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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Nimrodh, les oubliés

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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 12 Sep - 23:35

La température de la Nimrodh que j'ai traité la veille a un peu descendu, mais c'est le seul signe d'amélioration que je peux noter pour l'instant. Mieux vaut attendre encore.
Je regarde ma montre. Ca fait plusieurs heures que je m'occupe de Nimrodh. J'ai administré ce que je pouvais de médicament, tout ceux que je pensait susceptible de convenir à leur organisme. Kara a pris les sien ce matin, avant d'aller jouer. Ca fait trois jour qu'elle disparaît pour ne réapparaître qu'à l'heure du diner. Mais Lyliah m'a dit de ne pas me faire du souci. D'après les Nimrodh, elle n'est pas seule. Je leur fait confiance.
En bref, je n'ai plus aucun prétexte pour retarder ce moment d'avantage.
Au lieu de retourner à l'infirmerie, je vais frapper à la porte opposée à celle de mon labo.
Un silence, et la porte s'ouvre enfin.
_ Bonjour, Rhoan.
L'homme qui a détruit Itokyo a le dos vouté, et les traits tirés. Son expression sarcastique ne dissimule même plus sa fatigue.
_ Il vous faut quelque chose ? Me demande-t-il d'un ton désagréable.
_ Je voudrais vous parler.
_ Je suis occupé. Très occupé, et je n'ai pas le temps.
_ Je sais. Mais j'ai à vous parler.
Il grogne, et me fait entrer.
Une odeur désagréable règne dans la pièce, odeur de métal, odeur de feu... Je frissonne malgré moi.
_ Bon, je vous écoute. fait Rhoan avec impatience.
_ Tout d'abord, j'aimerais vous signaler que vous n'êtes pas obligés de voler des médicaments en cachette, en piratant le système d'ouverture de la réserve médicale. Ca vous prendrait moins de temps de me demander, à moi, de vous les donner. Ensuite, je voudrais vous dire que je désapprouve votre choix dans les médicament que vous vous êtes auto prescrit. Et dans les doses que vous en prenez. Le génufloxène pourra faire disparaitre les symptomes quelques heures, mais l'effet est limité, et vous ne devez pas en reprendre avant un délai d'au moins six heure. De plus, ça ne traite pas le mal en profondeur. Prenez plutôt ceci.
Je lui temps un flacon contenant un étrange liquide vert.
_ C'est...
_ La drogue avec laquelle je soigne Kara, oui. Elle fortifiera votre organisme, l'aidera à résister. Et pas question d'en abusé, si vous tenez à garder votre tête, compris ? Matin et soir, point final.
Le savant me regarde sans mot dire, puis s'empare du flacon et va le poser sur une table.
_ Vous avez fini ?
_ Non. Je veux vous examiner.
_ Je n'ai pas besoin de vous.
_ Les examens que vous vous êtes faits à vous même étaient superficiels. Ils ne révèlent pas la cause de votre anémie. Je veux vous examiner.
_ Je n'ai pas besoin de vous.
Son ton est sans appel. Un vrais block de granit.
_ Vous pouvez continuer à essayer de vous en sortir seul, Rhoan, mais ça ne marchera pas. Votre corps vous trahit déjà. Il vous faut un médecin.
_ Je n'ai pas besoin de vous.
Il se ferme comme une huitre, il m'empêche toute prise sur lui en me répètant une seule et unique phrase.
_ Vous êtes malade, Rhoan.
_ Je n'ai pas besoin de vous.
Faut-il qu'il soit affaibli, cet homme, pour en être réduit à cette seule défense.
_ Pourquoi est-ce si grave, d'avoir besoin de moi ? J'ai bien besoin de vous, moi ! Et vous voyez, j'ai mis mon orgueuil dans ma poche, par nécessité.
_ Je n'ai pas besoin de vous.
Une vraie tête de mule. Il va se laisser mourir tout doucement plutot que d'accepter que je l'examine.
Je n'ajoute rien. Mais je reste là. Sans mot dire. Je reste là, bien décidée à ne pas quitter cette pièce. Rhoan me fait face. Il s'efforce de ne rien dire non plus. Je n'ai pas tout mon temps, et lui non plus. Il y en a forcément un qui devra céder.
_ SI vous voulez que l'arme qui peut guérir votre fille soit prête à temps, Docteur, il va falloir me laisser.
_ J'y tiens beaucoup. Donc, je tiens à vous examiner.
_ Et comment aller vous faire ? Me forcer par la contrainte physique ?
_ Je le pourrais. Vous êtes assez affaibli.
_ Mais vous ne le ferez pas.
_ Non, s'il y a bien une chose que j'ai appris sur terre, c'est qu'on ne pouvais pas guérir quelqu'un qui veut mourir.
Il me regarde interloqué. Et éclate d'un rire moqueur et sardonnique.
_ Je veux mourir, moi ? Et pourquoi donc voudrais-je mourir ?
_ Je ne suis pas dans votre tête. Je suis juste médecin. Et je sais le nom de votre maladie. Vous voulez mourir, voilà tout. Et je ne pourrais vous soigner que le jour ou vous décidrez de vivre.
_ J'ai bien l'intention de vivre, docteur ! Et malgré vous, vous et votre...
Il s'interrompt, réalisant soudain qu'il est sur le point de perdre son calme, de quitter sa carapace de cynisme et de se révéler à moi.
_ Moi et ma quoi ? répété-je.
_ Je n'ai pas besoin de vous. Et j'ai du travail. Vous me faite perdre mon temps.
_ Et vous le miens, si ça peut vous consoler. Je regrette Rhoan, mais je...
J'entends soudain une voix dans ma tête qui m'interrompt. Soercyé ? Ou êtes vous ? Xorth. Il a l'air pressé.
Je suis dans le laboratoire de Franck Rhoan, Xorth. Qu'y a-t-il ?
Il y a un humain qui a voulu ouvrir la porte des Dieux. Quand je me suis approché, il s'est enfuit. Je voudrais savoir pourquoi.

Un humain ? Un membre de mon équipage ? Quand à la "porte des dieux" ça doit être le passage interdimensionnel qui l'a ammené jusqu'à nous. Qui voudrais repartir par là ? Atrayde, peut-être ? Il n'a jamais vraiment accepté de rester avec nous, et je l'ai laissé libre de choisir.
_ Je reviendrais, dis-je à Rhoan.
_ Comme vous voulez, docteur.
Je quitte le laboratoire.
Xorth, merci de m'avoir prévenue. Je vais essayer de comprendre ce qui s'est passé.
J'ai déjà vingt minute de retard sur mon planning de la journée. Tant pis. Je m'éloigne dans le couloir, me dirige vers la salle tout au fond, d'où Jonas Atrayde n'est plus sorti depuis la veille.
_ Jonas ? C'est le docteur Bah. Je peux vous parler une minute.
_ Entrez, docteur. J'avais justement besoin de vous parler aussi.

Sa voix est curieuse, à travers la porte. Calme, mais étrangement vibrante. J'entre.
L'ex militaire, adossé contre un mur, a abandonné son ouvrage. Il fume négligement. Un homme est étendu à ses pied. Il porte l'uniforme de l'armée solarienne.
_ Je vous présente Jowy Benaldes, me dit Atrayde, comme s'il parlait de la pluie et du beau temps.
_ Jowy ? Le Jowy qui a tué Lyse ?
_ Oui.
Je reste un moment sans réaction. Je me demande d'abord si c'est réel, et une fois que j'ai contaté que ça l'est, ce que je dois penser en premier. Comment est-il arrivé là ? Est-ce que l'armée est à nos trousse ? A t il emmené d'autre avec lui ? Mais la première question que je pose n'est aucune de celle là :
_ Vous l'avez tué ?
_ Non. Assomé, seulement. Il y a encore quelque temps, face à un ennemi, je ne me posait pas de question, je tuai. Mais lui... Je ne peux pas le laisser s'en tirer si simplement.
_ Qu'allez vous faire ? Demandé-je, un peu inquiète.
J'ai vu cet homme le regard plein de haine, de colère, de mépris, et même de détresse. Mais la lueur qui lui dans ces yeux ne ressemble à rien de tout ça. Il y a une espèce de soif, oui, de soif irrépressible.
_ Jonas, je vous en prie, dites moi ce que vous allez faire ?
_ Je veux qu'il soit juger. me répond-il. Par vous. Par vous et tous les autres. Je veux que ce soit vous qui décidiez du sort que je dois lui réserver. Je ne veux pas d'une simple vengeance, je veux qu'on me rende justice en le condamnant.
Je regarde Atrayde.
_ Je suis médecin, Jonas, je ne peux pas... Non, je ne pourrais jamais...
_ Vous l'avez dit vous même. Ils ont tués Lyse, doublement, parce que je pouvais plus m'en souvenir
J'essaye de parler de contester, mais soudain, il me saisi par les deux épaules en me regardant droit dans les yeux.
_ Lyse était médecin. Elle croyais en son métier. Elle soignait ceux qui en avait besoin sans se soucier de leur uniforme. Comme vous, quand vous nous avez recueuilli alors que ça n'arrangeait pas vos affaires. Elle a été tué pour ça. Ca aurait pu être vous.
Je me tais. Je ne sais plus quoi répondre.
_ Faites ça pour elle, docteur. S'il vous plait.
_ Je... Je vais rassembler les autres.
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 14 Sep - 23:28

Pour le moment, je me trouvais dans la salle à manger en compagnie de Rhoan et Mike. Je me demandais ce qui se passait. Normalement nous venions tous rapidement manger à l’heure du repas. Je pouvais sentir que quelque chose s’était passé ou risquait de se passer. Comme pour confirmer cette impression, la voix de Nilane se fit entendre par le haut-parleur:
_Excusez moi, tout le monde, mais je vous demande de vous rendre au labo.
Je regardais rapidement mes compagnons. Ils semblaient aussi surpris que moi. Sans discuter ni rechiner, nous obéimes et nous rendimes au labo. Lorsque nous entrâmes, nous découvrirent Nilane et Jonas mais en compagnie d’un autre individu. Decidement nous rencontrions beaucoup de personnes dans ce vaisseau. J’allais finir par croire que la biosphère ne faisait pas bouger que des légumes et des fruits mais aussi les humains.
Je détaillais l’individu. Il portait l’uniforme d’un militaire solarien. Je n’aimais pas cela. Mais alors vraiment pas cela. Qu’est que cela signifiait? Pourquoi était il ici? Je sentais que quelque chose de grave allait arriver. Finalement je me résolus à poser la question qui me semblait la plus importante:
_Pouvons nous savoir ce qu’un soldat solarien fait ici?
_Eh bien, j’allais justement vous l’expliquer. C’est la raison de pourquoi je vous ait demandé de de venir ici.commença Nilane. Je vais essayer d’être claire et succincte. Cet homme nous a suivi dans le Magellan. Mais aussi il a tué Lise, la femme de Jonas, qui soignait les soldats aussi bien solariens que terriens. Jonas s'en est souvenu lorsque je l'ait operé et enlevé une puce. C'est pour cela, Jonas aimerait organiser un procès où délibereront sur son sort.
Un soldat solarien nous a suivi. En un moment, je me demandais comment il avait pu survivre durant tout le voyage. Personne ne l’avait vu auparavant. Il aurait pu mourir de faim. Mais un détail me revenait. Par moment, j’avais vu que des fruits disparaissaient de la biosphère. J’avais pensé qu’un ou plusieurs membres de notre équipage en avait dérobé par gourmandise. C’était l’explication rationelle à ce moment. Maintenant je comprenais la vraie raison.
Enfin pour revenir à l’affaire en cours, cela ne me semblait pas une mauvaise idée. Un procès était quelque chose de tout à fait légal, moral et le verdict ne se faisait qu’à la majorité. C’était même une idée excellente.
En même temps, je voyais le militaire s'étonnait lorsque Nilane avait parlé de Lise. Cela me semblait étrange. son regard était celui d'un homme très surpris comme si il ne comprenait pas de quoi on parlait.
En attendant, Jonas s’était avancé vers nous en gardant l’œil sur le militaire.
_Il va être l’heure d’ouvrir le procès Jowy.annonça Jonas.


Dernière édition par le Ven 16 Sep - 22:36, édité 1 fois
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 16 Sep - 22:14

A ce moment, j’étais au pied du mur. Qu’est ce que je voulais vraiment de Jowy ? Qu’il meurt ? Qu’on l’enferme à perpétuité dans une soute du Magellan, qu’on le donne en sacrifice à un quelconque Dieu Nimrodh ? A présent qu’il était en face de moi, je ne savais pas quoi faire de lui. Heureusement que Nilhane et les autres étaient arrivés rapidement, car je sentais que ma haine et mon impatience à le voir souffrir aurait eu raison de mon « nouveau » sens de la justice. Que faillait il faire, alors ? Toutes les souffrances que je pourrais lui infliger, tous les engins de torture que Rhoan seraient capables de fabriquer ne pourraient jamais faire revenir Lyse…
Et lui, il nous regardait avec un air de mépris, renforcé quand il se tournait vers moi. J’avais envie de lui casser les dents rien que quand il croisait mon regard ! Un regard qu’il n’y a pas si longtemps encore, me paraissait amical et compatissant.
Mais en fait, Jowy et moi n’étions pas si différents non plus : Obéissants aveuglement aux ordres de nos supérieurs, avec toujours quelqu’un de plus haut placé que soit pour penser à sa place et ainsi éviter de le faire soit même. C’est un peu comme si j’étais en train de me juger au travers d’un miroir. C’était peut être m^me plus qu’une procès : un enterrement… celui de ma vie, de la vie que j’avais mené jusqu’à maintenant..
_ Si vous voulais, il pourrait peut être me servir de cobaye pour mes exp…
_ Rhoan, je vous interdis ! interrompis Nilhane. Cet homme doit être jugé comme il se doit ! Autrement…
_ On ne vaudrait pas mieux que lui !
Nilhane et le savant fou se tournèrent vers moi. Auparavant, jamais ils n’auraient pu admettre que j’avais quelque part au fond de moi un sens de la justice. Il fallait qu’il paye, mais la mort ne résoudrait rien.
_ Qu’est ce qu’on fait de lui, alors ? fit Mike
Je regardais tour à tour mes compagnons présents. .Lylia, Mike, Rhoan, Nilhane. Je lisais sur leur visage une intense réflexion, mais personne n’avait l’air d’avoir une réponse en tête.
Nous devions le juger, mais il me fallait une garantie. Celle, que s’il échappait d’une quelconque manière à ce tribunal, il ne s’en tirerait pas si facilement ! Qu’il paye, je voulais qu’il paye !
Pendant que les autres étaient plongés dans leurs pensées, je me détournais d’eux et du regard indiscret de Jowy. C’était la seule arme qu’il me restait en poche, ma dernière carte. Elle était assez petite pour que personne, pas même Nilhane ne la remarque. Je la sortais d’une de mes poches et la plaçait discrètement à mon index. A présent, il me fallait un prétexte pour le toucher, assez violement pour que cela puisse marcher. Je me retournais, et braquais mon regard droit dans celui de Jowy.
Dire que cette ordure et moi avions été amis, que nous avions traversés les missions les plus dangereuses ! Ca me désolait presque, car lui, ne se souvenait plus de rien, ayant sûrement encore dans sa tête cet implant qui avait remplacé ma mémoire par une de substitution.
On se défia encore pendant une minute, sous le regard attentif des autres, attendant ce qui allait se passer. Pour la première fois depuis des moi, j’attendis sa voix.
_ Traître ! Chien ! Sous produit de Lamb ! Quand je pense que j’ai cru que tu finirais par monter en grade ! Tu ne vaux pas mieux que toute la vermine que t’as exterminé ! T’aurais du crever avec eux !
Je n’étais qu’à quelques centimètres de lui, et il me cracha en pleine figure. C’est l’occasion que j’attendais. J’essuyais ma joue et me détourna du groupe. Je fis quelques pas en arrière, sous les regards ébahis de mes compagnons.
_ Jonas ? Vous allez bien ? fit Lylia, inquiète.
Je me retournais soudainement, vif comme l’éclair et décochais un direct du droit dans le nez de Jowy, qui le fit presque basculer du siège sur lequel il était fermement attaché. Il renifla quelques instants, puis cracha à terre une gerbe de sang Nilhane se précipita vers moi et me pris par le bras.
_ Arrêtez ! C’est vous qui avez voulu ce procès ! Si vous voulez que justice soit faite, alors ne réagissez pas comme ça ! Réagissez autrement à ses provocations !
Jowy riait, dans rire malade, laissant voir ses dents à présent rouges. Je me fichais de ce que je venais de faire, je n’avais pas l’intention de continuer ! Jowy avait maintenant dans le corps quelque chose qui me rendait maître de lui. Maître de décider s’il devait vivre ou mourir…
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 16 Sep - 22:49

Alors que Jonas me regardait droit dans les yeux, toutes mes pensées envers lui ne purent se contenir, et avec un petit rictus je lui envoya en pleine face:
-Traître ! Chien ! Sous produit de Lamb ! Quand je pense que j’ai cru que tu finirais par monter en grade ! Tu ne vaux pas mieux que toute la vermine que t’as exterminé ! T’aurais du crever avec eux !
Puis, pour completer le tableau je lui crachai en pleine figure.
Il s'essuya le visage puis se retourna, c'est ça, résidu de Lamb, tourne moi le dos, cache moi ta face ourrie, je ne veux plus la voir. D'un coup, il se retourna et décocha un coup de poing, je manquai de tomber de mon siège, mais je me rattrapai: il était hors de question que je tombe face à lui et puis, j'était attaché je détourna la tête de son visage puant et cracha au sol un peu de sang, je ne devais me montrer en état de soumission face à LUI, ma bouche décrit un sourire et j'éclata d'un rire rempli de haine, je ne pouvais plus tenir, il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi?
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Marc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 16 Sep - 23:41

Je comtemplais pensivement le nommé Jowy sur son siège recracher du sang. Son visage me disait quelque chose. Il croisa mon regard, me devisagea, cligna des yeux, puis me dévisagea encore.
_ Franck Rhoan! cracha t'il.
Il braqua son regard brulant de haine sur Atrayde.
_Non content de trahir les tien et de te mettre à ramper au pied des Lamb, tu pactise en plus avec ce destructeur de ville! hurla t'il en se tortillant dans ses liens.
_ Ha, oui, j'y suis, murmurais-je d'une vois doucereuse. Vous êtes ce soldat qui m'a planté un couteau dans la jambe lord du raid à la prison de Ramoscki pour me récupérer.
Je jeta un coup d'oeil à Bah qui, après une pause due à l'accusation, engueulait le militaire, et décidait de remuer le couteau dans la plaie de son humilliation et de sa rancoeur.
_ Vous m'en voulez toujours d'avoir réduit votre père militaire à l'état d'atome? Sans vouloir me disculper, il faut dire que je ne pouvais pas savoir que c'était lui dans le vaisseau de transport, devant Itkoyo. Je tirai un peu au hasard, je dois l'avouer.

Il me fusilla du regard, donnant de grand à-coup sur ses liens, et je lui fis un sourire ironique. Nilane avait dû entendre une partie de mon monologue, car elle m'empoigna par le bras, et me sermonna. Sermon que j'écoutait d'une oreille distraite, tout en continuant de sourire et de regarder Bne haldès. Puis mon srourire disparut et je pris une expréssion sinistre.
_ Mon vote est fait pour son cas, dis-je d'un ton cinglant, coupant le sermon. La mort.
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 17 Sep - 19:34

Je ne savais vraiment pas quoi penser. J’étais d’accord avec ce procès. C’était le meilleur moyen de décider du sort de Jowy. Mais je n’arrivais pas à savoir quoi penser. Je n’aimais pas décider ainsi du sort d’une personne.
Il fallait me résumer la situation depuis le début. Cette Lise soignait les soldats des deux camps sans distinction. Je resongeais à ma propre histoire. Il n’existait que de rares médécins agissant ainsi malheureusement. Ils préféraient ne sauver que leur propre camp surtout les soldats. Discretement, je regardai Nilane furtivement. Tuer quelqu’un qui soignait un blessé était vraiment un acte abominable. Il ne fallait avoir aucune morale, aucune âme. C’était peut être même la pire des bassesses. C’est comme tuer, des civils, des innoncents ou un blessé … Pourtant c’était quelque chose qui se passait très souvent durant ce conflit. Rien qu’à y penser, je sentais la colère. J’essayais de retenir cette révolte. C’était inutile de m’enerver ici.
Bon. Au moins j’étais arrivée à la conclusion que Jowy avait accompli un acte répugnant. Il ne restait qu’à trancher sur ce que je pensais du sort qu’il méritait. Tous ces arguments que j’avais énuméré aurait mérité la mort. Pourtant je ne pouvais m’y résoudre. Tuer un autre être humain ne ramenerait pas sa victime à la vie ni n’annulerait son forfait. Le tuer ferait de nous des meurtriers à notre tour. Non, je pouvais pas me décider à une telle solution. Sa mort n’arrangerait rien du tout. Notre mission était de sauver et de protéger les vies des Nimrodh.
Ainsi mon verdict était pour moi l’emprisonnement. Je ne voyais que cette solution.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 17 Sep - 22:22

Je regardais silencieusement cet hommme qui avait tué la femme de Jonas, celui qui l'avait rendu froid et agressif envers les terriens. Il était vrai qu'il l'avait abattu parce qu'elle soignait un soldat ennemi, et ce seul état de fait l'aurait conduit tout droit sur le désintégrateur ionique. Mais je me disais qu'une faute de jugement devait entrainer la mort dde quelqu'un. C'était parfaitement inutile de priver quelqu'un de la vie. De plus, comme il n'en gardait aucun souvenir, ça ne servirait a rien de le punir pour cela, vu que les procès servaient justement a ce que les criminels ne recommencent pas de sitot. Il est vrai qu'ils ne risque pas quand ils sont disperséent en infîme particules, mais là n'est pas la question. Après cette constatation, je me suis dit que les travaux forcès seraient de bon gout pour aider les Nimrodhs en construction.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 17 Sep - 22:31

_ Qu'on l'enferme quelque part, dit Lyliah. Et qu'on le laisse enfermé. Nous n'avons pas le droit de disposer de sa vie avec la même légèreté que lui l'a fait.
Elle a parlé en regardant Rhoan droit dans les yeux, d'un air de défi. Mais Rhoan ne cille pas. Il ne détourne pas le regard. Il ne cherche même pas à soutenir celui de Lyliah. Il continue juste à regarder dans sa direction comme si elle n'avait pas d'importance.
Je n'en attendait pas moins, ni de l'un, ni de l'autre. Je regarde Mike.
_ Qu'en pensez-vous, Mike ?
Le mécanicien d'ordinaire souriant et chaleureux semble pour la première fois hésitant et grave.
_ Docteur... Il ne se souvient de rien. Je pense que tout ce qu'il mérite, c'est de réparer ce qu'il a fait en travaillant pour les Nimrodh.
Je regarde de nouveau Jowy Benaldes. Il nous toise avec mépris.
_ Jowy, vous savez de quoi nous sommes en train de parler ?
_ Allons donc ! Vous déblattérez pour savoir si vous avez ou non suffisement de tripe pour me régler mon compte ou pas. Je ne suis pas stupide.
_ Donc, vous ne savez pas de quoi nous sommes en train de parler.
Il me regarde comme si j'étais moins qu'une tâche de boue. J'ai l'habitude de ce regard. Je n'ai jamais été regardé autrement, à part par Kara, et par ceux qu'il m'a été donné de guérir. Jonas a dit "Ca aurait pu être vous". Et je sais que c'est vrai. Et je sais que j'aurais accepté, moi aussi, comme elle.
_ Vous ne vous souvenez de rien. Vous ne vous souvenez pas qu'elle soignait un soldat Japonais. Vous ne vous souvenez pas qu'elle vous répondait calmement pendant que vous l'insultiez. Qu'elle vous tenait tête sans se poser la moindre question. Vous ne vous souvenez pas que vous avez tiré sur elle, comme ça, froidement, sans raison. Juste parce qu'elle était entre votre arme et le blessé que vous vouliez abattre.
J'ai parlé sans la moindre agressivité, me contentant d'énumérer des faits. Jonas me regarde stupéfait. Il n'avait pas réalisé tous les détails qu'il m'avait livré, dans son délire, sur ses souvenirs retrouvés. Je regrette de l'exposer ainsi. Le visage de notre prisonnier est toujours aussi méprisant, mais quelque chose dans son regard a changé. Comme si une part de lui essayait de comprendre ce que je disais. Comme si une part de lui comprenait malgré lui.
_ Vous avez tué la femme de votre ami, Jowy. C'aurait pu être une inconnue, mais c'était la femme de Jonas. Vous saviez ce que vous lui faisiez. Vous savez qu'il vous considérait comme un frère. Pourquoi avoir tiré ?
_ Lyse a été tué par un soldat ennemi, me répond Jowy Benaldes.
Mais quelque chose, dans sa voix, a perdu de son assurance.
_ Vous devez bien vous souvenir de ça, tout de même. Pourquoi avez vous tiré ?
_ Vous êtes tarée ! foutez moi la paix.
_ Qui était Lyse, Jowy ? Elle était comment, dans la vie ? Vous la détestiez depuis longtemps ?
_ La ferme ! J'en sais rien, moi ! Je... Je ne me souvient même plus de quoi elle avait l'air !
Notre prisonnier tremble. Quelque chose en lui tente de se réveiller, et il y résiste de toute ses force. Je me tourne vers Atrayde.
_ Jonas. Je vote pour qu'il vive. Mais qu'il vive en se souvenant de ce qu'il a fait. Je veux l'opérer comme je l'ai fait pour vous.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 17 Sep - 23:40

Qu'est ce que cette femme était en train de me raconter? Je ne veux pas me souvenir, je ne dois pas me souvenir... non!! Soudain; Jonas prit la parole:
-Très bien, Nilane va soigner ce ... Jowy.
Nilane se tourna alors vers moi.
-Jowy, je vais vous emmener avec moi pour vous opérer, ainsi, je vous enleverez la puce qui est dans votre tête pour que vous vous souveniez de tout, vous allez me suivre sans protester.
Je ne répond pas, je dois m'en aller d'ici, cette bande d'enfoirés commencent à me taper sur les nerfs, je décide de la jouer réglo:
-Bien, puisque vous le demandez si gentiment, et puis, j'ai envie de me souvenir.
Tout le monde se tourna vers moi, comme si j'en avait fait trop?
Nilane mis un pistolet à rayons caloriques dans sa poche puis s'approcha de mon siège, et après avoir hésité un instant, détacha mes liens.
-Suivez-moi.
Sans un mot, sans une réplique, je suivis la doctoresse.
-Ah oui, au fait, cher Jowy, je tiens à vous prévenir que mes capacitées neurologiques ne sont pas extrêmes.
Je ne répondis rien, je ne devais pas répondre à ses tentatives de corruptions. Soudain, enfin le moment que j'attendais: une troupe de ces étranges créatures, homme-chats arrivèrent en demandant de l'aide, je ne sais pas quel liens les unissent, eux et les huamins, mais peu importe, je devais sauter sur l'occasion, j'attrapa la doctoresse au cou, prenant le pistolet qu'elle avait dans sa poche, collant le canon contre sa tempe.
-Un geste et je bute votre doctoresse, criai-je
Les bestioles s'enfuirent et les autres ne bougeaient pas.
-Vous allez me laisser partir, sinon ...
Personne ne bougeait, je n'hésiterai pas à tirer au moindre geste suspect...
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 18 Sep - 1:36

J’avais décidé de retourner tranquillement au Magellan. Pour cela il me fallait passer par le village, que j’avais littéralement survolé tout à l’heure. Dès mon entrée au village, je senti que quelque chose clochait : De nombreux Nimrodh parlaient à voix basse, entre eux. En tendant un peu l’oreille, je pu capter quelques phrases.
« …paraît qu’elle l’a emmené dans sa hutte… »
« …c’est la première fois… »
« …étrange pour une chamane… »
Il ne m’en fallait pas plus pour comprendre que notre Chamane, ou Soercyé, avait emmené un étranger dans sa hutte. Et pour que les villageois en parlent ainsi, ça ne pouvait signifier qu’une chose : Il ne s’agissait pas d’un Nimrodh !
Alors que je me dirigeai vers la hutte de la Chamane, celle-ci me contacta par télépathie :
- Xorth, j’aimerai que tu vienne s’il te plait, me dit-elle.
- J’arrive Aelezig, notre Chamane, lui répondis-je.
Il se trouva justement que j’étais au pied de l’arbre où était perché sa hutte. Il ne me fallut pas longtemps pour grimper jusqu’à celle-ci, qui était relativement basse par rapport aux autres.
- Entre Xorth, me dit Aelezig en me voyant.
Je n’avais pas fait deux pas que je vis Kara, endormie sur les jambes de la Chamane. Je lui demandai donc :
- Kara a-t-elle fait quelque chose de mal ?
- Non, me rassura-t-elle. Elle est tombée sur moi dans la forêt et je l’ai ramené ici. Elle est... différente des autres.
- Je le sais, lui répondis-je. Et c’est en partie à cause de moi.
- Explique toi Xorth.
Je pris une profonde inspiration, et commença à raconter les évènements. Comment Kara m’avait trouvé, m’avait contacté. Puis comment j’avais décelé son potentiel et finalement l’avait augmenté. Pendant tout ce temps, Aelezig m’écoutait attentivement, laissant paraître parfois une expression de surprise.
- Stupéfiant, répliqua-t-elle. C’est tout bonnement… incroyable. Ainsi dont, cette enfant aurait un pouvoir télépathique que tu aurais réussi à amplifier par le rituel du Gharat.
- Oui, dis-je.
- Il faudrait que je puisse parler avec cette enfant, mais je ne comprends pas bien ses pensées.
- D’après mon expérience personnelle, on ne peut comprendre les pensées de quelqu’un que si l’on comprend déjà sa langue.
- Et tu la comprends d’après ce que j’ai entendu.
- Oui Aelizig, c’est pour cela que je peux communiquer avec eux.
- Dans ce cas, il va…
Elle fut coupée par un gémissement de Kara. Apparemment, elle se réveillait.
- Xorth ? dit Kara en me voyant. Pourquoi tu es là ? Quelle heure est-il ?
Elle regarda à travers la porte et vit le ciel qui commençait à s’assombrir.
- Oh mais il est tard ! s’écria-t-elle. Maman va s’inquiéter si je ne suis pas là pour le dîner. Il va falloir courir !
Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle se leva d’un bond et se mit à courir en direction de l’entrée de la hutte. Trop vite ! Elle avait oublié que nous étions perché dans un arbre et lorsqu’elle atteignit le pas de la porte, elle s’arrêta brusquement. Si brusquement que, emportée par son élan, elle fit de grands gestes pour essayer de rétablir son équilibre.
- Oula ! Oh ! Oh !
Je me précipitai pour lui attraper le bras et l’empêcher de tomber mais, à quelques centimètres de sa main, elle bascula… du mauvais côté.
- Kara ! hurlai-je.
- Aaaaaaaaah !
Je me penchai sur le rebord de la plateforme pour voir, horrifié, Kara en train de se précipiter la tête la première vers le sol.
- Karaaaaaa ! hurlai-je à nouveau. Noooooonnn !
Et soudain, tout s’arrêta ! Enfin, tout… Kara arrêta de tomber, comme si quelque chose la retenait. Je la fixait toujours, espérant qu’elle n’avait pas touché le sol trop violemment et, contre toute attente, c’est ce qui se produisit : Kara flotta doucement jusqu’au sol et se posa tranquillement sur ces pieds.
Encore sous le choc, il me fallu quelques instant pour reprendre mes esprits. Je descendis en toute hâte de l’arbre et rejoignit Kara.
- Kara ! Ca va ? Tu as mal quelque part ?
- C’était super, me répondit-elle, joyeuse. On recommence ?
« On » ? Serait-il possible que ce soit moi qui… Puis les paroles de la Soercyé me revinrent :
Cela développerais aussi ton pouvoir télépathique, et ça, je ne sais pas quelles sont les conséquence.
Ainsi ma télépathie avait évolué. Je pouvais maintenant faire bouger des choses avec mon esprit. Il fallait que je le dise à la mère de Kara. Je me concentrai pour la contacter.
- Soercyé ! appelai-je télépathiquement.
Pour toute réponse, une image me parvint : Tout le monde était debout, sans bouger, et me regardait. Quelqu’un que je ne voyais pas pointait un tube sur ma tête.
Peur !
Je compris rapidement que ce que j’avais vu était ce que voyait la Soercyé. Elle avait peur ! Elle était en danger !
Kara, qui ressentait mes émotions quand elle se trouvait à côté de moi, me demanda :
- Qu’est-ce qu’il y a Xorth ? Pourquoi as-tu peur ?
Je la regarda et abaissa mon visage au niveau du sien.
- Kara, attend moi ici, lui dis-je en la regardant dans les yeux. Ne quitte pas le village, je reviens !
- Tu me fais peur Xorth, répondit-elle. Qu’est ce qu’il y a ?
- Reste dans le village et attends moi Kara, lui dis-je pour toute réponse.
Je couru vers l’arbre le plus proche et bondit. Dans les arbres, je me déplaçais bien plus vite qu’au sol. Laissant mon instinct guider mes prises, je me focalisa sur mon objectif : Le Magellan.
Arrivé à la plaine où se tenait le vaisseau, je n’eu pas de mal à repérer les deux personnes qui apparemment, venaient d’en sortir. L’humain que j’avait suivit plus tôt pointait maintenant vers la tête de la Soercyé ce que j’identifia comme une arme. Il la forçait à se diriger vers la forêt.
- Si l’un d’entre vous ose s’approcher, je lui fais rôtir la cervelle, cria-t-il tout en continuant à se diriger vers les arbres.
Je ne comprenais que trop bien que la « cervelle » en question était celle de la Soercyé. Sans un bruit, je me rapprochai de l’arbre vers lequel il se dirigeait. Toujours en menaçant son otage, il passa en dessous de moi sans me remarquer. Je réfléchit quelques instants : Je savait que ce genre d’arme tuait instantanément – La Soercyé m’avait souvent répété les dangers de ces objets. Si je lui tombais dessus, il aurait donc le temps de tuer son otage. A moins que… je le désarme !
Je me concentrai un moment sur le fait que l’arme ne soit plus dans sa main et, à sa grande surprise, l’arme lui sauta de la main. La Soercyé profita de sa surprise pour se dégager de son étreinte et se jeta sur l’arme. Au même moment, je me laissa tomber de mon perchoir et atterri lourdement sur l’intrus, ce qui eut pour effet de l’assommer.
- Xorth, je suis heureuse que tu sois là ! me dit la Soercyé.
- J’ai reçut votre appel à l’aide, lui répondis-je. Alors je suis venu.
- Merci, tu m’as sauvé la vie. Si l’arme ne lui avait pas glissé des mains….
- En fait ça, c’était moi !
- Mais… Comment…
- C’est justement pour ça que je vous avais contacté. Je crois que mes pouvoirs ont évolué.
Elle marqua une pause.
- Et bien, on peut dire que ta télékinésie est tombée à pic Xorth !
- Ma téléquoi ?
- Télékinésie, c’est le fait de pouvoir déplacer des objets par la pensée.
- Ah ! Et on fait quoi de lui maintenant ?
- Je vais demander à Jonas de m’aider à le ramener au vaisseau. Vu l’état dans lequel tu l’as mis, je ne pourrai pas l’opérer ce soir.
Je ne posai pas de question sur cette histoire d’opération. J’avais encore du mal à me faire à mon nouveau pouvoir.
- Xorth, sais-tu où est Kara ?
- Oui, elle est au village, je lui ai demandé de m’attendre là bas.
- Pourrais-tu la ramener s’il te plait ? Puisque je ne peux pas opérer ce soir, on va passer à table.
- D’accord, je vous l’amène tout de suite.
Alors que je commençait à m'éloigner, je vis Jonas courir vers la Soercyé. Rassuré de la voir accompagnée, je me retourna et bondit dans les arbre en direction du village où m'attendait Kara.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 18 Sep - 21:32

Alors que mon pistolet venait de me gicler des mains, quelque chose me tomba dessus, me sonnant à peine. Il était évident que cette bestiole, encore un de ces fauves humanoides. Encore une petite chance de m'en sortir. Je fis semblant d'etre assomé. J'entendit alors Jonas arriver et parler à la doctoresse.
-Vous allez bien, Nilane, il ne vous a pas fait de mal?
Quel crétin, il ferait mieux de s'occuper de moi plutot que de cette femme.
-Ca va, ca va, mais occupez vous plutot de Jowy.
Lorsque j'entendis cette phrase je savais que c'était maintenant ou jamais. D'un bond, je me levai et me mis à courir à toute vitesse. Je risquai un regard derrière moi, c'est bien ce que je pensais, ces abrutis me suivent, ils pensent pouvoir me rattraper. Qu'est ce que je disais: je me retournais une deuxième fois et j'entendis la doctoresse dire à Jonas:
-Laissons tomber, de toute façon, il n'a aucun moyen de rentrer, il ne sait pas faire fonctionner la porte interdimensionnelle.
Je regardai Nilane et Jonas s'éloigner, retournant au vaisseau, il était vrai que je ne savais pas utiliser la porte interdimentionnelle, mais ce n'est qu'une question de temps.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 21 Sep - 23:01

J’ai flotté… J’ai flotté !
J’aurais dû me rappeler que les Xorths vivaient dans les arbres et en haut ! Je suis tombée et j’ai entendu Xorth crier… Quel cri… Et là, j’ai flotté !
J’ai même pu toucher l’herbe, c’était si amusant et si bien !
Mais Xorth a eu très peur, je crois que y avait « Maman » dedans… Oui, y avait « Maman » ! Et peur, peur ! « Maman » !
« Kara… »
Je me retourne, Aelezig est là ! Je ne l’ai pas entendue descendre ! C’est une Soercyé alors elle a des pouvoirs… Soercyé comme « Maman ». Non, c’est pas vraiment pareil…
Et c’était elle que j’avais entendue une fois. Oui, je l’ai entendue ! C’est la même voix, toute douce et calme.
Elle pose une main sur mon « Faux-bras ». On dirait qu’elle cherche quelque chose. Aelezig me regarde doucement et me montre du doigt le ciel. Oh non ! Il s’assombrit ! Il faut que j’arrive avant que « Maman » ne s’inquiète !
Devant ma drôle de tête, Aelezig me pousse vers le chemin du « Vaisseau-base ». Avant de partir, sur la pointe de mes pieds, je claque une bise sur sa joue. Elle fait un drôle de bruit, on dirait un rire !
« Au revoir Aelezig ! je crie avant de courir sur la chemin »
Elle fait un signe de la main et disparaît dans sa maison.
Je cours, je cours… « Maman » doit se demander ce que je fais. Je vais rien lui dire, elle est occupée et puis ça l’intéresse pas ! Elle doit sauver les Xorths !
Aelezig… Aelezig… Aelezig…
Elle est… Elle me rappelle quelque chose. Elle si jolie, et… spéciale, oui, spéciale ! Elle est pas comme les autres Xorths, ni comme les autres du « Vaisseau-base »…
Oh ! Je m’arrête, l’homme à la cicatrice est là ! Il porte un gros pot dans les bras. Il est avec des Xorths enfants. Ils lui tournent autour en chantant on dirait ! C’est rigolo !
Il a souri ! Il a souri ! Il a un très beau sourire… comme sa cicatrice.
Les petits Xorth crient et sautent en levant les bras. Ils doivent bien s’amuser…
Je me retourne et cours de nouveau vers le « Vaisseau-base ». Ouf ! Je suis arrivée !
Ouh… Ma tête tourne un peu... J'ai l'impression que le sol est pas plat... Il faut que je me raccroche à la porte je vais tomber... Ouh la...
Ca doit être parce que j’ai couru… Bon, il faut que j’aille dans la salle avec la grande baie vitrée ! J’ai faim moi !
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 21 Sep - 23:23

Après le procès et la tentative d'orage de Jowy contre Nilane, j'étais retourné à la cuisine. Decidement les ennuis ne cessaient de nous poursuivre. Je reportais mon attention sur mes casseroles avant que cela ne puisse tourner au désastre. Ce soir, c'était moi qui préparais le souper. Cela ne me dérangeais guère. Je savais bien cuisiner même si je préférais tout de même les livres. C’était incomparable.
Enfin le repas fut prêt. j'apella tout le monde. Rapidement tout le monde était à table. Je servis rapidement et m’attablai ensuite. Tout le monde mangeait avec un bon appétit. Tout le monde semblait être à table il me semblait. Je les reperais du regard: Nilane, Mike, Rhoan, Kara, Xorth et Jonas. Personne ne parlait pas où juste pour dire des banalités comme « pouvez vous me passer le sel? ».
Je repensais à une conversation antérieure avec Mike.

_Hey Liliah, on se promène?
Perdue dans mes pensées, je n’avais pas identifié la personne qui m’avait parlé. Je relevais la tête et découvrit Mike. Je le saluais et nous marchâmes ensemble jusque la biosphère tout en discutant:
_Que faisais tu? Tu te rendais quelquepart?demanda Mike.
_Non. J’observais nos compagnons, c’est tout.
_Tu as décidé de les espionner? Attention l’espionne de choc Liliah entre en jeu.plaisanta Mike.
_Mais non.dis-je en riant. J’avais juste envie de me promener un peu et j’en ai profité pour les observer travailler. Mais ils semblent tous concentrés sur leurs activités. C’est une bonne chose mais on ne se parle pas vraiment.
_Je vois ce que tu veux dire. Il n’y a pas une vraie ambiance. Oui, il fadrait pouvoir mieux communiquer entre nous. Certes, nous nous soucions tous des Nimrodh mais nous avançons pour le moment sur des voies plus ou moins différentes.
_Il faut trouver un moyen d’arranger cela.
_Euh mais comment? Laisse moi réfléchir un peu .. Hum c’est plutot compliqué.
_Le mieux serait de leur parler à un moment où nous sommes ensemble. Ce serait stupide de les prendre un par un comme des vendeurs de prêt-à-porter.
_Une occasion où nous sommes réunis, il n’en existe pas trente six mille, Liliah.
_Oui, je vois aussi. Le moment du diner.


Je me retournai vers Mike. Il ne fallait pas hésiter il me semblait. je me décidai et me jetta à l'eau:
_Ecoutez, j’ai remarqué que nous désirions tous aider les Nimrodh. Cependant nous ne parlons pas ensemble de cette tâche. Nous agissons chacun de notre côté. Je pense que nous devrions apprendre à travailler ensemble.commençais-je.
_C’est vrai. Nous sommes tous différents. Pourtant nous avons un but commun qui est sauver les Nimhrod. Je pense que nous serions plus forts si nous réunissions nos efforts sur un front commun.ajouta Mike.
_Vous n’avez pas tort tous les deux. Je passe tant de temps à l’infirmerie que je ne songe pas à dire à personne ce que je fais. Peut être même que les récits du travails des autres pourraient aider l’un de nous ou même plusieurs d’entre nous à avancer.approuva Nilane.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 22 Sep - 8:12

_ Je vais vous dire exactement ce que je sais, et ou j'en suis.
Mais il me faut quelques seconde pour rassembler mes mots. Tout est déjà compliqué pour moi, et je ne sais pas par où commencer.
_ J'ai conçu pendant notre traversée un traitement qui permet de renforcer le système imunitaires des Nimrodh, leur permettant de résister plus longtemps à la maladie. Mais j'ai des scrupule à l'utiliser, car, comme j'ai pu le constater aujourd'hui, ce traitement a des effet secondaire. Des effets plutôt sérieux.
Je sens sur moi le regard de Lilyah. C'est une vérité qu'elle n'était peut-être pas prête à entendre.
_ Quel genre d'effet secondaire ? Demande Mike, non sans une certaine inquiétude.
_ Les pouvoirs télépathique de Xorth se sont dévellopés au point d'aller jusqu'à la télékinésie.
_ Mais, il est en forme.
_ En pleine forme. Plus en forme qu'il ne l'a jamais été, Mike. Mais il était conscient que ça pouvait arriver, quand j'ai fait l'expérience de ce traitement sur lui. Je me voit mal imposer ça au Nimrodh contre leur gré et je n'ai les moyens de leur expliquer ça, à tous.
_ Mais il sont d'accord, dit une petite voix.
Tout l'équipage s'est tournée vers Kara, qui joue avec les aliment dans son assiette, sans se décider à y toucher.
_ Il faut qu'ils soient gentils. S'il sont gentil, des gens vont venir du ciel, et leur donner plein de nouveau pouvoirs. Mais s'ils sont méchant, les gens viennent les détruire.
_ Qui t'a dit ça, ma douce ?
Kara me regarde et baisse le nez, comme si elle regrettait d'en avoir trop dit.
_ C'est la personne avec qui tu joue tout les jours pendant que je soigne les malade?
_ Je ne sais pas. Tu vas me gronder.
Lilyah vole à mon secours.
_ Kara, les Nimrodh nous ont dit qu'il y avait quelqu'un qui s'occupait de te garder pendant que ta maman soignait les malades. Elle est parfaitement au courant, tu n'as pas à avoir peur qu'elle soit fachée.
Mais Kara se tait toujours. Un silence troublé s'est fait autour de la table. Ce n'est pas cette histoire qu'elle a raconté qui perturbe tant les autres. Je réalise qu'à part moi, personne n'a réellement observé Kara, ses dernier jour. Ils découvrent ce soir à quel point elle est devenue soudain pâle, et maigre. Et comme elle mange peu. Je ne peux plus doubler la dose de médicament que je lui donne, pour l'instant. Ca ne serait pas bon pour elle.
_ Il y a un problème avec cette personne ? Demandé-je à Kara. Ce n'est pas quelqu'un de gentil.
Le visage de ma petite fille s'éclaire.
_ Oh si, elle est très gentille.
_ Eh bien, tant mieux, dis-je joyeusement. Finis ton assiette, ma chérie, tu ne pourras pas sortir de table avant d'avoir tout manger.
_ Elle est très gentille. C'est leur Soercyé.
J'ai tellement pris l'habitude de m'entendre appeler comme ça, que ça me trouble. Je ne devrais pas être étonnée. Si le mot existe dans la langue, c'est qu'il se rapporte bien à quelque chose.
_ Elle te parle, ma Kara ? Pour qu'elle t'ai raconté ça, il fallait que vous vous compreniez.
_ Oui elle me parle, mais pas avec des mots. Même pas avec des mots dans ma tête. Maman, est-ce que je peux aller dormir sans prendre de dessert ? J'ai vraiment sommeil.
_ Tu n'a vraiment plus faim, ma puce ?
_ Non, maman.
Je me relève, m'accroupit devant elle et la soulève du sol. Elle est si légère.
_ Si vous voulez bien m'attendre un peu, avant de continuer à parler, je l'emmène se coucher.
Je l'emporte dans mes bras hors de la salle. Sa petite tête sur mon épaule pèse doucement. Elle a déjà fermé les yeux.
_ Kara, appelé-je tout doucement.
_ Oui, maman ?
_ Je t'aime très fort, tu sais ? Je t'aime vraiment très fort.
_ Oui maman, je sais, répond-elle d'une voix toute endormie.
Je vais la déposer dans son lit, embrasse son front, et remonte la couverture sur sa poitrine. Je voudrais la serrer fort, très très fort, pour l'empêcher de m'échapper. mais je ne peux rien, c'est inexorable. Seul Rhoan peut faire quelque chose.
Dans la salle à manger, j'entends des rumeurs basse, qui cessent dés que j'entre dans la pièce. Je retourne m'asseoir et soupir. Je sens qu'il va falloir jouer carte sur table, pour ça aussi.
_ Elle commence à s'affaiblir. Et ça va ne faire qu'empirer. Mais je la maintiendras en vie suffisement longtemps. Sa guérison est entre vos mains, Rhoan.
Il me regarde curieusement, comme s'il cherchait quelque chose à répondre. Mais je n'ai pas envie de l'entendre.
_ J'ai étudié la pierre sur toute ces couture, celle qui a créé la maladie. Elle est sans danger pour nous. Elle agit seulement comme un stimulus qui active quelque choses que les Nimrodh ont déjà dans leur gène. Si je parvient à isoler ça, je trouverais un remède. Mais il me serait utile de comprendre comment cette pierre agit. Quelqu'un s'y connait en géologie ?
Un lourd silence me répond.
_ Bon, je me débouillerais avec ce que je sais.
Je me tourne vers Atrayde.
_ Et votre carte magnétique ? Vous avez été un peu bousculé, aujourd'hui, je suppose que vous n'avez pas eu le temps de la décoder.
_ Ce n'est qu'une question de temps. me réponds le militaire.
_ Heu... La carte magnétique ? Répète Mike. Quelle carte magnétique ?
Lilyah réponds à ma place.
_ Nilane me l'a raconté ce matin au réveil. Le Balafré a un peu exploré les environs, et il a découvert une vieille base solarienne souterraine. La carte magnétique que monsieur Atrayde essaye de décoder vient de là. Elle contient peut-être des informations importantes.
_ Ou des information qui n'ont rien à voir, murmure Rhoan, d'une voix à peine audible.
Depuis que ne nous avons quitté la terre, ce n'est que la deuxième fois que je l'entends prendre part aux conversations. Et ce n'est naturellement pas pour dire des choses agréables.
_ Notre ami militaire, ajoute-t-il plus fort, est peut-être en train de gaspiller sont précieux temps pour rien, pendant que vous vous escrimez toute seule, à faire le travail d'un hopital entier, faute de main d'oeuvre.
Il ne me regarde pas. C'est Atrayde, qu'il fixe. Droit dans les yeux. Après un très, très court instant de stupéfaction, devant cette attaque gratuite, l'ex militaire prends une inspiration pour répliquer, mais je le devance.
_ Merci de votre sollicitude, Rhoan. dis-je ironiquement Elle vous va très bien, si, si. Vous devriez l'utiliser plus souvant, entre deux éradictions de villes.
Le regard de Rhoan se retourne vers moi. C'est ça, attaque-moi, moi ! Pas lui, moi, espèce de dingue ! Si tu as envie de taper sur quelqu'un juste pour oublié ta peur de t'affaiblir, que ce soit sur moi.
Mais Rhoan semble avoir choisi sa cible.
_ Vous pourriez lui donner à faire un travail, comme vous l'avez fait pour la rouquine, ou le mécano, mais à lui, vous ne demandez rien, parce qu'en bon médecin, vous n'attendez aucun effort de vos patient.
_ Je...
_ Ne lui répondez pas, Atrayde. L'effort de Lyliah et Mike pour essayer de nous faire dialoguer les uns avec les autres ne lui convient pas, et c'est tout ce qu'il a trouvé pour le saboter.
_ Elle vous imagine surtout encore un peu trop fragile psychologiquement pour vous défendre vous-même. Murmure Rhoan. Ou pour faire un travail réellement utile.
Je sens les poings d'Atrayde se serrer. Si je réponds avant lui, cette fois, j'aurais l'air de donner raison à Rhoan. Par bonheur, Mike intervient.
_ Bon, écoute, Mistigri. Que tu ai un problème avec nous, je le conçois. Que tu ai envie de semer la pagaille, ben voyons, on s'occupe comme on peu. Mais je te conseille de laisser tomber, parce que c'est pas nous qui tomberons dans des panneaux aussi grossier. Et surtout pas Jonas, il en a maté des plus dur que toi, tu peux me croire, ça fait un bout de temps qu'on travaille dans la même base.
_ De toute façon, surenchérit Lilyah, un homme qui a suffisement de force de caractère pour demander un procès équitable à celui qui a détruit sa vie ne va certainement pas céder à de si petit coup d'épingle. De toute façon, la seule chose qui vous chagrine, c'est que quelqu'un en connaisse plus que vous sur un sujet de technologie.
Cette fois, c'est Rhoan que j'empêcher de répondre, en parlant d'une voix suffisement forte pour couvrir toute les autres.
_ Bon, bref, voilà la situation. Nous disposons d'un traîtement pour maintenir les malade en vie, mais avec des effets secondaires. Nous avons une pierre noire à analyser, et peut-être trouverons nous de nouvelles information bientôt.
_ C'est... Comment-ce Rhoan.
Mais Mike a déjà enchainé, toute aussi fort.
_ Ne devrions nous pas aller explorer la base, voir si nous trouvons d'autre indices ?
_ Je ne crois pas que ce soit nécessaire intervient abruptement Atrayde. Et surtout, ça pourrais ne pas être prudent. Le système de sécurité fonctionne encore.
_ Encore après toutes ces année ? Intervient Lyliah. C'est incroyable !
Rhoan a renoncé à parler. Son désir de détruire est plus faible que son amour propre, et il a encore le sens du ridicule. Je me lève pour débarrasser.
_ Puisque nous sommes maintenant tous au courant de toute les cartes que nous avons en main, je vous propose à tous de réfléchir à tout ça. Une idée viendra peut-être à l'un de nous pendant la nuit, et si elle ne vient pas, au moins, demain, vous saurez mieux ce qu'il y a à faire.
_ Nilane ? Dit Lyliah. Tu pourrais te passer de moi demain matin, auprès des malades ?
_ Je risque d'avoir un peu de mal, mais si c'est important, je peux me débrouiller pour communiquer avec eux. Pourquoi ?
_ Je pourrais peut-être accompagner Kara, voir la Soercyé. J'en apprendrais peut-être...
_ Eh bien... Commencé-je.
Je cherche comment formuler. Je n'ai pas envie de la blesser.
_ Lorsque les Nimrodh m'ont fait dire par toi que ma fille était en compagnie de quelqu'un, tu n'a pas eu l'impression qu'ils insistaient beaucoup pour qu'on ne s'occupe pas d'elle, et qu'on les laisse tranquille ?
_ Si, mais il voulaient te rassurer, tu étais inquiète de savoir ou elle était.
_ Non, il y avait autre chose. Je crois que la rencontre de Kara avec cette soercyé à un sens important, pour eux. Et j'ai l'impression qu'elle a également un sens important pour Kara. Et que, si nous intervenions entre elles deux...
Encore une fois, je perds mes mots. Mais Mike hoche la tête.
_ Je vois ce que vous voulez dire. J'ai vu le regard de la gamine quand elle parlait de la soercyé. On dirait qu'elle est en train de vivre une étape très importante de sa vie.
Je regarde le mécanicien un peu stupéfaite, tant par la finesse de son analyse que par le nouvel élément qu'il me mets devant le nez.
_ Une étape ? Quelle étape ?
_ Je ne sais pas. Mais j'ai eu pas mal de frère et soeur, je connais les enfants. Il y a toujours un moment où, on ne sais pas pourquoi, on sens qu'il sont sur le point de basculer de l'autre coté, du coté des adultes. Et quand ça arrive il faut à tout pris éviter de les retenir, parce que...
_ Parce que ?
_ Parce que, ça peux leur faire très mal, pendant très, très longtemps...
Je suis stupéfaite d'entendre formuler si simplement quelque chose dont ma conscience refusait de me donner le nom.
_ Il vaut mieux que tu reste avec Nilane, demain, conclut Mike en se tournant vers Lyliah.
Lilyah le regarde l'air dubitatif, mais fini par hocher la tête.


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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 22 Sep - 20:05

Rhoan s'est éclypsé depuis quelques minute, je devine qu'il retourne à son laboratoire.
Jonas, qui est resté attablé le dernier se lève a son tout. Laissant Mike et Lilyah finir de débarrasser, je le suis dans le couloir, et le voir se diriger vers l'ascenseur.
_ Vous en avez assez fait pour aujourd'hui, Jonas. Vous devriez prendre votre soirée.
_ Vous allez prendre la votre ?
_ Non, j'ai encore du trav...
_ Moi aussi.
Les porte de l'ascenseur s'ouvre. Je me précipite pour y entrer avec lui.
_ Ecoutez.
_ Je sais. Vous allez faire un beau discour pour me remonter le moral, pour me dire que l'autre dingue est un idiot et que je ne dois pas écouter ce qu'il dit. Mais si vous voulez me rendre un service, mademoiselle Bah, oubliez une fois dans votre vie que vous êtes médecin. Ca ne vous fera pas de mal. Et pas qu'à vous, d'ailleur.
_ Entendu. Je vais retourner à mon labo, vous au votre et...
_ Vous n'en être vraiment pas capable, hein ?
Il s'est retourné vers moi avec un regard étrange, comme s'il découvrait quelque chose de nouveau pour la première fois.
_ Capable de quoi ? dis-je sans comprendre.
_ Oublier que vous êtes médecin. Il vous faut absoluement un patient à soigner, un problème à résoudre, vous n'arrivez pas à vous arrêter. Vous me détestiez, il y a quelque temps. D'un seul coup, je tombe malade, et vous voilà toute pleine de sollicitude. Si je n'avais jamais eu ce truc dans la tête, qu'est-ce que vous en auriez à f***** de la façon dont me parle votre évadé, là ! Votre compassion ne vient que tu fait que j'ai eu besoin de vous.
Il a commencé sur un ton calme, mais il commence à s'échauffer de plus en plus.
_ Ca vous rassure, sans doute, qu'on ai besoin de vous. Parce que la réalité, c'est qu'à part médecin, vous ne savez pas quoi être d'autre ? Même avec votre fille, vous restez un médecin. Vous vous souciez de tout ce dont elle a besoin, vous êtes la pour elle, mais quand est-ce la dernière fois que vous lui avez réellement interdit quelque chose ? La dernière fois que vous avez joué avec elle, juste pour le plaisir ?
_ Vous allez trop loin, Jonas, je vous prie d'arrêter.
J'ai dit ça sur un ton calme, mais une pointe de froideur m'a échappé malgré moi. Une partie mon esprit ne peux s'empêcher de s'agiter. Quand ai-je joué avec Kara pour la dernière fois ? Juste pour le plaisir, pas dans le but de lui enseigner quelque chose, ou de lui faire faire des exercice utile à sa santé ?
_ Je vais trop loin, docteur ? Vous ne vous êtes jamais demandé si vous, vous n'alliez pas trop loin ? Comme vous le voyez, ça n'a rien d'agréable de voir un parfait étranger se mêler de chose qui ne concerne que soi. Même avec les meilleurs intentions du monde. Quoi que je doute que vos intention soit les meilleurs. Vous ne faites pas tout ça pour vos malade, vous faite ça pour vous, pour vous sentir utile. Au fond, vous n'en avez rien à foutre que vos bestioles-là, crêvent ou non.
_ C'est faux ! Je veux réellement leur donné la chance de vivre, ce sont des être exceptionnels.
_ Je vous croie, je vous croie. En attendant, votre fille est en train de mourir à l'étage au dessus sans que vous vous en inquiétez plus que ça !
La gifle part au moment même ou les porte de l'ascenseur s'ouvre. Le bruit raisonne dans tout le couloir comme un coup de feu.
Dans l'ascensceur immobile, Atrayde et moi, nous nous fixons, figés. Le militaire a porté la main à sa joue, encore rouge du choc.
Je tremble et serre les dents. Chacun des odieux mots qu'il vient de me dire raisonne dans ma tête. C'est moi qui ai reçu la véritable giffle. J'étouffe.
_ Elle ne va pas mourir, dis-je. Il n'est pas question qu'elle meurt.
_ Elle est en train de mourir. Ca crêve les yeux.
_ Je sais. Vous croyez que je ne le sais pas ?
J'ai saisit derrière moi la rampe et la serre très fort. J'attends que la vague de haine et de révolte qui déferle en moi chaque fois que quelqu'un me dit que ma fille va mourir. Mais elle ne vient pas. Elle ne vient pas, et rien n'est là pour m'entrainer loin du gigantesque gouffre de détresse qui s'étent devant moi.
Quand ai-je joué avec kara pour le plaisir ? Quand lui ai-je dit que je l'aimait comme ça, parce que ça me venait, et non parce que j'avais peur de la perdre ?
_ Je ne vous détestait pas, Jonas. C'est ce que vous représentiez que je détestais.
C'est vrai. Dés que je l'ai regardé, la première fois, je n'ai vu que son uniforme. Et j'ai décidé de le détester pour cette seule et unique raison.
_ Je n'ai pas eu de réel motif de vous détester. Jusqu'à maintenant.
J'ai parlé d'une voix calme. Mais je ne suis pas calme. Je suis sur le point de m'éffondrer, comme un château de carte. Il y a tant de regards qui pèse sur mes épaules. Je ne peux pas tomber maintenant. Ni maintenant ni jamais d'ailleurs. Parce que personne ne me rattrapera si je tombe. Je suis seule. Seule. Depuis toujours.
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 23 Sep - 22:54

Je me frottais la joue tandis qu’elle sortit de l’ascenseur, avec un air furieux qui lui allait vraiment très mal. Jamais Lyse ne m’avait giflé, même pour lui avoir parlé quelques fois aussi franchement que ça. Elle, elle n’aurait jamais réagit comme ça ! Elle aurait réagit de façon calme et posée, et elle aurait su reconnaître ses torts, même si en ce temps là, c’est sans doute moi qui avait la plupart des torts. Mais qu’est ce que j’avais fait de vouloir m’attacher à cette femme ? J’ai peut être été abrupte, et c’est ça qui l’a dérangé, pourtant, elle l’avait mérité… Je savais que j’avais raison, elle ne connaissait dans la vie que son métier ! Et sa fille dans tout ça… Non, en fait c’est moi qui aie eu tort. Depuis que je m’étais fait retiré cet implant, je lui avait fait une confiance aveugle. Je lui devais la vie, je lui devais ma vraie vie, même si la vérité me cisaillait encore le cœur. Mais à présent, j’avais vu une partie de ce que devait être son vrai visage… Et je doutais à nouveau. Est-ce que j’étais en train de complètement me tromper sur son compte, où est ce que j’avais totalement raison ? Mais à présent qu’elle était partie sans se retourner vers moi, j’imaginais que je n’aurais pas les réponses à mes questions avant un moment.
Je sortais de l’ascenseur, alors que les portes allaient se refermer sur moi. Ce poser de telles questions pour le moment ne ferait que me détourner de mon objectif premier qui était de décrypter le contenu de cette carte antique. Je me dirigeais vers labo, tout en me frottant toujours ma joue. Ce qui était sûr, c’est qu’elle eu l’art et la manière de donner les gifles, j’en ressentais encore la chaleur sur le côté de mon visage une fois arrivé au sas. Je devais passer devant Rhoan pour me rendre à la salle au fond du labo où j’avais laissé mes instruments allumés. Evidement, ce beau parleur de mes deux ne pus pas s’empêcher de faire une remarque sur la joue de ma joue, que je ne cherchais pas malgré tout à cacher.
_ Tiens le militaire, dit il en se levant de son siège j’ai entendu comme un bruit sec qui venait du corridor, vous savez ce qui a pu se passer ?
Il prit un air sarcastique qui me dégoûtait au plus au point ! Il s’amusait à me dévisager, montrant bien qu’il savait de quoi il parlait. Il rajouta en plus :
_ Mais qu’est ce qui est arrivé à votre visage ? A laissez moi deviner ! Vous vous êtes brûlé à la joue ! Venez, je vais voir si je peux effacer ça avec mon prototype…
_ LA FERME RHOAN !!!
Je n’étais plus d’humeur à vouloir lui répliquer et lui faire ravaler ses paroles comme il le méritait, j’étais furieux.. Furieux comme Nilhane devait l’être en ce moment. Je claquais la porte du fond tandis que Rhoan continuait ses sarcasmes dans le vide. Je m’appuyais contre la porte à soupirant. Qu’est ce que j’étais en train de faire ! Voilà que cette femme occupait toutes mes pensées quoi que je veuille faire. Pour le moment, il fallait que je m’en débarrasse, et donc que je me replonge au plus vite dans un séance de décryptage de cette carte étrange, il n’y avait plus que ça a faire pour occuper mon esprit à autre chose. Je m’installais sur mon siège et repris mes mouvements frénétiques sur le clavier, les lignes défilant sur l’écran, comme depuis 2 jours.
Je ne trouvais rien de plus que les autres fois pendant une bonne heure, mais au bout de ce laps de temps, je découvris une chose intrigante. Un dossier beaucoup mieux protégé que le reste de la carte. Il contenait des informations sur une pierre, mais pas n’importe laquelle. J’avais entendu dire, sans l’avoir vu, qu’une pierre noire avait été également apportée par Xorth à Nilhane pour qu’elle l’examine… Je ne la comprenais pas ! Elle voulait déjà tant se rendre utile en tant que médecin, pourquoi vouloir en plus sauver tout un peuple dont on avait comme seule information qu’il avait été créé par mon peuple ? Pourquoi elle ne s’occupais pas plutôt de sa fille qui crevait à petit feu !?
Je me repoussais violement du clavier, comme pour me réveiller d’un cauchemar éveillé… Rien à faire, elle ne voulais pas sortir de ma tête ! Tout ce qui avait rapport avec elle me faisait immédiatement penser à autre chose que mon objectif principal. Tant pis, je devais m’adapter et faire avec, tant que je n’aurais pas la tête à trouver une solution. Je recommençais à fixer mes moniteurs.
J’avais beau essayer de resserrer au maximum l’image de l’archive, elle semblait rester floue. Tout ce que je pouvais clairement voir, était qu’elle était d’un noir éclatant, c’était peut être la même pierre qu’ELLE était en train d’examiner en ce moment. Cela voudrait dire qu’elle a un rapport avec cette mystérieuse base de laquelle venait la carte. D’après les précédentes archives que j’avais réussi à décrypter, il semblerait que cette base avait et en fait tout l’air d’un centre de recherche de très haute sécurité. Si ce que je pensais se confirmait, cela voudrait dire que ce centre étudiait la géologie de la planète, et en particulier ces pierres… J’allais avoir définitivement besoin de Nilhane pour tout comprendre… Mais b*****, mais pourquoi je n’arrive plus à la détester !! Il y a pas si longtemps, j’aurais souhaité qu’elle crève dans d’atroces souffrances, et là...
Mais avant de m’adresser à elle, il fallait que je déchiffre le reste de la carte. Cependant, avec une information aussi importante, il ne devait plus rester grand-chose, je sentais que j’allais enfin toucher au but.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 25 Sep - 0:06

Il y a de la lumière, beaucoup de lumière… Et un drôle de bruit, un bruit sourd.
C’est tout blanc, tout blanc ! J’entends des sons, des voix, elles sont basses… Et des sourires… j’entends des sourires…
Je suis allongée, je n’arrive pas à bouger, recroquevillée sur moi.
Des mains, des mains ! Deux mains blanches, toutes blanches ! Elles me frôlent et une voix ! Une voix, étouffée, claire qui chante !
Shaïno, shaïno… Na fi kran… Shaïno wanchi nouvol shi né
Quelle jolie chanson… Je crois que je la connais.
Les mains blanches m’enlacent. Que c’est bien, c’est chaud… Mais c’est flou, à qui sont ces mains ? Il y a d’autres mains ! Elle sont plus grandes, plus foncées aussi et…

« Non ! »
Je suis sur mon lit, j’ai mal à la tête. J’ai fait un rêve ? Je m’en souviens plus, c’était flou… J’entends encore la voix à la berceuse… Hum… Qu’est-ce que c’était ? Je sais plus !
J’ai plus sommeil. Je me lève alors…
« Maman » a mis mes médicaments sur une table. Il y en a plus ! C’est pas normal, pas normal… Et puis ils travaillent tous en ce moment ! Ils ne jouent plus avec moi, ils ne me parlent plus…
C’est pas grave, je jouerais toute seule…
Je sors de ma chambre. Tout est éteint ! Y a que les petites lumières. Et c’est calme ! Très calme ! Ils doivent dormir… Non, ils travaillent, ils font des choses pas normales…
Je descends avec l’ascenseur.
Tiens ! Mais c’est le laboratoire de « Maman » là ! La porte est entrouverte, je vais voir ce qu’elle fait… Elle regarde une drôle de pierre noire… La pierre noire ! Aelezig dit qu’elle est maudite. Encore des choses pas normales.
« Maman » n’a pas l’air bien, elle tremble un peu. Elle a froid ? Non, elle est en colère, triste, c’est embrouillé.
Elle parle avec les autres. Elle travaille, elle dort pas, pour les Xorths, pour les sauver. Elle soigne les Xorths, les rassure…
Et elle ne me voit pas…
Je pars, il faut pas qu’elle me voit. Je croise personne dans les couloirs, j’entends juste des voix dehors… des petites voix toutes basses. C’est les Xorths.
Je me faufile et finis par trouver la sortie. Et si je sortais un peu ? « Maman » le saura pas. Et les autres non plus aussi.
Il y a les deux belles Lunes dans le ciel. Une blanche et une bleue. Elle brillent très fort ! Le camp des Xorths est allumé, y en a qui doivent dormir quand même.
Je vais vers la forêt. Je traverse les herbes. Elles sont bleues la nuit, c’est beau. J’arrive vers les grands arbres. Et si je montais sur un d’eux ? Oui ! Je verrais les Lunes encore mieux.
Je monte, ouh c’est dur ! Je m’assoie sur une grosse branche et je regarde le ciel. C’est magnifique, les étoiles brillent…
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 25 Sep - 12:51

Je n'arrivais à dormir.
Je pensais encore à la conversation houleuse qu'il y a eu au dinner. Et les visages fatigués que j'avait vu, me pesait sur la concience. Comment cela allait-il finir?? Tout le monde seraient sauvé, comme dans les beaux films d'aventures?? Ou tout le monde mourraient-ils, comme les films à l'eau de rose cybergénétique? Je me levais, pour ne plus être étouffé par cette anxiété. Je regardais par la fenêtre pour admirer cette planète qui allait peut-être bientot perdre cette forêt luxuriante, pour laisser place à des batiments en béton armé deprimants. Tout a coup, je voyais une forme qui sortait du Magellan pour aller en direction de la forêt. La petite taille, et l'absence d'un système capilleux très abondant caractérisant les Xorth, je pu deviner que c'était Kara. Je décidais de la suivre pour la surveiller.

Je sortais du Magellan, me dirigeant dans la direction prise de Kara. Je la voyais qui montait dans un arbre, pour me tourenr le dos afin de voir les étoiles. Je m'approchais discretement, puis posa la main sur le tronc de l'arbre, et lança sur un ton de rire:
-Alors, on fait le mur gamine?
Je sentis une certaine confusion au-dessus de moi. Comme si elle s'était retenu de tomber.
-Oh c'est toi, dit-elle. Tu m'a fait peur!!
-Oh pardon, dis-je en me marrant doucement.
Nous observions tout deux un silence, et les étoiles.
-C'est la première fois que tu vois des étoiles?, dis-je au bout d'un moment.
-Non, je l'ai ai déjas vu quand maman et moi étions dans l'espace. Mais c'est la première fois que je les vois a travers des arbres.
-..., sais-tu que l'étoile la plus brillante que tu vois, c'est l'alpha du centaure? Et celle un peu plus bas, c'est la constellation de la vierge?
-Oh, tu es astronome ??
-Pas du tout, c'est juste qu'une fois, quand il n'y avait rien d'interessant a l'holo-vision.Je me suis mis a lire un livre sur les étoiles, et j'ai appris à les reconnaitres, bien que ici j'ai eu un peu de mal vu notre récent voyage.
De nouveau, un silence comtemplatif.
-Bon, bouge pas, je monte, fis-je.
Je commençais difficilement mon ascension, et du l'interrompre quand la 3 ième branche que j'attrapais cassa net sous mon poids.
BLAM.
-Ouille, fis-je en me massant les reins et entendant un rire joyeux au dessus de moi. Finalement, je crois que je serais mieux par terre.

Franck Rhoan

Après mon accrochage avec Atrayde, je ne put me remettre au travail. Pour la première fois depuis vingt ans, je ne pouvais pas me resoudre à me remettre a mon travail.
_ Je n'en peux plus, murmurais-je à personne en particulier.
Dans un effort de volontée, je me levai, sortis du laboratoire, et pris l'ascenceur. Sans réfléchir, laissant mes jambes me porter, je sortis du Magellan, et commençai à errer au hasard, respirant a plein poumons l'air nocturne. J'arrivai aux premiers arbres, et continuai de déambuler lorsque qu'une voix méfiante me fit presque sursauter.
_ Tiens, mais c'est mistigri.
Je me tournai vers Mike, me forcant à adopter un air impassible.
_ Que venez vous faire ici? Me demanda t'il d'un air méfiant. Ca doit être la première fois que vous sortez de votre laboratoire la nuit.
_ Ce que je fais de mes nuits de vous regarde pas, mécano, repliquai-je d'un ton aussi acerbe que je le put.
Je m'apprêtait à me remettre en marche lorsque soudain la gamine fut devant moi, me dévisageant de ses yeux d'enfant. Pur innocence, y lisai-je. Inconsciemment, je fis un pas en arrière. Elle partu étonnée et se rappprocha, me fixant toujours.
_ Pourquoi vous reculez? me demanda t'elle.
Je ne repondit pas, mais me figeait. Mike s'avanca et se posta a coté de la fillette, une main sur son épaule d'un air protecteur.Je le fixai, et il me rendit mon regard. Mais ce n’était pas un mécanicien baraqué que je voyais. Je voyais un pantin, au fil soigneusement enroulés autour des doigts de Bah. Comme je pensais à elle, un méli-mélo d’émotions me traversa. Beaucoup de culpabilité, volontairement écrasée sous de l’orgueil et de la rancœur. La rancœur de m’avoir sortit de prison, la rancœur de ne pas m’avoir tué. la rancœur de m’avoir poussé à entreprendre la recréation de ce j’avais juré de sceller dans mon esprit, loin de l’avidité des autres…et de moi-même. C’est sans doute cette tempête d’émotions rugissant dans mon crâne qui entraîna ce qui se passa ensuite.
_ Vous êtes le monsieur qui êtes tout le temps enfermé dans la laboratoire. Vous êtes un amis de ma maman ? Je crois que je vous ai déjà vu, avant que ma maman vous ammène.
Je n'osais répondre. Que répondre de toute façon? Comment expliquer a une petite fille qu'on est celui qui a gaché son enfance?
Mike dut voir mon trouble, car il raffermit sa prise sur l'epaule de Kara, et lança:
_ Pourquoi ne répondez-vous pas, mistigri ?
_ Vous voulez une réponse? Je vais vous la donner, ripostai-e, ne pouvant m'en empecher. Oui, gamine, tu me connais. La lumière blanche, c'était moi ! Ca, dis-je en lui montrant brusquement son bras de métal, c'est moi ! Ton père et ta mère disparus! c'est aussi moi !
Mon ton était dur. Je n'avais appuyé sur aucun mot de ma tirade. Mike se figea, les yeux écarquillés. La fillette, elle, se raidit, puis s'enfuit en pleurant. Je n'eut pas le temps de dire "ouf", que je me retrouvais plaqué à un arbre par la poigne de fer du mécanicien.
_ Monstre! rugit-il.
_Allons, hoquetais-je, m'étouffant à moitié. Que vous arrive t'il? Mes propos vous choquent?
_ Vous n'avez donc aucun remord? Gronda t'il, resserant sa prise. Vous n'avez pas de coeur.
_ A quoi bon avoir des remords? Regretter le passé ne fait pas avancer. Ce n'est pas seulement inutile, c'est stupide. Seul les faibles regrettent. Les faibles, et les saints tels que Bah. Avoir des remord, ou du coeur, rien de tout cela ne change grand chose, au final.
Il me lâcha, mais je le vis crisper ses poings. Sachant que le moindre de ses coup me briserai, je me raidit.
_ Pourquoi ? Dit-il d'un ton grondant.
_ Pourquoi j'ai détruit une ville, tué tous ses habitants et gâché la vie d'une enfant? Par dépit.
Voyant son regard incrédule, je fis ce que je n'avais encore jamais fait. Je m'adossai a un tronc, et me mit a me justifier.
_ Lorsque j'ai commencé a étudier les technologie, j'était convaincu qu'elles ne pouvait qu'aider les gens a s'en sortir. Je croyais la technologie capable du meilleur. Au fil des années, je fis des découverte incroyables. Une nouvelle source de chauffage, des système médicaux robotisés qui devaient augmenté de 10% le taux de patient sauvés dans les hôpitaux, des système de sécurités hautement erfectionnés pour els transport, et j'en passe. Mais au bout de quelques temps, je m'aperçu que mes découvertes, loin de servir la cause que je defendait, était utilisées pour la guerre. Savez vous d'où viens la technologie du "nouveau" canon à ions terrien? Relevais-je du'n ton ironique. De ce système de chauffage que j'ai inventé, et qui devait révolutionner la vie dans les villes. Plus je découvrait combien mes recherche étaient perverties, plus je sombrais dans le déséspoir. J'ia alors été transféré à Itokyo. Là, Les autorités me convoquèrent, et me donnèrent l'ordre direct de frabriquer une arme de destruction massive. J'ai bien sûr refusé, mais
ils ne cessait de me repeter, sur tout les tons, que ce ne serait que pour la défense d'Itokyo.
Je passais ma main dans mes cheveux, essayant vaguement de me rapeller leur couleur d'origine. Mike restait silencieux, presque abasourdis.
_ J'étais jeune, continuai-je, et naïf. Il résuissrent à me convaincre. Je mis deux ans à mettre au point l'Arme qu'il me demandait. Deux ans de travaux acharnés, d'entêtement. C'est là que je créai le premier Remanieur à Rayonnement Micro Moléculaire. Une arme capable de modifier la structure de base même de la matière. Mais lorsque que j'émergeais de mon isolement, je découvrit que l'armée avait fait du centre d'Itoykyo une base d'attaque à longue distance. Il n'attendait plus que mon arme pour commencer les destructions. Cela me mit dans une fureur telle, que par dépit, j'emmenai mon arme en dehors de la ville, sur un colline la surplombant, et....
Je me tut un instant. Lorsque je repris la parole, ma vois n'etait plus qu'un murmure.
_ Le 2R2M à trois capacité définies: Assembler les atomes pour crèer des choses, les désassembler pour anihiler, et les condenser pour les faire exploser. Ce jour là, je fis disparaître itkyo sans la moindre explosion. En quelques minutes seulement. En quelques minutes, Je detruisit une ville entière, et je tuai plus de six millions de personnes.
Je me tut. Ne pouvant aller plus loin, et je me laissai glisser le long du tronc.
_ Mon dieu, murmura Mike.
_ Satisfait, persiflai-je. Maintenant que vous avez votre réponse, que comptez vous en faire ?
Je em relevai avec difficulté, puis fis volte face et retournai ver sle Magellan.
Bon sang, mais qu'est-ce que qui m'a pris! me reprimandai-je.
Mais quelque part, au fond de moi, je me sentis plus fort. Soulagé, en quelque sorte.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 25 Sep - 22:51

jowy benaldès:

Me revoilà dans ce temple, devant cette porte qui refuse de "s'ouvrir" . Cela devait bientot faire une journée que je cherchais en vain de l'actionner. J'avais tout essayé, j'avais tapé dessus, tiré dessus avec mon flingue, tenté de passer ma main dans ces étranges signes qui ornaient les murs ... RIEN N'Y FIT!! J'était fatigué, je n'en pouvais plus, je regardais le plafond, les symboles qui y étaient inscrit étaient plus gros, mais mon esprit est trop faible pour pouvoir les décrire, mais une chose était sure: ils représentaient quelque chose. Mais quoi? mon esprit était brouillé, que se passait-il, normalement, je pouvait tenir éveillé plus de trois jours, et au bout d'une journée, j'était crevé, que m'arrivait-il? Soudain, tout redevint clair: je me levai d'un coup, en pleine forme. J'observai alors le plafond, c'était évident, sur ce plafond était gravé la façon d'ouvrir cette porte, maintenant, je n'avais plus qu'a comprendre ce que faisait l'être avec la porte, j'essayai de me mettre dans la même position que lui, mais, tout ce que je pouvais voir c'était un symbole bizarre, sans doute dans l'écriture de ces hommes félins, je n'y comprenait rien. Je rejetait un regard vers les symbole, la créature tenait une sorte de gros clou ... un burin peut-etre. Lorsque je regardais la deuxième gravure, la créature semble taper sur cette partie de la porte, où il y a cet étrange symbole, ressemblant à un huit mais où le trait du milieu est coupé. Je ne comprenais pas de quoi il s'agissait, où devais-je taper? Je ne comprenais pas cet écriture et les gravure étaient mal faites.
D'un coup, ma vue se rebrouillait de nouveau et je retombais a terre à bout de force. Cinq minutes plus tard, je me relevai, de nouveau en forme, mais que ce passait-il? Je regardais de nouveau ces gravures, je comprenais un petit mieux, il fallais que je fasse quelque chose sur ce symbole. Oui, mais quoi? Je sorti du temple et pris un caillou pointu et m'approcha de la porte.
-Entre toi et moi, ma vieille, ça va pas coller je commenca par frotter la pierre dans les contours du symbole, sans succeset puis, je me souvint de ma reference au huit, je ne savais pas pourquoi, mais il me semblait que cette réference n'était pas totalement stupide, je saisi ma pierre à pleine main et frappa un coup sec contre la partie non gravée du "huit".
Un grand flash blanc se produisit mais ma pierre vola en éclats: la maière dans laquelle la porte avait était taillée était tres résistante. Je sorti de nouveau de la salle et reprit une pierre, plus grosse cette fois ci. Je frappa de toutes mes forces, de nouveau un flash blanc, mais la pierre se fendit en deuxje jeta un oeil à la porte et ... STUPEUR!! un morceau de la porte s'était ouvert, je pouvais apercevoir une partie d'un autre temple. Je pris une moitié de la pierre et reprit mon travail, frappait comme un malade, ma main était en sang mais bientot, la porte était totalement ouverte. Je traversai la porte et sorti du deuxieme temple. Je ne sentait pas l'air habituel d'Etrenank, je n'y était pas encore. Seulement, non loin de là, je voyais un autre temple. J'entrai dedans, exactement le même, vec les même gravures... je reprit ma besogne et ouvrit la deuxième porte, que s'ouvrait, cette fois ci sur Etrenank.[/
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 28 Sep - 11:06

Je venais de sortir du Magellan et me trouvas dans la forêt. J’avais envie de marcher un peu de respirer un peu d’air pur. Il était si agréable de se promener dans un si beau environnement. Je songeais à ma planète originelle. Ce n’était pas là bas que j’avais pu admirer un si beau paysage. Les seuls endroits où j’ai pu voir ce genre de spectacle, c’était dans les livres grâce aux reproductions d’images, de photos et de peinture. Je regardais la forêt. Tout semblait si calme et paisible. Si il n’y avait pas cette fichue maladie qui faisait mourir les Nimrodh, il me semblait que j’aurai pu prendre beaucoup de plaisir à me trouver sur cette planète.
Je marchais au hasard lorsque je distingua au bout d’un moment le village de Xorth. J’avançais encore un peu. J’aperçus au loin des flammes. Je compris rapidement qu’il s’agissait encore d’un bûcher funéraire. Les pauvres. Combien de victimes, cette stupide maladie ferait elle encore avant que Nilane ne puisse trouver le remède? Une larme ou deux perlèrent à mes yeux. Promptement, je portais à ma main à mes yeux et les essuya. Cependant une voix m’interpella:
_Vous pleurez, Liliah?me demanda cette voix.
Je me retournai en continuant de frotter mon œil gauche. Je reconnus Janus, le balafré.
_Ne soyez pas ridicule. Il s’agit juste d’une poussière dans l’œil.répondis-je.
Je n’avais pas pour habitude de pleurer devant une personne, connue ou inconnue, et je n’avais aucune envie de commencer à partir de maintenant. Je fronçais les sourcils reprenant mon assurance coutumière.
_Qu’êtes vous venue faire ici?demanda t-il.
_Une simple promenade. Tout va bien ici pour vous?
L’idée de demander si tout allait bien me glaçait le sang. Comment aurait on pu aller bien dans un village ùu des êtres vivants agonisaient et où la mort était omniprésence planant sur le village? Je pouvais être stupide par moment.
_Moi, je ne vais pas trop mal. Je suppose que par contre les Nimrodh pourraient aller mieux.me répondit Janus.
_Ne vous inquietez pas. Nilane finira par découvrir le remède qui les sauvera.
J’avais parlé d’une voix forte et convaincue. J’essayais plus de me convaincre moi même qu’un remède pouvait être préparé à temps qui sauveraient tous les Nimrodh. Pourtant je faisais confiance à Nilane. Je savais qu’elle n’abandonnerait pas. Mais un docteur seul pouvait il réaliser des experiences qui neccessiteraient plutôt une armée de médecins. Je décidai de changer le sujet de la conversation.
_Et que faites vous ici? Vous êtes tout seul au village avec eux.dis je.
_C’est vrai. Mais je ne m’ennuie pas. Je les ait aidé à construire une sorte d’escalier à leurs huttes. Ainsi ce sera plus pratique pour nous y grimper.
_Très ingénieux. En effet, nous n’avons guère de performance en ce qui concerne l’escalade d’arbres.ironisais-je.
Janus m’emmena voir les réalisations effectuées. C’était en effet ingénieux. Du bas de l’arbre jusqu’à la hutte se trouvait des branches reliées au tronc chacune à un mètre de distance. Toutes ensemble, elles formaient un véritable escalier en colimaçon. Certes, ce n’était pas vraiment des plus pratiques mais cela était beaucoup mieux que de grimper dans des arbres si hauts.
_C’est de l’excellent travail.reconnus-je.
_Les Nimrodh sont remarquablement intelligents. Je n’ai eu besoin que d’expliquer une fois, peut être deux, et ils ont compris comment ils devaient procéder.dit Janus.
Ce travail pouvait affirmer qu’il fallait aider les Nimrodh. Ils ne méritaient pas de mourir. Ils étaient trop incroyables et fantastiques pour cela. Nous devions les aider à guerir. Nilane, nous comptions tous sur toi. Et puis .. à cœur vaillant, rien n’était impossible.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 30 Sep - 23:08

Non loin de là, une sorte de racaillebuvait une boisson à coté de son vaisseau, il me fallait ce vaisseau. Je m'approcha de lui, sorti mon pistolet et le pointa sur lui.
-Je vais prendre vorte vaisseau, et vous allez vous laisser faire.
L'homme ne dit rien, je montai dans son vaisseau et partit vers Oblivion. L'engin n'allait pas très vite mais c'était tout de même mieux qu'a pied.
Une heure après, j'arrivai à Oblivion. Je pourrai enfin prévenir mes superieurs de ma trouvaille et je monterais surement en grade avec ça.

J'entrai dans le bureau de mes superieurs en leur jetant un regard froid, un regard qu'ils semblaient apprécier.
-Eh bien, caporal Benhaldes, que nous vaut cet venue, nous ne nous attendions pas à vous voir ici.
-Je viens vous annoncer quelque chose qui risque de vous interesser: une nouvelle planète viable.
-Une planètre viable, tiens donc? Et où se situe-t-elle?
-Ca je l'ignore, j'ai pris un passage interdimentionnel.
Mon superieur détourné un regard déçu.
-Tant pis, nous aurons vite fait de la localiser, est-elle habitée?
-Oui, enfin peuplée, je dirais, mais ils n'ont pas l'air agressif, par contre l'un de nos alliés, le caporal Atrayde s'est rallié à leur cause avec des humains, j'ignore pourquoi.
-Ce n'est pas grave, nous éliminerons ce traitre, vous pouvez disposer, caporal Benhaldes.
Je sorti de la base et repris le vaisseau. Lorsque je ramena la machine à son propriétaire, il me dit:
-He! Enfoiré, t'aurais pus aller plus vite et faire gaffe, tu me l'as rayé.
Je m'apprétait à sortir mon flingue et à le tuer lorsque je ressentit de nouveau cette sensation de fatigue. Qui me fit tomber à genous.
-AH AH AH! Tu te soumets? T'es pas malin comme gars, allez dégage!
Ma force était revenue mais je ne me sentais pas de taille. Je retraversai les deux portes qui se refermèrent derrière moi. J'était revenu sur cette planète pourquoi? J'avais l'impression que ce sont mes jambes qui me guidaient. Soudain ma bouche se remplit d'une liquide peu apétissant. Je savais ce qu'était ce liquide, c'était ma salive qui était empoisonnée, mais comment ... oh je voyais clair maintenant, JONAS! Ce coup de poing n'était pas qu'un simple coup de poing, tu en as profité pour me mettre des nanomachines sur le corps pour qu'elles m'empoisonnent. Je cracha rapidement tout ce liquide visqueux, mais c'était inutile, il y en avait trop, il ne fallait pas que j'avale, je le savais. Je n'en pus bientot plus, je déglutis et avala tout d'un coup, lachant un cri rauque ... non ... je ne devait pas ... trop tard ... je ... devais ... récompensé ... tuer Jonas... tous ... pas mourir tout de suite ... d'abord ... tuer ... tous ... mais alors ... pourquoi? ... Je ne devais pas ... Jonas ... tu t'es bien ... joué de moi... tu as voulu ... faire croire ... que je m'en tirerai... non ... tu ... m'as mentis ... et maintenant ... je suis ... je suis ... plus en vie ... pas mourir ... pas ... maintenant ... non ... terminé... non ... ça ne devais pas etre... fini ... maintenant... je ne devais pas ... mourir ...
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 30 Sep - 23:24

C’est lui ! Je le savais ! C’est lui !
Les images explosent dans ma tête. Plein d’images floues, blanches… Et ça explose, ça explose !
« La grande Lumière » ! Il a fait la « Grande Lumière » ! Mon bras, mon bras !
Douleur, douleur ! J’ai mal et il a mal, il a mal aussi !
Il est tout embrouillé et il a mal, je l’ai senti. C’est lui pour mon bras… C’est lui !
Je regarde mon « Faux-bras ». J’ai envie de l’arracher. Mon bras, mon vrai bras ! Il est parti !
Et lui, il l’a enlevé !
Lui… Il a mal, il est bizarre, tout bizarre. Je sens une drôle de chose en lui. Et son regard, quand il m’a vue. Peur, peur…
Aïe ! Je suis tombée. C’est les arbres avec leurs grandes racines. J’ai mal, j’ai mal. Et la nuit brille, les étoiles brillent… On dirait qu’elles pleurent…
Je vois presque rien, tout est flou. Où je suis ? Pourquoi, pourquoi ?
« Kara… »
Non, non ! Je veux entendre personne ! Laissez-moi !
« Kara… Kara… »
Taisez-vous !!!
« Win dain a lotica… En va tu ri… Si lo ta… »
Qui… Qui ?! Ma tête, j’ai mal ! Et je suis fatiguée, si fatiguée…
« Fin dein a loluca… En dragu a sei lain… »
Ouh… Je me sens bizarre… bi…zarre…

Hum… Ca sent bon. Ca sent les fleurs qui brûlent…
Mais… Je suis chez Aelezig ! Elle est assise devant un feu et lance des fleurs dedans. Ca fait des couleurs très jolies…
« Cheulos Kara, me murmure Aelezig.
- Cheulos… »
Elle me regarde doucement, ses yeux sont beaux, très beaux… Ils brillent comme les étoiles qui pleurent.
J’entends rien dehors, y a pas de bruit. Et y a… de la brume ! On dirait que je suis toute seule avec Soercyé Aelezig.
Elle me prend mon « Faux-bras » et m’assoie devant son feu. Un feu dans une maison… C’est bizarre mais y a un trou dans le toit pour faire passer la fumée. Mais quand il pleut, on fait comment pour faire du feu ?
Aelezig sort de drôles de poudres de toutes les couleurs et elle les aligne en chuchotant des mots que j’entends pas. Elle me regarde et me montre le feu. Je dois regarder le feu, c’est ça !
La poudre argentée, elle l’a prend et la jette dans le feu. Les flammes deviennent bleues ! La fumée prend une jolie apparence…
Aelezig lance de la terre dans le feu pour le rendre plus petit, la fumée grossit et Aelezig met ses mains dedans et fait des signes étranges.
La fumée se transforme en… Xorth ! C’est un Xorth !
Avec ses mains, Aelezig le fait bouger, il court, il court et il saute !
PAF ! Il a disparut !
Aelezig met de la poudre rouge et la fumée est toute verte. Elle refait des signes et là je vois un bonhomme. Il a pas de visage et avec ses mains il fait une boule.
Oh c’est un œuf ! Et le bonhomme s’envole… L’œuf explose et… des Xorths sortent !
J’ai compris ! C’est comme ça que les Xorths sont nés ! Un bonhomme est venu et il les a fait naître. Il les a créés !
Et Aelezig mélange plein de poudre et la fumée devient violette et rose. Plein de Xorths bougent et on voie deux groupes de Xorths. Ils se battent, ils se battent ! Et un vieux Xorth arrive et arrête le combat.
Plein d’images arrivent dans la fumée. Des bébés Xorths, des monstres avec des piquants, des Xorths sur des animaux qui volent…
Oh… la fumée est rouge… Et il y a une Xorth et un homme qui sont ensembles ! Ils… ils font quoi au juste ? Ils se font un bisou sur la bouche et… ils disparaissent dans un éclair blanc !
Aelezig arrête ses signes et fais grandir le feu. C’est fini ?
C’est l’Histoire des Xorths ! J’ai vu leur Histoire ! C’était beau, et j’ai vu plein de choses…
Soercyé Aelezig se lève et me montre le dehors.
Le soleil se lève ! La brume s’efface et le ciel devient rouge, rose ! Un grand cri. Les Xorths appellent le soleil ! J’en vois deux qui sautent sur place en criant ! Une maman Xorth serre son enfant et un vieux Xorth chante.
Aelezig me tient l’épaule. Elle murmure…
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 1 Oct - 10:42

La sonnerie du réveil me perce les tympan. J'ai mal au tempe et tout mon corps est courbaturé. Je n'ai pas assez dormi. Et, pour la première fois depuis huit ans, je ne sens pas en moi cette rage qui me fait lever chaque matin et me battre, me battre, me battre sans jamais faiblir. A la place, un profond désespoir, et l'envie de refermer les yeux et de ne plus jamais, jamais me réveiller.
Je n'ai que ce que je mérite. J'aurais du me méfier d'avantage. J'aurais du.
Ce n'est pas la première fois qu'on m'insulte. Ca fait partie du métier. Ca fait partie du besoin de guérir des patients, ils insulte le chirurgiens, témoins génant de leur faiblesse. Ce n'est pas non plus la première fois qu'on m'interdit de croire que ma fille va guérir. Mais c'est la première fois que le coup m'atteins. Et qu'il m'atteins là où il faut, en plein coeur.
Jonas Atrayde sais faire la guerre, même avec des mots il vise juste. Pourquoi ai-je baisser ma garde ? Et quand l'ai-je baissée ?
J'ai mal, bon sang ! Ce n'est pas possible d'avoir aussi mal, juste à cause de ce pantin, ce lâche, cet imbécile qui a préféré la servilité, la soumission, à son amour et à la vérité. Et pourtant, c'est vrai. Jonas Atrayde a percé m'a cuirasse, et ses insultes m'ont labourée l'intérieur. Comme s'il n'était pas juste un simple patient, un membre de l'équipage du Magellan, un ex militaire, un étranger. Comme s'il n'était pas un ennemi, mais un ami. Un ami cher.
Quand ? Quand est-ce que j'ai commencé à changer ? Et pourquoi ? Parce qu'il y avait quelque part, suspendue dans le silence, cette fille, cette Lyse, qui avait l'air de me ressembler ?Ou est-ce que ça a commencé avant, bien avant, lorsque nous nous affrontions encore, comme s'il était vital, pour l'un comme pour l'autre, d'avoir raison...
Bon, ça suffit comme ça. Lève toi et va travailler !
Je me hisse hors de ma couche avec le sentiment que tout mon corps est devenu effroyablement lourd pendant la nuit. J'essaye de secouer la torpeur, et me dirige vers l'infirmerie. Machinalement, je refais les geste de chaque matin, trie les médicaments pour Kara et me dirige vers l'ascenseur. Mon regard est attiré malgré moi par la porte du fond. Est-ce qu'il a passé la nuit là, comme la dernière fois ? Est-ce qu'il risque d'en sortir avant que les portes de l'ascenseur se refement ? Les deux battants se rejoignent avec un claquement sec dans la cabine. C'est là que nous nous tenions, hier. Rien n'avait encore été dit. On pouvais encore espérer se parler, s'apprendre...
Je sers les dents. Qu'est-ce que je regrette ? C'est lui qui a tout détruit, pas moi. Lui et Rhoan.
Je me dirige d'un pas mal assuré vers la cabine ou j'ai laissé Kara dormir, et y allume la lumière.
_ Debout ma chérie, c'est l'heure de prendre tes médicament.
Le lit est vide. Elle a du aller jouer quelque part dans le vaisseau.
Je ressort de la chambre et aperçoit Mike qui vient vers moi.
_ Bonjour, Mike, vous avez vu Kara ce matin ?
_ Non, doc, pas ce matin, mais hier soir. Et à ce propos, je voudrais vous parler ? De votre mistigri.
_ Rhoan ? Qu'est-ce qu'il a fait.
_ Il l'a terrifiée. Il lui a dit que c'était lui qui avait détruit sa ville, ses parents, son bras. Et il l'a dit de manière violante. La pauvre petite s'est enfuie en courant.
_ QUOI ????
_ Comme je vous dit, docteur. Après, il m'a parlé de bien des choses, mais la pauvre petite, elle doit y penser encore.
_ BON SANG !
Mon cri semble avoir tiré du sommeil les autres membres de l'équipage. Ils sortent de leurs cabine, Lyliah, Rhoan, et _il semble qu'il ai regagné les dortoir, cette fois ci_ Atrayde. Je me précipite sur Rhoan et l'attrape par le col.
_ S'il lui est arrivé quelque chose, je vous jure que les séance de torture terrienne et solarienne vous semblerons un doux souvenir à coté de ce que vous subirez !
_ Que se passe-t-il ? me demande Lilyah
_ Kara n'est pas dans sa chambre.
_ Ah oui ? Fait Lilyah.
Elle a manqué le début de la discussion, elle ne peux donc pas savoir ce qui est inquiétant dans le fait que Kara découche. Je me tourne vers Mike.
_ Où est-elle partie ?
_ Je ne sais plus trop, vers la forêt.
La foret ! Le village de Nimrodh. Elle aura été rejoindre la Soercyé, cette Aelezig !
_ Il faut que je la retrouve. Si elle ne prends pas ses médicaments, les conséquences peuvent être catastrophique.
_ Je vais t'accompagner, alors, dit Lyliah.
Je retourne mon regarde vers Rhoan. Chaque fois que je crois qu'il ne peut plus me détruire d'avantage qu'il ne l'a déjà fait, il me prouve que j'ai tord.
_ Un jour, vous payerez, Rhoan. Vous payerez pour tout ça.
_ Attention, docteur, n'oubliez pas que vous êtes une femme très occupée qui n'a pas à s'encombrer de la vengeance. Et que vous avez besoin de moi.
_ Je vous suggère de vous faire oublier, Mistigri ! Commence Mike.
Mais Atrayde a été plus rapide. Il s'est approché du savant pour le saisir violement par le bras. Je retiens son poing qui se lève déjà, près à frappez.
_ Ne faites pas ça ! C'est vrai qu'on a besoin de lui, pour guérir Kara. Et il n'en vaut pas la peine, de toute façon.
J'essaye de ne pas le regarder dans les yeux, mais ne peux retenir un frémissement au contact de son bras. Je crois que je donnerais tout ce que j'ai en ce moment pour que ce qui a été dit hier soit effacé. Mais c'est trop tard. Et c'est irréparable.
_ On y va, dis-je à Lyliah.
Nous quittons le magellan en hâte. Le soleil se lève à peine. Nous courons à travers la forêt. Les Nimrodh sont rassemblé sur la grand place, tous ensemble, comme pour attendre notre arrivée.
_ C'est leur salut au soleil, me dit Lilyah. J'ai déjà remarqué ça.
_ Maman !
Je me retourne et voit Kara qui court vers moi. Je m'agenouille et tends les bras. Elle s'y jette et pleure.
_ Ma Kara, pardon, je ne savais pas que tu étais là, je ne savais pas que tu étais triste.
_ Maman, pourquoi tu l'as amené ? C'est lui qui a fait la grande Lumière !
_ Je sais, oui. Je l'ai amené pour qu'il répare ce qu'il a fait.
Ma fille quitte mon étreinte, recule d'un pas et me regarde. Un regard... Un regard attendu, mais dur à recevoir. Pour la première fois elle doute. Je ferme les yeux et ouvre mon coeur. J'y mets l'espoir que j'ai de la voir grandir et être heureuse. Je veux qu'elle sente que je crois possible que Rhoan répare ce qu'il a fait, que j'y crois vraiment. Elle lit tout cela, et semble s'apaiser, puis elle hausse le sourcil.
_ Toi aussi tu as mal quelque part, maman ? Qui t'a fait du mal ?
_ Ce n'est rien, Kara. Les grande personne ont parfois des soucis qui ne sont pas facile à résoudre, mais rassure-toi, j'irais bientôt mieux.
Derrière Kara, une silhouette de fourrure atterit souplement et vient la rejoindre. Aelezig. Sans l'avoir jamais rencontrée, je sais que c'est elle. Elle est magnifique. Son regard porte une noblesse et une sagesse que j'ai vu chez peu d'humain.
_ Maman, fait Kara, ravie. Elle m'apprends l'histoire des Nimrodh.
Aelezig pose sur l'épaule de Kara une main protectrice. Je comprends la phrase muette. Mais je n'ai pas envie de m'éloigner.
_ Maman, ne t'en fait pas, je vais mieux. Aelezig s'occupe bien de moi.
_ D'accord, Kara, je te laisse avec elle.
Je la reprends de mes bras et la serre fort.
_ Je t'aime, ma Kara.
_ Moi aussi, maman.
Je glisse dans sa main ses médicaments du matin et m'éloigne. Lilyah me suis, sans mot dire.

Retourner là bas, au magellan. Recommencer mes recherches, sans parvenir à avancer. Penser à lui, parce qu'il sera à coté. Non, je n'arriverais à rien comme ça. Je m'arrête au milieu du chemin.
_ Lilyah..
_ Oui ?
_ Peux-tu me rendre un service ? Un grand service ?
_ Tout ce que tu voudras !
_ Tu sais à peu prends quoi faire avec les malades, prendre leur température, les apaiser quand ils ont mal. Je voudrais te demander de t'occuper d'eux ce matin. Je ne rentre pas au magellan.
_ Pourquoi ? Qu'est-ce que tu vas faire ?
_ Quelque chose que je ne fais jamais, mais qui est devenu plus que nécessaire. Prendre une matinée de repos. Marcher, me vider la tête, et voir après si j'arrive à être plus efficace.
Elle semble un peu surprise, mais hoche la tête.
_ Compte sur moi. Je m'occuperais des malades en ton absence.
_ Merci, Lyliah. Merci.
Je la regarde s'éloigner. J'ai du mal à croire à ce que je suis en train faire. Déléguer, faire confiance à quelqu'un, prendre du recul... Tant de chose que je me suis refusée pendant si longtemps.


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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 1 Oct - 23:52

Pourquoi m’avait-elle arrêté ! Pourquoi m’avait-elle touché pour m’arrêter ? J’avais conscience que l’on avait encore besoin de ce savant fou, mais d’après ce que j’avais compris, il avait déjà détruit une ville avec une de ses inventions. Il était donc si intelligent et habile, qu’il aurait bien pu continué de travailler avec les bras cassés ! Mais sa main touchant mon bras au travers de ma veste militaire avait annihilé en un instant toute ma colère.
Je n'avais plus sommeil. Quand elle fut partie, je décidai de retourner au labo pour poursuivre mes recherches. Je lui en voulais, à elle pour m’avoir empêché de la défendre, et à lui, qui l’avait fait souffrir au travers de sa fille… Comme moi, je l’avais fait.
La défendre ? Mais pourquoi ? Qu’est ce qui me prenait tout à coup de me mettre à la protéger contre les attaques morales alors que je n’avais fait que l’insulter ? Pourquoi ?!
En réalité, je savais très bien pourquoi ! Nos disputes régulières, l’un voulant constamment faire mieux que l’autre, dès que l’occasion s’en présentait... Il fallait que me remettre a tête dans mon travail de décryptage, pour ne plus y penser, ne plus penser à elle, ne plus parler d’elle quand elle n’était pas là… Cela ne ferait que retarder l’inévitable. Ca se produirait tôt ou tard, quoi que je fasse…
Je m’installai devant mes écrans, une fois arrivé au labo. Avant de me quitter, Mike m'avait regarder d'un drôle d'air, comme quelqu’un qu’il ne reconnaît plus, comme un étranger. J’avais tant changé, depuis le début ? J’en avais vraiment pas l’impression… Est-ce que c’était mal ?
"Lyse, si tu pouvais encore être là pour m’aider à comprendre tout ce qui arrive…"pensai-je.
Je reconnaissai les lignes de codages que j’avais en face de moi, je les avait déjà vu avant sur la carte. Le cryptage fonctionnait par un système complexe de circonvolutions entrelacées. Au fur et à mesure que j’approchais de la fin, je voyais de plus en plus de codes se répéter ainsi… je touchais au but, j’allais enfin savoir ce que cacher ce labo. Ils allaient me remercier, tous autant qu’ils étaient ! Et Nilane… Je ne savais pas. Je ne pouvais définitivement plus effacer sa trace laissée dans ma tête, c’était trop tard.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 1 Oct - 23:59

Plus de cri, enfin. Plus de gémissement. Plus de reproche, plus d'attaque. Je suis seule, au milieu d'arbres millénaire, qui ne me veulent aucun mal, acceptant avec indifférence mon évolution sous leur ramure. Pas d'autre voix à écouter que la sève qui bas dans l'heure tronc, et mon coeur dans ma poitrine. J'inspire à fond, guettant dans l'air quelque chose. Une invisible fraicheur, derrière la brise. C'est par là. Oui, au delà de cette colline.

L'eau. L'eau jaillie du fond de la terre, sans trace humaine dans sa limpidité. La véritable eau. Elle m'a manquée.
C'est un petit lac au milieu de roches, là ou les arbres de la forêt commencent à s'éclaircir. Une cascade y coule, et le soleil du matin y allume des feu. J'avais bien besoin de le trouver.
Je m'avance jusqu'au bord et retire mes vêtements, tous mes vêtements. La brise qui souffle me fait frissonner. Je plonge un pied dans l'eau, puis l'autre. Le froid me mord. Malgré moi un sourire se forme sur mes lêvres. Je ferme les yeux et me laisse tomber en avant, la tête la première, vers l'ombre, vers la vase, vers le fond de l'eau. Je laisse les onde glisser le long de mon corps et brasse vigoureusement, pour avancer plus vite. Ce trou d'eau n'en avait pas l'air, mais il est profond. Je brasse, je brasse, à la recherche de la fin, du bas, du sol.
Un sol de pierre, je le caresse, puis frappe le sol d'un coup vigoureux, pour remonter à la surface.
L'air entre dans mes poumon, je le bois à grande goulée, et rejoint la rive.
Près de la casquade, sur une pierre, une petite fille m'observe. Elle a l'âge de Kara, mais elle est très différente. D'allure athlétique, avec des grands yeux sombre et froid, un petit visage ovale qui promet de devenir beau quand elle grandira, de long cheveux tressés, et une peau noire comme l'onyx.
_ Bonjour, Nilane, me fait-elle.
_ Bonjour, Nilane, réponds-je à la petite fille que j'ai été.
Je me hisse sur la rive et m'y allonge. Je laisse mes muscle s'abandonner au repos.
_ Tu es fatiguée, me dit mon moi enfant.
_ J'ai beaucoup travaillé, c'est normal. Mais toi, tu as l'air triste.
La fillette serre les poings.
_ Pourquoi P'pa m'a vendue au japonnais ? J'aurais pu rester avec eux. Je le déteste ! Je le déteste !
_ Bien sûr que non, tu ne le déteste pas, et tu le sais très bien. Tu vas regretter jusqu'à la fin de ta vie de lui avoir craché dessus au moment ou il est venu te dire au revoir.
_ J'aurais du faire attention. Il fallait pas qu'il voit que j'étais plus intelligente, et plus forte que les autres enfant de mon age. Je serais restée avec eux. J'aurais pu être là pour mon petit frère.
Je soupire. Je me suis fait ce discours tant de fois, déjà.
_ On était pauvre. On avait pas assez d'argent pour nourrir tout le monde. De toute façon, tu ne sera pas malheureuse à Itokyo. Tu vas y rencontrer le docteur Agassa.
Le visage de l'enfant s'éclaire d'une nouvelle lueur.
_ Le docteur Agassa ! C'est le seul qui ai été gentil, avec moi !
_ Oui, tu vois. De toute façon, on ne change pas le passé. On vit avec.
Je ferme les yeux.
_ Tu devrais lui parler, me dit la Nilane d'autrefois.
_ C'est trop tard. Et puis de toute façon, à quoi ça servirais. Je n'existe pas, pour lui. La seule femme qu'il aime, et qu'il aimera jamais, c'est Lyse.
_ Elle est morte.
_ Justement. On ne lutte pas contre une morte. De toute façon, je n'ai pas le temps. J'ai Kara, j'ai mon métier. Je n'ai plus de place pour qui que ce soit.
_ Je sais. Tu n'a plus de place pour moi.
Cette vérité me heurte.
_ Tu n'as plus de place pour moi, Nilane. Tu me méprise parce que je n'ai pas été capable de résister, quand les japonais sont venus m'enlever à ma maison. Tu voudrais te débarasser de mon souvenir. C'est bien pour ça que tu ne sais pas être une mère avec Kara, ou que tu ne sais pas demander de l'aide. Tu me méprise.
_ Non ! M'écrie-je. Non ! Je ne te méprise pas. Je sais que tu étais une petite fille pleine de talents, et que tu aimais ta famille comme personne. Je ne t'en veux pas d'avoir souffert.
_ Alors accepte-moi ! Accepte moi enfin ! Laisse une place dans ta vie pour moi.
La petite fille pleure. Un élan d'amour pour elle me déborde.
_ pardonne moi, Nilane, dis-je. Pardonne moi d'avoir voulu t'étouffer tout ce temps. Je t'écouterais, désormais. Et je veillerais sur toi comme personne ne l'a jamais fait.
Je referme mes mains autour de mon ombre, pour mieux la garder. Et je vois. Je vois une pierre noire, dans mes mains. Une pierre. Mon ombre...
C'est ça ! C'est exactement ça !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
L'évidence me réveille, et je rouvre les yeux. Je suis allongée sur la rive froide. D'après la position du soleil, j'ai dormi longtemps.
_ C'est ça ! M'écrie-je toute seule au milieu du lac désert. Le remède pour les Nimrodh, c'est exactement ça !
Non, pas de conclusion hâtive. Ce n'est qu'une idée qui vient de se former en moi.
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