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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Nimrodh, les oubliés

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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 18 Aoû - 21:27

J´ai compris que Xorth avait une chose dans le tête qui le soignait plus vite c´est avec cette chose qu´il a son pouvoir de... hum... télépathie aussi !
Xorth est très fort alors !
"Maman" était bizarre... Elle parle, dit des choses en chuchottant à Xorth et le serre dans ses bras ! C´était rigolo !
C´est pas normal, pas normal... "Maman" prend jamais les gens dans ses bras à par moi.
Mais "Maman" est fatiguée. Oui et c´est parce qu´elle est fatiguée qu´elle a serré Xorth... Oui, c´est ca.
Maintenant "Maman" est partie au lit.
J´explique à Xorth plein de choses qu´il connaît pas : Les livres avec des jolies images, les objets qu´il a jamais vu, et plein d´autres choses encore !
" Non, non ! On ne mange pas des choses euh... chassées. On mange des choses dans des boîtes ou des trucs en... "Faux-papier". "Maman" m´a dit le nom une fois mais je l´ai pas retenu... Tu vois les barres dans le vaisseau ? Oui ? Et ben c´est des choses à manger dans du "Faux-papier" ! Tu comprends ?
Xorth a les yeux très grands ouverts ! Il est amusant avec cette tête !
- J´ai essayé de manger des barres mais je n´ai pas aimé cela du tout...
- C´est normal tu en mange pas depuis longtemps ! Moi je suis habituée, mais le chocolat. Hum... C´est bon le chocolat ! J´adore le chocolat ! Et la nourriture que fait "Maman". Tu aimes, hein ? C´est bon !"
Xorth fait un grand "Oui" avec la tête.
Oh ! Lilyah arrive ! Elle sourit aussi. Elle aime jouer avec nous et moi aussi !
" Bonjour, dit Lilyah, que faîtes-vous ?
- J´explique à Xorth dans quoi sont les choses qu´on mange. Tu sais les barres...
- Oui je sais."
Hum... Je m´ennuie un peu... Je veux jouer.
" Et si on jouait ? On pourrait jouer au Chasseur et au Renard ! Tu connais le jeu Lilyah ?
- Oui, oui je connais. Mais Xorth ?
- Oh ! Tu as raison ! Je vais expliquer à Xorth !"
Dans ma tête, j´explique à Xorth comment on joue. Il comprend et ferme les yeux en disant des mots comme des chiffres...
Vite ! Moi et Lilyah on court pour se cacher et faire des farces à Xorth pour lèmpêcher de nous trouver !
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 21 Aoû - 18:13

Jonas Atrayde :

J’en avais assez de rester sans bouger depuis si longtemps. Même lorsque je dormais après 8 heures de service dans l’armée, je ne restais jamais aussi longtemps allongé. Je décidais de me lever de ma couchette et d’aller faire un tour dans le vaisseau.
Je savais que je n’étais pas en état de faire quoi que ce soit, du moins, le temps de digérer tout ce que mes vrais souvenirs m’avaient révélés… Dire que j’ai vécu tout ce temps là dans un esprit de vengeance, et ça n’avait en fait jamais eu aucun sens ! Lyse…
Et ce traître de Jowy ! Si jamais j’arrivais à remettre la main dessus, je le casserais en deux !
Je regardais mon poignet, il avait conservé la trace de ce bracelet tueur que le docteur Bah m’avait forcé à enfiler. Et présent, elle me l’avait enlevé, elle a dit que j’étais libre. Je pourrais dès à présent me diriger vers le hangar et voler un exemplaire unique des vaisseaux conservés dans le Magellan, mais ça ne m’était même pas venu à l’idée.
J’étais libre de partir de partir ! Je devrais en être content. Mais partir pour aller où ? J’étais à présent un traître aux yeux de l’armée. Partir pour faire quoi ? Prendre un nouveau départ ? Non, je ne pouvais pas décider une chose pareille sur un coup de tête ! L’armée, l’armée était la seule chose que je connaissais dans la vie. Pour le docteur Bah, j’étais peut être libre de faire ce que je voulais, mais moi, je ne pouvais rien faire. J’étais coincé ! Ma vengeance n’avait plus de raison d’être ! Et Jowy, je ne pourrais sans doute jamais le retrouver… Alors, qu’est ce que je devais faire ? J’étais perdu, perdu, perdu…
Personne pour me donner d’ordre et me dire ce que je devais faire. Il allait falloir décider moi-même de mon destin. Mais pour l’instant, je ne pouvais que suivre les autres… Je me demandais vraiment si j’arriverais à me remettre de tout cela… 3 ans de ma vie qui m’avaient complètement changé, détruits par la vérité…

Franck Rhoan :

Et merde ! Saleté ! Pensais-je, me tenant la main.
Ladites main était brûlée, sans doute au deuxième degré. Un capteur à laser m’avait échappé, et le rayon m’avait frôlé la paume, me laissant une superbe trace rouge.
C’est la première fois que ma main tremble lors d’un travail.
De colère, je flanquais un coup de poing sur un bureau, faisant tomber divers objet. Du fond de mes ruminements, je captai une série de BIP répétitifs. Je descendis mon regard vers les appareils tombés au sol. Le détecteur énergétique avait dû s’allumer dans sa chute. Je le ramassai, y jetai un œil, et retins un juron. J’allumai les hologrammes permettant de voir l’espace autour du vaisseau, et cette fois lâchait un chapelet d’invectives. Je me précipitais vers la sortie du laboratoire, puis vers un des interphones.
_ Bah ! Atrayde ! Criai-je après avoir branché la communication générale. J’ai détecté une immense source énergétique. Une supernova ! Le vaisseau fonce actuellement vers une supernova cent fois plus grande que le soleil éclairant la Terre !

Une réponse vint soudain de l’interphone.
_ Vous êtes sûr, Rhoan ? Répliqua la voix glaciale d’Atrayde.
_ Si vous ne me croyez pas, je vous suggère de regarder l’espace autour du vaisseau. Si nous ne changeons pas de trajectoire d’ici dix ou quinze minute, nous ferons d’excellents toasts. Nos boucliers, mêmes alimentés par mon générateur, sont loin de pouvoir encaisser de telles radiations de chaleur.
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 22 Aoû - 12:03

Les premières parties de ce jeu avaient été vraiment faciles. Je pouvais entendre Kara et Lilyah chuchoter à plusieurs mètres. Quand je devais me cacher, je grimpais à un arbre et me dissimulait dans le feuillage. Ca fonctionnait au début mais elle trouvèrent vite la parade : Elle levaient plus souvent le nez pour me chercher et ne parlaient plus dans leur cachette, respirant le plus calmement possible. Une fois elles me trouvèrent même grâce à ma queue, qui pendait simplement de la branche où j’étais perché.
C’était à moi de compter quand la soercyé arriva, apparemment affolée :
- Ah Xorth ! Je te cherchais, me dit-elle. Où sont Kara et Lilyah ?
- Elles sont cachées, répondis-je. On joue à… Ca-ché-ca-ché.
- Cache-Cache Xorth, corrigea-t-elle. Mais ce n’est pas pour ça que je suis là. Il faut absolument que vous veniez tous avec moi.
Je sentais qu’elle était anxieuse et qu’elle avait peur. J’appelai donc Kara et Lilyah :
- Lilyah ! Kara ! La soercyé est là !
- Kara, ta mère veut vous voir, dis-je télépathiquement au cas où elles ne m’auraient pas entendu.
Au bout de quelques minutes, deux visages apparurent entre les arbres.
- Qu’est ce qui se passe maman ? demanda Kara.
- Rien Kara, mais j’aimerai que vous restiez avec moi, je vais voir Jonas au poste de pilotage.
- Pourquoi tu as peur alors ? demanda Kara.
Ainsi donc, elle l’avait aussi senti ! L’anxiété et la peur de sa mère étaient si fortes que même Kara, qui ne maîtrisait pas totalement sa nouvelle télépathie, pouvait le sentir.
La soercyé ne répondit pas. Elle pris Kara dans ses bras en lui faisant un grand sourire. Puis, toujours sans un mot, elle se dirigea vers l’ascenseur. Lilyah et moi échangèrent un regard. Apparemment, nous n’aurions pas d’explication, du moins pas pour le moment. Nous nous dirigeâmes à notre tour vers l’ascenseur. Beaucoup de question me venaient à l’esprit mais une chose était sûre : Quelque chose de grave était arrivé.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 23 Aoû - 0:19

La salle de contrôle du magellan a été prévu pour un équipage nombreux. Il y a suffisement de siège, et de sangles. Mais la super nova nous a déjà prise dans son attraction. Ca secoue. Ca secoue terriblement...
Je n'ai pas assez dormi, mais au moins, j'ai les idée claire. J'attache solidment Kara, avec une sangle racourcit. Je montre à Xorth comment fermer la ceinture de sécurité. Les autres sont encore debout. Rohan, nerveux pour la première fois depuis que je l'ai vu à travers les barreaux de sa cellule. Lilyah, silencieuse, tranquille, comme quelqu'un qui attend qu'un orage passe. Janus, le balafré, dans un coins, observe sur les écran, le danger qui s'approche. Rien dans son attitude, ne trahis ce qu'il pense. Ils restent debout, malgrés les secoussent, et attendent.
La porte s'ouvre. Mike et Atrayde nous rejoignent enfin.
_ On dégage, ou pas ? crie l'ex-militaire. Je ne susi quand même pas le seul à savoir piloter, ici !
_ Trop tard, fait Janus d'une voix simple. Nous avons déjà été pris dans l'orbite.
Mike et Atrayde de répondent pas. Il prennent le temps d'observer nos expression graves.
Je regarde le militaire dans les yeux.
_ Ca va être dur. Très dur. Aidez nous.
Il n'est pas le seul à savoir piloter, c'est vrai. Mais un engin pareil ne se pilote pas comme un simple passe-partout. Et Jonas Atrayde a su le faire décoller avec autant d'aisance que s'il y avait été préparé toute sa vie.
_ Aidez-nous, répété-je.
Je sens sur mon dos des regard incrédules. Il devaient s'attendre à ce que je lui donne un ordre. Et bien non, c'est une requête.
_ Comment je suis sensé vous aider, moi ?
C'est Rhoan qui intervient.
_ Il faut qu'on se serve de l'attraction pour prendre de la vitesse, jusqu'à ce que qu'on arrive à un point ou l'attraction est moins forte. A ce moment, on utilisera toute la vitesse accumulée pour nous sortir brusquement de l'attraction.
_ Vous êtes le plus à l'aise avec ce vaisseau, reprends-je. Il faut que vous nous aidier.
Tout le monde m'observe. Ils se demande ce qui a pu me rendre soudain si humble devant Atrayde, ce qui peut m'empêcher de lui dire ce qu'il a a faire avec la sècheresse habituelle. Mais je ne veux pas courir ce risque. Il est encore émotionnellement fragile, à cause de sa mémoire soudain revenue. Il n'a pas encore décidé ou était son camp. Il faut à tout prix qu'il sache. Qu'il a le choix. Qu'il peut s'il le désire, nous laisser nous fondre dans cette boule gigantesque, et mourir avec nous, pour échapper à l'horreur de sa vie volée. Qu'il a ce choix et qu'il ne le fera pas. Parce qu'il n'est pas si fermé à ce qui se passe ici, dans ce vaisseau, à ce qui se joue, à l'espoir que Xorth à mis en nous. Parce qu'il veut, lui aussi, saisir cette ultime chance de rédemption, comme moi, comme nous tous. Et de toute façon, même s'il n'y était pas sensible, l'instinct de survie est si fort, chez cet homme. Encore debout, après tout ce qu'il a traversé.
_ Pas de temps à perdre. fait-il.
_ Que devons nous faire ?
Il me regarde un quart de seconde, avec un air un peu surpris dans le regard. Oui, c'est bien moi qui lui demande des ordre.
_ Mike, allez surveiller l'état des propulseurs, on va devoir les faire cracher ce qu'ils ont dans le ventre. Le balafré, et Rhoan, à mon signal, vous couperez l'énergie des bouclier, et des lumières dans le vaisseau. Il faut qu'on fasse tout passer dans les propulseurs. Les autres, attachez vous, ça va secouer. Docteur...
Il se tourne vers moi et m'indique le siège à coté du sien.
_ Je ne dois pas quitter des yeux le gravitatiomètre. Je ne peux pas regarder ou je vais. Vous serez mes yeux.
Il déverouille les commande manuelle. devant nous, le panneau s'ouvre, nous révelant l'espace devant nous. Et cette chose qui veut nous avaler. Cette chose. Ce gigantesque feu en boule. Ce feu...
_ Je vais survoler la surface. Me dit Atrayde, inconscient de la soudaine tension qui s'est emparé de moi. Tant que la ligne d'horizon se trouve au dessous du quart de l'écran de contrôle, c'est que nous sommes en sécurité.
L'écran... Il s'est assombris, pour me permettre de fixer, sans risque de me brûler les rétine, ce sol, ce sol de pure flamme. Du feu à l'état brut. Plus brulant encore que les armes caloriques.
Mon dieu...
Allons, ma fille, c'est tout sauf le moment.
_ Docteur ?
_ C'est... Vous pouvez vous rapprocher encore...
Un horizon incandescant. Ca bouillonne au dessous de nous. Ce n'est pas possible. On pourrais être atteints par une projection, ou pourrais.
_ Docteur ?
_ En.. Encore, c'est bon, ça va.
Je ne veux pas qu'il descende. Je ne veux pas qu'il descende encore. Mais il le fait. La chaleur. La chaleur monte.
_ On va griller, gémit Mike.
_ Mais non, mais non, tout va bien. Dis Lyliah doucement. Enfin... Oui, tout va bien. Tout va bien.
_ Ca va encore, répété-je. Ca va encore...
Qui est-ce que j'essaye de convaincre ?

Soif... Fatiguée... Je serre l'enfant contre moi.
_ Ne meurs pas, ne meurs pas.
Son bras a été amputé avec une précision éffrayante. La plaie s'est cauthérisée toute seule. Elle a cessé de gémir depuis deux jour, pour tomber dans cet état comateux. Elle ne semble réagir que lorsque je lui trouve à boire ou à manger.
_ Ne meurs pas, s'il te plait. Il ne reste que nous deux. Ne meurs pas. Je te sauverais. Mais ne meurs pas.
Depuis combien de temps ils m'ont jetée dans ce trous. Même pas à boire. Je ne sais même pas ce que j'ai fait de mal ! Je ne suis pas une criminelle !
Pourquoi il m'ont jetée là, avec la gamine ? Pourquoi il a déclanché son rayon affreux sur notre ville, ce type ? D'après les conversation, j'ai compris qu'il avait été arrêté. Et nous ? Pourquoi ? Parce qu'on est les seules survivante ? Parce qu'on en sais trop ?
Elle s'appelle Kara. C'est écrit sur la gourmette qui reste sur son bras valide. Une petite gourmette en cuir...
Je n'ai pas le temps de lever la tête en entendant le sifflement. Ca explose près de moi. Le renfonsement de la terre nous a protégées du souffles. Ca flambe. Ca prends peu. Les gardes ! Il faut que je les appellent.
_ A l'aide ! Au feu !
Rien. Des explosion. Les spaciaux qui bombardent. Plus personne près du trou. Plus personne pour nous sortir de là. Bon sang.
Ca flamble. L'air brûle. Je tousse. Je vais crever dans ce trou, brûlée. Non ! La gamine, il faut que je la sauve. Il faut que je la tire de là, il faut que je grimpe, que je grimpe hors du trou...
Je me hisse, je me hisse de toute mes force ça glisse. Je ne... Je ne peux...
On va mourir. On va mourir toute les deux.
Non ! Ca a dégringoler. Un gigantesque poteau radio qui s'écroule sur moi. Je le saisit, je me hisse au dehors. Le village est en feu. Ca hurle. Faut que je me tire, et vite ! Faut.... Pas du coté des terriens. ILs nous rejeterons au flammes. Les spatiaux. Ils faut que les spatiaux m'emmènent...

_ Docteur ? DOCTEUR !
Je reviens à la réalité.
Oh, seigneur, nous sommes si près.
_ Ca... Ca va encore.
Ma voix n'a été qu'un souffle. Atrayde semble hésiter.
_ Vous êtes sûre ?
_ Oui... Oui... Au nom du ciel, on ne va pas bientôt arriver ?
_ C'est pas moi qui décide, c'est l'engin, c'est... Oh ! MAINTENANT, MIKE ET ROHAN.
J'ai à peine le temps de percevoir le bref mouvement de nos deux compagnons. Toutes les lumière s'éteignes, et une brusque violente embardée. Je ferme les yeux. On s'en va. On quitte le feu. Non, Nilane, tu ne quittera jamais le feu. Il te poursuivra toute ta vie. Tu ne pourras jamais, jamais t'en débarasser....
On se stabilise. J'entends un soupir unanime partir de toute les poitrine.
_ Les réacteurs on tenus, annonce Mike, satisfait.
_ Retour à la vitesse Entropique Fissionnaire. Annonce Atrayde.[/i]
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 24 Aoû - 11:36

Je me réveillais sur le lit de ma cabine constatant que j’étais sur les couvertures. De plus, je n’avais même pas retiré mes bottes. Je me levais et essayais de me rappeler ce qui s’était passé. Soudain les souvenirs revinrent à ma mémoire.
Je jouais à la biosphère avec Xorth et Kara à cache-cache lorsque Nilane était venue nous prévenir pour nous amener, comme le reste de nos compagnons, à la salle de pilotage. Nous étions attirés par une supernova. Jonas alias le militaire (je ne pouvais pas m’empêcher d’assimiler ensemble ces deux notions) avait pris les commandes. Ainsi nous nous tirâmes de justesse de l'attraction de la supernova. A quelques minutes près, nous ressemblions à des poulets grillés ou plutôt nous aurions été des humains grillés accompagné d’un chat roti. Après je pouvais me souvenir que nous nous étions retournés dans nos cabines. Ensuite je devinais que je m’étais endormi sous le coup des émotions. A mon avis, les autres devaient certainement m’avoir imité.
Les jours qui suivirent, le voyage se poursuivit tranquillement. Tout restait calme à bord. Pour ma part, je m’occupais soit à lire soit à jouer avec Xorth et Kara. Nilane restait pour le plus souvent à l’infirmerie afin de vérifier ses produits médécinaux. Mais une chose m’intriguait. Pourquoi Xorth la rejoignait t-il si souvent? Je lui avais parlé un jour alors qu’il sortait de l’infirmerie afin de le questionner sur ce que Nilane lui faisait subir. Celui m’avait répondu qu’elle pratiquait des examens. Des experiences je pouvais comprendre. Alors traitait t-elle Xorth comme un sujet d’expérience comme ceux l’ayant crée? Non, non et non ce ne pouvait pas être possible. Cette fois, je devais en parler. Je poussai la porte de l’infirmerie et j’y pénétrai. Nilane était assise devant un bureau à écrire des choses sur un cahier. En me voyant entrer, elle le referma et se releva.
_Qu’avez vous, Liliah? Seriez vous souffrante? Les seules fois où vous venez ici c’est pour accompagner un blessé ou lorsque votre jambe a été blessé.fit Nilane gentiment.
_ Ne vous inquietez pas. Je vais parfaitement bien.répondis-je. Je voulais vous parler de Xorth. Il est ici très souvent. Que lui faites subir? Il m’a dit que vous lui faisiez subir des sortes d’expériences. J’aimerais savoir ce que c’est.
_ Je comprend que je vous puissiez vous faire du souci pour Xorth. Neanmoins, je peux vous assurer qu’il est entre de bonnes mains avec moi. Ayez confiance.me répondit Nilane d’une voix calme et sincère.
_Je l’espère alors.fis-je.
Oui. Je l’esperais. Elle semblait sincère. Pourtant je n’arrivais pas à faire tout à faire confiance. Les médécins sont la race d’humains la plus dangereuse après tout.
Jonas ou le militaire restait à la salle de pilotage afin de s’assurer que nous dévions pas de notre trajectoire. Il restait souvent seul sans parler à personne. Cela me troublait un peu. Le détail qui me semblait le plus curieux et étrange était qu’il ne se disputer même plus avec Nilane. Ou il se passait quelque chose avec lui ou je devenais completement folle. Par moment j’aimerais bien être une petite souris (finalement non. Je n’aime vraiment pas ces bestioles depuis le jour où des filles de mon dortoir à l’orphelinat en avait mis une dizaine dans mon lit) plutôt un petit hamster afin de savoir ce qu’il faisait tout seul.
Mike vérifait par mesure de précaution que tout fonctionnait dans le vaisseau. Par moment, il venait à la biosphère se reposer où nous parlions ensemble en regardant Xorth et Kara jouer. Nous devenions assez proches tous les deux. Nous assayions de communiquer avec le Balafré. Malgré des débuts difficiles, nous commençions à avoir un véritable contact. Cependant il n’abordait que des choses anodines et aucune chose personnelle. D’un côté, j’étais pareil un peu. Je ne disais pas vraiment grand chose sur mon passé. Je ne pouvais pas le forcer à parler de lui. Nous n’en aurions rien obtenu. Enfin pour revenir au Balafré, il manifestait aucun sentiment ni affection mais nous sentions qu’il commençait à nous apprécier.
Rhoan était pratiquemment toujours dans son laboratoire mais j’ignorait quelles étaient ses activités. Pourtant je remarquait que lorsqu’il sortait de son antre, il semblait épuisé. Et plus les jours passaient, plus il paraissait épuisé.
Kara et Xorth étaient très souvent ensemble à jouer dans la biosphère. Je les rejoignais souvent pour jouer avec eux. Par moment, Mike se joignait également à nous.
Cependant le voyage ne fut pas toujours aussi calme et paisible. A un moment, nous arrivâmes confrontés à une pluie d’asteroides. Comme lors de l’épisode avec de la supernova, nous nous réunîmes dans la salle de pilotage. Ce fut Mike qui pilota le vaisseau tandis que Jonas lui disait où passer pour éviter que nous nous fracassions sur un de ces astéroides. Nous, nous restions sur nos sièges à regarder, attendre et prier.
Ensuite le voyage reprit de manière normale et tranquille. Cela devait faire un mois que nous avions quitté la Terre, ma planète d’origine, afin de gagner Epsolin, la patrie de Xorth et de ses compagnons.
Un jour, j’étais à la biosphère étendue à plat ventre sur le sol à lire tandis que Xorth et Kara jouaient à colin-maillard. Soudain les oreilles de Xorth se dressèrent puis il se dirigea vers la fenêtre où Kara le suivit. Intriguée par le comportement de Xorth, j’abandonnai mon livre et me relevai afin de les rejoindre. Je pus voir à travers une fenêtre une planète que Xorth fixait comme hynoptisé. Son attention était un mélange de sérieux et d’excitation. Puis il pointa son index vers cette planète et dit:
_Ma planète.
Je sursautai presque. Alors nous étions enfin arrivés à Epsolin. C’était exceptionnel et incroyable. Nous étions aux termes de notre voyage spatial. A présent, nous devions guérir les congénères de Xorth. Je resongeais à ma promesse en regardant Xorth ainsi que ma conversation avec Nilane. J’esperais que Nilane soit aussi motivée que moi.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 25 Aoû - 11:21

Tout le monde venait de se rassembler dans la salle de commande. Cela me faisait une drôle de sensation car je m’étais rapidement habitué à la demi solitude que je vivais depuis quelques semaines dans cette salle. Xorth avait l’air excité de voir que nous nous rapprochions de plus en plus de sa planète natale. J’entrais les dernières coordonnées d’atterrissage, puis je fis très lentement descendre le Magellan vers l’atmosphère. J’étais un peu inquiet ! Après les périlleuses manœuvres que j’avais du effectuer pour nous sortir de la super nova il y a quelques semaines, j’espérais que la coque n’avait pas subi de dommages, sinon…
Nous subissions quelques secousses, mais tout aller bien. En attendant, je relevais l’immense volet en face de moi pour voir enfin de quoi ce fameux lieu où les Nimrodhs vivaient, avait l’air. Je sentais l’impatience grandir autour de moi, et toujours ces maudits nuages pour nous empêcher de voir quoi que ce soit !
La petite Kara tout comme Xorth, avait les yeux rivés sur les épais nuages blancs, retenant leur souffle jusqu’à ce qu’ils se dégagent enfin !
Quel spectacle hallucinant ! J’avais déjà été émerveillé par la beauté synthétique de la biosphère du vaisseau, mais l, je pensais au fait que nous allions peut être pouvoir toucher de nos mains ce paysage…
Des forêts vertes, des plaines de toutes les couleurs possibles et imaginables, de la lumière vive et brillante qui n’était pas artificielle ! Dire que c’était peut à cela que ressemblait la terre il y a quelques siècles et que le conflit entre Solariens et Terriens avait littéralement transformé toute la géologie terrestre…
Depuis des semaines, j’avais de plus en plus de raisons d’être dégoûté d’avoir été militaire pendant si longtemps, car c’était à cause de gens comme moi que notre planète Mère ressemblait à une planète morte… au lieu de ressembler à un paradis climatique comme celui qui s’étendait devant nous…
_ Atrayde, vous comptez nous faire atterrir, oui ou non ?! grogna le savant fou
Je n’avais vraiment pas l’habitude de m’extasier ainsi devant les merveilles de l’environnement, j’en avais presque négligé les préparatifs d’atterrissage. Je me remettais immédiatement au travail ! Tout en me promettant de faire un jour ravaler sa langue à ce scientifique…
Après 20 minutes de descente délicate, j’arrêtais définitivement le réacteur principal à 2 mètres du sol, d’après notre altimètre. Je lançais un scanner à l’aide du module d’analyse d’atmosphère, découvrant rapidement que l’air de la planète était bel et bien respirable.
J’allais mettre les pieds sur une planète qui avait été gardé secrète depuis 800 ans par le gouvernement Solarien ! Je devrais être plus excité, comme tout curieux, mais j’avais encore en tête tous ces souvenirs… Des semaines que je traînaient dans ma tête toutes ses révélations, et je n’arrivait pas à m’en débarrasser ! J’en avais assez ! Mais il n’y avait rien à faire. A moins qu’un quelconque événements ne me fasse surmonté ses horribles visions dans ma tête, j’étais définitivement condamné à vivre avec pour le reste de ma vie…
Tout le monde avait déjà quitté la salle, se préparant à débarquer. Tous, sauf moi… Je fus parcouru d’un frisson quand le Docteur Bah me prit par la main, voyant que j’étais plus prêt à rester dans la salle de commandement plutôt que de descendre explorer les environs…
_ Venez Jonas, on a encore besoin de vous !
_Pourquoi, on est arrivé, vous n’avez plus besoin d’un pilote ! Je peux rester ici…
_ Jonas, ce n’est pas le moment de vous morfondre une nouvelle fois dans votre chagrin ! Venez, cela vous aidera sûrement !
Cette fois, je ne pus résister à lui poser la question que me tenaillait les tripes depuis qu’elle m’avait opéré.
_ Pourquoi faites vous ça ? Pourquoi vous occuper autant de moi ? Vous avez veillé sur moi depuis que vous m’avez enlevé cet implant !
Elle hésita à répondre.
_ Vous être mon patient… je dois veiller…
_ Conneries !! Je n’y crois pas !! Il y a autre chose, vous ne pourrais pas me le cacher !!
Elle lâcha ma main et recula de quelques pas. J’avais quasiment hurlé sans m’en rendre compte. C’était à ce moment que je fis une chose que je n’avais jamais faite auparavant. Il y a encore peu de temps, je n’imaginais pas que j’arriverais à faire ça…
_ Dé… désolé ! Je s… je sais... pas ce qui m’a pris !
Elle se rapprocha.
_ Ca va aller. Mais Venez avec nous, ne restez pas ici tout seul, s’il vous plait !
Elle avait peut être raison, après tout. Je ne devais continuer à faire comme avant, rester cloîtré dans ma vengeance et ruminer tout mes souvenirs. Il fallait bel et bien que je tourne la page. Mais… pour faire quoi ? Je n’étais pas encore sûr. Le seul moyen que j’avais à disposition pour le savoir était de les suivre, de faire comme eux. Car tous dans ce groupe (sauf peut être le savant) avaient le choix, le choix de faire ce qu’ils avaient envie de faire. Et ce dont ils avaient envie de faire, c’était d’aider le peuple qu vivait sur cette planète.
Je me réveillais de ma réflexion, et m’aperçus que Nilhane me tenait toujours la main. Cela devait assez gênant, je m’en dégageais assez rapidement, puis dis :
_ Je viens ! Laissez moi juste quelques minutes !
_ B… bien, nous allons sortir du vaisseau, mais nous vous attendrons en bas !
Elle sortis de la salle et le sas se referma derrière elle. Elle était calme, lorsqu'elle me parlait... en fait, je pense qu'elle était de moins en moyen nerveuse en ma présence. Pourtant, je me rappelais l'avoir vu sur le point d'exploser de terreur, encore récemment. C'était au moment où nous passions au plus près de cette super nova. Plus nous nous approchons, plus elle était terrifiée... Est ce que c'était la chaleur qui avait provoqué ça ?
Et puis à quoi bon y penser, ça n'avait aucune espèce d'importance ! Ce n'était demain la veille que nous nous approcherions à nouveau d'une super nova !
J’espérais à présent que cette cure mentale sur la planète de Xorth allait m’être utile…
Je me levais du siège et me dirigeais vers un assez gros boîtier sur le tableau de commande. A mon approche, les sécurités autour du boîtier s’écartèrent, me laissant le loisir de le prendre en main. Cela permettait de commander à distance toutes les principales fonctions du vaisseau. En effet, j’avais décidé de nous faire atterrir sur une large plaine. Etant donné que les créatures de cette planète ne possédaient certainement pas d’armes de poing, le Magellan n’avait rien à craindre, mais il valait tout de même mieux ne pas laisser les sans grand ouvert pour permettre à n’importe quel animal de venir endommager la belle machinerie de ce vaisseau !
Je m’apprêtais alors à rejoindre les autres.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 27 Aoû - 20:17

La planète de Xorth, la planète de Xorth...
Après le long voyage qu´on venait de faire, on allait enfin marcher sur la planète de Xorth !
Et les Xorths que j´avais vu... ceux dans l´endroit tout vert. La petite Xorth, la grande et le vieux... Je les verrais ? Ils seront là ? Je pourrais les toucher ? Leur parler ?
Pendant le voyage dans la "Base-vaisseau", on a eu plein d'aventures ! C'est "L'Etoile géante" qui m'a fait très peur. Ca me rapellait quelque chose... Ah mais ! J'ai oublié... C'était sombre, très sombre et puis ça brillait...
Par contre il y a une aventure qui m'a fait beacoup rire ! On s'est balladé entre des pierres énormes qui flottaient dans le ciel. Tout le monde avait peur mais moi je trouvais ça si amusant !
"Kara ?"
Oh... Xort est là devant moi. Il sourit, et il bouge, enfin... sa queue et ses oreilles n'arrêtent pas de bouger, c'est rigolo !
Tiens, Jonas arrive. Il est resté derrière pour faire quelque chose mais je sais pas quoi. Il manque plus à "Maman" d'ouvrir le sas et on pourra courir sur la planète à Xorth !
Pffu... "Maman" et les autres sont curieux. Ils ont les yeux grands ouverts et ils bougent pas.
Bon ! S'ils veulent pas bouger et ben je vais le faire !
Je trottine jusqu'au bouton et j'appuie très fort. Ca grince, ça fait du bruit. Voilà ! La porte est grande ouverte.
Je bondis, je cours, je vole et je crie en piétinant la belle herbe verte. Xorth me suit et semble tout heureux, les oreilles et le nez qui bougent tout le temps.
Je tombe par terre je me roule dans l'herbe. C'est tout doux, tout froid ! Et Xorth fait pareil ! Je ris, j'arrête pas de rire !
"Maman" arrive avec Lilyah. Elle sourient, on dirait qu'elles brillent...
Jonas est très étonné.
L'homme aux cheveux blancs, regarde l'herbe avec un drôle de regard, il a l'air très fatigué, non, il est très fatigué et ça me fait peur.
Mike rigole et parle de ce qu'il y a ici.
Et celui avec une cicatrice... Il semble normal mais je sens qu'il est content, heureux et que ça sourit dans sa tête.
Des voix... Des voix... Comme dans mon rêve avec les Xorth... Plein de voix, très différentes...
"Les Xorths... Les Xorths... Ils parlent..."
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 27 Aoû - 22:57

Chez moi ! J’étais chez moi !
J’étais parti depuis tellement longtemps déjà ! J’en avais presque oublié les odeurs, les sons, les couleurs ! Je m’allongeai dans l’herbe, m’imprégnant odeur, me laissant porter sur ce tapis moelleux. Kara elle, roulait follement sur ce tapis vert à côté de moi.
C’est quoi ça ?
Je crois que je le connais !
Ce ne serait pas Xorth ?

Je me redressai rapidement. Quelqu’un m’avait appelé ! Kara, tout comme moi, regardait autour d’elle.
Mais oui, c’est bien Xorth !
Cette voix… je connaissais cette voix !
- Bethia ? dis-je à haute voix. C’est toi ?
Un craquement ! Je fis volte-face. Une Nimrodh sorti de l’ombre du bois voisin.
- Berthia ! criai-je, fou de joie.
- Xorth ! Plus personne n’espérait ton retour !
Nous nous touchâmes la truffe en guise de salut. Puis je la pris dans mes bras.
- Mais je suis de retour… ma chère sœur !
- Quelles sont les étranges créatures qui t’accompagnent ? me demanda-t-elle.
- J’ai accompli ce pour quoi j’étai parti ! lui soufflais-je.
Elle me regarda, les pupilles réduites à de simples traits en signe de surprise.
- Tu veux dire que… C’est vraiment les…
- En fait, oui et non, dis-je. Mais ils vont nous aider !
Je me tournai alors vers mes compagnons de voyage.
- Voici des Dieux, annonçai-je. Mais ils se donnent le nom d’Humains.
Puis je continuai dans la langue humaine :
- Mes amis, je vous présente ma sœur, Berthia.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 27 Aoû - 23:37

Et voilà. Nous y sommes. Xorth et moi, on s'est préparé à ce moment. On a travaillé dur, ensemble, on a avancé, découvert des chose... Jusqu'à ce que nous nous posions, j'avais confiance, mais quand je croise le regard de cette femme chat_cette Nimrodh...
Il y a dans ses yeux une espèce de terreur, et en même temps... C'est indescriptible. Comme Xorth, elle nous prends pour des dieux. D'un seul coup, ça nous traverse, et se propage en noms comme un poison. Nous n'osons plus bouger, plus faire un mouvement. Les uns après les autres, nous nous figeons. Je retiens kara, qui voulait se lancer vers la Nimrodh, pour la saluer, et la sert contre moi.
"ne bouge pas, chérie, ne bouge pas. Il ne faut pas lui faire peur. Laisse Xorth lui expliquer"
Lui expliquer ? Va-t-il vraiment le faire ? Va-t-il vraiment imposer à sa soeur le choc qu'il a subit ? Non, bien sûr. Il l'épargnera. Et cette créature va continuer à nous regarder comme ça.
Impossible de supporter un tel regard. Je détourne les deux. A coté de moi, Janus fixe le sol. Je suis assez près pour le sentir trembler. Oui, je ne rêve pas, il tremble.
_ Janus, murmuré-je. Tout va bien. Ne bougez pas.
_ Qu'elle cesse de nous fixer, marmonne tout bas le Balafré, d'un ton qui ne lui est pas coutumier. Qu'elle cesse de nous fixer comme ça, ou je...
_ Calmez vous, Janus. Vous êtes avec nous.
Je ne sais par pourquoi je dis ça. Je ne sais pas exactement de quoi il a peur. Je ne sais pas quel lourd passé cet homme traine derrière lui, à quel insupportable vérité de lui même le regard de la jeune Nimrodh peu le renvoyer. Nous sommes tous mal à l'aise. Nous savons que nous sommes des créatures imparfaite, faible, mesquine, et lâches. Nous savons que nous sommes chargés de pêchés. Mais les Nimrodh ont besoin de croire en nous. C'est presque insupportable à concevoir. Ils attende de nous que nous soyons des dieux.
"Qu'est-ce qu'ils se disent, Kara ?"
"Xorth raconte son voyage, comment il a passé le grand anneau de pierre, comment il s'est retrouvé dans la grande coquille vide. Et puis il parle de moi, il dit que grace à moi,il a apprit à vous parler, parce que nous ne comprenons pas le langage des Nimrodh. Et maintenant, il parle de toi. Il dit que tu es la soercyé, et que tu vas soigner et guérir ceux qui meurent"
Soigner et guérir ceux qui meurent... Oh, mon Dieu, pourvu que j'en soit capable !
Xorth a senti mon doute. Je le sens qui pénètre dans ma tête. Il ravive le souvenir de toutes ces heures que nous avons passée ensemble dans le labo, à étudier ses défense immunitaires. Il me rappelle le sentiment de triomphe qui m'a envahit, lorsque j'ai trouvé comment dévelloper les capacité de la glande qui lui donne le don de cicatriser, et de lire dans les esprit. "J'ai confiance en vous, soercyé". Merci, Xorth.
Je souris, et me décide à avancer, la main tendue.
_ bonjour, heu.. Cheulos, Berthia.
Elle a un mouvement de recul. Je m'immobilise de nouveau, la main tendue, ne sachant quoi faire.
Xorth attrape délicatement sa soeur par le bras, et l'ammène devant moi. Il pose la main griffue dans la mienne, et lui montre comment la serrer et la secouer. Les moustache de la Nimrodh frémissent. Elle retire sa patte aussitôt qu'elle le peut. Je reste immobile, confuse, penaude.
"Il faudra du temps," me dit Xorth pas télépathie.
Je soupire. Du temps.
Percevant ma pensée, Xorth se tourne vers sa soeur, et se remet à lui parler.
"Il lui demande comment vont les autres, traduit Kara dans ma tête (je sens que cette fois, tous mes compagnons l'entendent); et elle lui donne le nom de tous ceux qui sont..."
"Oui, j'ai compris, ma Kara. N'écoute plus"
Xorth me communique la vision de son village, tellle que lui transmet sa soeur. Je vois les ravage causé par la maladie.
Le bucher d'incinération ne cesse pas de brûler. Les chant funéraires raisonne à longueur de journée. Tant de frères disparu, rendu à la terre, rendu à la nature.
Une pensée me vient soudain et me serre le ventre d'angoisse. Ce n'est que le peuple de Xorth qui m'est montré là. Combien y a-t-il de Nimrodh sur cette planête ? Combiens de Nimrodh, sur combien de pays, combien de continents. Commentpourrais-je les sauver, moi, toute seule ? Je ne pourrais pas. Je ne pourrais préserver la race qu'en sauvant ceux qui sont à ma portée, pendant que tous les autres mourront sans secour.
Ce n'est pas le moment, Nilane ma fille, ce n'est pas le moment d'avoir la nausée.
Des bruissement alerte nos sens tout autour. Des dizaine et des dizaines de Nimrodh nous rejoignent, nous entourent, tout en se tenant à une distance raisonnable. C'est Berthia sans doute, qui les appelles par télépathie. Pas un cri. Pas un hourra, pas un rejet. Ils sont immobiles et nous contemplent. Comment réagirais-je, moi, si Dieu prenait corps et venait me rencontrer ? Eux semblent hésiter.
Un homme chat courbé et hésitant _un vieillard_ sort du cercle et s'avance vers nous. Xorth me souffle à l'esprit que c'est l'ancien, le dernier ancien à être encore en vie. Il s'avance vers moi.
Oui, ce sera lui, lui le seul interlocuteur possible. A lui seul, qui est agé, qui a tout vu, nous pourrons expliquer.
Je me détache de Kara, je m'avance vers l'ancien, et m'agenouille devant lui.
Il se fige.
Un frémissement taverse les rang Nimrodh.
"Soercyé, que faites-vous ? Pourquoi essayez vous de paraître plsu petite ? Vous êtes un Dieu, pour eux, ne faite pas ça !"
"Xorth, traduit mes parole."
"Mais..."
"S'il te plait"
Je penche la tête vers le sol, et murmure.
_ Chez nous, on s'agenouille pour s'humilier, pour demander pardon. Au nom de ma race, je demande pardon au Nimrodh. Pardon d'arriver si tard. Pardon de vous avoir laissé sans secour si longtemps. Au nom de ma race, je demande la permission de me racheter, en tâchant de sauver les Nimrodh de la maladie qui les ronge.
Ce n'est pas le langage d'un dieu, mais ce n'est pas le langage d'un être calculateur et froid. Que les Nimrodh aient de leurs créateur l'image d'être honorable, même s'il ne sont pas divins. Ils pourront continuer à croire.
"Soercyé, l'ancien ne sait pas comment il doit vous répondre."
"S'il accepte mon aide, il doit me relever en me prenant les mains"
Je n'entends pas Xorth transmettre ma réponse, mais le viellard se penche sur moi et me relève. Il me parle d'une voix douce.
"Il vous demande de nous suivre au village, et d'accepter notre humble hospitalité."
"Nous le suivons."
Je fais un signe derrière moi. Tous mes compagnon, même Rhoan, semblent sensible à l'importance symbolique qu'on nous donne. Seule Kara reste naturelle, et regarde les Nimrodh avec curiosité. Elle meurt d'envie de jouer avec eux. Je sens qu'elle tente déjà d'entamer des dialogue télépathique avec quelques uns.
"Ma Kara, tu ne peux pas leur parler, Xorth nous l'as expliqué. La télépathie ne marche qu'avec ceux qui parlent ta langue, sauf entre vous deux."
"On dirait qu'ils ont peur de nous, Maman"
"Non, ils n'ont pas peur. Ils sont juste stupéfaits de nous voir."
En file indienne, silencieux, nous nous mettons lentement en marche à la suite de l'Ancien. Xorth, toujours tenant sa soeur par la main, ferme le cortège.
Autour de nous, les Nimrodh s'éparpillent et s'envolent plus qu'ils ne bondissent, vers les branche haute des arbres, bondissant de l'un à l'autre, partant audevant de nous. C'est ainsi qu'ils ont coutume de se déplacer, je l'ai bien compris, en observant Xorth.
"Xorth, notre race ne sait pas grimper au arbre."
Je m'arrête, et tous les autres derrière moi en font autant, à l'orée de la clairière. L'ancien nous observe, étonnés.
"Dis-lui, Xorth. Nous ne grimpons pas aux arbres. Notre race ne sait que marcher."
Xorth, bondissant sur un tronc près de lui, rejoint l'ancien en quelque bon, et lui parle. Le vieillard paraît incrédule. C'est pourtant vrai. Nous sommes une race qui marche.
L'ancien nous fait un signe de la main, et s'avance, à pied sous la ramure.
Je m'inquiète. Il est vieux, et c'est un exercice dont il n'a pas l'habitude.
Je devrais essayer de hâter le pas, d'entrainer mes compagnons, mais je ne puis. Je me sens peu sûre de l'endroit ou je pose mes semelle.
A l'ombre des hauts arbres, les folles herbes vertes, grasse, douce, qui nous ont acceuillie à la sortie du magellan se raréfient, découvrant un humus d'une étrange couleur mauve. Sur ce sol, vierge de tout sentier, fourmille une population d'insectes etranges, au formes biscornues, au couleurs inatendue, du rouge, du jaune. La lumière du jour tombe en tâches blanche, sur le sol nu. Les arbres, au tronc lisse et caoutchouteux, au feuilles ronde, sont de plus en plus grand, au fur et à mesure qu'on s'avance, et leur branche de plus en plus hautes. Des sons inconnus descende des ramures, caressant nos oreilles, sans les surprendre. Ici, les oiseaux ne crient pas, ils murmurent. Pas un souffle de vent, dans ce ssanctuaire de bois et de fougère. Tout y semble tranquille, protégé par la couverture verte qui lui sert de ciel.
Un mouvement imperceptible, à ma gauche. Une créature serpantine, couverte de fourrure, s'échappe vivement.
Que de nouvelles espèces ! J'ouvre les yeux grand, malgré moi. Je suis redevenue petite fille. Une irrésistible sérénité se dégage de cet endroit, et pourtant, rien n'y reste immobile. Il y a tant à voir, tant à observer.
Un soupir me ramène à la réalité. L'ancien se fatigue.
_ Xorth, propose-lui de faire une pause.
_ Je lui ai déjà proposé, Soercyé. Il refuse. Nous sommes bientôt arriver.
En effet, je perçoit de nouveau mouvements, dans les branches, au dessus de nos têtes. Plus de fuite, cette fois. De la curiosité. Un océant de phosphore qui luit à travers la verdure. Des centaine, des centaine de regard, et pas un murmure pour s'étonner de notre allure. Nous n'avons pas de fourrure. Nous sommes étrangement vêtus.
Et soudain, au détour d'un tron, ça me frappe.
Une éclaicie soudaine, parmis les arbres millénaire. Et sur tous les tronc entre toutes les branche, de petite habitation de bois et d'écorce, de forme coniques _ pour la pluie, sans doute... Des passerelles, ça et là, semble faciliter l'accès à ces huttes. Pas de pont, pas de corde, pour aller de l'une à l'autre. Alors que nous passons sous l'une de ces petites maison, je lève la tête. Elle semble si fragile, et pourtant si je peux juger la façon dont l'arbre a fait corps avec elle, elle est là depuis des sciecles. Comment un assemblage de bois peut-il être si solide ?
Une odeur acre frappe mes narine, mettant fin à mon émerveillement. Sans l'avoir jamais sentie, je la reconnais, immédiatement. C'est l'odeur du bucher funéraire.
Ils brûlent leur morts. C'est normal, beaucoup de civilisation primitive terrienne le faisait. Mais le dégout s'est emparé de moi. Tous ces corps, réduits en cendre. Les corps de ces incroyables créature, anéantis, par ce maudit élément destructeur. Je serre les dents, essaye de ne plus faire attention à l'odeur, de sentir autre chose.
_ C'est magnifique, s'extasie Lilyah. C'est comme...
Je n'écoute pas.
L'arbre vers lequel l'ancien nous dirige n'est pas pourvu de passerelle. Il ne porte qu'une seule hutte, plus vaste que les autres, à quinze mettre du sol.
Des Nimrodh vienne près de nous. L'un deux, un joyeux adolescent au pelage gris, s'approche de moi, et m'attrappe à bras le corps. Avant d'avoir compris ce qui m'arrivait, je me sens arrachée au sol, secouée, balotée, entrainée vers le haut. Ca ne dure que quelque seconde. J'ai à peine le temps de reprendre mes esprit que je suis debout, sur le plancher de la grande hutte. Mes compagnons, derrière moi, atterrissent l'un après l'autre, apporté assez peu délicatement, pas d'autre hommes-chats.
_ Kara !
Je me retourne et cherche. Mais ma petite fille sort des bras d'une Nimrodh à la fourrure orange en battant des mains.
_ Oh, maman, c'était trop drôle ! Je peux recommencer ?
_ Plus... Plus tard, ma chérie.
Seigneur, elle aurait pu tomber !
L'ancien me parle.
_ Il vous invite à partager son repas, dit Xorth.
Je constate en effet qu'une couverture a été tendu sur le planché de la hutte. Dessus, des fruit étranges, rappelant vaguement les goyave, mais de couleur rose, et de la viande cuite. Je transmets mes remerciement à l'ancien et m'agenouille sur la couverture.
_ Ne mangez que la viande, pour l'instant, dis-je à mes compagnons. Ne touchez ni aux fruits, ni aux herbes qui les accompagnent.
A coté de moi, délicatement, Rhoan a découpé l'un des fruit rose. Il en met le morceau dans le petit analyseur portatif que je lui ai fait emporté. Je mords dans un cartier de viande à belle dent. Ca rappelle le boeuf, c'est plus tendre, mais c'est assez fade. Mike a l'air, lui, de bien apprécier. Lyliah grignote, du bout des dents, assez dubitative. Atrayde et le balafré n'ont pas encore touché à la moindre nourriture.
_ Manger de la viande, leur dis-je. Vous risquez de les vexer. La viande n'est pas une menace, pour nous, d'après les archive que j'ai lu, ce sont les végétaux qui on empoisonnés nos ancètres sur cette planête.
L'analyseur sonne, il a fini. Rhoan me montre l'écran. Le toxique répertorié par la première expédition Epsolin semble avoir totalement disparut. Les Nimrodh ont accomplit leur tache. La planête est à présent viable pour les êtres humains.
_ Vous pouvez vous servir de fruit, dis-je à mes compagnons. Il ne sont plus dangeureux. Le projet Jenova a été une réussite.
_ Assez cynique, ce que vous dites là, docteur, me souffle Rhoan dans l'oreille.
_Cynique ? Non. Les Nimrodh sont peut-être le fruit d'une expérience scientifique, mais ce n'est pas déshonorant pour eux. Nos enfant naissentparce que nous les créont. Ils sont nos enfants. Nous plaçons en eux des espoirs, qu'ils peuvent ne pas combler, ou combler, ils restent malgré tous nos enfants.
_ Avouez que ces enfants là ont été utile, ils nous permette de nous nourrir de ce que nous trouvons sur cette planête, sans danger de perdre la tête.
_ Je n'ai pas envie de discuter de ça avec vous maintenant, Rhoan. Mangez, s'il vous plait. Vous mangez à peine, ces derniers temps.
_ Je me nourris autant qu'il me plait.Laissez-moi tranquille.
Avec brusquerie, il se détourne.
Je retiens un sursaut. J'ai vu un frisson le parcourir, au moment ou j'ai fait référence à son manque d'appétit. C'est la deuxième fois que je surprend un signe de faiblesse de ça part. C'est pourtant vrai, qu'il semble épuisé, mais...
Non, il est bel et bien épuisé. Je ne peux pas me le cacher à moi-même plus longtemps. Ce n'est pas la simple fatigue de quelqu'un qui se remets d'année de captivité trop longue. Loin de s'amméliorer, son état de faiblesse s'agrave.
C'était sous mes yeux, et je n'ai rien vu. Je n'ai pas voulu regarder.
Pas maintenant. Pas tout de suite. Ce soir, au magellan, j'insisterais pour l'examiner. Mais là...
J'observe la hutte. Elle est composée de deux partie, le plancher sur lequel nous mangeons, et une passerelle au dessus de nos tête, constituant un deuxième étage, celui ou l'ancien dort, je suppose.
J'ai arrêté de manger. L'ancien se tourne vers moi, il devait attendre cela pour me parler.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 28 Aoû - 14:34

_ Soercyé, l'ancien vous remercie d'être venue, et vous demande quels sont vos ordre.
_ Mes ordre ?
_ Il veut savoir ce qu'il faut faire pour guérir les malades.
_ Ils faut que je puisse les voir, avant tout.
Nous y sommes. Je croise les regarde des Nimrodh resté dans l'assistance, autour de nous. Ils sont plein d'espoir. Ils sont persuadé que je vais faire un miracle. Mais, je ne peux pas faire de miracle. SI je parvient à faire quelque chose, ça prendra du temps.
_ Il faut que je voie les malades, dis-je. Ensuite, je ferais ce que je peux, mais ça prendra du temps.
Xorth traduit mes paroles, qui provoque autour de nous des murmures.
Je surprends un regard étrange, de la part de Lilyah. Elle semble me guetter. Comme si j'étais en train de passer une épreuve. Une épreuve dont je ne connais pas l'enjeu.
Je vois soudain un Nimrodh, plus petit que les autres, un jeune, à la fourrure d'une blancheur immaculée qui s'avance vers moi.
Son regard a quelque chose d'accusateur. Il me parle d'une fois tremblante, mais pleine de défit.
_ Soercyé. Aneg veut savoir si vous guérirez sa mère.
_ Dis lui que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour ça.
Xorth traduit. Nouveaux murmure. Ce n'est évidément pas la réponse qu'ils espéraient. Il voudrait que je leur promette de réussir. Mais je ne le peux pas.
Le jeune félin blanc continue à me fixer, et me repose une nouvelle question.
_ Aneg veut savoir s'il est dans votre pouvoir de guérir sa mère.
_ Pour l'instant non, mais...
_ Docteur !
Lilyah, s'est soudain redressée, une lumière furieuse dans son regard.
_ Vous... Vous ne pouvez pas leur dire ça ! Xorth, ne traduit pas !
_ Lyliah ? S'etonne Mike à coté d'elle. Qu'est-ce qui te prends ?
_ Docteur, vous ne pouvez pas leur dire que vous n'avez pas le pouvoir de les guérir, vous êtes là pour ça, tous vos espoirs sont en vous.
_ Justement. Je ne peux pas leur promettre plus que ce que je peux accomplir. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, comment pourrais-je faire plus ?
_ Ils sont malades ! Ils ont besoin de vous !
_ Qu'est-ce qui vous arrive, Lilyah ? Je n'ai pas l'intention de les abandonner à leur sort !
_ Vraiment ? Ils vous intéressent comme de nouveaux objet d'études, mais une fois que vous en aurez appris suffisement, que ferez vous ?
_ Lyliah, au nom du ciel, calme-toi ! souffle Mike en tentant de la faire rasseoir. Ce n'est pas le moment !
Lilyah hésite, mais se laisse rasseoir. Je me retourne vers Xorth.
_ Dis lui que j'ai beaucoup de pouvoir, mais que je ne peux être sûre de rien.
Xorth traduit la réponse. Le jeune chat se mets alors à crier. Pas besoin de Xorth pour comprendre. Il dit "Imposture ! Imposture!" Ils dit les même chose que Lilyah. Que je ne chercherais pas à les guérir. Oui. Je ne suis pas une déesse, juste une humaine. Je ne peux pas promettre de réussir.
Plusieur Nimrodh essaye de calmer Aneg, mais je sens le doute qui envahit quelques uns. Janus s'est soudain levé.
_ Xorth, traduit ce que je vais dire.
Xorth appelle au silence d'une voix forte. Une fois le calme rétabli, le Balafré commence, d'une voix très sereine, mais déterminer.
_ Le docteur Bah et les autres vont retourner au magellan. Vous, les Nimrodh, vous y transporterez vos malades, pour qu'elle puisse les y soigner. Moi, je resterais avec vous,je partagerais vos tâches quotidienne et tenterais d'aider votre communauté du mieux que je peux. Si aucun des malades ne survit, malgré les soin du docteur, vous serez libre de vous venger sur moi de la façon dont vous le déciderez.
_ Janus ! M'écris-je. Vous êtes fou ?
Il me regarde avec un sourire. Le premier sourire que je lui voit faire.
_ Fou ? Non, docteur. Je vous ai vu opérer le militaire. Une opération que vous n'aviez jamais faite. Et que vous avez réussie. Vous êtes un bon médecin, vous avez beaucoup de talents. Je vous fait confiance.
Confiance. Tous me font confiance. Comme cette confiance est lourde à porter !
L'ancien parle. Xorth traduit.
_ Il dit que Celui-qui-a-une-marque-sur-le-visage parle sagement, et vous demande d'excuser Aneg pour son insolence, du à son jeune âge. Il dit qu'il sera plus qu'honoré de garder le Dieu-qui-a-une-marque-sur-le-visage pendant que la Soercyé guérira les malades.
Le sort en est jeté. Impossible de revenir en arrière.
Je me relève.
_ Nous allons retourner au Magellan immédiatement. Qu'on m'ammène les malade. Xorth, j'ai une chose à te demander.
Je sors de ma sacoche un récipiant isotherme et des pincette.
_Cette pierre par laquel le Mal vous est venu, je voudrait que tu me la rapporte, dans ce récipient. Attention, ne la touche pas. Sers-toi de ces pince pour la prendre.
_Bien, soercyé
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 28 Aoû - 21:23

Jowy Benaldès:

Tout tourne dans ma tête, j'ouvre les yeux. Soudain, je me relève, je suis trempé de sueur, je regarde autour de moi, paniqué. Où suis-je? et moi, qui suis-je? Il faut que je sorte d'ici, je me met à courir vers les parois en métal qui me retiennent prisonnier et les heurtes de plein fouet, je recommence plusieurs fois, je crie, je hurle.
-JE VEUX SORTIR! JE VEUX PAS RESTER ICI! QU'EST-CE QUE JE FOUS LA?
il faut que je me controle, que je me calme, je regarde les parois, ça y est ça me revient, oui, je suis Jowy Benaldès, caporal dans l'armée solarienne, j'était en train de me battre contre ces satanés Lambs. D'ailleurs, je m'en souviens maintenant, un des ces officiers Lambs avait pénétré dans cet étrange vaissaux, le Magellan, lorsque l'exosquelette en est sorti. Quelle saleté d'ailleur, cet exosquelette... Toujours est-il que j'ai profité de son repli pour penetrer à mon tour dans le vaisseau. mais, peu de temps après le sol s'est mis à trembler et j'ai eu la sensation que le vaisseau bougeait. Je me suis précipité dans les sous-sols de la machine pour me cacher mais ... AH! je m'en souviens, de cette terrible douleur qui me rongeait la tête, AAAAH! De quoi rendre fou un sage. Ensuite, ensuite... je ne me souviens pas, j'ai du perdre connaisance. SI, je me souviens m'être levé pour aller dans cette étrange sale, une sorte de nature artificielle, la biosphère. Là bas, il y avait des fruits, oui, de délicieux fruits, j'en ai pris quelques-uns pour me rassasier.

Mais, qu'est-ce que je sens? un courant d'air? Oui! cela veut dire que le magellan est posé.
J'ouvre discrètement la porte et regarde en dehors, personne.
Je tends l'oreille pour tenter d'entendre des voix: aucunes, personne.
Je prend alors le risque de me faire voir en avancant dans le couloir, personne.
Le vaisseau semble vide, les occupants ont dut sortir, peut-etre devrais-je risquer un petit tour dehors? Non, je risquerai de me faire voir à coup sur... finalement, je me décide à sortir.
Le paysage ne ressemble pas à la terre, je ne suis pas sur terre. J'admire cette plaine et, d'un coup, j'entends des gens approcher, des Lambs? Aucune idée, rapidement, je retourne dans le vaisseaux, dans la salle où je m'étais caché, je ne rêve pas, non! Je suis sur une planète viable, il faudra prévenir mes supèrieurs.


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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 29 Aoû - 0:36

Nous étions rentrés au Magellan tard dans la soirée. Tout le monde s’était rendu à sa cabine afin de se reposer des derniers événements. Enfin tout le monde sauf Nilane, qui était à l’infirmerie, et moi qui était dans la biosphère. Je réfléchissais à ce qui c’était passé au village de Xorth. Je me souvenais des moindres paroles prononcées par Nilane. Chacune résonnait dans mon esprit.

_ Soercyé. Aneg veut savoir si vous guérirez sa mère.
_ Dis lui que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour ça.
Xorth traduit. Nouveaux murmure. Ce n'est évidément pas la réponse qu'ils espéraient. Il voudrait que je leur promette de réussir.
Le jeune félin blanc continue à fixer Nilane et repose une nouvelle question.
_ Aneg veut savoir s'il est dans votre pouvoir de guérir sa mère.
_ Pour l'instant non, mais...
_ Docteur !
Lilyah, s'est soudain redressée, une lumière furieuse dans son regard.
_ Vous... Vous ne pouvez pas leur dire ça ! Xorth, ne traduit pas !
_ Lyliah ? S'etonne Mike à coté d'elle. Qu'est-ce qui te prends ?
_ Docteur, vous ne pouvez pas leur dire que vous n'avez pas le pouvoir de les guérir, vous êtes là pour ça, tous vos espoirs sont en vous.
_ Justement. Je ne peux pas leur promettre plus que ce que je peux accomplir. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, comment pourrais-je faire plus ?
_ Ils sont malades ! Ils ont besoin de vous !
_ Qu'est-ce qui vous arrive, Lilyah ? Je n'ai pas l'intention de les abandonner à leur sort !
_ Vraiment ? Ils vous intéressent comme de nouveaux objet d'études, mais une fois que vous en aurez appris suffisement, que ferez vous ?
_ Lyliah, au nom du ciel, calme-toi ! souffle Mike en tentant de la faire rasseoir. Ce n'est pas le moment !
Lilyah hésite, mais se laisse rasseoir. Je me retourne vers Xorth.
_ Dis lui que j'ai beaucoup de pouvoir, mais que je ne peux être sûre de rien.
Xorth traduit la réponse. Le jeune chat se mets alors à crier. Pas besoin de Xorth pour comprendre. Il dit "Imposture ! Imposture!

Je ne savais pas quoi faire. Faire confiance? C’était difficile, surtout pour moi. Je n’arrivais pas à oublier ce qui c’était passé avant, il y a bien longtemps. Nilane agirait t-elle de cette façon? Allait t-elle les laisser mourir? Je ne voulais pas et je pouvais pas. Je me battrais pour cela. Parmi les Nimrodh, il y avait des enfants. Des enfants qui allaient mourir ou deviendraient orphelins. Orphelin.. Comme moi. Cette pensée sembla avoir raison de tous mes doutes. Cette fois ci, je ne pouvais plus reculer. Je me levai de mon banc et sortit de la biosphère.
Je gagnai rapidement l’infirmerie. Je ne voyais rien du chemin que j’avais pris. Mon esprit était totalement centré sur ma pensée avec Nilane et le sort des Nimrodh. J’aurai pu rencontrer un éléphant face à moi, il était probable que ne remarque rien tellement j’étais obnubilé. Je poussai la porte de l’infirmerie sans prendre le soin de frapper pour annoncer ma venue.
_Ca devient reccurent. La dernière fois, je n’ai pas frappé non plus.songeais-je.
Nilane était assise à son bureau à regarder sans doute les résultats des analyses et expériences sur Xorth. Lorsqu’elle me vit, elle releva la tête surprise.
_Liliah? Je crois que vous avez pris l’habitude de venir ici sans frapper.fit Nilane.
_C’est possible, docteur, mais je ne suis pas là pour discuter de la façon d’entrer.
_Hum, je crois deviner pourquoi. Ce ne serait pas sur ce qui s’est passé au village avec les Nimrodh?
Je fus surprise durant quelques secondes. Puis je réalisais qu’elle avait pu le deviner en se souvenant de mes méactions.
_En effet. Pourquoi leur dire qu’on ne peut pas les aider. Nous devons tout faire pour les sauver.
_Liliah, calmez vous. je le sais. Mais je ne suis pas surpuissante. Je n’ai aucun pouvoir divin. Je ne sais pratiquemment rien du mal qu’ils souffrent. Je ne peux pas m’engager de les guérir car ….
_Non. Nous devons leur montrer qu’ils peuvent avoir confiance en nous. Il le faut.
_Liliah, laissez moi parler je vous prie. Après, vous pourrez dire tout ce vous voulez.
_Bien. Allez y. Je vous écoute.
_Merci. Je ne peux pas faire de miracle. Je suis médécin. Je veux les sauver autant que vous. Pour un patient, je lutterais jusqu’au bout. Mais j’ignore tout du mal qu’ils souffrent. Je ne peux pas me permettre de mettre tout leurs espoirs en moi pour les decevoir plus tard. Voilà j’ai fini.
Je repetais ces mots dans ma tête. Pour un patient, elle lutterait jusqu’au bout. Elle ne voulait pas leur insuffler un espoir trop grand pour ne pas les decevoir face aux conséquences. Les souvenirs me revenaient à la mémoire. Je me demandais ce qu’aurais fait Nilane à la place de l’autre. Je voulais savoir. Ce serait l’ultime test.
_Nilane, pourriez vous répondre à une autre question?demandais d’un ton poli et aimable.
_Volontiers.
_Hum imaginons que vous travaillez dans un hopital, un service d’urgences. Un accident vient de se produire il n’y a pas longtemps. Soudain une femme blessée accompagnée d’un enfant d’environ huit ans arrive. L’enfant vous demande de sauver sa mère qui est très grievement blessée car son père est mort sur le coup dans l’accident. Que feriez vous?
Nilane semblait avoir compris. Etait il possible qu’elle avait compris la signification et la symbolique de mon exemple?
_D’abord j’essaie de rassurer l’enfant en lui disant que je ferais tout. Ensuite j’examine la femme. Evidemment je ne peux pas dire ce que je ferais. Je n’ai aucun détail de son état.
Sa réponse était calme et semblait sincère. Cela m’en désarmait presque. Elle me regardait avec un sourire à la fois triste tout en essauyant d’être compréhensive.
_Cet exemple, vous ne l’avez pas inventé, n’est ce pas? C’est un souvenir à vous?
Je fus surprise. J’étais étonnée qu’elle ait pu le comprendre si vite. En fait, j’étais surtout étonnée de moi même. J’avais raconté quelque chose que je ne parlais jamais à moi même et je venais de le raconter à une autre personne que je connaissais depuis quelques semaines.
_En effet.
Je ne pouvais pas m’empêcher de répondre et de dire la vérité. Pourtant ma voix restait basse mais je gardais la tête haute. Peut être avais je besoin de l’avouer?
_J’avais huit ans. J’étais avec mes parents un jardin public lorsqu’une bombe était tombée sur le parc près de nous. L’impact du choc et le souffle de l’explosion me propulsa en arrière ce qui me protégea. Mon père mourut sur le coup. Ma mère a été projetté aussi mais un rocher a stoppé sa chute. Elle perdit connaissance. Elle avait beaucoup de plaies sur tout le coup. Le sang coulait. Lorsque l’ambulance l’a emmené, je suis montée avec. A l’hopital, j’ai supplié le docteur des urgences de la soigner lui disant que je n’avais plus qu’elle. Mais il m’a dit que c’était trop tard. Il refusait de la soigner car il devait partir et n’avait pas le temps de l’operer. Ma mère est morte une journée plus tarde de ses blessures. Depuis j’ai été placé dans un orphelinat. J’étais disatance des autres. Je ne pouvais plus rire, jouer.. alors les autres étaient méchants … c’est pour cette raison que je restais à lire dans la bibliothèque. Puis à quatorze ans, je me suis enfuie pour vivre ma vie seule sans dépendre de personne jusqu’à notre rencontre.
J’avais raconté tout d’un trait sans me rendre compte vraiment. J’avais l’impression que cela me faisait du bien. Je me sentais plus libre. Nilane était épouvantée et attristée.
_Liliah, je ne sais pas dire …. Je suis ….
_Ca va. Je sais qu’il n’y a rien pour exprimer cela. Parlons d’autre chose je vous prie.
_Si vous voulez. Alors revenons aux Nimhrod. Où êtes vous dans l’étude de la langue de Xorth?
_J’avance doucement mais surement. A présent, je peux reconnaître une centaine de mots. Je peux formuler des phrases simples. Je peux comprendre des phrases en m’aidant des mots que je comprend. Si vraiment je ne sais pas traduire, je peux m’aider de gestes. C’est un travail fascinant. Mais cela demandera de beaucoup de temps encore.
_Vous faites du bon travail, Liliah. Mais continuez ainsi.
_Arig, Nilane.
_Arig?fit Nilane surprise.
_Cela signifie merci dans la langue de Xorth.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 1 Sep - 11:51

"Maman" est dans l'infirmerie et les Xorths amènent leurs malades. Malades de quoi au juste ? Ah oui ! A cause de la pierre noire... C'est triste, si triste...
Les autres sont dans la "Vaiseau-base" et aident un peu. Et Celui à la cicatrice ! Il a décidé de rester chez les Xorths et si "Maman" ne soignait pas les Xorths malades il...
Non, non ! "Maman" doit les soigner... elle doit, elle doit ! Elle y arrivera !
Xorth est resté avec sa soeur... Elle si jolie et si grande. Elle s'appelle Berthia. Je trouve que c'est un nom qui lui va bien.
Et ceux de ma vision... Je les ai pas encore vu. Ils sont peut-être... Ah non, non ! Je les verrais, je les verrais !
Tout le monde fait des choses ici. Je m'ennuie, et si j'allais me ballader ? "Maman" le saura pas parce qu'elle est trop occupée...
Je sors tout doucement du "Vaisseau-base" et je me met à courir dans l'herbe. Personne ne me voit on dirait. Ca doit être à cause des herbes... Elles sont énormes et très vertes !
J'ai jamais vu un endroit comme ça... C'est beau et on dirait que c'est infini ! C'est pas la forêt euh... toxique. Les arbres là-bas ne sont pas plein de feuilles avec de belles couleurs. Y a pas des fruits un peu partout non plus...
Oh ! Des animaux ! Dans les livres que "Maman" me lisait, il y avait beaucoup d'images d'animaux qui vivaient, ou vivent je sais plus, sur Terre. Mon préféré c'est un animal qui vit dans l'eau. Il est très très grand et gris ou bleu. Ca chante aussi et on dirait un poisson. "Maman" m'a dit que c'était une baleine... C'est joli...
J'entre dans la grande forêt. Le soleil est caché par les grandes feuilles, ca fait de l'ombre.
Soleil... Hum ça fait longtemps que j'ai pas vu un aussi brillant soleil !
J'avance en regardant autour de moi. Y a plein de choses que je connais pas !
Tiens ! Il y a quelque chose qui bouge derrière ce buisson ! C'est quoi ?
Je marche sur la pointe des pieds et saute sur la chose qui bouge. Elle se débat très fort ! Je lâche et la chose qui bouge se retourne vers moi.
Mais... Mais c'est... Une Xorth ! Une Xorth adulte ! Elle a un pelage jaune, rouge et marron.
Peur, peur ! Je sens de la peur dans ses yeux dorés...
C'est... C'est la Xorth de ma vision ! Plus vieille mais c'est elle ! C'est elle ! Je souris et tends ma main.
La Xorth regarde ma main avec curiosité mais elle recule. Je lui envoie de la joie pour la rassurer. Elle me regarde dans les yeux et me fixe.
Je ne sais pas combien de temps il s'écoule mais ça doit faire un petit moment que je suis partie du "Vaisseau-base"...
Oh... La Xorth bouge un de ses bras et... elle pose sa grande main fine dans la mienne. Je la serre tout doucement et je m'approche en envoyant de la curiosité. J'essaye de lui "donner" ma vision mais je ne sais pas si elle l'a "vue".
La Xorth fait un espèce de sourire et me prend dans ses longs bras. Elle est contente, contente ! Et elle rit dans sa tête on dirait !
Hum... C'est tout doux...
J'ai un peu mal à mon "Faux-bras" mais c'est pas grave, je suis contente c'est tout.
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 2 Sep - 22:39

Avec mille et une précautions, je mis la pierre noire dans le récipient à l’aide des pinces. Ce pourrait-il vraiment que ce soit la source du Mal qui décimait mon espèce ? Je regardais avec curiosité la pierre. Parfaitement lisse, elle semblait être noire mais quand on regardait bien, on pouvait y voir quelques reflets dorés. Il m’avait été difficile de la retrouver. Apparemment, on l’avait déplacé pour faire de la place aux malades. J’avais du demander à la moitié du village encore vivant s’ils savaient où elle était. Finalement on m’avait indiqué qu’on l’avait mise dans mon ancienne hutte, croyant que je ne reviendrais pas. Malgré sa grande taille, elle était étonnamment légère. Elle était ronde, parfaitement ronde.
La pierre sous le bras, je me mis en route pour le vaisseau, sautant de branche en branche, d’arbre en arbre. Ma longue absence ne m’avait pas fait oublié mes réflexes, et ce fut très rapidement que j’atteignis l’orée du bois.
Je me laissai tomber de la branche où j’étais perché et atterris dans un bruit sourd au milieu des hautes herbes. Quand je fus près du vaisseau, je ne pu ignorer les nombreux abris qui étaient battis à proximité. Ainsi les familles des malades préféraient attendre près du vaisseau plutôt que de retourner au village. C’était parfaitement compréhensible : Qui voudrait rester dans un lieu hanté par le malheur alors qu’un malade qui nous est proche est soigné à quelques pas de là ?
Quand je m’approchai du vaisseau, une plate-forme descendit à ma hauteur. Je ne comprenais pas pourquoi elle descendait vu que je pouvais atteindre l’entrée d’un simple bond ! Enfin, avec la pierre, il m’aurait été difficile d’atteindre la petite ouverture du premier coup et cela me permettrait de me reposer un peu. Je me plaça donc sur la plate-forme qui m’emmena à la hauteur de la porte qui s’ouvrit à mon approche.
« Il faudra un jour qu’on m’explique comment ils font ça ! » pensai-je.
Je pris l’ascenseur pour me rendre au deuxième étage, là où se situait l’infirmerie. Une fois à destination, je m’exclama bien fort afin que l’on puisse m’entendre :
- Soercyé, j’ai ramené la pierre !
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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 2 Sep - 23:28

Le soleil. Plus d’un mois que je n’avais plus ce soleil pour me réveiller. Alors, quand un rayon de soleil me caressa les paupières, j’était content. Mais, bizarrement, la puissance de la lumière semblait plus faible que sur le terre ,comme si l’étoile incandescent était plus neuve.
-Hmmmmm, encore une belle journée qui s’annonce, fis-je en m’étirant.

Après m’être levé, douché et habillé, je partis en ballade dans le vaisseau, profitant de la moindre écoutille pour admirer cette nature préservée. A un certain moment, quand j’entrais dans la salle de détente, je pût voir à travers la grande écoutille de la salle le réveil de nos hôtes à poils. Ils avaient aménagés des petites huttes devant le sas d’entrée. Je voyais l’un deux qui se démenait sur un grand tas de bois. J’observais avec intérêt cet être qui jouait habilement avec des pierres pour produire le feu, ce que nous, pauvres humains, avions réussi à faire au bout de plusieurs millénaires, alors qu’eux, y sont arrivés seulement en quelques siècles. Je décidais de rester à mon lieu d’observation, croyant naïvement qu’il préparait un barbecue géant. Je pût voir rapidement que ce n’était pas ça.
Deux Nimrodh portait un brancard, sur lequel était couché une autre de ces créatures fantastiques, qui devait être femelle, selon les caractéristiques physiques normale. Un petit Nimrodh marchait à coté, il semblait pleuré. Pour ce qui était de celle allongée, on aurait dit qu’elle dormait, avec plusieurs morceaux de peau mises à nues à cause de la chute des poils. Les porteurs la déposèrent sur le bois, qui ne brûlait pas encore assez, puis se retirèrent dans une hutte, juste à coté. Le petit restait là, en versant des larmes tandis que le visage de la femelle commençait doucement à se faire lécher par les flammes dévastatrices.
J’avais assisté à tout ça, puis je me suis mis à pleurer doucement contre la fenêtre. Cet écran transparent montrant un monde agonisant, n’était plus qu’une faible cascade de larmes. En voyant cette scène, je mettais souvenu de la mort de ma mère, emporté par la grippe spatial qui sévissait il y a 10 ans. A l’époque, les dirigeants avaient dis qu’il n’était pas utile de débloquer des fonds pour la recherche, disant que la maladie n’était pas bien grave et qu’elle disparaîtrait d’elle même. Mais quand un cas fut détecté dans une colonie de politiciens, les chercheurs furent tenus de trouver un vaccin. Ce qu’il réussirent au bout de 2 mois. C’était ça l’humanité : un monde égoïste et égocentrique, mais heureusement, tous n’étaient pas comme cela. Le docteur Nilane Bah par exemple. Je trouvait qu’elle aurait dû dire sans hésitations qu’elle pourra les guérire, quitte à mentir. Car ainsi, il restera toujours un espoir en ces êtres magnifiques. Sachant qu’ils seront un jour sauvés, ils se battront, se disant de tenir jusqu'à ce moment béni.
Je m’essuyait les yeux, et regardait par la fenêtre. Le mini-village se réveillait peu à peu, et tous se dirigeaient vers le grand feu, signe funeste d’un début de journée et de la fin d’un compatriote.
Je posais ma min sur cette vitre et avec un faible sourire, je murmurais :
-Nous vous sauverons, je vous le promet.
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Pykar
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 3 Sep - 22:56

Il y a à peine quelques jours, jamais je n'aurais pris la décision que je venais de prendre... Mais maintenant, je sentais que j'avais parfaitement confiance en la doctoresse. Il ne me restait plus qu'a esperer qu'elle réussirai a trouver un remede pour la maladie. Je passais la nuit dans la hutte de l'ancien, à l'étage. La promiscuité de cette créature était embarassante, mais je fini par m'endormir. Au matin, quand je me réveillais, le jour semblait levé depuis longtemps. J'étais seul. Je descendis à l'étage inférieur de la hutte et m'approchait de la terrasse, me demandant comment j'allais descendre de l'arbre. A peine avais-je formulé cette pensée qu'un éclair de fourrure grise jaillit près de moi. Je me senti empoignée, secoué comme un sac, et je me retrouvais au sol, au pied de l'arbre.. Le nimrodh qui m'avait transporté jusque l'à s'éclypsa aussi rapidement qu'il était venu, et je me demandait ce que j'allais faire. Finalement, je pris pour parti de faire un tour dans le reste du village et peut être en dehors pour pouvoir réflechir deux secondes. On était en pleine nuit, mais je n'avais pas sommeil. Je commencai par faire un tour a l'exterieur du village.
A la sortie du village opposée a celle qui menait au vaisseau, après un petit sentier au travers de la forêt, se déroulait une immense plaine. Je repensai a la Terre que j'avais quittée, et aux mémoires de ceux qui avaient vécu avant le cataclysme... Avaient-ils vu, eux aussi, un paysage tel que celui-ci?
Bon, ce n'était pas le moment de faire dans le sentimentalisme. Il fallait que je cherche. Une nouvelle forêt s'étendait, pas loin de la ou je me trouvais. Je m'en approchai...
Un Nimrodh surgit devant moi soudainement, et se mit a me parler. Je sentis dans ma tête des iamges...Foret...Peur...Mort...Interdit...
D'après ce que je pouvais composer, la forêt était un territoire interdit a tous les Nimrodhs. Ils en avaient peur...
Ou quelqu'un les forcait a en avoir peur.
Je m'avancai vers la forêt, en essayant de rassurer l'autre Nimrodh. Finalement, il me laisse passer, en pensant que de toute façon, je suis considéré comme un dieu chez eux...
La forêt est beaucoup plus profonde, moins acceuilante que celle ou vivaient les Nimrodhs. C'est vrai qu'elle avait de quoi faire peur... J'avancai vers le coeur, ou j'étais sur que je trouverais quelque chose.
Une gigantesque clairière se découvrit devant moi a un moment. Entièrement couverte d'herbe. Enfin, presque. La technologie laisse toujours des traces... J'arrive au centre de la clairière et je vois distinctement que l'herbe a une texture différente que celle qui a poussé naturellement. Je donne un coup de talon dedans. Du métal en dessous de l'herbe synthétique... En suivant le reste de la plaque de métal, je trouvai des petits cables quelque part. Il suffisait de les brancher. Soudain, le sol s'ébranla. Je reculai et quelqques secondes plus tard, la ou se trouvait le carré d'herbe se trouvait maintenant une porte qui menait sous la terre... De construction humaine, sans aucun doute. Aucun Nimrodh n'avait jamais du aller la, et même s'ils y étaient arrivés, ils n'auraient jamais découvert la base... Je descendis.
Une espece de base en préfabriqué. L'électricité avait été coupée, et l'obscurité régnait. J'enlevai mes lunettes pour la première fois depuis longtemps. Les sytèmes de sécurité étaient généralement indépendants du systeme principal, et détectaient surement d'autres équipements électroniques. Mes yeux étaient toujours habitués a l'obscurité, et je n'eus aucun mal a trouver un chemin dans la pénombre... Finalement, j'arrivai dans une salle remplie de consoles d'ordinateurs... Enfermée dans l'ordinateur central, se trouvait la mémoire générale. Je pris toutes les précautions du monde pour enlever le panneau et sortir une petite carte mémoire que je rangeai dans ma poche. Cela pourrait nous donner quelques indices sur que faisait cette base ici... Je sortis de la salle...
...juste pour me rendre compte que l'ouverture de la porte avait attiré un petit robot de sécurité qui venait voir ce qu'il se passait...
"ALERTE! MENACE HUMAINE! ALERTE, MENA..."
Manquait plus que ca. Je sortis mon arme et tirai. Ce qui éparpilla de la tôle un peu partout. Une fois le programme de contrôle du robot bousillé, je rentrai dans la salle des ordis, et je trouvai ce que je cherchai: Une console de sécurité qui était restée allumée. Je la reprogrammai pour désactiver les autres robots. Ca servirait si les autres devaient revenir ici.
Une fois ceci fait, je sortis du batiment. Le jour se levait. Je mis immédiatement mes lunettes de protection et repartit vers le village.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 4 Sep - 0:43

Ce fut notre première journée sur cette planète, laissée depuis si longtemps à l’abandon par les miens. J’avoue que j’aurais trouvé tous ces hommes chats assez amusants en temps normal… mais plus rien n’était normal pour moi à présent. J’avais suivi les autres, rencontrés et les fameux Nimrodhs et fait connaissance avec eux, mais je ne sentais toujours pas ma place parmi l’équipe. Il n’y avait pas que moi, il y avait aussi le balafré, mais lui, il avait l’air de s’en ficher. Et Mick… Dire que je le traitait à Oblivion, parfois comme un moins que rien, mais il avait au moins le mérité d’avoir trouvé sa place ici.
Et moi ? J’étais Solarien, pilote et soldat, je ne savais que piloter et tuer… après tous ces souvenirs qui venaient de resurgir dans ma mémoire, je doutais même que je sois encore capable d’aimer. Je me sentais inutile. Nilhane, sa fille et la terrienne Lilyah allaient ils encore supporter longtemps ma présence ? Depuis qu’elle m’avait retiré ce bracelet, elle m’avait permis de faire ce que je voulais… C’est là que je me rendis compte que je n’avais plus de volonté propre. Je ne faisais que suivre les ordres depuis des années et maintenant j’étais livré à moi-même. J’avais vraiment l’impression d’être un petit garçon qui vient de perdre ses parents, perdu, ne sachant pas quoi, n’ayant nulle part où aller sauf dans le 1er refuge qu’il aurait trouvé.
Je décidais d’arrêter de réfléchir et de me lever de ma couchette où j’avais pensé des heures à penser. Je sentais que si je continuais ainsi, qui c’est quel genre d’envie me viendrait à l’esprit…
Je sortis de mon compartiment et tombais sur un hublot. Il faisait nuit. Etrange, rien qu’en voyant l’obscurité au dehors, je me sentis tout de suite mieux à l’aise. Je n’avais jamais eu la chance de voir la nuit sur notre bonne vieille planète, et à présent je le regrettais. Je regrettais de n’être jamais resté assez longtemps sur Terre pour observer les étoiles la nuit. Je n’avais pas envie de me coucher, et j’avais envie de voir la nuit au dehors du vaisseau. Je traversais les couloirs du Magellan, prenant soin d’éviter les nombreux Nimrodhs qui s’étaient installés sur des peaux de bête un peu partout. La plupart dormaient, mais certains n’avaient, comme moi, pas sommeil. Leurs yeux luisaient dans le noir et me suivaient lorsque je passais devant eux. Tous ces « gens » qui avaient dans l’espoir que le docteur pourraient tous les guérir de ce mal inconnu qui les rongeaient. Toutes les pensées des Nimrodhs transparaissaient dans leur regard. Certains étaient pleins d’espoir, certains étaient persuadés qu’ils allaient être sauvés, d’autres paraissaient moins confiants, certains avait déjà abandonné tout espoir et avait sans doute suivi un proche, plus confiant. Lorsque que je sortis du vaisseau, j’avais eu l’impression que le village s’était étendu jusqu’ici avec tous les abris provisoires que les Nimrodhs avaient installés ici.
Impossible… Nilhane n’y arriverait jamais ! Il y avait déjà tellement d’habitant dans ce village, alors, guérir la planète entière, c’était peine perdue…
Je ne savais pas où aller, alors je pris le premier sentier qui menait en dehors du village, tandis que l’astre du jour de ce système se levait déjà. Au bout d’un petit moment, j’arrivais à l’orée d’une forêt. Je vis sortir de là une silhouette avec des lunettes, c’était… Le balafré ?! Que faisait il là ? Il m’aborda en 1er.
_ Jonas ? Qu’est ce que vous faites ici ?
_ J’allais vous dire la même chose !
_ Je me promenais !
_ Bien sûr…
_ Et j’ai découvert quelque chose d’intéressant !
_ Qu’est ce que c’est ?
_ Une base ! dit il le plus simplement du monde
_ Quoi ?!
_ Bon, puisque vous êtes là, venez voir !
Il retourna dans la forêt et m’invita du geste à la suivre. Nous traversâmes des herbes hautes et évitèrent des arbres difformes pour arriver au bout d’une vingtaine de minutes à un carré d’herbe plus court et beaucoup plus clair que l’herbe environnante. Il mit ses main au sol et souleva la carré qui étaient en fait une cache à une plaque de métal sur laquelle il y avait une marque : le symbole d’une planète noire traversée d’un éclair.
_ Etrenank !!
_ A vos souhaits !
_ Non, c’est le symbole d’Etrenank depuis qu’elle existe, sur cette plaque !
_ C’est quoi Etrenank ?
Je ne pris pas le temps de lui répondre, je me précipitais à l’intérieur. La ancienne base Solarienne à l’abandon depuis le départ des humains de cette planète ! C’était incroyable que le balafré l’ait découverte par hasard !
Je tombais en 1er sur une salle sombre, où étaient disposée un peu partout des consoles vétustes au possible. C’était de véritables antiquités, je n’en avais jamais vu de pareilles auparavant. Tout dans cette salle était recouvert d’une épaisse couche de mousse, et les petites bêtes et insectes pullulaient. Dire que cela faisait plus de 800 ans que personne n’avait mis les pieds dans cette base… Mais il y avait une chose étrange, ça sentait le brûlé. C’est alors que mon regard se porta vers un amas de tôle calciné, j’entendis une voix derrière moi.
_ Ne vous en faites pas, il n’attaquera plus ! fit le balafré
_ Vous avez trouvé autre chose à part de vieux robots ?
Il sortit de sa poche ce qui ressemblait à une vieille carte.
_ Faites moi voir ça !
_ Ca servirait à quoi ?
Sentant sa réticence à me donner cette vieillerie, je lui arrachais de la main.
_ Hé !
_ Je m’y connais mieux en matériel Solarien que vous, alors laissez moi faire !
Je l’examiner attentivement, mais il n’y avait rien qui pouvait me dire ce que cette carte pouvait contenir.
_ Est-ce qu’il y a encore un appareil en état de marche, ici ? demandais je
Sans dire un mot, il pointa le doigt vers une autre salle au fond d’un petit couloir. Cela ressemblait une une vieille salle de contrôle, le plus incroyable était qu’il restait un ordinateur encore en état de marche. Je dégageais d’un coup sec de la main un bon centimètre de poussière et saisis quelques commandes basiques que mon instinct me dictait sur cette machine archaïque. Une petite fente s’ouvrit alors dans la console. Elle correspondait exactement à la taille de la petite carte. J’hésitait un instant, puis je la plaçais dedans avec une infinie précaution. Des symboles étranges s’affichèrent en masse sur l’écran à moitié cassé en face de moi. En école militaire, j’avais étudier l’histoire d’Etrenank et les technologies du passé m’avaient particulièrement intéressés… cela allait enfin me servir à quelque chose…
Je retirais la carte de la fente, le balafré commençait ç se poser des questions.
_ Alors ? Vous avez trouvé quoi ?
_ Cette carte est encodée dans un vieux langage informatique Solarien ! Je pourrais rien faire ici, mais je pourrais peut être en déchiffrer le contenu au Magellan !
_ Rentrez si vous voulez, moi, je retourne au village !
Il sortit de la salle en 1er et me laissa avec mes réflexions. Bizarre, comment une base qui datait de plus de 800 ans pouvait encore fonctionner ? Qu’est ce qui pouvait bien l’alimenter ?
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Marc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 4 Sep - 1:59

Je portais le verre à mes lèvres, et avalait cul-sec l'eau et les comprimé.
Ca ne durera pas longtemps songeai-je en rebouchant le flacon et en le reposant sur une table.
Ce tube était le dernier de ma petite réserve que j'avais fauché à l'infirmerie. Des comprimé contre la fatigue, contre les spasme et convulsion mineures. Ainsi, moins de risque d'accident dûs au tremblement de mes mains. Un jour avant d'arriver sur Epsolin, mes mains devenait rigoureusement incontrôlable aux moins cinq fois par jour. Ces convulsion étant trop dangereuse, j'avais dû prendre des mesures. Ces médicament, et deux "gants de métal relié à mes avant-bras, immobilisant en partie mes mains. Je pris une profonde inspiration, et me levait. Le prototype était presque treminé. Il ne me restait plus que la géode à facette à réaliser. La partie la plus délicate
Foutu mains!
Rageant, je me me saisit vivement d'une feuille de céramique, et la plaçait dans le ciseleur que j'avais construit de mémoire. Quand soudain, la porte du laboratoire s'ouvrit. Je me tournai, et leva un sourcil étonné. Un nimhrod se tenait sur le seuil. Il étais plus petit que moi, sans doute un jeune. J'éteignis le ciseleur, et marchai vers lui. Me voyant arriver, il fis un pas en arrière, pui sembla se concentrer. J'allais lui dire de sortir, lorsque je sentis une onde de curiosité aller de lui à moi. Ce nimhrod était curieux! Il voulait savoir ce que je faisais.
_ Et puis quoi encore? marmonai-je. Je ne suis pas guide touristique, et ce n'est pas un parc d'attraction ici.
D'un geste ample du bras - pas trop brusque pour ne pas paraître insultant- je l'invitait à sortir. Il ne remarqua pas mon geste, trop occupé à observer le socle terminée du prototype de 2R2A. Irrité, je claquai des doigts devant ses yeux. Il eu un sursaut violent et me bouscula dans son mouvement. Incapable de maintenir mon équilibre, je tombai lourdement au sol. Il eu un autre mouvement de recul en me voyant par terre. Je tenta de me relever, mais mes jambes me trahirent, et cedèrent. Le nimhrod tendis la main vers moi, comme voulant m'aider, mais je la repoussais violemment. Il pris peur, et détala, couinant comme un chat. De plus en plus iriité, je ramenai mes jambes sous moi, m'appuya sur le manteau de la porte du labo, et me relevai.
Peut-être devrais-je...commençai-je a penser.
_ Non! Me reprimandai-je. Hors de question de demander de l'aide![/i]
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 4 Sep - 12:05

Une nuit a passé. Puis un jour. Et la nuit est revenue.
Il n'y avait pas assez de couchette dans l'infirmerie du magellan, il a fallut donc laisser les malades dans le camps de fortune à coté du camps.
Seule cette Nimrodh là, je l'ai portée à l'intérieur.
Elle est en stade terminal. Elle s'est portée volontaire. Lilyah reste à mes côté, pour servir d'interprête.
_ Dis-lui que ça va piquer, dis-je en préparant une seringue.
Lyliah murmure quelques mots, fait quelques gestes. La Nimrodh répond.
_ Elle dit que tu peux y aller, elle est prête, me traduit Lyliah.
J'enfonce l'aiguille dans la nuqe de la créature.
Elle n'a plus rien à perdre. Bien sûr, ce que je suis en train de lui faire, je l'ai déjà essayé, prudemment, sur Xorth, et n'ai pas constaté la moindre altération de sa santé. Mais je ne pouvais pas appliquer le résultat de mes expériences sur Xorth au malades, de manière aléatoire, sans une ultime expérience.
_Et maintenant ? Me demande Lilyah.
_ Maintenant ?Il faut attendre. Si demain, je constate une amélioration dans son état, j'appliquerait ce traitement à d'autre malades en phase terminale.
_ Pourquoi seulement au malade en phase terminal.
_ Ce n'est qu'un dernier recours, destiné à prolongé leur vie. Comme la drogue que je donne à Kara pour retarder le dévelloppement de son cancer. Ce n'est qu'un traitement, et ce n'est pas le remède. De plus...
_ De plus ?
_ Le produit que je leur injecte stimule leur système imunitaire, mais également leur pouvoir psychique. Je n'ai constaté aucun changement chez Xorth. Mais je suis mal à l'aise.
Je joue nerveusement avec mon stétoscope.
_ Je ne les considère pas comme des rats de laboratoire sur lequel je peux faire des expérience. Tenter des chose sans être sûre de leur fair du bien me parait...
_ Mieux vaut faire des erreur plutôt que ne rien faire, me répond-elle. Tu n'a pas à douter de toi, dans la situation ou nous sommes, ce n'est pas un crime d'essayer des choses.
Je souris et regarde la Nimrodh. Elle s'est endormie.
_ Aide moi !
Nous l'amenons dans une des alcôve, là où sa famille l'attends. Lilyah leur explique, dans des thermes simples, ce que j'ai fait, et qu'il faut attendre.
_ Après, Lyliah, tu peux aller te coucher. Il est tard.
_ Et toi ?
_ Moi, dis-je en rejoignant le labo, j'aimerais continuer à examiner cette pierre que Xorth m'a rapportée. Ce n'est pas possible, pendant la journée.
Ces deux jours ont été comme une plongée sans bouée dans un torrent fou. Scanner, prise de sang, annalyse, et surtout, tout ces regard, tout ces regards qui attendente.
Sur terre, j'avais choisi Itokyo pour aider ceux qui étaient dans la misère, ceux qui loin du confort des batiment militaire, trainaîent dans les bidon ville. La misère ne me rebutait pas, puisque je n'avais jamais connu autre chose.
En découvrant le confort d'Etrenank, j'ai baissé ma garde. Il a fallut apprendre à me protéger, à garder la tête froide, même devant les patient les plus atteint. Je doit rester concentrée sur les symptomes. Renforcer leur système immunitaire, tout en cherchant à comprendre la maladie.
Dans ma salle d'expérience, je regarde la pierre. Enfermée à double tour derrière la parois translucide du cageot anti irradiation ou je l'ai mise.
Je m'approche du boitier de commande et manie le bras mécanique à l'intérieur du cageot pour récupérer les deux éprouvette que j'y ai placé hier, et je les envoie directement à l'analyse.
Le résultat s'affiche sur mon écran. L'une des éprouvette contenait mon sang. L'autre celui de Xorth.
Je fixe les résultat sans bouger. Les cellule humaine sortent intacte de l'exposition aux radiations de la pierre. Pas les cellule Nimrodh.
Etrenank. La ville espoir. La ville avenir. La ville où un meilleur monde, sans guerre et sans mépris, semblait possible, tant il y avait de penseur et de philosophe pour la guider.
Pas de conclusion hâtive.
La pierre a tout d'une pierre volcanique. Pour l'instant, je n'ai aucune raison de croire qu'elle ai pu être créée artificiellement, d'ailleur si elle l'avait été, je ne vois pas par quel moyen. Il me faudrait sans doute l'avis d'un géologue, mais je n'en ai pas à bord. Je reviens à l'épouvette contenant le sang de Xorth. La réaction des céllule est curieuse. D'ailleur, c'était curieux dés le départ, une irradiation n'est pas sensé être contagieuse.
On dirait que les cellule sécrêtes quelque chose, quelques choses déjà contenuent en elle, et qui, une fois libéré, provoque leur destruction.
Songeuse, je regarde le sang de Xorth se détruire lui-même lentement devant mon écran. Et soudain, un imperceptible mouvement de l'air, quelqu'un derrière moi, juste derrière moi, s'est approché sans que je l'entende. Je sursaute, me redresse, prête à frapper l'intrus, s'il m'attaque. Pour appercevoir l'ex militaire, debout derrière mon siège, le poing fermé sur quelque chose.
_ Bon sang, Jonas, ne vous approchez pas sans bruit comme ça, vous m'avez foutu la trouille.
_ Je ne me suis pas approchée sans bruit, mais vous êtiez trop concentré pour m'entendre.
_ J'ai eu une rude journée, alors s'il vous plait, passons la dessus. Qu'est-ce que vous me voulez ?
Mon ton a été plus agressif que je ne l'aurais voulu. Je ne sait pas pourquoi, mais je ne supporte pas qu'il m'ai surprise au milieux de mes tâtonnements incertains. Il me regarde un instant, en apparence imperturbable. Puis hausse les épaule.
_ Sans importance, continuez votre travail.
_ Ne m'enervez pas, Atrayde, j'ai déjà la maladie des nimrodh pour ça, et je vous assure qu'elle rempli très bien cette fonction.
_ Bon, écoutez, le Balafré a exploré un peu les environ, et il a découvert une ancienne base solarienne.
_ Une ancienne base ? En ruine ?
_ Non, curieusement non. Après Huit cent ans, elle fonctionne encore. Elle s'est auto entretennue automatiquement pendant tout ce temps. Et nous avons trouvé ça.
Il me tend quelque chose. une carte. Une carte magnétique.
_ C'est la première fois que je vois une carte magnétique de ce genre.
_ C'est un modèle d'il y a huit cents ans, docteur. Mais elle est encodée dans un langage d'il y a huit cents ans. Impossible de la lire. Mais avec le matériel du magellan, j'arriverais sans doute à la décrypter. Il me suffit d'un code Alpha et d'un réinpolateur de transmission...
Je le regarde bouche bée. Il y a 5 minute c'était un homme morne et apathique. Maintenant, il semble rempli d'une énergie nouvelle, ses yeux brûlent de passion.
_ Vous avez étudiez les technologie anciennes, dis-je.
_ A l'école militaire, oui. Mon père n'avait pas vu ça d'un très bon oeil, ça ne servait à rien pour ma carrière, mais j'adorait ça. D'ailleur...
Il se tait soudain. J'attends avec impatience qu'il continue, mais il se renfrogne.
_ Bref, je pense pouvoir le décrypter, oui. Fait-il simplement.
Son regard me fuit. Il ne voulait pas m'en révéler autant sur lui-même, je le sens. Je voudrais poser des question, une foule de question. Son père, l'école militaire, et les technologie ancienne. Je les retient. Une part de moi est dérangée, de devoir admettre que dans ce colosse de cynisme, de froideur, il y a une place pour la passion, l'intérêt. Mais le médecin que je ne pourrais jamais cesser d'être triomphe. Jonas Atrayde a trouvé le fil d'Ariane qui pourra le mener vers la guérison.
_ Eh bien, dis-je d'une voix soudain très douce, je compte sur vous pour nous le décrypter, ce code. Il se peut que vous teniez entre vos main un élément très important pour mes recherches.
_ Ce n'est peut-être qu'une carte d'accès à de vieux labos vides.
_ Peut-être. Mais c'est peut-être aussi la pièce manquante du puzzle.
J'hésite un peu avant d'ajouter :
_ Si vous la décodez, vous sauverez peut-être les Nimrodh.
J'ignore si cette phrase peut le toucher. Je n'ai d'ailleur aucun moyen de le savoir. Je ne suis même pas sûre de la penser, mais je dirais n'importe quoi d'autre pour l'empêcher de s'éloigner, de ce couper de nous.
Le silence tombe entre nous. Il faudrait que je me remette au travail, et que lui parte commencer le sien, mais aucun de nous deux ne bouge.
_ Pourquoi m'avez vous sauvez la vie ? Finit-il par me demander.
_ Parce que je suis médecin, Jonas. Parce que c'est mon métier.
_ C'est la seule raison ?
_ C'est la seule. C'est dur à comprendre, sans doute, mais j'ai toujours été médecin. Je ne peux pas faire autrement, quand quelqu'un souffre, que de vouloir tout faire pour le guérir. C'est plus fort que moi. C'est ma nature.
_ En ce qui me concerne, commence-t-il...
Il s'arrête. Je sais qu'il allait dire "En ce qui me concerne la pitié aurait été de me laisser mourir", mais je fait semblant de ne pas l'avoir compris. Ne pas s'engager sur cette voie, non, surtout pas.
_ Je vais devoir m'y remettre, Jonas.
_ Je vais commencer à voir ce que je peux faire avec cette carte, dit-il.
Il s'éloigne vers la porte et se retourne.
_ Bonne nuit, docteur.
Pas d'ironie dans son ton. Il ne doit pas se rendre compte que je ne pourrais pas dormir avant plusieurs heures.
_ Bonne nuit, Jonas.
Je reste seule dans le silence du labo. Il faudrait que je retourne à l'examen du sang contaminé. Mais je me répète encore une fois ce que j'ai dit à Jonas. "Je ne peux pas faire autrement, quand quelqu'un souffre, que de vouloir tout faire pour le guérir."
Non. C'est vrai. Je ne peux pas faire autrement.
Je dirige mon curseur vers un dossier archivé, dans la mémoire des ordinateur du labo. Un dossier intitulé "Franck Rhoan". Je n'ai pas fait d'exament à Franck Rhoan, il a du utiliser les appareil en mon absence. J'ai découvert ce dossier ce matin, et jusqu'à présent, j'ai résisté à l'envie de lire, attendant que Rhoan vienne m'en parler de lui-même. Mais il ne m'en parlera pas.
J'ouvre le dossier et regarde.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 7 Sep - 23:15

Jowy Benhaldès



Je ne sais pas combien de temps ça fait que je suis caché dans ce vaisseau mais je commence à m'ennuyer et un autre petit problème technique s'ouvre à moi: les fruits que j'ai pris dans la biosphère ne sont pas inépuisables et de plus, je ferai mieux de ne pas retourner là bas, je pourrais me faire choper et ça tournerai au grabuge, ce n'est pas que je n'aime pas ça mais bon...

C'en est trop, il faut que je sorte d'ici. Je me dirige vers la porte, jette un coup d'oeil dans le couloir ... ouf, il n'y a personne, je peux me diriger sans soucis vers l'ascenseur. La porte est fermée, peut-etre y a t'il quelqu'un dedans, je fait demi-tour (bravo le courage) et me dirige vers une salle. Je pose mon oreille sur la porte, aucuns bruits, j'ouvre et, OH! STUPEUR! Des armes!!! De magnifiques armes!!! Je regarde avec des yeux brillants les armes!!! Le tout dernier model de gatling, oh des revolvers calibre 20 tirant 40 balles en trente secondes... Je regardes ces armes et mon regard s'arrete sur un magnifique ... Balais brosse avec des poils en pailles, un manche en acier, ooooh! Je ne résiste pas une minute de plus, je m'empare du superbe ustensile, ainsi que des deux autres armes ( le balais a un manche rétractable ce qui permet de le ranger facilement.).

Je vois alors une sorte de trappe sur le plafond je tends les bras et tente d'ouvrir le passage. C'est inutile, cette porte est bloquée, il me faudrait de quoi ouvrir la porte, mais à quoi sert ces boutons? Oh, je comprend, c'est un code, zut, je ne l'ai pas, je retourne dans l'armurerie et prend une baillonette heureusement, il y a une serrure, je fait tourner la baillonette et .... la porte ne s'ouvre pas... TU VAS T'OUVRIR OUI??? SALETEE DE PORTE. Je refait tourner la baillonette dans la serrure, un petit déclic et la trappe s'ouvre je sors la tête et me retrouve dehors.


Je me mets à courir dans la plaine. Je court puis arrive dans une forêt. Je le traverse rapidement en évitant péniblement les branches, une fois arrivé au bout, je reprend mon sprint et arrive devant une nouvelle forêt, à présent trop fatiqué pour continuer à courir, je me mets alors à marcher mais, le souffle court, je m'assois dans l'herbe. C'est alors que, en regardant le paysage, j'aperçois une sorte de temple, bizzaroïde, je m'approche de cet étrange construction, une sorte de temple, bizarre, un temple en plein milieu d'une foret? bon tant pis, j'approche. Une embouchure en guise de porte, ce temple est plutot mal foutu: il y a plein de plantes grimpantes accrochées dessus, j'entre:un salle relativement grande avec, en son centre, une sorte d'ovale faisant environ deux metres sur quatre, j'ai déja étudié ça. Il s'agit d'une porte interdimentionelle. Peut-etre me permettera t'elle d'aller prévenir mes superieurs.


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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 10 Sep - 23:16

Je suis dans un jolie clarière avec la Xorth. Je suis pas resté avec elle très longtemps, je suis vite rentrée au "Vaisseau-base" pour pas que "Maman" s'inquiète. Donc, quand la nuit est tombée, je suis partie vite, vite en disant à la Xorth que je devais rentrer.
"Maman" avait un peu peur quand je suis revenue mais je l'ai rassurée. Et c'est comme ça que pendant deux journées, je suis allée voir mon amie la Xorth et que le soir je revenais pour le dîner. J'ai pas dit que j'ai rencontrée la Xorth. Parce que sinon je sais pas ce que "Maman" aurait dit...
C'est tout doux, tout doux.
Ca me rapelle quand je faisais un cauchemar et que je dormais, la tête sur l'épaule de "Maman".

Je marche, les bras devant moi. On dirait que je suis aveugle, je trouve ça amusant. Il fait noir alors je vois pas beaucoup... Un peu comme les aveugles, sauf que les aveugles voient rien et tout le temps. Ca doit faire bizarre... Comme un aveugle voit rien, qu'est-ce qu'il voit quand il rêve ? Ca doit être joli...
Oooh... Je sens une porte, oui ! C'est la porte de "Maman" ! Tiens, y'a pas de lumière. "Maman" reste pas debout ? D'habitude elle dort pas et elle lit ou écrit plein de choses compliquées. Alors des fois quand je vois le trait de lumière je rentre pas, pour pas l'embêter...
J'ouvre la porte tout doucement. J'entends "Maman" qui dort. On dirait... on dirait qu'elle ronronne.
Je tâtonne un peu parce que je vois pas bien.
Ah, là c'est son lit. Son grand lit. Alors... voilà une petite place pour moi ! Je me faufille tout doucement, et je pose ma tête contre l'épaule de "Maman".
Elle parle on dirait, oui elle parle en dormant. Et puis elle l'air contente, je sens de la joie. Elle doit faire un joli rêve...


Je regarde la Xorth et elle sourit. J'ai dormis sur ses genoux.
Elle pose une main sur mon coeur et elle murmure :
" Kara...
Elle sait mon nom ! Alors ça veut dire que si je me concentre...
- Aelezig... je m'écrie."
Elle fait un drôle de ronronnement.


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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 11 Sep - 14:57

Beaucoup de choses c’étaient passées en mon absence, ma très longue absence : Trois Lunes d’après ma sœur. Je traversai le camp établi à côté du vaisseau. L’odeur caractéristique du bûcher me rappela les ravages causés par la maladie. On m’avait rapporté que pendant ces trois lunes, la moitié des villages avoisinant avaient disparu, emportés par la maladie.
Broyant du noir, je ne me rendis pas compte que je étais sorti du le camp. Ce ne fut que lorsque je passai à l’ombre des arbres que le brusque changement de luminosité me fit relever la tête. Il fallait que je me change les idées. Et le meilleur moyen dont je disposais était de faire mon exercice préféré : Grimper dans la cime des arbres et se déplacer le plus vite possible jusqu’au village.
Je m’accroupis, tendant le moindre muscle de mes jambes puis, d’un coup, je me relâcha, ce qui me projeta littéralement vers la branche la plus proche – située à une bonne dizaine de mètres du sol quand même. Vif comme l’éclair, je tendis le bras et attrapa cette branche et la tenais fermement, ce qui eu pour effet de me faire brusquement tourner autour. Sans même m’arrêter, je lâcha brusquement la branche ce qui me catapulta sur un autre arbre, que j’avais repéré depuis longtemps. Je continuai à me déplacer ainsi, volant plus que bondissant, à passer d’arbre en arbre, tantôt en donnant une impulsion de mes jambes, tantôt en changeant de direction en m’accrochant à une branche. Quand j’étais jeune, on me surnommait « Fils du vent » tellement je me déplaçais vite entre les branches, tel un courant d’air. Aujourd’hui encore, je me déplaçais plus rapidement que la plupart des Nimrodh du village.
Sans même m’en rendre compte, je dépassa le village et atteignit une vaste clairière. Les arbres étaient radicalement différents de l’autre côté : Décharnés, blanchis par le manque d’eau et n’ayant pratiquement aucune feuille. J’étais à l’entrée de la Forêt Interdite, là où se trouvait le temple des Dieux, des humains.
Alors que je m’apprêtais à faire demi-tour, je distinguai une silhouette dans la plaine. Elle se dirigeait vers la Forêt Interdite et, sans la moindre hésitation, y entra. Le dernier chef du conseil encore vivant restait maintenant au village et aucun Nimrodh à ma connaissance ne s’engouffrerai dans cette forêt sans marquer une pause d’hésitation. Ce ne pouvait donc être qu’un humain ! Mais qui ? Il fallait que je le sache ! Sans le moindre bruit, je descendis de mon perchoir et traversa la clairière. Alors que je venais juste d’arriver près des arbres blancs, un craquement me parvint. Qui que ce soit, il ne cherchait vraiment pas à être discret ! Me guidant grâce au bouquant qu’il produisait, je me rendis compte que je prenais la direction de l’ancien temple humain. Mes doutes se confirmèrent quand j’arrivai en vue de l’imposante masse du temple. C’en était trop ! Il fallait que j’intercepte cet humain pour lui demander ce qu’il faisait ici.
Je pénétrai dans la grande salle, la salle de la porte des dieu. Elle semblait vide. Je ne détectait plus la moindre présence. Avais-je rêvé ?
Non. Je vis en me penchant sur la pierre sacrée qui commandait la porte que quelqu'un y avait touché. Mais qui ? L'un des humains cherchait-il à revenir chez lui ? Et pourquoi s'était-il contenté de toucher ? Pourquoi n'avait-il pas ouvert la porte ?
Je sortit du temple et décidai d'aller voir la Soercyé. Peut-être aurait-elle des réponses à mes questions.

Lilyah Vamy :
Au cours de la journée qui suivit, je n’ai pas fait grand chose en dehors de marcher dans les couloirs du Magellan et d’observer mes compagnons en essayant de ne pas les gêner. Le premier, ou plutôt la première, fut Nilane. Je la regardais dans l’infirmerie sans la troubler en train d’étudier les possibilités de soigner les Nimdroh. Ensuite je passais devant une salle où était Jonas (j’avais enfin cesser de l’appeler le militaire) qui s’affairait à encoder la carte trouvée dans la base découverte par Janus. C’était Mike qui m’avait mise au courant de cette affaire. Je me demandais ce que cette carte nous apprendrait en temps et en heure. Puis je continuais ma promenade jusqu’à arriver au laboratoire de Rhoan. Apparement celui ci continuait ses recherchers. Il semblait toujours aussi fatigué. Mais pourquoi? Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, il avait l’air normal et non un air malade. Je continuais d’avancer comme si de rien n’était. Pourtant quelque chose me troublait en moi même. Chacun d’eux travaillait à l’avenir des Nimrodh mais il y avait aucune vraie communication. Je me demandais aussi où était Kara et Xorth. Enfin ils pouvaient être à l’extérieur en train de jouer ensemble.
_Hey Liliah, on se promène?
Perdue dans mes pensées, je n’avais pas identifié la personne qui m’avait parlé. Je relevais la tête et découvrit Mike. Je le saluais et nous marchâmes ensemble jusque la biosphère tout en discutant:
_Que faisais tu? Tu te rendais quelquepart?demanda Mike.
_Non. J’observais nos compagnons, c’est tout.
_Tu as décidé de les espionner? Attention l’espionne de choc Liliah entre en jeu.plaisanta Mike.
_Mais non.dis-je en riant. J’avais juste envie de me promener un peu et j’en ai profité pour les observer travailler. Mais ils semblent tous concentrés sur leurs activités. C’est une bonne chose mais on ne se parle pas vraiment.
_Je vois ce que tu veux dire. Il n’y a pas une vraie ambiance. Oui, il fadrait pouvoir mieux communiquer entre nous. Certes, nous nous soucions tous des Nimrodh mais nous avançons pour le moment sur des voies plus ou moins différentes.
_Il faut trouver un moyen d’arranger cela.
_Euh mais comment? Laisse moi réfléchir un peu .. Hum c’est plutot compliqué.
_Le mieux serait de leur parler à un moment où nous sommes ensemble. Ce serait stupide de les prendre un par un comme des vendeurs de prêt-à-porter.
_Une occasion où nous sommes réunis, il n’en existe pas trente six mille, Liliah.
_Oui, je vois aussi. Le moment du diner.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 12 Sep - 21:40

Je n’avais rien pu obtenir à partir des autres ordinateurs du vaisseau, la veille. Il fallait que je trouve autre chose. Il me restait encore un espoir pour découvrir les secrets que recelait cette carte…
Le Labo. C’était l’endroit le mieux équipé du Magellan pour ce que j’avais à faire avec cette carte mystérieuse. Après une discussion plutôt houleuse avec Franck Rhoan, j’avais enfin obtenu un siège devant un ordinateur au fond de la salle. C’est à ce moment que je me rendis compte que Rhoan et moi, n’étiez pas si différents que ça. Il voulait à tout prix rester seul, ne voulant et ne réclamant aucune aide de la part des autres. D’ailleurs, cela se voyait très bien qu’il ne tenait plus que sur ces jambes que par la force des choses, et ses mains brûlées été bandées, mais je sentais bien que ce n’était pas par soucis de sa personne … J’avais réellement l’impression de me regarder dans un miroir.
Je m’installais alors en face des 3 moniteurs qui me faisaient face. Je n’avais jamais été excellemment doué pour l’informatique pure, que ne concernait pas l’aéronautique, mais il n’y avait que moi sur ce vaisseau qui était capable de décrypter ce qu’il y avait sur cette carte antique. De plus, c’était peut être un moyen pour enfin trouver ma place au sein de cette petite communauté. Je n’avais pas le choix, pas d’autre choix que d’accepter celui que l’on m’avait imposer depuis que mon vaisseau avait été touché par le prototype de canon photonique Terrien. Mais il fallait à présent que je m’adapte. J’étais à présent entourer de gens près à m’aider, mais tant que je n’aurais pas ma place dans ce vaisseau, personne ne pourra encore m’aider… non, personne !
J’essayais de connecter la carte au matériel ultra moderne du vaisseau. J’espérais que malgré cet énorme décalage, cela n’allait pas endommager le contenu, chaque détail pouvait être très important…
Pendant 2 heures où je travaillais sur mes écrans, je remarquais de temps en temps que Rhoan jetait parfois un regard furtif dans ma direction. Il ne devait pas avoir l’habitude de travailler avec quelqu’un non loin de lui, et cela avait l’air de le déstabiliser.
Des lignes et des lignes de codes… c’était ce que je voyais défiler en permanence devant mes yeux. Mon cerveau bouillonnait à tel point que je crus qu’il allait exploser. Une seule ligne me prenait déjà plus d’une heure à être décryptée, et dans cette carte, il y en avait bien une centaine, cela allait être très long. Mais je ne pouvais pas m’arrêter, je ne voulais pas m’arrêter ! C’était décidé, je ne fermerais pas l’œil, je ne clignerais même pas des yeux tant qu’une seule infime partie de cette carte me sera encore inconnue !
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 12 Sep - 22:18

Jowy Benaldes :

Ca y est j’ai traversé la porte interdimensionelle, mais, ce n’est pas normal, je suis encore dans ce temple, non, impossible, pourquoi ? Je me retourne et tente encore de la traverser sans succès, j’examine la porte, il y a des symboles dessus, sans doute l’explication à mes problèmes, seulement, je ne peux pas les déchiffrer. Je sors du temple, ce n’est pas en restant dedans à croupir que je vais trouver une solution.

Je m’allonge dans les fleurs qui tapissent le sol de la forêt et regarde le ciel et la cime des arbres. Cette planète est viable, incroyable. Peut-être devrai-je retourner au Magellan, là bas, je trouverai bien des bouquins où il y a des traductions de ces symboles. Je me relève et marche lentement dans les bois en repensant à mon pote qui s’était joint au groupe ennemi, quel traître, ça me fout la rage. Je me remets à courir, je me retrouve de nouveau dans la plaine là bas, j’aperçois des créatures, qu’est-ce ? On dirait des fauves avec une forme humaine, ils ont un déplacement fin et rapide, qu’est-ce donc ? Serai-ce les habitant de ce monde ? Sans m’en apercevoir, je m’étais arrêté de courir. Je reprends ma course, je dois arriver au Magellan le plus vite possible. Je retraverse l’autre forêt et retombe dans la plaine où se trouve le Magellan. Une chance : personne dans les parages, je cours et monte dans le vaisseau. Je prends l’ascenseur et atterris au premier étage, je ne sais pas où je suis, il y a deux portes, une à droite et une à gauche, j’ouvre la porte de gauche. OUF ! Une salle vide, à première vue, cela ressemble à un labo. Il y a des bouquins, ici, peut-être ceux que je cherche, je me mets à examiner la bibliothèque quand soudain, un déclic retenti, la porte s’ouvre et dans l’ouverture se trouve mon ami Jonas Atrayde, ce traître.
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 12 Sep - 22:20

Au bout de quelques temps, j’entendis la voix de Lilyah au travers du haut parleur du labo, nous avertissant que le repas avait été servi. Rhoan devait vraiment commencer à mourir de faim, car il quitta le labo en m’y laissant seul. Je n’avais pas faim moi-même, et je n’avais pas tellement envie de quitter mon écran, mais un besoin naturel se faisait sentir, je devais tout de même détacher mes yeux de toutes ses lignes de codage pendant quelques instants.
Je ne voulais pas perdre de temps, alors je revins en 4ème vitesse au labo. Le sas s’ouvrit, et il s’ouvrit sur la personne sur laquelle je m’attendais le moins sur ce vaisseau et dans cette partie de l’univers : Jowy !
Nos regards se croisèrent un instants, je m’approchait de lui lentement, et il fait de même. Sa vue me dégoûtait de plus en plus. Je ne pouvais pas me retenir plus longtemps ! Je lui sautais à la gorge et l’empoignait, je voulais qu’il crève, qu’il crève pour ce qu’il avait fait !
Son séjour dans le Magellan avait du l’affaiblir, il avait beaucoup de mal à se débattre ! Encore quelques secondes et il cesserait de respirer… Il cesserait à jamais de respirer…
Je lui lâchais le coup, et lui décochait un direct du droit, cela l’assomma sur le coup.
Non, je ne devais pas encore le tuer maintenant… il fallait avant… avant, que je sache ce qu’il avait vu, et ce qu’il avait fait depuis qu’il était là. Pas tout de suite…
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