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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Terre Partagée (inachevé)

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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 14 Sep - 14:40

Sai Nah Dinh :
Ils ne font plus l'effort d'être invisibles, à présent. Ils ont compris que Nelos avait éloigné tous ses hommes.
Ils n'ont pas plus d'une trentaine d'années, vêtus de capes, qu'ils ont ouverte pour mieux courir après nous, découvrant des pourpoints dont la richesse démontre qu'ils mangent tous les jours à leur faim. Le sale métier qu'ils exercent doit nourrir son homme. Tout en eux me rebute. Je trouve quelque chose d'arrogant à leur attitude, et leur musique me fait mal, horriblement mal. Je ne comprends pas pourquoi. Je ne veux pas comprendre.
_ La petite m'appelle, murmure le prêtre.
Oui, on l'a laissée là haut avec des inconnus, sans plus d'explication que "Il y a du danger"
_ Ne répondez pas, dis-je. Surtout pas.
Nous sommes invisibles, inaudibles, probablement inodore, et les déplacements d'air que nos mouvements provoquent n'atteignent visiblement pas nos poursuivants. Ils nous suivent à la trace parce qu'ils sentent les Forces Invisibles qui entourent Arias. Mais si le prêtre, ou Frère, ou moi, nous essayons de parler par la pensée, sentiront-ils la présence de nos esprit ? J'ai entendu dire que certains humains avaient acquis ce pouvoir, grace à leur maudite manipulation... Leur sales manoeuvres...
Voilà donc ce qui m'horripile tant chez ces hommes... Mon éducation hyliorane est décidément toujours bien trop ancrée dans mon esprit. Leur haine de la magie honteuse est encore en moi. N'y pensons pas. Ne pensons pas à ces Puissances qu'ils oppressent sans respect pour leur Sainteté...
_ Continuons à descendre, et ne vous lâchez pas les mains. Dis-je d'un ton ferme.
_ Mais... Ils nous suivent toujours, hasarde Youshia.
_ Il faut qu'on commence par les entrainer loin d'ici. Et après, il faudra qu'on s'arrange pour... Qu'ils n'aient pas l'occasion de raconter tout ce qu'ils ont vu dans ces lieux.
_ Pour les tuer, donc, intervient la voix du prêtre non sans une certaine ironie.
_ Est-ce nécessaire ? Demande Frère. Je peux m'arranger pour qu'ils ne se souviennent de rien de ce qu'ils ont vu ou entendu ici.
_ Ca ne suffira pas, Protéo. Rétorque Nelos. Ils sont ici parce qu'ils ont repéré Kanna, qu'ils savent qu'elle avait le cristal. C'est leur mémoire sur plusieurs jours, qu'il faudrait effacer.
La voix de la voleuse mangeuse d'homme, qui s'était jusqu'à présent laissée entrainer dans cette course poursuite sans mot dire, n'y comprenant, je suppose, pas grand chose, se met alors à retentir _ par bonheur pour nos seules oreilles.
_ MON BLEU ? VOUS AVEZ RAMENE MON BLEU ?
_ Silence !
Ma voix a raisonné sêchement. Un ton qui ne m'est pas coutumier. Ca doit être ces hommes, et leur mag... Leur musique qui pue. Je continue, sur un ton sans réplique.
_ On décidera du sort de ces hommes une fois qu'on aura l'occasion de les affronter. Mais, quelque soit l'issue de ce combat, il vaut mieux pour l'Aigle des Arcane qu'il ne se déroule pas en ce lieu. Ces hommes ont beau utiliser la magie d'une manière pourrie, ils sont puissants, on ne pourra pas se battre sans qu'il y ai des dégats, et les dégats, c'est dur à faire discrêtement. Si nous attirons l'attention de la population, au dehors, sur ce bâtiment, tout ce à quoi Nelos a consacré sa vie risque d'être anéanti. Continuez à descendre.
_ La petite... Recommence le prêtre.
Son timbre s'est légèrement altéré, plus pressant.
_ Ne lui répondez pas ! Vous m'entendez ? Ne lui répondez pas ! On ira la rassurer quand tout sera fini.
Plus que deux ou trois étage avant le sol. Nous descendons précipitement, en farandole invisible, comme pour danser une danse insolite. Nos poursuivants sont tout près. Ils l'ignorent. Et soudain, un bruit de pas, venant d'une des porte devant laquelle nous sommes passés. L'enfant silence, son sac de livres sur le dos, sûrement partie à notre recherche devant le silence du prêtre, entre dans les escaliers. Nos deux poursuivants se figent en l'appercevant. Elle les regarde avec ses grands yeux de topaze brûlée, d'un air curieux, immobile. Puissances Sacrées !
_ Nelos, vos hommes sont-ils capable d'obéir à un ordre aussi simple que "Surveillez cette jeune fille et ne la quittez pas des yeux ?"
Les deux hommes observent l'enfant au corps de femme. Et sourient. Un sourire de carnassier.
_ Ils vont la... Commencent Frère.
J'ai déjà compris et ai lâché les mains que je tenait pour me précipiter vers elle en même temps que les deux hommes.
En l'entourant de mes bras pour l'écarter du chemin des sorciers de la honte, je sens deux autres bras qui la saisissent en même temps que les miens. Le prêtre a réagit un temps après moi.
Où sont les autres, à présent ?
Les deux hommes voient la jeune fille flotter au dessus du sol, soulevée conjointement par moi et le prêtre. Ils font apparaître des flammes de couleurs noires dans leur mains. Encore une fois, pas le choix. J'ouvre mes yeux intérieur, approche mon esprit des forces invisible qu'ils contraignent à allumer ses flammes et me joins à elles, pour les libérer.
Ca me vient naturellement, trop naturellement. Le plaisir que je prends à le faire m'effraie. Les flammes s'éteignent instantanément. De la glace _ merci, Nelos_ entoure les poignet des deux sorcier.
_ Va pas tenir très longtemps, souffle le prêtre dans mon oreille tandis que nous dégringolons les marches aléatoirement, la petite dans nos bras.
Je m'imobilise, le forçant à stopper net.
_ Arias ? Appelé-je.
_ Oui ? Fait une voix au dessus de nous.
Nous les avons dépassés le vouloir.
_ Arias, je vais vous demander de faire quelque chose de très difficile. Vous vous souvenez de la grotte ou nous nous sommes tous rencontrés ? Vous vous en souvenez nettement ?
_ Oui.
En suivant la voix et en tatônnant, j'ai réussi à réattraper la main de quelqu'un, celle de la femme au voile, je reconnais sa musique... Une main si froide.
_ Vous allez nous faire réaapparaître tous. Ensuite, vous allez tous nous visualiser dans cette grotte. Ceux qui peuvent se battre autour de ceux qui ne peuvent pas.
_ Ceux qui peuvent se battre?
J'ai commencé. Je dois continuer. Tant pis. Utiliser la magie hyliorane jusqu'à ce que l'enfant silence et Arias soient sauvé ne va pas me tuer. Au point ou j'en suis, un peu plus ou un peu moins. Tant pis pour la honte, tant pis pour mon orgueuil. Il suffira d'oublier une seconde fois.
_ Moi. Nelos. Kanna. Wiwiji.
C'est le première fois que je nommes nos compagnon par leur prénom depuis que nous nous connaissons. C'est ma façon à moi de préparer ce qui va suivre. Nous allons devoir combattre ensemble, comme une armée.
_ Le prêtre aussi. La petite au centre, vous aussi, l'opération vous aura probablement épuisé, et Frère avec vous.
_ Mais... Soeur...
_ Je t'interdit de prendre part au combat, Frère. Je te l'interdit, est-ce bien clair ? Arias, êtes vous près ?
_ Je... Je...
_ Tu peux y arriver, Arias, murmuré-je. Je sais que tu peux.
La glace qui maintient les deux sorciers prisonniers commence à se fendiller quand nous redevenons visibles, mais déjà ils s'estompent. Je sens la main de Kanna qui se désagrège dans la mienne,et la présence de Frère se matérialiser dans mon dos, tandis que les contours de la grotte déserte commencent à se dessiner devant mes yeux.
_ Arias ? Demande la voix inquiète de Youshia derrière nous.
_ Ca ira, je suis juste un peu fatigué.
_ Ne bougez pas. Dis-je à tout le monde sur un ton autoritaire que je ne me connaissait pas. Ils arrivent.
_ Heu... Bien, fait Nelos dont je suis en train de voler le rôle.
Et de nouveau cette musique à vomir, et les deux silhouettes qui se matérialisent devant nous, lentement.
_ Frère, encore une fois, quoi qu'il arrive, n'intervient pas. A aucun prix. Youshia, Arias, s'il cherche à intervenir, je vous SUPPLIE de l'en empêcher.
Je sens l'étonnement de Youshia devant le ton pressant de ma voix. Frère ne connais pas l'ampleur de ses pouvoirs. Moi si. Mais je ne peux pas lui dire jusqu'où ça peut aller. Je ne peux le dire à personne. Et je ne veux pas qu'il ai à le découvrir.
_ Tenez vous près à tirer, ordonne Nelos. Attaquez dés qu'ils sont matériels !
_ Ne le laissez pas se battre, soufflé-je une dernière fois par dessus mon épaule. C'est une question de vie ou de mort. Ne le laissez pas se battre !
L'arme du prêtre crache son feu. Le projectile ricoche sur une bulle de protection apparue autour des deux hommes et va se perdre dans l'ombre de la grotte. L'un deux s'agenouille pour tracer d'une main rapide un pentacle lève la main dans notre direction. Aussitôt, des petits morceaux de pierres se détachent des parois et fondent sur nous. Le fouet de Kanna claque dans les air et les fait dévier avant qu'ils nous atteignent.
_ Quelle femme, murmure Nelos tout bas, sans réaliser que j'entends.
Je l'interpelle pour le ramener à la réalité.
_ Continue à tirer. Je te promets que leur bulle, ils ne vont pas la garder bien longtemps.
Wiwiji a tiré de son sac plusieur dards qu'elle lance vers nos assaillants. Ils se figent dans l'air, arrêtés par la bulle. Une des pierres de la paroi dévie sur elle et l'assome.
Je ferme à nouveau les yeux.
Cela fait quatre ans que je vis sans magie. Quatre ans que je n'utilise plus mes yeux intérieux, et quatre ans que je transforme toute la magie que je ne peux détacher de moi en musique. Et pourtant, c'est la troisième fois, depuis quatre jour, que j'utilise la magie, sans hésiter, et devant frère. Et chaque fois, chaque fois, ca devient un peu plus facile, un peu plus agréable. Parjure. Voleuse. Profiteuse. Tous les mots qui pourraient me désigner raisonnent dans ma tête. Il faut que cette histoire se termine. Il faut que j'oublie à nouveau. Et que je retourne à ma musique.
L'autre homme, sur son pentacle, a commencé une incantation aux termes rauques et graves.
Tandis que mon esprit flotte autour de leur bulle de protection, tandis que je cherche un passage, une faiblesse, pour donner la délivrance à la magie esclave de leur tours, chaque mot de cette incantation m'atteint.
Obéir. Obéir. Voix du maître. Obéir.
Comment peut-on avoir tant de mépris pour les force qui permettent aux créature pensante d'avancer ?
La haine de mes professeurs, de mes parents hylioran bouillonne en moi.
"Ils croient que c'est d'eux que viennent le pouvoir. Il appellent ça Karma. Et ils croient qu'ils sont au centre. Et qu'ils ont tous les droit sur les forces invisible."
Je le voix, le pouvoirs de ces hommes. Imposteurs. Imposteurs. Je vois la souffrance. Ils ont tué quelqu'un qui avait le Regard. Et ils ont implanté son pouvoir à l'intérieur d'eux même. Volé. Ils ont volé leur force en la prenant à quelqu'un. EN l'assassinant pour la lui prendre.
"Pas de colère, pas de haine. Les puissance sacrée ne t'acceuille en elles que si tu es semblable à elle. Oublie tes sentiments."
Je n'arrive pas à démolir cette bulle. Je suis trop en colère. Une colère qui ne m'appartient pas. Je réalise à présent à quel point elle pouvait paralyser mon peuple, et pourquoi il périclite tant...
Suivant mon instruction, Nelos et le prêtre ont continué à faire feu, Kanna à détourner les attaques du premier sorcier. Ce sont des attaques naïves. Il ne cherche pas vraiment à nous atteindre, juste à nous distraire, pendant que l'autre prépare la véritable offensive... L'incantation du second se répande comme une vase gluante dans la grotte, pénêtre dans les parois, dans le sol, dans l'eau. Ca grandit, ca grossit, ça va bientôt se lever.
Je suis l'une des votres. Acceuillez moi parmi vous. Je suis sans colère. Acceuillez moi. Vous êtes libre de m'accepter. Vous n'êtes pas au service de ces hommes, vous leur accordez des faveurs qu'ils ne méritent pas. Acceuillez moi.
Je n'ai pas à être en colère. Ni à avoir peur. Moi aussi, je suis libre. Moi aussi, j'ai le choix. Je peux faire de la magie, ne pas en faire. Ca ne m'oblige pas à devenir hyliorane et à renoncer à l'héritage de mon père. Mon père aux yeux marrons. Acceuillez moi. Je n'ai plus ni peur ni colère.
Ca se lève. L'eau du ruisseau devient dense. Très dense. Elle s'extirpe du ruisseau. Il lui a donné une forme. Un grand serpent fait d'eau.
Ca vibre dans l'air. Ca étincelle. Le feu devient dense. Un nuage d'insecte, d'insectes de flammes. Qui vrombit.
Ca claque. l'air devient dense. Prends la forme de flêches, prête à tomber.
Eau, feu, vent... Typiquement humain, cet amour des symbole. J'avoue, c'est beau.
Nelos leve la main. Un bouclier de glace se forme au dessus de nos tête. Les flèche de vent s'y figent. Les insectes contournent et certains, déjà, nous atteignent, créant des brûlures sur nos peau. Hors de mon corps, je ne sens rien. Le fouet de Kana ne claque plus, il siflle, elle le fait tourner si vite que le nuage d'insecte ne trouve nulle chemin pour passer.
Acceuillez moi. Je renonce aussi au mépris. A la suffisance. Je refuse tout ce qui m'a été transmis de paralysant. Je ne veux qu'être sage. Acceuillez moi.
Elles m'accueuillent.
Et me laissent défaire le nuage d'insectes.
Le serpent d'eau font sur Kanna, l'avale. Nelos saisit l'extrémité de son fouet avant qu'il ne soit avalée à son tour et tire de toute ses force pour la ramenter à l'air libre. La balle de l'arme du prètre traversaire la bulle de protection, que je viens le lui ouvrir, et atteint l'homme au bras. Il sent la brûlure, il a mal.
Acceuillez-moi. Vous êtes eau. L'eau ne se conduit pas ainsi. L'homme qui vous a ordonné d'agir de cette manière n'a dit ni s'il vous plait ni merci.
Nelos a réussi à ramener Kanna qui tousse et crache sous son voile. Il veut le lui retirer pour l'aider à respirer, et elle le repousse violement. Maintenant, le serpent d'eu se tourner vers le prêtre qui ne fait pas mine de fuire. Il range son arme et pose ses deux mains sur le visage aqueu du monstre. Le monstre fond à ce contact, mais se reforme aussitôt.
Acceuillez-moi.


Dernière édition par le Ven 15 Sep - 21:34, édité 1 fois
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 14 Sep - 23:29

Kanna et Nelos chargent les deux sorciers. Ceux-ci bandent leur volonté, pour reformer leur bulle, En vain. Je suis là. Partout. J'ai envahi toute la grotte. Elles m'ont acceuillie. Ils lancent un mouvement de haine, saisissent et mordent, de leurs esprits conjoints, tout le pouvoir qui passe à leur portée.
Du sol jaillissent des plantes, des plante rampantes qui enlacent les corps de Kanna et Nelos, les serrant fort au risque de les broyés. Ce n'est pas leur Cours. Elles ne veulent pas faire ce que les hommes disent. Mais ils Les tiennent. J'entends ma bouche qui gémit de la douleur de leur prise.
Non, ça doit être un cri. Les deux sorciers ont tourné les yeux sur moi.
Vous n'avez pas mal.Qui peut vous faire mal ? Vous êtes plus puissante que tout. Vous êtes Maitresses, en se monde. O Puissance Sacrée dont la Bonté nous a porté jusqu'au sommet où nous sommes arrivés. O Puissances.
Un chant me vient. Oui, un chant. Un chant que je chante avec une autre voix, une voix de l'intérieur. Musique. Je vous offre cela. Musique. C'est la votre. C'est votre Puissance. Ce que vous êtes. Acceuillez moi.
Plus de ronce autour du corps de mes amis. Vous n'avez pas mal. Acceuillez moi.
J'ouvre les yeux de mon corps sans fermer les autres.Les ronces se désagrègent et disparaissent, autour de Nelos et Kanna.
Je déborde d'amour et de bonheur. Elles m'ont acceuillie.
Je suis toujours dans mon corps, et je suis en même temps partout dans la grotte. Jamais mes professeurs ne m'ont parlé d'une chose pareille.
Une flêche de feu se détache du sceptre d'un des sorciers et fond sur moi.
Frère pousse un hurlement qui se répercute à l'infini sur les murs. Arias, Youshia, et l'enfant silence l'ont saisit.
_ Non, Protéo. Vous ne devez pas vous battre. A n'importe quel prix. C'est ce que votre soeur a dit.
Les flammes s'éteignent avant d'atteindre mon corps. Je chante. Le serpent d'eau a cessé d'attaquer le prêtre. C'est maintenant au corps à corps et à l'arme blanche que les deux sorciers luttent contre Kanna et Nelos. Le prêtre a remi son arme en joue, mais il a du mal à trouver un angle de tir sans risquer d'atteindre nos amis.
Je chante. Avec mes deux voix.
Aïe. Au cou, cette piqûre ! Qu'est-ce que c'est ?
L'un des deux sorciers vient de souffler dans une sarbacane. Une fléchette fichée dans ma peau. Je la retire. Que...
Ma voix meurt dans ma gorge. Mon corps, devenu lourd, me détache des Invisibles, à nouveau les ronces jaillissent du sol, à l'assaut de Nelos, Kanna, du prêtre, et enserrent les corps d'Arias et des autres. Non... Il ne faut pas que je...
Les deux sorciers devant moi... Regard meurtrier... IL faut que je... Il faut que je reste...
Frère... Pas... N'intervient... Non... N'intervient p....
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 15 Sep - 0:04

Sœur semble se figer. Son visage, à l’instant concentré, exprime une fatigue titanesque. Je la vois vaciller puis basculer sur le côté, et je sens ma gorge se serrer. J’avais déjà vu ma sœur fatiguée. Je l’ai vu somnolente, et également dormant à point fermé. Mais jamais je n’ai aussi peu sentis sa présence. J’ai l’impression que plus elle tombe, plus sa vie disparaît. Malgré les cris de mes camarades, je m’élance vers elle, dans l’espoir de la rattraper, de la relever. Mais à peine ai-je fait deux pas qu’une violente douleur remonte tout le long de mon corps et m’immobilise. A à peine trois pas de moi, Sœur heurte le sol. Elle ne bouge plus. Je ne sens plus du tout sa présence.
_ Non ! Sœur ! SŒUR !
La panique envahit mon esprit. Mes muscles se convulsent, mes yeux s’inondent de larmes. La douleur augmente et je sens un liquide chaud couler sur mon corps. Malgré cela, je continue de crier. Je continue d’appeler Sœur, par voix et par esprit.
_ Silence, ordonne une voix rauque, méprisante.
Mes liens épineux se resserrent, mais je continue de me débattre. Sœur est en danger. Je ne la sens plus.
_ Je ne la sens plus, Dis je dans un murmure. Je ne la sens plus.
_ Je t’ai dit de te taire.
Je reçois une gifle violente. La joue cuisante, je détourne mes yeux écarquillés du corps de ma sœur. Un des mages me toise, un sourire satisfait aux lèvres. Il hausse un sourcil.
_ Je crois que celui-ci va nous rester entre les doigts. Il m’a l’air d’être fou de terreur.
_ Je ne la sens plus.
Il dit que j’ai peur. Oui, j’ai peur. Mais la peur s’en va. Elle fui devant quelque chose. Une émotion que je ne connais pas.
_ Je ne la sens plus.
Mes dents se serrent, si fort que le goût du sang pointe dans ma bouche. Mon cœur et mon esprit semblent brûler de ce sentiment inconnu.
_ Je ne la sens plus.
Ma gorge se dénoue brusquement et ma respiration se fait hachée. Mes poings se crispent, et mon corps tremble. L’autre lève la main.
_ Je vais te la faire sentir, celle-là.
_ JE NE SENS PLUS MA SŒUR !!!

J’ai l’impression de sortir d’une eau glacée. Tout mon corps se contracte. Mes mains se tendent devant moi tandis que je bondis sur cet homme. Cet homme qui m’enlève ma sœur !
Il pousse un cri de surprise alors que mes doigts se referment sur sa gorge. Quelque part dans mon esprit, il me semble que je devrais m’écrouler sur lui. Qu’il devrait saisir mes mains par réflexe. Ce n’est pas le cas. Sous mon élan, mes mains, mes bras et l’ensemble de mon corps traverse celui du mage dont le cri se mue en hurlement.
Alors que je tombe, mes mains demeurent serrées sur une gorge. La gorge d’un être bleutée, vaporeux. Un être dont les yeux expriment une douleur et une terreur indicible. La douleur m’a toujours inspiré de la compassion. Mais celle-ci ne fait que renforcer ce sentiment qui me possède, et qui me fait serrer encore plus. Sous la pression, le visage de brume se convulse puis, dans une nuée d’étincelle, se disperse.
Encore !
Une ombre passe sur moi. Le serpent d’eau m’attaque, la gueule grande ouverte. Peu m’importe. Son énorme corps aqueux me traverse pendant que je me relève. Je n’ai pas sentis son contact. Aucune vie n’émane de lui. Mes yeux me brûlent en se posant sur l’autre mage qui fait un pas en arrière, la main tendue devant lui. Du feu naît devant sa paume, puis jaillit vers moi. Peu importe le feu.
Encore !
A mont tour, je tends une main ouverte devant moi, puis la crispe comme une serre. L’homme se fige dans un hurlement. Hurlement qui s’amplifia quand, dans un geste rageur, je renvoie ma main en arrière. Une autre forme bleutée s’arrache du corps du mage, dont les yeux se révulsent. La forme s’écroule à genou. Je retends la main devant moi puis, sans quitter le mage des yeux, je referme mon poing d’un coup. A l’instar de la première, cette silhouette se convulse, puis disparaît. L’homme s’effondre.
Encore !
Je me tourne vers les autres, toujours prisonnier des ronces. Ils paraissent apeurés. Terrifié même. Puis mes yeux se dirigent vers le corps inerte de ma sœur, et les larmes perlent à mes yeux. Au cœur de sa poitrine brille la vie. Comme une vague qui vient de se briser, le sentiment de brûlure s’estompe, se retire. Je me sens attiré par quelque chose. Je regarde autour de moi, et je le vois. Je vois mon corps, zebré de sang, s'écrouler mollement alors que les ronces se rétractent. C'est lui qui m'appelle. Comme un automate, je m'en rapproche, puis m'y glisse. J’ai la vague impression que quelque parle, mais je m’en moque. Le corps douloureux, l’esprit anesthésié, je me lève, marche puis tombe à genou devant Soeur. j'attrape sa main. Elle vit.
Même me tenir à genou me paraît épuisant. La douleur enfle démesurément. Je tombe à plat ventre.
_ Sœur, dis-je dans un murmure.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 17 Sep - 10:03

Wiwiji Hoshizora

C’est flou … On ne m’avait pas prévenue de tout ça … Je ne comprend rien de leurs histoires à ces gens, ces deux espèces de prêtres, qui utilisent la magie, c’est qui eux ? Des amis de la femme en blanc qui m’a volé mon « Bleu » ? En tout cas c’est des ennemis, c’est sûr ! Je suis sûre qu’ils veulent mon « Bleu », toute façon je ne l’ai pas, c’est eux les coupables ! Ouais ! Eux ! Les gens à mes cotés !
« A mes cotés » …ils défendent leur cause, pas la mienne …Mais c’est quoi, leur cause ?
C’est flou … Mais ça redevient visible … Le noir s’est abattu dans mon esprit, comme quand je dors … Mais ça redevient visible … La lumière revient doucement, de plus en plus nette, Je ne vois pas grand-chose … Et je ne comprends rien, en plus …. Mais ça redevient visible.
Ah oui ! C’est la grotte dans laquelle on était apparu, je ne sais pas vraiment comment, je crois que c’est cette créature qui a fait ça. Et les ennemis, ils sont par terre, morts je crois, pourtant ils n’ont pas de traces sur eux, comme si ils avaient été tués en dedans … Et sinon, il y a le garçon avec les taches qui est par terre, il est … mort ? Non … je ne crois pas, je le vois qui bouge un peu, il doit être juste fatigué et sa sœur … elle est étendue aussi, mais elle ne bouge plus elle, elle respire ? J’espère …
Comment ça « j’espère » ? Je m’en fiche de cette femme, moi ! Elle m’a empêché de m’emparer du pendentif ! Crève !! C’est une amie … Non ! Pas du tout ! C’est une ennemie !
Et … Elle, là, la femme en blanc, elle est revenue, pourquoi ? Pour me narguer maintenant que le « Bleu » n’est plus à moi ? Elle en avait plus besoin que moi … Peuh ! Mais j’en ai plus besoin que quiconque, elle me l’a volé, elle va le payer !
Je me suis relevée sans m’en rendre compte, ils ont tous l’air sous le choc, ben quoi ? Qu’est ce qui pouvait être si choquant ? Ces quatre corps par terre ? Y a deux survivants, ramassez-les et allons-nous en quoi ! Ils comprennent rien ou quoi ?!
Je m’avance et me mets devant la femme en blanc … Pourquoi j’ai toujours l’impression qu’on me regarde à travers, comme si je n’existais pas ! Oh ! J’existe ! Je ne suis pas un fantôme ! Réagis !
Mon poing part avant même que je n’aie le temps de lui demander de le faire. Elle fait à peine un pas de coté et je la rate. Sa vitesse de réaction n’est pas négligeable, mais elle regarde ailleurs, c’est joli de vouloir m’ignorer, mais il vaut mieux surveiller quelqu’un quand il est armé. Je plonge ma main dans mon sac et sort aussitôt trois dards que je lui balance dessus, elle ne regarde toujours pas, elle va se les prendre … Mais non ! Encore une fois elle esquive mon coup, et encore par un simple pas de coté. Ca commence à m’énerver ça, elle regarde ailleurs et elle évite tout …
Je sens que je m’enflamme et je sors de mon sac tous les dards que mes mains pouvaient tenir.

« EH ! JE SUIS LA ! TU VAS ENFIN FAIRE AUTRE CHOSE QUE M’IGNORER OUI ? »

Je lui balance tous les dards que j’ai, elle continue à les éviter. J’en sors d’autre et les jette à leur tour. Va-t-elle enfin arrêter ?
Soudain, une main agrippe mon bras, je me retourne et vois m’sieur l’négligé.

« Vous en aurez besoin pour des choses plus importantes je pense, me dit-il.

Je le regarde avec un regard noir.

-Le plus important pour l’instant c’est de tuer cette fille, c’est une voleuse qui s’est enfuie avec mon « Bleu » elle doit mourir ! Voilà le plus important ! Alors dites-moi ce qui pourrait être plus important que ça, hein ?

-Oh ! Je suis sûr qu’il y a pleins d’autres choses, comme par exemple … hum … voyons … empêcher une guerre qui se prépare en secret ?

-Une guerre ? En secret ? N’importe quoi ! Et puis même, la guerre ça ne me concerne pas, moi, tout ce qui m’importe, c’est mon « Bleu ».

-Justement, pourquoi tout le monde s’y intéresse ? Parce qu’il a une importance dans cette histoire. C’est un catalyseur d’énergie. Et il est indispensable pour que la guerre éclate.

-Ça expliquerait la condamnation, je murmure tout bas puis regarde m’sieur l’négligé dans les yeux. Alors, vous ne me l’avez pas volé pour votre bien personnel … Vous êtes une bande de stupides ! Tous ! Vous vous fatiguez pour des choses qui ne concernent pas uniquement votre personne ! C’est débile ! Personne ne peut aider personne ! Moi je veux mon « Bleu », je m’en fous de la guerre ou de quoi que ce soit d’autre, j’affronterais tous ceux qui se mettront sur mon chemin, et cette guerre, bah ils se débrouilleront sans leur plan. Il n’y a que moi qui compte pour moi !

Pourquoi je dis tout ça moi ? Ils n’ont pas à savoir ma façon de penser, je ne les connais pas ! Ils ne me feront pas de mal … Ca j’en sais rien, ils ne sont pas nets non plus …

-Nous vous avons sortie de prison pour que vous ne mouriez pas, sans nous vous seriez morte et vous prétendez qu’on ne peut pas aider les autres ? Considérez que le catalyseur d’énergie qu’on vous a pris était … le gage en échange de votre vie.

Il faut payer pour vivre maintenant ? Si je lui donne de l’argent, je vais vivre plus longtemps ? Il est drôle cet homme ! Il peut contrôler les vies à sa guise ? C’est un fou oui !

-Si la guerre éclate de toute façon, il y aura peu de chances que vous surviviez, à trainer seule et à farfouiller partout où votre nez peut se glisser.

Je le regarde, un peu troublée, je dois le croire ? Je devrais rester avec eux ? Peut-être après tout, il n’a pas totalement tort, si la guerre éclate, je risque de mourir, alors, il faut empêcher la guerre. C’est ça ! Ouais ! Une bande de fous qui vont essayer d’empêcher une guerre qui va concerner le monde entier ! Comme si on avait la moindre chance de réussir … Ce n’est pas zéro … Non ! Et de toute façon, je ne perdrais rien à essayer … La ferme, à quoi je pense là ? Moi tout ce que j’aime c’est collectionner les objets que je trouve jolis ! J’en trouverais peut-être avec eux, comme le pendentif du garçon à taches ! Je peux toujours piquer ce que je trouverais avec eux ! Et puis, je dois récupérer mon « Bleu » aussi … Du moins essayer, parce que si j’ai bien compris, ils sont pas non plus prêt à me le rendre … Je les aides ou pas ? Mmmh … Pourquoi pas ? Non, je ne peux pas, il faut d’abord que je sauve ma peau et en plus, si jamais « Ils » les trouvent, « Ils » les tueront … Réfléchis, voyons, ils sont très fort ces gens, « Ils » ne pourront pas les tuer, et moi, je serais à l’abri ! Toujours moi avant eux ! Mais eux un p’tit peu quand même …

-Bon bon … D’accord j’ai compris … Je vais rester avec vous …

Je range mes dards et lance tout de même un regard noir à la femme en blanc. Toi, tu verras, plus tard ! J’ai fait le bon choix ? Peut-être, peut-être pas, mais de toute façon, j’en tirerais surement profit, des gens pour me protéger … Toujours moi avant eux ! Mais eux un p’tit peu quand même …
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Dim 17 Sep - 13:54

Signe


Nous sommes revenu chez nous, au "QG", et personne ne sourit...
C'est normal, je ne souris pas nous plus, parce que nous sommes tous triste, Protéo et Soeur ne vont pas bien...
Et je suis inquiète, 'inquiète" est une façon d'avoir peur mais pas pour sois même, j'aime ce mot, et j'aime le livre qui me l'a appris.
Mais les autres ne sont pas inquiets, ils ont peur… tous peur…
Guerre m’a retrouvé, Guerre veut me tuer, et Guerre va faire du mal à mes amis…
Ils ont peur de Guerre, mais ils sont courageux, car même si je vois la peur, eux, ils ne la montrent pas.
Frère est très triste, il a très peur pour Sœur qui dort, elle dort depuis trop longtemps mais je sais qu’elle va se réveiller, parce que, même si je ne me souviens pas, je sais que j’ai déjà touché quelqu’un qui ne se réveillera jamais et je sais ce qu’est une personne « morte » comme disent les livres.
Sœur n’est pas froide, son cœur cogne encore quand j’écoute, et de l’air sort de son nez, Sœur va se réveiller, je ne m’inquiète pas pour elle, mais Protéo s’inquiète beaucoup quand même…
Je ne sais pas quoi faire pour Protéo… à si ! Quand Protéo est triste ou qu’il à peur, Sœur pince les cordes de sa « Lyre » c’est comme ça que s’appelle son objet a musique, un objet a musique est un « instrument » et les instruments on plusieurs noms, celui là est une Lyre.
J’apprend très vite avec mes livres, quand je lis une page je connais tout de suite tout ce que je dois apprendre, comme si je pouvais rentrer en moi tout ses mots que je ne connaissais pas, comme si aujourd’hui, je les avait toujours connus, comme si je les avais toujours utilisés…
C’est merveilleux, de pouvoir dire tant de chose avec tant de mots si précis qu’on peut tout de suite les comprendre, mais c’est dommage que je ne puisse pas le montrer…
Je ne sais pas ce qu’il faut faire, mais je vais essayer de pincer les cordes de la Lyre comme fait Sœur, peut-être que Protéo ira mieux après…
Je m’approche et commence a pincer les cordes mais ce n’est pas très beau… j’en pince donc plusieurs, puis quelqu’une en même temps, mais c’est pas ce que je veux faire comme musique !
En plus je crois que si ça ne marche pas c’est parce que je ne connais pas de musique… Je ne me souviens pas de toutes les musiques que Sœur a déjà faite…
J’en connais bien une, mais je ne sais pas si c’est très bien de la faire… Sœur voulait que je la fasse mais je ne pouvais pas, je n’ai pas le droit… et si guerre est pas loin, il entendra la musique… et il ne doit pas l’entendre ! Mais frère est si triste…
Je sais ! je vais écrire la chanson sur un papier et je pourrais essayer de m’en souvenir comme ça, quand je l’aurais écris, je l’entendrais a nouveau dans ma tête et là je pourrais la faire avec la Lyre de Sœur.
Je prend un papier et me met a écrire, c’est bien celle là, je ne me suis pas trompé ! Je l’entends ! J’entends la musique ! Elle est là ! Mais je ne sais pas quelle corde je dois pincer pour la faire….
Peut-être celle là…
Ah non ! C’est pas le même bruit du début. Alors peut-être a côté… non plus ! C’est difficile… il y a trop de corde…
J’essaie une autre mais une main m’en empêche . C’est Ange noir ! Je regarde Protéo, il me regarde aussi , il est tellement triste…. Tellement triste… c’est peut-être aussi parce que je n’ai pas réussi a faire de la musique comme Sœur… Mais Sœur va se réveiller, bientôt elle pourra refaire de la musique, pardon Protéo de ne pas pouvoir t‘aider…
Ange noir me tire d’un coup avec lui dans le couloir, et je laisse tombé mon papier avec la musique écrite dessus a côté de la Lyre.
Dans le couloir, il me secoue asser fort, il crie presque, et moi ça me fait pleurer…
_Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Tu crois vraiment que c’est le moment pour faire une telle bétise hein ? Tu pleur ? Pourquoi pleurs-tu ?
« je pleur parce que Protéo est triste… il est triste et il ne pleur pas, ça doit lui faire mal, alors comme je ne peut pas faire de la musique, je pleur, je pleur pour lui… »
_Tu pleur pour lui ? Mais c’est stupide, tu te fais du mal toute seule et ça ne peut pas l’aider, il n’y a que Sœur qui puisse aider Protéo. Tout comme moi je suis le seule qui peu t’entendre, c’est comme ça et on y peut rien.
« Mais Sœur elle dort pour l’instant ! Et puis il y a d’autre gens qui peuvent aidé Protéo parce que quand on s’aime on peut s’aider ! Et toi tu peux m’entendre c’est vrai mais tu n’es pas tout seul ! Sœur elle ne m’entend pas mais elle , elle m’aide quand même ! Parce que Sœur elle m’aime, Sœur elle n’a pas peur, alors que toi tu as toujours peur ! »
Je suis en colère, en colère contre Ange noir qui ne comprend pas ! A quoi ça sert de m’entendre ? Sœur ne m’entend jamais mais elle comprend tout, lui il entend mais ne comprend pas, parce qu’il ne m’écoute pas, je me suis trompé ! Sœur Lizawu m’a bien de ne jamais oublier que la personne qui écoutera sera celle qui pourra m’aider. Ange noir m’entend, mais il n’écoute pas, Sœur n’entend rien, mais elle m’écoute… c’est Sœur qui est la personne qui saura m’aider, Ange noir ne le pourra pas, Ange noir a peur, Sœur n’a pas peur.
_Que veux-tu dire ? De quoi aurais-je peur selon toi ?
« Toi tu n’aimes personne, parce que tu as peur d’aimer… Et c’est pour ça que tu n’écoute jamais… même ton cœur tu ne l’écoute pas quand il cogne… Sœur n’a jamais eu peur de m’aimer comme elle aime Protéo, et c’est pour ça qu’elle m’écoute et c’est comme ça qu’elle peut m’aider. Moi je sais que c’est beau d’aimer, les livre disent que l’amour est la plus belle chose du monde et c’est vrai, c’est pour ça que je n’ai pas voulu redevenir Tcheeying, c’est pour ça que j’arrive à pleurer et à apprendre, aimer ça peut faire très mal, parce qu’on ne soit jamais perdre l’amour, si un jour on aime plus, on ne peut plus vivre… On est de la peau, on est des yeux, on est une bouche, un nez, mais on n’est rien d’autre. Moi je veux exister, et j’existe parce que je sais aimer, parce que je n’ai pas peur. Les livres disent aussi que quand on aime, on se sent vivant, et les livres ne mentent pas, ils ne mentent jamais. Je me sens vivante depuis que j’aime, tout comme je me sens morte quand je perd l’amour… C’est pour ça que tu es un Ange noir… parce qu’un ange n’est pas vivant, mais un ange peut aimer, un ange qui aime est blanc, toi tu es un ange noir, tu as peur d’aimer, alors tu ne peux plus aimer , tu es un ange noir, un ange mort… et moi…. Moi… moi j’aime un ange qui ne vie plus….
Et je voudrais moi aussi qu’on m’aime comme moi j’aime, parce que moi j’ai beau aimer, un jour ne pourrais plus parce qu’un jour je ne le réveillerai pas… »
Ange noir ne dis plus rien, il me regarde, il a mal on dirait, mais je sais que j’ai raison, les livres ont raisons, je sais que c’est bien d’aimer tant qu’on le peux, parce que même si ça fais mal ; ça permet de se sentir vivre avant qu’on ne puisse plus se réveiller…
J’aime moi, et pourtant, bientôt je ne vivrais plus, et ça je ne l’ai pas choisis, car moi ; j’ai eu beaucoup mal d’aimer, mais jamais… jamais je n’ai eu peur d’aimer à nouveau.
Je tourne le dos à ange noir et part loin de lui en marchant dans le long couloir pour retourner à la chambre bleu. Je vais prendre mes affaires et changer de chambre, je suis une grande, et les grandes dorment toutes seules, sans quelqu’un pour les protèger.
Ange noir a choisis d’être mort, mais lui il peut toujours vivre s’il le choisis.
Quelque part nous sommes pareil, il nous manque tout les deux quelque chose pour continuer de vivre, tout les deux, nous ne sommes pas « terminé »…
Mais lui il peut se réparer s’il le veut.
Moi je vais bientôt m’arrêter… mais moi jamais je n’aurais eu peur d’aimer !
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 23 Sep - 21:30

Je la regardais s’éloignée, s’éloignée le long du couloir. La discutions avec elle m’avait soulever des questions. Comment quelqu’un comme elle avait-elle pu lire aussi facilement en moi. Même moi, je n’avais pas pu me définir comme cela.
Je restais là, à me poser des questions. Finalement, je me dirigeais de l’autre coté du couloir, à l’opposé de la direction qu’avait prise Signe. Tandis que je marchais, je réfléchissais. Etait-ce vrai que j’évitais de m’attacher parce que j’avais peur d’aimer ? Suis-je devenu une personne incapable de sentiments ?
A un moment, je regardais autour de moi. On dirait que c’est une partie du bâtiment où presque personne ne vient : délabrée, sale et abandonnée. Je m’assois dos au mur, et je rumine mes pensées.
Après quelques instants, j’entend quelques chose. Au début, je n’arrive pas a savoir d’où vient ce bruit, ni ce qui fait ce bruit. Tout a coup, le bruit s’est rapproché, et je parvins a le comprendre. Ce sont des rires. Des rires d’enfants. Mais il y aussi une voix, une voix de petite fille. Elle appelle. Elle m’appelle.

-Saig !! youhou !!!
Je tourne la tête, pour voir Jesabell arriver à toutes vapeurs. En arrivant près de moi, elle trébuche, et se retrouve le nez enfouis dans l’herbe.
-A ça, à foncé comme une écervelée, y a des accident, dis-je en riant.
-Mais euh, répliqua-t-elle en se relevant, je t’interdis de te moquer de moi.
-Ahaha.
Je laregarde. Ses cheveux blonds volent, portés par le vent. Ses petits yeux bleus me regarde en plissant les yeux, avec sur le visage un air boudeur. Et du haut de ces 10ans, elle me toise, moi, qui suis assis dans l’herbe. Elle est mignonne, c’est mon amie.
-Qu’est ce que tu fais ici, me demande-t-elle.
-Je regarde les nuages.
-Encore ??!! Mais c’est d’un ennui !!
-Peut être, mais j’aime les nuages. Ils sont font pas ennuyer par des petites fille aux cheveux blonds.
-Peuh, t’est qu’un méchant !!
Je souris et tourne ma tête vers notre village, du haut de la colline où je me trouve. Earthligth. Un petite bourgade où il fait bon vivre. On s’ennui un peu, mais on s’adore tous. En plein milieu, la mairie, avec, juste a coté, l’école, où j’étudie avec Jesabell. Et a partir de là, une longue rue qui traverse tout le village, avec des magasins et des maisons sur le bord. Un village en somme assez classique, mais je l’aime.
-Dis, faudrait descendre, reprend vivement Jesabell. Ta mère a fait à manger.
-Ah bon ? Et c’est quoi aujourd’hui ?
-Des crêpes !! dit elle avec la langue se léchant les babines.
-Tu aime ça, toi ?
-Bien sûr !!!! J’en mangerais toutes la journées si je pouvais !!
-Fais attention, sinon tu risque d’avoir des grosses fesses ! dis-je en pouffant.
-Méchant !! Et bien si c’est comme ça, je t’ignore, là !!
Elle redescendis, frappant le plus fort possible le sol de ces petits souliers. Je regarde encore quelques instants le paysage, regardant avec distraitement la construction en cours du laboratoire. Je pousse un soupir, et je me relève. Il ne faut pas faire attendre des crêpes !!


-Chéri, où vas-tu ?
Je relève les yeux de mon livre, pour voir mon père mettre son manteau et se préparant à sortir.
- Ne t’inquiète pas ma chérie, je vais juste au laboratoire. Je pense que je pourrais avoir un scoop !! Il paraîtrait que quelqu’un est rentré et à voler des informations.
-Encore un scandale ?? Depuis que ce laboratoire a été construite il y a 5 ans, notre village na plus été la même, tu la remarqué ?
-Oui bien sur. Mais il a permis a l’économie de notre village de se relancer. Il nous a permis d’avoir du travail, et la ville c’est un peu plus modernisée.
-Oui mais…
-Taratata, on na pas le temps de discuter de ça. J’y vais. Et puis, tu sais, on peut reprendre la discutions un peu plus tard. Je t’aime.
-Moi aussi je t’aime.
Ils s’embrassèrent, brièvement, puis mon père ouvrit la porte et sortit.
-Ah ton père, je te jure, dis ma mère en se tournant vers moi.
Je fis un petit sourire de compréhension, puis je revenais à mon bouquin. C’est vrai, depuis son arrivée, le laboratoire a permis beaucoup de changement. On ne sais pas ce qui se passe à l’intérieur, mais comme il a permit une évolution, on ne pose pas trop de question. Avant, ce village était un simple endroit, se trouvant tout près de la Frontière. Mais maintenant, grâce a des accord avec plusieurs pays du coté Non-magique, c’était devenu un point très important. Mais même avec cela, on s’ennuie toujours, Jesabell et moi. Hum, Jesabell. Depuis quelque temps, j’ai l’impression d’avoir remarqué quelque chose en elle, quelque chose qui fait que je m’intéresse de plus en plus à elle, ces temps-ci. D’ailleurs, elle aussi semble avoir remarqué quelque chose en moi. Maintenant, quand je la vois, j’ai l’impression qu’elle me regarde différemment. C’est pas désagréable, non. Mais inhabituelle. Faudrait que l’on mette ça au clair tout les deux. Mais rien que d’y penser, j’ai comme une impression de boule dans la gorge. Allez, c’est décidé !! Demain, j’irais lui parler.

C’est beau. Il fait nuit. Les étoiles scintillent dans le ciel. J’attend, là, sur la colline où j’aimais regarder les nuages avant. J’avais donné rendez-vous à Jesabell, lui disant : « ce soir, à 20 heure, rejoins moi à la colline. S’il te plait. Faut qu’on se parle. » Elle n’avait pas eu le temps de répondre, j’était déjà rentré à la maison. Et maintenant, je me sentis glacé d’angoisse, attendant son arrivé. J’essayer de reconnaître les constellations pour passer le temps, mais j’était trop tendu pour y réfléchir. Tout a coup, j’entendis comme des pas derrière moi.
-Salut.
Elle était là, devant moi. C’est yeux bleus scintillait, au même rythme que les étoiles se trouvant au-dessus de nous. Ses cheveux d’or reposer sur l’épaule, elle me regardait, et je la regardait. Alors, comme si c’était inscrit dans nos destinés, je ressentis comme un déclic, faisant savoir exactement ce que je ressentais pour elle. Elle aussi, sembla avoir ce déclic, car elle se détendit, et vint s’asseoir à coté de moi. Elle posa sa tête sur mon épaule, un marque de plénitude sur le visage. J’enroulais mes bras autour d’elle, incapable de dire quoi que ce soit. Nous regardions devant nous l’horizon sombre, les yeux pleins d’étoiles. Tout à coup, elle se retira, et braqua son regard sur le mien. Elle ferma les yeux, et ses lèvres s’approchèrent des miennes. Je fermais les miens aussi, et avança mon visage vers le sien.
Tout a coup, on entendit un déflagration. On ouvrit rapidement les yeux, et regardions d’où cette explosion venait. Le village était en flamme. Des gens criaient. Et des coups de feu. Quand un coup de feu survenait, des cris cessaient. Je tremblais de tout mon corps, Jesabell se collant à moi pour se sentir protéger.
-Viens, dis-je, en tentant de cacher la nervosité de ma voix. Il faut voir ce qui se passe.
-Oui, dit elle pleine de crainte.

Nous arrivions enfin à la mairie. Des corps. Des corps partout. Et des cris d’agonie. Je m’approchait des corps. C’était la maire, et là, le pâtissier. Je reconnaissais aussi ça et là des camarades de ma classe. J’entendis un sanglot à coté de moi. C’était Freddy, un ami.
-Saig, il toussa, Saig, j’ai mal.
Je me penchait vers lui, le relevant et le mettant dos à un mur.
-Qu’est ce qui s’est passé, Fred ??
-Les gens, les gens du laboratoire. Il pense que c’est quelqu’un du village qui a volé les infos d’hier soir. Quinte de toux. Ils ont ordonnés a des soldats de tous nous éliminer, pour ne prendre aucun risque. Ils…ils ont tués mon père et ma mère, Saig !!!
-Ne parle plus, on…on va tout faire pour que tu aille mieux, ne t’inquiète pas.
-C’est …trop….tard…
Il cessa de parler, les yeux comme dans le vague. Mort.
Je sentis comme des larmes aux yeux, mais je ne devais pas pleurer, non ! je ne devais pas pleurer devant Jesabell. Je devais être fort.
-Vite, dis-je à Jesabell, qui sanglotait doucement, je dois aller voir ci mes parents vont bien.
Elle fit un signe de tête, incapable d’ajouter un mot.

La porte était défoncée. Ma mère gisait là, au pied de l’escalier. Elle avait sans doute tenter d’échapper aux soldats, mais les balles ont été bien plus rapides qu’elle. Mon père était juste au dessus, appuyer contre la rambarde, mort lui aussi.
C’en était trop. Je m’effondrais, et je sanglotait. Je sentis dans mon dos Jesabell qui s’appuie sur moi, pour me consoler. 5 minutes passèrent ainsi quand tout à coup :
-Hey, il y en a ici aussi !!
Je me relevais, pour voir le canon d’un fusil braqué sur nous. Je me mis devant Jesabell, pour la protéger. Un détonation, puis un autre, et encore un autre. Je sentis comme dans piqûre dans le ventre. Puis une sensation de liquide tiède sur les jambes. Le monde tourna autour de moi, puis devint subitement noir.

De l’eau. Beaucoup d’eau. Je suis dans un bain. Pourtant je ne me souviens pas d’avoir pris un bain. Je sens comme des roulis dans la tête. Je tente d’ouvrir les yeux, mais je n’y arrive pas, comme si j’avais du mal à me réveiller. Enfin j’ouvris un œil. Le monde était trouble. Des choses blanches vont et viennes devant moi. Je tente de fixer quelques choses, mais la seule chose à peu près clair dans mon esprit, c’est un tableau blanc où il est écrit une formule. La formule était très clair dans ma tête, avant que je ne me rendorme.

Toujours de l’eau. Cette fois, j’ai une impression de malaise, comme si on m’avait fait quelques choses. Je tente encore de fixer quelques chose. Cette fois, il n’y qu’une seule chose blanche, devant quelques chose de plus petit. On dirait un… un enfant. Je replonge dans le coma.

-AAAAAAAAAAAAAARGH.
Je crie, je ne sais pas pourquoi je crie, mais je crie. De toute mes forces. Comme si je voulais que l’on vienne à moi. Mais personne ne vient. Finalement, je comprend pourquoi je crie. J’ai mal. Très mal. Mon bras, mon œil et ma main droite me faisaient mal. J’ouvris enfin l’œil gauche et je regardais où j’était. C’était une pièce sombre, éclairée par des flammes. Une table, avec des instruments, quelques tableaux, et des corps. Encore et toujours des corps. Les cadavres portaient des blouse blanche. Je me relevais, malhabilement sur mes pieds. Je regardais ma main droite qui me faisait souffrire. Elle était en flamme. Avant, cela me faisait mal, mais plus maintenant. La flamme rentra dans ma peau, avec un petit nuage de vapeur. Là où elle avait disparut, se trouvait des brûlures. Je me demandais encore comment c’était possible, avant de voir une plaque de métal par terre. Dessus était dessiné un pentagrame, avec une croix en plein milieu. La signalisation d’un objet a teneur dangereuse de magie. Je me retournais, et voyais comme un reste de cuve, avec de l’eau dedans. Je n’eu pas le temps d’y réfléchir, car des hommes criaient dans le couloir, en courant. En sortant, je vis une troupe de soldat tenir un homme en blouse blanche, le frappant et le molestant. Je me déplaçais silencieusement, et entra dans une pièce au hasard, pour éviter cette troupe. La pièce où je me trouvais était sombre, et il y avait un lit d’hôpital. Un appareil a coté bipait, pour mesurer les pulsations du cœur. Je m’approche, plein d’appréhension. Je tremble, car j’ai froid, je n’ai pas de vêtements, et ma blessure me blesse autant physiquement que moralement. Sur l’oreiller, une fille. Sa tête est encadrée par une longue chevelure blonde. Je ne la connais pas, mais pourtant, je ressens quelques chose en moi qui me met avec violence devant moi la douloureuse vérité.
-Jé… Jésabell ??
C’était elle, avec des années en plus depuis le soir où j’était tombé dans le coma. Elle semblait avoir changé. Son visage s’était embelli. Je suis heureux, heureux de la revoir. Je soulève le droit pour la regarder entièrement, pour me ramener à l’époque où nous étions tranquille et insouciant. Elle est nue. Mais ce n’est ceci qui me choque. Elle est pleine de cicatrices. Et certaine semblait avoir été mal faite, car la gangrène s’était installé sur ses hanches, sa poitrine et ses cuisses. Mais le pire, c’est que de ces cicatrices, un douce fumée en montait. Comme si… comme si elle brûlait intérieurement. Je pose ma main tremblante sur son visage. Elle toujours ci douce. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression de l’avoir perdue a jamais. Elle, ma famille, mon enfance, mon village… j’ai l’impression d’avoir tout perdu. Tout.
Je ne peux plus le supporter, je m’effondre sur elle, sanglotant, et pleurant, et hurlant comme je ne l’avais jamais fait. J’entend un soupir, un murmure. Je regarde Jesabell. Ses lèvres bougent. J’approche mon oreille.
-Saig ? murmure-t-elle, c’est toi ??
-Oui c’est moi, dis-je en murmurant aussi.
-Où… où es tu. Je ne te vois pas !
Je lui prend la main et la pose sur mes joues, humides.
-Je suis là, je suis là.
-J’ai mal, Saig. J’ai très mal. Peux-tu me délivrer de cette douleur ?
-O..oui dis-je en déglutissant, en fixant l’appareil respiratoire qui la relie a la vie.
-Alors, fais le, s’il te plait. J’ai trop mal pour vivre. Et puis, je veux mourir entre tes bras, Saig.
Je tient encore la main de Jesabell, espérant que tout ceci ne soit qu’un cauchemar.
-Ne pleure pas, Saig. Je t’en pris, ça me fait encore plus mal de te sentir malheureux.
Je retiens mes larmes, exécutant le dernier souhait d’une mourante. Tout doucement, je lache sa main, et je me dirige vers l’appareil, et me positionne à coté. Je souffle, essayant de calmer mon cœur qui cogne contre ma poitrine.
-Je voulais te dire quelques chose, dit Jesabell, une larme coulant sur sa joue. Je t’aime, Saigoan. Je t’aime depuis si longtemps que j’ai l’impression que ça a commencé il y a une éternité.
Je la regarde, des larmes plein le visage. Je pose ma main sur la prise. Je n’ai plus de force pour la retirer. Alors, avec la force de mes sentiments, je crie en même temps que je tire :
-MOI AUSSI JE T’AIME !!!!!


Un long bruit. Un bruit aigu. C’est l’un des souvenirs assez clair qui reste dans ma tête. J’ai vaguement le souvenir de soldats m’emmenant quelque part. Un QG. Terroriste. Front de Destruction des Labos. Et c’est tout.


-pff pfff
J’avais du mal à respirer. Cette plongée au fond de mes souvenirs m’avait vidée. Jamais cela n’avait été aussi épuisant. J’eus un haut-le-cœur, puis je vidais mes tripes. Je m’essuyais la bouche, puis me calma. Je me mis à réfléchir. Après ces évènements, je n’avais plus jamais fait preuve de sentiments aussi fort.
J’avais reçu une formation avec les terroristes qui m’ont tirés des griffes du laboratoire, pour devenir l’un des leurs. Déjà à ce moment là, je n’était plus capable de sentiments, et je ne voulais pas dire mon nom. Alors, après avoir vu mes blessures, surtout celui à l’œil, on me donna là-bas le nom de code de « prêtre ». Aujourd’hui, ils étaient mort, ou enfermés, découvert par surprise à leur QG. J’était parti me mettre à mon compte, tentant de remettre au jour leur doctrine, parfois ça avait du succès, parfois non.
Pourquoi n’en parlerais-je pas aux autres ? Il faudrait qu’ils sachent autant pour me sentir mieux moralement que de leur donner des informations. Car, la formule que j’avais vu au laboratoire était celle que Signe avait dessiné, et la petite fille que j’avais remarqué, c’était…
-Signe !!
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 28 Sep - 23:11

Kanna

Tout s'est arrangé. Enfin... pour le moment. Les mages sont morts, les jumeaux sont dans un sale état, j'en passe et des meilleures. Génial...
Purée, à peine revenue je veux déjà partir.
Oui, mais où ?
Tu n'as plus d'endroit où aller.
La ferme !
Je suis sur les nerfs, vraiment énervée. J'ai failli y passer tout à l'heure, j'ai failli, c'est tout. Petite illusion. La réalité est toute autre : Supporter une bande de dingues tous plus étranges les uns que les autres, tout ça pour... uniquement pour moi. Oui. Seulement pour moi. Rien d'autre.
Mais si j'étais morte ? Et bien au moins je n'aurais plus eu de problèmes. Enfin libre. Enfin seule.
J'arpente le couloir. Direction ma chambre. Dormir.
Le sommeil... C'est la seule chose qui me permet de fuir. L'alcool, les drogues, les missions... Ca n'a jamais marché. J'ai tout tenté, tout raté.
Bien avant... la "découverte", j'ai voulu oublier, m'oublier, les oublier. Parce que je ne savais pas qui j'étais, qui elles étaient. Vraiment. Mais maintenant... Je peux me décrire, dire mon but, ce à quoi je sers. Et ça me dégoûte, et ça me fait mal.
La porte s'ouvre, me laisse passer et se ferme dans un claquement sec, presque inaudible.
Mon lit est devant moi. Je me jette dessus, m'affale.
Espèce de lâche.
C'est dur... si dur...
Pourquoi moi ? Et pas les autres ?
T'es plus unique ! Tu devrais être contente.
Non.
Mes yeux se ferment malgré moi. J'en souris à peine.

Papa-Nazul travaille dans le bureau et Kine est pas là. Elle est encore partie. Je suis sûre qu'elle est pas seule ! Ouais...
Autant m'amuser un peu ! Tiens, j'ai qu'à aller aux "Tours Perdues", je pourrais voir la ville d'en haut. C'est joli...
Y a personne dans les rues. Ah oui, il fait nuit. C'est normal. Bah je m'en moque.
Je monte vite, vite les marches. C'est grand, ça résonne. Les escaliers sont vraiment haut, vraiment longs ! C'est ça qui est bien. J'ai l'impression d'aller très loin. Et de partir...
Oh non ! C'est occupé ! Zut... Pas juste.
C'est qui ?
Un garçon. J'arrive pas à bien voir avec le noir. Il est sur le bord. On dirait qu'il va tomber...
J'entends un drôle de bruit. C'est pas fort, c'est aigu et grave, c'est triste...
"J’ai crée une carapace qui m’entoure
Eh ! Mais je connais ! Cette chanson...
- J’ai hurlé à m’en rendre sourde
Il s'est retourné. Il m'a entendue. Il va s'arrêter de chanter ?
- J’aurai voulu que les gens viennent vers moi
Mes pieds avancent tous seuls. Vers lui. Vers le bord.
- Mais en même temps, je ne voulais pas..."
Ca y est. Je vais savoir qui c'est...


"Noon !"
J'ai crié. Comme ça, sans vouloir. Je savais bien que j'allais pas être tranquille, même en dormant. Dommage...
Bon, autant faire quelque chose maintenant. Pour me fatiguer. Quelques exercices de danse. Oui...
Je me lève, tout doucement, comme on déplie une feuille. Et je m'envole...
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Marc
Prince des loup
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 28 Sep - 23:53

Protéo

Quelle étrange sensation. Je sens que tous mes muscles sont détendus, relaxés. Mon esprit me semble léger et vagabonde sur le chemin de mes pensées. Il me semble que mon corps repose sur une chose moelleuse, confortable. Le parfum simple d’un tissu propre s’infiltre dans mes narines. Ma respiration est lente, profonde, si différente du souffle rapide et léger me prenant après chaque méditation. J’essaie de bouger, ou d’ouvrir les yeux, mais mes yeux me paraissent lourd, et mes membres semblent protester contre l’idée de quitter cet endroit si confortable. Mais malgré leur opposition, mes muscles se contracte, pliant mes jambes, et ouvrant mes yeux. Mes pensées, brumeuse tout d’abord, se clarifie d’un coup, et je réalise ce qui m’arrive.
_ Dormi…dis-je dans un murmure abasourdi. J’ai dormi.
Je me lève de ce qui m’apparaît comme un lit aux couvertures bleues clair, et aux draps d’un blanc pur. Je suis torse nu, mais je ne frissonne pas. Une chaleur agréable me parcourt. J’ai l’impression de ne jamais m’être déjà senti aussi bien.
_ Alors c’est cela, le vrai sommeil, fis-je en étirant mes muscles. Incroyable.
Une chemise, posée sur une chaise, attire mon regard. Tout en l’enfilant, je réfléchis. Mon dernier souvenir me revient alors. La grotte, Sœur inanimée, sa main dans la mienne, la douleur atroce, les deux mages. Je tend ma main devant moi, et la crispe en poing en me rappelant la sensation de ce cou vaporeux entre mes doigts. Un frisson me parcours. J’ai tué. Comme un poison, cette réalité s’infiltre en moi, me terrassant sous l’horreur. Inconsciemment, je tombe a genou, et me recroqueville sur moi-même. Un sanglot m’échappe
_ Sœur.
Mais Sœur n’est pas là. Elle est dans une chambre, inconsciente. Brusquement, je me lève et sors dans le couloir. Je dois la trouver et rester auprès d’elle. Je veux rester près d’elle. Mon pas se fait rapide, et j’atteins très vite l’ascenseur. A l’instant même où les portes de l’appareil s’ouvrent, je me fige. Me jetant un regard surpris, les deux hommes passent devant moi, puis reprennent leur conversation. Mais ils n’existent déjà plus pour moi. Où plutôt ils existent trop. Depuis longtemps je m’étais habitué à sentir la présence des gens, comme un infime souffle d’air sur mon esprit, mais ce que je ressens à présent n’avait rien à voir. Au fond de ces hommes je sens une flamme d’une incroyable brillance, comme si des étoiles avaient pris place en leur corps. Je sens une bonne humeur, une insouciance et une volonté émaner d’eux.
_ Je vois leurs âmes.
Un nouveau frisson me parcours à cette déduction. Mes poings se serrent à nouveau, et je chasse tout cela de mon esprit. Seule Sœur compte. Tout le reste ne vaut rien. Du’n pas résolut, j’entre dans l’ascenseur.

*
**
Sa flamme est faible. Si faible. Je la vois distinctement. Depuis une heure que je la veille, j’essaie de voir autant que j’ai pu en voir sur les deux hommes. Mais à part cette flammèche, je ne vois rien. Ni émotions, ni sensations, rien. Un intense sentiment de frustrations m’envahit. Un sentiment bien rare. Je crois ne l’avoir connu que deux ou trois fois dans ma vie. Tandis que mes mains cherchent machinalement mes outils et mon échantillon de bois, je me surprends à me souvenir.


Mes gestes sont sûrs. L’outil s’agite rapidement, et avec précision. Je sais que ce n’est que la partie facile. La partie difficile arrive. La voilà. Mes mouvements se font plus lent et ma concentration s’intensifie.
Crac
D’ans u petit craquement, les bois se fendille et la lame se coince.
_Non !
Mes sourcils se froncent et je continue de fixer mon essai raté. Intérieurement, je bouillonne.
_ Je n’y arrive pas. Pourquoi je ne réussis pas, maître ? Je me suis pourtant entraîné dur.
_ C’est vrai Protéo, tu a beaucoup travaillé. Mais la sculpture, ce n’est pas la technologie. Dans la science, le travail apporte presque toujours la réussite. Mais je te répète que notre art est différent.
Un mince sourire apparaît sur son visage bienveillant, n’arrivant néanmoins pas à chasser la tristesse toujours visible dans son regard. La douceur de sa voix me pénètre, et ma frustration s’estompe.
_ Une sculpture naît par les mains, c’est vrai. Mais un homme pourrait avoir les mains les plus habiles du monde sans pour autant être un véritable sculpteur. Avant de naître grâce aux doigts, l’œuvre doit être pensée et imaginées à la fois par cœur et l’esprit. Si elle n’est conçue que par l’un deux, ça ne peut pas marcher. Ce n’est qu’en alliant les deux qu’on peut créer.

Son sourire s’élargit, et l’une de ses grandes mains recouvre les miennes, ainsi que mon essais. Un étrange picotement me parcours, et une sensation familière m’envahit. Puis il retire sa main, révélant à mes yeux émerveillés une enfant aux cheveux ondulés, entourées de feuilles. Une exclamation d’admiration m’échappe.
_ Lorsque le cœur, l’esprit et les mains s’accordent au point que le monde semble vibrer atour de toi, alors tout devient possible.
Sa mina passe dans mes cheveux, les ébouriffants et sont sourire disparais.
_ Un jour, toi aussi tu connaîtras cette sensation. Tu as tout pour y arriver, Protéo.


_ Protéo ? Protéo ?
Une main se pose sur mon épaule, me faisant sursauter. Par réflexe, je passe ma main dans mon dos pour cacher mon activité. Puis je sens vraiment ce que je porte entre mes doigts. A côté de moi, Nélos ouvre de grands yeux en voyant une enfant presque achevée au creux de ma main. Ses cheveux sont ondulés, mais son visage est lisse, de même que les trois quarts de son habit. Seul un quart a maintenant la forme d’un nuage de feuille.
_ De la magie de modelage.
La voix de Nélos est incrédule, presque admirative. Je me tourne vers lui, et range la petite sculpture dans ma besace. Il toussote.
_ Excusez moi de vous avoir interrompu Protéo. Je suis venu parler de quelque chose d’important. Et qui me parait encore plus important maintenant, ajoute-t-il d’une voix empressée.
_ Ma magie ?
_ Exact, acquiesce-t-il. Je pense qu’il vous serait bénéfique d’en acquérir une meilleure maîtrise. Je voudrais vous aider à, sinon la contrôler, du moins la comprendre.
_ Vous mentez, dis-je d’une voix neutre.
Ma voix ne transporte aucune accusation. Juste un fait énoncé. Ses sourcils se haussent. Il ne peut savoir. J’ai vu le mensonge en lui.
_ Mais l’autre point, votre proposition, m’intéresse. Je veux contrôler ce … pouvoir.
_ Bien, dit-il d’une voix toute de même hésitante. Et si nous allions dans mon bureau ?

Je regarde ma sœur. Son visage demeure inexpressif. Sa flamme toujours aussi faible.
_ D’accord.
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 29 Sep - 20:12

Nelos Van Dren :


Protéo m’avait surpris. Même si je n’appréciais pas vraiment qu’il s’immisce de quelque manière que ce soit dans mon esprit, il venait sans le savoir de me donner une deuxième chance de ne pas lui dire tout de suite de quoi je voulais réellement lui parler. Si j’avais du lui dire tout de suite, il aurait peut être trouvé une façon de ne pas m’écouter. Mais une fois dans mon bureau, seul avec moi, il ne pourrait pas échapper à la réalité, si triste soit elle...
Nous pénétrâmes alors dans la pièce, le sas s’ouvrit devant moi et se referma derrière Protéo. J’allais m’asseoir sur un coin de mon bureau, tandis que Protéo restait là à me dévisager. J’ignorais de quelle façon il allait prendre la nouvelle, mais j’estimais qu’il valait mieux aller droit au but plutôt que d’essayer d’atténuer. Alors que j’allais ouvrir la bouche, j’aperçus ses sourcils se froncer légèrement, tout en continuant à me fixer... C’était comme si, à la manière du mensonge, il percevait la nervosité en moi. Il commença à ma place.
_ Nelos, de quoi voulez vous me parler, en réalité ?
_ Il s’agit de votre Sœur.
Sans que j’aie à le faire, il essaya lui-même d’atténuer la gravité de la situation.
_ Je sais, elle est dans le coma... Et vous même vous ne saviez pas quand elle va se réveiller, c’est ça ?
_ Pas tout à fait.
A ce moment, le regard du jeune hybride vint rencontrer le mien. On aurait dit qu’il essayait à travers mes yeux d’en extraire mes prochaines paroles. Cependant, je devais prendre les devants.
_ Protéo... Je ne vous cache pas qu’il y a des chances pour que Sai Nah Dihn ne se réveille pas du tout.
Ses yeux s’écarquillèrent soudain, incrédules, comme si je venais de lui raconter que c’était lui qui allait mourir dans les trente prochaines secondes.
_ Quoi ? Mais... Vous ne pouvez pas la guérir d’un simple empoisonnement ?
_ Protéo, ce n’est pas d'un empoisonnement dont est victime votre Sœur. Elle a été touchée par un dard magique dont seule la Lune Noire a l’usage. L’aura karmatique de Sai Nah Dihn est captée à une très grande distance, et elle est absorbé dans des...
Je m’aperçus alors que j’étais en train de m’attarder sur des détails techniques dont Protéo n’avait strictement rien à faire ! Son regard était braqué en avant, dans le vide, il était comme absent ; quand il revint soudain vers moi, réveillé en sursaut d’un cauchemar.
_ Mais il y a un moyen... Il y a surement un moyen de la sauver ? N’est ce pas ?
Le ton de sa voix n’avait manifestement pas monté d’une octave, mais les traits de son visage s’étaient resserrés, montrant clairement son anxiété.
_ Mes hommes ont pu récupérer le dard qui a servi à créer le lien, mais je ne vous cache pas qu’il y a assez peu de chance pour que nous puissions localiser la source qui absorbe la vie de Sai Nah Dihn à petit feu... Nous essayons de faire le plus vite possible...
_ Qu’est ce qu’on peut faire, en attendant ?
_ En attendant... répétais-je
Je me fis tout à coup la réflexion, que je pouvais perdre, non pas une amie, mais presque une fille... Une fille, et un fils qui se laisserait peut être mourir si sa Sœur venait à disparaître...
Les parents des deux hybrides m’avaient tellement parlé de leurs enfants, j’avais passé tellement de temps à les chercher, que je les connaissais presque par cœur, comme mes propres enfants que je n’avais pas... Je connaissais tout d’eux dans les moindres détails... Une fille d’à peine une 10ène d’années de moins que moi, et pourtant...

_ Alors, quand est-ce que tu te cases et que tu me fais un petit fils ou une petite fille ? Je dois te dire que je préfèrerais une petite fille, ça casse moins de chose et c’est plus...
_ Papa ! J’ai pas envie d’avoir d’enfants, c’est vraiment encombrant pour mon travail !
_ Oui, c’est ce que je vois ! Les femmes aussi, c’est encombrant, chez toi, tu ne sais pas les garder !
_ Papa ! Arrête avec ça ! Je suis jeune, j’ai le droit d’avoir autant de femmes que je veux si j’en ai envie !
_ C’est sûr, fiston. Mais ce n’est pas comme ça que tu auras des enfants ! Ou alors tu auras un tas de problèmes de garde avec !
_ PAPA !!


_ En attendant ?
Je me réveillais de mon rêve éveillé, par Protéo. Je m’en rendais vraiment compte, que je pouvais vraiment perdre plus qu’une amie...
_ En attendant, finis-je par dire, il faut soutenir Sai Nah Dihn, pour essayer de retarder le drainage d’énergie. Protéo, je ne peux pas lui poser la question directement, alors je le demande à vous : Je peux la mettre sous perfusion karmatique pour éviter un trop rapide affaiblissement...
_ Elle n’accepterait surement pas... Mais faites-le, faites-le, pour elle...
Je me levais de ma position d’où je commençais à m’ankyloser pour aller m’asseoir sur mon siège. Je posais mes coudes sur le bureau et adressait un regard apaisant à Protéo.
_ Je vais prévenir mes hommes pour qu’on fasse le nécessaire. En attendant, vous devriez retourner un peu auprès d’elle.
_ Et vous ?
La voix parut presque accusatrice, comme si le fait même de ne pas me proposer de venir avec lui l’irritait.
_ Excusez moi, j’ai quelques choses à régler.
Il ne me regarda pas plus longtemps et sortit aussitôt de la pièce une fois que j’eus fini.
Je n’étais pas tranquille. En fait, même si j’avais mes propres suppositions, j’avais peur... Peur que le karma de Sai Nah Dihn ne soit pas simplement utilisé par hasard...
Et si à un moment, les sorciers avaient estimés qu’ils avaient ratés leur coup ? S’ils avaient décidé de prendre Sai Nah Dihn à la place d’Arias en dernier ressort ?
Elle n’était pas aussi puissante que lui, et si c’était le cas, elle serait vidée beaucoup plus vite de son énergie...
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 30 Sep - 15:08

Signe

C’est incroyable comme ce livre peut être merveilleux…
« Vingt milles lieux sous les mers », Jules Vernes était quelqu’un très spécial… j’aurais aimé
Qu’il me raconte ses histoires… j’adore les histoires, elles m’aident a ne plus penser aux choses qui me font mal ou qui me font peur, quand je lis une histoire tout disparaît autour de moi, c’est comme une magie très douce qui berce mon esprit sans que je le vois.
Une magie douce qui n’existe pas, elle est faite d’une chose normal, l’écriture… L’écriture n’est pas une magie parce qu’on peut l’utiliser sans avoir quelque chose de spécial. C’est plutôt un pouvoir merveilleux que tout le monde peut avoir. Mais en même temps personne ne peut écrire comme Jules Vernes.
Les choses sont parfois encore trop compliquées dans ma tête. Pourtant je lirais tout pour tout savoir, ainsi je ne me poserai plus jamais de question sans réponse. La seule chose que je ne saurais pas sera la seule chose que je n’aurais pas lut.
Sœur dort encore, elle me manque et sa musique aussi…
Arias à un pouvoir très fort, je l’ai déjà vu, il peut guérir, alors pourquoi il n’arrive pas a guérir Sœur ? Ce n’est pas juste… pourquoi des gens horribles comme les hommes en noirs ont le droit de vivrent alors qu’ils ne font que du mal ? Pourquoi les Dieux qui punissent toujours le mal ne les punit jamais ? Ils méritent d’avoir très mal ! Sœur elle a eu peut-être mal, Protéo a eu très mal, moi aussi j’ai eu mal, plein de gens ou eu mal et pourtant nous n’avons jamais été méchants… Pourquoi sommes-nous punis alors que nous n’avons rien fait ? Sœur Lizawu , je l’aime toujours beaucoup, mais je pense qu’elle s’est trompé pour les Dieux… s’ils existaient vraiment, ils puniraient ceux qui sont vraiment méchants !
Ou alors les Dieux ne peuvent pas tout faire… ou alors ils se sont trompé de personne a punir.
Il y a des livres sur plein de dieux dans la Bibliothèque, je ne savais pas qu’il y en avait autant… Il peut y avoir aussi de méchants dieux.
Je ne sais pas.
Je crois que personne ne sait, et je ne pense pas non plus que les livres le savent.
Je croyais pourtant que les livres savaient tout…
Je commence a m’ennuyer dans cette chambre… Je vais aller me promener un peu.
Je retourne dans ce long couloir, je n’aime pas ce couloir d’ailleur, il est tout blanc, et ca me met mal à l’aise sans savoir pourquoi… l’odeur aussi, l’odeur est toute particulière, et elle me rend bizzard, je ne trouve pas de mot pour dire comment cet odeur me rend, mais je n’aime pas cette odeur, ça c’est certain !
Il y a toute les portes bleu a gauche, ce sont nos chambres et aussi plein de porte rouge a droite… je n’ai jamais su ce que c’était, et je n’ai jamais chercher à savoir, pourquoi ne pas essayer de savoir aujourd’hui ? Je n’ai rien d’autre a faire et puis je ne veux pas derranger Protéo, il veut surement être seul avec sœur, j’irais la voir tout à l’heure, et ange noir … il doit peut-être m’envouloir pour ce que j’ai dis… je le pense toujours mais je regrette de lui avoir dis ça si méchament , je m’excuserai tout à l’heure aussi. Pour l’instant je veux savoir ce qu’il y a derrière une de ses portes rouges. Elles n’ont vraiment rien de spécial ; elles sont normals, comme nos portes bleus, simples, toutes rouges avec une longue poigné en fer.
Je tire doucement la porte rouge se trouvant devant moi, c’est tellement éxitant que mon cœur se met a cogner très fort en moi, j’ai des frissons , j’aime ressentir cela, même si une voix en moi me retiens de le faire sous prétexte que c’est peut-être interdit.
Mais c’est justement le fait de ne pas savoir ce qu’il y a derrière et de savoir aussi que c’est surement interdit qui fait que mon envie de l’ouvrir devient immence !
Mais je suis surprise et encore plus curieuse de voir que cette petite porte rouge sans rien de spécial cachait une autre porte… pourquoi mettre deux portes alors qu’une seule suffit ?
Surement pour une raison étrange, pour ne pas attirer les curieux comme moi… car cette autre porte me donne encore plus envie de savoir que la simple porte rouge…
L’autre porte est noir, vraiment noir, elle semble immence alors qu’elle n’est pas plus grande que la rouge… elle fait peur et en même temps j’aime cette peur, elle me donne envie de l’ouvrir aussi. La porte noir est recouverte de branches tordus comme les doigts crochus d’un être méchant… elles s’entortillent entres elles et font des nœuds, elles devaient être plus belle avant car si je regarde bien, je voix une vieille peinture doré qui ne brille plus et qui se décolle par endroit… de loin on ne dirait même pas que les branches ont été dorés.
Sur les côtés de la porte il y a comme une fumée sombres qui sort tout doucement, on dirait la fumée d’un très grand feu, sauf qu’elle est lente et… froide ?
Je passe ma main dans ma fumée pour sentir sa chaleur , puis mon nez pour sentir son odeur de bois brûlé mais c’est vraiment étrange… la fumée est froide, froide comme un courant d’air, et elle ne sent rien, elle n’a pas une seule odeur, comme si elle venait de nul prt mais pourtant il n’y a jamais de fumée sans feu…
Et elle est aussi lente et légère que les nuages morts au sol du cimetière, j’ai lu qu’on appelait cela de la « brume ».
D’un coup, je n’ai plus très envie de l’ouvrir… mais sans savoir pourquoi ma main ne n’obéis plus ! Elle va sur la poigné et se met a tirer, tirer, encore et encore, seulement je remarque une serrure entourée de dessins dorés en dessous de la poigné, la porte est surement fermée a clef.
De mon autre main je tire de toute mes force sur celle qui tire la poignée et enfin j’arrive à la détacher. Cette porte me fait vraiment peur, je ne veux plus la voir, elle est dangereuse ! Je ferme la porte rouge sur la noir et m’appuie dessus comme si j’avais peur qu’elle s’ouvre toute seule.
Sans chercher a savoir, je court a la porte rouge juste a côté et l’ouvre vite, j’y vois un bureau normal avec quelqu’un qui travail dessus… je ne prend pas le temps de regarder la personne ou la pièce, je referme la porte rouge , j’avais vu ce que je voulais voir.
En ouvrant d’autres d’entres elles je vis bien qu’aucune ne cachait d’autres portes noirs…
Je décide alors de revenir a la première porte rouge que j’avais ouverte et, le cœur battant de peur j’ouvre très vite cette porte pour la 2ème fois , je suis bien étonné de voir que c’était un bureau simple exactement comme les autres que j’avais découvert derrière chaque porte rouge, la personne qui travaillait se mit a dire des choses sur un ton mécontant mais je ne la regarde pas ni l’écoute, je ne prète aucune attention a se bureau, sans vraiment me souvenir de comment il est je savais que c’était le même que les autres et je referme la porte rouge en restant sans bouger devant.
Me suis-je trompé de porte rouge ? Après tout elles sont toutes pareil, ce n’était peut-être pas celle là que j’avais ouverte la première fois, pourtant…
Ca ne peut être qu’elle car… en bas de cette porte rouge, je vois une clef.
Une vieille clef a moitié doré comme les branches de la porte, avec des dessins dessus comme sur la serrure… elle est, elle aussi, entouré de cette lente fumée noir sans odeur…
Je la ramasse et la regarde de plus près mais sans avoir le temps de bien la regarder, la voix de Ange noir m’appelle.
Je détourne les yeux et le regarde arrivé vers moi a pas rapide, il semble pressé de me parler…
_Signe ! Je dois te dire quelque chose ! Je…
Il s’arrête d’un coup et cesse de me regarder, au début je ne comprend pas, puis je vois qu’il reste sans voix devant la clef que j’ai dans les mains…
Que ce passe t’il encore ?
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 30 Sep - 17:06

Sai Nah Dhin :
Il y a toute les portes bleu a gauche, ce sont nos chambres et aussi plein de porte rouge a droite…
Qui est là qui m'entraine ? Pourquoi m'entraine-t-on ?
je suis surprise et encore plus curieuse de voir que cette petite porte rouge sans rien de spécial cachait une autre porte…
Tcheeying. Enfant silence. Signe. Enfant sourire. Signe. Sourire. Ces deux enfants tâchés ne sourirons jamais. Faut-ils qu'ils meurent ? Ils ne sont pas responsable de la façon dont ils ont été conçu. Le garçon, à la rigueur, il peut passer pour un humain. On le gardera. On livrera la fille, avec ses parents, aux hyliorans. Que ces serpents décident eux-même de ce qu'ils en feront.
_ Il faut l'appeller Protéo.
Silence, le déserteur.
_ Il faut l'appeler Protéo. C'est tout ce que je demande.
Soit, il s'appelera comme ça.
Je passe ma main dans ma fumée pour sentir sa chaleur , puis mon nez pour sentir son odeur de bois brûlé mais c’est vraiment étrange… la fumée est froide, froide comme un courant d’air, et elle ne sent rien, elle n’a pas une seule odeur, comme si elle venait de nul prt mais pourtant il n’y a jamais de fumée sans feu…
Signe. Ton nom est signe. C'est le nom que tu te reconnais. Mais tu avais un nom, un vrai nom, pas Tcheeying, un nom, donné par ta mère, par ton père.
Maman est la plus belle quand elle danse. Je pourrais passer des heures à la regarder danser. Elle est la plus belle. Papa la dévore des yeux. Mais c'est moi qu'elle regarde.
_ Viens, Nin. Viens danser avec moi.
Pourquoi m'appelle-t-elle Nin ? Mon nom est Nelos, Nelos. Nelos...
_ Viens danser, Nin ! Viens.
Elle est si jeune, à présent. Elle a onze ans. Ses vêtements trop large dissimulent mal la marque au fer rouge dans son dos. Et elle ne souris plus. Elle danse, avec une expression figée sur le visage.
_ Qu'est-ce que tu fais, Nin ?
Regarde-moi Kanna. Regarde bien. Comme la vue est belle, du haut des tours perdues ?
_ Nin, reviens.
Je ne suis pas Nin, je suis Nelos. Non, je suis. Comme l'air est pur ce soir. Comme il est doux. Et épais. On croirait qu'on peut y nager, comme les poissons.
Non. Je ne suis pas Nin. Je ne suis pas.
Comme les poissons.
Kanna. Regarde. Regarde. Je vais nager dans l'air comme les poissons. Comme Peter Pan.
Le vide m'appelle. Il faut que je fasse un pas en avant.
Non, je suis Nelos !
Un pas en avant.
"J’ai crée une carapace qui m’entoure
J’aurai voulu que les gens viennent vers moi
Mais en même temps, je ne voulais pas"
Un pas en avant. Juste un pas. Je suis Nelos. Mais juste un pas. Parce que je suis Nin...
_ Tu sera mieux parmis les humains, Sai Nah Din !
Comment ? Comment peuvent-ils le dire ? Et pourquoi le disent-ils sans colère ? Qui en a encore quelque chose à faire, que je sois en vie ou non ?
Frère chéri, ne pleure pas, je ne vais pas sauter. Je reste avec toi, je te rejoins. Moi aussi, je t'aime. Moi aussi je t'aime, Jesabell. Tous ceux qui s'aiment seront notre famille.Tous ceux...
Ce n'est pas là que je voulais allez. Signe. Je veux retrouver Signe.
Je suis affamé. On me donne de la viande, et quelques légumes seulement. Ca ne suffit pas. Je ne peux pas manger la viande. Je suis affamé. Et cette cage, cette cage qui m'enferme.
Moi aussi, je t'aime, Jesabell.
J'aime une hyliorane, Kail. Mon peuple ne l'acceptera jamais. Il faut que tu m'aide.
_ Je t'aiderais. Je vous aiderais tous les deux. Vous n'aurez qu'à vous cacher chez moi.
Tu sera le parrain de nos enfants, Kail. Veille toujours sur eux.
_ Je veillerai sur ton fils.
On m'oblige à dissimuler mes tâches couleurs nébuleuse. Je les trouve pourtant si belle. Je ne veux pas dormir. Quand je dors, je vois de la souffrance, des guerres, des batailles, des gens qui meurent. Je ne veux pas dormir. La musique. Musique, ne t'arrête pas, ne t'arrête jamais, j'ai besoin de toi, je n'y arriverais pas sans toi. Je n'arriverais jamais à affronter cette haine.
Je veux cette jolie broche. Elle est belle, et ce qui est beau est pour moi. Je la veux. Cette petite fleur d'or. Je veux cette dague, si pointue, qui fait si bien, si facilement saigner, et que "père" aime tant utiliser pour écorcher mon dos, quand je fais mal la cuisine. Elle est en argent, elle brille. C'est tellement joli. Je la veux. Elle m'appartiendrons toute les deux. De toute façon, je vous hais. Je vous hais. Je vous suis reconnaissante de m'avoir donner cette vie de haine, et je vous récompense. Crevez. Crevez. Crevez tous les deux.
Crever ? Non, je ne souhaite pas qu'ils meurent. Même si ce ne sont pas mes vrai parents, et même s'ils ne m'aiment pas, moi, je les aimes. Je m'appelle Sai Nah Dinh. Et je vous aime. Vous m'avez élevée, nourrie, éduquée. Oui, je vous aime. Je voudrais pleurer à m'en crever le coeur. Je vous aime. Je vous aime. J'ai si mal, si mal. Pourquoi m'avez vous dit d'aller chez les humains ?
Signe. Signe. Enfin je te retrouve. J'ai eu tant de mal à retrouver ta trace. Comme tu es belle, dans ton corps d'enfants qui n'a pas encore grandit sans toi. Et vous ? Vous êtes monsieur Sirckus ?
_ Allez vous en.
Non, je ne peux pas. Je suis venue chercher quelque chose, pour Signe. Tcheeying.
_ Allez vous en.
Non. Donnez moi la chanson. Il me la faut. Il me la faut pour sauver Tcheeying. Elle va mourir, si on ne lui chante pas sa chanson.
_ Je vous donnerais la chanson, Sai Nah Dhin, et vous la sauverez. Mais pas aujourd'hui. Pas tant que nous ne serons pas seuls.
C'est maintenant, qu'il me la faut. Chaque minutes compte.
_ Vos rêves partent quelque part ou quelqu'un peut les lire. Et si je vous donne le code, cette personne pourra s'en servir. Des million de personne sont en danger, si le code est utilisé par quelqu'un de mal intentionner.
Des millions de personnes sont en danger chaques jours. Des millions de personnes meurent chaque jour. Je veux sauver signe.
_ Allez vous en. ALLEZ-VOUS EN !
Regarde, Kanna, je vais voler. Un pas en avant. Le vent contre moi. Et Kanna qui crie. Elle ne crie jamais. Elle ne pleure jamais.
_ NIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!!!!
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 10 Oct - 19:35

[désolé, ce n'est pas très long ...]

Wiwiji Hoshizora

Une amie … Non ! Ca existe pas pour moi les amis ! C’est une ennemie, et faut la tuer ! Oui ! Elle doit dormir à cette heure ! Je vais la tuer dans son sommeil ! C’est trop gentil, je la réveille avant ! Mais non, j’ai bien vu son temps de réaction …
Mes pieds glissent sur le sol, je suis dans ma chambre, j’ai quitté ma tenue de voleuse et mis une petite chemise de nuit fine blanche, j’aurais jamais pensé reporter de la dentelle depuis que j’ai quitté mon foyer ... Je prend doucement la dague en argent qui se trouve dans mon sac … elle aussi elle date de mon foyer …

Je sors de la chambre et m’avance dans le couloir, tiens, y a du monde là bas … Oh nan, la belle au bois dormant et … ooooh ! M’sieur l’prêtre !! Il parle à la p’tite … qu’est ce qu’il raconte ?

« Laisse-la moi, il ne faut pas y toucher … »

Il tient une clé dans sa main, avec une petite brume noire … Elle ne m’inspire pas cette clé, j’irai pas la voler … pas comme le « Bleu », ah ! Le « Bleu » ! Il me le faut !
Je continue de marcher, je ne dois pas oublier ce qu’il faut que je fasse … Tuer une amie …. Une ennemie, c’est une nuance ! Amie … Ennemie … Je ne sais plus, c’est confus, elle doit mourir, car je n’aime pas le doute et elle me fait douter. Je me mets de plus en plus à douter, il faut que ça cesse, c’est depuis que je les ais rencontrés, tous ces gens.
Me voilà devant sa chambre, je m’approche, elle doit dormir, j’ouvre la porte, elle doit dormir …

Une marque … Une étrange marque, intrigante, elle m’intrigue. C’est ça qui la met en colère ? Cette marque étrange ? C’est pour cela qu’elle me regarde avec un air méchant ? C’est son haut qui a glissé alors qu’elle bougeait bizarrement, je crois qu’elle dansait, j’ai rien demandé moi …

Elle se jette sur moi, j’ai à peine le temps de me laisser glisser sur le sol pour l’éviter. Elle fond de nouveau sur moi et me donne un coup de poing dans l’épaule. Le coup ne me fait pas particulièrement mal, mais je sens que mon bras s’est engourdi, il me semble plus lourd qu’avant. Je la repousse violemment et me relève très vite. Je ne pensais pas avoir à l’affronter, je n’ai donc pas pris d’armes, juste ma dague que tiens fermement dans ma main non engourdie.
Je m’élance à mon tour, il faut que je la calme, la tuer, non, je n’en ai plus envie … Ma main s’abat sur son visage mais elle de donne un coup de coude dans le menton qui me fait vaciller.
Je me ressaisis rapidement et retourne à l’attaque. Trop d’ouvertures … J’ai trop d’ouvertures. Je reçoit un coup de pied en plein sous l’aisselle, cette fois mon bras me fait énormément souffrir, j’ai du mal à tenir ma dague. Elle se jette à nouveau sur moi, me fait tomber en arrière, lâchant mon arme. Je suis au sol, mon dos me fait mal, elle se bat bien, très bien même, trop bien. Elle tente à présent de m’étrangler, je n’arrive plus à respirer. J’ai beau avoir appris à tenir longtemps sans respirer, pour éviter de me faire prendre après un vol, la douleur qui est en moi m’empêche de garder mon calme, je voudrais crier mais rien ne sort de ma bouche. Je sens mes yeux qui commencent à perdre de la clarté, ça s’embrouille un peu, je la regarde et remarque … Une ouverture, elle est à quatre patte au dessus de moi, les mains prises et son ventre n’est pas protégé, je dois frapper là … Mais je ne peux pas, je n’arrive plus à bouger, je n’en ai plus la force. Ma vue est très sombre, je ne vois plus que sa silhouette alors qu’elle est toute près. Je dois l’arrêter, si je ne le fais pas, elle va me tuer … qu’est ce que la marque a-t-elle de si particulier ? Je dois savoir … Il faut … Qu’elle arrête …
Mon corps est traversé d’un frisson, ça vient … Je ne tiens plus … C’est la fin. Je dois l’arrêter … Je …
Soudain, je sens de l’énergie revenir … Un peu seulement. J’arrive à bouger ma jambe, je la plie et donne, avec toute la force qui me restait, un coup de genoux dans son ventre.
Elle me lâche, je me dégage d’elle et me relève tant bien que mal. Je ramasse ma dague qui est tombée par terre et la mets près de son cou.

« Je pense que l’on va pouvoir discuter maintenant, hein ? »
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Jeu 12 Oct - 19:58

« Je pense que l’on va pouvoir discuter maintenant, hein ?
Non ! Non !
Quoi ? Comment elle…
Pas mal. T’aurais pas fait mieux.
- Discuter de quoi ? je demande, d’une voix glacée.
- Ta marque, me lance-t-elle. »
Va crever ! Rêve !
Je retiens un frisson de rage. Ne parle pas de ça ! Tais-toi ! Tu ne peux pas comprendre, alors laisse-moi !
Sa dague s’enfonce légèrement dans ma gorge, mais pas assez profondément pour me faire saigner.
« Allez, tue-moi.
Elle sursaute, dois me prendre pour une dingue. Mais c’est ce que je souhaite, après tout… Oui.
- Qu’est-ce que t’attends ? C’est bien ce que tu veux, non ?
Aucune réaction. Wiwiji-la-voleuse-colleuse-de-mecs aurait peur ? De me tuer ? Ah, je rêve…
- T’as juste à m’ouvrir la gorge. ‘Pas compliqué !
- Nan ! Pas avant que tu m’parles de ta marque !
Têtue. Elle voit bien que je ne veux pas. Et elle se borne, se borne… On dirait… moi ? !
- …
Et soudain, ma « Marque » se met à me brûler. Pile au moment où il fallait pas ! Sans m’en rendre compte je crie. C’est pas vrai, c’est pas vrai ! J’ai mal, si mal ! Pourquoi maintenant, et devant l’autre-là ! Je vais passer pour une…
Mais tu l’es.
Je me recroqueville. Pitié… Faîtes que ça s’arrête… Je ne peux plus résister, je suis à bout, à bout…
La lame de la dague a quitté mon cou et Wiwiji me regarde. Une tête surprise, super intriguée.
- Qu’est-ce t’as ?
- Dégage !
- Pas question ! J’en ai marre d’attendre !
Cette fois je ne me retiens plus :
- Mais bordel, tu vois bien ! T’as des yeux, oui ? ! C’est cette p***** de « Marque » qui me fait mal ! T’es contente ? ! J’ai l’air pitoyable, hein ? ! Maintenant que t’es fière de toi, tu te barres ! Va courir dans les basques de l’autre prêtre et lâche-moi !
Elle me fixe, ne bouge pas.
- Alors… C’est… ta marque qui t’fait ça ?
-Hm…
- Tu l’as eu comment ?
Je me referme. Pas question que je lui en parle. ‘Toutes façons elle s’en moque un peu. Elle ne pense qu’à elle, à un moyen de me tuer. C’est mon problème, et surtout pas le sien…
Ma tunique trop large la dévoile à moitié. Rouge sang sur ma peau blanche. C’est un drôle de contraste.
J’entends un orage dehors, et vois quelques éclairs. Ca zèbre le ciel de temps en temps, tranche la chambre en deux. La pièce, la lumière. Nous, l’ombre.
- C’est un souvenir ?
Elle en a de bonnes…
- Si tu veux.
- T’es allée en prison pour l’avoir ?
- Non.
- Bah alors ! Dis !
- …
- C’est tes parents ?
En prononçant cette phrase, je remarque un léger frisson lui parcourir l’échine. A tout les coups…
- Je n’en ai pas.
- Tu rigoles, raille-t-elle. Tout l’monde en a !
- Non. En tout cas… Pas dans le sens qu’on donne.
Je détourne la tête et fixe la fenêtre. Elle suis mon regard en se taisant. Doux silence…
- Moi aussi…
Petite voix qui pourtant explose dans ma tête. Alors…
- Ma mère, c’était un prostituée, et mon père… ch’ais pas. J’me suis fait adoptée parce que ça donnait une bonne image aux gens qui m’ont « sauvée »… Tu parles ! Des…
Wiwiji réprime une insulte. Ca me fait sourire… un tout petit sourire triste.
- Adoptée ? Comme…
- Quoi ? Toi aussi ?
Je hoche de la tête. Bizarrement, j’ai envie de parler, de faire sortir des mots de ma bouche. Pourquoi ? Ca atténue la douleur de ma « Marque ».
- C’est le patron d’un cabaret qui m’a trouvée. ‘Sait pas comment, mais il m’a ramené et élevée. Je venais de naître…
Son visage est un peu moins dur que tout à l’heure. Il s’est… adoucit. Oui. Et le mien de même.
- Mais y a bien des gens qui t’ont fait ! Tu sais vraiment pas ?
- Avant, non. Je m’en fichais un peu. Je n’en avais pas besoin. Mais… maintenant, je… ce…
Ma gorge se noue et ma voix devient rauque. C’est tout récent, c’est normal. Ca va passer. Il faut que ça s’en aille…
- Et c’est qui ?
- On… m’a… »
Trop dur à dire.
Quelqu’un frappe à la porte. Je soupire intérieurement. Comme on dit : Sauvée par le gong.
« Ben… J’vais y aller, moi, hein… »
Elle se lève, ouvre et s’en va. Nelos est sur le perron, je l’aurais bien parié.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 14 Oct - 14:08

Nelos Van Dren :

A peine je frappai à la porte que je me retrouvai nez à nez avec la voleuse, Wiwiji, si je me rappelais bien, qui sortait de la pièce. Je m’écartai rapidement, car je sentai bien que si je ne le faisais pas, elle ne se serait pas gênée pour me bousculer. Elle ne me regarda pas, moi, je la regardai partir jusqu’au bout du couloir, pour disparaître derrière un coin. Avant de rentrer, je ne pus m’empêcher de dévisager Kara. Je m’aperçus qu’à son cou, il y avait un petit point rouge. Pas une trace de sang, mais on aurait dit qu’on avait tenté d’y enfoncer un petit objet... Qu’est ce qui avait pu se passer dans cette chambre avant que je n’arrive ?
J’entrai alors et fermai la porte derrière moi. Kara s’assis sur son lit et baissa la tête, peut être pour éviter de me regarder, elle aussi. Elle ne souhaitait sans doute pas parler, mais je devais savoir...
_ Qu’est ce qui s’est passé ? lançais-je
_ Quoi ?
Elle leva la tête vers moi. Elle me regarda avec de petits yeux, comme si elle venait de se réveiller, sa voix était très faible, comparable un soupir.
_ J’ai entendu du bruit, dans le couloir. Il s’est passé quelque chose ?
_ Rien, j’ai juste discuté avec...
Elle balança d’un coup sec sa tête en direction de la porte. Elle parlait sans doute de Wiwiji, mais elle ne voulait pas dire son nom... On aurait presque cru que c’était une manière de la protéger d’une bêtise. Mon regard se porta sur la petite marque de son cou qui ne dérougissait pas. Je la désignai du doigt.
_ Elle a une drôle de façon de discuter avec vous, à ce que je vois...
_ Ca ne vous regarde pas...
Elle ne me regardait toujours pas et s’exprimait avec une voix des plus monocordes... C’était comme si elle ne ressentait rien ! Il fallait que je la fasse réagir !
_ Si, ça me regarde, Kara. Tout ce qui se passe d’anormal dans ce QG me regarde !
M’entendant hausser le ton, elle se leva d’un bond de son lit et me fixa, droit dans les yeux. Ce changement soudain d’attitude me surpris au point que mes lunettes faillirent tomber de mon nez.
_ Bon, ça va ! On a eu une petite altercation, mais là, c’est fini, ça vous va ?
Elle me tourna immédiatement le dos tout de suite après avoir fini. J’avais l’impression que ce n’était pas ce qui s’était passé avant qui la mettait soudain de mauvaise humeur... Mais que cela venait de moi...
Une altercation.... Fini ? Je l’espérais bien. Je n’aurais pas apprécié du tout qu’on lui fasse du mal. Mais j’avais beau me faire du souci, je pensais qu’elle me disait la vérité.
Un silence s’installa entre nous pendant une minute. Ce même silence pesant qu’il y a entre deux personnes dont une est fâchée, et l’autre tentant désespérément de s’excuser... Je regardais le haut de son dos, sa peau blanche et lisse, lorsque je vis une tâche noire dépasser de son vêtement. C’était sa marque, Xa’anit... Je réalisais que je lui avais promis de lui dire, de lui raconter ce que signifiait cette marque... Je ne pouvais plus attendre ! Ce n’était pas que j’avais le sentiment qu’elle me tomberait dans les bras après ça, mais en la voyant ainsi fâchée, il fallait absolument que je trouve un moyen de la calmer, de la faire réfléchir, quitte à la rendre triste...
_ Kara, j’avais à vous dire... Au sujet de votre marque...
_ Je sais !
Alors que j’allais commencer mes explications, cette nouvelle me coupa littéralement la parole, comme si elle venait elle-même de m’arracher la langue.
_ Qu’est ce que vous dites ?
Elle se retourna vers moi, sans quitter sa mauvaise humeur.
_ Je sais ce que c’est... Avant que je ne revienne ici, j’ai appris. Ne vous embêtez plus à m’expliquer.
Je ne pus rien dire, j’étais devenu muet d’étonnement. Au bout d’une minute, cependant, alors que je retrouvais le courage de parler, elle me lança en se rasseyant sur son lit:
_ Laissez moi, s’il vous plait.
_ Kara, écoutez simplement ce que j’ai à vous dire...
Tout à coup, tel un volcan éteint qui se remit en éruption, elle m’assena un discours aussi cinglant et tranchant que ces fouets qu’elle portait toujours. Elle se releva face à moi, et ça m’explosa à la figure !
_ Non, c’est vous qui allez m’écouter ! J’en ai assez de vous ! De vous voir toujours coller à mes basques et de faire remonter des choses qui n’appartiennent qu’à moi ! Vous croyez que j’ai pas vu votre manège ? Depuis que vous m’avez vu, vous me draguez comme un manche ! Tout ce que je veux, c’est qu’on me laisse tranquille, vous comprenez ça ? Cassez vous de cette chambre et laissez-moi !!
C'était mon insistance, mon désir de vouloir continuer... Je venais de faire déborder un trop plein de sentiments refoulés qu’elle gardait en elle...
Je la voyais trembler de tous ces membres, et moi j’étais telle une statue... Figé. Non, la statue venait de tomber en miettes... Tout s’écroula quand elle eut fini de parler, et elle se rassit à nouveau, effondrée par ses propres émotions. Moi, je restais là, sans bouger... Je n’avais même plus la force d’être triste, les paroles de Kara venaient de me pomper toute mon énergie.
Je réalisais alors que je m’étais trompé... J’avais eu tort de fonder tant d’espoir en cette relation qui serait restée à jamais imaginaire... J’avais eu tort de la prendre pour quelque chose qu’elle n’était pas... Je regrettais...
_ Je regrette vraiment d’avoir eu confiance...
Elle leva les yeux vers moi, surprise. Ce qui devait rester une pensée venait de dépasser mes lèvres sans que je ne m’en rende compte... Mais c’était trop tard, je ne pouvais plus m’arrêter. La machine était en marche...
_ Merci, Kara. Vous me venez de me donner une vision de qui vous êtes vraiment... Je m’étais imaginé autre chose, mais j’avais eu tort...
A son tour, elle restait muette, tout en me regardant.
_ Je sais pourquoi vous êtes revenue... Parce que... TU es lâche ! Tu dis que tu veux rester seule, parce que tu veux t’enfermer avec tes démons, et tu ne veux pas prendre le risque que quelqu’un puisse te les enlever, pour affronter la réalité ! Tu es revenue pour ne pas être totalement seule ! Tu veux que l’on s’intéresse à toi, mais pas plus ! Tu veux qu’on remarque tes problèmes, mais tu ne veux l’aide de personne... Parce que toi, tu ne chercheras jamais à les résoudre toi-même... Tu es une lâche...
Je sentis involontairement un froid intense se concentrer dans ma main, mais je devais me contenir...
Je me retournais et me dirigeais vers la porte.
« Kara, tu avais raison. Au début, je te draguais juste parce que tu me plaisais... Mais j’ai ouvert les yeux... Je m’y prenais peut être comme un imbécile, mais je t’appréciais vraiment, Kara... C’était sincère... »
Ce sentiment de lâcheté que je voyais en elle... Ma mère... Quand elle était partie... C’était la même que je sentais en ce moment... La même...
Je ne vis pas la manière dont elle me regardait à présent, mais cruellement, j’espérais qu’elle avait l’air aussi triste que j’étais en colère.
_ Nelos...
_ Puisque c’est ce que vous vouliez, je vous laisse, avec vos tourments...
Si tant est qu’elle en ait eu envie, je ne lui laissai pas le temps de réagir, et je sortis. En regardant sur ma gauche, je vis Wiwiji, adossée au mur juste à côté de la porte.
_ Tiens, vous étiez là, vous ?
_ Ouais...
Elle se rapprocha tout près de mon visage, et me lança un regard haineux... Cependant, elle ne dit rien, et elle s’en retourna vers où je l’avais vu partir la première fois. Ce regard me faisait comprendre ce qu’elle pensait, cela me disait « Laisse mon amie tranquille ». Alors elle avait des amis ? Elle, peut être... Mais pas Kara. Kara n’avait aucun ami, et elle n’en voulait pas...
Heureusement, quelqu’un m’empêcha de réfléchir, de me poser trop de questions... Je fis à peine quelques mètres en dehors de la chambre, que je butais presque contre Sydney.
_ Ah, te voilà, ça fait une heure que je te cherche !
_ Qu’est ce qu’il y a ? demandais-je sèchement
_ Le labo a du nouveau sur l’instrument que la Lune Noire a utilisé contre Sai Nah Dihn !
Il me dévisagea soudainement.
_ T’as pas l’air bien. Quelque chose ne va pas ?
_ C’est pas grand-chose... Juste, une erreur...
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 20 Oct - 23:33

_ Youshia ? Excusez moi de vous déranger, je voudrais vous parler.
La porte s’ouvre, faisant apparaître devant moi la femme qui, peut-être, possède la connaissance qui me manque. Ses cheveux sont défait et tombent jusqu'à ses hanches fines, leur intense couleur cuivrée paraissant plus sombre sur le orange de sa robe. Un regard interrogateur agrandissant légèrement ses yeux vert émeraude, elle se décale pour me laisser entrer, changeant une brosse à cheveux de main pour refermer la porte derrière moi. Me plaçant au centre de la pièce, je parcours du regard le parfait ordonnancement de la pièce, je remarque le livre de taille posée sur la coiffeuse. Passant à côté de moi, Youshia retourne vers le siège qu’elle vient apparemment de quitter. Avec précaution, elle place un feuillet empli de note entre deux pages, puis ferme l’ouvrage.

_ Pardon de vous interrompre dans votre étude, dis-je, sincèrement désolé de déranger ce qui était pour elle – je le ‘‘voyais’’ vaguement – un moment de détente.
_ Ce n’est rien, démenti-t-elle avec un doux sourire. Par contre, cela vous dérange-t-il si je fini de me coiffer tout en vous écoutant ?
_ Non, bien sûr que non.

Soulevant d’une main sa souple masse de cheveux, elle s’assoit sur le lit puis commence à passer énergiquement la brosse dans ses cheveux, esquissant une demi grimace à chaque passage. Je fronce les sourcils. Elle n’arrivera qu’à se faire mal ainsi. M’approchant d’un pas hésitant, j’arrête sa main, m’attirant un regard surpris.
_ Si vous voulez bien me permettre.

Toujours affichant un regard surpris, elle lâche la brosse, et je m’assois dans son dos. Attrapant les longues mèches d’une main, je remonte alors à la racine, puis descend régulièrement, la brosse suivant de près ma main. Sous les légères inflexions de mes doigts et de la brosse, les mèches se libèrent et les nœuds se défont sans le moindre tiraillement.
_ Seriez-vous Coiffeur, Protéo ? Me demande la jeune femme d’un ton blagueur.
_ J’ai étudié ce métier, comme presque tout les métier que mes parents adoptifs ont pu trouver.
Ma réponse, proférée de mon ton neutre habituel semble l’étonner, mais je poursuis.
_ Youshia, il me semble que vous possédez de grandes connaissances dans le domaine de la magie. Je voudrais vous demander votre aide.
_ Mon aide ?
_ Oui. Je…je voudrais apprendre à maîtriser mon pouvoir.

Elle pivote sur le matelas, me faisant face dans un bruissement de sa robe maintenant verte. Son regard inspire autant d’inquiétude que de désapprobation.
_ Désirez vous vraiment apprendre à refaire ‘‘ça’’ ?

Ma main tenant la brosse, levée lors de son brusque demi-tour, tombe sur le matelas. Ce sait de quoi elle veut parler. De nouveau, l’horrible sensation du meurtre m’envahit.
_ Ce n’est qu’une facette de ce pouvoir, dis-je d’un ton déterminé. J’en suis sûr. Ce pouvoir peut faire d’autre chose, Youshia. Depuis que je me suis… réveillé… ce matin, je peux voir les âmes de être qui m’entourent. Je peux entr’apercevoir non seulement les sentiments, mais aussi des flashes de pensées. Et puis, je sais qu’il est possible de voyager grâce à cela.
_ Voyager ? Relève t’elle d’un ton incrédule.
_ Pas physiquement, je veux dire. Depuis tout petit….

Ma voix hésite. Jamais je n’en ai parlé à quiconque mis à part Sœur. Mais d’un autre côté, si je ne lui dis pas tout, j’ai la sensation qu’elle ne m’aidera pas. Je prend une profonde inspiration, puis relâche mon souffle avec difficulté.
_ Chaque nuit depuis ma plus tendre enfance, je suis sujet à d’horrible cauchemars. Des scènes de massacres, de terrible bataille et des tortures inimaginables. Impliquant autant femmes, hommes ou enfants.
_ Mon dieu, murmure-t-elle, les yeux écarquillés. C’est pour cela que vous ne dormez jamais ?
_ En effet. Mais à présent j’ai compris que ce n’étaient pas de simples mauvais rêves. Mon pouvoir me permettait de m’extraire de mon corps. Et…les scènes que je…que je voyais…se passaient réellement.

Mes yeux sont fixé sur le mur face à moi, ou une étagère croule presque sous les ombreux livres. Soudain, je sens une chaleur sur mon épaule. Youshia vient d’y poser sa main, et me sourit d’un air désolé. Détournant à nouveau les yeux, je me remet debout et fait un pas en avant.
_ Je pense que…je pense que mon pouvoir peut m’aider à guérir Sœur. Voilà pourquoi je voudrais que vous m’aidiez.
Elle se lève à son tour, puis se place en face de moi, un sourire confiant attaché aux lèvres.
_ Faisons un marché, propose-t-elle. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider, et en échange, vous m’apprenez comment démêler cette tignasse sans me l’arracher au tiers.
Un sourire reconnaissant étire mes lèvres.
_ C’est d’accord, dis-je d’un ton plein d’espoir.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 20 Oct - 23:43

Sai Nah Dhin :
Jesabell. C'est un nom ancien, ça. Un nom qui vient de la Bible. Un livre religieux, du monde de l'Autre coté. Oh, une très ancienne religion, une religion de bien avant la Grande Déchirure. Plus personne ne la pratique, aujourd'hui, même si certaines figures sont restée dans la mythologie populaire, certaines expressions dans les langages. Je n'ai jamais entendu parlé de la bible. Je ne suis rien sensée savoir de tout ça, et pourtant, je le sais. Il y avait deux monde, dans deux espace temps distinct, deux univers parallèles. Dans l'un, les créature pensantes avaient dévellopé la technologie pour faire fleurir leurs civilisation. Les rares cas de magiciens y étaient qualifiés de paranormaux. L'autre monde était le mien, celui où l'on parles aux forces invisibles. Un accident s'est produit. De quel côté ? Je le sais, et pourtant, je n'ai pas la réponse. Le fait que l'accident s'est produit empêche tout simplement la question. Une déchirure a traversé les deux univers, et à présent, ils sont reliés. Les peuples qui vivaient de part et d'autres se sont mélangés, au fil des sciècles. Technologie et magie se dévelloppent des deux coté. Alors, pourquoi une guerre ? Pourquoi deux monde ? Il n'est plus sensé y avoir deux monde, la déchirure les a joins l'un à l'autre. Ici, ou de l'Autre côté, c'est un détail géographique. Une frontière, ça se traverse. C'est bien ce que Frère a fait pour moi.
Jesabell. Ses parents vivaient de l'autre cotés, sûrement, ils l'avaient lue, la Bible, ne serait-ce que pour se documenter sur les civilisation anciennes. Il n'y avait pas de livre, chez nous, à l'origine. On gravait notre mémoire sur les lieux, les objets que nous avions habités. Signe.
Depuis combien de temps est-ce que je dors ? Et pourquoi ai-je conscience d'être en train de dormir ? Frère chéri, où es-tu, pourquoi est-ce que je n'arrive plus à te parler ? Je ne t'ai pas abandonné, je suis là, je ne veux pas te laisser seul. Frère chéri, réponds-moi. Pourquoi ne m'entends-tu pas ? Pourquoi ne t'entends-je plus ?
Ce n'est pas un rêve. Tout ça s'est réellement produit. Elle s'appelait Jesabell. Et elle souffrait. Et c'est à ce moment là que Saigoan l'a vu, par hasard. C'était écrit sur un tableau, il a ouvert les yeux quelques instant. Mais il a eu le temps de voir. Je veux voir aussi. Je veux revenir à cet instant, cet instant où il a vu. Je veux la chanson. Mais elle s'appelait jesabell, et elle souffrait. Sa souffrance m'appelle, et me détourne du mur, de l'instant où il a ouvert les yeux et vu le code.
Nous êtions deux mondes distincts, mais nous sommes reliés, maintenant, pourquoi il y a-t-il toutes ces guerres ?
Deux enfants couverts de tâches, la salissure que c'est, d'oser vouloir être un seul monde, d'oser vouloir se relier. Le garçon a été recueuilli par les humains. Il ne sera pas dit que les hylioran auront moins de compassion. Cette enfant sera élevée comme une hyliorane et qu'il soit défendu de lui parler de sa différence. Elle est désormais l'une des notres. Sa mère lui a donné un nom, nous le lui laisserons. Mais ce sera notre seule miséricorde. Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de plus de générosité.
Ce qu'ils ont fait menace tout ce pourquoi notre race s'est toujours battue. Si d'autres les imitaient, combien d'équilibre dans les forces naturelles se briseraient, et vers quel chaos irions-nous ? L'humain ignorait les conséquences de son acte, il ignore les forces invisibles, elles sont si maltraitée dans leur monde pollué. Mais l'hyliorane, elle, elle savait. Elle savait qu'en désobéissant, elle ne risquait pas seulement son salut, mais celui de toute sa race. Quels qu'aient été ces sentiments, rien ne justifie son choix. On ne sacrifie pas l'Equilibre au nom de quelques instants de bonheur éphémère. On ne sacrifie pas l'avenir de son peuple pour de brefs plaisirs égoistes. Alors, oui, nous n'avons pas d'autre choix, il faut être cruel
On ne m'a rien appris de l'autre coté, et pourtant, je sais. Je sais tout. Il suffit que je veuille savoir. Je SAIS.
Mais est-ce que je veux vraiment savoir ?
Youshia voulait vraiment savoir. Tout savoir. Les études, au début, c'était juste pour faire comme tout le monde. Et puis au bout d'un moment, tout le monde a arrêté. Mais elle, elle a continué. Pour savoir. Pour tout savoir. Il lui fallait tout le savoir possible et accumulable, dans son esprit. Il y avait tant à apprendre.
Et soudain, cette créature, cet Ainran. Une créature de légende. On avait aucune preuve de son existance. Il avait tant à nous apprendre. Il fallait le sauver, à tout prix, et lui apprendre ce que nous savions, pour qu'ensuite, il nous apprenne tout le reste.
Non, ça c'était au début. J'étais idiote. Egoiste. Je pensais à moi, et à rien d'autre. Et lui, il n'a jamais connu que l'enfermement, la misère, et pourtant, il n'hésite pas à s'épuiser, pour combattre à nos coté. Il aurait pu nous répondre que c'est notre guerre, mais il a tout donné de son pouvoir, sans poser de question. Quelle égoiste j'ai été, de le protéger pour ce qu'il pourrait m'enseigner ! Cet être mérite plus de vivre que nous tous réunis, et il risque sa vie à nos coté !
Une grotte. Nous sommes tous là, comme la première fois que nous nous sommes rencontrés. C'est la première fois que nous nous rencontrons. Nous venons tous de nous rassembler, par accident, chacun poursuivant un but. Nous ne savons pas encore qui nous sommes. Nous sommes déstabilisés, coupés dans notre élan, de nous retrouver soudain si nombreux, avec tant de but variés. Personne ne sait quoi faire, ni quoi dire. Et une musique s'élève. Sai Nah Dhin. Mais cette fois, Sai Nah Dhin, ce n'est pas moi. Moi, je suis Nelos. Et de ma place de Nelos, je regarde ces jumeaux que j'ai si longtemps cherché, qui ont l'air si hostile. Je les connais si bien, aussi bien que si je les avais fait, mais il l'ignorent. Comment leur dire ? La musique m'envellope et m'apaise. Elle est douée. Comment a-t-on pu la bannir d'Hylioran pour ça ? Un mouvement à mon côté attire mon attention. La femme voilée vient de se mettre en mouvement. Au rythme de la musique. Ses bras s'envolent, son corps oscille. Et quelque chose en moi se trouble, mais je ne veux pas savoir quoi. Je ne veux pas savoir pourquoi cette silhouette qui tourne devant moi me fascine. Je ne veux pas savoir ce que ça me rappelle. Mais j'avoue, j'ai le sentiment de retrouver quelque chose, quelque chose que j'avais perdu depuis très longtemps, si longtemps que je n'avais pas conscience que ça me manquait. Je regarde cette femme qui danse, et ça me procure un bien être que je ne veux pas m'expliquer. Non, il n'y a pas eu de précédent. Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau. Je n'ai jamais vu de femme aussi belle...
J'ai envie de sourire, mais on ne souris pas dans les rêves. Comme j'aime la musique. Elle me porte et m'entraine, elle m'aide à vivre. Tout est supportable, quand je peux chanter.
"Petit ange triste qui me regardait,
Petit ange perdu qui m’insultait,
J’aimerai le sauver,
Mais je ne sais que le faire pleurer."
Nin... NIIIIIIIIIIIIIIIIIN !
La ville s’étend sous mes pieds, le vent qui monte d’en bas hurle et chante une mélodie rauque et violente. Là-haut, cachée dans les « Tours Perdues », ma pauvre de moi pleure. Pourquoi est-il tombé ?
Hier encore, j’étais un peu heureuse, un peu naïve, un peu insouciante… Mais maintenant…
Il est tombé. Il s’est envolé à sa manière.
J’ai encore un peu d’Espoir. Au fond de moi, des Kanna pleurent, des Kanna restent indifférentes, des Kanna rient, des Kanna espèrent.
Je n’ai pas vu son corps, en bas. Je ne l’ai pas vu atterrir. Alors… peut-être est-il encore vivant.
Imbécile ! Il est mort ! Il s’est tué !
Non, il est encore là… Tu le sens pas ?
Laisse tomber tout ça, ça ne sert plus à rien
Ha ha ha ! C’était si beau de le voir chuter !
Taisez-vous ! Arrêtez, arrêtez ! ! !
C'est le seul qui avait réussi à m'approcher. Qui avait osé. Le seul qui pouvait lire en moi, qui réconciliaient toutes les Kanna ensemble, qui les comprenait toutes et n'en voyait qu'une. Il est mort. J'avais onze ans. Il voulait s'envoler comme Peter Pan. Je lui ai pris la main pour le retenir. Il s'est jeté dans le vide.
Il chantait. Et moi je dansait sur sa chanson.
"J’ai crée une carapace qui m’entoure,
J’ai hurlé à m’en rendre sourd,
J’aurai voulu que les gens viennent vers moi,
Mais en même temps, je ne voulais pas.
J’ai connu un garçon sanglotant,
Il regardait tout tristement,
Quelques années ont passé,
Pourtant, il n’a pas arrêté de pleurer…
Un petit ange perché à la fenêtre,
Un petit ange qui se maltraite,
Je lui ai tendu la main, aujourd’hui,
Comme j’aurai du faire avant dans ma vie.
Frère pleure dans ma tête. Il me cherche. Il ne m'entends pas. Il faut que je joue, que je joue tout l'amour, toute la gaité que j'ai en moi. Frère, je vais sauver Signe, je reviens dés que je peux. Ne pleure pas. Je vais jouer. Je vais chanter de toutes mes forces. Pour toi, pour elle, pour eux. Le code, monsieur Sirkus, vite, je ne peux pas laisser mon Frère seul trop longtemps. Le code. La chanson.
_ Assez. Je vous l'ai déjà dit, nous ne sommes pas seul.
Pas seuls ? Je ne vois que vous et moi.
La chanson, le code, pour la sauver. Quand elle sera sauvée, je pourrais continuer à composer l'air que j'ai laissé interrompu depuis l'arrivée d'Arias dans nos vies. Un air pour guérir, pour consoler. C'est pour lui, comme tous les airs que je compose, mais cette fois, il partagera avec les autres, ils ont besoin de réconfort aussi.
_ Si vous vous souciez des autres, vous savez pourquoi il ne faut pas que le code tombe entre de mauvaises mains.
Faut-il que je laisse mourir Signe, pour protéger des inconnus ?
Professeur Sirkus, donnez-moi le code.
C'est devant moi. Je n'ai qu'à faire un pas en avant.
_ Nin, vient danser.
Nin ? Je suis Nelos. Nelos ! Je refuse de sauter.
_ Nin !
Je suis Nelos, Kanna, tu ne vois pas que je suis Nelos ? Ne me transforme pas en Nin. Je ne veux pas m'envoler. Je ne veux pas tomber. Ne me transforme pas en Nin.
_ Nin...
Non. Faites de moi qui vous voulez, mais pas Nin.
Je ne veux pas. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas comprendre. Ce n'étais pas à moi. C'est à mon fils.
_ Votre fils, hein ?
Il était absent. J'ai décidé de l'emprunter, je savais que ce n'était pas la peine de lui demander, il n'aurait pas refusé. Il ne refuse jamais rien. Il a le coeur sur la main, mon Nelos. Il ne ferait jamais de mal à une mouche. Mon fils. Mon petit garçon.
_ Votre fils vous ressemble.
Non. Il tiens surtout de sa mère. Cette insouciance, cette bonne humeur constante, c'était elle. Mais je ne sais pas de qui il tiens sa force. Elle était trop sensible pour rester, et lui, il continue, encore et toujours. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas savoir. Nelos, mon fils...
"Petit ange, moi je ne sais pas voler,
En bas tu pourrais te briser,
En mille morceaux de porcelaine,
Et tu vois, ça me fait de la peine."
On ne m'a jamais appris tout ça, mais je le sais. Parce que je sais tout. Il suffit que je veuille savoir.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 27 Oct - 19:29

Nelos Van Dren :


Cela faisait déjà quelques heures que j’avais laissé Kara avec ses démons, pour aller voir ce que les recherches menées sur l’arme de jet utilisé par la Lune Noire avaient données. Ce que j’avais appris était stupéfiant ! Tout ce système mis en place, fait sans doute au départ pour emprisonner Arias dans ce sommeil léthargique... Plus, bien plus que cela, en fait. Après rassemblé toutes les informations nécessaires, j’avais décidé de convoquer tout ceux qui étaient concernés par toute cette affaire, dans mon bureau.
Protéo et Youshia furent les premiers à être là. Il s avaient l’air assez stressés, comme si cette réunion les avait interrompus alors qu’ils étaient en plein travail. Les autres arrivèrent au fur et à mesure. Tous, sauf Kanna. J'avais envie de l'attendre quand même, mais il y avait urgence ! La vie de Sai Nah Dihn était en équilibre sur un fil au dessus d’un abîme sans fond, et elle pouvait y tomber à tout instant. Je m’asseyais lentement sur mon siège de bureau, et commençais à leur expliquer la situation.
_ Ecoutez moi, tous. Vous savez tous qu’à la suite de la visite de la Lune Noire dans ce bâtiment, Sai Nah Dihn est tombée dans un profond coma. La Lune Noire était venue à la base pour reprendre le catalyseur qui servirait à... Utiliser Arias.
Je regardais l’hybride un instant, il paraissait un peu gêné, ses tentacules cessèrent de s’agiter. Il devait sans doute se sentir un pas coupable de ce qui s’était passé.
_ Nous avons analysé l’arme utilisée. Regardez vous-même.
Je sortis le dard que j’avais glissé dans une de mes poches et la posait sur le bord du bureau. C’était un tube, tout en ébonite, avec une pointe très effilée. Ce que l’on ne pouvait voir à l’œil nu, c’était que le bout de la pointe était en fait séparé par deux pointes microscopiques. Je donnais ce dernier détail à haute voix, lorsque Youshia dit :
_ Mais pourquoi ils n’ont pas juste utilisé leur magie ? Ils pensaient qu'en retrouvant le cristal, ils retrouveraient Arias ?
_ C'est sans doute ça, mais écoutez plutôt : Ce dard tisse un lien spirituel entre lui-même, la cible et autre chose... Une machine. Une machine destinée à aspirer le karma de la cible !
_ Quoi ? On est en train de vider ma Sœur de son énergie ? dit Protéo, qui ne put se réprimer à hausser légèrement le ton
_ Oui... je pense que la Lune Noire était aussi à la recherche d'Arias, et qu'en récupérant le cristal, ils auraient eu la chance de récupérer lui, comme l'a dit Youshia... Et ils ne s'étaient pas trompés. Seulement, la Lune Noire n’a pas pu atteindre leur cible de départ, alors ils en ont choisi une autre. Le dard n’est pas rentré dans le corps de Sai Nah Dihn ! Mais le lien spirituel qui la lit à cette machine n’est pas coupé.
Le prêtre s’avança vers moi, il daiguenna un de ses pistolets. J’eus un mouvement de recul par reflexe.
_ Alors qu’est ce qu’on attend pour détruire ce truc ? Le lien sera brisé, comme ça !
_ Vous pensez que si c’était aussi simple que ça, ce serait fait depuis longtemps ! Non, le dard n’est qu’un moyen de transfert du flux spirituel, si on le détruisait, il n’y aurait plus aucun moyen de refaire parvenir le karma de Sai Nah Dihn vers son corps...
Le prête fit quelques pas en arrière et rangea son arme sous son aube noire. Je remarquais qu’il jetait un regard vers la fille muette... Bizarre, je sentais dans son regard derrière ses lunettes fumées, une confusion, et non pas la totale indifférence qu’il y avait d’habitude. Mais d’elle, émanait quelque chose de malsain, de la colère, presque du mépris. Il devait s’être passé beaucoup de chose, pendant que je me disputais avec Kanna...
_ Donc, le seul moyen que nous avons, c’est de détruire la machine qui aspire la vie de Sai Nah Dihn. L’énergie libérée sera à nouveau dirigée, dans le sens contraire, vers le réceptacle prévu.
Je montrais le dard du doigt.
_ Et ensuite ? demanda curieusement Wiwiji
_ Ensuite, il faudra faire, je dirais une « piqure énergétique » pour que le karma absorbé retrouve sa place à l’intérieur du corps.
_ Mais, savez vous où est cette machine ? dit Arias, encore gêné
_ C’est là le nœud du problème.
Je me levais, en appuyant sur quelques touches de mon bureau. Il s’afficha alors, sur un écran holographique qui apparut spontanément sur le mur, une carte en « fils de fer ». Je pointais du doigt les différents endroits que je citais...
C’était vraiment étrange, j’avais la sensation de faire un briefing à mes hommes, mais c’était en fait un peu la même chose, car ce que j’exposais en ce moment, constituait une mission très dangereuse.
_ En analysant le flux spirituel, on en est parvenu à la source. La source, c’est une sorte de petite usine, située à près de 400 mètres sous le niveau de la mer.
_ Sous terre ? demanda Protéo
_ Non, elle se trouve bien sous la mer ! Il s’agit de la l’Océan des Mourns, à 200 kilomètres de Sériolis.
Tout le monde se rapprocha de l’écran au moment où j’annonçais cela.
_ Mais le problème n’est pas tellement d’y parvenir, je vais m’occuper de rassembler tout le matériel nécessaire pour ça. Mais le vrai problème, sera plutôt d’en sortir...
Nous entendîmes à ce moment précis le sas de la pièce s’ouvrir, c’était Kanna. Alors, elle avait décidé de venir ? Elle avait des remords ?... Peut être, oui, peut être. C'était vraiment étrange, la revoir soudainement alors que je ne m'y attendais plus... Mais il ne fallait pas perdre de temps, j'avais d'autres explications à donner !
_ Je disais donc, que le plus dur serait d’en sortir. La Machine, n’est pas toute simple, elle s’étend même sur toute l’usine. Une fois détruite, il ne faudra pas longtemps à tout le bâtiment pour être submergé, et à une telle distance du niveau de la mer, la pression de l’eau sera impitoyable...
L’écran s’éteignit, et je m’adressais solennellement à l’assemblée.
_ Je vous le dis, c’est une mission très périlleuse... Aussi, il n’est pas nécessaire que nous y allions tous. J’emmènerais deux de mes hommes avec les volontaires pour rester aux commandes de l’engin qui nous mènera au fond de la mer... Nous n’avons pas pu savoir exactement qui se trouvait à l’intérieur de l’usine, mais j’imagine qu’elle sera probablement aussi gardée... Il s’agit de sauver la vie de Sai Nah Dihn, pas de s’attaquer directement aux manipulateurs qui nous menacent tous. Même si la destruction de cette usine leur porterait un coup important, ils n’en seraient juste qu’affaiblis. Alors, rien n’oblige ceux qui ne veulent pas se risquer...
Protéo fut évidement le premier à répondre.
_ Evidement, je viens. Sœur, est tout ce qu’il me reste...
Je regardais Protéo d’un air compatissant, moi aussi, je désirais sauver, celle qui était presque devenu une fille pour moi, après avoir passé des années à la chercher. Je regardais les mains se lever, mais j’observais surtout Kanna. Qu'allait elle choisir de faire, elle ? Et si je l'avais fait régir, qu'est ce qu'il se passerait alors ?
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 1 Nov - 13:49

Lâche ? Oui… Je suis lâche. Je fuis depuis bien longtemps, je me fuis, moi, et elles. Je suis sûrement la plus lâche et la plus fragile de tout le groupe.
Mes jambes ne veulent plus me porter, me font chuter lourdement à terre. Si je pouvais, je suis sûre que je pleurerais. Mais c’est bien trop vieux tout ça… toute cette douleur.
Ce que m’a dit Nelos, je le sais. Je l’ai su depuis le début. Il m’aimait ? Rien à faire. Personne ne peut m’aimer et c’est réciproque. J’ai déjà du mal à me supporter… alors quelqu’un d’autre…
Pourtant, on dirait que j'ai déjà entendue ça. Comme une impression de déjà vu. Oui...
NON ! Oublie !
Tiens, t'as des envies mélancoliques ?
Il...
J'entends des pas dehors, qui passent devant la porte, s'arrêtent, et s'éloignent tout doucement.
C'est n'importe quoi !
Et ben...
Merci.
Je ne veux pas me lever, ni danser, ni même bouger un seul muscle. Je suis épuisée. Toutes ces choses qui sont remontées...
Le signal. Encore une réunion... Tu parles que je vais y aller ! Si c'est pour supporter le regard de l'autre là. Lâche...
Je paris qu'on va devoir aller sauver la jumelle. La mélomane comateuse. 'Paraît qu'elle s'est pas réveillée depuis. Me disait bien qu'il y allait avoir une connerie en plus. A cause de cette flèche, on va devoir se bouger chez les mecs en noir.
Tu es une lâche...
Je sais. J'assume.
Si je continue de me ressasser tout ça, mes souvenirs passés vont revenir et je ne veux pas. Surtout pas...
Je me met debout, passe une main sur ma gorge et enfile une tenue un peu plus couvrante. Autant cacher...
Les couloirs sont vides. Ils doivent tous être déjà là-bas.
Nelos parle, ne s'arrête pas quand j'arrive. Je l'aurais parié celle-là ! Mais je m'en fout royalement.
Il veut des volontaires. Tous lèvent la main au fur et à mesure. Je reste la dernière. Ils me regardent en coin, tout comme Nelos. Finalement, mes doigts s'élèvent lentement, d'un geste nonchalant.
"Bien... Mais avant de pouvoir partir, il nous faudra nous entraîner. Comme je vous l'ai dit, cette base est sous-marine. Donc, je vous laisse un petit moment pour vous préparer. Rendez-vous ici dans 2 heures."
Discrètement, je m'approche de Nelos et lui souffle :
"Ne pensez pas que je fais ça pour vous. C'est uniquement pour moi. Pour oublier"
Mensonge... et vérité...


Dernière édition par le Sam 4 Nov - 23:31, édité 1 fois
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Lyanne
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 4 Nov - 20:39

Signe


Ils sont tous partis ; tous partis se battre ; se battre encore et toujours… pour quelle cause ?
Ce n’est pas la destruction de quelqu’un ou quelque chose qui fera revivre sœur…
On ne fait pas revivre quelqu’un en tuant autre chose.
Mais ça qui le comprend dans ce monde ? Ni les autres, ni les humains ne l’ont compris, moi je sais et je suis sur que sœur le sait aussi, mais qui peut leur dire ?
Ils quittent tous la salle, ils ont les yeux noirs, noirs de plein de chose, peut-être de peur, peut-être de peine, ou peut-être sont-ils seulement résignés… résignés de voir les choses telles qu’elles sont dans leur noirceur, sans chercher a les enjoliver parce qu’à leur yeux plus rien n’est jolis.
Mais drôle de façon de se résigner, je sais ce que c’est d’avoir des souvenirs qui font mal, et qui sont si douloureux que l’esprit les repousse jusqu’à oublier… Oublier le passé… mais comment peut-on se résigné au présent si nous n’assumons pas déjà le passé ? Je vois dans leur yeux le même ressentit, certains d’entre eux, comme moi, repousse les souvenirs, je le sais parce que je suis pareil.
Toutes les solutions des problèmes humains se trouvent à la source, c’est ce que disent les livres, je ne cherche plus qui a tors qui a raison, je ne cherche plus le mensonge ou la vérité, je lis, j’apprend et je décide de ce que je crois ou non.
Et moi je crois les livres quand ils disent que fuir la source d’un problème est comme fuir sa solution. Si guerre continue d’étendre son bras noir au dessus de nos têtes c’est parce que personne n’a cherché à savoir comment guerre est arrivé là.
On dit qu’il nous manque la connaissance de certaine chose pour avancer, mais si nous cherchons à avancer sans chercher à connaître déjà son propre passé alors nous n’avancerons jamais. La connaissance commence par là.
Je pourrais faire comme Youshia, tout lire, tout apprendre, mais mes souvenirs je ne les trouverai pas dans les livres.
J’ai toujours eu peur de savoir, de connaître malgré cette envie, mais aujourd’hui les choses me paraissent différentes…
Sœur va peut-être mourir, tout le monde est triste, tout le monde se fuit, et chacun va risquer sa propre vie dans la mauvaise direction… guerre a déjà gagné…
Mais moi , Signe, si je décide de rester moi je le resterai, avoir peur de ses souvenirs c’est mauvais, ca ne fera jamais de moi une moi complète… la moi entière sera la Signe qui assumera tout d’elle, qui vivra avec ses souvenirs , sans les repousser ! Et c’est ce que je compte faire pour leur montrer, leu montrer la direction.
Je me lève lentement, et passe devant Nelos qui se tient devant la porte en regardant chaque personne partir.
_Signe tu restes ici avec Arias, vous veillerez sur Sai Nah Din .
Je dis oui avec ma tête et commence à sortir de la salle puis m’arrête un instant.
Je me retourne et regarde Nelos, comme je voudrais lui dire tout ce que je pense, comme je voudrais qu’il comprenne ! Mais inutil d’espèrer… je ne peux rien dire alors je ne dirais rien. Je vais plutôt chercher de mon côté et bizzarement, c’est vers la porte noir que mon esprit me dis d’aller… Mais la clef est dans la poche d’ange noir… je dois la lui reprendre !
Mais comment ? Wiwiji pourrait sans doute m’aider mais… non c’est pas une bonne idée…
Pas besoin d’aller chercher Ange noir en tout cas, c’est lui vient vers moi.
_Signe, je sais que tu m’enveux, et j’aimerai te parler d’une chose importante mais je ne pourrais le faire qu’à notre retour. Soit patiente jusque là, je te promet de revenir.
J’avais beau être en colère contre lui, j’avais tout de même envie de lui dire au revoir, rien ne me promet vraiment qu’il reviendra… mais de toute façon, en moi je sens comme un feu qui me brûle tout le corps et qui hurle que malgré tout ce qui pourra arrivé, jamais je ne me résignerai à le laisser partir de ce monde, c’est pourquoi je sais qu’il reviendra, je ne lui laisse, quelque part, pas le choix.
Je m’approche et passe mes bras tout autour de lui en le serrant fort contre mon cœur.
Ce qui me fait presque peur c’est que, lui aussi, il me serre… jamais il ne m’avait fait ça avant…
Il me serre si fort que sa poche est tout prêt de moi a présent…
Je déteste devoir faire ça dans un moment si beau pour moi, j’aurais préfèré en profiter mais je devais absolument prendre cette clef !
Je passe doucement ma main dans sa poche et lui prend la clef tout doucement que je met dans la poche de ma robe. On dirait qu’il n’a rien vu… heureusement.
Il me lache puis me regarde une dernière fois, la distance est de nouveau revenue entre nous, mais elle est moins froide. Il se retourne et part avec les autres en parcourant cet éternel couleur blanc aux portes alignées bleus et rouges.
Je reste un moment a le regarder s’éloigner, mais le temps presse !
Je me retourne vite et cour a travers ce couloir étrange en direction de la porte rouge se trouvant en face de ma chambre à porte bleu.
Je dois faire vite, je ne sais pas combien de temps il leur faudra pour arrivé à l’usine mais je dois trouver se moyen avant eux ! J’ai pas mal de temps, la destruction de la machine ne se fera pas rapidement mais je voudrais réussir avant même qu’ils risquent leur vie, je ne supporterai pas que l’un d’eux ne revienne pas !
De plus qui peut être sur que Sœur attendra si longtemps ?
Le temps de ses réflexions, j’arrive devans la porte rouge.
Le cœur palpitant, j’hésite encore à l’ouvrir, mais si j’avais une voix, je me crirais sans doute dessus, je n’ai pas asser de temps pour me permettre de douter !
J’ouvre la porte aussi vite que je le peux et elle était bien là, la porte noir…
Toujours cette fumée…toujours cette peur qui me ronge… mais j’ai envie d’ouvrir cette porte. J’avais peur parce que je ne savais pas ce que c’était, ou ça mènerai mais là je sais !
C’est la porte de la connaissance, la porte des souvenirs… pourquoi en suis-je si sur ?
Tout simplement parce qu’elle reflète la plus grande peur des hommes, et autres êtres vivants, elle contient le passé, les souvenirs, et j’avais trop peur de les découvrir jusqu’à maintenant…. Si la porte m’a attiré vers elle c’est pour me rappeler que nul personne entière ne peut vivre sans la connaissance de son passé, on oublie trop facilement… on ne peut rien fuir on doit vivre avec….
La fuite est terminée, savoir ne m’empêchera pas de rester moi, mais ça m’ouvrira les yeux sur des choses que les livres ne peuvent me montrer.
Il est temps, Signe, de te complèter.
Quand je serais remonté a ma source je saurais dans quelle direction il nous faudra aller pour changer les choses.
Et je sais cela avant même de savoir le reste.
Je prend, d’une main assurée la clef en or écaillées et la tourne avec facilité dans la serrure de la porte brumeuse.
La porte s’ouvre dans un léger grincement, mes souvenirs sont-ils si vieux ? Les racines d’or se détachent de la porte et formes une cage de branches derrière moi, preuve qu’à présent je ne peux revenir en arrière.
Alors je tourne la tête face a l’obscurité semblable a un gouffre, je sais que je vais avoir mal, mais avant ça , je n’aurais pas peur !
Des bras mince de fumée m’entourent les poignés et me tirent doucement dans le gouffre sur lequel la porte s’est ouverte.
Et c’est là que je m’enfonce dans les brumes noirs de mon passé…
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Marc
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Sam 4 Nov - 23:27

_ Concentrez vous, Protéo !
Pour la quatrième fois en une petite demi-heure, Youshia me tire de mes rêveries.
_ Pardonnez moi, dis-je pour la quatrième fois en secouant brièvement la tête.
Elle aussi secoue la tête, l’air à la fois désolée et agacée.
_ Vous n’arriverez à rien si ne parvenez pas à centrer votre esprit, me dit-elle.
D’un geste souple, elle se lève de son coussin et se dirige vers la table pour se servir en verre d’eau, faisant légèrement crisser le tissu de sa robe de couleur grise. Le gris du doute. Ce sentiment qui m’étreint en cet instant.
_ Je me demande bien…
Elle est revenue s’asseoir au sol à côté de moi. Ses cheveux sentent bon. Une fragrance douce, plus douce encore qu’un parfum de rose. Peut-être celui d’un bouton. Il me semble que l’odeur d’un bouton de rose, même s’il est difficile à extraire, est bien douce que celle d’une fleur éclose.
_ Protéo !
Son ton brusque me fait sursauter. Elle fronce les sourcils. Ses sourcils pâles, entourés de discrète tâches de rousseur. D’un geste presque énervé, je secoue une fois de plus la tête.
_ Je n’y arrive pas, dis-je, frustré. J’ai beau essayé, chaque détail de vous et de ce qui nous entoure attire mon esprit. C’est comme essayer d’entendre le murmure d’une personne dans une gare pleine de monde.
_ Je comprends. Calmez vous et détendez vous. Nous y arriverons.
À gestes calmes, elle s’avance et pose ses deux mains sur mes épaules. Son regard émeraude est rassurant. Se positionnant en face de moi, elle prend une voix calme, parfaitement maîtrisée.
_ Je vais essayer une autre méthode Protéo. Non ! Ne détournez pas les yeux. Ecoutez moi attentivement. De quelle couleur sont mes yeux ?
_Vert, répondis-je sans hésiter.
Mon regard reste fixé au sien tandis que je remarque doucement que ma réponse n’est pas tout à fait exacte.
_ Non…dis-je d’un ton rêveur. Je vois une légère nuance. Ils ne sont pas purement verts.
_ continuez.
Ses yeux m’apparaissent plus clairement. Leurs détails flotte dans ma tête.
_ Je vois de légères touches sombres. Pas tout à fait noir, mais pas non plus gris. Et d’autres aussi.
_ Ecoutez moi, Protéo, concentrez vous pour me répondre. Quelles sont ces « autres ».
Sa vois est douce, aussi douce que sont parfum. Durant un court instant, je manque de m’attarder sur cela mais ses yeux et sa question occupent mon esprit. Elle s’est approchée. Ses yeux ne sont plus qu’à une quinzaine de centimètres des miens. De sa voix apaisante, elle continue de me répéter « écoutez » et « Expliquez moi »
_ Je ne trouve pas les mots pour les décrire. Un peu lumineuses, mais aussi liquides, comme le lit d’une rivière du Sud.
Ses mains ont quittés mes épaules. À présent elles remontent doucement vers mes tempes, ses doits se posant sur mon crâne et nous rapprochant davantage. Mon esprit remarque à peine la fraîcheur de ce contact, et se plonge sans cesse plus dans les lueurs de ses yeux.
_ Concentrez vous sur mes paroles. Trouvez les mots. Concentrez vous pour les trouver. Ecoutez moi.
D’un geste simple et rapide, ses pouces ferment mes paupières tandis que ses mains inclinent ma tête.
_ Ecoute moi, Frère, murmure-t-elle alors que je sens son front entrer en contact avec le mien.

Sœur.

Je connais ce geste. Je connais ces mots. Ce sont ceux que Sœur utilise pour m’aider à endurer les souffrance lorsque mes ‘‘rêves’’ me submergent. Sœur qui est en ce moment allongée entre la vie et la mort, son visage toujours aussi détendu et inexpressif que plus tôt. Ses beaux cheveux détachés pour ne pas causer de gêne, ses yeux cristallins comme les miens fermés peut-être pour toujours.

Sœur ! SŒUR !

Je la vois. Elle est là, dans ce même lit, exactement telle que je l’ai visualisée. Je tombe à genou auprès d’elle, sans en ressentir la moindre douleur ni le moindre choc. J’ai réussi. Je viens de faire un premier pas.

Nous serons bientôt là Sœur. Bientôt, nous viendrons te sauver.
*
**

_ Vous vous réveillez enfin, dit Youshia d’un ton soulagé.

Ma tête est lourde. Mon corps courbaturé. Mais mon esprit est calme.
_ J’ai réussi, Youshia. J’ai voyagé auprès de Sœur, et je pense être capable de recommencer.
_ Je m’en suis douté, répond-t-elle. Mais j’ai été surprise de vous voir vous effondrer ainsi.
Lentement, je me redresse en position assise. Je suis dans un lit. Sans doute celui de Youshia.
_ J’espère que vous n’avez pas mal pris mes actes, Protéo, dit-elle soudain avec un grand sourire. Je vous avais vu une fois exécuter ce geste avec Sai Nah Dhin et…
Son ton est tendu, et ses paroles précipitées. Un peu comme… comme quoi ? Je ne sais plus. Mon esprit est stable. Il ne s’évade pas. Je suis concentré sur Youshia. Sur son air interrogateur, sur la légère rougeur qui teinte ses joues. Je ferme doucement les yeux, acceptant ce qui signait la fin d’une partie de ma vie.
_ Il n’y a pas de raison d’être offensé ou gêné, répondis-je enfin. Cette habitude que Saï Nah Dhin...que Soeur et moi avons date de notre première rencontre. C’était exactement ce qu’il fallait.
Mon ton est plus mélancolique que je ne le voudrais. Sœur et moins n’exécuteront peut-être plus jamais ce geste, de même que nous ne serons plus jamais aussi proches. Tant de choses ne seront plus jamais les mêmes.
_ Pouvons nous continuer ?
_ Bien sûr, répond-t-elle sans se départir de son sourire.

Bientôt, Sœur.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mer 8 Nov - 15:58

Le prêtre:

Nelos nous avait tous emmené dans le gymnase, afin de nous entraîner, disait-il. Je me demandais comment, vu qu’il fallait plutôt un stand de tir. Mais je compris pourquoi une fois arrivé dans le gymnase. Il appuya sur un bouton, et l’un des murs se déroba pour nous montrer des cibles et plusieurs armes. Il se tourna vers nous.
-La mission sera sans doute très dangereuse, et nous devons nous préparer à faire face à toute sorte de sécurité. Nous allons voir si vous avez encore l’adresse suffisante pour éliminer les obstacles. D’abord à vous Kanna.
Quand il dit son nom, il avait le regard qui brillait, mais elle fit semblant de ne pas voir, à mon avis. Elle choisit une arme de poing, visa l’une des cibles puis tira. Plusieurs fois. Après que son barillet fut vidé, une voix métallique s’échappa d’un haut-parleur :
-tireur n°8 : 15 point.
Nellos rit sous cape, imiter par wiwiji. Moi je restais impassible, me demandant comment une aussi mauvaise tireuse avait pu rester en vie.
Elle garda le silence, regardant avec mauvaise humeur le revolver. Puis, tout doucement, le posa sur le plateau devant elle, détacha le fouet qui était à sa taille, la fit claquer d’un coup sec, puis le lancer sur la cible. Elle piqua avec une précision chirurgicale sur les différents point de la cible, puis le décapita. La voix métallique repris.
-tireur n°8 : 100 point.
Elle sembla satisfaite du résultat, puis se retourna vers Nelos avec un petit rictus.
-Euh, très bien, dis celui-ci mal à l’aise. Wiwiji, à vous.
La concernée pris une arme, un long fusil de précision, se mit au poste n°7 puis tira.Elle fit presque mouche à chaque coup.
-tireur n°7 : 85 point.
Elle sourit, puis se retourna avec un petit sourire cajoleur au coins.
-J’aime bien cette arme.
-Pas mal, dis Nelos en déglutissant, mais, le dernier tir là, il n’était pas… sur une des cibles qu’il fallait visée ?
-Ah bon ?? s’étonna-t-elle gentiment. Pourtant, quand je frappais dans la rue à cet endroit, chez les hommes, ça marchait.
Elle garda son sourire devant le visage inexpressif de Nelos, puis se tourna vers moi, sans doute pour entendre une félicitation, mais je dit, sans bouger de ma position :
-Peut faire mieux.
Elle fit la moue, et se retourna vers la cible en tirant entre les deux yeux de celle-ci.
-Ah mon tour maintenant, fis Nelos. Je me demande si j’ai pas perdu la main.
Il sortit son revolver, se positionna devant le poste n°9, visa rapidement et tira.
-tireur n°9 : 90 point.
-Eh eh, j’ai encore de l’adresse dit-il. Le prêtre, à vous.
J’Acquiesçais, sortit mes deux revolvers, me mit au poste 10 et tira.
-tireur n°10 : 100 point
J’entendis à coté de moi un sifflement d’admiration, derrière moi Wiwiji pousser un petit « wouah », et je voyais que Kanna qui me regardait avec intérêt.
-Ben dites donc, quel adresse !!fis Nelos.
« J’en ai aucun mérite pensais-je ». Si j’avais dit cette phrase, j’aurait pu leur expliquer ce qu’il en était de moi, mais je sentais que je n’était pas encore près.
-Bon, suivez moi, on va se frotter à un exercice avec des cibles mouvantes, de l’autre coté.


(je laisse ce post en attente pour savoir ce que je dois faire après, donc quand vous voudrez que j’édite ce post, prévenez moi)
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 10 Nov - 0:42

Je frappai à la porte puis rentrai sans attendre la réponse, vu que j’avais toujours rendez-vous avec Youshia à cette heure. Mais au lieu de trouver mon « prof » la tête plongée dans ses livres comme d’habitude, je la vis penchée sur Protéo, lui-même allongé sur le lit. Si je n’avais eu que deux jambes, je crois que j’aurai trébuché tellement j’étais surpris.
- Heu… Pardon… Excuse-moi Youshia, bredouillai-je. Je croyais que… Enfin je venais pour…
- Ah oui ! Désolée Arias, j’avais oublié que vous deviez venir pour approfondir votre maîtrise de la magie.
Mon regard, ou plutôt mes tentacules ne cessaient d’aller de Youshia à Protéo. Ils durent le remarquer car ils se redressèrent brusquement s’écartant d’un bon pas l’un de l’autre. Quelques instants passèrent ainsi en silence.
- Puisque vous êtes tous les deux ici pour la même chose, dit soudain Youshia, pourquoi ne pas travailler ensemble ?
- Je préfère vous regarder, dit Protéo.
- Bien, répondit Youshia. Arias, approchez-vous s’il vous plait.
Je me dirigeai vers le centre de la pièce et me rapprochai de mon enseignante.
- Vu vos progrès lors de nos dernières séances, je pense que nous allons pouvoir passer à la maîtrise des quatre élémentaires : l’Eau, le Feu, la Terre et l’Air.
- D’accord, comment dois-je faire ?
Elle marqua une pause, me montrant qu’elle réfléchissait à ce qu’elle allait me dire. Elle faisait toujours cela avant de m’énoncer une chose importante.
- De nos jours, la constitution de ce qui nous entoure est basée sur l’atome et les combinaisons de plusieurs de ceux-ci. Mais ceci est la description physique, scientifique. Le fait de ramener toute chose à la combinaison de seulement quatre éléments est plus une vision spirituelle des choses, très éloignée de la rigueur scientifique amenée par le monde technologique où vous avez vécu. Je vais maintenant vous apprendre à utiliser et à combiner ces quatre éléments afin de faire face à toute situation sans pour autant vous vider de votre énergie.
- Oui, à chaque fois que j’utilisai mon pouvoir, j’étais ensuite pris d’une soudaine fatigue, remarquai-je.
- Uniquement parce que vous effectuiez des choses très complexes telles que la téléportation ou l’invisibilité.
Protéo fit une remarque :
- Pourtant quand Arias guérissait, il n’était pas fatigué !
- Oui mais uniquement car la guérison est un processus de régénération, expliqua Youshia. Mais passons plutôt à la pratique.
- Oui, dis-je. Expliquez-moi ce que je dois faire.
Cette leçon était particulièrement intéressante, j’avais hâte de commencer à la mettre en pratique.
- Nous allons commencer par l’air, puisque qu’il y en a en abondance, tout autour de nous. Concentrez vous Arias, à votre avis que pourriez-vous faire avec de l’air ?
Je réfléchis quelques instants, mais ne trouvais rien. A quoi pourrai me servir une masse de matière diffuse et fluide ?
- Je ne vois pas, répondis-je. L’air est fluide, diffus. Il nous entoure mais je ne vois pas.
- Je vais vous aider un peu. L’air immobile ne sert pas en effet à grand-chose, mais mis en mouvement, il devient plus intéressant.
- Le vent ! m’exclamai-je, je peux créer du vent ! Un déplacement d’air !
- Bravo Arias, maintenant essayez d’imaginer en quoi du vent serai utile.
- Hum…
J’essayai d’imaginer toutes les façons d’utiliser un déplacement d’air, puis j’eu soudain une idée.
- Une légère brise peu déplacer un objet léger, dis-je. Mais si le souffle est plus puissant, il peut déplacer des objets beaucoup plus lourd, donc en maitrisant la force et la direction du vent… on pourrait logiquement…
Je n’arrivai pas à croire ce que j’allai dire tellement c’était fou, osé.
- Nous pourrions voler ! criai-je. En maitrisant le vent, je peux voler ou faire voler quelqu’un !
Je passai le reste de la journée à m’entrainer avec Youshia et Protéo. Essayant de maîtriser l’un des quatre éléments : l’Air.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 10 Nov - 16:17

Sai Nah Dhin :
Mais pourquoi ? Pourquoi ? Je suis si près de la clef, pourquoi ?
Taisez-vous ! Taisez-vous tous ! Ne m'écartez pas de mon chemin. Pourquoi me renvoie-t-il sans cesse vers ces autres voix ? De quoi a-t-il peur ?
Sirkus, Sirkus, revenez-moi. Vous ne sentez pas que je vous appelle ? Il faut que je le. Il faut que je.
Quelqu'un.
Quelqu'un appelle.
Quelqu'un a mal. Peur.
Sirkus, il faut. Il faut. Mais quelqu'un appelle. Quelqu'un veut. Me veut. Sans trop savoir, il me veut. Il veut que je le regarde. Et Sirkus ? Et Signe ?
Mais l'appel est pressant. Tellement pressant. Mal. Peur. Un vieil homme. Pourquoi le traite-t-on comme ça ? Cela fait des heures qu'il est là. Son corps lui fait mal. On a même pas pensé à appeler un médecin pour...
Non, c'est vers Sirkus que je veux aller. Vers la clef. Vers le code de Signe.
Non. Cet homme m'appelle. Et je veux le regarder. J'ignore pourquoi, mais il faut que je le regarde. Avant elle. Avant Signe.
On a même pas pensé à appeler un médecin pour vérifier son état de santé. Ces milicien ne voient donc pas qu'il est infirme ?
Ah, on dirait que l'officier supérieur est enfin revenu, d'après le bruit dans la pièce à coté. Oui, c'est bien celà. Le voilà qui pénètre dans la salle d'interrogatoire.
_ Bon, écoutez-moi, monsieur Edward Van Dren.
Edward Van Dren se tait. Définitivement. C'est terminé, on ne lui fera plus rien dire. Il ne veut même plus chercher à comprendre. Lorsque les miliciens ont forcé sa porte pour l'arrêter, lui, un homme si honnête qu'il en a perdu ses deux jambes, il a essayé de leur parler, d'expliquer ce c'était une erreur. Mais maintenant, c'est fini. Il ne parlera plus à cet homme.
Et pourtant, inconsciement, il m'appelle. Il appelle un regard. Un regard pour juger, comprendre à sa place.
_ Vous reconnaissez, dit l'officier, vous être servi de cette carte bancaire. Vous affirmez ne pas savoir qu'elle était falsifiée. Mais vous refusez dire comment elle est arrivée entre vos mains. Ce n'est pas bon pour vous, mon vieux. Pas bon du tout.
Nelos, mon fils, qu'as-tu fais ? Pourquoi est-elle falsifiée, cette carte que j'ai trouvé chez toi, que je pensais pouvoir t'emprunter sans même avoir à te le demander ? Deux heures. Deux heures que ca dure. Soif. Fatigué.
_ Vous vous taisez toujours ?
Edward Van Dren se tait. Lèvre scellée, soudée, plus solidement encore que ces armatures de métal qu'il soudait, dans le temps, quand il avait encore l'usage de ses jambes. Quand Nelos était le plus insouciant et le plus indiscipliné des gosses. Quand elle n'était pas partie.
Bruit sourd d'une claque. Ca sonne bizarrement, dans cette athmosphère lourde de fumée. C'est étrange, comme la fumée change le chemin du son dans l'air, et le transforme. Il faudra que je m'en rappelle, quand je serai de nouveau Soeur.
Serai-je de nouveau Soeur un jour ?
La claque n'a pas fait mal. Rien ne peut plus faire mal.
_ Vous savez quel genre de personne vous êtes en train de couvrir, Van Dren ?
L'officier s'est mis à marcher de long en large devant la table à laquelle on a installé le prisonnier. les sentinelle, à l'entrée de la salle d'interrogatoire _deux sentinelles pour garder un infirme, ils s'imaginent quoi ? Qu'ils a des lacrimogaz dans les roues de son fauteuil roulant ?_ le suivent des yeux. D'après leur visage, il n'ont pas l'habitude de voir leur supérieur si énervé.
_ L'aigle des Arcanes, ça vous dit quelque chose ? Il n'y a qu'eux qui falsifient les cartes de cette façon là !
Bruit de point sur la table. Elle est en métal. Ca raisonne bien...
_ Vous voulez vraiment être du coté de ces terroristes, Van Dren ?
Dents serrée. Hors de question de gémir. Mon Nelos, mon fils, terroriste... Je refuse. Je refuse.
Il n'auront rien. Ils n'auront pas son nom. Dents serrées. Aucun mot ne sortira plus. Il y a en moi un nom. Si j'ouvre la bouche, il pourrait s'échapper malgré moi.
Une sentinelle vient d'entrebailler la porte.
_On vous demande, mon lieutenant.
_ Suis occupé.
_ Je regrette de vous déranger, lieutenant, intervient un nouveau venu, en écartant, non sans une certaine arrogance, la sentinelle, et en pénétrant dans la pièce, mais c'est de la plus haute importance.
Le lieutenant se retourne pour l'examiner. Il est vêtu d'une aube noire... Comme les deux. Oui, ceux dans la grotte. Le dard. Le... Non, assez, arrêtez ça, lachez moi, je ne veux pas, je... Silence. Silence. Je dois. Continuer. A regarder.
_ Que nous veut la Lune Noire ? Demande le lieutenant mécontant. C'est un poste de milice, ici.
_ Vous devriez jeter un coup d'oeil à ceci. Dit le...Le... En lui tendant un papier.
Le lieutenant le prend et s'étrangle. Le sceau gouvernemental dessus. La Lune noire. Je dois. Regarder.
_ Que voulez vous ? demande le lieutenant.
_ Nous emmenons votre prisonnier. Répond l'autre, d'un ton qui ne souffre aucun appel.
_ Nous n'avons pas fini de l'interroger.
_ Nous l'emmenons. Vous avez rédigé un rapport sur cette arrestation, je suppose ?
_ J'attendais l'aboutissement de l'interrogatoire pour le finir.
_ Parfait. Déchirez le.
Mal quelque part, pourtant je n'ai plus de corps. Comme une musique dissonnante. Oui, une musique qui pue, c'est ce qu'ils disaient, chez les Hyliorans. Pourtant, il faut que je continue à regarder.
_ Déchirez-le. Vous et tous vos hommes êtes tenu au secret. Cette arrestation n'a jamais eu lieu.
_ Vous rigolez ?
_ La Lune Noire ne rigole jamais, Lieutenant. Et ainsi que vous le voyez sur le document que je viens de vous donner, nous avons carte blanche. Libre à nous de veiller à votre silence à notre manière, si nous en voyons la nécessité.
Le lieutenant déglutit avec difficulté et hasarde :
_ Ainsi, le gouvernement connait Edward Van Dren.
_ Le gouvernement connais la Lune noire. Assez pour la laisser agir sans poser de question.
Un... Sourire. Un sourire vient d'apparaître sur le visage du sorcier à la musique qui pue. Un sourire qui n'a rien d'agréable.
_ Haut les coeur, Lieutenant. En oubliant tout ça, vous servez votre pays.
Il y a deux semaine. Je le sens dans toute mon âme. C'était il y a deux semaine. Je rêve de quelque chose qui s'est passé il y a deux semaines. Du moins deux semaine avant que je m'endorme. Depuis combien de temps est-ce que je rêve ?
Le lieutenant hésite, puis tourne les talons vers la porte de sortie. Le sorcier, lui, observe le prisonnier.
_ Vous ressemblez tant à votre fils, monsieur Van Dren.
Non. C'est de sa mère qu'il tient le plus. De sa mère.
_ Viens, Nelos, vient danser avec ta maman !
Cette femme si superbe, si gaie et pourtant si fragile, trop fragile pour affronter le destin. Elle dansait. Elle dansait avec tant de grâc. Comme Kanna.
Aux ombres, la danseuse ! Les danseuses ! Celle du passé et celle du présent ! Aux ombres ! Je dois me réveiller ! Je dois avertir Nelos que son père...
Lâchez-moi. Laissez-moi ouvrir les yeux... Pourquoi, pourquoi me retenez-vous ?
Une bulle. Non, une boule. Une gigantesque boule. Ce n'est pas de la matière. C'est moi. C'est plein d'autres âmes, aspirées des quatres coins des deux mondes. Concentrée dans une boule. Et autour, l'usine. Et autour de l'usine, la mer.
_ Bien, quels sont les nouveaux résultats ?
_ L'intensité Karmatique augmente de plus en plus, mais elle est encore loin du niveau suffisant au réveil de la Créature.
Evidément. C'est l'Ainran qu'il nous aurait fallu. Mais l'Ainran a disparu. Les barre d'Uranium enrichis, on les a remplacé, c'est facile de s'en procurer au marcher noir, de l'autre coté, quand on a de l'argent. Le Catalyseur, ce n'est qu'une question de temps avant qu'on le récupère. Mais l'Ainran, impossible de savoir s'il est toujours en vie. Alors il faut bien se contenter d'absorber les karma de créatures puissantes de par les deux monde, jusqu'à ce que nous ayons assez accumulés de Karma pour mener a bien votre projet.
_ Vous avez réussi à identifier le dernier karma à nous être arrivé ?
Zack et Min avaient été envoyés pour récupérer le catalyseur. On avait réussi à le localiser brêvement. Puis le signal a disparu. Zack et Min, aussi. Tout ce qui nous reste d'eux, c'est ce karma, qu'ils ont eu le temps de nous envoyer. Pas un karma d'Ainran. Et puis plus de nouvelle plus rien.
_ Difficile. L'être en question possède des barrière mentales qui nous empêche de pénétrer son esprit. Dans le genre des Hylioran. Mais il y a quelque chose d'humain dans cette énergie. Et c'est fou, elle semble inépuisable.
_ Quelle sorte de pouvoir a cet être ?
_ Seulement deux pouvoir : posséssion et divination. Mais à une échelle surprenante, j'en ai jamais vu de telle. On tente de lire les visions contenue dans son esprit, mais l'être est encore assez conscient pour brouiller le signal. On ne pourra avoir accès à son savoir qu'une fois qu'on l'aura complêtement absorbé et séparé de son corps.
_ Cette personne possède le catalyseur. Et peut-être a-t-elle aussi récupéré l'Ainran, puisque les deux voyagaient dans le même vaisseau. Alors, combien de temps avant qu'elle meure et qu'on sache enfin ce qu'elle sait ?
_ C'est une créature résistante. C'est pour ça qu'on penche plutôt pour un hylioran que pour un humain. En tout cas, impossible de savoir combien de temps ça va prendre. Mais une chose est sûre, on la tient. Le catalyseur sera récupéré avant le jour qui nous a été fixé pour l'aboutissement du projet Dragon.
Le jour qui nous a été fixé. Quelle importance le délai ? L'arme secrète de l'autre coté est DEJA oppérationnelle. Il faut dire qu'ils l'ont peaufiné depuis plusieur génération, leur projet Xan'it. Tandis que le gouvernement d'ici a attendu toutes ces années pour confier l'élaboration de sa propre armes à la Lune Noire. Trop de scrupule. Et pourtant, c'est une guerre, qu'on prépare. Et il n'y a qu'un moyen de gagner une guerre, c'est CELUI LA.
Une bulle. Non, une boule. Ici, dans cette usine, sous la mer. Mais indestructible. Si on détruisait l'usine, toute l'énergie concentrée dans cette boule serait absorbée vers une autre usine, et si cette autre usine était détruite, vers encore une autre usine, et ainsi de suite. Jusqu'à ce qu'on en ai assez pour la mettre dans la créature. Au moyen du catalyseur.
Quel gâchis. Quel gâchis. Toute ces âmes dans cette bulle, tous ces chants qui arrachent les larmes. Toute cette guerre.
Cette déchirure, au centre de tout.
Cette déchirure. La cause de tout.
La cause de tout.
Et Signe. Ce qu'elle a en elle. Et Arias. Tous ses pouvoirs...
Vu comme ça, ça semble si simple. Ils n'y avaient pas pensé. Ni ce coté, ni l'autre. Ni même Sirkus. Mais la solution est là. Et c'est possible, réalisable. Tout est devant moi, clair, devant mes yeux, comme rien n'a jamais été aussi clair devant mes yeux.
Sirkus, parlez moi, dites moi le code ! Sirkus ! J'ai besoin du code ! Pas seulement pour Signe !
"Petit ange, moi je ne sais pas voler,
En bas tu pourrais te briser,
En mille morceaux de porcelaine,
Et tu vois, ça me fait de la peine."
_ Nin, reviens, s'il te plait.
Kanna m'appelle. Kanna tente de me retenir.
Dis-moi que tu m'aimes. Je sais que tu m'aimes. Toutes les Kanna en toi sont réconciliée autour de ce sentiment.
_ Nin, je t'aime.
Non. Ca ne s'est jamais passé. Il n'y a jamais eu de Nin, je t'aime. Il n'y en aura jamais. Il n'y en a pas eu parce qu'il n'y en a jamais eu besoin. C'était évident. C'était clair. Nous êtions enfant. Auprès de moi, tu étais une enfant. Mais le monde n'est pas fait pour les enfants. C'est pourquoi je veux partir, pour le pays imaginaire, ou les enfants ne grandissent jamais. Je veux m'envoler, comme Peter Pan. Mais toi, tu ne viendra pas avec moi. Tu vas grandir, comme Wendy. Et aimer encore. Moi, je ne veux pas. Toi, tu veux. Je sais que tu veux. Je t'aime, Kanna. Adieu.
_ NIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN
Le vent sur mon visage. Je m'envole. Je m'envole. Je m'envole.
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Mar 21 Nov - 22:21

« Cibles mouvantes » a-t-il dit ? J’esquisse malgré moi, un léger sourire sous mon voile.
T’en as pas marre de te battre ?
Enfin quelque chose de sérieux !
Pfff…
Nelos nous fait passer dans un long couloir, puis une immense pièce blanche, vide et trop silencieuse à mon goût.
« Voici notre salle de simulation. C’est ici, que l’on s’entraîne afin de perfectionner nos techniques de combat et de magie….
- Abrégez, lance rapidement Wiwiji.
- Bien, bien… Un peu de patience, répond Nelos. Les ennemis contre lesquels nous allons nous battre seront des clones magiques.
- Vous voulez dire, je marmonne soudain, que l’on va se battre contre nous-mêmes ?
- Non, voyons, sourit-il. Commençons d’abord avec des soldats « basiques ». Mais ensuite, si l’envie vous vient… »
Je ferme doucement mes yeux. Me battre… contre moi. Je le fais tous les jours, à chaque minute, à chaque seconde, sans répit. Mais, extérioriser ne serait-ce qu’une fois ses « moi » qui se battent continuellement dans ma tête…
« Eh, s’écrie quelqu’un que je n’arrive pas à reconnaître. Réveillez-vous !
- Mh… »
Pas le temps de reprendre mes esprits, quatre hommes vêtus d’une cuirasse noire à la militaire se jettent sur moi. Les autres ont reculé pendant ma « rêverie », sans doute prévenus.
Je sors mes fouets et frappe violemment. L’un des soldats me jette à terre au moment où j’avais réussi à en étrangler un. Les deux autres sortent leurs lames électriques et se ruent vers Nelos et compagnie.
Mes pieds et mes mains se plaquent brusquement au sol et je me projette en l’air, avec le garde. Je lance alors une jambe vers un côté, envoie mon « ennemi » valdinguer contre un mur. Comme pour l’étranglé, il se dissipe dans une brume opaque.
Le prêtre troue presque tranquillement un des clones, sous l’œil admiratif de Wiwiji. Nelos, son revolver à la main, achève rapidement le dernier.
« Bon, s’exclame-t-il, j’ai déclenché le processus trop en avance. Et vous, Kanna, évitez de faire une sieste debout lorsque je donne des instructions. Heureusement que vous avez des réflexes.
Son ton est moqueur, pas bien cinglant ni acide, mais bizarrement cela me pique le cœur.
- Excusez-moi, j’aurai dû me faire tuer, si c’était possible. Vous auriez eu un poids en moins. »
Je tourne les talons et me bouche mentalement les oreilles, à l’écoute d’elles et de leurs remarques.
Ca c’est de la réplique !
Mais pourquoi tu te tue à vouloir lui répondre ?
Toi alors…
« ... Recommençons, soupire le prêtre »
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Terre Partagée (inachevé)   Ven 1 Déc - 21:36

Wiwiji Hoshizora

Combattre … Combattre …Toujours combattre … Mais pourquoi n’ai-je plus envie de combattre ? Normalement j’aime bien leur faire mal aux gens… J’ai encore envie de parler.
Kanna s’en va, tant mieux, j’attends qu’elle sorte … depuis qu’on a commencé à parler, je sens comme un besoin de raconter et d’entendre. Je sors à mon tour du gymnase. « Ami » … c’est ça ? Qu’est ce que c’est ? Quelqu’un qu’on peut comprendre et qui nous comprend en retour ? Est-ce que je peux comprendre Kanna ? Est-ce une amie ? Ce n’est plus une ennemie, même si elle m’a volé le « Bleu » … Le « Bleu » tiens, c’est lui qui m’a fichue ici avec eux, le « Bleu » … Il donne des amis ?
… Merci le « Bleu » alors … Mais est-ce des amis ? Des ennemis ce n’est pas comme ça en tout cas. Les ennemis ça tue, ça piège, c’est méchant.
Me voilà devant la porte de la chambre de Kanna, j’ouvre la porte et entre doucement, elle se retourne.
« Ahlala, on a été dérangé tout à l’heure ! Mais je suppose que comme ils s’entraînent, on va avoir le temps de parler. Bon alors de quoi on parlait déjà … ah oui ! Tes « parents » !
-Heu … oui … mes parents.
-Moi, mes parents adoptifs, c’étaient pas des sympas, d’ailleurs, il reste rien d’eux aujourd’hui, je les ais tués ! C’est là que j’ai commencé à errer de partout après … Ils m’avaient battue comme pied alors je suis allée prendre la dague en argent de mon « père » … et j’l’ai tué comme ça, d’un coup sec !
Je commence à m’agiter un peu, je décris le mouvement avec cette même dague que je tiens en main.
-Après j’ai tué ma « mère », pile au milieu de la poitrine le coup, bien placé … Mais après y a mon « oncle » qui est arrivé, il était invité, lui, et j’ai pas pu essayer de le tuer avec tous les gardes du corps qu’il se payait … Alors j’ai fuit par la fenêtre ! J’ai sauté, et je me suis enfuie, comme ça ! Regarde ! »
J’ouvre rapidement la fenêtre de la chambre, pose mes pieds sur le bord et me laisse tomber dans le vide. J’entends soudain comme un cri, puis je vois Kanna qui saute à son tour, m’attrapant au vol. Nous atterrissons toutes deux dans un tas d’ordure … Elle a sauté ? Mais pourquoi ? Pour m’aider ? C’est gentil ça …
« Mais pourquoi t’as sauté ? T’as gâché mon action !
-Mais p***** ! Qu'est-ce qui te prends ?! T'es malade ?! Qu’elle se met à me gueuler. Ca va pas de sauter comme ça ? Tu veux crever ? Tu voulais faire comme lui ?!
Elle parle de qui là ? Lui ?
-Comme lui ? Qui lui ? Il a fait quoi, lui ? De quoi tu parles ?
-Rien...
Elle va pas recommencer à essayer de fuir les réponses … Hors de question !
-Comment ça "Rien" ? C'est pas une réponse ça !
-... Lâche-moi ! Oublie ! Ca te regarde pas !
-Si, ça me regarde !
-Et en quoi ?
Elle commence à bouger, comme si elle voulait s’enfuir en courant.
-On est amies non ? Alors on peut parler, entre amies, non?
-AMIES ?! Mais ça va pas ?! Depuis quand on l'est ? D'où tu sors ça ?!
-Ben ... J'sais pas, mais on s'est parlé et .... Et puis t'as essayé de m'aider là !
-Mh...
Elle se retourne … Elle veut plus me voir ? Pourquoi ?
-Ben, qu'est ce qu'il y a ?
-Laisse-moi... Laisse-moi !
Là ! Tu peux courir ! Je te laisserais pas ! Je m’accroche à elle, je la lâcherais pas !
-Pas question !
-J'ai pas d'amies moi ! J'suis seule ! Alors j'en ai rien à faire de toi ! Dégage !
-... Dis pas n'importe quoi ...
Elle me regarde avec un air étonné, j’ai raison c’est ça ?
-Sinon pourquoi tu m'aurais parlé ?
-... Pour... pour... tu me menaçais !
C’est vrai … Mais je l’aurais pas tuée, ‘pas capable …
-Peut-être ... Mais c'est pas une raison, après je te menaçais plus !
-Je ... je sais pas ce ... qui m'a pris. Oublie …
-Non! Je ... je peux pas oublier ... On m'avais jamais parlé comme ça avant ...
Elle me regarde l’air étonné en se rapprochant légèrement de moi, qu’est ce que j’ai dit encore ?
-Aaah... ?
-Ouais ...
-Toi... toi... aussi ?
-Ouais ... J'ai jamais eu l'occasion d'avoir des gens à qui parler ...
Elle se rapproche encore de moi … Eh ! Je suis pas un homme moi !
-Ah...
Elle semble un peu plus prête à parler … Je me recule un peu.
-Ben ... Ouais, j'ai toujours fui ...
-Pour... pourquoi... ? T'étais toujours toute seule ?
-Ben ouais ... Je pouvais pas compter sur des gens ... Je suis ... poursuivie alors ...
-Poursuivie ? T'as... fait quoi ?
-Ben ... j'te l'ai dis, j'ai assassiné ma « famille ».
-Et t'es poursuivie pour ça ? Tu sais... t'as... bien fait...
-... Mais du coup je peux jamais être tranquille ... Et c'est pas prêt de finir ...
-Si..., qu’elle me dit, puis, comme si elle avait dit une connerie, elle se recule, Non rien
-Quoi ? Pourquoi tu dis ça ?
-Rien !
-Dis ! Et puis tu m'as pas répondu ! C'est de qui que tu as parlé tout à l'heure ?
-De personne... De... personne... Il... existe pas...
Quoi ? Mais elle a pas vu l’état dans lequel elle se met dès qu’on l’évoque, « lui », il peut pas ne pas exister …
-... Tu mens !
-Il… existe plus...
-Quoi ?... C'était qui ? Et ... Pourquoi il existe plus ?
-Quelqu'un... Il... il... a sauté.
Sauté ? Comme moi tout à l’heure ? C’est pour ça …
-... Pourquoi ?
-Il voulait… voler...
-Quoi ? Mais personne peut voler ...
-C'était qu'un gosse...
-Mais ... C'était qui ?
-Un garçon...
-Ah ... Mais ... Tu le connaissais bien ? C'était quoi son nom ?
-Ni... Nin...
-Nin ?
-Oui... Nin...
-C'était y a longtemps ?
-Hum... Ouais...
Soudain, une voix retentit :
-Eh ! Qu’est ce que vous fabriquez dans les ordures ? »
Nélos, encore lui … Il a le chic pour nous interrompre ou quoi ? Je me lève en grognant et m’en vais, je passe juste à coté de lui en ne lui adressant même pas un regard, celui là, je l’aime pas !
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