au dessus de toute réalité vide et matérielle, loin de mon corps si étroit et douloureux. Il me faut une musique, vite, une musique pour oublier tout ça.
"Apprends à voir l'invisible. Regarde au delà. Joins-toi à ce qui est immense, et oublie ce qui est étroit. Deviens l'infini. Soit les forces invisibles, soit le Pouvoir. Et agis. Ce qui est étroit et réel peut être modifié selon ta volonté. N'est-ce pas merveilleux ?"
Oui. C'est merveilleux.
Non. C'est horrible. Ca me coupe de mon corps, de mon coeur de ma musique. Et de lui. Il m'appelle. Il me demande où je pars.
J'essaye d'avaler quelques goulée d'air, pour me calmer. Il fait froid dans cette rue. Des véhicules viennes et vont. Je devrais être avec les autres, dans le fourgon. Mais il faut que je soit dehors, pour les guider.
Il faut que je marche. Le prêtre est à coté de moi, mais il n'a pas prononcé un mot depuis la fin de l'expérience. Je ne sais pas s'il est totalement conscient, il s'est redressé, il marche, mais il me laisse guider les autres sur le chemin que nous avons vu avec nos yeux de l'intérieur, ceux qui servent à regarder l'invisible.
Les miens sont fermés. Fermés de toutes leur force.
"Tu sera plus heureuse parmi les humains, Sai Nah Dinh. Apprendre la magie ne t'intéresse pas."
Les humains. Mon père me dit d'aller rejoindre les humains. Ces humains qui sont de l'autre coté, qui n'utilise que ce qui est petit et étroit, pour évoluer, la...Comment disent-ils ? La "technologie". Le matériel vulgaire. Et mon père veut que j'aille parmi eux, parmi ces êtres qu'il méprise plus que tout au monde.
_ Soeur, tu pleure, me murmure mon frère.
Je touche ma joue. Elle est humide.
_ Excusez-moi, demandé-je à Nelos d'une voix un peu embrouillée. Ca dure longtemps ?
_ Qu'est-ce qui dure longtemps ? répète l'homme à la tresse, avec une voix encore plus faible que la mienne.
_ Ca. Ces nausée. Ces souvenirs qui déboulent sans s'arrêter.
_ Les nausées, ça va encore durer un peu. Approximativement une demi-heure, vous avez l'air de bien résister. Les souvenir, ça n'a rien à voir avec l'expérience. On a jamais eu ce genre de réaction.
"Parce qu'elle n'est pas assez concentrée" disais mon professeur.
Pendant l'exercice, je continue à chanter dans ma tête. Il ne faudrait pas, la musique, c'est encore quelque chose de matériel, lié à des phénomènes physique, à la mémoire de phénomènes physiques. Ca m'empêche d'atteindre l'invisible. Mais si je m'arrête de chanter, qu'arrivera-t-il à celui qui pleure dans ma tête. Mais ça, je ne peux pas l'expliquer, ni à mes parents, ni à mon professeur. Je sais qu'ils n'aimeraient pas l'apprendre. Je n'ai même pas besoin de faire l'expérience pour vérifier, je sais que je n'aimerais pas. Mais pourquoi faudrait-il que j'aille rejoindre les humains ? Suis-je vraiment digne d'un tel mépris ?
Frère devrait se reposer. Il n'aurait pas du venir. Mais il a refusé. J'ai essayé de mon mieux de cacher l'état de confusion dans lequel j'étais, pour qu'il ne s'inquiète pas, mais c'était peine perdue.
_ Par ici, c'est cette route.
_ Remontez dans le camion. Nous avons perdu suffisement de temps.
Je remonte, mais je reste debout. Le prêtre aussi, d'ailleurs. Nous restons au coté de Nelos à l'avant du véhicule. Mes parents ne sont pas mes parents. Ils m'annoncent ça comme s'ils m'annonçaient le temps qu'il fait. J'avais bien remarqué que j'avais cinq doigts à chaque mains, alors que les autres enfants Hyliorans en avaient quatre. Mais personne n'y faisait attention, pas plus qu'à mes taches blanches, couleur de peau humaine, alors je n'avais pas posé de question. J'étais fière de mes différence. Je trouvait ça jolie.
"Nous t'avons élevée du mieux que nous pouvons, par devoir, mais c'était une erreur. Nous aurions du te confier aux humains, tu n'es pas faite pour vivre parmi nous."
J'ai eu une enfance heureuse. Frère, parmi les humains, n'a pas eu ma chance. On l'obligeait à cacher ses tâches nébuleuse, couleur de peau hyliorane. On le traitait comme un chien. Moi, je faisait rire les autres enfants. J'étais traitée avec respect. Et je croyais être aimée. Oui, je croyais vraiment que j'étais aimée.
"Nous t'avons élevée par devoir."
C'est dit avec gentillesse. C'est encore plus dur à entendre que si c'était dit avec colère, haine, ou je ne sais quoi. S'ils criaient, je pourrais m'accrocher à l'idée que ce n'est pas vrai, que c'est juste dit pour me faire mal. Mais c'est la vérité.
"Tu sera plus heureuse parmi les humains"
C'est vraiment sincère. Dit avec la générosité que, toute ces année, j'ai pris pour de l'amour, et qui n'en était pas. Je n'ai été aimée par personne. Désirée par personne. Pourquoi est-ce que j'existe ? A quoi ça sert d'exister ?
_ Il m'a sauvée la vie, vous savez, dis-je à Nelos. Sans lui je serais morte.
Il me regarde d'un air absent. Sans doute n'a-t-il même pas entendu, ou est-il trop assomé pour me demander de quoi je parle. Je m'en fiche. Je me fiche de tout. Si je ne suis pas morte, c'est pour lui. Pour celui qui pleurait depuis toujours dans ma tête, qui avait besoin de ma musique. Pourtant j'ai réellement pensé à mourir, mais le hurlement qu'il a poussé m'a sauvée. Et je me suis mise en route vers la frontière. Je savais que lui, de l'autre coté, il était en route aussi. Qu'il marchait vers moi.
"Nous t'avons élevée par devoir"
Peu importe. Plus rien n'importe, sauf lui. Lui a besoin que j'existe. Lui a besoin que je chante.
_ Juste un petit morceau d'étoile
Juste un caillou de la montagne
Sans qui elle serait écroulée
Un simple fil dans une toile
Même pas le plus coloré
Laissez moi juste y exister
J'ai trouvé à quelle chanson m'accrocher. Frère lève les yeux vers moi pour m'écouter. Ma nausée disparaît, et mon esprit redevient clair. Je me suis mise à sourire malgré la douleur que le passé a réveillé.
La Déchirure, à l'endroit où vivent nos deux peuples, n'est pas traversable, en principe. Mais je sentais que tu étais là, de l'autre coté. Je me suis concentrée sur toi. Tu t'es concentrée sur moi. Et le passage s'est formé presque sans que nous y pension. Je ne me suis pas étonnée, de te voir. Au contraire, je te connaissait déjà. Je t'avais toujours vu, même si ce n'était pas avec mes yeux réservé au réel. Et quand tu m'a rejointe, que je t'ai appelé "frère", j'ai réalisé que j'avais toujours sur qui tu étais.
Je regarde le prêtre et Nelos. Ils se sont un peu redressé. Mais le prêtre ne parle toujours pas.
Plus jamais. Plus jamais de magie. Plus rien qui me rappelle tout ça. Ils m'ont élevée par devoir, je les délivre de ce devoir. J'oublierait tout ce qu'ils m'ont appris. Je ne volerait aucun des secrets qu'ils doivent regretté de m'avoir transmis. Je ne m'en servirai jamais. Jamais. JAMAIS !
_ Laissez moi être un petit bout
Un tout petit morceau du tout
Le plus petit, le plus idiot
Mais sans qui rien ne serait même
_ Nous sommes arrivés, annonce Nelos.
_ Laissez moi être un petit bout, continue-je à mi voix en descendant du véhicule.
Mon pas est ferme à présent.
Je marche dans les traces de l'enfant silence. Toujours aussi muet, le prêtre marche à mes coté.
Le fer de la grille est froid. Il en émane un vibrement métallique comme un prélude à une marche lugubre. La musique qui émane des tombe, pourtant, n'est pas lugubre. C'est une musique terrestre, tranquille, sereine et apaisante.
_ C'est beau, murmure Frère en laissant courir son regard cristalin hérité de notre mère Hyliorane sur les silhouette de marbre blanche.
Oui, c'est beau. La lumière de la lune, en tombant sur la pierre, y tinte comme un carillon de cristal, et les herbes frémissent à l'unisson, pour faire le coeur. Le concert qui règne en cet endroit, m'apaise. C'est donc ça, de mourir. C'est cette paix, ce retour à l'infini, à l'éternel. C'est comme rejoindre les forces invisible, mais pas pour agir, pas pour bander sa volonté et transformer le réel. Alors à quoi bon la magie ?
_ Où est-elle, me demande Nelos.
_ Je ne sait pas. Il n'y a aucun son qui émane d'elle, je ne peux pas entendre où elle est.
_ Vous n'avez pas besoin d'entendre, Sai Nah Dinh.
Je ne lui demande pas de laisser tomber ce nom, je sais que plus je le lui répête, plus il est déterminé à m'appeler comme ça.
_ Je n'utiliserai pas mes yeux intérieurs. Ne me le demandez pas. Arias ?
L'ainran plisse ses yeux de chats, et fait quelques pas entre les tombes. Le son de ses sabot raisonne sur le pavé, au milieu de la rumeur de l'herbe et du marbre.
_ Là bas, dit-il, en indiquant une direction dans la pénombres, au fond du cimetière où quelques arbres noueux font barrage à la lumière de la lune.
Je ne distingue rien que de l'obscurité, mais je n'ai que des yeux d'hylioran. Nous emboitons le pas à Arias.
Quelque chose ne va pas. J'ignore quoi, mais quelque chose ne va pas. Je me retourne. Tous nos compagnons sont là. Frère est plongé dans la contemplation de certaines statues, posée près des stèle. Il m'adresse un sourire. Toujours la même musique émane du cimetière. Tout est normal. POurtant, cet imperceptible malaise est toujours là, dans mon ventre.
Au bout de l'allée obscurcie par les arbres, nous trouvons le bord d'un petit étand. De l'autre coté, il y a un jardin, un arbre morte, la silhouette sombre d'une foret à présent, je peux voir ce que Arias a vu avec ses yeux de chats. Une lumière brille, là bas, au bout, dans le jardin brumeux. IL doit y avoir une habitation, ou quelque chose au bout et ...
_ Elle n'est pas seule, murmuré-je.
Le prêtre tourne le visage vers moi. Je ne distingue pas l'expression de ses yeux, derrière ses lunettes qu'il a gardé, malgré l'obscurité.
_ Si elle est là bas, elle n'est pas seule... Et... Je n'aime pas du tout la personne avec qui elle est.
La musique qui m'arrive de là bas, de la lumière entre les roche est mauvaise. Mauvaise. Je ne vois pas d'autre mot. Il y a des son stridents, fous, désespérés. Comme émanant d'une personne qui a renoncé à la raison, à la vie, au bonheur.
_ Il faut y aller. Vite !
_ Il y a une barque, dit Arias. Mais elle est de l'autre coté.
Frère tend le bras vers l'eau et ferme ses yeux cristallins. Personne, à part moi, ne peux entendre le son qui émane de lui, quand il joins son esprit aux forces invisible. Je n'aime pas ce son. C'est douloureux. Je me dis parfois que je pourrais l'aider, mais pour cela, il faudrait que je que je lui enseigne ce "qu'ils" m'ont appris. Ce que je leur ai volé, en ne devenant pas une hyliorane parfaite, en ne faisant pas taire mon coté humain. La barque, vide, glisse sur l'eau dans notre direction, sous l'appel silencieux de mon frère, puis se range du coté de la rive. Mais Frère ne baisse pas le bras, ne rouvre pas les yeux. Il reste immobile, il...
_ Frère ! Ne dors pas !
Mon cri lui arrache un sursaut. Il rouvre les yeux, se tourne vers moi, et me souris. Saintes puissances invisibles, il a l'air si faible !
_ Vite, dis une voix rauque à coté de moi.
Le prêtre est enfin sorti de son mutisme. Il prends place le premier dans la barque. Nous piétinons pour y entrer tous. Youshia s'est emparée d'une rame, Nelos d'une autre. Je croise leur regard. Nelos désigne frère, qui semble plus épuisé que jamais. IL a compris qu'il ne fallait pas laisser à frère la tâche de pousser la barque jusqu'à destination par magie. Je lui adresse un sourire débordant de reconnaissance. Nous glissons sur l'eau avec une lenteur exaspérente, rythmé par les bruit de rames dans l'eau. En approchante, je distingue dans le jardin une tonnelle, et puis la lumière, qui s'échappe d'une batisse derrière. Non, c'est un caveau. Une tombe... Une silhouette blanche s'en échappe. Mon coeur bondit. C'est elle ! Elle court vers nous, elle traverse le jardin, elle commence à s'enfoncer dans l'eau. Quelqu'un la poursuit, un homme, celui à la musique folle. Il est en train de crier. Je distingue quelque chose. Un nom.
_ Tcheeyiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing ! Tcheeyiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing ! Ne pars pas ! Je t'aime !
_ Tcheeying... Elle s'appelle Tcheeying. Murmuré-je.
_ Vous arrivez à entendre à cette distance ? S'étonne Youshia derrière moi, mais je n'ai pas le temps de lui répondre, ce qui se passe sur l'autre rive me fait littérallement bondir.
L'homme s'est penchée sur l'enfant silence, et lui arrache un baiser.
_ Ne la touche pas. chuchote le prêtre sur un ton très bas, que je dois être la seule à entendre.
L'homme à la musique folle se détache d'elle, titubant. Elle est figée, et je réalise pourquoi. La musique folle est en train de faiblir.
_ Il meurs... Il est en train de mourir, murmuré-je.
_ Plus vite, fais soudain frère d'une voix épouvantée. Plus vite ! Elle va...
"Tcheeying" s'est retournée vers nous. Nous sommes assez près maintenant pour voir l'expression de son visage. S'il y avait un portrait du désespoir à faire, ce serait celui là. Elle fait un pas en avant. Puis un autre. Je crie de la voix la plus forte que je puisse.
_ Arrête ! Tu vas te noyer ! Arrête ! Ne meurs pas à cause de lui ! Il était fou ! Ce n'étais pas ta faute !


Dernière édition par le Jeu 24 Aoû - 20:58, édité 1 fois
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 23 Aoû - 16:10

L'enfant silence a maintenant l'eau jusqu'au cou, et elle fait un pas de plus.
Alors, je fais la seule chose que je puisse encore faire. La chose que tout mon être se refuse à faire. Est-ce l'appel du passé, réveillé par l'expérience faite précédément, qui m'y pousse ? Je ne le sais même pas. Je ferme mes yeux réels, ouvre ceux de l'intérieur. Je sens autour de moi, les forces invisibles. Celles qui entourent Arias sont incomensurable. Je me détache de moi-même et me joins à elles.
Ainsi, mon maître ? C'est bien ainsi qu'on fait, n'est-ce pas ?
La musique s'est tue, laissant place à une immensité de silence. L'enfant. L'enfant silence. Je bande ma volonté, et agi sur les forces invisibles. Sous mon influence, Arias lève le bras, malgré lui. Les forces affluent vers le petit corps de métal et de chair, dans l'eau. De métal et de chair ? C'est impossible ! Non, se concentrer. Se consentrer. Et le corps de remonter à la surface. De s'extraire de l'eau. De voler dans les air. d'atterrir près de nous, dans la barque. Je me détache d'arias. Et c'est là que je recommence à le ressentir. Ce malaise. A l'identifiée. Quelque chose... Non, quelqu'un est en train d'essayer de pénétrer dans ma tête. Ca insiste et insiste, sur les barrière qu'on m'a appris à dressée en moi depuis ma petite enfance. Et comme je reviens à mes cinq sens, j'arrive à identifier la musique de celui qui fait ça. L'homme au visage blanc. Celui qui s'est enfui, quand nous avons découvert la petite. L'hommes aux machines sifflante. Pourquoi est-ce qu'il essaye d'entrer dans ma tête ? Qu'est-ce qu'il peut bien y chercher ?
J'ouvre les yeux. Arias regarde sa main avec stupeur, Frère et Nelos me fixent. La petite est recroquevillée, dans la barque. Par réflexe, bien que je sache que ça ne la protégera pas d'avantage, je l'entoure de mes bras, la serre contre moi. Et je fais naître dans mon esprit la musique la plus tonitruante que je puisse crée. Avec douleur, l'intrus s'échappe de mes pensée.
_ SOeur ? Que se passe-t-il ?
_ L'homme qui la maintenant prisonnière au début, quand nous l'avons trouvée. Il est là. Tout près. Peut-être dans le cimetière. Il a compris que je l'avais trouvé. Il se sauve.
Dans mes bras, la petite est devenue plus inerte qu'une poupée de chiffon. Frère s'est penchée sur elle.
_ Ce n'étais pas ta faute. Il voulait mourir. Mais toi, il ne faut pas que tu meurs. Nous ne voulons pas que tu meures, tu comprends ? Il faut que tu vive.
Elle tourne les yeux vers lui, mais son regard semble lui passer au travers. Je resserre mon étreinte et me met à la bercer, en chantant la chanson que je chante à frère après ses visions.
Le prêtre tire son arme de son manteau.
_ Ramenez nous à la rive. Cet homme sait qui est la petite, il sait sûrement comment l'empêcher de vieillir encore. Il ne faut pas le laisser s'échapper.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 27 Aoû - 22:12

Le prêtre


La barque me semblait lente, beaucoup trop lente. Les sépultures se rapprochaient, sans que nous puissions encore les toucher. Je m’impatientais, espérant que l’homme n’aurait pas eu le temps de fuir.
-Allez, plus vite ! murmurais-je entre mes dents.

Au bout de 5 minutes qui me parurent des heures, nous touchions enfin la rive. Je me précipitais vers l’entrée du cimetière, en voyant des empreintes en partir, et allant se perdre dans l’amas de maisons abandonnées qui caractérisait la ville. Sans attendre les autres, je suivis la piste, l’arme au poing, ma cape virevoltant derrière moi, laissant découvrir un juste au corps noir, avec un revolver blanc sur la hanche gauche.

Je courais depuis 30 secondes quand je vis une ombre qui pénétrait dans une ruelle. Je faillis le suivre quand une rafale m’en dissuada. Je me collais contre le mur de brique, m’obligeant à me calmer. Ce n’était pas dans mes habitudes de foncer comme ça sans réfléchir. Mais depuis que j’avais rencontré cette fille… Je sentais que je changeais. Comme si…. Comme si je recommençais à…
-Eh !!
Je me retournais pour voir le terroriste arrivé, après m’avoir interpellé. Nouvelle rafale venant de la ruelle.
-Où sont les autres ? Demandais-je, retrouvant dans ma voix un calme olympien.
-Ils sont restés près de la barque, pour s’occuper de la « petite », et surtout parce que ça pourrait devenir dangereux. Qu’est-ce qui se passe ?
-J’ai repéré l’homme, mais une sulfateuse nous barre le chemin.
-Alors il va falloir l’éliminer !
-Ok, couvre moi.
Je bandais les muscles, sachant que je n’avais qu’un centième de seconde pour viser et tirer.
Le terroriste se mit au bord du mur, moi juste derrière lui, puis sortant son calibre, il le passe de l’autre coté et tira au hasard. La réponse ne se fit pas attendre. Il retire son bras juste avant qu’une autre rafale ne le lui ampute. Juste après l’arrêt de la sulfateuse, je me met en face de la ruelle, et vois ce qui nous bloque la route.
Un robot de combat, modèle X-45, avec une mitraillette rayonnique de calibre 37. Je vise le générateur et des balles commencent à siffler. Je me baisse, et tire, 2 fois. La première rate, à 2 centimètres, mais l’autre fait mouche. Le robot explosa, éparpillant plusieurs pièces à la vitesse d’une balle. L’une d’elle m’érafla la joue gauche.
Tandis que je m’essuillait le sang qui commençait à couler, je fit signe à mon équipier de me suivre.
Le robot avait provoquer un incendie qui nous barrait la route la route. Je me mis à courir, et à 2 mètres du feu, je pris appuie sur le mur, et sauta au-dessus sans brûlures, par une simple poussée. Je ne savais pas si le terroriste saurait aussi le faire, mais je n’y pensait plus, me concentrant sur la piste du fuyard, qui ne nous avait bien entendu pas atendu.

Il semblait être parti au hasard, espérant sans doute nous semer. Sur ces traces, plusieurs mines auto-hide. Des traînées caractéristique marquais leur position. Je les fis sauter avec plusieurs munitions.
-Celui-là, songeais-je, doit venir du coté technologique.

Soudain, je me trouvais dans une large rue, sans doute l’ancienne rue principale. Je cherchais des yeux l’homme qui nous fuyait.
-Je dois avouer que vous êtes plein de surprise.
Je sentis une vague glacée me couler le long de l’échine. Je n’avais pas entendu cette voix. Je l’avais penser. Ou plutôt, quelqu’un m’avait parler dans ma tête, comme la muette. Mais autant que l’onde cérébrale de cette dernière était douce et agréable, autant celle que j’avais senti dans ma tête à l’instant était tranchante, froide et désagréable.
-Allons allons, reprit la voix du tréfonds de ma tête, ne vous inquiétez pas mon jeune ami. Je vais de ce pas me montrez à vous.
Du coin de l’œil, je vis comme un début de vague dans l’air. Tout de suite après, un homme apparu. Je me mis de face et le détailla.
C’était un homme aux cheveux blond, avec une mèche lui cachant l’œil droit. Il avait l’œil gauche d’un bleu pénétrant, comme s’il pouvait voir à travers l’âme. Il portait une cape de velours noir, avec le revers rouge, qui claquais au vent. Il avait un veston noir, avec chemise jaune. Pantalon également noir, et canne de la même couleur à la main. L’ensemble donnait un effet de puissance, et de classe.
-Un camouflage holographique, à ce que je vois, fis-je.
Il eu comme un petit sourire et répondit sans bouger les lèvres.
-Façons de parler mon cher.
-Et comment faites-vous pour parler par télépathie ?
-Avec un casque à fréquence cérébrale, voyons.
En effet, je pouvais voir sous sa chevelure comme un U qui passait derrière son crane.
-Et qui êtes-vous ? demandais-je.
-Tss tss, il faut savoir garder un peu de mystère dans la vie.
J’entendis l’arrivé du terroriste, qui se positionna à coté de moi. Il regarda l’homme et me demanda :
-Est-ce que c’est lui que nous poursuivions ?
-Oui, répondis-je.
-Bien.
Il se mit face à l’homme et le visa de son arme.
-Bien, monsieur, vous allez devoir répondre à quelques questions.
Toujours sans bouger les lèvres, et un rictus les occupant, l’homme mystérieux répondit.
-Il est encore trop tôt pour cela, mais je vous promet de vous conter ces belles histoires une autre fois.
Il leva le bras, et attrapa un filin. Je me rendis alors compte qu’il y avait un aéroglisseur qui stationnait juste au-dessus de nous. Alors que l’homme montait à bord, je poussais un juron, et commença à tirer. Mais c’était trop tard. Le véhicule avait déjà disparu dans les nuages.
Je me tournais vers mon compagnon, qui était encore abasourdi par le message télépathique.
-Mais…mais comment est-ce possible ??!!! s’exclama-t-il.
-Casque à fréquence cérébrale, grommelais-je.
Mon regard fut attirer par quelque chose qui reflétait la lumière de la lune. Là où se trouvait l’homme quelques temps plus tôt, il y avait une sphère numérique. Je le ramasse.
-Il va falloir faire lire cette sphère par l’ordinateur du QG, dis-je.
-Ok, répondis le terroriste, qui avait retrouvé ses esprits, retournons vite auprès des autres ! Cet endroit commence à me foutre la chair de poule.
J’acquiesçais, pressé de retrouver la muette… mais aussi craignant la revoir.
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 28 Aoû - 23:38

Arias
Nous étions sortis du cimetière sans un mot. Seule la voleuse avait prononcé quelques mots tels que : « Mais c’est quoi cette histoire ? » ou « Vous pourriez me rendre mon Bleu ? » Nous venions à peine de franchir la porte que le prêtre et Nelos arrivèrent… seuls.
- Vous n’avez pas réussi à le rattraper ? demanda naïvement la voleuse.
Un lourd silence fut sa seule réponse.
Une fois tous à bord du véhicule qui nous avait amené en ce lieu, je vis mieux les deux « chasseurs » de ce soir. Ils étaient manifestement irrités – sans doute de la fuite de l’agresseur de la petite fille – et se regardaient en faïence. Ils ne lâcheraient certainement pas un mot avant d’être au QG ! Je reportai donc mon attention sur la jeune fille étendue sur les jambes de Sœur à l’arrière.
- Si seulement on pouvait l’empêcher de vieilli ! m’exclamai-je à voix haute.
- Ne vous inquiétez pas pour ça, me répondit Sœur. Elle ne vieillira plus !
- Comment le savez-vous ? demanda Youshia.
Sœur regarda Protéo, sui semblait dormir debout.
- Lors de son sauvetage, j’ai pu voir… ou plutôt sentir son état de santé. C’est… Elle a des parties en métal à l’intérieur d’elle. Elle n’est pas vraiment humaine…
Nous regardâmes tous Sœur.
- Vous voulez dire que c’est un cyborg ? s’exclama Youshia.
- Si on veut, dit Sœur. C’est pour ça qu’elle ne peut plus vieillir. Pourtant…
- Pourtant quoi ? demandai-je.
- Pourtant, elle a atteint l’âge limite de sa vie ! Si on ne trouve pas un moyen rapidement de la soigner, elle va bientôt mourir !
Tout le monde se tue. Nous savions maintenant tous la gravité de la situation. Sœur déposa délicatement la jeune fille – je n’arrivai raiment pas à la voir comme un robot – sur le siège et s’assis sur celui qui se trouvait à côté de moi, près de l’espace où je me tenais debout.
- Arias, commença-t-elle. J’ai aussi découvert autre chose…. Une chose qui vous concerne personnellement.
Je tournai la tête et la fixa de tous mes yeux. Elle s’expliqua :
- Pour la sauver, j’ai du vous utiliser, et j’en suis d’ailleurs désolée. Mais en faisant cela, j’ai découvert aussi la source de votre pouvoir.
- Vraiment ?
- Oui ! Vous avez quelque chose, à l’intérieur de vous qui… attire les Forces Invisibles. C’est grâce à cela que vous avez un grand pouvoir. Et comme ces Forces sont illimitées, ce pouvoir est aussi illimité chez vous !
Elle m’avait dit ça à voix basse, calmement, afin que je sois le seul à l’entendre. Elle l’avait dit dans ces propres termes, les mots de quelqu’un qui ne connait que très peu la technologie. Mais tout était compréhensible. J’avais donc en moi une sorte de catalyseur organique, qui canalisait la magie dans mon corps et me donnait tous ces pouvoirs. Pouvoirs qui, apparemment, n’avaient aucune limite…
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 29 Aoû - 22:32

Wiwiji Hoshizora


Depuis que m’sieur le prêtre et … les autres m’ont délivrée de cette prison je ne comprends rien du tout aux évènements qui se déroulent sous mes yeux, tout s’enchaîne très vite. J’ai « rencontré » de nouvelles personnes, une femme avec une robe étrange qui était invisible et la même créature étrange que celle que j’avais vue près de l’épave, maintenant que je sais qu’elle n’est pas hostile, je peux l’observer à loisir, même si mon regard fini toujours par tomber sur le prêtre, qu’il est séduisant avec ses lunettes noires ! La créature est tout de même majestueuse, même si la première fois que je l’ai vue, j’ai pensé que c’était une créature affolée qui ne comprenait rien non plus, comme moi, mais quand je l’ai entendue parler notre langue, j’ai compris qu’elle n’est pas ordinaire et qu’en fait elle est avec eux, avec ces voleurs, mais à qui je dois quand même la vie … Bah, je leur ai rien demandé moi, j’ai pas à leur rendre quelque chose en retour, ils sont venus de leurs plein grès et m’ont volé mon bien. Il n’y a que l’homme à l’air négligé qui est gentil, il a retrouvé ma boucle d’oreille et me l’a rendue, lui il est gentil, et après réflexions, un peu séduisant, même si il n’égalera jamais m’sieur Seigi et m’sieur l’prêtre. M’sieur l’prêtre, depuis que nous sommes allés dans ce cimetière pour aller chercher une fille, il ne s’intéresse plus qu’à elle, il ne m’a même pas regardée depuis, je ne vais pas me laisser faire, maintenant que nous sommes revenus, je ne vais pas laisser cette fille me doubler. Mais avant ça, je voudrais récupérer mon « Bleu », c’est la femme voilée qui l’a, elle est restée dans le transporteur. Comme tout le monde semble s’intéresser à la fille qu’on est allé chercher, enfin moi, j’ai juste regardé, puisque tout le monde s’intéresse à elle, moi, je vais en profiter pour aller chercher mon « Bleu ».

Je retourne dans la salle où le transporteur est rangé et m’approche de l’engin et regarde dedans … malheur ! Il est vide ! Où est-elle donc passée ?! Je fais un pas en arrière et bute sur quelque chose qui traîne sur le sol. Je baisse les yeux et vois un corps par terre, c’est un homme. Apparemment ce petit coup que je lui ai donné l’a réveillé, il grogne un peu et ouvre un œil. Je le saisis par le col.

« Où elle est partie, m’sieur ? Elle est où celle qui dormait là ? DITES LE MOI !! Elle m’a volé un objet très important.

-Heu … je ne sais pas … je ne sais pas, qu’il me dit, j’ai reçu coup et je ne sais pas ce qui s’est passé après.

Encore un gars complètement inutile …

-Eh ben, ‘faut aller la chercher, réagissez, quoi !

-Je dois d’abord prévenir le chef … heu ... heu … non je ne dois plus l’appeler comme ça … tant pis … »

Il se lève et sort de la salle. Je le suis de près, il faut qu’on la retrouve, et quand on la retrouvera, elle aura affaire à moi, oh que oui ! Et je récupèrerais le « Bleu », non mais !
On arrive dans la chambre où ils sont réunis, ils ont allongé la fille et veillent tous sur elle, comme si leur présence à tous lui était nécessaire. Je trouve ça stupide, on n’a pas besoin de tant de monde auprès de soi. Enfin, je m’en fous moi, si ça avait pu les distraire pendant que je reprenais le « Bleu » … Mais je ne peux pas le récupérer sans eux maintenant.
L’homme que j’ai réveillé s’avance vers l’homme à l’allure négligée.

« Chef, heu, monsieur, la femme avec le voile, elle est enfuie.


En entendant ça, les autres se regardent, l'homme négligé répond à l'autre.

-Pardon ? Elle est partie ? Qu’il dit avec un air étonné teinté d’un zeste de déception, après un petit silence il rajoute : Pour une fois, au lieu d'attirer les femmes à problèmes, je les fais fuir.

-Il faut aller la chercher ! Elle a mon « Bleu », je veux le récupérer ! Partons de suite à sa recherche !

L’homme à l’air négligé acquiesce d’un signe de tête.

-Nous allons la chercher, mais vous ne récupèrerez pas votre « Bleu ».

En fait c’est un ennemi lui aussi ? Je ne peux pas compter sur eux, si je n’avais pas besoin de gens pour me protéger, je partirais d’ici vite fait bien fait. Enfin, je me demande pourquoi elle voulait me le prendre le « Bleu » … A quoi ça peut bien lui servir. Et si au fond, elle en avait plus besoin que moi ? Non, c’est débile, pourquoi je pense ça d’un coup ? Non mais oh ! Il est à moi le « Bleu », dis donc, alors j’vais le récupérer, et si elle en a plus besoin que moi, tant pis pour elle. Hors de question que je laisse le « Bleu » à quelqu’un d’autre … mais elle en a peut-être plus besoin que moi … mais le « Bleu » est à moi … Raah ! Il est à moi, pas à elle, même si elle en a besoin, elle n’a pas à me le voler, elle aurait pu me demander gentiment, je ne lui aurais sûrement pas donné pour autant, mais au moins c’est plus poli. C’est pareil pour m’sieur le prêtre, je le laisserais pas à cette fille qui a besoin de tant de monde à son chevet, il est à moi, comme le « Bleu » … Et m’sieur Seigi, qu’est ce qu’il va penser si je le trompe ? Mais depuis quand je pense à ça, Moi ? Les hommes, ce sont tous des imbéciles qui ne pensent qu’avec leurs muscles et qui sont faciles à manipuler. Je me fiche totalement de ce qu’il peut penser, au final tout ce que je veux c’est me servir d’eux au maximum, d’en tirer profit et de les tuer après, alors pourquoi je penserais à ce genre de bêtises telle que « comment vont-ils réagir ? » Ma pauvre Wiwiji, tu dois être fatiguée pour penser à des imbécillités pareilles. Quand je veux quelque chose, je le prend, et je me fiche des autres, je supprime tous ceux qui veulent m’en empêcher. Alors je n’ai que faire de cette femme au voile, je récupèrerais mon « Bleu », je n’ai que faire de cette fille qui semble en état de choc, j’aurais le prêtre pour moi. Quand j’ai besoin de quelque chose, je ne me soucie pas des autres …
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 30 Aoû - 1:23

Signe:

Le silence.... ca fait du bien... je rien ressentir pendant un petit moment...
Mais d'un coup, sans savoir pourquoi... j'ai peur... mon coeur cogne, j'ouvre vite les yeux, je manque d'air... je m'asseaois et fais sursauter les gens autour de moi, je respire très fort...
Soeur tachée est tout près, elle me caresse la main et force avec l'autre main sur moi pour que je me rallonge.
Je regarde partout, je vois tout ces gens, ces gens que j'aime, qui sont venu me chercher, me sauver.. ils ne sont même pas fachés... comme je voudrais pouvoir leur dire que je les aimes tous et que je suis heureuse qu'ils m'aient sauvé... mais a part leur faire un sourire je ne peux rien faire d'autre...
Mais Ange noir! Ou est Ange noir? Il n'est pas là! Ou est-il?
Je tourne la tête dans tout le sens jusqu'à tout tourne autour de moi...
Ca fait mal a la tête et ca me donne envie de me rallonger mais heureusement ca part vite...
_Tu nous a fais peur tu sais... me dis Soeur, On s'ait inquièté! Le prètre et Nelos on courut des risques dans tout ca, évite de trop bouger, tu dois te reposer...
Ange noir! C'est lui qu'ils appellent tous "le prètre" il a faillit avoir du mal a cause de moi! C'est horrible! Je dois le retrouver! Tout de suite!
J'envois les draps, sans comprendre comment, a l'autre bout de la chambre bleu et court jusqu'à la porte.
_NON! Attend ne part p...
Mais trop tard... j'ai déjà fermé la porte et cours dans le couloir pour retrouver notre chambre bleu, a nous, a ange noir et a moi...

Enfin je retrouve ma porte bleu, ma chambre bleu, mon lit, mon Ange...noir....
Une grande fille est dedans... c'est qui? Je ne l'ai jamais vu...
Elle est toute en noir, c'est bizzard ce tissu qui est sur elle... j'aime pas trop mais elle est très jolie... moi je ne suis pas aussi jolie... et j'ai encore
cette robe blanche... elle n'est plus mouillé mais elle est toutes tachée...
Et j'ai perdu le voile, il ne reste que les fleurs... un peu fanées...

je ne suis pas très jolie pour Ange noir... cette fille est plus jolie que moimême si je n'aime pas trop son tissu...
Elle ne m'a pas encore vu... et ange noir non plus...
Il est assis et ... mais... qu'est ce qu'elle fait?
Elle est assise sur lui et joue avec sa cape entre ses mains... moi j'ai pas trop le droit d'y toucher... mais moi il me l'a prèter une fois! Et pas a elle!
Oh! mais... mais... qu'est ce qu'elle fait ? Oh mais non! Elle... elle va...
Elle approche sa figure trop près d'Ange noir! Beaucoup trop près!
D'ailleur ca lui plait pas, il fait une drôle de tête et...
Il la repousse mais... elle continue! Mais si Ange noir veut pas elle doit pas continuer! Elle dit des choses a pas dire en plus!
Moi quand j'ai voulu embrasser Ange noir il a dit... "désolé gamine, je ne suis pas du genre a m'attacher!"
Et Elle... il lui a pas dit ca..pourquoi il mel'a dit a moi alors?
Oh! J'ai du faire du bruit, Ange noir m'a vu... et il repousse très vite la fille
sans la regarder... parce que il m'a vu... J'ai envie de sourire... mais je ne le fais pas... car si Ange noir n'était pas avec moi tout a l'heure c'était parce que il voulait être avec cette fille... je les dérrange...

La fille arrive devant moi, elle est vraiment très belle, et elle n'est pas si grande... elle est un peu plus grande que moi mais c'est tout.... mais elle
me fais un peu peur... ses yeux sont très durs.... on dirait qu'elle regarde
dans ma tête... et qu'elle chercher.... pourquoi cherche t'elle dans ma tête?
Elle veut la chanson elle aussi? Non, Ange noir n'aurait jamais ammené une amie de guerre pour me faire mal...
Elle me parle... ca voix est normal... comme les autres filles... mais ses mots... ce sont ses mots... ils me piquent comme des aiguilles de fuseaux...
On s'en servait au monastère et je me suis déjà piquer en touchant... ca fais mal... comme ces mots....
Soeur lizawu me disait de ne jamais toucher ce qui pique... mais là ce n'est pas ma faute... je n'ai rien fait, mais elle veut quand même me piquer... On dirait une guèpe... il y en avait plein dans le jardin du Monastère... elles piquent parfois sans qu'on fasse de mal...
Les guèpes sont dangereuses... soeur Lizawu disait qu'il ne faut pas bouger quand une guèpe s'approche....
Alors je ne recule pas, je ne bouge plus, j'attend...
_Tiens tiens tiens... la fille si précieuse de tout a l'heure... Que fais-tu ici petite? Tu ne devrais pas être en train de jouer à la belle au bois dormant? Ce genre de conte débile que les enfants adorent écouter pour s'imaginer qu'ils peuvent mieux valoir dans se monde...
Je ne répond pas, je ne peux pas répondre, je la regarde c'est tout...
Je la regarde et j'ai un peu peur... mais je dois pas le montrer... les guèpes sentent quand on a peur...
_Bon aller, asser plaisanté, sort d'ici gamine! Laisse les grands parler entre eux!
"Gamine"? "Grand"? Est-ce que c'est pour me dire que je suis trop petite et pas asser grande pour être dans MA Chambre bleu avec MON ange noir?
Ca non! Les guèpes piquent mais je me suis déjà fais piquer, je sais que ça passe même si ca fait mal... là je dois rester, même si j'ai aucune chance d'écraser cette guèpe...
_Quoi?.Tu n'es toujours pas partie? Vas'y dis ce que tu veux et âprès dégage...
Je vois Ange noir se lever et serrer les points, je ne sais pas ce que ca veut dire mais je sais que je ne peux pas dire ce que je veux a la guèpe c'est ca qui est embêtant...
_Tu ne parles pas? Ou OU? Tu as donné ta langue au chat? Décidément tu es vraiment bizzard... tu parle pas, tu joue avec des robes de mariée a ton âge, et d'ailleur, je la trouve vraiment pas sexy... et en plus..
_Stop!
Ange noir vient de parler... il demande a la guèpe de se taire... tant mieux... je n'aime pas ses mots... je la regarde sans baisser les yeux...
Je la regarde méchamant... ca me brûle a l'interieur, c'est la 1er fois que j'ai envie de... de taper!
Ouij'ai envie de taper la guèpe,; de lui dire des choses méchantes, que je n'aime pas son tissu, que je la trouve méchante, que Ange noir ne doit surement pas beaucoup l'aimer parce que c'est une guèpe, une grosse et vilaine guèpe qui pique et qu'il faudrait écraser!
Je continue de la regarder, dans bouger mes yeux.
_Baisse les yeux gamine!
Elle pique encore mais je ne baisserai pas les yeux! Ange noir est là, il doit voir que je suis forte! Forte comme lui!
_Ta maman t'as jamais dis que devant les grands il faut baisser les yeux?
Baisse les! Allez! Non mais oh! C'est quoi ces manières?
Maman? Elle n'a pas a parler de ma maman! Parce que moi... je me souviens pas de ma maman!!!!!
Je ne baisserai pas les yeux... je ne les baisserai pas!
Ma main me fais des chatouilles, elle me grate, elle a envie e faire des gestes forts, des gestes qui font mal, des gestes méchants... je sais que je ne dois pas faire ce geste... c'est mal, il ne faut pas... mais ca me gratte... si fort!
_Tu t'appelle Tcheeying c'est ca? Oui ca me fait pensé a un truc... on dirait... oui on dirait le nom d'une tueuse dans une vieille BD magique que je lisais quand j'était gosse... je les piquais au vieux m'sieur Maguri... ca le faisais gueuler a chaque fois... c'était le bon vieux temps... oui si je me souviens bien elle s'appelait un peu comme ca, le nom d'une petite tueuse a gage... c'est drôle... tu t'appelles tcheeying c'est ca?
Je ne vois plus de méchanceté dans ses yeux, c'est autre chose, je vois des questions, juste des petites questions... mais moi mes yeux coulent... je ne sais pas si elle le sait... je ne sais pas si elle à vu... Caï mourrir...
Je n'ai pas vu ma main partir... je suis sur que je n'ai rien vu arriver...
mais j'ai fait... j'ai fait le geste... il était petit.... mais il a fait un "clack" sur la joue de la fille...
Quand je vois ma main, et la tête de la fille, j'ai peur, très peur, je baisse vite ma main, je n'aurais pas du faire ca... mais je n'ai rien vu arriver...
c'est arrivé comme ca... je n'ai rien vu... j'ai fait une bétise.... la fille est très en colère maintenant... elle va... elle lève la main elle aussi....
Je ne bouge pas, j'attend qu'elle tape aussi, parce que peut-être que comme ca ma bétise sera pardonné... mais Ange noir attrappe la main de la fille, il l'a empêché de me taper...
La fille est très en colère, elle crie des choses que je comprend pas... mais je sais que c'est pas gentil...
Ange noir la tiens, il l'empèche de venir vers moi... moi je m'en vais.
Je cours et ouvre la porte, je cours dans le couloir et m'arrête pour pleurer....
Je pleur parce que j'ai mal... je pleur parce que Ange noir est resté avec cette fille parce qu'elle... elle a tout ce que moi je ne pourrais jamais avoir...
Une voix, un papa, une maman, elle est grande, elle sait plein de chose, plein de mot, et Ange noir aime être avec elle... il aime asser fort cette fille pour ne pas s'inquièter pour moi quand je me suis réveillé...les autres se sont inquiètés, mais pas Ange noir... sinon il aurait été là aussi...
Mais Ange noir a pris des risques... pourquoi avoir fait ca s'il ne m'aimait pas beaucoup?
Il faut que j'arrête de croire à ca... Ange noir aime les grandes...
mais c'est quoi être grande? Moi quand je me vois dans la boite a reflet je vois que je ressemble a une grande... mais je dois faire des choses de grandes pour être grande....
Je dois parler! Je vais encore éssayer! Et je vais apprendre plein de mots nouveaux! Peut-être qu'il y a des livres pour ca....
Je dois aussi m'abiller comme une grande... et je ne dois plus laisser Ange noir m'aider... je dois m'aider toute seule... comme une grande!
Et si je deviens grande, Je serais peut-être jolie... et si je suis grande et jolie, peut-être que Ange noir m'aimera comme moi un jour....

Une main se pose sur mon épaule... j'arrête de penser et me retourne.
C'est Ange noir! Il est venu? Pourquoi?
_Tu as pleuré... n'est ce pas?
J'éssuis vite mes yeux, La fille est grande et elle, elle n'a pas pleuré quand je l'ai tapé!
_Ca ne sert à rien de cacher tu sais, ca se vois... Ne soit pas blessé par Wiwiji, elle n'est pas méchante... ellen'a pas vraiment prèté attention à cet..accident.. avec l'homme du cimetière.
Elle s'appelle donc Wiwiji? Alors quand elle a dit "petite tueuse" elle ne savait ps vraiment... je l'ai taper pour rien... c'est vraiment une grosse bétise... pourquoi Ange noir ne l'a pas laissé faire pareil?
_Oui tu l'as taper pour rien, Mais si je l'ai retenu c'est parce qu'on ne peut rien résoudre en se frappant. C'était la 1er fois que tu tapais quelqu'un et j"'ai vu que tu n'en était pas fier alors ainsi je pense que tu ne recommencera pas. Mais s'il te plait, reste loin de Wiwiji.
Oh! J'avais oublié que Ange noir pouvait tout entendre dans ma tête!
C'est dur de me dire des choses s'il entend tout....
_Je voudrais savoir... que c'est-il passé le soir ou tu as grandis?
Je lui raconte toute l'histoire, ce que j'avais vu , entendu, Ange noir m'écoute, mais ne dis rien... il pose d'autre question sans rien dire a mes réponses...
_Et pourquoi es-tu partit?
Encore une chose que j'eus du mal a raconter, c'était facil de le dire dans ma tête, mais pas devant Ange noir... il retire ses lunettes et il me regarde avec ses yeux noirs... ils sont si noir qu'on dirait qu'ils sont infini comme disais Soeur Lizawu quand elle regardait le ciel, la nuit....
Je n'ose pas beaucoup le regarder.... en racontant tout je commence a voir que je suis vraiment petite... une grande ne serait pas partis comme ca...
Ensuite je sort de mon haut de robe serré, le papier ou j'ai tout écrit...
Ce que m'avait dis Caï;Et ce que je lui avait répondu pour le mariage avant de repartir...
Ange noir ne pose pas d'autre question... je ne sais pas si il a compris ou pas... moi je n'ose pas lui dire autre chose... je ne veux pas me souvenir de ce moment et je ne veux pas lui dire pourquoi j'avais aussi tellement regretté d'être partit...
Pour Caï, il n'a pas demandé pourquoi et comment il était mort...
C'est gentil de ne pas me demander ca...
Car ce que la voix me dis toute les nuits , ce qui a tué Caï, je ne peux pas lui dire... sinon il aura peur de moi...
Et moi... si je n'existe pas pour Ange noir comme lui existe pour moi....
C'est moi qui ne me réveillera plus... et si je ne me réveille plus...
je... je serais morte...
Ange noir ne dis rien, il me reagrde juste... est ce qu'il a entendu ce que j'ai dis dans ma tête? Je ne sais pas... et si il a entendu, je ne pense pas qu'il me le dira...
_J'ai l'impression que plus tu trouve ce que tu cherche et plus tu fuis.
C'est vrai... je cherhais mes souvenirs et ma voix... tout était dans la main de Caï mais je ne pouvais pas... Je dois suivre Gabille, mon hirondelle, c'est elle qui doit memontrer le chemin et elle n'y était pas là bas... En plus je crois que je fais une erreur... je cherche oui, mais je n'ai jamais su quoi... je crois trouver parfois mais si je m'en vais c'est parce que ce n'est pas ce que je cherche...
Je cherche ce que j'ai besoin... mais il y a des choses que j'ai plus besoin que d'autres... la voix et les souvenirs de Tcheeying je n'en ai pas besoin parce que je suis signe, Tcheeying est morte...
Moi je me suis réveillé et je m'appelle signe...
Ce que je cherche je l'ai trouvé... je cherche des gens à aimé... juste ca...
Maintenant que j'aime des gens, maintenant que je vois que je peux aimer des gens, je commence à aimé d'être moi parce que c'est si bon d'aimer que je ne voudrais plus jamais être quelqu'un d'autre que moi... sinon j'ai peur d'oublier encore...
Ange noir... aprend moi ce qu'il faut apprendre, ou fuir...
_Que veux-tu que je t'apprenne?
Apprend moi ton nom déjà...
_Mon nom? Tu m'en a déjà donné un, et puis ca ne te servira à rien...
Pourquoi? Si tu me dis ton nom je sais que je ne l'oublirai jamais...
_Comment peux-tu le savoir? Tu a bien oublié Caï...
Tcheeying ne l'a pas oublié... mais moi je ne suis pas celle que Caï aime, je ne suis pas Tcheeying... mais signe! Et Signe elle n'oublira jamais ton nom...
Je me rapproche de Ange noir qui ne dis rien, je le regarde de plus près, il
a l'air de se poser des questions, mais il ne me le dira pas les quelles...
Et je n'ai pas le droit de vouloir savoir... Ange noir me dira s'il le veut...
C'est tout...
_Ah vous êtes là!
Soeur arrive, je recule de Ange noir et me lève, j'espère qu'elle n'est pas en colère que je sois partit si vite...
_Tiens tu devrais aller voir Arias s'il n'a pas du nouveau sur ses pouvoirs, je vais voir Frère, il médite et attend ma musique, tu viens avec moi petite?
Ange noir Obéis a soeur et s'en va, je sens encore qu'il me regarde...
j'espère qu'il n'a rien entendu de mal dans ma tête...
Je suis soeur qui me prend la main.
Je n'ose pas au début mais je fini par tourné la tête pour voir Ange noir, il s'éloigne dans le couloir et ne me regarde pas... j'ai du me tromper...
Je dois devenir grande pour qu'il me regarde mieux qu'une petite...
Nelos arrive, il semble bizzard, comme s'il devait dire des choses pas facils, comme moi tout a l'heure...
_Saï nah Dinh! Venez, je dois vous parler à vous et à votre frère dans mon bureau, c'est urgent.
_Heu... d'accord je vais cherher frère...
_Inutil Protéo est déjà avec moi, venez.
Soeur a du mal a me lacher la main, mais elle devait suivre Nelos... Ca à l'air important... elle me demande d'aller dans sa chambre et de l'attendre, alors je la regarde partir avec Nelos puis je tourne dans un autre couloir pour aller attendre soeur dans sa chambre, peut-être que là bas je trouverai des livres de grandes...
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 30 Aoû - 12:58

Nelos Van Dren :

Je n’étais pas tellement d’humeur à annoncer ce qui allait suivre. Je ne pensais qu’à Kanna... Tout mon être ne cessait de me dire qu’elle avait surement une bonne raison d’avoir fait ça, qu’elle allait revenir d’elle-même. Peut être pas en s’excusant platement, mais qu’elle allait revenir sans que ce soit l’organisation qui la retrouve... Seulement, une partie de moi que je n’arrivais pas à évincer pensait, comme me l’avait reproché Sydney il y a quelques minutes, que j’avais eu tort de faire aveuglement confiance à cette femme, que si jamais elle revenait, de gré ou de force, il valait mieux l’enfermer... Décidemment, cette amour des femmes me perdra un jour c’est sûr !
_ Nelos, vous allez bien ?
C’était Protéo qui m’interpellait. Sans m’en rendre compte, j’avais pris ma tête dans mes mains et je n’avais plus bougé, assis à mon bureau. Elle me perturbait, perturbait comme aucune femme ne l’avait fait avant...
_ Oui, ça va, excusez moi, je me reposais la tête une seconde.
Je devais à présent m’occuper d’une autre affaire. Sydney ne m’avait pas fait que des reproches, il m’avait aussi annoncé que le convoi spécial de l’hôpital Delaio que j’avais demandé était arrivé à destination. Dans cette affaire, Protéo et sa Sœur étaient les principaux intéressés. Je n’avais pas tellement le temps de les préparer psychologiquement à ce que j’avais à leur montrer, il fallait que je sois direct. L’état des deux patients du convoi risquait de se dégrader plus vite, une fois ici...
_ Ecoutez moi. Hier soir, j’ai demandé à ce que l’on transporte en mon QG deux patients d’un hôpital appartenant à notre organisation. Ces deux personnes, sont celles par qui j’ai appris votre existence. Celles qui nous ont donné le seul indice qui a lancé 3 années d’enquête pour vous retrouver... Enquête qui finalement n’a aboutit à rien de concret.
Sai Nah Dihn me regardait avec des grands yeux... C’était vrai que j’avais vraiment très peu l’habitude d’être totalement sérieux dans ce que je faisais, mais cette fois, la situation était trop grave...
_ Ils vous attendent. Voulez vous les voir, maintenant ?
les deux frère et soeur se regardèrent dans le blanc des yeux, puis ils se tournèrent vers moi. Sai Nah Dihn parla pour les deux.
_ Oui, répondit elle brevement
_ Alors, Suivez moi.
Le sas d’entrée s’ouvrit devant moi et se referma. J’attendis quelques instants dans le couloir, puis le sas s’ouvra de nouveau sur les deux hybrides, l’air anxieux, se tenant toujours la main. Machinalement, ils se dirigèrent vers l’ascenseur que nous avions l’habitude d’emprunter.
_ Non, pas celui-ci ! Nous devons en prendre un autre pour aller là où je veux vous emmener.
Ils se retournèrent lentement vers moi, et me suivirent. Nous traversâmes quelques couloirs qui n’étaient emprunté d’ordinaire que par quelques uns de mes hommes, car très peu d’entre eux avaient les compétences nécessaires pour être utiles dans le lieu où avaient été transportés mes deux malades...
Nous arrivâmes enfin à l’ascenseur qui allait nous emmener, il était bien plus large que l’autre et possédait une porte blindée. J’ouvris le petit panneau de contrôle qui se trouvait sur le côté et rapprochait mon yeux du dispositif. Le système de reconnaissance de rétine me reconnut et la lourde porte s’ouvrit dans un bruit de décompression. J’entrais le premier, suivit quelques secondes plus tard par les deux jeunes gens qui m’accompagnaient. Les portes se refermèrent, nous laissant dans une demi-obscurité, lorsque l’engin démarra, pour nous emmener lentement à destination, vers le haut.
Plus l’ascenseur grimpa, plus je voyais les expressions de Sai Nah Dihn et de son Frère s’aggraver... On aurait presque dit que je les emmenais voir la mort en personne. En fait, ce n’était pas très loin non plus de la vérité. Nous allions bientôt arriver, quand Protéo me posa une question, qui lui brûlait sans doute les lèvres depuis que nous étions entrés.
_ Nélos, pourquoi tant de sécurité ? Où est ce que cet ascenseur mène ?
_ Le bâtiment possède son propre secteur de quarantaine, en cas de grave contamination.
_ De... Grave contamination ? répéta Sai Nah Dihn.
_ Ils possèdent à peu près le même système de sécurité à l’hôpital Delaio, continuais-je sans me préoccuper de la réflexion, mais je ne pouvais pas vous y emmener.
Comme pour éviter toute nouvelle réflexion, l’ascenseur s’arrêta lourdement. La porte blindée s’ouvrit sur une petite pièce ou filtrait une intense lumière mauve. Le sol et le plafond était parsemé de solides grillages. Nous sortîmes de l’engin, et les portes se refermèrent automatiquement derrière nous. Il y avait, disposait sur les murs, des 10ènes de masques, qui servaient à couvrir la bouche et possédait leur propre système de production d’oxygène. Mais ils ne servaient pas seulement à respirer.
Je saisis 3 masques. J’en appliquais un sur ma bouche et tendais les 2 autres à mes compagnons.
_ Enfilez ça. Serrez le bien, et appuyez sur le petit bouton sur le côté, dis-je en le désignant du doigt.
Ils s’exécutèrent et pressèrent leur bouton en même temps que moi. Aussitôt, un halo de lumière jaunâtre entoura nos corps. D’abord ovale, cette aura vint serrer à nos membres, comme pour coller exactement à nos moindres mouvements, à la moindre partie de notre corps. Nous étions alors près à entrer dans la zone. Je me dirigeais vers le grand sas se trouvant au fond de la pièce, puis vers l’écran flottant qui se trouvait à côté. Je posais ma main dessus puis la retirait, une commande s’afficha « Confirmer l’entrée en Quarantaine ». Je jetais un dernier coup d’œil à mes invités derrière moi, puis confirmais la commande. C’est alors que le sas s’ouvrit sur un couloir à la blancheur immaculée. Je sortais le premier de la pièce, suivit de près par les deux jeunes hybrides, le sas se ferma dans notre dos.
Je n’osais pas imaginer à ce moment la tension qui devait régner dans leur esprit... J’ai connu la douleur que cela faisait de croire perdre quelque chose à jamais, mais ensuite, choc de le retrouver...
Nous traversâmes quelques autres couloirs, lorsque nous tombâmes sur un de mes hommes, habillé d’une blouse blanche sous sa protection.
_ Ah, monsieur, vous voilà enfin !
Il remarqua alors la présence de Protéo et sa Sœur derrière moi.
_ Ce sont eux ?
_ Oui, c’est eux.
_ Je vais vous guider.
Nous suivîmes mon homme sur une 50ène de mètres, lorsque nous arrivâmes à un sas. Nous entrâmes à l’intérieur de la pièce... Mes deux compagnons y découvrirent ce qu’ils avaient à découvrir : Sur deux lits, collés côte à côte, étaient allongés deux êtres. Autour d’eux, une poignée de mes hommes veillaient, sur eux et sur les appareils médicaux et karmatiques qui étaient reliés à eux.
Bon sang, il y avait longtemps que je ne leur avais pas rendu visite... Nos traitements retardés le plus possible les effets des mutations que leur corps subissaient, mais cela s’était tout de même dégradé depuis la dernière fois où je les avais vu. Un humain, un homme, et une Hyloriane. Ils se tenaient la main, leur seule main qui n’était pas reliée à un appareil. Ils tournèrent lentement la tête vers nous, puis croisèrent le regard... De leurs enfants. Leurs véritables enfants.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 30 Aoû - 17:28

Saï Nah Dinh :
Nous y sommes. Cette fois, nous y sommes.
J'ai attendu ce moment durant des année, si désespérément que j'avais accepté qu'il n'arrive jamais, que j'en étais même arrivée à ne plus vouloir qu'il arrive.
Elle me ressemble. On me l'avais dit, mais c'est vrai. Elle me ressemble, même si elle est plus petite, qu'elle n'a que quatre doigts, et qu'elle n'a aucune des tâches qui couvre mon corps.Mais son visage... Oui, elle me ressemble, mais... Il y a, sur tout son corps, des excroissances, des déformations à la surface de son corps. Ses os, à l'intérieur, sont déformés. Je le sais grâce à mes yeux intérieur, mais je ne me soucie plus de m'en servir où non. Là, rien ne compte.
Lui, à coté, mon père... Il est dans le même état. Il est grand. Terriblement grand. Plus grand que Frère, encore. La ressemblance de Frère avec lui est moins marquée que la mienne avec elle... Ma mère.
J'écoute avec avidité leur musique, cette musique qui m'a tant manqué, pendant dix neuf ans, la plupart du temps sans que je sache qu'elle me manquait. Lui émet une véritable symphonie, forte, passionnante, et qui pourtant rassénère à l'entendre. Elle une petite musique douce, joyeuse, lègère. Mais, Sainte Invisibilités sacrée des monts et forêts, comme cette musique est fragile, comme elle perds de puissance régulièrement, au point d'en devenir presque audible.
Ils sont mourrants. Non, pas exactement. C'est autre chose. Mais c'est tout comme. Ils sont sur le point de disparaître...
Pourquoi ? Pourquoi Nelos nous jette-t-il comme ça, face à eux, sans préparation, sans même nous expliquer ce que signifie ces machines ces hommes en blanc, ces masques qu'on nous faisait porter, ces champs de protection autour de nous ? A-t-il seulement idée de ce que Frère est en train de vivre ? J'ai eu l'illusion d'avoir des parents, moi, quand j'étais petite ! Lui pas. Il n'avait personne.
Ils ont les mains jointes, par dessus le vide qui sépare les couchettes. Ils les serrent très fort. Sûrement aussi fort que Frère et moi nous serrons les notres, par dessous nos protections. Ils n'ont encore rien dit. Nous non plus. Ma mère... Oui, ma mère... Sourit. Je n'ai jamais vu un tel sourire. Je n'en verrais jamais plus.
Autour, les hommes et les femmes en blouses blanches se sont immobilisés.
_ Faut-ils vraiment que tous ces gens restent là ? Demandé-je à nélos.
Ma voix, que je voulais ferme, est faible et tremblante. En fait, je tremble des pieds à la tête, je ne l'avais pas réalisé jusqu'à cet instant.
_ Oui, Soeur, c'est nécessaire. Nous ne pouvons nous éloigner. Le moindre relâchement de vigilance peut-être fatal.
_ Qu'est-ce qu'ils ont ? Demande Frère.
Nelos hésite un instant, comme s'il cherchait les mots.
_ Nous allons devenir des monstres, Protéo.
Je sursaute en entendant la voix de mon père. Elle est plus âgée, plus faible, mais c'est la voix de Frère, exactement la même voix.
Mon père. Mon père. Mon père. J'essaye de graver les mots dans mon esprit. Cet homme là est mon père. Celui qui m'a conçue. Celui sans qui je n'aurais jamais existé.
Cette femme là est ma mère. Mais elle n'a jamais eu le temps de me porter dans ses bras, de me donner le sein. J'ai grandis loin d'elle. Elle ne m'a pas appris à marché. Il ne m'a pas défendue contre les ombres de la nuit et les peurs de l'enfance. Pourquoi ai-je désiré cet instant ? C'est une vie, qu'il nous faudrait. Une vie pour ne plus être des étrangers, pour faire de ces deux personne tout ce dont j'ai besoin pour grandire, et pour que les voir allongé sur ces lits me fasse verser des larmes. Mes yeux sont sec. Désespérément sec.
Frère le regarde, lui, sans comprendre ce qui vient de dire. Un homme en blouse s'éclaircie la voix et explique, d'un ton embarrassé.
_ Vos parents sont victime d'une mutation, causée par une trop longue exposition à un mauvais Karma. Il semblerait que dans la prison où ils étaient détenus, ce genre d'expérience était monnaie courante.
Frère ne semble pas écouté. Il s'est approché, sans quitter notre mère des yeux.
_ Nous nous sommes rendu dans cette prison. Nous vous cherchions. Mais vous n'y êtiez plus. Vous vous êtiez enfuis, avec une bande de prisonnier.
Nelos reprends la parole.
_ Nous avons eu vent des expérience que l'on menait sur certains prisonnier, et avons décidé de les arracher à cet endroit. Aucun des cobaye choisi pour ce genre d'expérience n'était des criminels. C'était, pour la plus part, des prisonnier d'opinions.
_ Ou des criminels d'amour, comme nous. murmure ma mère d'une voix douce.
Elle tends de nouveau la main qu'elle avait posé sur la joue de Frère vers mon père, qui la saisit, et la serre très fort.
Et soudain, ce qui m'avait échappé si longtemps me frappe par son évidence. Frère et moi somme les fruit d'un amour sans borne. Un amour plus fort que des sciècle de haine entre deux peuple. Les Hylioran haissent les humains du pays de garris qui les haissent en retour. Mais eux, ils se sont aimés. Il se sont aimé d'un amour plus fort que les frontière. Un amour qui a perduré, malgré la déchirure spatio temporelle qu'il y avait entre les deux pays. Un amour qui dure encore, malgré la prison où on les a enfermé pour les punir de s'être aimés, malgré leurs enfants qu'on leur a arraché aussitôt nés, malgré la maladie, la transformation de leurs corps...
_ Je ne veux pas...
Frère s'est mis à parler d'une voix sourde. Il a saisit les deux mains jointe de nos parents. Son regarde passe de l'un à l'autre. Son coeur est plein d'éffroi, de révolte, de refus, de douleur.
_ Je ne veux pas ! Il doit bien y avoir un moyen !
_ Non, Protéo, dis ma mère, aussi doucement que précédement. Il n'y a aucun moyen. Les médecins qui nous soignent ont tout essayer.
Il semble que parler lui coute des efforts, comme se tenir assise, mais elle sourit. Oh, ce sourire... Il me hantera toute ma vie, je le sais.
Frère, tremble, secoue la tête en signe de refus. Je l'a vu bouleversé, tremblant après chacune de ses vision. Mais ce qui lui arrive est trop dur. Lui qui a désiré tant avoir des parents, qui n'en a jamais eu, et qui n'en trouve que pour porter leur deuil. Je saisi ma lyre, et commence à émettre les première mesure de l'air que je lui chante après ses visions. Mais comment voulez vous chanter, avec ce masque ridicule ? Je me contente de pincer les corde.
Autour de moi, un silence religieux s'est fait. Mes parents ont détourné les yeux vers moi, ils m'écoutent comme personne ne m'a jamais écouter, et je joue comme je n'ai jamais joué, même pas pour frère. Je joue mon amour, l'amour que je n'ai pas pu leur donner, que je ne pourrais jamais leur donner, parce que c'est trop tard, parce que nous n'avons pas le temps. Parce que nous n'aurons jamais assez de temps.
Frère pleure. Ses larmes coulent silencieusement sur ses joues. Mais il est droit. Il serre les mains jointe de nos parents, et je sens que lui aussi, il leur transmet, sans mot, tout ce que nous ne pourrons jamais leur dire. Je réalise que tout le monde a les yeux humide, autour de nous, même Nelos.
Je voudrais enlever mon masque. Je voudrais montrer à ma mère à quel point je lui ressemble. Mais c'est impossible. IL faudrait que je ferme les yeux, que j'appelle les forces invisibles pour qu'elles me crée une protection semblable à celle que me donne le masque, et pour celà, il faudrait que j'arrête de jouer. Mes yeux sont toujours aussi sec. Ma tristesse va entièrement dans mes doigts. Je suis toujours à l'écart, à quelque pas des deux lit. Frère se serre dans les bras de ma mère. Je voudrais l'y rejoindre. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas m'arrêter de jouer.
Ma mère serre mon frère dans les bras, mais c'est moi qu'elle regarde.
_ Tu as du talent. Ta musique fait bien plus de magie que les Hyliorans ne pourraient t'en apprendre. Tu as fais le bon choix.
Comment a-t-elle su ? Comment a-t-elle sur ce qui me faisait si peur, ce que je ne voulais pas qu'elle me dise, que j'avais trahi sa race ?
_ Tu as fais le bon choix, Sai Nah Dinh. Mais le sang Hylioran coule dasn tes vaine. Il coule dans vos veine à tous les deux. Vous ne pourrez jamais être uniquement humains. Il faut que tu accepte cette partie de toi. Et que tu accepte ton nom, parce que c'est moi qui te l'ai choisi.
Mon doigt se dérobe, et je manque de faire une fausse note. Tout mon corps a tressailli.
_ Je remercie ceux qui t'ont élevée, car il m'ont laissé choisir ton nom, comme ton père a choisi celui de Protéo.
Je regarde à nouveau mon père. Il a de profonds yeux marrons. Des yeux qui font du bien à regarder, qui vous donne le sentiment d'être protégé. Frère l'a rejoint, et caresse du doigt les excroissance sur son torses.
Une femme en blanc, qui pleure maintenant sans retenue, le rejoint et écarte la main la main de Frère. Puis elle nous regarde tour à tour, et lance.
_ Ils ont résistés jusqu'au bout de leur force. Ils ont retenu leur métamorphose. Tout le karma qu'ils ont en eux, ils l'ont consacré à ne pas se transformer, pas avant de vous avoir vu.
_ Ca valait la peine d'être vu. Murmure mon père, qui serre Frère par les épaules et ne me quitte pas des yeux.
Je le comprends alors. J'ai sacrifié à Frère ce plaisir simple, être touché par un père, par une mère. Jamais je n'aurais le temps de le faire. Dés que je m'arrêterais de jouer, ce sera fini. Ils ont atteint leur limite, et il n'y a plus que ma musique qui les tiens. Jamais je ne les embrasserai, ni ne les toucherai.
A présent je pleure. Comme une petite fille déçue. Toutes les larmes que je n'ai pas pleuré pendant des année, et que je ne pleurerais pas pendant les année à venir. Je pleure maintenant pour ne plus avoir à le faire, pour avoir la force de sourire, de sourire, et de sourire encore.
_ Protéo... Dit encore mon père. Saï Nah DInh...
Son regard est grave, à présent.
_ Nous ne serons plus nous. Nous ne serons plus des être pensant. Nous serons des animaux, dangeureux, sans âme.
Au ventre, là, ça serre, ça me glace. Je m'accroche dans mon esprit à Frère, qui se cramponne à moi.
_ Non, non.
Qui a parlé de moi ou Frère ? Je l'ignore.
Mère répond d'une voix douce, légèrement grondeuse, comme quand on explique à un enfant ce qu'il doit faire et en pas faire.
_ Nous serons des créature sauvage, et nous représenterons un danger pour toute les personne qui sont dans se bâtiment. Vous êtes nos enfants, nous savons que vous saurez agir comme il se doit.
Je regarde Nelos, en quête d'une aide, mais notre père le regarde aussi.
_ Nous voulons que ce soit eux, Nelos. Accordez nous cette dernière faveur. Que ce ne soit personne d'autre qu'eux.
_ Nous ne pourrons pas, dit Frère.
Si, mon enfant, tu le pourras. Parce que je sens ton amour, je sens comme il est fort et que toi, tu sens à quel point nous avons besoin de celà. Ne nous laisse pas mourir d'une main étrangère. Ne laisse pas un inconnu nous conduire aux portes de l'invisible. Nous n'avons pas pu avoir votre présence durant notre vie, accordez nous de mourir près de vous, par votre main. Grâce à vous nous trouverons la paix. Nous serons toujours près de vous. Je le promets.
Ma mère a parlé dans notre tête.
C'est moi qui résiste. De toute mon âme. Je retiens Frère pour qu'il ne cède pas.
On doit le faire, Soeur.
C'est lui qui parle à présent.
On doit le faire. On a pas le droit de laisser des étranger s'en charger à notre place.
Pas le droit ? Je me fiche du droit. Du bien, du mal. Je me fiche de tout, sauf de choisir moi-même l'instant de renoncer à tout espoir !
C'est la seule chose, la seule, qu'il nous sera donné de faire pour eux. Ne m'oblige pas à la leur refuser, Soeur.
Je ne réponds rien. Je joue, joue, joue sans m'arrêter, et pleure à gros sanglot.
_ Soeur...
_ Oui. Dis-je d'une voix faible. Oui. D'accord.
Je me tourne vers Nelos.
_ Laissez nous seuls. Seuls. Tout seuls. S'il vous plait.
Les hommes et femmes en blanc ont déjà commencé à refluer vers la sortie. Seul Nelos est immobile, à me dévisager. On dirait qu'il n'arrive plus à penser. Je joue. Je joue. Mes doigts me font mal, mais il ne faut pas que je m'arrête.
Puis Nelos, à son tour, tourne les talons, et s'éloigne lentement vers la sortie. Avant de disparaître il me lance un regard que je n'arrive pas à définir. Respect ? Compassion ?
Je joue, je joue, et m'approche à mon tour.
_ Je vous aimes, murmuré-je.
Je dis cela à des personne que je ne connais pas. Que je ne pourrais jamais connaître. Pourtant, c'est la vérité.
_ Je vous aime.
_ Nous vous aimons aussi. Très, très, très fort. murmure ma mère.
Je tourne les yeux vers Frère.
_ A présent éloigne toi de quelque pas.
_ Mais...
_ Juste de quelques pas. S'il te plait.
Il acquièce et s'écarte. Je suis seule entre mes deux parents. Je fixe leur visage, pour les graver dans ma mémoire, m'en souvenir toute ma vie.
Et j'arrête de jouer. Je bondis vers ma mère, et l'étreint de toute mes force, et cours dans les bras de mon père. Déjà, son corps s'est couver de poil gris, et ses mais se sont armés de griffes, mais il a toujours ses grand yeux marrons. Et sous sourire.
Je m'écarte de lui, et rejoint frère à reculons.
Les corps de nos parents ont commencé à grossir, à grandir.Des cornes leur pousses, leur yeux virent au rouges, une crinière noire couvre leur dos.
Mais jusqu'au bout, jusqu'à ce que leur visage ne soit plus qu'un mufle frémissant et crachant, ils continuent à sourire.


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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 30 Aoû - 22:10

Protéo


Pour la première fois de ma vie, et peut-être la dernière, je suis entièrement concentré sur une seule et unique chose. Mes parents sont là, devant moi. Et pourtant ils disparaissent. A la vue de leur corps se transformant, se couvrant de fourrure, de crocs et de griffe, une douleur immense me déchire le cœur.
Nous sommes fiers de vous, enfants de notre amour.

Un hoquet de surprise et de tristesse m’échappe. J’ai connu le respect et l’estime avec mon maître, j’ai découvert le bonheur et l’amour avec Sœur, et je commence à entrevoir ce qu’est l’amitié avec nos compagnons, mais rien ne peut égaler le sentiment qui m’envahit au contact de leurs esprits joints. Dans un dernier sursaut de conscience, ils nous enveloppent d’amour. Puis ils se rétractent doucement, laissant autre chose dans notre esprit.
C’est comme si quelque chose cédait en moi. Sans m’en rendre compte, je m’élance derrière leurs esprits se désagrégeant et sui ce mince fil. J’ai l’impression de glisser, comme si je m’enfonçais dans une eau à la fois glacée et douce. Autour de moi, tout n’est que grondement, férocité et désir. Désir de lacérer, déchirer et dévorer. Mais le fil est là, près de moi, et je continue d’avancer. Je les sens alors, à la fois tout proche et de plus en plus lointain.
Sœur

J’ai alors la vision de ma sœur, cramponnée à sa lyre au côté de mon corps inconscient. Les larmes coulant le long des joues, elle étouffe un sanglot et pince une fois de plus les cordes de son instrument. Je me cramponne encore plus fort et, anéantis de douleur, je les vois se tendre vers la musique de sœur.
A...adieu, papa, maman

J’ignore si mon message désespéré les a atteints. Peu à peu, les grondements cesse, la férocité s’estompe et les désirs s’effritent tandis que mes parents se laissent aller au son de la musique de la mort. Enfin, comme une bulle de savon qui éclate, tout disparais et je me noie dans le désespoir.

Lumière. Agitations. Effroi.

Des gens parlent autour de moi, je crois que quelqu’un prononce mon nom, mais je ne les écoute pas. Je ne veux pas écouter. Dans mon esprit apparaît sans cesse ce contact, et cette bulle que Sœur et moi avons fait éclater.

Inquiétude. Incompréhension. Hésitation.

On me soulève, puis me pose et je m’enfonce dans quelque chose que je crois avoir un jour trouvé moelleux et doux. Mais cette douceur ne peut égaler la douceur que j’ai, pendant quelque merveilleuses minutes, ressentit parcourir tout mon être. Soudain je sens mes poumons se remplir jusqu’à en être douloureux, une goutte chaude glisser de mon oeil et mes muscles se crisper jusqu’à ce qu’un cri de pur déchirement retentit à mes oreilles, vidant mes poumons mais ne me soulageant point.


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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 30 Aoû - 22:30

Je m’engouffre dans le vaisseau une fois de plus, comme… « au début ». Mais je ferais le chemin inverse. Du côté « Magique » au côté « Technologique ». J’en ai pour plusieurs heures de voyage. Ne pas perdre une seule seconde de repos, surtout !
Installée sur un siège des moins confortables, je fixe distraitement le cristal qui se balance mollement à ma ceinture. Cette petite chose… ‘Paraît qu’elle servirait à aspirer le « karma » de l’être. Encore une histoire d’arme, encore une histoire de guerre. Mon « cher » employeur m’a donc menti. Mais bon… Du moment que j’ai mon argent… Quoique…
Je verrai le moment venu. Oui.
Qu’est-ce que va me dire Nazul à mon arrivée ? Sûrement un « Tiens, déjà là ? » tout sourire. Depuis le temps que je pars ainsi… Pourquoi se tue-t-il à s’inquiéter pour moi ? Il sait bien que je reviendrais. Toujours. Pourquoi s’évertue-t-il à me protéger alors que c’est inutile ? Je…
Ah, non ! Tu vas pas tomber dans la mélancolie !
Nous décollons. Je m’accroche à la barre de soutien pour éviter de tomber. Ces machines…
Le ciel s’obscurcit brusquement. Des flash blancs plus ou moins rapides tranchent devant les hublots. Et nous sortons de la couche nuageuse. Un tapis immaculé, cotonneux, qui s’étend à l’infini. Calme.
Le visage collé à la fenêtre ovale, j’observe le paysage. Encore une chose que je ne me lasse pas de regarder. J’aime cette sensation…



« Nous allons atterrir. Je répète : nous allons atterrir. Veuillez rester assis pendant la procédure. Merci. »
Lentement j’émerge, puis étire mes membres engourdis. Il fait nuit dehors, c’est tout ce que j’arrive à voir. Encore un peu dans les vapes…
A peine ai-je le temps de partir qu’une silhouette au loin m’interpelle. Je ne suis qu’à quelques kilomètres de la « Frontière », c’est normal que je croise…
« Kanna ! C’est toi ? s’écrie Paolin.
J’esquisse un léger signe de main à la chanteuse
Quoi ? Mais elle devait pas te remplacer ?
Le premier visage « familier » depuis un petit moment…
Je paris qu’elle rentre de mission elle aussi.
- ‘lut Paolin.
- Dis-moi, tu as terminé ton « boulot » ?
- Oui. Et toi ?
- Pareil ! Ca te dit que je te raccompagne ? Mon copain m’a prêté sa Moto-jet !
- Je veux bien. »
Moi qui croyait que je devrais me faire tout le chemin à pied… On va dire que la chance est avec moi.
J’enfourche la selle, juste derrière Paolin. Elle embraye, allume, puis baisse les poignées à fond. Nous nous retrouvons entre ciel et terre à pleine vitesse. Le vent fouette mon visage, fais claquer mon voile.
Le sol défile vite, trop vite pour moi. Seul le ciel ne bouge pas. En haut, la Lune, pleine, éclaire faiblement les environs.
« Attention, me crie-t-elle. On va passer de l’autre côté !
- D’accord… »
Un effleurement, puis nous voilà dans notre « monde ». L’odeur douce de l’herbe laisse place à celle plus âcre du métal. Le silence, au bruit.
« Tu sais, tu peux dormir un peu. On a encore un bon bout de trajet avant d’être au Cabaret.
- Non, ça va aller.
Je serre légèrement mes poings. Quand je dors, je sais bien que je vais rêver de choses étranges, de mon pauvre passé, de brides de mots que j’oublie. Seule ma « Marque » s’en souvient. Et ça me fait mal.
- Kanna, tu comptes danser demain soir ?
Changer de sujet, c’est sa spécialité.
- Oui. Cela fait un moment que je ne l’ai pas fait.
- J’espère que j’aurais pas de missions. J’aime bien te voir danser. Mais te fatigue pas comme la dernière fois !
- J’essayerais… »
De toutes façons, je n’ai pas peur de mourir. Que ce soit maintenant ou dans des années, je me laisserais aller. Tout doucement… Je n’attends rien des autres, ni de l’avenir, ni de moi-même…
A force de réfléchir, de parler avec Paolin par petites discussions, nous arrivons devant le bâtiment éclairé et chaleureux du Cabaret.
Je saute prestement de l’appareil, remercie mon chauffeur de la main, puis me précipite à l’intérieur.
La salle est comme quand je l’ai laissée : Chaude, attirante, peinturlurée de signes et de fresques. De légères tentures pourpres ou pastels descendent en cascade vers le sol. Au fond, je vois l’estrade. Il n’y a personne.
Paolin me rejoint et souffle :
« Ah oui… C’est le jour de repos. Bon, je vais te laisser. A plus tard.
Elle tapote mon épaule en souriant. Je dodeline de la tête.
- Merci de m’avoir ramenée.
- C’est rien, voyons, lance-t-elle en disparaissant dans un couloir. »
Après avoir traversée la grande salle, je m’arrête devant la porte de Nazul. Je n’ai pas le temps de frapper, il ouvre la porte.
« Kanna ! Déjà là ?
- Oui. J’ai finis ma mission plus tôt que prévu.
On se regarde. C’est tout ce que je sais faire.
- Bon, va te détendre dans ta chambre. Passe une bonne fin de nuit. »
Il a compris que je ne voulais pas parler. A force de rester avec moi, on finit sûrement par me comprendre… Mais ça m’étonnerait.
Passée les interminables couloirs. Je sens une présence. J’ouvre et me stoppe.
Kine est sur mon lit, à moitié amorphe, les yeux vides, de longs tracés sombres sur les joues. Sa respiration est saccadée, presque sourde.
Qu’est-ce qu’elle fout ici, elle ? !
Elle a l’air si triste…
C’est comme ça.
Je m’approche d’elle, lentement, à pas légers. On dirait une danse discrète. Elle lève les yeux vers moi. Une lueur passe dans son regard.
« Il est partit.
Je sais.
- Il m’a laissé comme ça.
Je sais.
- Il ne m’a pas jeté un regard.
Je sais.
- Il a dit que c’était de ma faute.
Je sais.
- Il… Il… C’est… »
Laisse-moi faire !
Mes mains se détendent. J’en passe une sur la joue de Kine, la fait glisser sur ses larmes séchées. Je finis par la serrer dans mes bras. Elle ressemble à une poupée, un être fragile. Elle va se briser peut-être.
« Kanna… Des fois je t’envie de n’aimer personne…
- Je sais… »
Demain, j’irais voir mon employeur. Seulement demain.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 1 Sep - 19:25

Saï Nah Dinh :
Mal.
Aux doigts. Au ventre, au coeur. Mon corps est lourd. Ma tête aussi. Tous mes muscles sont endoloris. Je viens de tourner la plus lourde page qu'on ai tourné dans les deux mondes. "Ta musique fait plus de magie que tout ce que les hylioran pourront t'enseigner." Je leur ai offert la mort la plus douce. Ma musique a convaincu leur âme de mourir, et ils sont mort. Ils n'auraient pas pu moins souffrir. Et je suis là, recroquevillée contre mon frère, dans cette chambre où on nous a laissés, après que j'ai repoussé tout soin, toute aide qu'on nous proposait. Nelos est là, dehors, devant la porte. Ca fait des heures, à présent. Il fait de nouveau nuit. Mais il n'a pas bougé. Il doit avoir le sentiment d'être responsable. Responsable.
Frère a pousser tous les cri que son coeur pouvais pousser. Il n'a plus de voix, à présent. Il respire, contre moi, nos bras emmelés, sa tête sur mes genoux. Je ne chante pas. Je l'écoute respirer.
Qu'allons-nous faire ?
Il me le demande, dans ma tête.
Qu'allons-nous faire, à présent ?
Je n'ai pas la réponse à cette question. Je n'ai la réponse à aucune question. Les yeux intérieur ne savent pas répondre à ça. Je pose mes lèvres sur sa nuque, à la racine de ses cheveux, comme je crois qu'elle aurait fait, elle, si elle avait eu le temps. Je joue avec les mèche de son front. Je me serre contre lui. Mais ça ne remplace pas. Ca ne remplacera jamais. Nous n'aurons jamais rien de plus que ça. Orphelins. Déracinés.
_ Ils s'aimaient, murmurai-je. Ils s'aimait plus fort que tout.
Oui, réponds frère, ils s'aiment.
_ Nous sommes les enfants de l'amour. Tant qu'il y aura de l'amour sur cette moitié du monde, ou sur l'autre, nous aurons une famille. Tous ceux qui s'aiment seront nos cousins. Et tous ceux qui haissent, séparent les enfants de leurs parents, les amantes de leurs amants, ceux là seront nos ennemis.
Oui, réponds Frère.
_ Nous allons continuer notre route comme nous l'avons fait. Je n'ai plus que toi et tu n'as plus que moi, mais nous sommes plus riches que les hylioran, plus riche que les humain de Garris, parce qu'ils se haissent et que nous nous aimons, qu'ils haissent leur parents, leurs enfants, et que nous sommes les enfants de parents qui nous ont aimé plus que tout.
Oui.
Je n'ajoute rien. Je tremble. Tout mon corps s'est mis à trembler.
Soeur ?
_Aide-moi... Gémis-je.
Il se redresse, m'entoure de ses bras. Je m'y effondre, et me serre contre lui, sanglotante. Je n'ai pas le droit de me haïr pour ce que je viens de faire. Je n'ai pas le droit de me révolter contre moi-même, parce qu'il a besoin de moi. Mais j'ai le droit de m'effondrer, de retrouver mes forces dans ses bras.
Nous ne sommes plus seul, me dit Frère. Nous ne serons plus jamais seuls. Il seront toujours avec nous. Et tous ceux qui s'aiment serons nos cousins. Et tous ceux qui haissent seront nos ennemi.
_ Je t'aime.
Je t'aime, Soeur.
Nous restons là, serrer l'un contre l'autre, tandis que Nelos, à la porte, immobile, silencieux, nous écoute, moi qui parle, lui qui se tait. Une série de pas dans le couloir m'averti que quelqu'un approche. Nelos se redresse, près à rabrouer doucement l'importun, l'éloigner de nous. Mais il se tait. Frère et moi redressons la tête pour voir la personne pousser la porte entrebaillé et nous rejoindre.
L'enfant silence. L'enfant prisonnière d'un corps de femme. Mais elle ne me paraît soudain plus si prisonnière. Elle est venue seule, la peur qui habitait son regard semble s'être atténuée. Elle est venue nous rejoindre, avec une détermination qui a suffisement touché Nelos pour qu'il la laisse passé.
je la regarde. Quand je l'ai laissée dans le couloir, elle était en robe de mariée déchirée et salie, une expression de désespoir sur le visage. Elle a enfilé une autre robe, toute simple, qui dissimule ses formes trop adultes sans cacher la sveltesse de sa silhouette. Ses cheveux sont en désordre, elle a du vouloir les coiffer elle-même. Elle tient dans sa main un paquet de tissus, qu'elle nous tends.
Je le saisit, et écarte le tissus pour découvrir un assemblage un peu maladroit de papiers découpés et collés ensemble, pour former des fleurs. Une couronne. Une couronne comme celles qu'il y avait sur les tombes, dans le cimetierre où nous sommes allé la chercher. Je relève les yeux vers elle et la regarde. Elle pose la main sur son coeur, et me souris avec douceur.
_ Oui, dis-je. Nous avons très mal au coeur tous les deux.
Frère pose, lui aussi, la main sur son coeur. Il ne sais pas parler dans d'autre têtes que la mienne.
Elle a su que nous avions perdu nos parents. Alors, elle leur a construit une couronne.
_ Elle est magnifique, dis-je.
Et je dis la vérité. Tant pis si ce sont des fausses fleurs, tant pis si elles ne sont pas très bien faite. IL n'y aurait pas pu avoir plus magnique couronne.
Je sanglote, à nouveau, contre l'épaule de frère, la couronne dans les mains. La petite au corps de grande s'approche, et, de ses bras svelte, m'entoure. Sans voix, elle ne peut rien de plus. Alors je me détache de frère, et la serre contre moi.
_ Nous te sauverons. Je te sauverais. Quelqu'en soit le prix, je te promets que tu vivras.
Je n'ai pas pu sauver mes parents. Nous sommes arrivés trop tard. Je ne laisserais pas cette enfant disparaître, prisonnière d'un corps qui n'est pas le sien.
Tous ceux qui aime serons nos cousins.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 3 Sep - 0:23

Wiwiji Hoshizora

La sale gamine m’avait frappé ! C’est parce qu’elle veut pas parler qu’elle fout des baffes aux autres ? J’lui en foutrais des baffes moi, si m’sieur le prêtre m’avait pas arrêté elle aurait reçu.
Où est-ce qu’elle est partie, d’ailleurs ? Si je la retrouve …
Enfin, pour l’instant, je ne m’occupe pas d’elle, j’ai entendu que les deux personnes tachetées avaient un petit moment difficile, je n’ai pas entendu pourquoi. Mais je deviens folle moi, si je me préoccupe des autres ça va mal aller pour moi, je suis une voleuse qui se sert de ses charmes pour embobiner les autres. Je me fiche royalement de leurs problèmes … Je devrais quand même aller les voir, pour voir si ils vont bien … Et profiter de leur faiblesse pour les détrousser ! Nan, mais, on détrousse pas des amis … quel est-ce mot ? … Amis … encore un sentiment inutile, l’amitié … je n’ai aucun amis ! Si … Non … Si … Non …
Raah, j’en ai assez de me poser des questions, et … tiens, m’sieur l’négligé … il fait quoi devant cette porte ? Ils sont derrière cette porte, je le sens … Eh mais mon truc là ça ressemble à ces trucs bidons que « Mère » allait de temps en temps faire chez une dame, elle lui donnait de l’argent et elle lui disait des choses qu’on ne peut pas voir nous … « Mère » a toujours été médiocre en magie, moi, j’m’en fous complètement de la magie, ça sert à rien, c’est fait pour les gens qui savent pas faire autrement que l’utiliser. Et voilà que je commence de nouveau à penser à n’importe quoi. Je suis une voleuse, ce qu’il y a derrière cette porte quoi qu’il arrive pourra toujours servir. … Et si je dérangeais en entrant, on ne sait jamais … Mais je m’en fous de déranger, moi.

« Qu’est ce que vous voulez, vous ? Me dit m’sieur négligé sur un ton qui n’est pas très sec, contrairement à ce que à quoi j’aurais pu m’attendre.

Mais pourquoi il est là, lui ? Il fait le garde ou bien il hésite à rentrer ? Il est malin ce gars, il a qu’a entrer … Mais peut-être qu’il l’a déjà fait, et qu’il dérangeait alors il est sorti. Mais nan, c’est débile, et puis si on a fait sortir cet homme, on ne me fera pas sortir moi, et puis je ne sortirais pas de toutes façons.

-Je … Je viens les voir, je peux entrer ? S’il vous plait … J’aimerais faire connaissance avec eux et … ils ont peut-être besoin de réconfort … »

Est-ce que je plaisante là ? Je ne vais pas bien décidemment en ce moment … Du réconfort, j’ai pas de réconfort à apporter aux autres, moi, j’en ai déjà pas assez pour moi.
Négligé n’a pas le temps de me répondre, la porte s’ouvre. Je vois la femme avec des taches couleur chair sur sa peau nébuleuse, superbe et … la p’tite enragée ! Toujours fourrée avec quelqu’un celle là, mais elle verra, quand elle sera seule, elle verra ! Elle me regarde différemment de tout à l’heure. Si elle veut se faire pardonner, elle n’a qu’à me dire pardon. Ah mais c’est vrai, elle ne parle pas. On verra, p’tite tueuse, qui est la plus dangereuse de toi ou de moi.

« Vous pouvez entrer, si vous voulez, me dis la femme. Frère est resté à l’intérieur.

Frère ? Elle parle de l’homme aux taches ? Ainsi c’est son frère … J’ai cru que c’était son compagnon. Qui se ressemble, s’assemble après tout. Et … Oh ! Quel beau pendentif … on dirait qu’il a été sculpté, il doit valoir très cher … Un peu comme le mien, sauf que aucuns bijoux n’est plus beau que mon pendentif … Peut-être ma broche, mais rien n’est plus beau que ces deux bijoux … Le « Bleu » ? Oui, le « Bleu » ! Il est plus beau que tout ! Mes yeux ont du mal à se détacher du cou de la « Sœur du Frère » mais finalement j’arrive à la regarder dans les yeux et à lui répondre presque honnêtement :

-Merci, je vais juste voir comment il va, vous avez l’air fatiguée, vous … »

Elle s’éloigne avec la p’tite tueuse, mais l’négligé, lui, ne bouge pas, mais va-t-en, j’veux pas qu’tu nous épies toi, l’indiscret, on a pas besoin de toi, là … Il me regarde avec un air étrange, comme s’il m’avait entendue, mais il ne bouge pas. Alors comme ça, tu veux pas nous laisser peinard, le « Frère de la Sœur » et moi ? Crevard va …
J’entre dans la chambre, où « le frère » est assis sur le lit. Il n’a pas l’air d’aller bien lui … Je m’accroupie devant lui et le regarde … ses yeux cristallins sont très beaux … et … à son cou, le même pendentif que celui de sa sœur. Je murmure :

« Vous souffrez ? Vous devriez faire le vide …

Il ne me répond pas, je ne sais même pas si son regard, pointé sur moi, me voit. Je m’assoie à coté de lui et pose une main sur son épaule.

-Vous savez que vous êtes beau, vos taches vous donnent un exotisme très agréable.

Il tourne son superbe regard vers moi, il est vide … puis, il regarde le sol.

-Sœur …

-Quoi Sœur ? Sœur, elle est pas là, c’est moi qui suis à tes cotés, moi, Wiwiji Hoshizora ! Vous devriez sortir de cette coquille, y a pas que votre Sœur dans votre vie !

Ça ne l’atteint même pas, est-ce qu’il m’écoute au moins ? On dirait qu’il est dans une autre dimension où il est seul. Je l’enlace et murmure à son oreille :

-Allons … laissez-vous aller, personne n’aura vent de ce qu’il va se passer.

Je passe une main dans son cou et m’arrête sur le pendentif. Il est vraiment beau ! Il me le faut ! Mais … il a besoin de réconfort, il est tout vide, il faut que je l’aide … Eh, je passe avant les autres, alors d’abord le pendentif et on verra plus tard pour l’aider … Mais … Non, rien à faire … Mais … NON !
Je saisis à pleine main le pendentif. Soudain, il attrape ma main.

-Ce n’est pas une chose à faire, mademoiselle.

Comment ça ? Eh ! Si c’est tout ce qu’il trouve à dire … et puis il ne sait pas à qui il a affaire !
Je rapproche mes lèvres des siennes, soudain, la porte s’ouvre et la sœur du frère entre dans la chambre, elle s’avance, m’attrape par les épaules et m’éloigne du garçon.

-Frère n’est pas votre goûter ! Qu’elle me balance avec un ton glacial comme j’avais rarement entendu, peut-être que « Mère » ou « Père » m’avait déjà parlés comme ça … de toute façon, ça leur avait coûté la vie la dernière fois qu’ils avaient eu ce ton là …

-Pourquoi t’affoles-tu comme ça, Sœur ?

Tiens, le frère a réagit ! Enfin ! C’est vrai que la sœur a eu une réaction un peu forte, c’est pas sa copine que je sache, il peut faire ce qu’il veut !

-Mais … Mais cette fille n’a pas le droit d’abuser de toi comme ça !

Je la regarde avec des yeux méchants, de quoi elle se mêle celle là ? J’veux bien qu’il y ait de l’amour fraternel, mais faut peut-être pas abuser là !

-Bon ! Je vois que je dérange, alors j’m’en vais ! Tss …

Je sors de la chambre en claquant la porte, je n’ai pas réussi à obtenir ce que je voulais et en plus je me fais rabrouer par cette fille, la sœur … C’est une ennemie, elle ? Je crois bien !
Moi les ennemis je les éjectent. C’est pas une ennemie, elle prend juste de soin de son frère … C’est ça ouais, elle veut surtout le garder pour elle ! Non … Si … Non … Mais j’ai fini de parler avec moi-même ? c’est de pire en pire …
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 6 Sep - 22:14

Nelos Van Dren :


Je regardais la voleuse sortir de la chambre où se reposait Protéo et sa Sœur, elle avait l’air en colère... J’avais parfois des doutes sur le fait de laisser un électron libre comme elle se balader en liberté, mais prêt tout, à quoi m’inquiéter pour ça ! J’avais déjà dans mon QG, une jeune fille dans un corps cybernétique recherchée par les hautes technopoles, et même temps un hybride extraterrestre recherché, lui, mon gouvernement véreux. Alors, une voleuse de plus ou de moins dans tout cela.
J’étais toujours à la porte, lorsque la porte s’ouvrit à nouveau, c’était Protéo qui s’était levé. J’imaginais que ce qui s’était passé dans cette chambre avec cette fort jolie voleuse ne l’avait pas encouragé à rester couché.
_ Nelos, dit-il tristement, Sœur et moi, nous avons quelque chose à vous demander.
_ Qu’est ce que c’est ?
Sai Nah Dihn rejoint son frère à la porte, sortant de l’obscurité, et posa ses deux mains sur les épaules de son frère.
_ Nous voudrions...
Sa voix était vraiment hésitante, le choc de la mort était toujours présent.
_ Nous voudrions... Que nos parents aient une cérémonie décente.
C’était peut être une chance, ou une malchance qu’ils m’aient fait part de cette pensée dès maintenant, car les corps contaminés allaient être incinérés sans plus attendre.
_ C’est possible, mais j’ai bien peur que si vous aviez en tête de les enterrer, ça, ce soit impossible.
_ Pourquoi ? contesta Sai Nah Dihn
_ La maladie de vos parents, elle faisait que leurs corps émanaient une forte dose de karma obscure. Même à présent, que... qu’ils sont morts, leur corps irradie toujours dangereusement, ce n’est pas possible de les sortir du bâtiment.
Je lisais dans leurs yeux une déception certaine. Cependant, je pouvais leur proposer une solution de rechange, mais cela n’allait pas du tout leur plaire.
_ La seule chose qui je peux vous proposer, c’’est d’aller les voir une dernière fois, avant qu’ils ne soient incinérés.
_ Incinérés ?! répéta Protéo en hurlant
_ Je suis désolé, mais c’est la seule manière assez discrète que nous possédons.
Je voyais dans les yeux de Protéo, pendant un court instant après avoir dit cette phrase, un regard des plus méprisants. Comme si tout à coup, le fait d’avoir vu ses parent mourir avait été de ma faute.
Ces yeux me firent voir en un seul instant ce que notre travail, à moi et à Sydney, représentaient aux yeux de certaines victimes : Un moyen encore plus cruel de prolonger les souffrances, car les victimes libérés de leurs tourments devraient vivre toute leur vie avec d’horribles souvenirs... Mais je ne lui en voulais pas, c’était une réaction normale, comme on en avait déjà tant vues.
_ Venez avec moi, finis-je par dire, je vais vous amener à eux.
Ils me suivirent sans broncher jusqu’à l’ascenseur principal. Lorsque nous étions tous à l’intérieur, j’appuyais sur le bouton qui allait nous mener au 1er sous sol. Nous arrivâmes rapidement, et les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur la salle d’incinération. Il faisait sombre, la pièce était petite, et au fond, comme seule lumière, était disposée une machine alimentée par le karma du bâtiment. Une machine capable de faire brûler même les plus solides matériaux renforcés. Au milieu de la pièce, deux de mes hommes, en robe de mage, s’occupaient à préparer deux corps qui allaient être plongées dans le feu purificateur de l’énorme engin. Ces corps énormes et bestiaux flottaient dans les airs, entourés d’un champ karmatique. Je m’approchais d’eux et leur dit :
_ Ecartez vous !
_ Mais chef, nous devons... dis l’un d’eux
_ Ecartez vous, je vous dis !
Sentant mon autorité, ils s’exécutèrent. Je laissais alors Sai Nah Dihn et son frère s’avancer. Ils collèrent leurs yeux et leurs mains sur la barrière protectrice autour des corps de leurs parents, comme pour essayer de les toucher... Ce que je voyais était incroyable. Dans leurs yeux brillaient de tristesse de devoir les laisser partir, et de joie de pouvoir encore les voir. Ils étaient devenus des bêtes, sans âme, sans sentiments... Mais pour eux, c’était toujours leurs parents, ceux qu’ils avaient toujours désiré voir et parler. Ils leur murmuraient des mots d’amour... Ni moi ni mes deux hommes ne pouvaient rester, ce dernier moment n’appartenait qu’à Sai Nah Dihn et Protéo, et à personne d’autre, personne.
_ Je vais vous laisser. Si vous me cherchez, je serais dans mon bureau.
Je remontais alors dans l’ascenseur. Dire que ces victimes qui me paraissaient au départ si banales, avaient survécus à leur maladie seulement grâce à la force de leur amour... Tout ça pour espérer revoir une dernière fois leurs enfants. Quand je pensais à ma mère qui avait abandonné mon père du jour au lendemain pour je ne sais quel autre homme... Ca me brisait le cœur...
A quelques mètres de l’ascenseur se trouvait mon bureau. J’avais envie de m’asseoir sur ma chaise et de me détendre un peu sur un jeu vidéo après toutes ses émotions.
Cependant, à peine je franchis la porte automatique que quelqu’un vint brusquement vers moi en courant : Falstern, notre espion des réseaux de communication.
_ Monsieur, monsieur ! J’ai des nouvelles !
_ Vous savez où est passé la femme voilée avec le catalyseur de karma ? pensais je soudain
_ Non monsieur, pour ça, on est encore sur sa piste. J’ai bien peur que ce que je dois vous annoncer soit des mauvaises nouvelles !
Sans me retourner, j’entrais dans mon bureau, et invitais Falstern à me suivre.
_ Je vous écoute !
_ Voilà Monsieur. Comme vous le savez, l’hybride que nous gardons, la cargaison du vaisseau, et le cristal qui nous a été dérobé était destiné à un groupe gouvernemental secret.
_ Ils devraient d’ailleurs penser à se faire rembourser, pour ne pas avoir été livrés dans les 30 minutes, commentais-je
_ Justement, j’ai surpris une conversation sur un réseau protégé par barrière karmatique, une conversation de celui qui aurait du recevoir la commande, et un membre influent du gouvernement. Les noms, vous les connaissaient déjà, mais ce qui est grave, c’est que la confrérie de sorciers obscurs associés secrètement à celui qui devait recevoir la cargaison du vaisseau a lancé une véritable chasse à l’homme pour obtenir des renseignements.
_ Vous voulez parler de la confrérie de la Lune Noire ?
_ Eux-mêmes, monsieur. Que fait on ?
_ Rien pour le moment. Personne ne sait ce qu’est devenu la cargaison, mais renforcez la garde dans le QG, et allégez celle des entrées pour ne pas attirer l’attention !
_ Entendu !
Je vis partir Falstern aussi vite qu’il était venu, la porte se referma derrière lui.
La Lune Noire. Une Mafia de sorciers abjects et qui ne reculent devant rien pour obtenir ce qu’ils veulent. Ca voulait dire que maintenant, la guerre secrète était officiellement déclarée entre les deux camps. Ceux qui voulaient l'hybride, et ceux qui voulaient la jeune fille muette. Quand à nous, nous étions au milieu de ce conflit...
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 7 Sep - 10:35

Sai Nah dinh
La question de la religion s'est posée, bien sûr. Il était entendu que Frère adresse une prière au dieu des Garian pour notre père. Moi, j'hésite à invoquer les puissances invisible pour qu'elles fasse de l'âme de notre mère une des leurs, comme on fait chez les hylioran. Mais personne ne le fera à ma place, alors je récite à mi voix la formule rituelle.
Les hommes que Nelos a chargé de l'incinération, heureusement, accomplisse leur tâche avec la gravité qui leur ai dûe. Frère a sculpté une urne, pour y receuillir les cendres de ce qui a été nos parents. Il n'y a pas de flamme. Ca ne dure qu'un instant. Les corps disparaissent, et l'instant d'après les cendres sont dans l'urne.
Dehors le soleil est en train de se lever. Les hommes de Nelos sont ressortit en silence.
Je me tourne vers Frère, qui serre l'urne contre lui, à présent.
_ Quand toute cette histoire sera fini, si Nelos nous y autorise, nous irons jetter ces cendres quelque part où ils ont aimé vivre.
_ Connaissons nous un endroit où ils ont aimé vivre ? Nous n'avons presque rien su d'eux.
_ Nous chercherons. Deux êtres qui s'aiment ne disparaissent pas sans laisser de trace. Leur amour reste gravé dans les lieux qui les ont abrité.
Frère ne réponds pas. Je le prends par l'épaule et le ramène dans notre chambre.
_ Maintenant, Frère, je veux que tu médite. Et que tu ne sorte pas de ta méditation avant que je vienne te rechercher. Tu as besoin de repos, de beaucoup de repos.
_ Toi aussi soeur.
_ Moi, je dormirai quand il fera de nouveau nuit. Aujourd'hui, j'ai une tâche à accomplir qui ne peut attendre. Veux-tu que je joue quelque chose, avant ta méditation ?
_ Oui, s'il te plait.
Je prends ma lyre et en caresse doucement les corde tendis que Frère se met en position. Je joue autant pour moi que pour lui. Le doux chant familier de la lire me rassénère, me donne le sentiment d'être chez moi, malgré les événements sombres qui ont marqué ces jours.
Je t'aime, Frère.
Il m'envoie une bouffée d'amour, mais ne réponds pas. Sa méditation a commencé.
Je quitte la chambre et traverse le couloir, pour aller frapper à une porte.
_ Entrez, dis la voix du prêtre.
Je pénètre dans la chambre bleue ou l'enfant silence a dormi. Elle n'y est pas. Le prêtre est là, tout vêtu, comme s'il n'avait pas dormi.
_ Où est-elle ?
_ Elle m'a fait demander la direction de la bibliothèque à quelqu'un. Et elle a tenu à ce que je ne l'accompagne pas.
_ Elle se promène donc seule ? Elle n'a plus peur ?
_ Faut croire que non.
Il a tout fait pour me répondre sur un ton neutre, mais je perçoit, malgré tout, derrière son indifférence, les accent du dépit. L'idée que l'enfant silence n'ai plus besoin de lui le perturbe plus qu'il ne veut l'admettre.
_ C'est quelque chose de très positif, dis-je. Si nous parvenons à la sauver, il faudra qu'elle devienne autonome.
_ Bien évidément.
_ Et cette bibliothèque, où est-elle ?
_ L'étage inférieur, au fond du deuxième couloir à gauche en partant de l'ascenseur.
Je remercie le prêtre et m'apprête à repartir, quand il me rappelle.
_ Ne faites pas ça.
Je me retourne.
_ Je ne serais pas obligée de le faire, si vous consentiez à dire à Nelos ce que vous savez des dessins que vous avez tracé par terre.
_ Je ne sais pas ce qu'ils signifient. Je sais juste que c'est un mode d'écriture utilisé par des gens dont les activité n'ont rien de bénéfique. Croyez moi, ne cherchez pas à déchiffrer ce message. Ce n'est pas une partition musicale, cette fois.
_ Monsieur, ce qu'elle a écrit est la seule chose qui peut la sauver. Cette enfant est prisonnière d'un corps qui peut mourir à tout moment. Quelqu'en soit le prix, je ne la laisserai pas mourir.
_ Vous dites ça parce que vous n'avez pas idée du prix à payer...
Mais je suis déjà partie.
La bibliothèque est une grande salle tapissée d'étagère de bois, couverte de gros livre reliés en cuir. Un certain nombre de personne s'y affaire. J'apperçois l'enfant à une table. Elle a choisi plusieur ouvrage, qu'elle a glissé dans un sac, à coté d'elle, pour les emporter. Ceux qu'elle n'aura pas la force de transporter, elle les lis maintenant. Je n'ai jamais vu personne lire à cette vitesse. Sans doute le métal qu'il y a dans sa tête l'aide-t-il à aller si vite.
Je m'asseois devant elle. Absorbée par sa lecture, elle ne m'a pas vue. Je m'éclaircis un peu la voix. Elle relève les yeux.
Je lui souris.
Elle me souris et pose la main sur son coeur. Je fais de même.
_ Merci. Merci d'être venue cette nuit.
Elle hoche la tête.
_ Mon enfant, je voudrais que tu me rechante ta chanson.
Ses yeux s'écarquillent, et, soudain effrayée, elle secoue la tête en négation.
_ Je te promet que je ne la chanterais à personne. Je la chanterais juste pour toi, et uniquement pour toi. S'il te plait.
Elle referme son livre, ramasse son sac rempli, et se dirige vers la sortie, aussi vite qu'elle le peut en étant si lourdement chargée. je la rattrappe.
_ Je ne veux pas te voler ton secret. Frère peut même faire en sorte que je l'oublie aussitôt après que j'ai pu te le chanter. Je veux seulement te prêter ma voix, uniquement celà. C'est promis.
Mais l'enfant secoue encore la tête en signe de négation. Elle me regarde avec détermination. Les événements de cette nuit l'ont fait évoluer. Je comprends soudain son gout, nouveau, pour la lecture. Elle veut apprendre. Elle veut tout apprendre, très vite.
_ SI tu ne peux pas chanter, et que tu ne veux pas que je chante pour toi, veux-tu au moins que je t'apprenne à jouer de la musique ? Comme ça, tu auras une voix, même si ce n'est pas une voix qui formule des mots.
Soudain intéressé, l'enfant hoche la tête avec enthousiasme.
_ Alors vient avec moi. Emmène tes livre. Je vais t'apprendre, pendant que Frère médite.
La chanson, peut-être acceptera-t-elle de me la chanter une fois qu'elle aura confiance en moi. Et sinon, peut-être lui aurais-je donné au moins un outil de plus, pour ne dépendre que d'elle même.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 8 Sep - 23:18

Arias
Nous étions revenus depuis plusieurs heures maintenant. Pendant tout ce temps je m’étais répété les paroles de Sœur. « Votre pouvoir est illimité » m’avait-elle dit. Aucune limite… Cela dépassait l’entendement.
Toute ma vie j’ai vécu dans un univers délimité, balisé. À commencer par ma captivité : Quoi de plus limité en effet qu’une cage ! Toutes ces années de captivité. Encore maintenant il m’était difficile de me sentir libre. Je savais que je n’étais plus captif, mais avoir vécu une longue période – plusieurs années ? Des dizaines d’années ? je ne le savais pas – dans un espace fermé, coupé de tout contact, vous amène à penser comme un prisonnier.
Et voilà que maintenant que j’étais libre physiquement, que je commençais à peine à me sentir libre mentalement, on m’annonçait que j’étais sans doute l’être le plus puissant qu’il existe sur cette planète. Si seulement j’avais eu conscience de cette puissante qui sommeillait en moi plus tôt ! J’aurai pu éviter ma captivité ! Voir même la captivité de mes parents !
Mes parents… Etaient-ils seulement encore en vie aujourd’hui ? Comment pourrai-je le savoir ? Etait-il seulement possible de le savoir ? Je pensai alors à une possibilité : Mon pouvoir était apparemment propre à mon espèce. Mes parents avaient peut-être aussi un pouvoir semblable ! Serait-il alors envisageable que je puisse les retrouver en utilisant le pouvoir dont je disposais ? Je ne connaissais qu’une seule personne capable de me répondre.
Je sortis de ma chambre et me dirigeai vers celle de Youshia. J’espérai seulement qu’elle ne serait pas trop fatiguée par les récents évènements pour me répondre. Je frappai doucement à sa porte.
- Youshia ? demandai-je.
Pas de réponse, elle devait sans aucun doute se reposer, et je devrai être en train de faire de même.
Alors que j’arrivai à la porte de ma chambre, une voix me parvint du bout du couloir. C’était Sœur. Tout en entrant dans mon lieu de repos, je tournai une tentacule oculaire en direction de sa voix et aperçu la jeune fille muette.
Sœur aurait peut-être pu m’aider mais elle s’occupait apparemment de la jeune fille. De plus j’avais bien senti qu’elle n’appréciait pas vraiment parler de magie. Bah ! J’aurai bien le temps d’en parler après m’être reposé quelques heures. J’aurai les idées bien plus claires après cela !
Je fermai la porte et m’allongea sur l’amas de couvertures. J’étais apparemment plus fatigué que je ne le pensais car je m’endormis en quelques secondes…
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 10 Sep - 22:32

Kanna

Le bruit des applaudissements me donne mal au crâne. Mes membres sont couverts de sueur, ma respiration est plus rapide. Je disparais sous les rideaux sombres, me précipite dans les coulisses, vers ma chambre. Le temps de me laver et de me changer, l’employeur aura à peine pu s’installer dans une salle privée.
J’enfile rapidement un court short noir et ma tunique blanche, ajoute mon voile. Mes armes, le cristal, et ma sacoche. On ne sait jamais.
L’homme est là, seul, avec cet air stressé qui me fait tant rire. Il me fixe, un drôle de sourire sur ses lèvres. Je n’aime pas ça.
« Oh, s’exclame-t-il. Vous voilà ! Vous avez fait vraiment vite, bravo !
- Allons, épargnez-moi vos compliments.
Eclat de rire. Fort, et pourtant froid. Malgré moi je lui tends le cristal. Ma « Marque » me fait mal, étrangement mal.
- Voici votre cristal. Cela ne fut pas simple de le trouver, je l’avoue. Mais j’ai eu une sacrée chance. Par contre, je n’ai pas pu « m’occuper » de votre « ami ». Navrée.
- Ce n’est pas la peine ! Vous avez déjà fait tant !
Sa main palpe ses poches et il en ressort une énorme liasse d’argent. Avec ça, je pourrais me payer le cabaret et tous les employés si je le voulais.
- Tenez. Maintenant, si vous me le permettez…
- Bien sûr… Je vous remercie. »
Il sort, de sa démarche lourde et un peu pesante.
Suis-le ! Suis-le !
Regarde, il t’a menti…
Quel imbécile.
Je sors à la suite de l’homme. Me fait la plus silencieuse et la plus discrète possible. Il y a une colère dans mon cœur, un sentiment fauve, primitif. Mon instinct me guide, veut que je continue ma filature. Mauvais pressentiment, aussi fort que ma douleur.
Nous passons dans plusieurs rues désertes, devant les carcasses fondues des immeubles, sur des passerelles plus ou moins endommagées. Pourquoi va-t-il vers les « Tours perdues » ?
Cet endroit…
Pas le temps de réfléchir, l’homme s’est barré dans un bâtiment miraculeusement debout et entier. J’entre, me colle au mur et l’escalade. Il y a un trou dans le faux-plafond, je vais me glisser dedans. Quelle odeur ! De la poussière mêlée aux gaz de pourriture et de rouille. C’est horrible…
Je rampe au-dessus de mon ancien employeur. Par les ouvertures de ventilation j’arrive à l’observer sans trop de problèmes. Il s’arrête au milieu d’une pièce et tape du pied de façon brutale. Une sorte de colonne métallique sort du sol. Une unité !
L’appareil s’allume lentement et illumine les alentours. L’homme colle ses mains sur la surface de l’ordinateur.
« Accès autorisé, débite une voix artificielle »
Il pianote frénétiquement sur les touches, dévoile un écran et une caméra. On dirait qu’il va contacter quelqu’un… C’est pas vrai…
« Taupe à Patron. Vous m’entendez ?
- Oui. Alors ?
Une silhouette se distingue devant le soi-disant « Taupe ». C’est un homme pas très vieux, pas très beau non plus. Avec une sorte d’aura. Quelque chose d’irritant pour moi. J’ignore la raison.
- Et bien, susurre mon employeur. Grâce à la fille dont je vous ai parlé, le cristal des « Autres » est à nous. Cela va sans doute les ralentir pour un moment. Je suppose que vous allez en profiter pour mettre à jour le « Projet ».
- Exact. Peut-être même pourrons-nous l’utiliser. Je te félicite.
- Tout le plaisir est pour moi, voyons. Et… où en êtes-vous avec les « Xa’anit » ?
Les quoi ? ! Les Xa’anit ? ! Xa’anit ? !
- Le labo a bientôt fini les modifications. Ne t’inquiète pas.
- D’accord. Sur ce, je dois vous laisser. »
Il éteint l’unité mais ne pourra pas la ranger. Je lui saute dessus, ivre de rage. A moitié assommé, l’homme ne peut se débattre. Mon fouet s’enroule autour de sa nuque, lui brise les cervicales dans un bruit effroyable.
« Crève ! Crève ! »
Ma « Marque » me fait souffrir comme jamais. Je n’arrive pas à garder mon équilibre. Ma vision se trouble aléatoirement. Je suis près du but… Si près…
Sans manières, je récupère le cristal, prends sa main et la colle sur l’appareil. Ca s’allume à nouveau. Le bras s’écroule à nouveau sur le sol, derrière moi.
« Xa’anit, je prononce sans ton.
- Recherche en cours, veuillez patientez… »
Et ça s’affiche. Des dizaines et des dizaines de données qui défilent, s’arrêtent, tournent dans ma tête, dansent, se cognent, résonnent en un long écho.
C’est pas vrai… Je rêve… Je vais me réveiller…

Projet secret commencé il y a 20 ans de cela, avec pour objectif de créer et de contrôler une armée polyvalente afin de lancer des assauts contre l’ennemi de « l’autre côté ».
Les « soldats » seraient commandés par un nuage magnétique, arborant la forme d’un aigle, leur transmettant des ordres via le tatouage qui sera marqué au fer rouge dans leur dos.


Je lis la suite, haletante, mal à l’aise, stressée. Mon corps ne me répond qu’aléatoirement, par pulsions. J’ai perdu le contrôle.
Et ça se met à couler, tout d’un coup. Une minuscule goutte salée, puis une autre, et encore plusieurs, qui finissent par former un torrent. Ca me pique, ça me brouille, ça me fait trembler, ça me fait mal…
L’unité s’éteint dans un cliquetis assourdissant. Mes jambes refusent de me porter. Mes bras traînent à terre, et mon dos me semble infiniment lourd et dur.
Si j’avais su…
Que dois-je faire, maintenant ? Rester ici à tout jamais ? Partir, fuir, en espérant avoir halluciné ? Ou…
Non, tu n’oserais pas…
Fais-le ! Il le faut !
Pour ton intérêt et pour le leur.
D’un revers de main, j’écrase mes misérables larmes. Mon cerveau se remet en marche, analyse lentement. Je me relève, esquisse quelques pas. J’ai l’impression de ne peser rien, et d’être fragile, de verre.
Je vais y retourner. Pour moi, seulement pour moi. Parce qu’il faut que j’empêche ça, parce que je ne veux pas, parce que je le dois, parce que…
Le plan est dans ma sacoche. Un cargo part avant demain matin. J’y vais.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Lun 11 Sep - 20:44

Nelos Van Dren :

Je regardais au travers de la grande fenêtre ouverte de mon bureau, la douce fraîcheur de la nuit commençait à prendre le pas sur la chaleur agitée du jour. Les voitures et les aéronefs s’offraient plus rarement à mon regard.
Je n’avais pas pu faire beaucoup de choses de la journée, à part aller rendre visite à mes hôtes et battre quelques nouveaux records sur mes jeux virtuels.
Arias était parti dormir, je n’osais pas le réveiller, Protéo méditait, alors que sa Sœur et la muette était partis à la bibliothèque. Youshia étudiait dans sa chambre, et la voleuse était partie sans doute faire du gringue au prêtre...
Je repensais à Sai Nah Dihn et à son Frère. Depuis que leur cas n’était plus d’actualité, dès que mon esprit avait cessé de s’en occuper, j’avais senti en moi un vide. Un vide qui n’était pas omniprésent au point de me pourrir la vie, mais qui m’avait donné l’impression que cette journée allait être ennuyeuse...
Les recherches que j’avais pu entreprendre avec Sydney sur l’identité de l’homme qui nous avait attaqués au village de la jeune muette ne nous avait donné que des mystères encore plus énormes à dévoiler. D’un autre côté, j’avais pourtant appris des choses assez intéressantes sur Kanna, sur son « occupation » de danseuse de cabaret, mais rien qui ne nous aurait permis de la localiser...
Kanna, c’était peut être elle qui me donnait l’impression que tout était vide depuis qu’elle n’était plus là. Sydney m’avait au moins répété une centaine de fois que je m’attachais trop à cette fille... Et il avait raison ! Cette jeune femme occupait mes pensées comme l’avaient rarement fait d’autres femmes. J'avais ma poitrine qui battait la chamade comme jamais... Intrépide, téméraire, prennant la vie comme elle lui venait en main et mordant dedans à pleine dent... Peut être sans scrupule, mais sur ce point, nous nous ressemblions. Derrière cette carcasse froide, j'étais sûr qu'il y avait un coeur brûlant, autant que l'astre qui était en train de se coucher...
J'étais bien. Pourtant, je savais que ce n’était pas mes sentiments à son égard qui était le plus important : Elle s’était enfuie avant un élément qui s’avérait décisif dans cette guerre qui se préparait dans l’ombre... Et qui, en fait, était déjà en marche, car avec ce qui se préparait de notre côté comme de l’autre, cette guerre n’allait pas être longue, mais elle porterait un coup fatal au premier qui serait capable d’attaquer !
Enfin ! Même si jamais l’un ou l’autre venait à s’emparer du cristal, nous avions encore toutes les cartes en main pour empêcher les joueurs de miser sur leur victoire. J’avais fait renforcer la sécurité, dans les quartiers de mes invités... C’était le moment de voir si ces esprits élémentaires qu’avaient invoqués mes mages savaient être efficaces en cas d’attaque. Personne à part nous ne savaient où ce trouvaient l’Arian et la muette, mais avec la Lune Noire qui rodait à présent en ville...
Je fermais ma fenêtre et m’asseyais sur mon siège, les pieds sur le peu de place qui restait sur mon bureau. J’appuyais d’un coup sec sur une touche du clavier, et un écran flottant vint s’ouvrir à quelques centimètres de ma tête.
_ Communication, Edward Van Dren ! dis-je d’un ton las
Il y eu quelques bruits de pianotage, puis l’écran se mit à affichait de la neige... Il n’y avait personne. Sans doute parti à la salle de jeu près de chez lui.
Ca m’avait pris comme un désir soudain, d’appeler mon père.
Ah là là ! Je pensais tout à coup que je ne l’avais même pas appelé de toute la semaine ! Je n’avais pas eu une seule minute à moi pour le contacter, et j’avais perdu ma journée alors que j’aurais pu aller le voir ! Cette fois, il n’était plus question de reporter ! Qu’il réponde ou qu’il ne réponde pas, j’irais le jour suivant, quitte à être obligé d’y aller avec un de mes hôtes !
Papa... Presque tous ses amis étaient en vacances à cette époque de l’année, mais lui, ne pouvait pas partir, il devait se sentir bien seul !
Je décidais de raccrocher, sans grand espoir qu’il ne décroche à la dernière seconde. Au moment où l’écran disparut de devant mes yeux, le sas de la pièce s’ouvrit en trombe. La surprise me fit basculer de mon siège !
_ Monsieur, monsieur !
Le nez dans la poussière, je reconnus la voix : C’était Carsten, un de mes informateurs, et un des fonctionnaires officiels de l’agence de publicité qui nous couvrait. Je me relevais, et lui lançais un regard assassin.
_ Faites moi encore une surprise comme celle là et nos relations risquent de devenir très froides, Carsten...
_ Désolé, monsieur, mais je viens d’en bas ! Une dame m’a dit qu’elle voulait voir le directeur !
_ Dites lui que je n’ai pas le temps, qu’elle prenne rendez-vous !
_ Mais cette dame... C’est une de vos hôtes !
J’avais envie de lui faire répéter ce qu’il venait de dire, mais je sentais bien qu’il me dirait la même chose.
_ Quoi ?! Vous êtes sûr ?
_ Absolument, monsieur ! C’est celle qui s’était enfuie !
_ Très bien, restez ici et prenez ma place. S’il on me demande, dites que je suis descendu pour affaire officielle !
_ Vous n’aurez pas besoin d’aide ?
_ Laissez ! Je vais m’en charger.
_ Bien monsieur !
Je me précipitais vers le sas, et vit Carsten s’installer à mon bureau.
Kanna... Alors elle avait décidé de revenir. Une partie de moi voulait absolument savoir si elle n’était pas revenue les mains vides, si elle avait le catalyseur karmatique ! Mais une autre partie, plus fort, voulait simplement que reposer une fois ses yeux sur elle. Si elle était revenue d’elle-même, c’est qu’elle avait de très bonnes raison. En ce qui me concernait, j’allais sans doute être conciliant, mais les autres ne lui pardonnerait peut être pas aussi facilement... Il valait mieux pour le moment que je sois le seul à savoir qu’elle était là.
Je pris un petit disque dans ma poche, et appuyait dans la petite cavité au centre. Un halo de lumière m’entoura pendant un bref instant, puis, à la place de mes vêtements ordinaires se trouvait à la place un costume 3 pièces. Bleu, avec une cravate rouge nouée à mon cou... Je détestais vraiment cet accoutrement, mais pour les affaires officielles, lorsque l’on était observé par les clients, il fallait bien être formel de temps en temps !
Au bout du couloir, je pris un autre ascenseur qui allait m’emmener directement au rez-de-chaussée. Je me demandais bien quelle était la vraie raison qui avait pu la pousser à revenir... Ce n’est pas que je doutais de mon charme naturel qui attirait toutes les femmes ! Mais je pouvais parier ce que je voulais qu’il s’était passé quelque chose de grave...
J’arrivais dans l’arrière salle de l’agence d’assurance, dans une petite pièce seulement connue de quelques uns. Lorsque la porte se referma derrière moi, elle prit l’apparence du mur dans lequel était encastré l’engin. Je sortais de là par une porte banale.
Dans la grande salle, l’ambiance était encore assez agitée, malgré l’heure qu’il se faisait. Les affaires marchaient bien en ce moment, et je ne voyais que très peu de nos employés occupés à ne rien faire. Enfin, lorsque j’avançais vers l’entrée, je la vis, assise sur une chaise, comme une cliente attendant pour son rendez-vous. Lorsqu’elle me vit à son tour, elle se leva et vint à ma rencontre.
_ Ah mademoiselle, je vous attendez ! annonçais-je
Elle parut étonnée de m'entendre dire ça.
_ Nelos... commença-t-elle
_ Nelos Dinntaro, oui, c’est bien moi ! Je suis enchanté !
_ Je lui tendis la main pour serrer la sienne. Elle ne réagit pas tout de suite, mais finit par comprendre qu’à ce niveau, il fallait jouer le jeu. Elle me serra la main avec hésitation, comme si j’avais l’intention de la lui couper.
_ Mais je crois que nous avons à parler affaire ! Si vous voulez bien me suivre à mon bureau !
Je la précédais et l’invitais d’un air des plus cordiaux à me suivre. Une fois arrivés dans le fond de la salle, j’ouvris la porte du bureau que j’avais ici et l’invita à entrer la première. Elle alla s’asseoir dans le siège qui faisait face au bureau, et moi, je m’installais à celui-ci. Pendant quelques instants, même si elle avait voulu montrer tout le contraire, Je pus voir au travers de ses yeux comme un air embarrassé... J’avais à ce moment l’impression de lui faire passer un entretien d’embauche !
Elle ne dit rien, mais elle sortit de sa sacoche ce que je n’aurais pas cru plus revoir depuis qu’elle était partie : Le cristal ! Le catalyseur de Karma... Cependant, je ne fis pas un geste.
_ Prenez le, fit elle au bout d’un moment
_ Pourquoi ? Vous l’avez volé, il devrait être à vous, non ?
Elle était forte, ce genre de question ne la démonta pas.
_ J’ai mes raisons de vous l’avoir rapporté, c’est tout.
_ Et ces raisons, je suppose que vous ne souhaitez pas me les dire ?
_ Non, dit elle simplement
Je sentais qu’il fallait que je m’y prenne autrement. Il était vrai que mes émotions personnelles voulaient lui redonner confiance, mais je devais être sûr de ce que je faisais, cette fois. Je changeais de ton pour en prendre un plus décontracté... J’allais peut être pour finir, lui faire passer un entretien d’embauche !
_ Kanna, si vous le voulez, nous allons faire ça autrement ! Dites moi, pourquoi notre entreprise voudrait vous embaucher ?
Elle écarquilla les yeux.
_ Vous vous fichez de moi ?!
_ Pas du tout ! Vous n’avez pas encore démontré pourquoi notre entreprise pourrait avoir confiance en vous, même si votre dossier est assez solide, disais en regardant le cristal.
Cette fois, il semblait que ce que je disais était en train de la déstabiliser.
_ Ecoutez... Je me suis aperçu seulement que ce que la chose que je faisais n’était pas la meilleure, et... Non, rien. J’ai découvert que je pouvais... Ou plutôt, que je voulais vous aider, il y a quelque chose que je peux faire pour vous, enfin, pour votre Organisation.
J’essayais de la regarder dans les yeux, mais on dirait qu’elle cherchait à fuir mon regard. Cependant, je croyais voir en elle une sincérité comme je n’en avais pas vu auparavant... Est-ce que je pouvais de nouveau lui faire confiance... Peut être, oui, peut être bien.
_ Kanna, dites moi, est ce que vous buvez ?
_ Quoi ?
_ Je vous demande si vous buvez.
_ Et bien, oui, mais...
Avant qu’elle ne puisse continuer, je décidais de sortir d’un de mes tiroirs, une grande bouteille, ainsi que deux verres qui s’y trouvait.
_ Qu’est ce que vous faites ?
_ Un Faennor millésime 1230 ! J’en garde pour les occasions spéciales.
Je profitais de son étonnement pour glisser un verre devant elle et le remplir, ainsi que le mien... Elle devait vraiment se demander quel genre d’homme elle avait en face d’elle...
_ Une occasion spéciale ? répéta-t-elle
_ Oui, je vous accorde de nouveau ma confiance... Et puis, rappelez vous que je vous avais proposé de boire un verre ensemble, je n’avais pas forcement pensé à une taverne !
Tandis que j’avais déjà mon verre en main, prêt à lui faire un sort, Kanna regardait le sien d’un air suspicieux.
_ Ne vous en faites pas, dis-je en prenant une gorgée, ce n’est pas du poison ! Et puis... Considérez que ce verre est le prix à payer pour que je vous accepte à nouveau parmi nous.
Elle releva les yeux vers moi, et pris son verre en main sans détacher son regard de mon visage. Avant de boire une gorgée, elle me dit tout bas :
_ Vous êtes vraiment quelqu’un... D’étrange, Nelos...
_ Kanna, parmi les personnes que j’ai, que vous avez rencontré pendant ces quelques jours, qui n’avez-vous pas trouvé bizarre ?
Je posais cette question, en sachant bien qu’elle n’appelait pas de réponse.
Alors que je finissais mon verre, un écran s’alluma au dessus de mon bureau : C’était Ayala Martim... Elle avait l’air soucieuse.
_ Monsieur, j’ai quelque chose à vous soumettre.
_ Qu’est ce qu’il y a ?
_ J’ai noté quelque chose d’anormal dans les 8 dernières minutes d’enregistrement des vigilorbes de l’entrée.
_ Mlle Martim, ce sont VOS affaires, il me semble ! contestais-je
_ Je sais, monsieur, mais besoin d’un autre avis, j’ai un mauvais pressentiment...
J’adressais un regard à Kanna pour lui dire d’attendre. Elle acquiesça alors qu’elle termina sa liqueur. Un autre écran apparut à côté du précédent, sur lequel s’afficha une vue en plongée de l’entrée intérieure du bâtiment.
Pendant 3 minutes, tout me parut normal. Les clients défilaient devant mes yeux, entrant et sortant comme d’habitude. Je ralentis l’image quand l’enregistrement en vint à Kanna, mais je ne vit rien d’anormal non plus. Au bout du 2ème visionnage, je me dis que la pauvre Ayala ne devait pas dormir assez depuis quelques jours, lorsque je vis soudain, pendant un instant si bref que je crus avoir juste cligné des yeux, l’écran s’assombrir... C’était une minute après que Kanna était entrée.
Lorsque je repassais cette minute, image par image, je vis clairement ce qui m’avait fait cet effet : Durant l’espace d’un 100ème de seconde, apparurent deux hommes, semblait-il, cachés sous des aubes noires. Un sort d’invisibilité ! Les vigilorbes n’étaient pas normalement conçus pour détecter des sources de magie, mais il arrivait qu’il reste des traces...
La Lune Noire, c’était eux, j’en étais sûr ! Ils avaient suivi Kanna et le karma qu’émettait cristal. Cependant, je pensais que maintenant qu’ils étaient là, leurs objectifs avaient du changer...
Arias était en danger. Non ! Il ne fallait pas prévenir tout le monde, seulement mes compagnons ! Tant qu’ils croiraient qu’ils ne seraient pas repérés, ils prendraient le temps de chercher... Mais il fallait remonter tout de suite ! La petite muette... Elle était peut être aussi en danger de mort...
_ Monsieur, reprit Mlle Martim, qu’en pensez-vous ?
_ Il n’y a rien, vous avez du rêver.
_ Mais monsieur, pourtant...
_ Merci, Mlle Martim !
Je coupais l’écran manuellement et me levais, j’invitais Kanna à en faire autant.
_ Il y a quelque chose, n’est ce pas ?
_ Oui... J’ai bien peur qu'on vous ait suivie, Kanna...


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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 13 Sep - 1:41

Arias
Je m’étais réveillé en début d’après midi, en pleine forme. Mais alors que je me lavais, un bruit sourd m’interpella. Je me séchai rapidement et sortit de la chambre et vit dans le couloir Nelos s’approcher de nos chambre. Je l’interpellai :
- Nelos, que se passe-t-il ? C’était quoi ce bruit ?
- Je venais justement vous prévenir, dit-il rapidement. Le QG est attaqué par deux puissants sorciers venus récupérer le cristal !
Sœur, accompagnée de Protéo étaient aussi sortis de leur chambre tandis qu’il m’expliquait la situation.
- J’ai senti deux fortes puissances, des puissances négatives, ajouta-t-elle en me regardant.
- Oui, je venais justement vous en informer, lui dit Nelos.
- Il faut prévenir les autres ! remarqua Protéo.
Aussitôt dit, aussitôt fait : Kanna – que je remarquai alors pour la première fois – alla frapper à toutes les portes afin d’en prévenir les occupants. En à peine deux minutes, tout le monde était dans le couloir à attendre la suite des évènements. Alors que Nelos répétait pour la troisième fois ce qu’il se passait, il y eu une violente explosion qui nous jeta tous à terre.
- J’ai l’impression que les esprits élémentaires ont beaucoup de mal. Il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que ces sorciers arrivent ici.
- Arias, il vaudrait mieux qu’ils ne nous voient pas partir en arrivant ! me criai Youshia.
J’avais compris de quoi elle parlait, mais j’hésitais : Elle avait perdu connaissance la dernière fois que je l’avais rendue invisible…
- Je sais à quoi vous pensez Arias, me dit alors Sœur. Ne vous inquiétez pas, tout ira bien cette fois !
En me disant cela, j’entendis les quelques notes apaisantes qu’elle produisait avec sa lyre. Cela me calma mais aussi les autres membres du groupe qui eux aussi étaient très stressés.
- Que tout le monde prenne la main de son voisin et ne la lâche sous aucun prétexte, dis-je.
Tout le monde s’exécuta puis je pris les mains de Youshia et de Sœur. Je me concentrai alors sur l’invisibilité et tout le monde disparu. Enfin plutôt tout le monde disparu pour le reste du monde : Nous pouvions encore tous nous voir mutuellement et je fus soulagé que personne n’ait perdu connaissance.
Nous n’avions pas fait un pas que les deux sorciers se montrèrent au bout du couloir. Je suppliais intérieurement afin qu’ils ne nous détectent pas.
- Il va falloir bouger ! chuchotai-je à Nelos. Faites le moins de bruit possible !
Tout le monde se mit en marche et ce, sans le moindre bruit. Je fus moi-même étonné de ne pas entendre le bruit caractéristique de mes sabots frappant le sol.
- Dites-moi Nelos, de quoi est fait le sol ? demandai-je à mi-voix.
- Un béton solide et léger, me répondit-il sur le même volume. Pourquoi ?
Là, ça devenait vraiment étrange : D’après ce que me disait Nelos, le sol était dur et pourtant à chacun de mes pas, j’avais l’impression de marcher sur un sol semblable à de la terre, absorbant les chocs sans le moindre son.
- Il va falloir emprunter la rampe, dit Nelos. Le bruit de l’ascenseur nous ferait repérer !
Fort heureusement, nous arrivâmes à la rampe. Celle-ci était tout simplement un chemin de faible pente en larges spirales reliant un étage à l’autre. En quittant le couloir, je ne pu m’empêcher de remarquer l’attitude curieuse des deux intrus. J’en fis part à Nelos :
- C’est étrange, ils ne regardent même pas dans les chambres ! On n’a pas l’impression qu’ils cherchent quelque chose, bien au contraire !
- J’ai remarqué aussi, dit Youshia. C’est comme s’ils étaient guidés… Ils ne savent pas où exactement mais savent dans quelle direction aller !
- Ils doivent ressentir le karma dégagé par le cristal !
- Cela m’étonnerait, dit Nelos, le cristal dégage un fort karma mais pas sur une si grande distance !
- Mais alors… qu’est-ce qui peut les guider ainsi ? demanda Youshia.
- Des Forces Invisibles plus puissantes que celles du cristal ! dit Sœur. Et il n’y a qu’une seule personne en dégageant autant ici : Arias !
- Mais… comment est-ce possible ? Je suis invisible pourtant ! répliquai-je.
- L’invisibilité ne fait que réduire la portée d’émission je suppose. Les sorciers avaient l’air hésitant avant d’arriver à notre proximité.
Je réfléchissais à toute allure. Il devait bien avoir un moyen de nous sortir de cette situation !
- Il faut donc mettre le plus de distance possible entre moi et eux, concluais-je. Et rapidement !
- Le problème, c’est que nous ne pouvons pas nous déplacer rapidement sans nous faire remarquer ! Nous ferions trop de bruit ! remarqua Protéo.
- Attendez une seconde, dis-je.
Sans qu’ils aient le temps de me demander pourquoi, je fis un petit bond sur place, claquant fortement mes quatre sabots parfaitement en même temps. Et comme je le soupçonnais, il n’y eu pas le moindre son !
- Je ne comprends pas, dit Nelos surprit. Nous somme sur un sol dur ! Vous auriez dû faire un bruit de tous les diables !
- N’avez-vous pas remarqué que depuis quelques minutes, nous parlons tous à voix haute et que pourtant les sorciers n’ont toujours pas l’air de savoir où nous sommes ? remarqua Kanna.
Je repensais alors au moment avant que nous bougions dans le couloir : J’avais fortement souhaité que nous ne fassions aucun bruit.
- Je crois que j’ai compris ! m’exclamai-je. J’ai souhaité en mon fort intérieur que nous soyons totalement silencieux et… apparemment, c’est le cas !
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