Ecritures plurielles

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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Code Espoir

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Kallisto
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Localisation : Dans une petite ville nommée Paris
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:37

ChaoticPesme :
Je m'étais décidé à remonter vers la cité haute, un des seuls endroits de ce territoire sombre que je n'ai pas encore exploré, même si ce fut là où j'avais "ressuscité."
C’est après avoir encore fait quelques centaines de mètres de remontée, que me décidais à me reposer un peu. Depuis que j'étais arrivé sur Lyoko, je ne m'étais pas accordé un seul instant de répit. Je n'avais rien d'autre à faire qu'attendre, c'était le moment.
Je bondis sur le toit d'un bâtiment à moitié détruit, et m'asseyais au bord. Le paysage avait beau être apocalyptique, la vue depuis ma position était fort intéressante. Cela me faisait penser à ces jeux de rôles, dans le genre Fallout auxquels je jouais à une époque, Ido aurait gardé cela en mémoire et en aurait fait profiter XANA ?... Ce n'étais pas aussi insensé que ça en avait l'air.
Il ne se passa que peu de temps avant que je ne vis au loin, des sortes d'explosions, le premier vrai signe d'activité que je voyais depuis mon arrivée.
"Mais c'est pas vrai, même ici, on peut pas être tranquille 5 minutes !?"
Je sautais du bâtiments à environ 30 mètres droit devant, et me précipitais vers ce qui ressemblait à une bataille... ça voulait sûrement dire que les visiteurs attendus par Ido étaient bien arrivés.
"Mes amis, j'arrive !!"
Je pouvais rouvrir mon esprit, mais je ne le fis pas. J'avais passé inaperçu jusqu'à maintenant aux yeux des monstres qui gardaient sûrement ces ruines que je visitais ; je devais le rester afin de bénéficier de la surprise, et pour ça, même mes amis ne devaient pas se douter que j'étais là.
________________
Kallisto :

Lysander regarde si les méga-tanks s'éloignent. Je suis de l'autre côté du toit. La bataille devant moi fait rage. Tchoucky et Dadmax ont du bol de pouvoir rester en arrière. Je ne vois pas Malik ni Ayoju, ils sont sûrement cachés derrière des décombres quelconques.
"Ca y est !!! chuchote Lysander, ils sont partis !!!
- T'as une idée de tactique toi ? je demande.
- Euh... T'attires les Kancrelats devant l'immeuble et moi, je les détruit. Ca te va ?
- Pas de problèmes, dis-je."
Je me téléporte en bas et cours dans une rue. Deux Kancrelats surgissent. Je les attire en gigotant mes cordes et fuis vers l'immeuble. Lysander les détruit d'en haut.
"Allez, je vais t'en trouver d'autres !!!"
_______________
Sebrich :
Quelle bataille ! ! !
Utiliser aussi souvent mon sabre m’excitait, coupant bâtiments et monstres en rase-motte, c’était un apport constant d’adrénaline. Et quand Malik était parti sur les hauts des toits, j’ai failli foncer sur lui pour lui couper la tête en gueulant :
-SALE DESERTEUR.
Mais je m’était repris pour simplement lui parler et faire une constatation à Tchoucky. Et je repartis pour couper quelques monstres en deux. Et pour ensuite voir Malik se remettre dans la bataille.
-Sacrée Tchoucky, murmurai-je, elle arrivera toujours à convaincre les autres.
A un moment, alors que je coupais un krabe en deux, il y eu un petit tremblement de terre.
-Mais à la fin, s’exclama Ayoju derrière moi, les canalisations ont explosé ou quoi ?
-A mon humble avis, fit-je en me retournant tout en coupant un block vers le milieu, c’est quelque chose de vivant et de très gros.
Je n’avais pas tort. Derrière Tchoucky et Dadmax, une sorte de monticule de terre apparu, et en sortit une espèce de serpent « franchement » pas petit. Il faisait environ, disons 15 mètre de long, et ressemblait étrangement à un immeuble, sauf qu’un immeuble ne bougerais pas ainsi. Je le vis qui se penchait en ouvrant sa gueule vers Tchoucky.
J’entendis derrière moi, alors que je fonçais à peu près 150 km/h, Ayoju dire :
-C’estquoicetruc ?
Je fonçai tête baissé vers le serpent-immeuble, et quand je fus assez près je dis :
-Eh oh, ver de terre !!!
Quand il releva la tête, se fus pour voir passer très vite les immeubles qui était derrière lui et qui semblait le dépasser, alors qu’en fait il avait été repoussé par mon crâne, et qu’il y avait eu une sacré onde de choc avant qu’il ne se retrouve à 500 mètres de l’endroit où il se trouvait.
-OUAAH, fis-je en me tenant la tête, dès que je rentre, je me prend une valise d’aspirine.
Déjà, la bête se dépêtrait des monceaux d’immeuble dans lequel il avait atterri.
-Je m’en occupe, dis-je en direction de Tchoucky et de Dadmax qui avaient les yeux exorbités.
Je me retrouvai en moins de 2 secondes devant la bestiole, à environ 2 mètres de sa tête.
-Alors, mon joli, t’as le choix : l’aile ou la cuisse ? dis je en montra mon aile et tenant ma jambe.
Le ver de terre-immeuble ne sembla pas apprécier la plaisanterie, et sauta dans les airs pour me gober. J’esquivai rapidement, et me retrouva sur son cou, avec mon katana prêt a lui trancher la tête.
-OLEEEE ! !
Mais malheureusement, bien qu’il ressemblait à un immeuble, il était beaucoup plus résistant. Ma lame fis un rebond, et je fus propulsé en arrière. Je me stabilisa, mais quand la queue de la bête passa, elle fit un mouvement avec, je la reçu en plein ventre, et fonça dos le premier dans le bâtiment derrière moi. Heureusement, l’immeuble tint bon.
-Seb, c’est Tchoucky, dit une voix dans ma tête. Lysander m’a dit que pour faire disparaître cette chose, il faut lui trancher la langue.
-Lui trancher la langue !!! Mais quel est le (un gros bloc tomba a côté de moi et frappa avec violence un autre bloc, et cela couvrit ma voix à ce moment) qui en a décider ainsi ? Dis je avec véhémence.
Je baissai les yeux, et vit une ligne de monticules qui prenait ma direction.
-Oké, mon poto, je suis peut-être pas une poule de 40 mètres de haut, mais je suis tout aussi dangereux.
Quand il sortit de sous terre, il avait la gueule grande ouverte. Je fonçai, non pas dans la direction opposée, mais droit dans la bouche de cette monstruosité. Et me voilà, les pieds sur entre les dents inférieures, et tenant les dents supérieures fermement avec les mains. Quand il sentit qu’il ne m’avait pas avaler, la bête de 15 m de haut commença à essayer de me désarçonner en remuant dans tous les sens. Et puis, voyant que je tenais bon, elle voulu utiliser sa langue pour me repousser. Mais cette langue ne sortit pas, et il sentit qu’elle était plus courte que d’habitude. En effet, pendant qu’elle gigotait, j’avais pris mon sabre, et dis :
-Je ne met la langue qu’au deuxième rendez-vous.
Puis je fis une entaille bien nette, ce qui fit que j’attendis qu’il s’en rende compte. Et quand ce moment arriva, il disparu en pixels, et moi je me tenais à l’endroit où sa bouche se trouvait quelque secondes plus tôt. Je me résolut à retourner à la bataille, en disant :
-Pff, trop facile.
____________________
Dadmax :
Je me poste à côté de Tchoucky. Elle lance sa première boule de feu, détruisant un monstre.
' OK , c'est parti pour la couverture'

Je copie la boule de feu de Tchoucky, et la lance. J'ouvre la main pour en copier une seconde, mais rien ne se passe.
' Ha oui, c'est vrai que je n'ai plus autant de pouvoir.'

Je fixe alors un Krabe et copie son laser. Je copie ainsi toutes les armes que je vois jusqu'à ce qu'il n'y en ai aucune que je n'ai pas copiée. Je marmonne :
- Et maintenant ? J'suis fais pour le corps à corps moi.

Je réfléchis, tout en arrêtant ou déviant les tirs.
'Idée!'
Je m'applique alors non pas à simplement dévier les tirs, mais aussi à les renvoyer sur les monstres. Ca me demande une concentration intense... qui vole en éclat lorsque j'entends une conversation mentale. C'est Tchoucky et Malik. J'éclate de rire en entendant ce qu'ils se disent. Voilà que Malik se prend vraiment pour un nécromancien en puissance. Je garde un sourire aux lèvres tout en renvoyant à nouveau les tirs.
Mon regard passe d'un monstre a un autre, d'un allié à un autre. Mes yeux se posent alors sur Kallisto.
' Qu'elle est belle.'

Cette pensée me vaut un laser en plein dans le ventre.
_________________
Ayoju :
Je me téléporta avec Malik derrière les rangs ennemis. Mais le temps que je me débarrasse d'un Kankrelat qui gênait, il avait disparu...
- RAAAh, il est où Malik, râlais-je, il est sensé prendre le contrôle des monstres qu'il va détruire et il joue les abonnés absents.
Mais je n'avais pas le temps de le chercher: L'absence de l'un de leur camarade avait attiré l'attention des 4 autres Kankrelats du groupe.
- Désolé les gars, leur lançais-je, mais je ne suis vraiment pas d'humeur à jouer avec vous !
Sur ces derniers mots, je m'élançai , la queue cabrée et ma lame de bras sortie. Les Kankrelats essayèrent de m'arrêter avec leurs tirs, mais je les absorbais avec ma lame, me donnant de plus en plus d'allonge. 2 secondes plus tard, 4 explosions retentirent dans mon dos. Malik n'était toujours pas en vue. Par contre, je pouvais l'entendre:
- ALLEZ, LES GARS, ILS VONT MORDRE LA POUSSIERE, CES SALES BETES,
Je me précipitai vers la source du cri pour voir Malik encerclé par plusieurs dizaines de monstres. Apparemment, je n'était pas le seul qu'il avait attiré ! Sans perdre une seconde, je me téléportai au centre, à ses côtés. Je lui murmura:
- Fais moi confiance, et tout se passera bien !
Les monstres chargèrent leurs tirs avec une synchronisation épatante. Malik n'aurait jamais pu éviter tous les tirs. A l'instant exact où ils tirèrent, j'empoignai le bras de Malik et nous téléporta à notre point de départ. La dernière image du lieu me restera à jamais en mémoire: Des dizaines de lasers figés dans l'espace à quelques centimètres de nous. On l'avait échappé belle ! Une fois hors de danger, j'entendis une série d'explosions.
Ils s'étaient entretués, exactement comme je l'avais prévu !
- Et quelques dizaines de moins !
____________________
ChaoticPesme :
J'arrivais enfin au lieu d'où provenait toutes ces explosions. Je me trouvais maintenant à une cinquantaine de mètres au dessus des combats, au bord d'une colline surplombant ce qui ressemblait à une ancienne zone d’activités, maintenant transformée en champs de bataille. J’observais d'abord comment évoluait la situation : les ennemis étaient très nombreux et le terrain, assez encaissé. Cela réclamait pour la première fois une véritable stratégie de bataille, qui était, semblait-il, remarquablement menée. Je vis Ayoju et Malik pris entre deux feux, je ne savais pas ce qu'ils pouvaient attendre, à part se faire tirer dessus, quand le félin se téléporta au tout dernier instant, faisant s’entre-tuer les monstres.
Je ne fus pas rassuré lorsque je vis Dadmax parmi eux. Mais je remarquais qu’il se battait comme un lion, jusqu'à ce que son regard se pose sur je ne sais quoi. Cet instant de distraction lui valant un tir de laser comme punition. Il devait s'être passé pas mal de choses durant mon absence. Voyant que tout le monde semblait maîtriser ses forces, je décidais d'attendre encore un peu pour intervenir. Je vis Tchoucky un peu plus loin, enchaînant boule de feu sur boule de feu, en restant à une distance respectable. Elle était très concentrée sur ses cibles, mais intérieurement, que devait-elle penser ? Continuait-elle à se morfondre, à cacher sa tristesse derrière sa colère, ou derrière ce rôle de superviseur qu'elle s'était imposée ? Il y a des fois ou j'aurais aimé être télépathe moi même...
Mais cette inquiétude n'allait plus durer longtemps. Les monstres étaient toujours aussi nombreux malgré les efforts considérables de mes compagnons, mais ils étaient maintenant regroupés. Un orage s'amoncelait au dessus de nos têtes, c'était l'occasion rêvée pour faire un coup d'éclat !
Je sortis un lame de ma main et la lança en contrebas, elle se planta sur la coque d'un Méga-Tank qui ne se rendit compte de rien, comme tout les autres. Je me dressais alors à quelques centimètres du bord de la colline, pointant deux doigts vers le ciel sombre. L'orage se mit à gronder de plus belle, et ainsi, tout les regards de mes amis se tournèrent vers l'orage. Un grand trou se forma dans les nuages noirs, accompagné de multiples éclairs. Depuis ma position, je baissai mon bras d'un geste sec, pointant alors les doigts vers la cible désignée. Un gigantesque éclair sortit de trou que j'avais créé et termina sa course, droit sur la lame plantée dans le Méga-Tank qui éclata sur le coup. L'énergie dégagée par cette attaque se répandît aux alentours, provoquant la carbonisation quasi instantanée de toute les créatures virtuelles aux alentours. Tout cela ne se déroula que le temps d'un flash aveuglant suivit de quelques secousses.
Des monstres, ils ne restaient plus que des débris calcinés au fond d'un cratère de 8 mètres de fond, sur 15 mètres de diamètre. Je jetais un rapide coup d’œil en bas. Certains de mes compagnons furent sonnés par le choc, mais tous étaient vivants. Je venais de prendre un double risque en lançant cette attaque, pour tous mes amis dont les mouvements étaient imprévisibles, et pour moi qui avait eu 1 chance sur 10 de recevoir la foudre au lieu des monstres. Je pris un peu d'élan, et sautai de mon perchoir en direction du groupe. J’atterris juste en face d'eux, sous leurs regards médusés, croyant encore voir un fantôme. Je préférais encore ne rien dire, mais j'esquissais un sourire satisfait, attendant patiemment leurs réactions.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:38

Chapitre 14 : La nuit.
Tchoucky :
Il y a encore de la fumée dans l'air. Difficile de me rendre compte de ce qui s'est passé. Tout ce que je sais, c'est que les tirs ennemis ont cessés. Le combat est terminé.
Je m'apprête à lancer un appel aux autres pour m'assurer que tout le monde va bien quand une silhouette tombe du ciel et atterris non loin, face à moi.
Tout mon être se fige : mon cœur s'arrête de battre, mon souffle se coupe, et le message mental que j'allais émettre ne franchis pas la barrière de mon esprit.
Il est devant moi. Je refuse d'y croire. Je refuse de penser y croire. Je m'accroche à l'idée que non, que les miracles ça n'existe pas, que rien ne peux arriver d'aussi merveilleux que de le voir devant moi, vivant, indemne.
Quelques secondes s'écoulent, et je suis bien obligée d'admettre que c'est vrai, qu'il est bien là en chair et os, du moins en virtuel. Alors, c'est comme si toutes les heures où je l'ai cru mort explosaient en moi, me renversant l'âme comme un torrent furieux libéré par un barrage.
Je m'avance vers lui... Et le gifle, plutôt violemment.
- Imbécile ! Tu as fermé ton esprit à la télépathie ! Comment voulait-on qu'on te trouve ! J'étais morte d'inquiétude !
__________________
ChaoticPesme :
J'étais à peine revenu officiellement d'entre les morts que la réalité de la situation me frappa... comme une gifle. Cela faisait presque plus mal que si dix Méga Tanks m'avaient tiré dessus en même temps.
J'aurais bien essayé d'expliquer mon comportement, mais mes arguments stratégiques ne l'aurait sans doute pas convaincue. Je me contentais simplement de baisser la tête, ainsi que mon chapeau, pour ne pas avoir à affronter son regard. Ce regard qui pouvait parfois être plus terrible qu'un oeil assassin...
Le pire, c'est qu'elle avait raison, je venais une énième fois de défier la mort comme je l'avais souvent fait, ce qui avait failli causer ma perte, une fois de plus... je ne pouvais faire autrement que comprendre ce qu'elle pouvait ressentir...
____________________
Tchoucky :
Il baisse les yeux d'un air penaud, comme un petit garçon pris en faute. Je voudrais bien ajouter quelque chose, mais une irrépressible envie de rire m'en empêche. Il est vivant ! Tout est redevenu normal !
Je me jette à son coup et l'embrasse furieusement. Dire que je l'ai giflé ! Dire que je l'ai giflé alors qu'il m'a soigné pendant des mois...
____________________
Malik :
Grâce à Ayoju, nous étions à présent hors de danger. Alors que nous soufflions un coup, un orage apparu.
-Bizarre, il n'est pas normal qu'il y ait un orage sur Lyoko, dis-je.
-Regarde ! S'exclama Ayoju.
Un trou venait de se former et un éclair en jaillit, il alla s'écraser quelque part, non loin. Nous fûmes tous balayés par la force de l'impact, mais, ça allait, nous n'étions pas mort. D'un coup, un homme arriva non loin.
-Ce sacré, Pesme. Il prend toujours plaisir à nous en mettre plein la vue, pensais-je.
PESME ????? Mon corps se mit à bouillir, Pesme était là. Tchoucky, tellement heureuse, ne remarqua pas ma pensée, elle avait quand même une façon bizarre de montrer sa joie de le retrouver: d'abord une gifle, une engueulade et, pour finir, un baiser.
En moi, je n'était pas heureux, je ne sais pas pourquoi, je n'était vraiment pas heureux, la raison ? Je l'ignorais.
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Kallisto :
Le bruit de la gifle de Tchoucky résonne un bon moment sur le Territoire. Pesme est revenu... Fallait le prévoir non ? Et voilà qu'après sa gifle, Tchoucky embrasse Pesme. Vraiment, je n'y comprends rien ! Je me détourne de ces "retrouvailles" et étouffe une remarque mentale. Je cherche quelque chose d'intéressant à fixer pour réfléchir. Maintenant que l'armée de XANA a été détruite, il ne manque plus qu'à trouver Martin Leroy, en savoir plus sur cette "Entité, et détruire XANA. De quoi batailler pendant un bon bout de temps...
"Dit Pykar, chuchote Ayoju, t'as pas un mouchoir ?
- Nan mais je voudrais bien une caméra là."
Ils se mettent à rire sous cape. Comme quoi, il y a un temps pour la rigolade...
____________________
ChaoticPesme :
C'était la 1ère fois depuis qu'elle était sortie du coma... hélas, depuis que c'était arrivé, les évènements se sont enchaînés les uns après les autres, nous n'avions pu eu une seule minute à nous, pas un seul instant pour nous évader de ce monde cruel, juste le temps d'un baiser...
Je me séparais lentement de son visage, appréciant encore autant que possible, ce visage qui m'étais si cher. Mais en m'éloigner de simplement quelques centimètres, je pus apercevoir derrière elle, Dadmax.
Le traître, celui qui avait préféré la compagnie d'un programme que celle des humains. Mon expression faciale passa de la joie au mépris en quelques secondes. Si j'avais les mêmes pouvoirs que Tchoucky, je pénétrerais son âme pour le détruire de l'intérieur de la manière la plus horrible possible !!
Ma colère me poussa à exagérer même mes pensées ; il y avait sûrement une bonne raison pour laquelle il était là, en ce moment... mais je ne pus m'empêcher de me rapprocher de lui, lui balançant un coup de poing dans la figure en disant.
- On peut m'expliquer ce que cet immonde traître fait ici ?!
______________
Ayoju :
Tout s'enchaîna très vite: La réapparition de Pesme, son altercation avec Tchoucky, le baiser. Puis son expression changea. Elle passa du bonheur à un rictus de colère parfaitement reconnaissable. Je cherchai ce qu'avait vu Pesme pour avoir cette tête. Je n'eu pas besoin de trop réfléchir quand il s'avança vers Dadmax. Ses premières paroles se résumèrent à un joli direct du droit.
- Ouch ! Ca doit faire mal ça ! pensais-je.
- On peut m'expliquer ce que cet immonde traître fait ici ?! demanda-t-il.
Je m'avançai, tentant de lui expliquer la situation.
- Tu préfères la version longue ou la version courte ?
Rien à faire, je ne pouvais pas m'empêcher de faire une blague.
- La courte ! me dit-il d'un ton sec.
- OK ! Il s'est débarrassé d'Aloth, a fait coucou aux anges et nous est revenu sain et sauf avec un programme psychopathe en moins dans la caboche.
Pesme passa de la colère à la surprise. Il paru ensuite très gêné. Il tendit alors ça main à Dadmax pour l'aider à se relever.
- Désolé Dadmax, dit-il sèchement, si j'avais su que...
- Ce n'est rien Pesme, le coupa Dadmax. J'aurais eu la même réaction à ta place.
Finalement, tout cela se finissait bien. Tchoucky nous demanda de nous regrouper pour faire le point.
- Bon, tout le monde est vivant ?
Je fis le compte, nous étions 9, 8 si je ne comptait pas Pesme. 8!? Mon cerveau tourna à 100 à l'heure. Qui était absent ? Je me remémora les groupes: Kallisto avec Lys, Tchoucky avec Dadmax, Sebrich dans le ciel et moi avec... Malik !!!
- Personne n'as vu Malik ? demandais-je.
-----------------
Dadmax :
J'attrape la main que me tend Pesme. Il s'excuse.
'N'empêche il a un sacré direct du droit.'
Ayoju demande alors:
- Personne n'a vu Malik?

Je regarde autour de moi. Rien en vue.
'Génial, un problème en plus.'
Soudain je ressens un truc bizarre. Un dégoût profond, un sentiment de stress. Je lève brusquement la tête. Le ciel est de plus en plus sombre et à l'horizon, je vois nettement qu’il est d'un bleu tirant sur le noir.

' C'est impossible! Pas sur lyoko!'

Pykar a remarqué mon air surpris et suit mon regard. Il balbutie:
- Heu, tout le monde? Je crois qu'on a un problème.

Ils lèvent tous les yeux et les écarquillent. Quant à moi je jette de vifs regards autour de nous. Une obscurité presque totale progresse rapidement. Je, suis au moins sûr d'une chose :
Je n'aime plus du tout l'obscurité.
________________
Lysander :
Les derniers monstres sont balayés par la foudre. C'était donc ça le sentiment de danger imminent que je ressentais peu après que Kallisto soit partie jouer les appâts ? A peine le temps de la prévenir que tout le territoire vibre. Les répercussions de l'explosion, bien que je m'y sois préparé, me font tomber à genoux. Tout le monde se dirige vers Tchoucky. Une seule personne prend un chemin différent. Je laisse mon esprit la rattraper, Malik...Quelque chose d'autre attire mon attention , c'est l'aura de Pesme , reconnaissable entre toutes. Surpris, je me rend compte qu'il vient de laisser son esprit s'ouvrir. Je descends de l'imeuble, raccroche mon sabre a ma ceinture, dépoussière mes vêtements (plus par réflexe qu'autre chose), et m'approche des troupes. Dadmax est étendu à terre, Pykar explique à Pesme la situation.

J'écoute Ayoju signaler la disparition de Malik. Son changement de comportement est surprenant. Décidément, Lyoko ne réussit pas à tout le monde. Entre ceux qui développent des secondes personnalités et ceux qui on des excès de mégalomanie....

Je perçois une certaine surprise chez Dadmax .
Je me retourne et regarde le ciel à l'horizon. Une masse noire recouvre le ciel déjà grisâtre. Ca progresse à une vitesse folle, on dirait des chevaux noirs lancés au galop. Cette étendue nous dépasse et absorbe les dernières particules de lumière. Bientôt, une obscurité totale nous recouvre. J'essaye d'émettre des ondes positives pour rassurer mes compagnons. Je détache mon sabre, et l'active. La lame surgit en amenant avec elle une lumière argentée salvatrice.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:39

Malik :
Je m'étais retiré quelques instants.
- Pesme… Pourquoi ne suis-je pas heureux de le retrouver ? Marmonnais-je.
Je m'assis sur un caillou et réfléchit. Il s'écoula quelques minutes. Soudain, je sentit un changement dans l'atmosphère. Autour de moi, tout devenait sombre. La nuit tombait. Sur Lyoko? C’était impossible.
J'étais là, à me poser des questions quand une lumière étrange m'illumina le visage. Celle que j'avait en face de moi, mon amour, celle pour laquelle je vivais et ne m'était pas suicidé. J'en pleurai de bonheur. Cette réaction s'effaça bien vite. J'avait compris. Ce n'était pas elle, c'était l'Entité. Voyant qu'elle n'obtiendrait rien de moi, elle se retourna et commença à s'en aller.
- Attends, reste, je veut te voir, cette fois qui risque d'être la dernière, je veut te voir, je... je t'ai....je t'AIME!
Je m'écroulai au sol, l'Entité disparut. Je pleurais, de tristesse, cette fois-ci. C'était la première fois que je pleurai depuis six mois.
- Malik, me dit une voix.
Vivi venait d'arriver et me voyant dans cet état, se pencha pour voir ce qu'il en était de moi.
- Ca va ? me demanda-t-elle.
Je ne voulais pas l'entendre. Je continuai de dire "Je t'aime", sans arrêts.
- Malik, qu'est-ce que tu racontes?
- Je l'aime, elle était là, devant moi, mais, ce n'était pas elle, disais-je en pleurant.
Vivi savait que je parlait de l'Entité.
- Allez, Malik, l'Entité est sensée nous apporter du bonheur, non?
Je me relevai et regarda Vivi. Oui, elle avait raison. Cette vision devais m'apporter de l'espoir, elle me rappela la raison pour laquelle je dois m'en sortir avec les autres.
_____________
Vivi :
Debout dans l'obscurité, Vivi tente de ressentir Lyoko autour d'elle. Ce territoire est différent. Il suit un cycle jour, nuit.
- Où est Malik ? Demande Tchoucky. Retrouvez Malik, vite !
Sa voix est soudain devenue étrange, comme si elle se forçait à parler sans éclater en sanglot. Bien sûr. La peur. La peur du noir. Ce n'est pas la première fois que Vivi la vois réagir ainsi.
Tout va bien, Tchoucky. Le jour va revenir.
Loin de se montrer réconforté, la jeune femme aux écailles bleues réagit avec humeur.
Vivi, au lieu de t'occuper de moi, sois gentille et va chercher Malik.
Le ton a été sec. Elle est mécontente d'avoir été percée à jour.
"Elle a honte" pense Vivi. Et sans tergiverser, elle s'enfonce dans le noir, s'éloignant de la lumière salvatrice produite pas Lysander.
Jour ou nuit, quelle importance. C'est toujours Lyoko.
Une silhouette se dessine, non loin, devant elle. Malik. Il pleure.
- Malik ?
Il faut quelques minutes pour comprendre. L'Entité vient de lui apparaître. L'Entité ?
Elle prononce envers Malik des paroles réconfortantes, mais en elle-même quelque chose s'effondre. Dès que Malik semble un peu réconforté, elle l'entraîne vers les autres. Si l'Entité est apparu, c'est que...
Tchoucky. On a un problème. L'Entité n'a pas pris corps.
La voix de Tchoucky, affaiblie, et tremblante, se fait entendre dans sa tête.
Pas pris corps ? Mais alors... Martin Leroy ?
Ce ne devait pas être lui que l'Entité cherchait.
Tchoucky ne répond rien. Vivi n'ajoute rien. Mais elles savent qu'elles se posent toutes les deux la même question.
Si ce n'est pas Martin Leroy, alors... Qui ?
________________*
Dadmax
Le noir nous entoure rapidement. Je suis de plus en plus agité. J'entends Tchoucky nous ordonner de retrouver Malik mais je ne bouge pas d'un poil. Ce que je ressens n'est pas de la peur. Mais plutôt une aversion telle qu'elle me paralyse. Il fait encore plus noir à chaque seconde. A présent, je ne vois plus mes amis et alliés. Je recule instinctivement en distinguant un mouvement devant moi. Je fait un pas en arrière, puis un autre... et tombe dans le trou causé par l'éclair de Pesme. Je m'assois et me concentre pour me calmer.
' Ho m****, si seulement j'avais de la lumière.'

A peine ais-je pensé cela que mes brassards s'illuminent d'une lumière blanche, éblouissante. Je suis tellement surpris que je sursaute et la lumière disparaît. Cet éclair de luminosité me rassure au moins. Je me relève et remonte vers le haut du gouffre. Quand je serai en haut, j'allumerai mes brassards, mais pas trop. Autant ne pas jouer les cibles lumineuses.
_________________
Tchoucky :
Nous avons de la lumière. Lys, et Dadmax, qui se hisse hors du trou ou il est tombé, non sans maugréer. Moi, qui ai allumé une boule de feu dans ma main. Pesme est en train de la regarder avec un air désapprobateur. Oui, je sais, elle me prend pas mal de concentration et d'énergie, mais je n'y suis pour rien, j'ai besoin de cette lumière pour tenir. De cette lumière et de leur présence autour. Je ne peux pas supporter l'obscurité, je n'ai jamais pu. Malik et Vivi nous reviennent. Malik, à la lueur de nos torches de fortune, affiche un visage bouleversé. Celui de Vivi est grave. Elle me regarde, attendant que je prenne la parole.
- Venez tous ! dis-je d'une voix que j'essaye de rendre ferme. On se rassemble et on fait le point.
Bon sang, maintenir cette boule de feu allumée est épuisant ! Mais c'est le seul moyen de rester forte, comme ils ont besoin que je le sois.
- Nous avons un problème, dis-je, une fois qu'ils sont tous autour de moi. L'Entité viens d'apparaître à Malik. C'est donc qu'elle n'a pas pris corps.
- Pas pris corps, répète Kallisto. Mais, et Martin Leroy ?
Je m'efforce de faire un sourire rassurant.
- C'aurait pu être lui. C'était logique. Tu n'as pas de reproches à te faire.
- Martin Leroy est sur Lyoko à cause de moi ! s'écrie-t-elle désespérément. Et ça ne sert à rien !
- Martin Leroy est sur Lyoko ? répète Dadmax, éberlué.
C'est vrai, on a pas encore songé à lui expliquer.
- Dites, grogne Pesme, moi aussi, j'aimerai comprendre. C'est quoi cette histoire d'Entité ?
Je leur envoie à tout deux une vision complète de la situation : Xana qu'on ne peut pas détruire tant que l'Entité n'aura pas trouvé la personne possédant le pouvoir de lui donner corps, Martin Leroy qu'on a envoyé sur Lyoko en pensant que c'était lui. Bon sang, je suis fatiguée. Trop de pouvoir utilisé en même temps. Je sens le regard de Vivi sur moi, mais je n'admettrai pour rien au monde que j'ai besoin d'aide.
- Bon, dis-je. Quoiqu'il en soit, nous n'avons plus rien à faire dans ce territoire, maintenant. Trouvons une tour et retournons sur le Lyoko dont nous connaissons les règles. Ce sera infiniment plus confortable.
Un murmure d'approbation générale. Je me tourne vers Vivi. Elle a fermé les yeux et se concentre.
- J'ai du mal à repérer la tour la plus proche, dit-elle. Tout semble en mouvement. Pesme ?
- Je n'ai pas eu le temps de repérer s'il y avait une tour, dis-je. Il y a une espèce de dôme, protégé par un champ de force, là-bas, mais je ne sais pas ce que c'est.
- Je crois que c'est ça, répond Vivi. S'il y a une tour ou l'équivalent dans ce territoire, elle doit se trouver dans ce champ de force.
- Alors on s'y rend, dis-je. Et on trouve le moyen d'y pénétrer. Moins on tardera dans ce monde d'Apocalypse, mieux ce sera.
Je m'apprête à me mettre en mouvement en signe de départ, mais Pesme me retient par l'épaule.
- Attendez. Je crois qu'il y a autre chose que vous devez savoir. Nous ne sommes pas seuls.
Il s'interrompt, visiblement embarrassé pour s'expliquer plus précisément.
- Nous ne sommes pas seul ? répète Pykar. Tu nous la joue X-Files, maintenant ?
Je rigole intérieurement. Dieu merci, il y a toujours l'humour pour s'en sortir.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demandai-je à Pesme. Si nous ne sommes pas seuls, qui est avec nous ?
Il hésite...
- Allons, dis-nous, tu m'inquiètes.
- Ido. Ido est sur se territoire. Xana l'a récupéré, il lui a donné un corps propre. C'est lui qui détermine les règles du jeu, ici, et... Il est assez... Remonté contre nous.
- QUOI ? S'écrit Pykar. Ido ? Tu veux dire, Ido, l'espèce de démon tout puissant avec qui tu partageais ta tête ? Celui qui, quand il s'énerve, est capable de détruire un territoire tout entier à lui tout seul ? C'est de celui-là, dont tu parles ?
- Effectivement, oui, c'est de celui-là.
- Eh bien, souffle Ayoju, en effet, c'est quelque chose qu'il valait mieux que nous sachions.
- Du calme tous ! dis-je. De toutes façons, n'en déplaise à Ido et son sens assez particulier de l'hospitalité, on ne reste pas. On trouve une tour, ou n'importe quoi d'équivalent, et on s'en va. Les choses sont suffisamment compliquées comme ça, on ne va pas se les compliquer encore.
- Tchoucky a raison, dit Vivi. Ne tardons pas, par contre, maintenant qu'on sait qu'on est surveillé, Tchoucky... Ca m'embête de te le dire, mais il vaudrait mieux... Ne pas se faire repérer.
Une main glacée m'étreint le ventre.
- Tu veux dire... Eteindre la lumière ?
- Oui. Je suis désolée. Nous avons suffisamment de pouvoir pour nous repérer dans le noir. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire repérer.
Elle a raison. Je sais qu'elle a raison. Déjà Lys a cessé d'émettre sa lueur. Il ne reste que celle de la petite flamme qui vacille au creux de ma paume. Et il faut que je l'éteigne. Il faut que je l'éteigne.
Pesme, aide-moi.
Oui ? Que dois-je faire ?
Reste près de moi. Ne me quitte pas. Je tiendrais pas le coup si tu n'es pas à mes côtés.
Promis.
Avec un soupir d'effort, je referme mon poing étouffant la flamme, et l'ombre se referme sur nous comme la gueule d'un loup autour de sa proie.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:39

Chapitre 15 : Devant le dôme.

Dadmax :
Je n'arrive pas à y croire. Martin Leroy est sur Lyoko. Sans oublier Ido qui est apparement le maître de ce territoire.
' Et je ne suis plus capable de l'affronter.'

Je soupire et décide d'allumer la lumière. Lys émet déjà une clarté par son sabre. Je me concentre, mais y met apparemment trop de volonté car c'est un dôme de lumière qui apparaît, éclairant tout à quelques mètres a la ronde.
' Trop fort.'
Je laisse filer une partie de ma volonté, et la lumière se réduit à deux lumignons.
Vivi nous ordonne indirectement d'éteindre les feux. J'hésite avant de libérer toute ma concentration.
' Black Out'.
Tchoucky a encore plus de mal que moi pour se résoudre à éteindre sa boule de feu. Je surprend involontairement sa demande d'aide à Pesme.
'Faut vraiment que je maîtrise ça. C'est pas super d'entendre toutes les conversations mentales.'
Nous nous mettons en marche en faisant attention à chaque pas.
Je ne suis pas du tout à fait à l'aise, et je sens d'autres présences que mes amis dans l'obscurité des bâtiments alentour. Je marmonne:

-Comme si on avait besoin de plus de problèmes.

Je m'apprête à en parler à Tchoucky, mais ça ne ferait qu'empirer sa peur.

Vivi, sans vouloir encore plus saper le moral des troupes, je crains que ce territoire ne nous réserve d'autres surprises.

Comment ça?

Il semblerait que Xana ou Martin ai créé des bestioles nocturnes.

Tant qu'elles ne nous attaquent pas, on ne fait rien.

'Super, je déteste regarder derrière moi.'
________________
Kallisto :
Marcher dans le noir, je trouve ça apaisant. Ne pas voir la tête effrayée de Tchoucky, ne pas voir ce qui se passe autour de nous.
Manque plus que les grillons et la brise de nuit...
Mes yeux s'habituent vite à l'obscurité. Mais les décombres ressemblent plus à des masses sombres qu'à des débris de béton.
Maintenant, si j'ai bien compris, Ido est de retour. Cela nous fait un ennemi de plus avec XANA et Martin Leroy. Et l'Entité, quelle est donc la personne qu'elle cherche ? Et surtout... pourquoi ?
Une main se pose soudainement sur une de mes épaules et deux voix retentissent en même temps :
"Kall, si tu continue à t'éloigner comme ça. Ido le sadique va te tuer...
Je frôle la crise cardiaque.
- Seb et Ayoju, si vous continuez à me foutre les pétoches avec votre imitation de Scream, je suis bonne pour un infarctus moi !
- Ben quoi ? demande Ayoju en s'éloignant dans la direction de Pykar.
- Si on peux plus rigoler, renchérit Seb en suivant Ayoju."
Nous avançons petit à petit autour d'immeubles grinçants et de tours de HLM branlantes. Nous approchons du dôme, plus sombre que tout autour de ce Territoire plongé dans la nuit.
_______________
ChaoticPesme :
J'entendis des rires derrière nous, de ma vue nocturne je pus distinguer sans mal Seb et Ayoju qui s'amusaient à faire peur à Kallisto. Pour la 1ère fois depuis longtemps, j'étais pris d'une forte envie d'éclater de rire. C'était sans doute cette obscurité qui était tombée : j'adorais la nuit, même sur Lyoko un calme olympien envahissait mon âme, je ne pensais plus à rien, plus de Ido, plus de XANA... C'était sur moi l'effet qu’avait la douce béatitude de l'ombre...
Mais ce n'était pas le cas de Tchoucky, si nous avions été dans le monde réel, elle aurait eu sans doute la circulation du sang coupée depuis longtemps. Elle était agrippée à mon bras comme si elle y avait été greffée. Je la voyais légèrement trembler, c'était évident qu'elle essayait de cacher sa peur. On dirait qu'elle avait toujours quelque chose à prouver, même quand personne ne pouvait la voir. Je lui envoyais quelques pensées pour essayer de la rassurer du mieux que je pouvais.
Nous approchions bientôt de cette coque impénétrable qui recouvrait la cité basse. Je lançai alors :
- Ce n'est pas la peine d'essayer de forcer le passage ! A moins que l'un de vous ait un truc qui marche à coup sûr, on doit trouver, soit un autre passage, soit un moyen d'abaisser la barrière !
__________________
Lysander :
C'est parti pour un autre passage. Malgré l'obscurité qui nous entoure, nous progressons rapidement, tout en inspectant minutieusement les parois du dôme. Beaucoup de monstres tapis dans la zone m'inquiètent. Ils se sont tous manifestés depuis que la nui est tombée. S’ils se mettent à attaquer, dans cette pénombre, nous aurions un sacré désavantage. J'arrive à en détecter qui nous suivent à une bonne distance, comme s’ils attendent un signal. Quelque chose trouble mes sens, ou plutôt quelqu'un. En principe, à cette distance je ne devrai pas avoir de mal a évaluer et identifier les adversaires, mais ce qui tente d'obscurcir mes pouvoirs est puissant. De plus, si j'ai encore un certain contrôle c'est parce qu'il est divisé. Je constate sans mal qu'il effectue ce genre de manœuvre sur les autres qui ne s'en apercevoivent pas, sauf Tchoucky, mais sa concentration est dirigée ailleurs.

Nous entamons notre deuxième tour "de dôme". Les monstres s'agitent. Une sorte de rassemblement. Un pressentiment m'envahit : une armée de krabes qui fonce sur nous. J'active ma lame. Les autres, surpris, me regardent d'un air désapprobateur. Rapidement je les met au courant de ma prémonition. Les krabes ne tardent pas à se montrer. Il en arrive d’en face, de notre droite et de notre gauche. Derrière nous se dresse le dôme infranchissable. Nous sommes pris en tenaille. Vivi s'approche , nous donne l'ordre de se regrouper vers elle. Elle se tient au milieu de nous. Elle créée une barrière de protection qui nous englobe tous. Les lasers des krabes ricochent sur notre protection. Je sens Vivi faiblir, elle ne tiendra pas longtemps. Les Krabes sont maintenant juste devant la bulle. Kallisto me téléporte au milieu de la mêlée, fait de même avec Pykar et Pesme, pendant que Ayoju convoit Sebrich, Dadmax et Malik. De l'intérieur de la bulle, Tchoucky canarde les assaillants. Sabre au point, je slalome entre les pattes des monstres tout en les leur découpant.

Une lumière intermittente est produite par le combat. Explosions , boules de feu, et autres effets , me permette d'apercevoir une vingtaine de monstre arriver en renfort. Quelqu'un supervise leur combat , sûrement la même personne qui tentait de bloquer nos perceptions. Tout en combattant, je tente de localiser le meneur. Il se dissimule. Il n'est pas loin. Son attention est attirée par Pesme. Je regarde aussi loin que mes yeux me le permette et découvre le temps d'un flash de lumière , sur les décombres d'un bâtiment, une imposante silhouette. Son visage blanc se distingue de son sombre costume. Ses long cheveux rouges cramoisis étalés sur ses épaules. Le temps d'une explosion, il a disparu, image fugitive d'un fantôme inconnu.
_______________________
Kallisto :
Taper sur des Krabes, pas de problèmes. Taper sur des Krabes en pleine obscurité, pas d'accord. Malgré les quelques luminosités que font les armes de mes amis, les ténèbres règnent. Je me bats du mieux que je peux. Deux Krabes m'entourent. Je saute et fait un grand écart, chacun de mes pieds frappent les Krabes et quelques coups de fouets les détruisent. Mais j'atterris sur quelque chose, autre qu'un sol de béton.
"Kall... Peux-tu enlever ton pied de ma figure ? demande Malik.
- Désolée, j'ai pas fait exprès..."
Je me cogne ou reçois encore deux ou trois Lyokofans...
Xana... la prochaine fois. Appelle EDF !!!
J'ai l'impression (en regardant un peu autour de moi) que Pesme prépare un truc. Mais à force de regarder autour de soi, on se prend un Krabe dans la tête.
Gné !!! 'commence à en avoir jusque là des Krabes !!!
_________________
ChaoticPesme
J'avais déjà tranché un bon nombre de Krabes comme des pièces de boucherie en 10 minutes de combat. Celui qui les avait envoyé à notre rencontre avait manifestement oublié un détail : leur conférer une vision nocturne. Au loin de cela, ces créatures tiraient à l'aveuglette dans le noir, pouvant aussi bien se tirer les uns sur les autres que de toucher les Lyokofans. Je faisais malgré tout attention de ne pas buter sur mes amis à chaque pas que je faisais, et surveillais Tchoucky du coin de l’œil, qui n'avait d’autre lumière que ses boules de feu.
La rapidité extrême associée au handicap des Krabes qu’entraînait cette obscurité me permettais de m'amuser un peu avant de les disséquer en petits morceaux.
Tu m'as raté... Je pourrais t'apprendre à viser... Nan, de l'autre côté... Tu veux que je t'aide... T'y étais presque, à 3 mètres près... Mais tu le fais exprès ou quoi... étaient mes commentaires favoris, pour une fois que je pouvais me le permettre sans que beaucoup de monde ne me voit.
Je sentis soudain une présence qui me fit arrêter mes pitreries, cette aura plus sombre que la mort, je la reconnus... Esquivant, cette fois, de justesse un tir de laser. Je vis derrière un attroupement de monstres, attendant patiemment les bras croisés, Ido.
Mon sang ne fit qu'un tour en le voyant, je me précipitais vers lui, une paire de lames scintillantes dans chaque main. Mais alors que je croyais l'avoir atteint, il s'évapora comme par magie. J'entendis sa voix dans ma tête : Vous vous débrouillez plutôt bien vous autres... je devais m'en assurer avant de vous laisser aller plus loin, nous nous reverrons bientôt, j'aurais une petite surprise pour vous...
Hé bé ! Où qu'ils sont passés ?! Fit Kall, derrière moi.
Je me retournais, et constatais que l'armée de monstres que nous combattions déjà avec acharnement, avait complètement disparue... comme si elle n'avait jamais existée...
Vous avez entendue cette voix, vous aussi ? dit Malik
_________________
Vivi :
Ils ont touts disparus. D'un seul coup. Le champs de bataille est vide.
Vivi se redresse. Les monstres qu'elle a créé et qui n'ont pas encore été détruit se rassemblent autour d'elle. Elle ne comprend pas la soudaine disparition des monstres. Un craquement se fait entendre. Tchoucky vient de rallumer une boule de feu dans son poing.
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous sommes déjà repérés ! Lance-t-elle, pour supplanter d'avance toute les répliques que Vivi pourraient lui dire.
Vivi s'approche.
- C'était Ido ? Cette voix ?
- Oui.
- OUi
- OUI.
Tchoucky, Pesme et Dadmax ont répondu tous les trois en même temps. Malik se relève difficilement d'un renfoncement ou il s'était abrité.
- Je ne comprends pas ! Pourquoi tout a disparu ? Pourquoi il nous épargne ?
Pesme a maintenant un visage grave, effrayant à la lueur de la flamme allumée par Tchoucky.
- Il ne nous épargne pas. Il joue. Il joue avec nos nerfs !
- Et bien, il n'est pas question que nous le laissions jouer plus longtemps, s'écrie Kallisto soudain.
Elle s'avance d'un pas ferme vers le Dôme.
- Je vais entrer là dedans ! Coûte que coûte !
_________________
Kallisto :
Plus d’armée, plus de bruit. Retour au silence et au calme. Ce message mental... Une menace… Rien que ça. Ido se manifeste mais Martin lui reste muet… Que trame t-il ? Je palpe la coque protectrice et immense.
"Je vais me téléporter à l'intérieur et voir ce qu'il y a, je lance. Ca me prendra moins d'énergie qu'à Ayoju"
Je me téléporte à l'intérieur de la coque. Mais une force, énormément puissante me repousse hors du dôme et m'expulse à plusieurs mètres des Lyokofans et du dôme. Je me relève et regarde où j'ai atterris. Du sombre... Des ténèbres... Que le décor change ! Je m'apprête à partir dans la direction de mes amis lorsqu'une voix retentit dans ma tête. Elle ne prononce pas de mot distincts, mais je sens que c'est apaisant. Je reste bloquée debout. Cette voix... Je me prends la tête dans mes mains. J'ai l'impression que quelque chose de puissant approche... Ma tête tourne... Je ne sais plus ce qui se passe... Je m'effondre...
_________________
Ayoju :
Kallisto semblait décidée à franchir cette barrière que formait le dôme. Elle disparu. Mais deux secondes plus tard, Tchoucky et Lysander dirent d'une même voix:
- Elle a été repoussée !
Je ne comprenais plus. Comment avait-elle pu être repoussée ?
- Je l'avais dit qu'on pourrait pas y pénétrer comme ça, râla Pesme. Pourquoi on m'écoute jamais ?
- Bon OK! commençais-je. Kallisto n'a pas pu entrer. Alors où est-elle ?
Apparemment, personne n'avait remarqué qu'elle n'était pas réapparue parmi nous. Il fallait bien que je sois un téléporteur pour me soucier de ça !
Lysander se concentra un court instant.
- Elle est loin de nous, annonça-t-il.
- Pourquoi elle revient pas alors ? demanda Malik.
- Je n'arrive pas à lui parler ! s'affola Tchoucky. Elle a du perdre connaissance ! Pykar ?
- Oui ? répondit-il.
- Tu peux aller la chercher ? Elle est dans cette direction, dit-elle en tendant le bras.
- Sans problèmes !
Et il partit en courant dans la direction que lui avait indiqué Tchoucky.
___________________
Pykar :
Je fonçai comme un malade dans la direction que m'avait montré Tchoucky. Les immeubles sombres se succédaient aux ruelles encore plus sombres... Finalement, je décidai de m'arrêter histoire de me repérer. J'entrai dans un bâtiment et montai sur le toit. De là haut, je vis le dôme derrière moi et je scrutai la direction opposée... J'aperçus alors Kallisto, dans un des bâtiments alentours.
Immédiatement, je me dirigeai vers l'immeuble. Je n'eu pas trop de mal à trouver Kallisto.
"Wakey wakey, eggs and baccy!"
Kallisto ouvrit les yeux...
"Euh...quoi?
-Oh, rien, une de mes répliques préférées.
-J'ai essayé d'entrer dans la sphère mais ça n'a pas marché...Où suis-je?
-A environ un kilomètre au sud de là où il y avait la bataille...
-D'accord...
-Si tu as assez d'énergie pour pouvoir te téléporter seule, fais le. Je vous rejoindrai à pied.
-OK"
Elle se téléporta immédiatement
Je m'apprêtai à repartir quand j'entendis un bruit de pas derrière moi. Je ne bougeai pas...
Bruit de pas... Bruit de pas... Bruit de pas... Bruit de pas...
Je me retournai alors en sortant ma lame. Je vis alors que la créature derrière moi avait sorti un couteau et l'avait plaqué sur ma gorge...Mais ma lame aussi était plaquée sur la sienne. Je regardai son visage et vis la dernière des personnes que je m'attendais à trouver ici...
"Alabama?"
C'était son surnom au lycée, quand je n'étais pas encore à l'internat...Une fille superbe, mais qui ne fallait pas énerver... A la cantine, elle pouvait devenir très dangereuse avec son couteau...
"Salut" fit-elle avec un sourire.
Je ne pus m'empêcher de sourire... Notre position me rappelait ces vieux films de Hong Kong où le héros et le méchant se pointaient leurs armes l'un sur l'autre.
"Euh...fis-je. Tu pourrais pas poser ce couteau?
-Si tu poses ta lame à toi..."
Je baissai la lame. Elle baissa le couteau.
"Comment tu es arrivée ici?" demandai-je.
Mais soudain, mon cerveau, fonctionnant à 100 à l'heure se rappelant de quelque chose...
L'Entité, ou un truc du genre...
Alabama/Entité me sourit et me prit la main. Immédiatement, j'oubliais presque tout: La bataille récente, Ido et le reste...
Soudain, je me rappelai que tout le monde devait m'attendre là-bas., Je me retournai vers Alabama...
"Ecoute, il faut que..."
C'est alors que je me rendis compte que je parlais a un mur.
Elle avait disparue...
Bon, priorité aux priorités...Retrouvons les autres...
Je me mis à courir comme un fondu.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:41

Chapitre 16 : réplicateurs

Vivi :
Kallisto est revenue. Il n'y a plus qu'à attendre Pykar.
Vivi s'est approchée de la paroi. La touche. La structure bleue de la barrière apparaît, sous sa main. Rien à faire. C'est trop solide, et pourtant... Pourtant, le salut est là, derrière, la porte de sortie, le retour dans les autres territoires, ceux qu'on connaît, ceux dont on sait les règles. Elle se tourne vers les autres, qui se sont rassemblés en contrebas.
- On va refaire le tour de ce truc.
- Ca ne sert à rien, dit Pesme.
- Je sais, mais on ne peux pas rester ici à attendre qu'Ido nous tombe dessus. Il faut bien qu'on bouge !
La voix de Tchoucky, encore imprégnée de ce ton étrange qui trahis sa faiblesse, se fait entendre.
- Elle a raison. Bougeons. Qui sait, un accident peut survenir, une brèche peut s'ouvrir. Mais ne restons pas les bras croisés à attendre, nous valons mieux que des rats dans une souricière !
Elle a dit cette dernière phrase avec un ton énervé. Ce n'est pas la meilleure façon de parler, dans ces circonstances. Il faut à tout prix empêcher le groupe de s'effondrer. Vivi s'efforce d'adopter un ton joyeux.
- Oui, bien sûr, aucune technique n'est infaillible ! Il y a bien une brèche quelque part ! Si nous ne l'avons pas trouvée, c'est que nous n'avons pas cherché. D'ailleurs... Ah Pykar, enfin !
La silhouette de Pykar vient de pénétrer dans la lumière émise par Tchoucky, Lysander et Dadmax. Sa physionomie dénote une profonde émotion.
- Je viens de la voir, dit-il.
Personne ne lui demande qui.
Un silence tombe.
- Dîtes, dis soudain Sebrich. Vous ne trouvez pas ça étrange ? Pourquoi l'Entité vient nous voir, comme ça ? Comme si on était sensé faire quelque chose pour elle ! Qu'est-ce qu'elle attend de nous ?
Les autres le regarde, ils n'y ont pas pensé. Il a raison. Vivi hoche la tête.
- Ce n'est pas en restant ici qu'on trouvera une réponse. En route.
____________________
Ayoju :
Nous repartîmes une énième fois faire le tour du dôme. Tchoucky nous éclairait sans retenue, et je savais très bien pourquoi. Tout en marchant, je laissai glisser ma main sur le dôme, ce qui produisait une faible lumière bleue. J'étais perdu dans mes pensées : Pourquoi l'Entité nous suivait comme ça ? Si ce n'était pas Martin Leroy quelle cherchait, qui était-ce ? L'un de nous ?
Un bruit de mécanique me tira de mes réflexions. Je me concentra sur les sons qui m'entouraient, mais rien. Rien à part le bruit de nos pas et le grésillement que produisait le dôme quand ma main l'effleurait. C'est alors que le bruit me parvint une nouvelle fois aux oreilles, suivit d'un autre, puis d'un autre... Ce bruit m'était familier... Mais impossible de me rappeler où je l'avais déjà entendu. Je m'arrêtai, ce qui attira l'attention du reste du groupe.
- Qu'est-ce qu'il y a Ayoju ? me demanda Tchoucky.
- Nous sommes suivis ! répondis-je.
Ca me revenait. Ce bruit... C'était le bruit caractéristique des réplicateurs dans la série TV Stargate SG-1.
- Par qui ? me demanda-t-elle.
- Pas par qui, par quoi ! répondis-je.
Le bruit s'accentua. cette fois, tout le monde pouvait l'entendre. À l'expression de Dadmax, je compris qu'il avait compris.
- Surtout, que personne ne dégage d'énergie ! ordonna-t-il.
Tchoucky, réduisit sa lumière au minimum, avec difficulté. Mais ma vision nocturne me permit de voir nettement ce qui s'approchait : On aurait dit une nuée mouvante au raz du sol. Des milliers de réplicateurs s'approchaient rapidement de nous...
- Et moi qui a une peur bleue des araignées ! pensais-je en silence.
______________
Dadmax :
Bon, résumons la situation : on a une armée de réplicateurs sur le dos. Il fait nuit, nous ne pouvons pas nous permettre de faire de la lumière et ces sales bête voient la nuit.

' On est dans la m****'

Je remarque que Tchoucky n'a pas éteint sa boule de feu.

- Tchoucky, éteins ça. Ca les attire.
- Je peux pas, répond t-elle nerveusement.
- Il le faut.
- Je ne peux pas!

Je me tourne vers Pesme, ou du moins vers l'endroit où je crois qu'il est.

' Et m**** m**** m****. Pas le choix.'

- Pesme, il faut forcer Tchoucky à éteindre sa boule. Et on doit se séparer.

Les premiers réplicateurs approchent déjà.

- Que ceux qui voient dans le noir aident les autres. ON SE DISPERSE!

J'ignore s' ils suivrons mon conseil. J'ai peut-être une idée. Ces réplicateurs vont peut-être nous aider. Avant de m'élancer, je ne peut m’empêcher de lancer un appel mental :
Kall, fais attention à toi.

Je fonce vers un débris, prend appui dessus et je saute le plus haut possible. Je libère tout mon pouvoir pour faire de la lumière. Le sol est illuminé sur un rayon d'environ deux cent mètres. Tous les réplicateurs font un brusque écart et se dirigent de toute la vitesse de leur petite pattes vers moi. Continuant d'émettre de la lumière, j'atterris au sol, me relève et me met à courir. Je me dirige à grandes foulées vers le dôme et son bouclier.
'Vous voulez de l'énergie, vous allez en avoir.'

Je m'adosse au dôme en regardant les réplicateurs approcher. Peu à peu je diminue l'énergie dégagée par mes brassards afin qu'ils la confondent avec celle du dôme. Au bout d'une seconde, c'est le noir sauf a l'endroit où mon dos touche le dôme.

' Et maintenant me tirer de là sans me faire trucider par ces bestioles'
_________________

Tchoucky :
Seule. Seule dans l’obscurité. Plus une seule présence à mes côtés, juste des bruits de batailles qui fusent d’un peu partout. J’ai envie d’appeler au secours, que quelqu’un vienne me chercher, mais pas question. Ils sont occupés à se battre et je devrais en faire autant. Qu’est-ce que je fait là, recroquevillée, à haleter de terreur ?
Une boule de feu naît dans mon poing, timide et fragile. Il y a des murs. Je suis entrée quelque part sans m’en rendre compte. L’intérieur d’un immeuble en ruine se dessine autour de moi, comme une toile d’araignée. J’ai le sentiment que ma boule de feu ne sert qu’à rendre les ténèbres plus visible. Mais il y a une présence, au dessus, à l’étage.
Toujours ma fragile lumière au poing, je gravis un escalier de fortune, le plus silencieusement possible. Je sais très bien qui je vais trouver en haut. Il faudra faire vite. Très vite. Je dois… Je dois éteindre la lumière. Mon Dieu, je dois éteindre bon sang !
Je ferme le poing, touche le mur de mon autre main pour me guider. A l’étage au dessus, la façade est défoncée, les éclairs de lumière venue de la bataille, illuminent par à coup la silhouette qui se penche au dessus de la rue.
J’aurais cru qu’il ressemblerait à Pesme, mais non. Il est massif, grand, avec une abondante chevelure rouge, ondoyante. Il me tourne le dos. Maintenant, ma fille. Maintenant. Fais-le.
- Et bien, qu’attends-tu ? murmure-t-il d’une vois douce.
Il se retourne vers moi. Une boule de feu réapparaît dans ma paume, éclairant son visage, blanc comme la lune.
- Lance, me dit-il. Fais-le. Evidement, tu n’auras plus de lumière, mais qui sais, tu arriveras peut-être à me toucher.
Je touche son esprit, dans l’espoir d’y lire ses intentions, mais il est plus verrouillé qu’une porte de cachot. Il est face à moi, maintenant, et il sourit. Un sourire qui n’a rien de rassurant.
- C’est difficile, hein ? C’est difficile de se décider à détruire ! Après, tu ne pourras plus de réfugier derrière cette innocence dont tu es si jalouse. Il faudra bien que tu admettes que tu es mauvaise, comme tout le monde.
La boule de feu tremble dans ma main. Mon seul lien avec la raison. Et je vais devoir la lancer. La lancer, et me retrouver seule dans l’obscurité, face à lui, si je ne parviens pas à le détruire.
Il fait un pas vers moi.
- N’oublie pas, ma chère, qu’avant, j’étais une bonne partie de la personnalité de Pesme. En me détruisant, ce serait comme si tu détruisait ton bien aimé. Tu y as pensé ?
Je sens malgré moi que mon bras se baisse. Je n’y arriverai pas. J’ai beau savoir que c’est fini, qu’ils ne sont plus liés l’un à l’autre, c’est plus fort que moi, je n’arrête pas d’y penser. Avant, il était Pesme, du moins une part de lui.
Il fait encore un pas vers moi, et avec un rictus effrayant, lève son bras, armé d’une faux, pour me frapper.
MEURS !!!!
Le cri mental a jaillit de ma tête presque sans que je m’en rende compte.
Le ciel s’ébranle et la terre s’effondre. Tout les murs autours de nous sont secoués par la violence de la pulsion destructrice que je viens d’émettre. J’ai traversé le mur qui protégeait son âme et suis à l’intérieur. Je vois avec ses yeux. Je vois…
Il est toujours debout. L’attaque aurait du détruire son esprit, mais la concentration que me demande la boule de feu qui m’éclaire m’a empêcher de la diriger correctement. Toute mon énergie est partie dans cette attaque. Je n’arriverait pas à en lancer une deuxième. J’ai mal visé. Xana. L’entité. J’ai eu le temps de voir. J’ai eu le temps de voir, dans son esprit… J’ai compris ! J’ai tout compris !
Il faut que j’avertisse les autres, mais impossible d’émettre le moindre message. Je ne parviens même plus à tenir debout. Ido s’avance vers moi. La dernière chose que je vois avant de perdre conscience, ce sont les ombres que ma boule de feu projette sur son visage.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:42

Chapitre 17 : Espéranza.

Malik :
J'avais vu Tchoucky entrer dans cet immeuble, je me demandait ce qu'elle faisait. J'entrai à mon tour dans l'immeuble. Il faisait noir. C'était gênant. J'entendit un bruit.
-Tchoucky, me dis-je, il lui est arrivé un truc.
Je passai dans une autre salle et là… Stupeur : une forme humanoïde se tenait face à moi. Tchoucky était à terre.
- Qui es-tu? Criai-je.
- Je suis Ido.
- Tu ne m'inspires pas confiance. Tu veux tuer cette fille?
- Exactement ! Tu comprends vite.
- Désolé, vermine, mais je ne tiens pas à ce que tu tue Tchoucky. Je veux retourner sur terre et elle est indispensable pour ça.
Je pris fermement mon bâton et le tendis vers Ido, laissant jaillir une grande flamme de lumière.
- JE NE VOIS PLUS RIEN, hurlait Ido.
Je prit Tchoucky et m'enfuit.
Ce Ido éveillait en moi mes caractères négatifs, ce n'était pas bon. Tchoucky s'éveilla enfin.
- Malik, qu'est-ce que?
- Je t'ai arraché aux griffes d'Ido. Ils ne me plaît pas, celui-là.
- Bon, il est temps de rejoindre les autres, non ? Me dit Tchoucky.
- Ouais, allons-y.
Alors, nous partîmes rejoindre les autres qui étaient en train de se battre.
______________________
Ayoju :
La bataille faisait rage... et je ne bougeait pas. Ma peur des araignées avait repris le dessus et me clouait sur place. Ces bestioles devaient me prendre pour un élément du décor vu que j'étais immobile comme une statue. Et vu que je ne dégageais aucune énergie, elles me contournaient simplement, ce qui renforçait ma peur.
Sebrich, ne voyant pas où il allait, fonça droit sur moi.
- Att... criais-je.
Trop tard. Il me percuta, me faisant tomber au milieu de ma pire phobie. Instinctivement, ma queue frappa et coupa une bestiole en deux. La petite explosion attira celles qui étaient aux alentours, soit plusieurs dizaines. Je n'avais plus le choix, il fallait que j'affronte ma peur. Je me relevai en appréhendant la suite des évènements. Mais je me résigna et frappa la plus proche créature. Son explosion me fit le plus grand bien. Je continuai à frapper encore, et encore. Plus je détruisait de "réplicateurs" plus ça me donnait du courage: Je surmontais ma peur! Je la détruisais!
En quelques secondes, j'avais nettoyé l'espace qui m'entourait. Je m'approchai de Sebriche, que le choc avait sonné.
- Merci Sebrich ! lui dis-je.
- De rien, me répondit-il machinalement. Mais pourquoi me remercies-tu ?
- Disons que grâce à toi, j'ai remporté une bataille contre moi-même !
- Là, je n'y comprends plus rien, dit-il en se relevant. Au fait, où es-tu ?
J'avais complètement oublié qu'il faisait nuit. Ma vision nocturne me permettait de voir tout le monde, comme s'ils avaient un panneau lumineux indiquant "Je suis ici !".
- Tu peux voler ? lui demandais-je.
- Heu, oui ! répondit-il, hésitant. Je crois !
- Je suis juste devant toi. Pourrais-tu me porter ? Je vais te guider !
- Mais comment va-t-on se débarrasser des réplicateurs ?
- Tu oublies que j'ai un cinquième membre. En plus, si on fonce sur un obstacle, je nous téléporterais !
- OK !
C'est ainsi que nous nous retrouvâmes tous les deux, volant à rase mottes, balayant tous les réplicateurs sur notre passage et moi le guidant.
Les réplicateurs qui se trouvaient sur notre route n'avaient pas la moindre chance de s'en sortir, ils explosaient juste après !
___________________
Kallisto :
A chaque pas, j'écrase un réplicateur. A chaque pas, un CROUIK sort de sous mes pieds. On se croirait dans une fourmilière. Il y en a des milliers !!! Mais l'attaque de Dadmax avec sa lumière les dirigent tous vers le dôme. Tous les réplicateurs s'écrasent ou explosent sur le dôme. Les quelques restants sont impitoyablement écrabouillés sous nos pieds.
Après nous être de nouveaux réunis. Je remarque que Tchoucky n'est pas vraiment en super forme. Malik la soutient. J'ai l'impression qu'il s'est passé un truc grave... Pendant que Pesme et Lysander parlent à Tchoucky, je vois que Dadmax est en mauvais état. Je m'approche de lui. J'entends vaguement Tchoucky dans mon esprit :
Kall, il faut que je te parle en privé, c'est urgent !
Ca peut pas attendre ? Tu peux me le dire plus tard, attends un peu que nous soyons en sécurité, au cas ou ces bestioles reviennent !
Je ferme mon esprit... Mais qu'est-ce que j'ai encore fait comme boulette moi ? Je m'agenouille à côté de Dadmax et lui dit :
"Dis donc... C'est plutôt à moi de te demander de faire attention."
Il se met à rigoler. un rire jaune, c'est facile à savoir pourquoi. Tchoucky se met alors à parler au groupe. Je ne l'entend pas bien, c'est sûrement une explication vaseuse sur le dôme et les attaques répétées...
_____________
Tchoucky :
Ils ne sont pas partis. Ils sont toujours là. Je ne sais pas où, mais ils y sont, c'est sûr. Tout le monde à l’air intact, ouf. Mais combien de points de vie avons nous perdus ? Impossible de le déterminer. Nous rejoignons les autres. Il me regardent étrangement. Je réalise que je suis en train de marcher dans l’obscurité sans lumière. Serai-je guérie ? Non, ce n’est pas ça. C’est juste que les ténèbres qui m’entourent me paraissent soudain très lumineux. Je viens de voir la vraie obscurité en face.
- Tout le monde est là ?
Je balaye le groupe du regard. Dadmax, Ayoju, Pykar, Sebrich, Vivi, Kallisto, Lysander, Pesme, et Malik derrière moi. Nous sommes au complets. N’attendons pas la prochaine attaque.
Kall, il faut que je te parle en privé, c‘est urgent.
Ca peux pas attendre ? Tu me le diras plus tard, attends que nous soyons en sécurité.
Elle est en train de soutenir Dadmax, qui semble avoir du mal à se remettre d’un choc. Bon, c'est là sa priorité, et je peux le comprendre, mais bon sang, non, je ne peux pas attendre !
Non, Kallisto. Maintenant.
Rien à faire, elle m'a fermé son esprit. Par contre, comme un voile qui se lève, toutes les émotions des autres, peur, rage, nervosité, toutes ces choses auxquelles je ne pouvais plus prêter attention, obnubilée comme je l’étais par la peur du noir, me reviennent en pleine face. Mon Dieu, j’ai été si peu présente, si peu efficace…
- Je vous dois des excuses, murmurai-je, pour vous avoir entraîné dans ce piège.
Je vois toutes les têtes esquisser un mouvement, toute les lèvres s’ouvrir pour articuler des phrases du genre « mais non, bien sûr que non. » Je ne leur en laisse pas le temps.
- Je dois vous dire, à tous, merci de m’avoir suivis jusqu’ici, sans hésiter, malgré toutes les erreurs que j’ai pu faire. Et même si pas mal de choses compliquées se sont produites depuis que nous sommes arrivés sur Lyoko, même si des différents nous ont plus ou moins opposés, merci d’être restés. Vous êtes tous les meilleurs amis qu’il m’ait jamais été donné d’avoir. Et rien ne compte plus pour moi que de parvenir à vous ramener tous sain et sauf sur terre.
- Ecoute, Tchoucky, m’interromp Sebrich, c’est bien aimable à toi de nous dire tout ça, mais ce n’est ni l’heure, ni le lieu…
- Au contraire, Seb, au contraire. C’est plus que jamais l’endroit et le moment.
Je me retourne vers Kallisto et l'appelle, à voix haute, cette fois :
- Kall, il faut que je te parle maintenant. Il faut que je te parle avant la prochaine attaque.
Cette fois elle lève les yeux. Tout le monde se tait autour de moi. Ils ont senti, au ton de ma voix que ce que j’avais à dire était grave.
- Kall, la dernière fois que nous avons été sur Lyoko, quand tu as été entraînée loin de nous par une tornade, et que j'ai du envoyer Dadmax te chercher...
Elle se redresse et me coupe d'un ton sec :
- Je ne veux pas en parler !
Il fallait s'y attendre. Pas le temps de la ménager, mais j'essaye de parler d'une voix apaisante, pour atténuer la dureté de ce que j'ai à dire.
- Alors c'est moi qui vais en parler. Quand nous sommes arrivés sur Lyoko, nous avons créé Xana avec notre subconscient. Chacun a mis en lui une part de sa personnalité. Et toi, tu y as mis le doute.
Ses poings se sont serrés, je remue des souvenirs douloureux.
- C'est pour ça, ajoutai-je qu'il t'a attiré dans son antre la dernière fois, pour trouver le moyen de gérer ce sentiment illogique qui faisait des bugs dans son programme.
- Arrête !
Elle s'est mise à crier, les mains devant ses oreilles.
- Je ne veux plus entendre parler de ça ! Il avait des doutes ! J'aurais pu l'aider ! J'aurais pu le rendre humain ! Et j'ai échoué ! J'ai échoué !
- Ca t'aurais coûté la vie, Kall.
- Peux importe ! J'aurais pu en faire quelque chose d'utile, de ma vie !
- Kallisto ! C'est toi qui a créé l'Entité ! C'est toi qu'elle cherche.
J'aurais préféré le lui annoncer autrement, mais je ne veux pas la laisser s'enfoncer dans l'hystérie. Elle s'interromp et me regarde. Je profite de son silence pour expliquer, très vite.
- Pour survivre, Xana a du se scinder en deux. La part humaine de lui-même, celle que tu avais créé, est devenue l'Entité. C'est toi qu'elle cherche maintenant, toi seule peux l'achever.
- Moi ? C'est impossible ! Et comment ferais-je ?
Je la regarde gravement. Si déterminée, si courageuse... Si fragile. J'aurais préféré que ce soit quelqu'un d'autre.
- On doit te laisser seule, dis-je.
Ma voix se casse malgré moi. La laisser seule, ici, dans ce monde de cauchemar...
- On doit te laisser seule pour qu'elle te trouve. On restera tout près. Si tu as le moindre problème, tu pourras nous appeler. Mais on doit te laisser seule. Pour qu'elle puisse te trouver.
Dadmax s'est soudain redressé, comme s'il entendait seulement maintenant tout ce que j'avais dit avant.
- Tchoucky ! C'est pas possible que ce soit Kall, c'est forcément quelqu'un d'autre.
- Qui d'autre Dadmax ? Nous avons tous rencontré l'entité !
- Tous ? Ce n'est pas possible ! Il y a forcément quelqu'un d'autre qui ne l'a pas rencontré ! Sebrich ?
- Je l'ai rencontré dans la forêt, avant que tu nous rejoignes à la tour.
Il regarde autour de lui d'un air désespéré.
- Pesme, toi, tu ne l'as pas rencontré, toi !
- Heu... Je crois que si... Enfin, si c'était bien ça !
- Ayoju ?
- Je l'ai rencontré dans le désert, pendant qu'on te poursuivait.
Il se tourne vers moi.
- Toi ! Tu ne l'as pas rencontré, toi !
- Si. Juste après notre arrivée sur Lyoko.
Il secoue la tête, refusant l'évidence, et cherche encore sur les visages qui l'entoure, mais rien à faire, nous l'avons tous rencontré...
- C'est impossible ! C'est impossible !
Je cherche les mots qu'il faut pour le calmer, mais la voix de Kallisto me devance. Elle est inhabituellement sereine.
- Dadmax, c'est bien moi et personne d'autre. Je le sais depuis le début. Je ne m'en rendais pas compte, mais je l'avais senti. Dés notre arrivée sur Lyoko. Non. Je crois même que je le savais déjà avant. J'attends ce moment depuis six mois.
Elle s'est mise à sourire, d'un vrai sourire heureux qui illumine la nuit.
- Je vais enfin la voir. Moi aussi je la cherchais. Laissez-moi seule, elle va venir. Je suis si heureuse !
Je me sens envahie d'une nouvelle chaleur, à la voir ainsi. Cédant à une impulsion subite, je l'entoure de mes bras et la serre fortement contre mon cœur. Puis je m'écarte, et pose une main douce, mais ferme, sur l'épaule de Dadmax, pour le forcer à s'éloigner.
- Nous restons tout près, dis-je. Appelle-nous au moindre problème.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:42

Kallisto
Ils sont partis… Je suis désormais seule. Seule dans ces ruines modernes virtuelles. Autour de moi tout paraît détruit et indéfiniment obscur.
Une plainte aiguë sort soudain des bâtiments alentours. Je ferme les yeux et les rouvre…
Une jeune fille émerge des ténèbres. Elle a les cheveux longs et blancs. Dont deux mèches de devant s’arrêtent à sa taille. Elle porte une longue robe noire et un brassard ivoire à chaque bras, un bustier et une ceinture blancs d’où sort un pan de tissu avec le signe de XANA peint en rouge… l’Entité...
Elle ne me parle pas, mais me fixe avec ses yeux couleur de brume. Un visage impassible où aucune émotion ne passe. Nous restons ainsi, l’une en face de l’autre sans savoir qui brisera le silence en premier. Une voix douce et profonde s’élève dans le ciel de Lyoko :
« Enfin… Désormais j’ai ma forme qui m’est propre…
Je la regarde, oui… je me souviens ! Cette vision floue ! Maintenant, que l’Entité à sa forme, elle va nous aider à détruire XANA... Mais...
- Mais… Que va t-il t’arriver quand nous aurons détruit XANA 0.2 ?
Ma voix oscille entre le grave et l’aigu. J’ai du mal à parler. L’Entité se rapproche de moi, prend ma tête entre ses mains et murmure :
- Il arrivera ce qu’il devra arriver…
Elle parle prophétiquement. Quel autre mystère peut donc encore l’entourer ? Je pose mon ultime question :
- Pourquoi moi ? Et pas les autres ?
- C’est le destin, c’est ainsi…"
Elle lâche délicatement ma tête et recule. Elle se concentre et lance comme un appel mental. Aussitôt, le groupe arrive au triple galop et stoppe net en voyant Entité. Pykar, Malik et Ayoju arborent un regard effaré. Tchoucky, Pesme et Vivi gardent un visage sérieux. Sebrich et Lysander regardent les réactions des autres. Dadmax fixe l’Entité comme s'il cherchait quelque chose en elle. L’Entité sourit, un pâle mais chaleureux sourire :
"Je peux désormais vous aider. Je vais détruire le dôme..."
Ne laissant personne parler, elle s'éloigne vers la coque noire et jusque là indestructible...
________________
Lysander :
Désorganisés suite à l'apparition des araignées tout le monde s'éparpille. Sabre laser éteint pour ne pas les exciter. La diversion de Dadmax a déporté bon nombre de troupes ennemies ailleurs. Je sens que la bataille fait rage. Tchoucky s'éloigne. Un groupe d'araignée converge sur moi. Si j'active mon arme maintenant je risquerai de me faire repérer. Je pars en courant. D'un coup de pied, j'envoie valser un insecte mécanique dans le ciel. Les autres me poursuivent. Arrivé à bonne distance, je lance mon arme au loin. D'une pression mentale, j'appuie sur l'interrupteur. L'émission d'énergie soudaine attire bon nombre de créatures. A distance, je fait tournoyer ma lame dans les airs, ce qui me permet de toutes les détruire sans me faire remarquer.

Je retourne prudemment vers le dôme. Je sens que Tchoucky est différente : sa panique a laissé place à quelque chose d'autre..
J'observe le dôme, impossible à différencier d'un bâtiment normal dans l'obscurité et pourtant tellement "imposant".
Mon attention se fixe entre le duel verbal de Tchoucky et Kallisto. Finalement elles arrivent à s'entendre. Je vois bien que tout le monde n'est pas d'accord avec le fait de laisser Kallisto seule. Mais au fond j'ai le pressentiment que Tchoucky a raison, et pour le moment elle ne s'était jamais trompée.

Eloignés de quelques mètres, nous guettions le signe de Kallisto. Dadmax, tendu, ne reste pas en place. Personne n'ose dire quoi que ce soit. Après de longues minutes interminables, je ressens enfin un appel mental. Tchoucky est plus rapide que moi. Nous nous précipitons vers Kallisto.
L'Entité se tient aux côtés de notre amie. Malgré la pénombre, j'arrive à distinguer sa ceinture blanche, et ses brassards. J'essaie de ne pas laisser paraître ma surprise, et j'attends la suite.

"L'Entité" s'approche du dôme. Je sais bien que nous n'avons pas ses pouvoirs, mais je suis quand même curieux de savoir comment elle va s'y prendre pour ouvrir le dôme. En demi cercle autour d'elle, nous l'observons. Un silence religieux s’est instauré de lui même. L'Entité pose sa main gauche sur le dôme. Je sens qu'elle se concentre . Son poing droit vient s'abattre sans un bruit contre la paroi. N'importe qui aurait pu se casser la main, mais au lieu de toucher le mur il passe au travers. Son bras est enfoncé jusqu’au coude. Elle contracte ses membres, s'aide de sa main gauche pour s'appuyer, comme si elle peinait à faire ressortir son autre main. Sous nos yeux un épais morceau du dôme se détache du reste de la structure. Elle le lance au loin, mais au lieu d'entendre le "boum" caractéristique d'un objet qui tombe, le morceau se désintègre en l'air.

L'Entité nous regarde. Elle entre par le trou qu'elle a construit, suivi de Kallisto. Je regarde Vivi y entrer. Lentement je m'approche et franchi le seuil de cette nouvelle aventure.
__________________
Vivi :

Le dôme s’est ouvert. Par cette ouverture, c’est bien plus que de l’air doux et apaisé, qui sort. La présence d’une source de données essentielles, plus forte encore qu’une tour, se fait sentir. Vivi sourit malgré elle de bonheur. Le salut est là, tout près, à portée de doigts. Nous allons sortir de ce maudit territoire ou plus rien n’a de règles. Retourner sur le vrai Lyoko, où plus rien, non, plus rien, ne nous empêchera de détruire Xana. L’Entité est entrée la première par la brèche. Kallisto est derrière elle. Vivi s’avance pour passer en troisième…
L’intérieur du dôme est différent de ce qu’on en voit à l’extérieur. La nuit n’est plus ténébreuse, c’est un ciel presque bleu qui nous surplombe. Un silence apaisant et tranquille, règne au milieu d’une vaste cité aux murs gris-bleu, non plus en ruine, comme au dehors, mais intacte. Une ville endormie, une ville sanctuaire.
- C’est… C’est tellement… Commence Vivi.
- Magnifique, achève Lysander pour elle.
- Mouais, et ça grouille sûrement de pièges. Dit une voix maussade derrière eux.
Pesme vient de franchir la brèche, suivit par Tchoucky. Son visage est dur et fermé. Il a beau avoir raison, Vivi ressent un mouvement d’humeur, d’être ainsi dérangée dans sa contemplation.
Tchoucky, c’est quoi son problème à Pesme ?
Il n’a pas confiance en Elle. réponds mentalement la jeune femme aux écailles bleues.
Elle fait un discret mouvement du menton envers l’Entité.
Bien sûr, c’est compréhensible. Mais ça n’empêche pas Vivi de se sentir presque insultée, d’apprendre qu’on puisse se méfier d’un être aussi parfait.
Dis-lui de ma part que..
Non, je ne lui dirais rien, d’abord parce que je lui ai déjà fait la morale moi-même, ensuite parce que tu ne peux pas le forcer à apprécier les êtres virtuels, après ce qu’il vient de subir.
Tchoucky a raison, c’est sûr, mais la raison ne peut rien contre l’agacement qui naît en Vivi. Par défi, elle s’approche de l’Être.
- Entité, dit-elle, as-tu un nom, par lequel nous pourrions t’appeler ?
La voix douce comme un vent du soir se fait entendre.
- J’ai celui que vous aller me donner. Choisissez ce qu’il vous plait.
Tchoucky s’est avancée en souriant.
- Que dirais-tu si nous t’appelions Espéranza ?
- Je trouve ça très joli, murmure l’Entité doucement.
- Je trouve le choix judicieux, approuve Lysander.
- Humpf, fait ChaoticPesme, qui ne se défait pas de son air renfrogné.
Les autres ont passé la brèche à leur tour. Ils admirent le décor.
- Espéranza, décide Kallisto. Ce sera ton nom.
- C’est un nom qui me plait beaucoup.
Quelle douceur dans sa voix ! Un sourire de bonheur pointe malgré elle sur les lèvres de Vivi. Elle se tourne vers Lysander qui sourit aussi. Elle a envie de rire, sans trop savoir pourquoi.
Soudain, le sourire de Lysander se fige, et son visage se ferme. Il regarde Tchoucky, qui a elle aussi pris un air grave.
- Déjà… Murmure-t-elle.
Dadmax s’approche. Il est tout aussi sérieux que les deux autres.
- « Il » est loin ?
- Assez loin, oui, murmure Lys, le visage crispé par la concentration.
- Il ne bouge pas. Dit Tchoucky. Il reste immobile face à nous. Quelque part dans cette direction.
Elle désigne de la main la grand rue de la cité grise, qui mène à une vaste sphère noire…
- C’est notre chemin, dit Vivi. Il faut qu’on se rende là, si on veux sortir d’ici.
- Il nous attend, murmure Tchoucky.
Pykar a dégainé joyeusement ses sabres.
- Je ne sais pas vous, mais moi je trouve très impoli de faire attendre les gens.
- J’approuve, renchérit joyeusement Sebrich.
- Les garçons, du calme, interviens Tchoucky. S’il nous attend ainsi, c’est parce qu’il sais qu’il est capable de nous vaincre tous sans problèmes.
- Il est seul ? demande Pesme.
- Seul. Pas de monstres. Pas d’outils. Il va nous affronter seul.
Un frisson qu’elle n’aurait sans doute pas voulu laisser voir lui échappe malgré elle.
- Il est heureux. Il va bien s’amuser. C’est un jeu, pour lui.
Elle se tourne vers les autres.
- Il s’attend à ce que nous l’attaquions, tous ensemble. Nous allons nous disperser. Chacun va se rendre à la sphère noire par un chemin différent. Il faudra bien qu’il choisisse sur qui concentrer son attention. Ceux qu’il choisira de viser devront tenir le plus longtemps possible, le temps que les autres parviennent jusqu’à Ido, et profitent de l’effet de surprise pour le neutraliser. D’accord ?
- Ca semble tenir la route, dit Vivi.
Malik, resté isolé dans un coin, a une moue dubitative.
- Mouaip. Et si ça ne réussi pas, ta stratégie, tu as un plan de secours ?
Tchoucky affiche un sourire malicieux qui jure avec la gravité de la situation.
- Oui. Mon préféré. Le plan I.
- Le plan I ? répète Malik. C’est quoi ça, le plan I ?
- Improvisation totale !
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:44

Chapitre 18 : Ido.
Tchoucky :
Plan I comme Incroyablement stupide. Murmure une voix non loin de moi, tandis que nous commençons à nous disperser.
- J'ai entendu ça, Ayoju ! Claironnai-je avant de disparaître dans une ruelle.
La situation est grave, mais je me sens joyeuse. L'Entité a pris corps. Plus rien ne nous empêche de détruire Xana, à présent. Et Pesme est vivant. Il a beau faire nuit, autour de moi, je ne me sens plus aucune raison d'avoir peur. Ce sera dur de vaincre Ido, mais on va le vaincre, forcément, le destin a besoin d'un équilibre, et la chance doit nécessairement tourner en notre faveur.
Je cours dans une ruelle étroite et la remonte. Rien ne s'oppose à mon passage. On dirait qu'Ido focalise son attention ailleurs. Je ne devrais pas tarder à le rejoindre. C'est tout droit, devant moi, toujours tout droit. J'aperçois enfin, à la vague lueur bleue nuit qui tombe du ciel, l'extrémité de la rue. J'arrive au bout, enfin...
Ce n'est pas possible ! Au lieu de la sphère noire, devant moi, c'est l'extrémité du dôme, et la brèche par ou nous sommes arrivés !
J'ai couru toujours tout droit, et pourtant mes pas m'ont ramenés à mon point de départ !
Un instant, je me demande si j'ai perdu la raison. Je fait volte face et recommence à courir le long de la ruelle. Je re-parcours le même chemin vers la sphère noire. Tout droit. Toujours tout droit.
J'aperçois à nouveau l'extrémité... Et me retrouve une nouvelle fois à mon point de départ.
J'entends mentalement quelqu'un au loin, quelqu'un qui rit, qui rit de ma stupéfaction.
- Ah, mais c'est très drôle, ça, Ido ! Vraiment très drôle !
Je ferme mon esprit, n'en garde qu'une petite partie active, et me répète "Droit devant, toujours droit devant". Puis je recommence à courir dans la ruelle. Mais à reculons cette fois ! Et toujours me concentrant sur mon mantra "Droit devant, toujours droit devant ".
La ruelle s'élargit autour de moi. Je la quitte à reculons, et me retourne... Ca a marché. Je ne suis pas revenue à mon point de départ. Je suis sûr une petite place déserte. Un sourire de triomphe naît malgré moi sur mes lèvres. Je me dirige vers la ruelle qui me fait face, afin de continuer toujours tout droit.
L'air semble ondoyé un instant, et je vois, éberluée, le chemin qui se dédouble. J'ai maintenant deux ruelles en face de moi, toutes deux semblables. Impossible de deviner laquelle est l'originale, et laquelle est la copie. Quelle direction prendre à présent ?
Je ferme les yeux et recherche la présence d'Ido. Je sens autour de moi les autres, éparpillés dans la ville. Lys est devant. Vivi est quelque part à mon niveau. Pesme et Dadmax sont un peu en arrière... Ido est là, juste là, je le sens comme si je le touchait. Sans regarder, je m'avance à reculons vers la ruelle d'où sa présence émane, et continue mon mantra "Tout droit, toujours tout droit."
____________________
Vivi :
Vivi frissonne. Est-ce la pâleur des murs de la rue déserte dans la pénombre ? Elle se demande d’où lui vient ce soudain malaise. Et le réalise. Lyoko est en tain d’ondoyer étrangement, autour d’elle.
- Que…
Avant qu’elle n’ait pu le réaliser, ça apparaît devant elle. Une intense couche de néant vient de percer un mur, et grossit, grossit, attirant en elle tout ce qui l’entoure. Des fragments entiers de murs sont entraînés. Vivi sent ses pieds glisser sur le sol. Elle se cramponne à l’embrasure d’une fenêtre, mais l’attraction du trou noir est de plus en plus forte. D’une voix tremblante elle se mets à articuler sa formule de création. Mais les pans de sols sont attirés par le trou noir avant qu’elle n’ait eu le temps de les achever. Elle sent sa main glisser peu à peu. Il ne reste qu’une solution. Dangereuse. Tant pis, à Dieu va. Elle lâche le rebord de la fenêtre, et se laisse entraîner. Sa chute se fait rapidement, de plus en plus rapidement. D’un brusque coup de pied, elle prend appui sur le mur et se jette sur le côté. La vitesse de sa chute aidant, elle rebondit loin, très loin. Malheureusement pas assez loin pour quitter le champ d’attraction. Elle a juste le temps de se cramponner à un pallier, avant de retomber. Cette fois, plus rien ne peux la sauver.
Deux bras qui la saisissent, un sensation d’évaporation. Vivi ouvre les yeux. Elle se trouve sur un toit. Ayoju la relâche.
- Merci.
- N’en parlons plus.
_________________________
ChaoticPesme:
Je n'aimais pas trop cette idée de nous être dispersés, dans ce véritable labyrinthe que constituait cette version améliorée de la cité haute en ruine. Le plan de Tchoucky était une épée à double tranchant. Ido pouvait être surpris de nous voir débarquer de tout les côtés, comme, au pire, il pouvait tous nous éliminer un par un en nous retrouvant chacun notre tour dans les ruelles de la cité basse. Le fait de savoir les autres, surtout Tchoucky, livrés à eux mêmes pendant ce temps ne m'enchantait guère, je savais bien qu'ils n'étaient pas des bébés qui avaient chacun besoin d'un chaperon, mais c'était Ido...
Je me faisais du souci pour rien, ce monstre de sadisme n'aurait jamais eu l'intention de s'en prendre individuellement à nous, il manquerait le plaisir immense de nous voir tous ensemble exprimer nos souffrances dans d'horribles cris. Qu'est-ce que je pouvais parfois être négatif...
Mais il n'y avait pas que ça, il y avait aussi cette entité qui avait maintenant son propre corps, je ne lui accordais que le bénéfice du doute car elle nous avait ouvert le dôme. Mais une créature issue de XANA, même si elle représentait l'espoir, qui nous a montré des illusions, tout ça pour pouvoir se fabriquer un corps, était-elle vraiment digne de confiance ?
Mais pour l'instant, il fallait me concentrer sur l'objectif. L'aura de combat de Ido était tellement puissante que moi qui n'avais aucune réelle capacité mentale, pouvais la sentir.
Je m'arrêtai un instant, recevant le nuage de poussière que je traînais derrière moi, dû à ma grande vitesse.
L'air se mit à onduler autour de moi, comme si je me trouvais dans un aquarium. Je me sentis devenir léger, trop léger, beaucoup trop ! J’étais en train de me soulever du sol, des petits cailloux étaient entraînés avec moi, comme si la gravité dans mon espace venait subitement d'être inversée. Je commençais mon ascension forcée vers les cieux numériques du Territoire, mais j'essayais de garder mon calme. Je lançais, depuis les airs, une de mes lames de toutes mes forces qui réussit à se planter sur le toit d'un bâtiment. Etant symbiotiquement liée à moi, je pus, au pris d'un immense effort mental, à stopper ma chute, et à me ramener jusqu'à cette lame qui me servait maintenant de crochet. L'inversion de l'attraction était de plus en plus forte, tellement le béton sur lequel mon arme était plantée, commençait à craqueler. Au bout de quelques minutes, j'étais près de lâcher prise, quand l'air autour de moi redevint normal, me laissant lourdement retomber.
- C'est à ça que tu t'amuses, Ido ?
Car c'était lui, pas de doute possible. Je me relevais et rangeais mon arme dans mon corps. Parce que j'avais dû me rattraper sur le toit, autant que cela me serve à quelque chose. Pour arriver plus vite jusqu'à LUI, je pouvais sauter de toit en toit. J'espère que les autres n'auront pas trop de mauvaises surprises comme ça...
_____________________
Lysander :
L'idée de Tchoucky est assez saugrenue. Je m'attendais à tout sauf à nous disperser, mais pourquoi pas...

La ville est presque agréable à regarder sans l'obscurité au quelle j'ai été confronté à l'extérieur. Sans perdre une minute, je m'élance dans ces rues. Je tente de localiser mes compagnons. On dirait qu'il sont à des kilomètres. Pourtant de l'extérieur j'aurai jurer que l'intérieur du dôme ne serai pas si étendu.

Au lieu de me perdre dans les méandres des villes je la "survole" sautant de toit en toit. Je vais toujours tout droit, bien que je ne sache pas où se trouve Ido, je me dirige sur la plus grosse source d'énergie que je détecte.

Toujours en courant, j'entends comme un craquement. Le sol se fissure et une sorte de pilier en sort juste devant moi, me faisant perdre mon équilibre. Je tombe. Je fait quelques mètres en chute libre avant de réagir. J'active mon sabre et l'enfonce dans la paroi de l'immeuble. La lame puissante ne reste pas figée dans la roche, elle continue sa descente. Néanmoins, le frottement contre le mur freine ma chute. Arrivé brutalement à terre, je fait une roulade et me redresse. Je cherche mon ennemi, un pilier ou autre chose qui sort du toit d'un immeuble, je n'appelle pas ça une coïncidence ...Un autre craquement. Juste le temps d'éviter trois pics rocheux qui ont fait irruption de terre, dans le but commun de me transformer en brochette. Je suis irrité : comment faire pour lutter contre ça ? Me rendre invisible ? Il me faudrait pouvoir savoir où est mon ennemi pour le lui suggérer...Et hélas ce n'est pas le cas.
Toujours méfiant, je reprend ma route en longeant les immeubles. Bien que je me sente observé je n'arrive pas à détecter sa position. Toujours redoutant un attaque, je suis désemparé lorsque le sol se remet à trembler. Je suis entre deux immeubles. Les secousses se font de plus en plus violentes. Les bâtiments implosent sur eux-mêmes . Si je ne cours pas très vite, je risque d'être enseveli. L'éboulement sur les talons, je cours, j'accélère, je concentre toute mon énergie dans mes jambes. Je débouche enfin sur une petite place. Je me retourne, et vois les décombres des immeubles. A l'autre bout de la ruelle, posté sur les décombres tel un conquerrant, j'aperçois Ido avec un sourire amusé.
__________________
Dadmax :
Nous pénétrons dans le dôme. Tchoucky propose un plan qui me paraît bien risqué. Mais bon, c'est elle qui commande. Avant de partir, je lance à l'Entité:

- Au fait Esperanza, je n'ai pas eu le temps de te remercier la dernière fois qu'on s'est vus. Alors je le fait maintenant : merci de m'avoir donné un seconde chance. A part pour la couleur blanche, tu m'as rendu un grand service.

Je m'engage dans une rue en finissant :

- Maintenant j'ai une dette envers toi.

Je souris en avançant tranquillement entre les immeubles. Soudain mon sourire disparaît. J'ai sentis la trace d'un dégagement d'énergie. Le décor change alors autour de moi. Devant moi se dresse un mur apparemment bien réel. Autour de moi trois autres murs apparaissent et commencent à se rapprocher. Je touche l'un deux. Il est aussi solide que s'il était réel.
Je regarde vivement autour de moi, en l'air, et au sol. Aucun échappatoire. Je commence à m'inquiéter sérieusement. Je tente de sauter pour passer par dessus un mur, mais ils s'étendent alors en hauteur.
' Et m****. Comment je me sors de ça moi?'

Je me concentre pour analyser chaque parcelle de ces murs. Il ont forcément un défaut...
'Trouvé!'

- Je sais que tu m'entends Ido. Alors regardes bien : je sais comment abattre ces murs.

Il ricane, visiblement peu convaincu. Je lance d'un voix méprisante:

- Abruti. Ton pouvoir est basé sur la nuit. Et je dispose d'un bon moyen de repousser l'obscurité.

Je libère un globe de lumière qui grandit, m'entoure. A son contact, les murs m'entourant disparaissent. Le globe s'étend jusqu'à couvrir la rue de sa clarté. Je l'entends presque fulminer.
'Espérons que les autres ont autant de chance que moi.'
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:44

Pykar :
J'étais en train de foncer dans la ville à la recherche d'Ido. Je le sentais, qu'il nous narguait...
"Ok, murmurai-je pour moi-même... Tu veux rigoler, on va être deEEEEEEUAAAAAHHHHHHHHHHHHH!!!"
Je n'avais pas le temps de comprendre que je m'écrasais contre la façade d'un immeuble...sur laquelle je me tenais debout...
"C'est quoi ce délire?"
Je vis alors que la gravité était modifiée... Je me tenais à la verticale...
"OK, Pykar, garde ton sang fr...surgelé. Vois le bon côté des choses, maintenant, tu pourras jouer à Spiderman pour de vrai!"
A peine avais-je fait cette réflexion que la gravité se renversa carrément...
"WWWWAAAAAHHHHHHH!"
J'étais en train de m'envoler. Alors que j'approchai du toit, je réussis à m'accrocher à une fenêtre... Si je lâchais prise, je "tombai" dans le ciel...
La gravité se renversa une troisième fois, et je fus projeté sur un immeuble en face...
"Aie! Ca va durer longtemps, c'te partie de Ping-pong?"
J'eus alors le réflexe de briser une fenêtre avec ma lame. Je me jetai dedans au moment où la gravité s'inversa de nouveau vers le ciel. Je fus scotché au plafond de l'appartement... Je réussis à ouvrir la porte.
La gravité se renversa et je descendis un escalier en suivant le mur... Finalement, j'arrivai devant la porte d'entrée. Elle donnait sur une immense rue. La gravité se renversa a nouveau, et je fus projeté dans la rue, jusqu'à me trouver hors de l'effet de champ de ce truc.
"Wow!, j'aimerais pas recommencer ça tous les jours!"
Je repartis vers le centre.
_________________
Espéranza :
Kallisto marche devant moi, silencieuse. Elle a peur. La rue est silencieuse, et ça ne lui paraît pas naturel.
- S'il n'y a pas de bruit, c'est parce que nous sommes loin des autres. Lui dis-je.
Elle se retourne et sourit.
- Je sais.
Nous continuons à avancer et arrivons sur une place. Nous la traversons, essayons d'atteindre l'autre côté. Mais plus nous avançons, plus la ruelle d'en face recule. La place s'allonge autour de nous, s'étend, s'étire. Kallisto, affolée, tente de repartir en arrière. Mais la ruelle de derrière recule. Nous sommes maintenant isolées sur une place immense qui s'allonge au fur et à mesure que nous cherchons à en sortir.
Je retiens Kallisto par le bras avant qu'elle ne panique.
- Viens.
Je tends la main vers le sol. Un trou se creuse, grandis. Nous nous enfonçons dans le tunnel ainsi formé, et nous éloignons de la place.
- Où allons-nous, Espéranza ?
- Nous remontons vers le centre, comme ton amie Tchoucky l'a demandé.
- Mais... Ce tunnel est si étroit.
- Tu n'as aucune raison logique de t'inquiéter. Je sais le chemin.
- Pourquoi es-tu si froide, Espéranza ?
- Froide ? Je n'en ai pas conscience.
Je remonte la main vers le haut et crée une ouverture au dessus de nos tête.
- Tu vas continuer seule, à présent.
- Pardon ?
- Tu vas remonter en surface. Je m'arrangerai pour brouiller ta fréquence et Ido ne te sentira pas venir. Et moi je vais m'éloigner, pour le tromper.
- Mais...
- Fais-le. C'est ainsi qu'il faut faire.
Elle hésite, puis remonte par l'ouverture. Je m'éloigne en réfléchissant à la manière de brouiller Ido.
____________________
Malik :
Je marchai dans le dôme quand une silhouette apparut. Je la reconnut aussitôt : celle d'Ido. Il fit un geste et d'un coup, il lança une boule de feu ou je ne sais quoi et elle s'embrasa à côté de moi, projetant mon ombre sur le sol.
-IMBECILE, criai-je, TU ME FAIT DE LA LUMIERE, AINSI, JE TE VOIX MIEUX...
Mon souffle fut coupé quand j'aperçu mon ombre se lever et s'avancer dangereusement vers moi.
-Haheuuuuuuu!!! Oula, si Ido est capable de trucs dans ce genre, on va pas s'en sortir.
Je pointai mon bâton vers l'ombre et j'envoya un éclair. Il passa au travers et s'écrasa contre un mur. Cet acte laissa mon ombre indifférente.Elle n'avait rien, contrairement à moi qui était plié en deux, une grosse tache noire sur mon ventre: j'avais reçu la douleur et la souffrance de mon ombre à sa place.
Elle en tout cas, ne se privait pas de cet avantage: elle me donnait des coups comme c'était pas permis.
Pendant ce temps, Dadmax, voyant que j'était en difficulté, s'approcha de moi et de mon ombre en furie, il tendit le bras et, une lumière extrêmement puissante jaillit de son brassard, faisant disparaître mon ombre. Je me tournai vers lui.
- Merci, murmurais-je, haletant et souffrant comme un martyr.
--------------------------
Ayoju :
Je courais depuis une dizaine de minutes, l'intérieur du dôme contrastait énormément avec le reste du territoire: Tout était en parfait état ! Je parcourait une ruelle étroite depuis le début quand soudain, elle s'élargit. Plus large, mais toujours aussi longue : Je ne voyais qu'un petit point lumineux au bout !
Sans quitter le bout de la rue des yeux, je me mis à courir. Très vite je me rendit compte que quelque chose clochait. Ca faisait 5 bonnes minutes que je courais à pleine vitesse et le bout de la rue semblait toujours aussi loin. Pris soudain d'un doute affreux, je décidai de me retourner.... pour voir l'endroit où la rue s'était élargie. Je n'avais pas bougé d'un centimètre ! J'étais complètement déboussolé. Une voix se fit entendre le ton ironique:
- Tu ne sortiras jamais de cette rue !
Je réfléchis deux secondes et souris. Je répondis à Ido, car c'était bien lui:
- Tu as oublié un petit détail Ido !
Et je me téléportai tout simplement à l'entrée du dôme. J'avais échappé au piège d'Ido !
Alors que je prenait un autre chemin, je vis devant moi une vision de cauchemar : Vivi, semblant sur le point d'être aspirée par un trou noir ! Je ne réfléchis même pas aux risques, je me téléportai jusqu'à côté de Vivi, la pris dans mes bras et me téléportai à nouveau hors de danger. Tout cela en moins de 5 secondes !
- Merci ! me dit-elle.
- N'en parlons plus ! lui répondis-je.
Cette fois-ci, se serait avec Vivi que j'irais faire un coucou à Ido !
_____________________________
Sebrich :
Je courais, inexorablement vers le centre. Personnellement, je trouvais que c’était une bonne idée de se séparer. Car, je pense que si on reste ensemble, Ido n’aurait qu’à faire tomber un immeuble sur notre tronche pour en finir.
Mais, une chose me torturais depuis le début : Quels pouvoirs avait Ido ? Pouvoir de création, ou de destruction ? De disparition ? Et puis m****, je verrai bien en temps voulu. C’est pas la peine de me faire du mouron pour ça.

A mesure que j’avançais, j’avais comme une impression de lourdeur. Mais après quelques minutes, je commençais à m’affoler vu que j’avais de plus en plus de mal à soulever mes pieds. J’eus l’idée alors d’utiliser mes ailes pour me donner un peu moins de poids, mais rien qu’en les soulevant, je sentis qu’ils faisaient à mon humble avis 50 kilos…. chacun.
Maintenant, j’était à genoux, empêchant ma tête d’aller faire un bonjour au sol. J’entendis alors un rire, un rire qui me donnait plus envie de trembler que de sourire.
-Et bien, je crois que j’ai la réponse à ma question, fis-je pour moi-même.
Le bâtiment qui était le plus près de moi se mis à s’écrouler sur lui même. Je le vis alors, droit devant moi, avançant aussi sereinement qu’il était possible, et peu être même un peu plus.
-Alors, fit-il tout sourire. Qu’est ce que ça fait d’avoir l’impression de peser 400 kilos ?
-Ca me donne l’impression d’avoir les genoux enflés.
-A ce que je voit, on a de l’humour, répliqua-t-il en rendant son sourire moins grand.
On se contempla 15 secondes.
-Je te propose un marché, dit-il en reculant. Tu arrives jusqu’à moi, et je remettrais la gravité à son attraction normale. Sinon, je l’augmenterai encore jusqu’à ce que ton cerveau soit trop lourd pour ta boite crânienne, et s’écrase sur le sol. Alors, qu’en dis tu ?
Pour toute réponse, je me remit debout.
-Aah, c’est très bien d’avoir su se relever, mais sauras tu avancer tes pieds sans trébucher ?
A mesure qu’il parlait, j’avançais résolument. Il était quand même à 10 mètres.
-Allez, allez. Ne me dis pas que tu est déjà fatigué ? ricana-t-il quand je mit un genoux à terre a environ 6 mètres de lui. Bon, pour te donner du courage, je vais un peu augmenter la pesanteur.
J’eus comme un choc.
-Oh pardon, je me suis un peu précipité, maintenant tu fais pas loin de 600 kilos. Bon, ben je crois que tu ne saura plus te ……
Malgré cela, je relevai mon genoux, et continuai à avancer. Plus j’avançais, plus j’allais vite. A 4 mètres, j’allais comme si je courais. Je sortit précipitamment mon sabre de son fourreau, et courus jusqu’à Ido en criant.
Quand je fus à 1 mètre de lui, j’abatis mon sabre en gueulant :
-MEURS ! ! !
Je trébuchai, après avoir frappé dans le vide.
-Mmmh, impressionnant, dit la voix d’Ido dans mon dos. Comment as tu fais cela ?
-Quand on a vraiment envie de tuer quelqu’un et que l’on haït, haletais-je, on peut faire preuve de choses incroyables. De plus, le personnage que je suis est très fort.
-Très bien. Un marché est un marché. Je ne te tuerais pas… enfin, pour l’instant.
Je sentis comme une présence qui ne fut plus là. Je restais 2 minutes à terre, reprenant des forces, puis me relevai assez facilement avec une force d’attraction normale, pour reprendre ma route vers le centre.
__________________
Tchoucky :
Toujours à reculons, je cours dans la ruelle et je sens que j'atteint mon but. Lys est toujours quelque part tout près de moi, mais Vivi a été retardée, elle est avec Ayoju, quelque part... Ce sont Malik et Dadmax, qui sont les plus proches. Je sort de la ruelle et me retourne.
Je suis devant la sphère noire, qui illumine les murs bleus de la ville d'une lumière d'éclipse. Je vois sa silhouette, grande et mince, massive, debout devant moi. Il m'attend, sa faux à la main. Plus le temps d'attendre. Cette fois, je ne peux pas me permettre de le rater.
MEURS !
Mon attaque mentale s'enfonce en lui, balayant tout sur son passage. Mais avant que j'ai pu atteindre le cœur de son âme, une violente douleur me prend aux tempes. Je n'ai que le temps de fermer mon esprit avant que toute l'énergie destructrice que j'ai lancée ne me revienne en pleine face.
Je me sens soulevée du sol par une force invisible, et me retrouve suspendue, à mis chemin entre la terre et le ciel, incapable de bouger bras et jambes. Ido relève la tête vers moi et sourit.
- Trop tard, gamine ! Il ne fallait pas rater ton coup, la première fois. Depuis, j'ai pu apprendre à te contrer.
Lysander vient de surgir d'une ruelle. Il se précipite vers nous. D'un geste désinvolte, Ido tend le bras vers lui. Le sol se met à reculer sous les pieds de notre Jedi, qui court en vain, sans parvenir à nous rejoindre.
Une intense lumière nous inonde. Dadmax vient d'arriver, Malik sur ses talons. Aussitôt, des créatures humanoïdes formées de boue jaillissent du sol pour l'affronter. Kallisto, surgissant de derrière un immeuble, bondit devant eux pour leur prêter main forte. Seule ? Où est Espéranza ? Je sens les autres qui se rapprochent, Pykar, Vivi et Ayoju. Pesme progresse de toit en toit, mais je ne peux l'apercevoir.
De là où je suis, je vois toute la ville, et au loin, l'horizon, un petit liseré de rouge y transparaît. L'aube...
Ido tourne la tête vers moi. Nous devons toujours être télépathiquement liés, il semble qu'il ait entendu ma pensée. Un imperceptible changement se fait en lui. D'hilare, son visage devient dur. Il empoigne le manche de sa faux.
- Bon. On s'est assez amusés comme ça.
Je comprends soudain. L'aube. Son pouvoir est fondé sur l'ombre. Il ne doit pas être aussi puissant en plein jour. Sans rompre le lien entre son esprit et le mien, je recule en moi, et lance un message suffisamment court pour qu'il ne puisse pas l'intercepter.
Résistez ! Résistez jusqu'à ce que le jour se lève !
Je peux encore percevoir un peu ses pensées. Il attend que Pesme soit là, pour nous achever l'un après l'autre devant lui, et moi en dernier. Il ne veut pas le tuer, il veut le faire souffrir. Souffrir atrocement...
Je m'agite en vain, dans ma bulle antigravitationnelle. Je rage. Je suis impuissante. Je ne peux rien faire.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:45

Chapitre 19 : Le jour se lève.
Lysander :
Il est là. Au début, je pensais qu'il me regardait, mais en fait son attention est focalisée sur Tchoucky. Elle semble être enfermée dans un cocon invisible. Je m'élance dans sa direction, je ne peux pas la laisser dans cet état. Je fonce droit en direction de Tchoucky, mais quelque chose cloche : le sol bouge comme s’il était vivant. Plus j'avance, plus il recule, comme si j'étais sur un immense tapis roulant. Je perçois que les autres sont déjà là. En même temps, j'intercepte le message de Tchoucky. Il faut donc retarder Ido le plus longtemps possible... Pour le moment c'est moi qui le suis.

Je fais volte face, cours dans le sens du sol, et m'éloigne de Tchoucly et Ido. Je prends une impulsion et grâce à mes pouvoirs, je me propulse dans les airs. J'oriente ma course en direction de l'immeuble le plus proche, et atterri sur le toit. Je réussi à capter l'attention de Ido en lui envoyant mon sabre. Il l'esquive aisément avec son immense fourche. De retour en ma possession, je me met en position de défense, la lame pointée vers mon ennemi. Son sourire moqueur ne quitte pas son visage. Il commence vraiment à m'agacer, je ne pensai pas devoir m'en servir, mais maintenant je n'ai plus trop le choix . Je pousse l'interrupteur sur la troisième position et une deuxième lame argentée surgit sur le "dessous" du pommeau de mon arme. Même pas impressionné, Ido se précipite sur moi. Il manque de me couper un bras avec sa faux. Il est très rapide. Il fait soudain surgir des monstres. Avec un petit enchaînement, j'en arrive à bout assez rapidement. Il revient à la charge. Je pare son premier coup et tente de le transpercer en faisant pivoter mon sabre de telle façon que la première lame dévie sa faux et que la seconde lui transperce le ventre. Hélas ma lame n'est pas assez longue et s'arrête à quelques centimètres de lui. D'un violent coup de pied, il se dégage et m'envoie contre un muret. Je me ressaisi et fais tournoyer mon sabre qui tourne si vite, que les deux lames ce confondent en une seule. Tout ce qu'on peut voir, c’est une sorte de roue argentée qui tourne devant moi. Ido ne paraît pas inquiet. De ma main libre, je fais léviter des décombres, et les lui lancent à pleine vitesse. Il les évite tous avec sa faux. Je profite de ce moment d'inattention pour fondre sur lui et lui lancer mon sabre. Il tournoi dans les airs à l'horizontale. Ido, trop occupé à dévier les décombres, s'aperçoit trop tard que le projectile étincelant lui fonce dessus ; ce dernier le découpe proprement en deux.

Je n'en reviens pas moi même. J'ai réussi à découper Ido ! Je ressens toujours son attraction sur Tchoucky. Etrange, l'effet de sa prison aurai dû disparaître avec sa mort . Je reprends mon calme, et appelle mon sabre laser à moi. A ce moment précis, le sol bouge. Non c'est une ombre. Je regarde au-dessus de moi et vois Ido qui s'esclaffe. Je comprends… je me suis fait berné ! Il s'est simplement servi d'un clone qu'il avait générer avec son pouvoir sur les ombres. Désemparé, je le vois fondre sur moi. La main tendue, je sens le contact rassurant de mon arme. Pfiou ! Heureusement que j'ai eu le réflexe de la rappeler. Le choc est rude. Je pare sa première attaque et recule. Sa faux revient à la charge, je ne peu que me défendre. Je tente une parade, mais il anticipe. Soudain, je sens mon corps s'élever en l'air. Je n'ai plus prise avec le sol ! Tant bien que mal je tente de me raccrocher à quelque chose. Il en profite pour donner un coup d'une rare violence qui me fait perdre mon sabre des mains qui au lieu de s'envoler, tombe à terre. D'un mouvement de sa faux, Ido l'envoie en direction de mes compagnons. J'espère que ça n'aura blessé personne.
Je suis à plus de cinq mètres du toit de l'immeuble. Je me concentre et canalise mon énergie dans mes mains. Mes doigts crépitent d'une lueur bleue, et je relâche toute cette énergie d'un coup sur mon ennemi. Les éclairs que j'arrive à produire franchissent en un clin d’œil la distance qui nous sépare et viennent s'écraser contre le sombre costume d'Ido. J'ai l'impression qu'il les absorbe sans rien ressentir. Complètement vidé, je sens l'attraction qui reprend un cours normal… Non, pas complètement… Mon corps devient lourd, très lourd ! Le toit de l'immeuble se rapproche à grande vitesse. Je canalise mes dernières force et tente de me créer une sorte de bouclier psychique. Quoiqu'il advienne, je n'arriverai pas à éviter le toit, donc autant rendre l'impact moins douloureux. Je ferme les yeux, le choc est tel que je passe à travers le toit. Mon bouclier à tenu bon. Je n'entends plus rien, résiste et perfore encore un étage. Je n'ai plus aucune notion de distance, et mon bouclier se désagrège. Avec beaucoup d'efforts, j'ouvre les yeux. Ma jambe fait un angle bizarre mais je ne la sent pas. Je souri, finalement je m'en sors pas si mal.... Je lève les yeux sur Ido. Celui-ci fait un grand sourire. Tout en s'élevant par les trous que j'ai personnellement créés, il défonce méticuleusement avec sa faux toute la structure de l'immeuble. Les pierres tombent. Je ferme les yeux. Tout est noir…Je sombre...
____________________
Kallisto :
"Lysander !"
Le cri s'est échappé de nous tous en même temps. L'immeuble s'est effondré sur lui. C'est pas vrai ?! Pourquoi faut-il que Ido soit... Je cours dans sa direction pendant que Malik et Vivi s'activent à faire une armée avec les monstres de boue. Je saute en hauteur et assène un coup de pied retourné à Ido... qui me l'attrape, me saisit ensuite par le cou et me soulève d’une main. Je ne gigote pas pour ne pas aggraver mon cas. De son autre main, il plante ses ongles dans ma joue et ricane :
« Je vais te faire regretter d’avoir fais naître l’Entité… »
Avec une extrême lenteur, Ido enfonce ses ongles et me griffe profondément la joue. Il recommence le même rituel en gardant un rictus sadique. Mon visage se crispe sous la douleur. J’entends vaguement quelqu’un hurler. Ma vue se brouille…Il continue de me labourer le visage…
Espéranza… Da…
« Tu résistes bien… Tant mieux, je peux te faire souffrir plus longtemps, grince Ido. »
Ses ongles continuent de sillonner mon visage. Il me serre en même temps le cou comme pour m’étrangler. Je n'arrive pas à me téléporter... Je ne vois plus rien !
"Tu es bien faible..." J'ai l'impression qu'on me jette à terre. Je sens un pied me taper puis... Du noir...
________________
Dadmax :
Lorsque Ido relâche Kallisto, je voie nettement les traces sur son visage. Lorsqu'il lui flanque un coup de pied, je vois rouge. Un cri de rage sors de ma bouche. Le terrain, la rue, puis toute l'avenue est inondée de lumière. Je m'élance vers Ido en hurlant ma rage. Des monstres se dressent devant moi mais je leur passe littéralement au travers. Je bondis sur Ido et lui décoche un violent direct en pleine face. Il recule légèrement sous l'impact. J'en profite pour lui placer un coup de pied qui le repousse quelques mètres plus loin. Je me penche sur Kall.

- Kall. Kall tu m'entends?

Je sens qu'elle est presque morte. Mon visage se durcit alors qu'une énergie puissante et connue me parcours. Je me relève et fais face à Ido. Lorsque je m'adresse à lui, ma voix à des accents métalliques :

- Tu n'aurais pas dû t'en prendre à elle.

Ido ouvre de grands yeux.
- Aloth n'était-il pas sensé être disparut ? dit-il avec ironie.
- Aloth est mort. Mais il m'a apparemment laissé un souvenir à retardement.

Je me précipite vers lui. Mon premier coup est fulgurant. Il l'arrête malgré tout et porte lui aussi un coup. Je le détourne difficilement et enchaîne. Le terrain retentit de nos coups et de nos interceptions. Même si pour le moment je tiens le rythme, je sens qu'il est sensiblement plus fort que moi. Je concentre toutes mes pensées sur l'image de Kall, puisant mes pouvoirs dans ma colère.

- Tu fatigues on dirait... fait Ido avec sarcasme.

Soudain il s'empare de mon poing droit et me flanque un coup à l'estomac, puis un aux côtes. Il pivote autour de moi en tenant mon bras et j'entend nettement le craquement lorsqu'il me le brise. Il me frappe à nouveau, cette fois aux jambes, et je tombe à genou. Il m'attrape par les cheveux et me tourne face à mes amis. Il parle calmement :

- Tu m'as amusé. Maintenant regarde une dernière fois tes amis. Je vais te tuer.
- J'suis déjà mort une fois.

Je tend ma main valide derrière moi et je murmure:
- Nuage acide

L'attaque de Kallisto se matérialise dans ma main sous la forme d'une boule verte. Cette boule explose, et Ido me projette au loin en lâchant un chapelet d'injure.
Je m'écroule au sol et reste immobile.
_________________
Malik :
J'avait assisté à la chute de Kallisto et maintenant à celle de Dadmax. Ca ne pouvait plus durer, je m'approchai de Ido et, avec assurance et sérénité, cachant ma peur immense, lui dit:
- Je suis ton prochain adversaire, tiens toi bien.
Ido éclata d'un rire sadique et froid. Il fit léviter des pierres venants de toutes les directions et les assembla pour former un couloir.
- Je suis dedans, retentit la voix d'Ido.
- TU VA VOIR, ENF***, criai-je.
J'entrai en courant dans le couloir et arrivai à une intersection : 4 couloirs partaient vers le nord, le sud, l'est et l'ouest. Je pris celui à l'ouest et abouti au bout du couloir, et STUPEUR : je lévitais avec le couloir. Ido étais en bas. Son ombre devint immense. Je pus le voir faire un geste avec sa faux et son ombre engloutit le couloir et le fit disparaître. J'entamai alors une longue chute suivie d'un crash. Je me relevai et envoya un éclair grâce à mon bâton. Re bellotte : il fit venir des pierres, les assembla et fit s'engouffrer l'éclair dedans qui ressortit par l'entrée et me frappa violemment.
- Ce n'est pas fini, dis-je.
Je fonçai alors sur Ido qui, grâce à un magnifique jeu d'ombres, fit sextupler son ombre. Il en avait six désormais, devenues énormes. J'étais frappé par la peur.
-Tu... ne ... m'auras ... pas avec tes feintes, Ido.
En fait, si. Il m'eut. Il m'entoura de pierres et forma une grande tour autour de moi et la fit s'écrouler. Une fois cela fait, il retira les pierres et les éparpilla.
-Je...... n...ne suis....pas ........mort, murmurai-je.
-Je ne vais pas te tuer.
Voilà, j'était KO à mon tour. Les autres, je compte sur vous.
_____________________
Sebrich :
Je regardais Tchoucky dans les airs. Puis mon regard tourna vers l’amas de béton fumant où quelques minutes avant se trouvait un bâtiment où Lysander avait foncé dedans. Puis je déplaçai ma vue en direction de Kallisto évanouie avec Dadmax pas loin. Quand il avait commencé, j’ai été quand même vachement ébloui par la lumière qu’il avait produit. Et après cette rapide vue de la situation, je sortis mon sabre doucement, en disant :
- Bon, a mon tour.
Ma course en direction d’Ido était rapide, et à côté de moi luisait mon katana en fendant l’air. Quand j’arrivai devant Ido, je pensais qu’il aurait au moins un peu de mal à parer mon coup. Mais non, il leva juste sa faux. Mon sabre très coupant percuta son manche en bois qui avait l’air très fragile, mais résista, et fis une sorte de petite poussée qui m’envoya valdinguer quelques mètres plus loin. Je me rétablis dans les airs et atterri.
- Penses-tu pouvoir me battre ?
- Peut-être pas te battre, fis-je en relevant les yeux vers lui, mais au moins t’affaiblir un peu.
Là, il éclata de rire.
- Crois tu qu’un misérable oiseau comme toi réussira à m’affaiblir ?
- Arrête de causer, et bats toi.
Je déployai mes ailes noires de jais, et partis à toute vitesse vers ce personnage qui me riait au nez. Je voulu le pourfendre simplement et proprement, mais sa faux me fit dévier. Mon corps passa à côté, et il me fit un coup de coude dans le ventre. Je finis ma course en traînant par terre. Quand je me relevai, il n’était plus là.
- T’est où sale monstre ?
- Je dirais : derrière toi, fit une voix dans mon dos.
Je n’eue même pas le temps de me retourner que je ressentis une douleur dans les ailes : il me les avait cassé, le salaud !
- Encore, pensais-je, mais qu’est-ce qu’ils ont après mes ailes ?
Je me retournai pour lui envoyer un coup de sabre dans l’épaule, mais il se baissa. Puis avec le paume de sa main, m’envoya dos contre un mur plusieurs mètres plus loin. J’eus le souffle coupé, et je restai assis là, car le temps de retrouver un peu de souffle, 1 demi-heure serait passée.
Et je le regardais, les yeux dans le vague, en train de décimer le reste de mes amis.
__________________
Pykar :
Ido était enfin en vue... Il me faisait face et me regardait avec un sourire narquois.
"Te voilà enfin...
- Alors c'est toi qui t'amuses à me transformer en balle de ping-pong avec les immeubles?
- Ca t'a plu?
- .....(pas de réponse)
- Prépare toi à ta fin..."
Un contre un. Ca semblait équitable. Je chargeai et me préparai à lui donner un coup de lame à la tête...Ma lame fendit l'air...et fit un tour complet. Il avait réussi à baisser la tête avec une célérité impressionnante. Je continuai à essayer de frapper mais il réussissait à esquiver à chaque fois...
"Ah, tu veux jouer à ça?"
Je me reculai alors, pris appui sur le mur et me lançai sur Ido... Bien sûr, il esquiva. Mais en gardant mon élan, je réussis à lui re sauter dessus. Je lui attrapais le bras droit.
"T'as perdu!" fis-je.
Mais soudain, il tourna le bras et me projeta derrière lui sans me lâcher. Je m'écrasai au sol. Puis soudain, il me fit tournoyer en l'air comme dans un lancer de marteau. Quand il me lâcha, je fus éjecté, je passai a travers une fenêtre et m'écrasai dans un appartement avec un CRASH atroce. J'y perdis connaissance.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:46

Ayoju :
Tchoucky prisonnière, Lysander sous un immeuble, Kallisto et Dadmax KO. Ido prenait un malin plaisir à nous éliminer un par un. Cette situation était intenable. Je fulminai. Moi qui, habituellement, prenais tout à la rigolade, refis connaissance avec un vieux sentiment : la colère. Mais la colère avait du bon. Comme je l'avais vu avec Dadmax, elle pouvait décupler le forces.
Je poussai un cri, ce qui étonna le reste du groupe. Je m'élançai vers Ido. Evidemment, il m'attendait, le sourire aux lèvres. Je le voyais préparer sa faux, croyant se débarrasser rapidement de moi. Mais alors que la lame allait s'abattre sur moi, je me téléportai. Je réapparu juste dans son dos, ma lame caudale prête à frapper. Je contractai ma queue mais, à quelques millimètres de son dos, apparu soudain sa faux, bloquant net mon coup.
- Joli ! Tu as failli me surprendre !
Je me téléportai un seconde fois, évitant de justesse sa contre-attaque. Là, il me chauffait vraiment les oreilles ! Je sortis ma lame énergétique et sauta droit sur lui.
La suite du combat ne fut qu'une successions d'attaques et de parades. Je me téléportai sans arrêt pour éviter ses coups tandis qu'il évitait sans effort apparemment les miens. Ma rage avait beau décupler mes forces, je brûlai mon énergie à la vitesse grand V. Je me retrouva finalement à genoux deux mètres devant lui, haletant, tentant désespérément de me relever. Mais rien à faire, je ne pouvais plus bouger. Ido se rapprocha lentement de moi, savourant ce moment.
- Déjà fatigué Ayoju ? lança-t-il. Je me suis à peine échauffé !
Il étais maintenant juste à coté de moi. Il leva sa faux, la lame bien alignée au-dessus de mon cou.
- Adieu !
Et il abattit sa faux... dans le sol ! Son petit discours m'avait permis de récupérer juste assez pour une dernière téléportation. Mais je n'avais pas pu aller assez loin. Je m'était caché derrière un tas de gravas une dizaine de mètres plus loin, tellement épuisé qu'Ido ne pouvait pas me détecter.
Le round Ayoju VS Ido était fini: J'avais perdu !
__________________
Vivi :
- Ayoju ! Ayoju !
Vivi appelle, entre deux incantations, mais il ne l'écoute pas. Il ne cesse de se téléporter, et se téléporter encore, s'épuisant sans penser plus loin que le bout de ses moustaches.
Tant pis, pas de temps à perdre. Quand Ayoju aura dépensé toute ses réserves, il faudra qu'elle ai créé suffisamment de monstres pour prendre le relais. Elle annone et annone. En relevant la tête, elle croise le regard de Tchoucky dans sa bulle.
Vivi, courage. Le soleil est bientôt levé !
Vivi sent la force de Tchoucky qui l'envahit et la réchauffe, mais ça n'empêche pas le désespoir de pointer.
On y arrivera pas. Il est trop fort.
Il va nous maintenir en vie, Vivi. Il va nous maintenir en vie jusqu'à ce que Pesme arrive, il ne nous tuera que devant lui.
Pesme ? Mais il va être là d'une minute à l'autre.
Pas vraiment. Je lui ai envoyé un message... Heu... Disons qu'il ne va pas me pardonner de sitôt, mais ça va le maintenir un temps sur une mauvaise route.
Une pointe d'inquiétude se fait entendre dans la pensée de Tchoucky, et Vivi ne peut s'empêcher de rire intérieurement.
"Ah, ces deux-là, quelle paire !"
J'AI ENTENDU CA, VIVI !!!!
Avant que Vivi n’ai pu répliquer, Ayoju réapparaît non loin d'elle. Il est épuisé.
"A moi"
En vrac, elle précipite sur Ido tout ce qu'elle a eu le temps de créer. Méga tanks, Pieuvres, Krabes. Elle ne quitte pas du regard Tchoucky, toujours suspendue entre ciel et terre.
"S'il ne peux nous tuer tous, il se contentera d'elle. il faut la sortir de là. Il faut déconcentrer Ido, le temps de la libérer"
Elle sait ce qu'elle doit faire, mais c'est de loin l'idée la plus folle et la plus idiote qu'elle ait jamais eu. Elle se précipite sur Ido, lui saisi tles bras. Surpris par la stupidité de l'attaque, le démon ne prend pas le temps de se défendre. Les mains autour des poignets du monstre, Vivi prononce alors la formule du sommeil qui répare. Les yeux d'Ido se voilent quelques secondes. Un bruit de chute. Tchoucky vient de retomber sur le sol. Vivi se précipite sur elle, la relève et l'entraîne loin du combat.
- Très ingénieux, Vivi, mais tu viens de me donner des forces en plus dit Ido.
Il lève sa faux, et en quelques seconde, l'armée des monstres alliée est décimée. Ido rit, rit au milieux du carnage. C'est alors que la douce lueur orangée du soleil se répend sur la ville, faisant scintiller la faux, et les carcasse de monstres détruits.
____________________
ChaoticPesme :
Une lumière plus intense parvenait enfin jusqu'à mes yeux, ainsi dans ce territoire, la nuit et le jour était géré presque comme sur Terre. Ce qui m'amenai à me poser une question : pourquoi tout ce que créait XANA ressemblait plus ou moins à ce que l'on pouvait voir dans le monde réel... est-ce qu'il avait l'intention d'y venir lui même, si son désir de domination pouvait devenir une réalité ? Ou, faisait-il cela simplement pour nous montrer qu'il connaissait beaucoup mieux notre monde qu'on aurait pu l'imaginer ?
J'étais arrivé plus tôt sur le terrain du combat, ma méthode de déplacement était très rapide. Mais je reçu un peu plus tôt un message mental de Tchoucky (semblait-il), m'appellant à l'aide à environ 500 mètres du combat. Bien que rien ne prouvait maintenant que ça n'aurait pas pu être un traquenard de Ido, j'y suis tout même allé... et évidemment, je n'ai trouvé sur place qu'un bâtiment à moitié délabré. Ca ne pouvait être que lui qui m'avait envoyé ce message, voulant jouer avec moi avant même que je ne sois sur place. J'avais ainsi perdu de précieuses minutes qui auraient pu être fatales pour mes amis. Comment est-ce que je pouvais me laisser berner aussi facilement ? J'accélérais mes sauts de toits, et j'arrivais enfin au milieu de l'arène ouverte.
Comme je m'y attendais, il m’attendait, portant fièrement une faux sur son épaule. J'observais les alentours, je ne voyais pas Lysander ni Malik. Dadmax, Pykar et Kallisto étaient à terre, Ayoju n'était pas tellement blessé, mais il ne tenait plus debout. Puis je vis de l'autre côté de la bataille, à l'abri des regards des autres, Vivi qui emmenait Tchoucky au loin. Ses mouvements étaient peu sûr, elle semblait étrangement ankylosée.
Ce monstre avait osé toucher à elle, il allait le payer cher... très cher !
Je sortis une lame de ma main qui se mit à prendre une couleur rouge écarlate. Elle s'allongea lentement pour devenir une large épée. Je refis rapidement la même technique avec mon autre main...
- Bloody Swords !
Je fonçais enfin sur lui sans me poser de questions, la rage au ventre. Au niveau de la vitesse nous étions presque à égalité, mais il semblait à chaque fois anticiper un quart de seconde à l'avance chacun de mes coups, lui donnant toujours un léger avantage. Quand il eut suffisamment de temps pour riposter, il me taillada littéralement la joue droite de son instrument de mort, je pus cette fois lui rendre la monnaie de sa pièce en lui assénant une double entaille en pleine figure. Pour la première fois, je l'entendis crier de douleur en face de moi, mais ses blessures se cicatrisèrent dans l'instant, aussi rapidement que je les avais faites. Nous continuâmes notre combat acharné, alors qu'il prenait peu à peu le dessus sur moi, ma rapidité ne pouvant plus me sauver de tous ses coups, face à toute la haine qu'il arrivait à déployer en combat. Au bout d'un moment, le soleil commença à vraiment pointer son nez, il déclara alors :
Tu t'es vraiment rouillé sans moi... il est temps d'arrêter de jouer !
Je me sentis soudain défaillir, il me souleva à l'aide de ses pouvoirs à 1 mètre du sol, puis me projeta contre un mur, qui ne se brisa pas. Il me martela alors à distance plusieurs fois dessus, jusqu'à ce qu'il cède sous les coups répétés de mon propre corps. Il lâcha son emprise, non sans m'avoir relevé d'une dizaine de mètres, pour me laisser m'écraser le sol rocailleux. Je refis le tour du champ de bataille de ma vue troublée... c'était fini... il avait gagné.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:46

Tchoucky :
En dépit de la sensation d'ankylosement que m'a laissée mon immobilisation forcée, je suis intacte. Et je suis la seule, d'ailleurs. Vivi est épuisée par la création des monstres, Ayoju par ses téléportations, les autres sont tous blessés, et Lys gît, quelque part sous les décombres. Seule certitude, nous sommes encore tous en vie. Et le jour se lève. Avec lui Ido va devenir vulnérable, je le sais.
C'est alors qu'une silhouette noire bondit dans l'arène. Pesme ! Déjà ? Son regard balaie le champs de bataille et son expression prend un air d'intense fureur .
Deux longues lames apparaissent dans ses mains et il se précipite vers le démon à la faux. Je hurle. Le sommeil qui répare de Vivi a donné à Ido de nouvelles forces. Mais Pesme n'entend pas. Le duel se passe à une telle vitesse que j'ai de la peine à le suivre en visuel. Je l'entend surtout mentalement. Ido panique, il n'en montre rien à Pesme, mais il panique. Son pouvoir disparaît au fur et à mesure que la lumière crois.
Il va tous nous achever, sans plus rechercher ni subtilité, ni amusement. il va nous abattre avant de nous laisser reprendre des forces. Et nous sommes trop vulnérables pour nous défendre.
- On doit se replier, maintenant !
- Se replier ? Me réponds Vivi d'un ton épuisé.
Je me précipite vers les ruines sous lesquelles j'ai vu Lysander disparaître. Mais un bruit de choc m'interrompt. Ido vient d'envoyer Pesme valdinguer au loin. Mon Dieu, pourvu que... Non, Pesme se relève, amoché, mais vivant, et capable de tenir sur ses jambes.
Bon, du calme, ma fille. Priorité à Lys, qui est toujours sous les décombres.
_______________
Ido :
Je fis disparaître ma faux de mes mains. Il était temps que j'y mette fin, je me sentis faiblir au fur et à mesure que ce maudit astre artificiel se levait. XANA ne m'a jamais fait confiance, c'était un moyen de précaution pour être sûr que je ne me rebellerais jamais. Mais ce n’était bien qu’un maigre prix à payer, comparé à ce qu’il m’avait donné, en plus de ma vengeance.
Je n'aurais pas cru que je doive arrêter si tôt ce combat dans lequel je ne m'étais pas amusé autant depuis que j'avais combattu Aloth, enfermé dans cette carcasse qui me servait d’hôte. J'ai tout de même été bien déçu par Pesme. Alors comme ça, c'était tout ce qu'il pouvait déployer quand je n'étais pas dans sa tête pour lui donner ce qui lui faisait sa force... Ca me fait presque de la peine de le voir aussi minable, arrivant à peine à tenir debout à la fin de notre petit échauffement. Je me demandai où sa petite amie, ainsi que la fille aux allures de sorcière, pouvaient bien avoir disparus, mais de toute façon elles ne représentaient plus une menace. C'est dommage, j'aurais bien voulu remercier cette dernière, pour cette énergie qu'elle m'avait offerte sans le savoir.
Un tableau des plus enchanteurs se dressait devant moi : voir ainsi tout ces adversaires hors de combat, incapables de lever le petit doigt, à la merci de mon moindre caprice. Mais je commençais à ressentir le contact désagréable de cette lumière orangée dans mon dos, il valait mieux que j'en finisse maintenant. Tant pis pour mes humeurs et mon désir de faire souffrir, je me devais d'offrir leurs données à XANA au plus vite. Je pourrais toujours les tourmenter autant que je le voudrais après...
_______________________
ChaoticPesme :
Ce combat avait duré une éternité... Je me relevai en faisant une grimace de douleur, contemplant d'un oeil trouble le désastre : Sebrich était adossé contre un mur, les ailes brisées, inutilisables ; Kallisto était étendue sur le sol, le visage couvert de balafres. Elle avait souffert plus que les autres, suite à une crise de sadisme aiguë qu'avait eu Ido. Lys se trouvait sans doute entre la vie et la mort, la moitié d'un bâtiment s'était effondrée sur sa tête. Les armées de créatures virtuelles formées par Vivi et Malik avaient été balayées avec plaisir par le monstre ; Dadmax avait l'air de s'être battu comme un lion jusqu'à la dernière seconde, mais il était aussi amoché que beaucoup d'autres. Ayoju n'était pas blessé, mais il avait abusé de son pouvoir de téléportation en esquivant coup sur coup les attaques de Ido, il tenait encore debout, mais il n'avait presque plus d'énergie. Quand à Tchoucky, elle était maintenant hors de ma vue, emmenée difficilement par Vivi... une constatation qui m'aurait bien réjouis si la situation n'était pas aussi désespérée...
Mais où était donc passée cette Entité qui était sensée veiller sur notre espoir dans les moments les plus difficiles, où est-ce qu'elle était alors nous avions tous besoin d'elle, pourquoi elle n'était pas là ?!
Après notre bataille, le terrain ressemblait à un grand champ de ruines, là où se trouvait encore des bâtiments en bon état.
J'aperçus au loin, Tchoucky qui se précipita vers les décombres sous lesquels devait se trouver Lysander. Personne d'autre n'avait plus, ni la volonté, ni la force de combattre... notre sort semblait être réglé...
J'avais pourtant observé une chose étrange : plus le soleil se levait, plus l'aura de combat de Ido faiblissait... serait-ce possible qu'un être aussi puissant, n'ait que pour seule faiblesse la lumière, même artificielle, du soleil, tel le vampire que j'avais été la première fois sur Lyoko ? Alors tant pis, je me risquai. Nous n'avions plus rien à perdre…il fallait que je tente le coup... Je m'avançai vers le monstre en boitant, qui esquissait un rictus sadique, satisfait de voir notre écrasante défaite. Je reçus soudain un message mental qui était empli de panique, Tchoucky.
Ne fait rien d’irréfléchi, on a plus aucune chance !
Je sais Tchoucky, je sais...
Je me trouvais encore à 3 mètres de lui, m'avançant très lentement.
- Alors... tu as gagné, Ido !
- Merci de t'en être rendu compte, j'ai pris beaucoup de plaisir à vous battre, mais tout amusement a une fin !
Ca commençait bien, il fallait que je monopolise toute son attention.
- Et qu'est... ce que tu comptes faire ensuite ?
- Vos données personnelles que je recueillerais viendront compléter l'immense base de données de XANA. Grâce à vous, il pourra envahir en un rien de temps, envahir tous les réseaux de votre monde, sans difficultés !
- Alors c'est vrai, tu es devenu l'esclave de XANA, disais-je en me rapprochant toujours, celui qui exécute ses quatre volontés sans rechigner !
- C'est tout à fait ça ! Il m'a redonné la vie, la possibilité de me venger, des créatures virtuelles à gouverner comme j'en ai envie et un terrain de chasse ! Tout ce que je peux désirer, il me l'a offert !
- Et quand il n'aura plus du tout besoin de toi, tu crois qu'il te gardera encore longtemps ?!
- Qu'est ce que j'en ai à faire ! J'ai déjà réalisé tout ce que je voulais, je ne suis plus enfermé dans cette carcasse qui est la tienne, si je disparais, ça aura était un plaisir d'avoir servi celui qui dominera le monde...
Lorsque je m'approchai suffisamment près de lui, il me saisit de sa puissante main pour le cou et me souleva à quelques centimètres du sol.
- Il me reste encore à m'occuper de tes amis après toi, j'espère que tu t'es préparé à souffrir, ça va être très lent et douloureux...
- Pas... autant que ce que toi... tu vas subir !!
Il me lâcha immédiatement, me laissant retomber lourdement. Je venais de lui planter une lame dans son armure. Ayant attiré toute son attention, il ne s'était douté de rien. Cette lame spéciale avait la capacité d’absorber en elle une très grosse quantité d'énergie une fois plantée. Il essaya de la retirer, mais elle restait désespérément en place. Pour la première fois depuis qu'il était remonté des tréfonds de ma personnalité, je sentais la panique s'emparer de lui... Mais cette lame ne ressortirait pas avant d'avoir absorbé toute sa vie. La faiblesse face à la lumière du jour l'empêchait de se libérer de mon piège. C'était mieux que tout ce que j'avais pu espérer.
- Je peux encore te faire ent... entendre raison. Si tu voulais nous aider à...
- Tu connais déjà ma réponse... je l'ai déjà dit, je n'ai pas de regrets, juste un espoir : celui que XANA vous tuera tous dans les pires souffrances... à ma place... Je te hanterais jusqu'à... ton... dernier... souffle... Pesme...
Il devint plus translucide que la mer des tropiques, pour finir par disparaître sans presque laisser de traces, si ce n'est une sorte de plaque magnétique... la lame resta pendant quelques instants en lévitation, puis retomba en résonnant sur le sol bétonné.
- Adieu Ido, et cette fois, pour de bon...
Je ne sombrai pas dans l’inconscience, mais mes jambes ne purent pas me maintenir debout une seconde de plus. J'étais épuisé, vidé, arracé, mais quelque part, soulagé. J'aperçus vaguement Dadmax se pencher au dessus de moi, mais je n'avais plus la force de remuer les lèvres.
- Pesme, ça va ?!
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:47

Chapitre 20 : La fin du 5e territoire.
Vivi :
Ca n'a duré que quelques secondes. Un bref, très bref instant de paix, suffisamment long pour que Tchoucky achève d'extraire Lys des éboulis sous lesquels il est coincé. Suffisamment long pour permettre à Dadmax de se traîner jusqu'à Pesme et l'aider à se relever. Pas assez longtemps pour permettre à Tchoucky de demander s'il va bien.
Ca a été imperceptible, d'abord. Comme le bruit lointain d'un éboulis. Qui devient peu a peu une certitude, une sensation glacée. Tchoucky, qui vient de ranimer Lys, relève les yeux.
-Vivi, qu'est-ce qu'il y a !
Prise d'une intense douleur, la jeune fille porte la main à ses tempes.
- Ca s'effondre ! Tout s'effondre !
Malik, au loin vient de tendre le bras.
- Regardez !
Derrière eux, la sphère noire s'est mise à luire de rouge.
- Ca va imploser, crie Vivi. Le territoire va imploser.
- Logique, répond Tchoucky. Ido en était le cœur...
- Logique ? répète Vivi. C'est tout ce que tu trouves à dire ?
Mais la jeune femme aux écailles bleue ne répond pas. Elle lance un appel mental.
Tous à la sphère, immédiatement ! Que ceux qui sont capables de marcher portent les autres.
- A la sphère ? Hurle Pykar. Elle va exploser d'une minute à l'autre !
- C'est la seule porte de sortie ! Il faut l'atteindre avant qu'elle soit détruite. Dadmax, je te charge de ramener tout le monde dans le Lyoko normal. Vivi, soutient Lysander.
- Quoi ? Où tu vas ?
- Il faut bien que quelqu'un ramène Espéranza, non ? Je suis la seule encore capable de courir !
______________
Dadmax :
Tchoucky s’éloigne. Ramener tout le monde. Elle en a de bonnes elle. J'ai déjà du mal à marcher.

- Ayoju, Vivi, aidez Lys.

Tout en soutenant Pesme, je me penche et attrape le bras de Kall. Je la hisse difficilement et la cale sur mes épaules en utilisant mon bras cassé pour la maintenir. Ce qui me vaut une décharge de douleur. Quel est l'abruti a dit qu'on ne ressentait rien sur Lyoko?
Je jette un regard vers les autres. Vivi et Ayoju portent Lys, aidés par Malik qui est à peu près, à part mon bras cassé, dans le même état que moi. Je marche aussi vite que je le peux en boitant. Pesme reprend des forces plus vite que moi et à mi-chemin, c'est lui qui me soutient. Malik s'adresse à nous tous d'une voix presque paniquée :

- On aura pas le temps!
- Prends ma place, ordonne Vivi.

Elle se dresse et murmure une incantation. J'ignore ce qu'elle fait, mais le globe paraît un peu moins instable.

- Ca va nous donner quelques minutes de plus, dit-elle.

Nous y sommes presque. Plus qu'une dizaine de mètres. Le sol tremble de plus en plus. Nous traversons et nous nous retrouvons entourés d'écrans, comme dans une tour. Je m'approche d'un écran et pose ma main. Le programme m'identifie et je tape le code. Je vais l'activer lorsque Pesme s'exclame:
- Hey! On attend Tchoucky!

Je me tourne vers lui et lui lance un regard grave.
- Désolé Pesme, elle m'a ordonné de nous ramener, et je vais suivre son ordre.
Il fait volte face pour sortir.
- Tu es trop faible Pesme. Tu ne ferais que la retarder. Je vais laisser le passage ouvert derrière nous. A présent, elle ne peux plus compter que sur elle.

Il fronce les sourcils. J'active le programme, le verrouille pour qu'il reste ouvert. Un trou dans le vide se forme. Je m'approche de Pesme, comme pour le convaincre...et le pousse à travers le passage. Il bascule dedans et disparaît. Tous les autres me regardent scandalisés.
- Franchement, vous croyez qu'on l'aurait convaincus?

Ayoju esquisse un sourire dépourvu de joie et traverse à son tour, suivis de Malik avec Lys. Je fais glisser doucement Kall par le trou.
'A moi.'
Avant de passer, je regarde derrière nous.
'Où es-tu Tchoucky?'
J'hésite un instant, croisant le regard de Vivi qui elle non plus n'a pas encore traversé, puis je lui prend fermement la main et plonge dans le globe.
Tout devient blanc pendant quelques secondes, puis le décor redevient visible. Nous sommes dans une tour, une tour de Lyoko! Je souris malgré moi.
'On a réussi.'
Je me sens envahi d'une intense lassitude, comme si tous ces combats, ces courses, m'envoyaient un contre-coup de fou. Malgré mon inquiétude pour Tchoucky, je ne peux m'empêcher de sombrer dans l'inconscience.
________________
Tchoucky :
Je ne sens pas sa présence. Bon sang, je suis incapable de sentir sa présence. Elle n'est pas humaine. Je ne peux pas sentir sa présence. Je n'ai qu'un moyen de la retrouver, c'est de retourner à l'endroit où elle a laissé Kallisto. Les murs autours de moi se fissurent et s'effondrent. Des crevasses se creusent dans le sol. Je bondis entre les fragments du sol encore intacts.
- ESPERANZA !!! EZPERANZA !!!
C'est là, devant moi. Un grand trou dans le sol. Le trou dans lequel elle s'est enfoncée. Il s'éboule, Tant pis.
Je me glisse à l'intérieur et tousse. La poussière me prends là la gorge.
- Espéranz... Theu ! Theu ! Ezpéranza !
Je cours dans ce tunnel obscur étroit.
Elle est là. Devant moi. Immobile comme une statue.
- Espéranza, viens. On s'en va !
Je l'empoigne par le poignet, et l'entraîne.
Elle me suit docilement, sans dire un mot. Sortir d'ici, vite. SORTIR D'ICI !
________________
ChaoticPesme :
Je me relevai encore difficilement. Nous étions sur une plaine aride, une tempête de sable était visible dans le lointain. Nous étions à nouveau sur Lyoko, dans un territoire que l'on commençait à bien connaître. A priori, s'en était fini des trop mauvaises surprises de Ido, c'était à nouveau bien à XANA que nous allions devoir faire face.
Ido... j'avais oublié pendant un instant la situation de crise qui s'était déclarée presque tout se suite après sa disparition. Il était le 5ème territoire, il ne faisait qu'un avec lui. Dès qu'il eu rendu l'âme, l'immense cité était devenue instable sur le plan structurel. J'avais à moitié raison, la sphère noire qui se trouvait en son centre n'était pas XANA. Mais le cœur de Ido qui était aussi le noyau de commande du territoire, ce qui lui permettait d'exister. Mais maintenant, qu'allait-il arriver ?
A deux mètres au-dessus de moi, j'observais un trou noir de 8 mètres de diamètre, par lequel Dadmax m'avait poussé. Je le voyais se refermer à vue d’œil. Chaque secondes qui passaient réduisait les chances de ceux qui restaient de pouvoir sortir. C'est quand j'observais enfin, mes compagnons autour de moi que je fus pris d'une soudaine panique : Ayoju, Kall, Lys, Dadmax, Vivi, Sebrich, Malik... Tchoucky manquait à l'appel, mais qu'est-ce que je faisais encore là à attendre qu'elle disparaisse ?!
Je m'apprêtais à sauter dans le trou qui n'en finissait pas de rétrécir, lorsque je sentis deux bras m'enserrer le torse de toutes leurs forces.
- Hé Pesme, on t'a évacué en premier, c'est pas pour que tu y retournes !
- Fiches-moi la paix Malik ! Tu ne me retiendras pas !
J'allais l'entraîner avec moi, lorsqu'un autre de mes compagnons me sauta au cou, essayant par tout le moyens de me retenir.
- Tu devrais écouter ce qu'on te dit, pour une fois ! Si t'y vas, tu ne seras rien d'autre qu'un boulet ! s'écria Ayoju
Voyant que je me débattais toujours, se fut Pykar, qui s'en mêla le dernier. J'étais tout juste trop faible pour pouvoir résister plus d'une minute à une telle pression. Trois de mes amis venaient ainsi de se jeter sur moi pour m'empêcher de risquer une nouvelle fois ma vie pour tenter de sauver celle que j'aimais... Ils me lâchèrent enfin, lorsque je commençai à me fatiguer en tentant de m'opposer à l'inévitable. Je devais la laisser faire ; seule...
_____________
Espéranza :
Tchoucky me tient le poignet et me fait sortir du tunnel. Je ne comprends encore que peu cette motivation de survie... Le Dôme se détruit encore un peu plus. La fumée et la poussière montent vers le ciel devenu gris aux intonations rouge sang. Nous courons, évitons tous les décombres et immeubles sur le point de tomber sur nous. Tchoucky à l'air affolée, apeurée... Je ne comprends pas. Nous nous cognons contre une paroi du Dôme. Je me place devant Tchoucky et murmure :
"Ne pose pas de questions..."
J'avance une main, une boule brillante en sort et s’étale sur la paroi. Elle prends la forme d'une porte blanche aux reflets azur. J'avance et prends Tchoucky par la main. Nous avançons dans la porte. Du blanc... puis l'intérieur calme d'une Tour de Lyoko. La porte disparaît après notre passage. Certains lyokofans nous regardent avec des yeux ahuris... pourquoi donc... Je me détache de Tchoucky et m'agenouille aux côtés de Kallisto.
_______________
Lysander :
Noir, bizarre. On dit toujours que lorsqu'on meurt, on voit défiler sa vie. Hé bien je ne vois rien ... Cette impression de flottement, c'est pas si désagréable. Hooooooooo de la lumière, un ange... Ca doit être le paradis...

Je sens qu'on me porte. Les anges sont vraiment formidables. J'aime les anges...Je ne sais pas combien de temps passe, peu importe.

Le paradis est flou, c'est une certitude. Les paysage défilent sous mes pieds qui traînent. Je ne reconnais rien. Deux anges me portent. Je n'arrive pas ouvrir les yeux plus que ça. Je les referme.

Une sensation apaisante s'empare de moi . Une douce chaleur parcourt mon corps : je suis bien. Je sens que je récupère mes forces. J'ouvre un oeil, puis l'autre. Je suis adossé à l'intérieur d'une tour. Tous les autres sont devant moi et ont l'air d'être plus ou moins en forme. Toujours un peu sonné, je n'arrive pas à formuler une question...Comment est-ce que je suis arrivé ici ? La dernière chose qui me revient en tête ce sont les débris de l'immeuble qui m'ensevelisse. Je me demande pourquoi tout le monde est accroché à Pesme… Soudainement Tchoucky et Espéranza apparaissent de nulle part. Quelle journée ! Je regarde ma jambe, et suis content de voir qu'elle a retrouvé une forme normale. Pas le temps de m’extasier beaucoup plus, quelque chose cloche… des pulsations....
___________________
Pykar :

Je vis Tchoucky et Esperanza apparaître d'une porte venue d'on ne sait où. Bon, voila qui est bien. On profite du passage dans la tour pour se régénérer. Déjà l'état des autres s'amélioraient à vue d’œil.
Si j'avais bien calculé, tout ce qui restait comme gros problèmes, c'était Martin.
Broum broum...
"Hein?"
Broum broum...
"C'est quoi ce..."
BROUM BROUM...
Des pulsations.
Non, finalement, on a DEUX autres problèmes...
"Oh non, mais c'est pas vrai! On peut même pas avoir une seule petite minute de repos bien méritée!!!!!!!"
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:47

Chapitre 21 : Xana attaque.
Vivi :
Lysander a repris connaissance. Tchoucky s'est dégagée des bras de ChaoticPesme qui la serrait contre lui à l'étouffer. Malik écoute, inquiet.
- Où ? demande simplement Tchoucky.
Vivi ferme les yeux. Elle ressent les pulsation, sur tout Lyoko.
- Territoire banquise, Tchoucky.
- Bon, dit Sebrich, on s'y rend.
- ON NE BOUGE PAS ! Non mais vous avez vu l'état dans lequel vous êtes, tous ?! On ne sortira pas de cette tour avant que vous soyez tous régénérés.
Ayoju s'est approché du terminal de la tour. Il pianote quelques instants sur le clavier, et se connecte aux principales chaînes de télévision du monde.
- Pour l'instant, rien de changé dans le monde réel.
- Va l'aider, Vivi. Toi aussi Pesme. Essayez de pirater les fichiers de Xana pour connaître sa stratégie, et voyons si on peut le retarder depuis ici.
Vivi s'approche et contemple l'écran par dessus l'épaule d'Ayoju. Elle le guide dans ses manipulations pour percer les mécanismes de Lyoko. La stratégie de Xana fini par s'afficher.
- Il est en train de puiser l'énergie nécessaire pour faire exploser une usine pétrochimique, du côté de Toulouse.
- Vous vous sentez capable de faire en sorte qu'il mette plusieurs heures avant d'avoir l'énergie nécessaire ? Demande Tchoucky.
- On va essayer.
- De toutes façons il n'y a rien d'autre à faire, grogne Pesme en passant en revue l'état des troupes.
Les ailes de Sebrich sont dans un sale état. Dadmax est toujours évanoui. Malik, Pykar et Ayoju semblent avoir repris des forces, mais Lysander émerge seulement. Kallisto guéris petit à petit. Les striures qui couvre son visage blanc et rond s'effacent peu à peu. Non, impossible de se battre pour l'instant.
En combinant leurs efforts, les trois amis parviennent à pénétrer dans le programme de Xana et y implanter un virus.
- Ca devrait tenir quelques heures. Déclare fièrement Ayoju.
- Pourvu que ça suffise, murmure Vivi.
Elle tourne le regard vers les autres, qui se régénèrent lentement. Si lentement.
_________________
ChaoticPesme :
Attendre... toujours attendre... je m'asseyais sur le sol lumineux de la plaque supérieure de la Tour et étendais mes jambes de tout leur long. J'avais envie de crier que nous devrions nous diriger vers cette Tour activée au plus vite et en finir une bonne fois pour toute avec XANA. Nous avions déjà eu une chance inouïe de nous sortir du 5ème territoire après l'écrasante défaite que nous venions d'essuyer. Mais manifestement, tous mes compagnons n'auraient pas été de mon avis, et certains d'entre eux n'auraient même pas été capables de me répondre, plus particulièrement Dadmax, qui "dormait" toujours, d'un sommeil agité.
Je n'avais vraiment rien à faire... Et cette Entité, que Tchoucky avait sans doute sauvée d'une mort certaine (si on pouvait parler de "mort" pour un programme), en valait-elle vraiment la peine ? Ma méfiance naturelle m'empêcher de lui faire confiance. Mais puisque Tchoucky avait risqué sa vie pour la sauver, je lui accordais pour l'instant le bénéfice du doute. Je m'étais allongé au sol, jouant à faire voltiger le plus haut possible, une de mes lames au dessus de ma tête, malgré les conseils de Tchoucky. Au bout de quelques minutes, j'arrêtais ma jonglerie et fis glisser mon chapeau sur mes yeux. Je lançais une dernière fois ma lame qui termina sa course en plein milieu de la cible lumineuse que formaient les cercles concentriques de la planque inférieure.
Et de 10 points ! déclarais-je sans que personne ne comprenne.
___________________
Dadmax :
Je suis réveillé par un bruit plus que désagréable. Celui de mon avant bras, reprenant sa forme habituelle, c'est à dire en alignement avec le reste du bras. J'ouvre doucement les yeux. Deux pensées me viennent immédiatement à l'esprit: "Comment va Kall", puis "Où est Tchoucky ?"
Je jette un regard autour de moi et vois la réponse à une de mes questions. Tchoucky est là, discutant avec Esperanza. Je cherche une réponse à ma deuxième question et vois Kall. Mais, étant mal placé, je ne peux voir son visage. Je prend donc appui sur la paroi de la tour et me redresse. Son visage si beau reprend peu à peu son apparence habituelle.
'Ouf...quelle histoire. Et dire que c'était parti pour être une simple patrouille de routine.'
_______________
Kallisto :
Pendant que Pesme joue aux fléchettes version Lyoko. Pendant que Pykar, Malik et Sebrich inventent de nouvelles blagues, que Dadmax "roupille" en rêvant de je ne sais quoi et que Vivi et Ayoju trafiquent sur le clavier de la Tour... Tchouky pense "avec" Espéranza. A quoi ? Je suis pas télépathe moi ! Mon visage durcit puis reprend sa souplesse d'antan. Moi qui pensait garder une ou deux cicatrices... Enfin bref ! Un bruit et une voix pâteuse me tire de ma réflexion. Dadmax vient "d'émerger" et me regarde. Remarquant l'amélioration de notre état de santé, Tchoucky se lève :
"Bon, maintenant que tous le monde à l'air en forme, partons pour la Tour !"
Quelques grognements retentissent puis tout le monde se lève lentement. Nous descendons chacun notre tour du plateau supérieur et sortons dans le Territoire Forêt. Après un "jogging" de quelques minutes, nous re-rentrons dans une Tour et passons dans le Territoire Banquise, là où la Tour est activée. Un iceberg géant se dessine au loin et la minuscule silhouette d'une Tour au halo rouge aussi.
"Et c'est repartis pour un tour, lance Sebrich.
- Je te le fais pas dire... renchérit Ayoju."
Pesme passe devant et observe l'iceberg :
"Mouais... Je le sens mal là...
- Je ne crois pas que cette Tour soit seule, elle est sûrement gardée, soupire Espéranza".
Sous un signe de Tchoucky, nous reprenons la route.
_________________
Ayoju :
A peine Esperanza avait-elle fini sa phrase qu'un bruit familier me parvint aux oreilles.
- Des bouboules ! annonçais-je aux autres.
On avança un peu et tout le monde pu voir les 6 MégaTanks qui gardaient la tour.
- On se fait une pétanque ? me demanda Sebrich.
- Manque plus qu'un cochonnet, répondis-je. Tu en as un toi ?
Nous nous étions arrêté pour discuter, mais pendant ce temps, le reste du groupe avançait toujours.
- Continuez comme ça, cria Pykar, et on commence la partie sans vous !
Cette remarque nous rappela à la réalité. A un tel point que nous nous retrouvâmes, Sebrich et moi, à courir au devant des MégaTanks, qui nous avaient justement remarqué.
- Que le match commence ! dis-je.
Le MégaTank de tête fut le premier à exploser. Normal, vu qu'il ne s'attendait pas à ce que je cours droit sur lui. Une explosion attira mon attention: Sebrich venait d'en détruire un second. Les autres MégaTanks ne firent pas long feu. Le reste du groupe nous avait rattrapé et s'en était occupé en quelques secondes.
- Déjà ? Je n'ai même pas eu le temps de m'échauffer ! se plaignit Pykar.
Tchoucky, Vivi et Espéranza restèrent perplexes.
- Ce n'est pas dans les habitudes de XANA de laisser aussi peu de monstres, annonça Tchoucky.
- Oui, continua Espéranza. Cela cache certainement quelque chose....
_____________________
Lysander :
Le blanc éclatant du territoire de la banquise contraste énormément avec les ténèbres que nous avions affronté il n'y a pas si longtemps. Les Mégatanks arrivent, et tout le monde se prépare. Je m'apprête à dégainer mon sabre, mais ma main ne rencontre que du vent. Depité, je me souviens que je l'ai perdu en combattant Ido, et d'après ce que j'ai écouté le territoire n'existe plus. J'ai l'air malin moi maintenant ! Un jedi sans sabre laser… il faut que ça n'arrive qu’à moi... Je crois que je l'ai pensé un peu trop fort, Tchoucky à un air embarrassé, et je sens une certaine moquerie chez Dadmax même s’ il essai de ne pas la montrer.

Je me concentre et fais apparaître des étincelles du bout de mes doigts. Je réalise seulement que je n'aurai pas besoin de m'en servir : les Mégatanks sont déjà pulvérisés.
Bien que un peu embêté par la perte de mon sabre, je me remis en route avec les autres. Cette petite bataille a redonné un peu confiance à tout le monde, même si toutes les blessure physiques que Ido nous avaient infligé ont disparues. Le goût amer de la défaite me restai encore au travers de la gorge… Non . C'était surtout le fait de ne pas avoir réussi à aider mes amis à un moment aussi critique.

Pykar, en tête de la marche, s'arrête soudainement. A quelques mètres devant lui, un gamin est apparu. Il dégage une aura de haine qui me donne le tournis. Deux silhouettes se distinguent derrière lui. Au fur et à mesure que je tente de dévisager leurs traits, ceux ci se font de plus en plus précis. Stupéfait, j'aperçoit une copie conforme de Dadmax et de moi même aux côtés du sombre inconnu.
________________
Pykar :
On en avait fini avec ces Mégatanks...
"Ouf! En route pour la tour."
On fonçait un petit peu quand soudain, il apparut :
Les yeux rouges, grand, avec sa cape noire. Je n'avais pas besoin de ne pas l'avoir déjà vu sur Lyoko pour le reconnaître...
Martin...
Martin Leroy...
Il était là, souriant d'un air narquois, et l'air encore plus puissant que jamais.
"Bienvenue, et félicitations pour être allés aussi loin. J'avais peur que les autres vous aient tués et qu'ils me privent du plaisir de le faire moi-même..."
Je pensai qu'on trouverait difficilement plus dur qu'Ido, mais Martin avait l'air lui aussi surpuissant.
"Ok, d'accord..."murmurai-je pour moi-même.
C'est alors que surgirent de derrière lui Dadmax et Lysander...
Je regardai derrière moi, pour voir que Dadmax et Lysander étaient aussi derrière moi.
Je fonçai sur l'autre Dadmax...
...qui se changea immédiatement en une copie conforme de moi-même...
"Oula!"
Je chargeai l'autre moi en espérant que les autres sauraient me reconnaître
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:48

Chapitre 22 : Les pouvoirs de Martin
Tchoucky :
Je regarde Martin qui me sourit d'un air goguenard. Malik s'est avancé vers les créatures, qui ont aussitôt pris sa forme. Les autres restent immobiles, interdits. Deux Malik et deux Pykar... Comment les distinguer ?
Les créatures fondent sur nos amis, qui esquivent leurs coups avec peine. Elles sont rapides et fortes. Malik et Pykar ont peur de frapper, ne sachant plus s'ils affrontent l'ennemi ou l'allié.
Je soutient le regard de Martin et lui rend son sourire.
- Que tout le monde ferme les yeux !
En entendant mon ordre, les autres me regardent interdit. Je leur souris.
- Avez-vous confiance en moi ?
- Bien sûr ! réponds un bel ensemble de huit voix.
- Alors fermez les yeux et laissez moi voir pour vous.
Sans plus discuter, il s'exécutent, et je leur envoie à tous ma perception du champ de bataille, et tout ce qui fait la différence entre nos amis, humains, sensibles, nerveux, et ces froides créatures qu'ils affrontent. Guidés par moi, toujours les yeux fermés, ils se déploient autour d'elles.
- Pas toi, Espéranza. Tu restes derrière moi.
- Mais...
- Tu restes ! dis-je fermement.
Tu ne comprends toujours pas. Je t'ai expliqué, pourtant.
Je sais, Espéranza. Mais nous avons fait tout ce chemin pour te donner une vie à toi, ce n'est pas pour que tu la risque inutilement.
Mais je ne cesse de te l'expliquer depuis près d'une heure. Tout ce que je voulais, c'était cesser d'appartenir à Xana, et rejoindre Kallisto. Maintenant, ce que je veux, c'est la protéger.
Et de quelle façon, Espéranza ? En risquant ta vie ? Tu as tout à découvrir. Kallisto a besoin de toi pour bien plus que cela. Elle est à la fois ta mère, ta sœur et ta fille. C'est de ton amour, qu'elle a besoin.
De mon amour...
Je soupire. Je n'ai pas le temps de m'attarder sur ce débat mental qui dure depuis près d'une heure. Je ne partage pas la méfiance de Pesme à l'égard d'Espéranza, mais je dois reconnaître que je le comprends. Comment réagit-on face à l'Inhumanité ? Comment lui explique-t-on ces notions si imparfaites que sont les sentiments ?
Entourées pas nos amis, les créatures polymorphes ont pris l'apparence de Sebrich et d'Ayoju. Le faux Sebrich déploie ses ailes noires et s'échappe de la mêlée en prenant son envol, donnant au passage de grand coup de sabre que Kall et Lys parviennent à esquiver. Ils n'ouvrent toujours pas les yeux. Ils me laissent les guider. Pesme lance une de ses lames dans la direction que je lui ordonne. Le faux Sebrich, touché, vacille et va s'effondrer sur le sol. Cependant, Ayoju affronte son double, lame contre lame. Je dirige Pykar et Malik contre le polymorphe, qui recule imperceptiblement... Change de forme, et prend celle de Pesme.
Je remonte le regard vers Martin.
- Ne me dis pas que tu essayes de me troubler par des méthodes aussi naïves !
Le polymorphe blessé est également en train de se transformer. C'est Vivi, qu'il copie à présent. A genoux, il commence à créer un essaim de frôlion.
- Cette fois, Espéranza, tu peux intervenir. Mais reste à distance. J'aurait du mal à gérer le combat, sinon.
Espéranza lève la main, et les frôlions ennemis se détruisent au fur et à mesure qu'ils approchent de mes compagnons. Le faux Pesme pose des difficultés. Il est puissant, très puissant. Il lance ses lames aussi vite que la pensée. Un instant de distraction de ma part, un seul, et quelqu'un n'aura pas le temps d'esquiver. Il faut que je l'oblige à changer encore de forme.
Je me précipite sur le terrain. Les autres, toujours paupières closes me laissent passer. Je me précipite sur le faux Pesme, qui me regarde venir d'un air un peu interdit. Je souris. En copiant nos pouvoirs, ces choses copient aussi nos faiblesse. Une boule de feu apparaît dans ma main. Bon, il n'est pas question d'hésiter, ce n'est pas lui. Il lui ressemble beaucoup, mais c'est juste une créature de Xana. Mon projectile l'atteint en pleine poitrine. Seigneur, ça m'a quand même fait un coup au cœur ! Je ne vais pas me faire avoir par les pièges stupides de Martin, quand même !
Le polymorphe se métamorphose, il diminue, se couvre d'écailles, de griffes, de long cheveux bleus... En quelques secondes, me voici face à moi-même. Je m'observe... Je suis assez jolie, si ce n'est cette lueur meurtrière, dans mon regard. Une boule de feu apparaît dans ma main ainsi que dans celle de l'autre. Nous restons à nous toiser. Je me connais suffisamment pour savoir qu'elle n'attaquera pas. Elle va attendre que je vienne et profiter de mon attaque pour m'abattre. Et si elle est aussi têtue que moi, elle pourra rester là des heures, sa boule à la main, sans faire le premier pas. Il faut pourtant que je la force à le faire...
Mais il n'y a bien qu'une chose qui pourrait... Et je ne sais pas si j'en suis capable.
Elle me regarde avec ses yeux bleu gris, si semblables aux miens. Elle m'attend. Il faut y aller.
Pesme, je vais faire quelque chose de très bizarre, mais je t'en supplie, fais moi confiance.
Que... Quoi ?
Je concentre mon énergie et me retourne vers Pesme, le bras levé, prête à lancer ma boule de feu sur lui. Ayoju rouvre les yeux en poussant un cri.
- Tchoucky ! Qu'est-ce que tu fait !
Mais l'autre a été plus rapide. Oubliant toute stratégie, impulsive, elle se jette sur moi, tord le bras qui tiens la boule de feu, pour sauver Pesme. Elle ne se protège plus. Je n'ai plus qu'à lever l'autre main, pour sectionner l'artère jugulaire de mes griffes acérées.
Je vois mon visage s'agrandir de stupeur, et mes yeux bleu gris deviennent vitreux. Lentement, l'autre se pixelise et disparaît. Je reste face à ce visage, si semblable au mien, qui s'efface peu à peu.
Je suis tombée au sol dans mon élan. Je suis sonnée. Lys s'agenouille près de moi.
- Ca va, Tchoucky ?
- Comme quelqu'un qui vient de se tuer soi-même.
Je relève les yeux, soudain. L'autre polymorphe est en train de marcher sur Espéranza. Il a pris la forme de Kallisto. Espéranza le regarde s'approcher, la main levée. Elle hésite pour la première fois.
Elle hésite. Elle doute. Je peux donc enfin pénétrer son esprit. Je lui envoie ma vision, je la fait voir avec mes yeux.
Ce n'est pas Kallisto, Espéranza. Ce n'est pas elle.
Un imperceptible mouvement de main et le polymorphe disparaît. Espéranza tourne un regard presque affolé vers nous, trouve la vraie Kallisto puis me regarde.
Je crois que je suis en train de comprendre, Tchoucky.
Bienvenue parmi les humains et la complexité de leurs sentiments.
Ayoju s'est redressé, et fait face à Martin.
- Bon. Où en étions nous ?
____________________
Pykar :
Les deux monstres polymorphes sont morts...
"Cool!"
Il ne restait plus que Martin...
Il nous regarde avec un sourire genre "Vous l'aurez voulu, je vais m'occuper de votre cas moi-même..."
Il était resté hors du combat pendant tout ce temps, donc, il n'avait pas trop de blessures.
En guise d'introduction, il tendit son bras en avant, murmura une quelconque formule que je n'entendis pas très bien...
Je vis apparaître quelque chose à l'autre bout du petit terrain...
"GAFFE!"
Les autres s'écartèrent à temps: Une gigantesque entaille fut tracée sur le sol, comme si une épée géante avait fendu l'air juste à ce niveau là. Si les autres étaient restés, ils seraient sûrement tranchés en deux à l'heure qu'il est...
"Bon, je suis prévenu, au moins..."
Il tendit la main, et une entaille se traça dans le sol. Elle partait pile dans ma direction.
"WOAH!"
Je me jetai sur le côté, évitant de justesse le coup...
Il commençait déjà à lancer des "épées" aux autres...
"Continuez de bouger sans arrêt !" fis-je.
_______________________
Malik :
Ah! Ah! Enfin un adversaire intéressant, Martin Leroy. Il fit, d'un geste, une grande entaille dans le sol. Il veut jouer à la magie? Il ne peut y avoir qu'un sorcier ici (je ne compte pas Vivi, c'est une amie), donc, Martin doit mourir. Je me lançai à l'assaut. Arrivé à 3 mètres de lui, je sentis ma force me quitter, je reculai alors. Les autres se lançaient à l'attaque de front.
- C'EST INUTILE, criai-je, IL PEUT VOUS AFFAIBLIR CONSIDERABLEMENT.
Frein activé direct, tout le monde fit marche arrière.
Je pris fermement mon bâton et me lançai à l'assaut de Martin avec le peut d’énergie qu'il me restait…
Un éclair traversa le champ de bataille, il vint exploser sur Martin.
- OUAIS, je l'ai eu ce sale type.
la fumée s'évapora et ... Martin n'avait rien!!! Il se déplaça à une vitesse vertigineuse, d'un coup, il fut derrière moi. il commença à réciter une incantation.
- Désolé, on peut s'entendre, tu sais, j'aime le mal, je peux me joindre à toi (je suis fayot).
Rien n'y fit, il récitait toujours son texte.
Soudain, il fut déconcentré, Ayoju venait de lui mettre un coup de queue, j'eu juste le temps de m'échapper qu'il revenait à l'assaut. ce combat était dur, très dur...
_________________
Ayoju :
Ne pas s'approcher de Martin, OK. Sauf que je ne peux pas attaquer à distance moi ! Malik avait lancé un éclair sans succès. Une demi seconde plus tard, Martin était derrière lui. Peu importe s'il ne fallait pas s'en approcher, je devais agir. Je me téléportai et attaquai avec ma lame caudale. Je voulu l'attaquer une seconde fois, mais je me sentais faiblir secondes après secondes. Martin se tourna vers moi.
- Toi, le minou, tu m'énerves !
Il tendit le bras vers moi. Une étrange sensation m'envahit, mais je ne remarquai rien de spécial.
- Que m'as tu... allais-je lui demander.
J'interrompis ma phrase quand je vis ce qui montait sur mes jambes : Des dizaines d'araignées, venues de nulle part. Paniqué, je me mis à m'éloigner de lui en courant, me frappant le corps afin de me débarrasser de ces bestioles. J'avais beau me téléporter, elles étaient toujours sur moi. Je n'y comprenais plus rien. J'avais l'impression de vivre un cauchemar.
- Enlevez moi ces saloperies ! criais-je aux autres.
______________________
Dadmax :
Je suis des yeux Martin qui vient de réapparaître derrière Malik. Ayoju le frappe et Martin lui fait face. Une chose étrange se produit alors. Ayoju se met à gesticuler dans tous les sens, à se téléporter. Il s'écrie:

- Enlevez moi ces saloperies!

'De quoi parle t-il?'
Je cours vers lui en sentant le regard de Martin se poser sur moi. Je suis sur le point d'atteindre Ayoju lorsque que je sens une présence qui me glace le sang. Je pivote lentement sur moi-même et recule d'un pas, les yeux agrandis par la terreur. Une main surgit de la mer numérique et s'accroche au bord du territoire. Une main suivie d'un avant bras ganté d'un métal noir. Sous mes yeux horrifié, Aloth se hisse et prend pied sur la glace. Je recule à nouveau d'un pas.

- Non! C'est…c'est impossible!

Il s'avance vers moi avec un regard de haine et me lance d'une voix sèche:
-Sale traître. Je te faisais confiance. Sale traître.

Je recule de plus en plus, oubliant les autres, ne pensant même pas à me servir de mes pouvoirs.
'Ho mon dieu.'
_____________________
Sebrich :
On avait Martin devant nous, faisant comme si c’était lui le patron. Si j’avais une barre de fer à la main, il ferait moins le fier. Mais c’est vrai que c’est plus pratique un sabre bien coupant. Je me préparai à l’attaquer, espérant que cela sera plus palpitant que la dernière fois, et Ayoju s’enfuit devant lui en criant :
-ENLEVEZ MOI CES SALOPERIES.
Là, j’en avait ras le bol. Je me dirigeai droit vers lui, puis lui foutu une baffe digne d’une actrice de « sous le soleil » ou un autre bêtise du genre.
-Quoi, fis-je en le regardant à terre, ne me dis pas que pour le combat crucial, tu te défiles ?
-DES ARAIGNEES , DES CENTAINES D’ARAIGNEES, criait-il.
-Quoi ? Où ça, où ça ? dis-je précipitamment. J’ai horreur de ces trucs.
-Elles… elles ont disparus, répondit-il.
Je regardais partout autour de nous, puis je me tournis en direction d’Ayoju.
-Dis, tu te foutrais pas un peu de ma poire par hasard ?
-Seb, dis Lysander à quelques mètres derrière moi, je crois que Ayoju a vu la chose dont il a le plus peur.
-Ben, ça nous fait un point commun alors. Et comment ça se fait qu’il ai vu ça ?
-C’est sûrement Martin qui a fait ça.
-Ho mon dieu.
Je me tourne vers Dadmax qui reculait, l’air horrifié.
-Et ben tien, voilà la série qui continue.
Et en me tournant vers Martin, je vis qu’il tendait la main dans ma direction, un sourire mauvais aux lèvres.
-Oh oh.
Je sentis comme une impression de lourdeur de l’air. Je portai mes mains à ma gorge. Je respirai encore, mais ma tête me dicta que je ne savait plus respirer. Mourir étouffé, je n’ai jamais aimé. Se noyer alors que l’air n’était pas loin au dessus de nos têtes, cela donnait une désagréable impression d’impuissance. Et je mis à genoux, suffoquant au milieu d’une bataille.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:48

Chapitre 23 : les pouvoirs de Vivi.
Lysander :
Les clones ont disparus grâce à l'étonnante intervention d'Esperanza et à la ruse de Tchoucky.
La force de Martin est surtout brutale, quelque chose cloche. Visiblement, il n'utilise pas toute sa puissance.
Ayoju s'écarte de la bataille, complètement apeuré. Je le regarde. Ca ne lui ressemble pas de fuir ! Sebrich s'approche de lui et lui envoie une gifle magistrale.
Je commence à comprendre, ce sont des illusions que Martin créé pour l'effrayer ! Le temps d'en aviser Sebrich, je perçoit un grand trouble chez Dadmax. J'essaye d'atteindre son esprit. Je peux y lire clairement le doute, la peur et un sentiment de panique grandissant. Puis mon attention est attirée par Sebrich à genoux, en train de suffoquer.
La situation devient compliquée. Tchoucky et Pesme tentent de s'approcher de Martin, mais de nouveaux polymorphes surgissent. Je me concentre sur l'esprit de Sebrich qui est de plus en plus critique.

Je m'immisce dans son cauchemar. Tout est y semblable que sur Lyoko sauf qu'il n'y a plus personne. Il est seul. Je regarde Sebrich droit dans les yeux, je lui fait comprendre que l'air que nous entoure n'est pas nocif. S’il ne veut plus se faire avoir par les illusions de Martin, il doit s'en sortir seul. Toujours en train de suffoquer, il n'a pas l'air de comprendre où je veux en venir. Seb, tu ne peux pas mourir d'asphyxie sur Lyoko, c'est impossible ! Il n'y a pas d'air !
Ma phrase a l'air de l'avoir fait réagir. Il se redresse, inspire un grand coup et expire violemment, comme pour dégager quelque chose de coincé dans sa gorge. Je m'extirpe de son esprit.
Je ne perds pas de temps et recommence la même opération avec Dadmax. Comme pour Sebrich, le lieu est identique, mais au lieu d'être seul, Dadmax est attaqué par Aloth qui le combat avec frénésie, enchaînant coups de poing et coups de pied. Dadmax, qui est paralysé de peur, ne réagit même plus.

Je m'approche des combattants. J'apparais à leurs yeux tel une apparence fantomatique. Aloth ou plutôt une sorte de souvenir, ne me vois même pas. Je chuchote aux oreilles de Dadmax :
- Secoue-toi ! Aloth n'est plus, tu l'as déjà vaincu une fois. Il ne peut plus venir te terrifier. Tu dois le battre là où c'est le plus difficile, dans ta tête !!!
Bien qu'il n'ait aucune réaction, je sens que je l'ai troublé.
- Comment ? Comment faire pour le tuer ? J'ai tout essayé ! Je suis même mort !
Il est résigné, ça s'entend.
Je me concentre un peu plus, et cherche dans son esprit la "scène" où il détruit Aloth. Je la trouve sans trop de difficultés et je fait en sorte que ce souvenir remonte en lui.
Visiblement ça marche, il reprend un peu confiance. Le Aloth créé par Martin vacille. Il s'estompe lentement. Plus Dadmax reprend courage en lui, plus le cauchemar s'efface.

Je quitte ma forme spectrale et reprend possession de mon corps, Sebrich s'est joint à Tchoucky et Pesme qui affrontent les nouveaux polymorphes. Vivi , Kallisto , et Pykar se regroupent pour prêter main forte aux autres. Je me joins à eux.
Dans la confusion, personne n'ose attaquer son voisin de peur de toucher un ami. Comme la première fois, nous fermons tous les yeux, Tchoucky se concentre pour nous indiquer lesquels sont les ennemis, et lesquels sont les alliés.
Grâce à elle, je perçois les répliques avec netteté. Soudain, la connexion télépathique s'affaiblit et disparaît.
Je rouvre les yeux pour voir une "Vivi", main sur l'épaule de Tchoucky qui a glissé à terre, désormais inconsciente. Trois Pesme, (dont le vrai, je suppose), fous de rage, détruisent le clone responsable.
Je me reconcentre et me focalise sur les "auras" des polymorphes que j'ai gardé en mémoire. Sans Tchoucky, le combat risque vite de tourner à notre désavantage.
Un peu en retrait, je rentre dans une demi-transe, je m'approche de l'esprit d'un de nos ennemis, je l'oblige à attaquer ses ailes. Je rouvre les yeux pour voir un "Malik" se faire arracher le bras par un "Sebrich", une "Kallisto" carbonisé par une boule de feu d'une "Tchoucky" qui vient de prendre forme.
Martin regarde de loin le carnage, sans comprendre. Mes véritables compagnons profitent de la scène, agrémentée par les commentaires de Pykar.
Des quatre polymorphes, deux survivent. Ils commencent à changer de forme. Sebrich lance son sabre, qui transperce le premier monstre et le fait disparaître, Pesme crible le second avec ses lames acérées.

Nous nous retournons vers Martin. Il a un regard mauvais. Il écarte les bras et commence une incantation. L'incantation de destruction.
___________________
Espéranza :
Il va les détruire. Je le comprends en quelque seconde. Il va les détruire et je n'ose plus bouger. Il y a de nouveaux mouvements en moi, tous plus contradictoires les un que les autres. Je veux sauver Kallisto, mais je veux aussi préserver ma vie, pour mieux veiller sur elle. Que dois-je faire ?
Je coure vers Vivi et Malik, qui, retirés à l'écart tentent vainement de ranimer Tchoucky.
- Vivi, Martin est en train de prononcer son incantation de destruction.
Vivi relève la tête. Trop obnubilée par la nécessité de réveiller Tchoucky, elle avait cessé de prendre garde à ce qui se passait sur le terrain. Elle se redresse et crie quelque chose.
Par bonheur, l'incantation qui protège est bien plus courte que celle qui détruit. Une bulle d'air doré entoure chacun de nos amis, tandis que le souffle annihilant fait disparaître la glace autour d'eux. Anonnant à toute vitesse, Vivi recrée un plateau de glace sur lequel il est possible de se battre. Martin se tourne vers elle et tente de l'affaiblir par son incantation qui prend l'énergie. Mais la bulle d'or qui entoure chacun des Lyokofans est une protection sûre.
- Surtout, crie Lysander au loin, ne le regardez pas dans les yeux. Sans quoi, il réveillerait vos pires cauchemars
N'ayant plus d'autres recours, Martin se tourne vers les pics de glace qui se dressent derrière lui. Il prononce une nouvelle incantation, et aussitôt, la glace s'anime pour former de nouveau polymorphes. Deux. Puis quatre. Puis six...
Je me tourne vers Vivi :
- Tu dois avoir un pouvoir équivalent à celui-là.
- Moi, me répète-t-elle.
- Tu n'as donc pas vu ? Martin possède les même pouvoirs que toi, mais dans le sens inverse. Tu peux plonger ce que tu touches dans un sommeil qui guéris, lui peut plonger ceux qu'il regarde dans un cauchemar éveillé. Tu peux créer, lui peut détruire. Tu peux protéger, lui peut affaiblir. Et s'il a le pouvoir de créer de la vie à partir de la glace...
- Je devrai pouvoir créer le la glace à partir de la vie, achève Vivi.
Elle regarde le terrain. Les polymorphes sont facile à reconnaître, à présent. Ce sont ceux qui ne possèdent pas d'aura protectrice.
- Je n'y arrive pas. Je n'ai pas de formule, pour ça. Je n'en trouve pas.
- Parce que tu as peur. Détruire, pétrifier, c'est un pouvoir dont tu ne veux pas. Concentre-toi. C'est le seul moyen de sauver nos amis.
Je la sens hésiter, elle ne parvient pas à venir à bout de sa réticence. Malik se joint à moi.
- Fait un effort, Vivi. Tu peux tous nous sortir de là !
Elle ferme les yeux et cherche.
Je ne peux rien de plus qu'attendre. Mais l'attente fait naître en moi des pensées compliquées. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. La créature que j'ai tué n'était pas Kallisto, je le sais, mais j'en suis remuée jusqu'au fond de moi-même. Je ne sais pas comment assumer cela.
__________________
Kallisto :
Des monstres polymorphes ! Rien que ça ! Voilà une manière bien de chez Martin pour nous désorienter.
Je suis restée en arrière pendant le début du combat mais maintenant que Espéranza deviens de plus en plus humaine... Les monstres qui me font face ont désormais repris les formes respectives de Sebrich et de Lysander. Heureusement, nous avons enfin le moyen de les distinguer de nos vrais amis. Heureusement qu'ils ne prennent que nos formes. Si ils se mettaient à prendre les formes de...
Enfin bref ! Je m'avance et évite le faux Lysander et son sabre laser. Un saut périlleux arrière et j'atterris sur le double de Sebrich, boulette ! Il essaye de me transpercer avec son sabre. Je me téléporte plus loin. Finalement, après quelques pirouettes et esquives, Pykar touche le faux Lys qui disparaît... J'appelle Vivi pour qu'elle crée des Frôlions. Nous avons besoin de renfort pour contrer le faux Sebrich. Mais elle semble concentrée sur quelque chose. Espéranza et Malik se tiennent près d'elle, et ne prenne plus garde à nous. Mais qu'est-ce qu'il font ? Il va falloir nous débrouiller tous seuls.
Martin Leroy est allé se poster sur le dessus un iceberg. Il est entouré d'une aura protectrice rouge comme la Tour. Je le fixe... et dire qu'il y a peu c'était un enfant sans un savoir ni une compréhension. Je le revois chanter sur la Star Ac' avec mon couteau à la main... Quelques bruit suggestif m'informe que Sebrich et Lysander ont vaincu le polymorphe qui reprend la forme de Vivi et forme des pieuvres avant de disparaître. L'autre polymorphe lui, sous la forme de Pesme, s'attaque au vrai Pesme et à Dadmax. Un coup cinglant dans mon dos m'indique la forme du polymorphe nouvellement créé... Dadmax.
"Bon, les répétitions, je commence à en avoir jusque là moi ! Je hurle à ce double. Va voir ailleurs !"
Le double me fixe d'un regard éteint, un regard mort. Qui me rappelle étrangement... Pas envie de réfléchir ! Je fonce sur cette copie qui copie ma téléportation, se place derrière moi et m'assène un violent coup de pied. J'essaye de l'attraper mais la copie me donne des coups à répétitions.
"Sale double !!! Retourne d'où tu viens !!!"
Je me mets à tourner sur moi-même, mes cordes tournant autour de moi à une vitesse fulgurante, le double se fait toucher deux ou trois fois puis disparaît. J'étouffe un 'ouf' et me retourne pour aider Sebrich et Pykar sur les pieuvres de la fausse Vivi.
’Commence à me fatiguer... A quand les 35 heures sur Lyoko ?
______________________
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:49

ChaoticPesme :
J'ai voulu m'attaquer directement à Martin. Chaque fois que je l'approchais, il me repoussait avec son pouvoir de destruction. J'ignorais pourquoi, mais j'avais refusé que l'on me protège à l'aide d'un sort de Vivi (en fait, j'étais resté juste assez longtemps en place, pour que ce sort me distingue de mes clones), malgré tout, j'étais quasiment immunisé contre la plupart des sorts de Martin. Sans doute, était-ce parce que j'étais déjà mort une fois. Mais le problème était cette sorte de champ de force à polarité négative avec lequel il se protégeait de toutes nos attaques physiques. Il valait mieux dans ce cas le frapper d’une manière plus subtile, et à bonne distance. Je fis un bond en arrière pour m'éloigner de lui, et profitais du premier instant de distraction de sa part pour sortir trois petites lames de ma main droite, et les lançai sur Martin. Elles vinrent à toute vitesse se planter dans son armure sans le blesser. Il rit dès qu'il s'en aperçu.
- Je te croyais plus malin que ça Pesme ! Ce n'est pas tes petits jouets qui vont m'arrêter !
- Ces "petits jouets", non, mais peut être ce qu'ils vont devenir !
Bloody Slash
Je fis un geste sec de la main, comme pour donner une gifle. Mes trois lames plantées dans la protection de Martin se mirent à scintiller brièvement d'un bleu azur avant de soudainement s'agrandir de 2 mètres, transperçant ainsi de part en part le sorcier noir.
Il y eu un blanc de quelques secondes dans la bataille, le temps que j'aille vérifier le cadavre présumé afin de confirmer notre victoire. Mais je m'aperçus rapidement que mes lames avaient disparues, l'armure de Martin était intacte.
Je n'eu pas le temps de faire volte face pour prévenir mes amis qu'il se releva en un éclair, et sépara l'iceberg en deux, ne laissant qu'un gouffre béant entre nous, et précipitant prématurément quelques monstres de Vivi dans le vide. Je sentis bientôt que je perdais mon équilibre, la glace se dérobant sous mes pieds. Je commençais une chute vers un abîme dont je ne pouvais voir le fond, me rattrapant au dernier instant à l'aide d'une lame transformée en épée que j'enfonçais aussi profondément que possible dans l'épaisse couche de glace... il me fallait de l'aide, et vite...
_______________________
Dadmax :
Je me relève. Quand Lysander m'a libéré, je suis tombé à genoux. Je me dresse et m'élance dans le combat. Je frappe tous les clones, quelles que soient leur apparence. Je m'approche peu à peu de Martin. Il commence alors à marmonner et j'entends Esperanza dire ou penser que c'est la formule de destruction. Je commence à rassembler mes forces pour me protéger tout en tendant l'oreille, mais soudain un champ de force nous entoure et le territoire disparaît pendant un instant.
'Heu...impressionnant quand même.'

Je recommence à avancer vers Martin quand je vois Pesme s'attaquer à lui. Je m'arrête et me concentre. Mes brassards se mettent à luire et je sens un nouveau pouvoir me parcourir. Je répète alors fidèlement les paroles que Martin à prononcées plus tôt. L'énergie s'accumule en moi alors que je continue de réciter. Je lève les bras vers Martin.
'Ca va me pomper toute mon énergie ça.'

Je m'apprête à lancer le "sort", lorsque Martin fend le glacier en deux et Pesme tombe dans le vide. Je stoppe mes incantations. Il est toujours en vie, je le sens. Mais il ne le restera pas longtemps.

- Et M****!

Je bondis vers Martin. Dirigeant toute l'énergie accumulée, je lui assène un violent coup de pied qui le projette à quelques mètres de là. Je me jette littéralement à terre et tend le bras vers Pesme, puisant mes dernière ressources pour copier une corde de Kall.

- Pesme! Accroche-toi!
___________________
ChaoticPesme :
Une corde... je crus d'abord que c'était Kallisto qui avait pris le risque de s'aventurer au-dessus de ce gouffre, mais j'entendis la voix qui était celle de Dadmax. Tant pis, je du abandonner ma lame sur place pour me hisser jusqu'au bord du précipice, ce n'était pas grand chose, mais mes armes et moi étions liées, cela me faisait comme si j'abandonnais une partie de moi même. Mon regard croisa celui de Dadmax... je pus lire dans ses yeux que toute trace, même infime d'Aloth en lui avait disparue, il était vraiment redevenu comme avant, avant que ce programme assassin ne s'empare de lui. J'eus un peu de mal à ravaler ma fierté, moi qui le considérais encore un peu comme un « ami qui n'en était plus vraiment un », je ne pus lui dire qu'un seul mot, mais qui voulait beaucoup dire :
- Merci !
- T'aurais fait la même chose !
C'est vrai, mais il a peu de temps, je me demande si je l'aurais fait aussi...
____________________
Pykar :
Pesme est sauvé de justesse par Dadmax. Ouf! Toutefois, ce combat commence à s'éterniser...
"OK, tant pis pour les conséquences…chargez!!"
Je pris pour cible un des polymorphes qui se changea en une copie conforme de moi-même...
"CHARGEEEZ!!!"
Il se mit a courir vers moi lui aussi...Il leva ses lames à ma portée...
SWING - CLASH - DANCE - SEPARATE - SWING - CLASH - SPIN - CLASH - LOCK - TWIRL - SEPARATE
Ca dura encore comme ça pendant environ sept secondes...
...puis, je fis une roulade qui me fit arriver derrière lui...Un quart de seconde plus tard, il n'avait plus de tête. Le reste de son corps se dévirtualisa.
"Hipi ki yay!"
Je ne pus m'empêcher de faire ce commentaire avant de me jeter de nouveau dans la bataille.
______________________
Vivi :
Asté… Asté aro… Non, ce n’est pas ça. Impossible d‘y arriver. Un pouvoir qui change la vie en glace. Rien que d’y penser, elle en frissonne. Asté.. Asté…
Les bruit de la batailles la trouble, l’empêchant de se concentrer. Et les incantations de Martin l’embrouille. Asté aroles entaé… Quelle est la suite ?
Tchoucky gît toujours à terre. Elle s’agite dans son sommeil. Malik, penché sur elle la secoue sans parvenir à la réveiller. Asté aroles entaé na ba…
Des pieuvres, créées pas les « Vivi » artificielles s’avancent vers eux. Espéranza les détruit au fur et à mesure qu’elles approchent. Asté aroles entaé na ba… Il manque un mot, juste un. Soudain, l’un des polymorphes qui affronte Kallisto (la vraie) prend la forme d’Espéranza. Elle lève la main pour détruire, mais la vraie Espéranza est sur elle en quelque enjambées, lui immobilise les mains et l’entraîne hors du champs de bataille.
Espéranza s’éloigne de plus en plus. Entaé.. Plus qu’un mot bon sang.
Asté aroles… Deux cordes soudain lui saisisse la gorge. Une Kallisto vient de surgir près d’elle. Deux Ayoju entourent Malik, qui tient toujours le corps inerte de Tchoucky dans ses bras. Asté aroles entaé na ba djérof !
- Asté aroles entaé na ba djérof !!!!
Elle a crié ces mots à moitié étranglée. Aussitôt la sensation d’étouffement disparaît. Elle se retourne. La « Kallisto » est devenu glace, ainsi que les deux Ayoju.
- Tu as réussi Vivi ! S’exclame Malik.
- Oui… Oui.
C'est fait. La formule est trouvée. Le pouvoir de changer la vie en glace. Elle le tient entre ses main. Et à présent, il faut faire usage de ce pouvoir, de ce pouvoir-là... Parce qu'il faut faire reculer Martin.
D’un pas ferme, elle s’avance sur le champ de bataille. Tant pis pour les scrupules, la peur. C'est à elle, maintenant, de changer la donne, de faire tourner la roue.
- Asté aroles entaé na ba djérof !
Polymorphes et pieuvres retournent à leur aspect de glace au fur et à mesure qu’elle avance. La bataille se fige sur son chemin. Elle avance comme un souffle d'air glacé, ce genre de souffle d'hiver qui crée des étoiles sur les vitres, tant leur froid est saisissant.
- Asté aroles entaé na ba djérof !
Elle ne l'a prononcé que deux fois. Ca a suffit. Martin se retrouve seul. Maintenant, il tend la main vers elle.
- Si je dois perdre, tu tomberas avec moi.
Vivi regarde ses mains. Elle s’est avancée sur le champs de bataille sans s’entourer d’un halo de protection, et plus le temps d’en faire une. Martin commence déjà à formuler l’incantation de destruction :
- Masténa mor esté…
- Asté aroles entaé na ba djérof ! Hurle Vivi
Le reste se passe très vite. Le corps de Martin se fige, se couvre d’un épaisse couche de glace, pendant que le sol se fissure au pied de Vivi qui trébuche, perds l'équilibre.
-Vivi ! Gaffe !
Deux bras la saisissent par la taille, ceux de Dadmax. Il bondit, et l'entraîne sur l'autre côté du ravin tandis que le sol continue à se fendiller. Dans sa hâte il heurte violemment la statue figée qu'est devenu Martin. Celle-ci bascule dans la faille, et disparaît dans la noirceur des flots numériques.
Le sol s'arrête aussitôt de trembler. Vivi par contre, est secouée de frissons.
- Ca va ? lui demande Dadmax.
Sans répondre, Vivi enjambe les crevasse et retourne à l'endroit où est allongée Tchoucky, qui reprend connaissance.
- Tchoucky ! Tu sens encore la présence de Martin ?
La jeune femme aux écailles bleues fronce les sourcils.
- Non. Je ne le sens plus. Vous l'avez...
- Non ! Crie Vivi. Enfin... Pas exprès.
- Du calme. On avait pas le choix. Allons désactiver cette tour, à présent.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:50

Epilogue(s) :

Dadmax :
C'est fini. Et cette fois bien fini. Je récapitule mentalement: Aloth est mort, Ido est mort et Martin est mort. Il ne reste plus que Xana, et si j'ai bien compris, il ne survivra pas au retour dans le passé.
Nous nous dirigeons tous vers la tour. Alors que nous sommes à une dizaine de mètres d'elle, une véritable tempête s'agite dans ma tête.
' J'y ai renoncé une fois et ça ne m'a servit à rien. Je ne vais tout de même pas renouveler mon erreur.'

Vivi entre tranquillement dans la tour. Je l'entends presque s'avancer sur la plate-forme. Je n'ai plus beaucoup de temps.
'Bon sang, j'affronte Aloth, Ido, super Martin Leroy et je suis incapable de dire trois mots. Allez on respire et on y va.
Je m'approche de Kallisto. Elle fixe la tour. Je l'appelle d'une voix calme mais plus douce que d'ordinaire:

- Ca va Kall?
- On va rentrer chez nous et on a sauvée Esperanza. Alors ça ne peut pas aller mieux.

'J'espère que si.'

-On rentre, oui. Mais avant il y a un truc que je dois mettre au point.

Je me place face à elle et dépose un léger baiser sur ses lèvres. Elle reste immobile. Je me recule légèrement et lui lance un regard interrogateur.

- Je t'aime Kallisto.

Je continue de l'interroger du regard.
' Fais quelque chose, dis quelque chose mais s'il te plaît ne reste pas immobile.'
_____________________
Kallisto :
En temps normal, je me serais enfuie. Mais voilà, j’adopte la position «Bloc de glace» qui est bien plus difficile à tenir. Je reste immobile croyant peut-être me fondre dans le paysage.
Fuir, fuir... Tu ne pense qu'à ça ! Affronte ! Et parle !
Je brise le silence (glacial) qui s'était installé :
"Je t'aime Dadmax"
Un sourire passe quelques secondes sur mon visage. J'expire intérieurement. J’ai avoué.
Je regarde la Tour en coin : Vivi est sûrement en train de monter sur la deuxième plate-forme . On va rentrer chez nous, oublier les ennemis qui nous ont pourri la vie et penser à autre chose que Lyoko et XANA. Mais que va devenir Espéranza ? Encore une question qui s'incruste dans ma tête...
_____________________
ChaoticPesme :
Ca y est, le cauchemar était fini, ces instants de tristesse, de désespoir, de haine, tout cela ne seront que de mauvais souvenirs une fois revenus dans le passé. Nos plus grands ennemis étaient vaincus pour de bon. Pourtant, je n'éprouvais aucune joie, mon air grave ne voulait pas se détacher de mon visage, il me collait à la peau. La vision de Dadmax faisant ce qu'il devait bien finir par arriver avec Kallisto devrait pourtant me réjouir, mais rien à faire. Tchoucky s'avança vers moi, elle me regarda dans les yeux. "Qu'est ce qui ne va pas ? Parles m'en !" est la question que je lis dans son regard. Je ne sentis pas sa présence dans ma tête, elle voulait savoir de ma propre bouche se qui me tracassais.
- Ne t'en fais pas, c'est rien...
- Pesme, tu peux tout me dire, tu le sais ! Je te connais suffisamment pour savoir quand tu as un problème !
J'hésite en quelques instants, puis...
- C'est Martin...
- Il est mort, qu’est ce qu’il te faut de plus ?
- Là dessus, pas de doutes ! Mais justement : ce n'était pas comme tuer un monstre de XANA, ou une créature malfaisante comme Ido, ni comme ce que Dadmax a dû éprouvé quand il s'est débarrassé d'Aloth... Martin était un humain, un garçon perturbé... pour une fois, j'aurais voulu que l'on trouve autre chose que le combat.
- J'ai l'impression que ce n'est pas ça qui te dérange le plus !
- Tu as raison... il était aussi très jeune... normalement, tout le monde aurait droit à une seconde chance...
Elle vit que je commençais à devenir nerveux, elle enroula ses bras autour de mon cou, pour me rassurer, me dire que c'était fini. Il n'y aurait plus de XANA. Plus de danger autre que ceux de la vie...
______________
Tchoucky :
Bien sûr, je ne peux rien faire de plus. Rien faire que l'embrasser et lui envoyer des pensées apaisantes. Je sais très bien qu'il a raison. Mais je sais aussi qu'on ne pouvais rien faire d'autre. Rien ne serait arrivé si j'avais choisi de tuer Martin, la première fois, au lieu de lui supprimer son intelligence. Pourquoi ne l'ai-je pas fait ? Parce que, comme vient de le dire Pesme, tout le monde à droit à une seconde chance et que j'ai voulu la lui laisser. Il pouvait choisir de vivre. Je lui avait laissé suffisamment de conscience pour qu'il fasse ce choix.
Mais ça, bien sûr, je ne peux pas le dire à Pesme. Il est bien assez nerveux, comme ça. C'est la première fois que je le vois si fragile. Et je ne l'en aime que plus.
Tchoucky ! Je suis prête à composer le code ! appelle Vivi dans ma tête.
Je me détache Pesme pour regarder Espéranza.
- C'est le moment, Espéranza. Il faut que tu quittes Lyoko.
Espéranza sourit.
- Merci. Merci à tous.
Kallisto s'avance.
- Tu sais où aller, au moins ?
Le visage blanc et presque translucide s'illumine d'un sourire.
- On se reverra, Kallisto. Très bientôt.
Elle nous regarde tour à tour, son regard est comme une eau fraîche et apaisante.
- Adieu. Je ne vous oublierai jamais.
Elle s'approche d'un câble de Xana, le saisit et disparaît.
Et voilà. C'est terminé. Il va falloir retourner dans cet hôpital, devant ces infirmières...
Maintenant, Vivi, vas-y.
La sphère blanche jaillit de la tour et nous inonde...
*
**
*
Il fait froid, dans ce taxi.
Le chauffeur range son véhicule sur le bas côté et se tourne vers moi.
- On y est, ma petite dame. C'est la dernière clinique de Valence. Après, il n'y en a plus aucune. On pourras faire le tour des cabinets de dentistes, si vous voulez.
Je le regarde d'un air éberlué. Que fais-je ici ?
- Eh ! Demoiselle ! Vous allez bien ?
Je jette des coup d’œil autour de moi. C'est impossible ! Je suis revenue à Valence. Les arbres sont roux, c'est l'automne. Je suis revenue à cet instant là, cet instant précis, avant que je découvre...
Oui, le retour dans le passé m'a ramené avant l'attaque, la première attaque, avant l'attaque que Xana a dirigé contre moi.
Le chauffeur de taxi s'est retourné. Il a l'air inquiet.
- Eh, ma p'tite dame ! Vous avez l'air de vous sentir mal ! Je vais chercher le docteur ?
- Je... Non ! Non, je vous remercie. Tout va bien. Tout va très bien.
Tout va bien ? Pas encore sûr. J'ouvre la portière et sors du taxi.
- Pourriez vous m'attendre ici ?
Il hausse les épaules en rigolant. Ca doit faire la soixantième fois que je lui demande ça. Je m'avance vers la clinique.
Tout est exactement à la même place. La même réceptionniste, les mêmes plantes vertes à l'entrée. Cette fois je ne m'arrête pas pour demander le chemin, je m'avance directement vers la chambre 117.
Elle est vide.
Le lit porte encore la trace du corps qui y était assis et un livre de lecture pour enfant traîne sur le sol.

Il est là, assis sur son lit, un livre à la main. Il gémit, en tentant de déchiffrer les pages.
- Un chien... Cours... Il... Fait... Chaud...
- Martin, appelle-je doucement.
Il lève vers moi un regard, puis se redresse, me fond dessus, et m'empoigne les deux bras !
- Empêche-le ! Empêche-le de me broyer la tête !

Je tire le cordon pour appeler l'infirmière. Une jeune fille asiatique pénètre dans la chambre.
- Bonjour, dis-je. Je cherche Martin Leroy, c'est bien sa chambre ?
La jeune fille écarquille les yeux.
- Bien sûr. Je ne sais pas où il est passé. Il était là, il y a cinq minutes. Attendez, je vais essayer de le retrouver.
Elle ressort. Je ne la rappelle pas. Je vais la laisser chercher en vain. Ma main sert le livre de lecture que j'ai ramassé.
C'est cette vie-là que tu aurais retrouvé. Un hôpital tranquille. Des infirmières aimables. Plus de parents pour t'exploiter.
Je sais. Mon intelligence, cette foutue intelligence qui m'a empêché d'avoir une enfance normale, il a suffit que je la perde pour être enfin tranquille.
Tu savais, n'est-ce pas ? Tu savais dès le départ, que ça se terminerait comme ça.
Je savais que je mourrais. J'ai toujours accepté de payer de ma propre vie la création de Xana. Je pensait que tu me tuerais la première fois. Je n'ai cessé de te provoquer, de tout faire pour me faire haïr.
J'ai bien vu; mais pourquoi ? Pourquoi Xana ?
Il est l'inaltérable perfection.
Martin. Et si on songeait au pardon ?
Le pardon ?
Le pardon, oui. Ce machin qu'on a inventé pour que les blessures guérissent, et que les souvenirs demeurent sans détruire.
Tu te fiches de moi ? Ma vieille, tu es en train de te parler à toi-même. Tu peux me faire dire que je te pardonne si tu veux. Tu peux me faire dire n'importe quoi.
Non, il faut que ça ai l'air de pouvoir sortir logiquement de ta bouche, pour que j'y crois. Allons-nous rester ennemis même après ta mort ?
C'est vrai qu'à toi, il reste encore pas mal d'années à voir s'écouler lentement, interminablement. Les passer à haïr mon souvenir, ce ne serait pas très agréable...
Tu peux rire, Martin. je te pardonne. Je te pardonne tout. La peur, la douleur. Je te pardonne pour Ido, je te pardonne pour Aloth, pour Pesme, Kall, Dadmax, pour tous les autres. Je te pardonne. Tu n'avais que 13 ans. Tu as souffert autant que nous. J'arrête là. Je fait la paix avec ta mémoire.
L'infirmière est revenue dans la chambre, interrompant ma réflexion.
- Mademoiselle, c'est inquiétant, nous ne trouvons plus Martin nulle part il a disparu. Je vais voir dans le parc.
Elle ressort. Je me rends compte que je suis assise sur le lit, le livre de lecture dans la main.
- Il fait beau dehors, dis-je à mon souvenir. Froid, mais beau. Tu devrais plutôt essayer de sortir, te changer les idées.
Je glisse le livre dans mon sac et je quitte la chambre.
C'est bien terminé, cette fois. Nous sommes revenus six mois en arrière. Xana ne s'est pas créé de super calculateur pour l'héberger. Et pour survivre seul sur le net, il lui aurait fallut l'énergie psychique de Martin. Xana a été effacé. Cette fois plus de doute.
- Eh bien, mademoiselle, me lance le chauffeur de taxi goguenard. Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?
Je lui lance un sourire, mon premier depuis bien longtemps.
- Pourriez-vous me conduire au café net le plus proche ?
M'assurer que les autres vont bien, et leur dire que c'est fini.
L'automne, quelle belle saison...
_____________________
Dadmax :
Je suis perdu dans la contemplation de Kall quand j "entends" Vivi:

Tchoucky! je sui prête à composer le code!

Je suis la conversation a suite de laquelle Esperanza disparaît dans un câble.
'Ca me rappelle quelque chose'
Une pensée fugitive m'effleure: Esperanza à le même pouvoir de téléportation qu'Aloth. Si elle est l'emblème de l'espoir, Aloth était peut-être celui de la haine et du désespoir.
' De toute façon ça n'a plus aucune importance.'

Je croise le regard de Kall au moment ou le flash apparaît et je lui adresse un franc sourire.

*
**
- Londres, terminus.

Ces mots sont les premiers que j'entends lorsque le décor redevient normal. Je suis dans le train qui m'amène en Angleterre. J'ai remonté le temps de presque six mois.
Je baisse les yeux et les pose sur le carnet où sont écrites les bases du programme de connexion avec Lyoko auquel je viens de réfléchir avec Aloth. Je me lève et descends du train. Je reste un moment immobile sur le quai, à observer le carnet.

- Good morning, Are you Dadmax?

Je tourne la tête, Cathy se tient à un mètre de moi.
- Yes, I'm Dadmax. And you?
- My name is Cathy.

Je souris. Elle me propose de la suivre et je le fait. Je pense fugitivement à Tchoucky. Je me demande comment elle va réagir en s'apercevant qu'elle possède encore la télépathie. Puis, une autre image se place dans mon esprit.
'Ces six mois vont êtres bien longs sans Elle'

Je ricane presque en pensant à la tête de Sandy lors de notre proche discution sur les relations amoureuses.

Marchant tranquillement, un léger sourire aux lèvres je passe devant une poubelle. Je tend le bras et lâche mon carnet.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Sam 29 Avr - 21:50

Malik
Une grande lumière blanche nous engloutis tous. Je tombai alors dans un profond sommeil.
Je me réveillai, assis sur un siège, la musique à fond qui hurlait : « UN MONDE SANS DANGER !!!!!
-C’est pas fini, oui ?? hurla mon père en frappant violemment la porte, ON VA TE METTRE EN PENSION !!!!!
« Nooooooooooooon, pas la pension, je ne veut pas quitter celle que j’aime…, pensais-je »
Je coupai vite la musique et fis le point.
« Alors, on est il y a 6 mois, avant que je n’entre en pension, une semaine exactement. Normalement, l’attaque visant Tchoucky n’aura pas lieu, tout le monde est chez soi, et Martin…. Qu’est-il devenu, est-il mort en disparaissant avec ou est-il chez lui, amnésique comme avant ?? Les autres sont-ils bien rentrés ? Que de questions sans réponses, mais si, il pouvait y avoir une réponse : le forum. »

Je me connectai et… personne, il fallait s’en douter ils doivent récupérer en ce moment.

Un cliquetis retentit, mes parents m’avaient bouclés dans ma chambre.
-COMME CA, ON EST EN SECURITE DE LA MOINDRE C******E VENANT DE TOI !!!
Je ne voulait pas faire de bêtises, je ne voulait pas partir.

Des heures s’écoulèrent, mes parents discutaient de mon sort.

« Allez, je veut pas partir, pitié… »
La porte s’ouvrit, mes parents avaient un large sourire.

- Notre verdict……………………………… tu ne pars pas.

Des larmes coulèrent sur mes joues, des larmes de joie.

« Finalement, notre périple sur Lyoko a eu du bon, pensai-je, vivement la prochaine aventure, euh, non, quand même pas .
________________________
Sebrich :
Un flash blanc.
Je m’attendais à me retrouver en train d’attendre ma mère en plein début de printemps, et non pas à me retrouver devant mon bureau avec une feuille de mot de vocabulaires de néerlandais devant moi.
Je me levai de ma chaise, en disant :
-C’est quoi ce binz ?
Je regardais la date à mon calendrier, qui m’informa qu’on était 3 semaines après le moment où je me suis battu contre Martin avec un balai. Donc, j’allais devoir encore repasser 6 mois que je connaissais. Pas cool
-Eh, 2 minutes. Je vais pouvoir réussir mes examens, vu que je sais ce qu’il faut exactement étudier. Et je pourrai aussi éviter les farces que l’on va me faire. Finalement, c’est cool.
Mais une chose me manquait : quand je posais ma main sur ma hanche, je la trouvais horriblement vide de sabre, et la sensation que mon dos était plus grand et qui se terminais par 2 ailes me manque aussi. Et puis, du point de vue du temps, c’est dur de se dire que tout cette histoire n’a jamais eu lieu, et qu’elle n’arrivera jamais.
-Bon, tant pis, fis-je avec un haussement d’épaules.
Je retournais à ma feuille, et dis en la mettant devant mes yeux :
-Alors, pour demain, je devrai savoir ça, ça puis ça, etc. etc…………
______________________
Ayoju
Un Flash Blanc. La sensation de ne peser plus rien. Puis le retour... dans ma chambre !?
- Hein ?
Je couru regarder le calendrier. Il affichait le mois d'Octobre. Moi qui m'attendait à revenir que quelques semaines en arrière.... On était revenu 6 mois plus tôt. Je jette un coup d’œil à ma montre: 13h35.
- N'oublie pas d'aller au supermarché cet après midi ! me crie ma mère.
Pas le temps de vérifier si les autres sont là. Je prends mon manteau et sort faire quelques courses.
Une fois rentré, j'oubliai complètement de me connecter à MSN. Ce ne fut que quand je voulu surfer un peu que je m'en souvint. Avec empressement, je me connectai à MSN pour savoir si les autres allaient bien. Personne. J'allai sur le forum.... Personne non plus.
- OK, ne panique pas ! me disais-je. Ils n'ont sans doute pas eu le temps de se connecter. On verra demain.
Je regardai une seconde fois le calendrier.
- Mince ! Demain, interro surprise ! m'exclamais-je.
J'esquissai un sourire. Finalement, le retour dans le temps avait du bon: Je serai le seul de ma classe à savoir ce qui allait se passer les 6 prochains mois. Un atout considérable ! Une seule chose m'était pourtant inconnue: Qu'était devenue Espéranza ?

Pykar :
Le flash blanc se dissipait peu à peu...
Je me vis alors en train de faire une recherche sur mon ordinateur...
Premier réflexe, je regarde la date...pour constater que le retour vers le passé venait de me renvoyer six mois en arrière.
Immédiatement, je lance une nouvelle recherche: Un internat pas cher et plus cool que celui où j'étais. Il ne me fallut pas plus de dix minutes pour le trouver.
"C'est surtout la Porsche qui va me manquer, tiens..."pensai-je ironiquement.
Le lendemain, mes parents vinrent m'avertir qu'ils allaient devoir me mettre dans un internat. Et là j'annonce comme une fleur:
"Ah, ben c'est cool, tu sais, j'ai un de mes amis qui va devoir y aller aussi... Je pourrais pas aller dans le même internat que lui?"
Ici, il faut m'imaginer avec un air innocent et de petits yeux larmoyants...(OK, OK, c'est super dur à imaginer, si vous y arrivez pas, je ne vous en voudrai pas...)
Le lendemain, requête acceptée...
Trois jours plus tard, j'étais dans un super internat, où je sentais que tout irait bien pour les six prochains mois...
Une semaine plus tard, sur les conseils d'un mystérieux indicateur, un gang d'une ville de banlieue aurait volé une Porsche dernier modèle à un certain prof de sport...
_________________
Lysander :
Douleur, un flash qui me traverse avant de s'évanouir. Martin qui tombe dans les abîmes. Heureusement Vivi est sauve, je sens le trouble qui pèse sur la conscience de Pesme. Je le comprends mais c'était un accident, nous n'avons pas voulu cela . Bien malgré moi je pense que c'est la meilleure chose qui est pu arriver à Martin, car finalement, il est parti avec ce qu'il avait créé.

Nous reprenons notre chemin en direction de la tour, nous sommes tous conscients que cette fois ci le périple touche à sa fin. J'appréhende un peu : dans un sens l'aventure que nous venons de vivre ici m'a enrichi quelque peu, m'en a apprit un peu plus sur moi-même. Je sais que de retour sur terre ça ne sera plus comme avant.

Tous regroupés sur la dernière plate-forme de la tour, j'observe Vivi qui entre le code. La tour vrombi, une immense lumière blanche nous enveloppe et nous dévore.



Les lumières s'allument, le générique défile sur l'écran. Perplexe, je me frotte les yeux. Je regarde autour de moi : la salle est à peine pleine, les gens se lèvent pour aller vers la sortie. j'émerge comme d'un long sommeil. Je regarde les noms défiler sur l'écran. La musique aussi me rappelle quelque chose. Je sors du cinéma complètement désorienter. J'ai l'impression de déjà vu. Je monte dans ma voiture et passe le temps du trajet à réfléchir. Comment se fait t-il que nous soyons remontés si loin dans le temps ??? J'arrive enfin devant la maison. On dirait que ça fait une éternité que je l'ai pas vu ! Je rentre sans faire de bruit. Instinctivement, je vais à l'ordinateur et me connecte sur le forum.
Je branche Msn, Vivi est connectée et m'interpelle:

Vivi dit :
Lys ! Où tu étais ?

Lysander dit :
Au cinéma.

Vivi dit :
Six mois ! Nous avons remonté le temps de six mois, Lys.

Lysander dit :
Je sais. Ca donne le vertige.

Vivi dit :
C'est mieux ainsi.

Tchoucky a rejoint la conversation.

Tchoucky dit :
Il n'y a que vous deux ? Et les autres ?

Vivi dit :
Ne te fais pas de soucis. Ils doivent se remettre de leur émotions.

Tchoucky dit :
C'est fini. Tout est fini.

Lysander dit :
Tu es sûre ?

Tchoucky dit :
Oui, c'est sûr cette fois-ci. Xana n'existe plus.

Lysander dit :
Désolé, je ne peux pas rester. On m'attend.

Epuisé et soulagé de savoir qu'elles allaient bien, un peu honteux d'avoir coupé court à la conversion, car la seule chose que j'ai vraiment besoin c'est de me reposer et de ne plus penser à rien. Je m'affale sur mon lit pour me laisser happer par un sommeil réparateur.
---------------------
Vivi :
L'écran en bas affiche la date et l'heure. 13h30. 29 octobre.
Six mois. Nous avons remonté six mois en arrière !
Vivi se redresse et se retourne. Sa chambre est telle qu'elle était six mois auparavant. Bien sûr. Le retour dans le passé à tout effacé, jusqu'à la toute première attaque, celle dirigée contre Tchoucky.
Elle se dirige vers la fenêtre, l'ouvre en grand et absorbe à goulées profondes l'air froid de l'hiver précoce. Qu'il est bon d'être en vie, saine et sauve, et dans le monde réel.
Elle reprend place sur son siège et se connecte à Msn. Personne encore. Elle ne bouge pas et attend. Attend. Attend. Un petit message sonore enfin. Lys !
"
Vivi dit :
Lys ! Ou tu étais ?

Lysander dit :
Au cinéma.

Vivi dit :
Six mois ! Nous avons remonté le temps de six mois, Lys.

Lysander dit :
Je sais. Ca donne le vertige.

Vivi dit :
C'est mieux ainsi.
"
Un autre tintement. Tchoucky se connecte.
"
Tchoucky a rejoint la conversation.

Tchoucky dit :
Il n'y a que vous deux ? Et les autres ?

Vivi dit :
Ne te fait pas de soucis. Ils doivent se remettre de leur émotions.

Tchoucky dit :
C'est fini. Tout est fini.

Lysander dit :
Tu es sûre ?

Tchoucky dit :
Oui, c'est sûr cette fois-ci. Xana n'existe plus.

Lysander dit :
Désolé, je ne peux pas rester. On m'attend.

Tchoucky dit :
OK. Lys... Merci pour tout. Merci.

Vivi dit :
Merci, Lys.

"
Tchoucky reste seule dans la fenêtre de conversation. Vivi sourit malgré elle. C'est l'heure ou aurait du se déclencher l'attaque, et elle est là. Bien réveillée. Bien vivante.
"
Vivi dit :
Et la clinique ? Martin Leroy ?

Tchoucky dit :
C'est terminé, Vivi. Tout ira bien désormais.

Vivi dit :
Toi ça va ?

Tchoucky dit :
Ca va, Vivi. Eteins l'ordinateur et va te promener. Profite. Nous sommes en vie.
"
Vivi sourit. Tchoucky a raison. Il faut vivre. Avant de se déconnecter, elle entend un dernier tintement. ChaoticPesme vient de se connecter.
Elle éteint l'ordinateur.
"Ils vont avoir bien des choses à se dire, après six mois."
_________________
Kallisto :
Un flash blanc. Un sourire qui s’efface… Tout s’efface…


Un plancher froid et lisse. J’ouvre les yeux assez difficilement. J’ai le corps ankylosé, comme si je venais de faire un parcours du combattant avec une enclume sur le dos. Je me lève et regarde autour de moi : ma chambre. Mon fauteuil est à côté de moi, mon ordinateur ronronne. C’est pourtant étrange, les meubles ont changés de place et tout à l’air changé… J’allume mon poste de radio :
Bonjour chers auditeurs ! Nous sommes le 29 octobre et il est… CLIC !
J’éteins. Nous avons fait un retour dans le passé de 6 mois !
Mon regard se pose alors sur un coin sombre de ma chambre. C’est là où Martin Leroy était recroquevillé sur lui-même en serrant mon oreiller. J’ai un petit pincement au cœur. Je l’aimais bien Martin, même s’il était la cause de beaucoup de maux, je l’aimais bien…
« C’est ainsi… On ne peut combattre son destin… »
Cette voix ! Je me retourne… rien.
Je deviens folle, j’entends des voix ! Enfin… J’espère que… les autres ont bien « atterris ».
J’ai mal à la tête à cause de ce qui est arrivé sur Lyoko…
Mon ordinateur émet un bruit étrange. Je me retourne et ce que je vois alors me cloue littéralement sur place :
Une main puis un bras sort lentement de mon écran d’ordinateur comme s’il était un miroir d’eau. Une tête, un corps et enfin deux jambes. La silhouette pose un pied sur le sol, on dirait qu’elle flotte. Deux yeux couleur de brume me fixent intensément…
« Mais que… je bafouille.
- Je me suis échappée de Lyoko… me coupe la voix douce d’Espéranza.
- Mais comment ? Et que fais-tu maintenant ?
- Je peux me déplacer de dimensions en dimensions… Puisque XANA et Lyoko ont disparus, je voyage sur le Net et je souhaite veiller sur toi. »
Elle me regarde quelques minutes puis souris, avant d’être aspirée par l’écran de l’ordinateur.
Maintenant, que « l’aventure » est finie. Je peux reprendre une vie a peu près « normale » et ainsi, éviter des erreurs. Comme à mon habitude, je m'installe sur le balcon, et regarde les nuages gris s'amonceler dans le ciel. Une petite phrase résonne dans ma tête :
On rentre, oui. Mais avant il y a un truc que je dois mettre au point…
Un petit sourire naît sur mes lèvres. Puis une rafale de vent glacée me « réveille ».L'hiver arrive bien vite. Peut-être que le temps va vite passer... J'espère que c'est vrai...
______________
ChaoticPesme.
J'étais devant mon écran d'ordinateur, comme à mon habitude. Bizarre, si le retour vers le passé avait marché correctement, je devrais me trouver à l'hôpital, au chevet de Tchoucky, et m'apercevoir avec joie qu'elle allait bien. Je regardai ma montre avec curiosité, presque 14h 45, mais ce qui me frappa le plus, fut la date : nous étions carrément revenus 6 mois en arrière. D'après un rapide calcul, je serais embauché à la clinique dans quelques jours. Je n'avais pas à m'en faire.
Est-ce que c'était vraiment fini ? Plus de Lyoko, plus de XANA, et maintenant, plus de Martin. Mais est-ce qu'il n'allait pas encore se passer un événement grave qui nous mobiliserait tous une fois de plus ? Mais il semblait que cette fois, toutes les conditions avaient été réunies pour qu'une telle chose ne se reproduise pas de sitôt. Si tout se passait bien, je ne devrai pas avoir la désagréable surprise de trouver Tchoucky dans un lit de la clinique. Quand j'y pensais... toutes ses épreuves que nous avions traversées ensemble, avec l'aide de nos amis, n'avaient fait que renforcer notre amour. Le plus dur, maintenant, allait être d'attendre la fin de la semaine, date du décollage de mon avion pour Paris...
Pour l'instant, une petite voix dans ma tête me conseillait de me connecter à MSN, il valait mieux s'assurer de tout le monde allait bien. De plus, je voulais être sûr à 200 % que toute cette histoire depuis le début n'avait pas été le fruit de mon imagination débordante.
Mais après tout, même si tout cela n'avait été qu'un songe, où il y avait eu des hauts et des bas, je suis sûr que nous l'avions tous fait... ensemble.


FIN

Merci à toute l’équipe :
Pesme, notre source d’idée numéro 1
Dadmax, notre source d’idée numéro 2
Ayoju, notre spécialiste scientifique
Pykar, notre bout en train n°1
Sebrich, notre bout en train n°2
Kallisto, notre philosophe
Malik, notre oreille attentive
Lysander, notre admin à nous.
Sans oublier la sergent chef Tchoucky.

Merci également à :
Freakdream, Lyanne, Missg, et Scrat, nos concurrents
Lumi, notre correcteur officiel.
Vivi, notre lectrice principale et donatrice de nom.
Kizuna, notre critique littéraire attitrée
Tolkien, Eddings, et tous nos autres inspirateurs.
Et un grand merci au forum Yumi2004, sans qui rien n'aurait été possible.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Mar 4 Mar - 22:20

Une petite illustration de nous combattant les pieuvres de Xana

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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Code Espoir   Lun 10 Mar - 21:12

C'est fou ce qu'on retrouve quand on range son bureau. Une illustration de Vivi combattant Martin Leroy. Tentative de sauvetage par photofiltre. Merci à Kall d'avoir choisi parmi toutes mes tentatives.
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MessageSujet: Re: Code Espoir   

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Code Espoir
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