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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Nimrodh, les oubliés

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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 11 Nov - 22:32

Une semaine... Deux semaine...

Je me suis accordée ce que je ne m'étais jamais permis, le repos. J'ai beaucoup dormi. Je me suis isolée. J'ai évité mes compagnons de voyage, j'ai laissé à la soercyé, Aelezig, le soin de s'occuper de Kara. J'ai passé des journée à marcher. Parfois avec Jonas. Souvent seule. Je suis partie explorer ce que je pouvais de la planête, avec l'un des appareil du magellan. J'ai vu d'autre villages, d'autre Nimrodh, auxquels je ne me suis pas montrée. Pas encore.
Parfois, durant mes promenades solitaire, je me suis cachée pour les observer, ces êtres si étonnant. Il y a tant de douceur, de chaleur en eux, et tant de malice, d'intelligence dans leur esprit.
Au coeur de la foret, j'ai trouvé ce qui a disparut de la terre depuis bien longtemps, une faune et une flore plus riche que nous ne pourraons jamais rêver d'avoir à Etrenank...
C'est une planête où je rêverais de voir grandir Kara, si elle doit grandir. Une planête ou je pourrais autoriser Jonas à m'aimer sans craindre des conséquence. Mais pour l'heure, la seule chose à laquelle je dois penser, c'est à empêcher les hommes de voler cette planête aux Nimrodh.
Nous avons bloqué la porte interdimensionnelle. Personne ne pourra nous rejoindre autrement que par l'espace. Dans deux mois la flotte solarienne sera là. Ils doivent considérer les Nimrodh comme très primaire, et peu menaçant.. L'armée qu'ils enverrons sera proportionnelles aux risques encourus. Pas plus de quelques vaisseaux mère... A nous seuls, si nous nous y prenons bien, nous pouvons les affronter.

*
**
*

Il y a, dans le hangar, une centaine de vaisseau. Ce ne sont pas des vaisseau de combat, mais on peu les armer. Tous sont doté d'un système furtif qui leur permettrait de s'approcher des vaisseaux mère de l'armée solarienne sans être vus. Et de frapper au bon endroit.
_ Je veux bien, objecte Janus, lorsque j'explose ce plan à mes compagnons. Mais qui pilotera ses vaisseaux ? Nous ne sommes que 6 et les Nimrodh, même si on essaye de leur apprendre à piloter ont très peur de voler.
_ Personne ne pilotera. réponds-je Le vaisseaux seront téléguidés depuis le magellan.
_ Depuis le magellan ? Pour que ça marche il faudrait que nous restions assez près d'eux.
_ Quand les solariens arriverons, nous nous mettrons en orbite autour d'Epsolin, et nous enverrons les vaisseaux, que nous y auront placé d'avance, charger la flotte solarienne.
Mike soupire
_ Cela va être un travail de titan, de préparer ces vaisseaux et de les mettre en orbite.
_ C'est pourquoi nous nous y mettons tout de suite. Les Nimrodh nous aiderons.

*
**
*

Un mois que la maladie des Nimrodh a pris fin.
Kara ne s'est pas levé, ce matin. Je l'ai fait déplacer dans la zone la plus chaude de la biosphère. J'ai dosé ses médicaments au maximum. Je veux que jusqu'au bout elle est la force de parler, de marcher... D'être une petite fille. C'est la première fois qu'elle a des amis de son âge. A Etrenank, on m'avait bien fait comprendre de ne pas mettre ma petite terrienne en contact avec les enfants solariens, de peur qu'elle les contamine... Qu'elle les contamine de quoi ? Le malheur a beau ne pas être contagieux, on le fuit comme la peste.
Je demande aux enfants Nimrodh de continuer à jouer avec elle, même si elle se fatigue vite. Je pleure en cachette sur l'épaule de Jonas.
_ Aide-moi ! Aide-moi !
Je n'ai pas l'habitude de prononcer ces mots, il trébuche dans ma bouche. Jonas me serre contre lui et m'embrasse, c'est inutile, ça ne sauve pas Kara, mais ça me donne de la force, de la force pour continuer à faire semblant, à rassurer les autres, à les assurer qu'elle va s'en sortir.
Je m'investit à fond dans l'organisation de la défense. Je vérifie tout, je m'efforce d'être partout. Mais c'est à elle, que je pense. Uniquement à elle.
_ Rhoan... Je vous en supplie...
J'ai cessé tout jeu de pouvoir avec lui. Je suis une mendiante. Je lui quémande la vie de ma fille.
_ Je travaille, me répond Rhoan.
Sa santé physique s'améliore, mais il semble qu'autre chose se détériore en lui. Il est plus sarcastique, plus cassant que jamais, mais ce n'est plus la froideur empoisonnée à laquelle ils nous avait accoutumé. Il semble comme moi, écorché vif. La moindre contrariété déclanche une vague d'insulte non calculée. Il ne joue plus à nous provoquer. Il ne se contrôle plus. Et le désespoir, dans ses yeux, est plus profond que jamais. L'autre soir, alors que je ne parvenais pas à dormir, et que je montait dans la biosphère pour voir Kara, je l'ai croisé qui en revenait. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait là, il m'a simplement répondu :
_ Je voulais me rendre compte.
Il ne mentait pas. Il voulait s'assurer de ce qu'était la maladie de ma fille. Son regard fuyait, comme un petit garçon pris en faute. Pris en flagrant délit d'humanité...

*
**
*
Ce n'est plus qu'une question de semaine avant qu'ils arrivent.
Ce matin, une délégation de Nimrodh, d'une tribue de derrière les montagne est arrivée au village de Xorth. Ils demandaient à rencontrer les dieux. Rencontrer les Dieux. Nous n'en sommes pas. Les enfants qui jouent avec Kara le savent. J'ai demander à Janus de les voir. Mon Dieu, il y aura tant à faire, quand tout sera fini. Il faudra expliquer, en douceur à cette race la réalité de leur nature, de la notre. Et ce que nous pouvons accomplir ensemble. Il se peut qu'ils ne veuillent pas de nous. Peut-être fraudra-t-il que nous repartions. Mais où irons nous ?
Jonas a changé.
Non, c'est faux, il n'a pas changé, il a juste cessé de faire semblant d'être quelqu'un d'autre. C'est étrange, comme tout me paraît à présent d'une évidence absolue. Lorsque je me souvient de la première fois où il m'est apparu sur le champs de bataille, cette expression de mépris sur le visage, cette arme à la main, j'ai le sentiment que même à ce moment là, je savais, que j'avais dés le premier instant cerné l'imposture, et éprouvé le besoin à tout prix de l'obliger à sortir de ce personnage, de devenir lui...
Ce soir, je charge Kara sur mon dos, et je l'emmène au dehors, respirer l'air de la nuit. Elle est devenur bien lourde, en huit ans. Je chantonne en marchant sous les étoiles.
_ Là bas, lui dis-je, c'est d'où nous venons. C'est le système solaire. Il y a la terre près de cette étoile.
Je la dépose sur le sol de mousse, et l'allonge, pour qu'elle puisse mieux voir.
_ La terre, c'est d'où nous venons ? me demande
_ Oui, ma chérie. C'est là que nous êtions avant la colonie. Ton... Ton papa, et ta vraie maman étaient là-bas.
Je m'allonge près d'elle.
_ Comment étaient-ils, maman ?
_ Je ne sais pas. Je suis sûre qu'ils t'aimaient très très fort. Et qu'ils t'aiment encore.
Je l'attire contre moi. Elle pose la tête sur mes genoux, et ferme les yeux.
_ Ca fait quoi, de mourir ?
_ Je suppose, dis-je d'une voix douce, que c'est comme dormir, mais très, très, très profond...
_ Et je les retrouverais ?
_ Oui, ma puce, tu les retrouveras.
Je me tais. Je la laisse s'endormir et embrasse son front.
Je continue à regarder le ciel. On a bien avancé. On est bientôt près.

*
**
*
C'est un jour chaud. J'ai rejoint Janus au village, pour acceuillir les délégués d'autres tribus. Il y en a de plus en plus qui arrive. Xorth leur a traduit mes paroles. J'ai habilement tourné l'histoire de nos deux race afin qu'elle reste proche de leur légendes. Ils accueuil avec une certaine surprise le fait que nous soyons mortels, et sensibles aux maladie. Ils attendent quelque chose de nous. Une récompense pour avoir cru en nous si longtemps. J'aimerais promettre que la récompense, c'est tout ce que nos deux peuple pourrait construire ensemble, mais je ne parle pas au nom de mon peuple.
Pour eux, peu importe. Nous sommes leurs dieux. Je parle de la menace qui viendra du ciel, et contre laquelle nous nous sommes préparer, mais ça ne les inquiète pas. Nous sommes là pour les protéger. C'est alors que Mike survient dans la hutte.
_ Nilane ! Jonas réclame tout le monde au vaisseau, et vite.
Janus se redresse brusquement :
_ Ils sont là ?
_ Ca pour être là, ils sont pas ailleurs ! Venez.
Nous suivons Mike au dehors, descendons de l'arbre et le poursuivons dans la forêt. Je l'appelle tout en courant :
_ Mike, tu voulais dire quoi, par "ils sont là, et bien là" ?
_ Nilane, tu t'es plantée. On s'est préparés en pensant qu'ils n'enverrait qu'une petite flotte, mais c'est l'invincible armada !
_ Quoi ? Mais c'est absurde ! Pourquoi !
_ Ils doivent avoir une raison qu'on connais pas. On est coupé d'Etrenank depuis des mois, on a aucune idée de où en est la guerre.
Toute une armada ! Comment va-t-on faire ? On ne fera jamais le poid.
Lyliah nous attends aux porte du magellan.
_ Il est dans la salle des commande, se contente-elle de dire.
A peine avons nous franchis le sas que les propulseur se mettent en marche.
M'efforçant de tenir debout sur mes jambes, je cours à travers les couloirs du vaisseau, secoués par le décollage précipité. L'accélération manque de nous plaquer au sol. Je me rattrape au bras de Mike, avant de perdre l'équilibre.
_ Mais à quoi il joue ? Qu'est-ce qu'il espère ?
_ Il ne joue pas, il n'espère rien, fait Lyliah à coté de moi. C'est Jonas.
Les secousses on cessée. Le vaisseau est parvenu à s'arracher à l'attraction du sol. Nous avons du quitter l'athmosphère.
_ Où est Kara ?
_ Je l'ai laissé avec Xorth, dans la mini biosphère. Elle y sera plus en sécurité.
_ Tu en es sûre, fait Mike avec un sourire sans joie.
Nous rejoignons le poste de pilotage. Le militaire est installé au commande, la machoire serrée par la concentration.
_ Je les vois, nous dit-il simplement.
Nous le rejoignons devant l'écran de contrôle. A présent, ce qui, depuis le sol, n'était qu'une succession de signaux radar, est maintenant une réalité. Devant nous, des vaisseau solarien. Pas une poignée. Mike a raison. Toute une armada. Elle approche. Elle sera en vue d'ici peu.
_ C'est notre faute, murmure Lilyah. C'est nous qui les avons ammenés.
_ On devrais filer, s'enfuir loin, avant que l'armée attaque. murmure Mike d'une voix blanche. On est rapide, maintenant. On peu sauver notre peau !
_ Et les Nimrhod ? Rétorque la terrienne. Ils n'ont pas de technologie. Ils ne tiendront pas, face à cette armée là ! On leur a assuré qu'on les défendrait. On va les laisser à leur sort ?
Jonas et moi, nous ne disons rien. Nous nous regardons silencieusement. Je hoche la tête.
_ Nous ne sommes pas assez fort. Nous n'avons aucune chance de tenir.
_ Mais nous sommes les seuls entre eux et les Nimrodh, me réponds-il simplement.
Le silence retombe. Nous regardons l'écran radar. On ne peut pas se permettre de fuir. Et nous n'avons rien pour faire face.
_ Que faisons nous ?
_ Vous ne faites rien, fait une voix derrière nous.
Nous sursautons tous et nous nous retournons.
Franck Rhoan. Ca fait une semaine que je ne l'ai pas vu, il se fait apporter ses repas dans son labo et y travaille jour et nuit. Pour la première fois depuis tout ce temps, il est sorti de son mutisme, et de son labo. Mais est-ce vraiment lui ? Son visage s'est creusé. Son teint est blafard. Il parait si vieux, si vieux à présent.
_ Rhoan, que...
Mais il me coupe.
_ Je veux que vous m'ameniez, dans mon labo, une de ces combinaisons autonomes destinés au travaux dans l'espace. Je veux que vous me la fassiez apporter par Kara, et seulement par Kara. Que personne ne l'accompagne. Ensuite, je veux que vous déverrouiller les sas qui sont à mon niveau.
_ Vous allez sortir sur la coque ? Mais pourquoi ?
_ J'ai à faire. Mais rassurez vous, je vais avant tout tenir mon engagement envers vous.
_ Que voulez vous dire ? Elle est prête ? Vous l'avez finie ?
Mais il est déjà reparti vers le couloir.
_ Dépêchez vous de m'envoyer Kara. Nous n'avons plus que quelques minutes !
Il dit et repart. Je reste immobile, stupéfaite. Elle est prête... J'attends ce moment depuis...
Je regarde les autres. Je regarde Jonas. Un imperceptible malaise plane sur chacun de nous. Je n'ose penser à ce que Rhoan compte faire, après...
_ Ne lui envoie pas Kara, dit soudain Mike. Ne l'envoie pas chez ce malade.
Jonas lui, me regarde inquiet, pour un autre raison.
_ Est-ce qu'elle sera capable de marcher seule, jusqu'en bas ?
_ Elle le sera, dis-je.
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 11 Nov - 23:48

Voilà quelques minutes que nous avions décollé. Pour la seconde fois, je pu voir Epsolin flottant dans le grand vide. Kara était à côté de moi, assise. Elle n'allait pas bien ces derniers temps et je le sentais.
Sa mère, la Soercyé, nous rejoignit, un paquet sous le bras. Elle se rapprocha de nous et s'agenouilla devant Kara
- Kara, ma chérie, lui dit-elle doucement. Je sais que tu es très fatiguée, mais dans peu de temps, ça va aller mieux.
- C'est vrai ? demanda Kara, une lueur dans le regard.
- Oui ma chérie, mais pour ça, il va falloir que tu apporte ça à l'homme aux cheveux blanc, expliqua la Soercyé en tendant le paquet à Kara.
Kara se leva et prit le paquet. Je me redressa aussi et nous sortâment tout les trois de la biosphère. Lorsque l'ascenseur s'arrêta, Kara sortit, accompagnée de sa mère. Je voulu moi aussi les accompagner, mais la Soercyé me stoppa:
- Xorth, je souhaiterai que tu aille rejoindre les autres dans la salle de contrôle. Je dois parler seule avec Kara.
- D'accord, répondis-je.
- Pourquoi Xorth ne vient pas ? demanda Kara.
- Kara, il faut que je tu m'écoutes attentivement, commença la Soercyé.
Je ne pu entendre la suite car l'ascenseur reparti, m'emmenant à l'étage où se situait la salle de contrôle. Je ne comprenait pas très bien ce qu'il se passait. mais j'espérai bien que quelqu'un à la salle de contrôle me le dise... Mais quand j'arrivai dans la salle, tout le monde avait les yeux figés sur la fenêtre ou sur les écrans.
- Qu'est ce qui se passe ? demandai-je.
Ils sursautèrent à ma question. Ils ne m'avaient apparemment pas entendu entrer.
- Ah ! C'est toi Xorth ! dit Mike.
- Il se passe que c'est très mal partit, annonça brusquement Jonas.
Je m'approchai à mon tour de la fenêtre et resta sans voix. Des dizaines de vaisseaux étaient visibles. Je regarda l'un des écran qui montrait l'un d'eux de près: Ces vaisseaux étaient visiblement menaçants.
Mon peuple avait survécu à une maladie mortelle. Mais parviendrait-il à survivre à... ça ?
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Marc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 12 Nov - 0:05

Je courrais presque dans les couloirs. La porte de la salle des machines apparut enfin à mes yeux, et je m’y précipitais, haletant. Nous avions si peu de temps. Je me sentis faible, comme vidé de toute substance. Je ne m’étais pas trompé en estimant que mon regain de vitalité des dernières semaines devais être temporaire. Je devais me dépêcher. Je m’approchais du générateur à plasma, et débranchait un à un des fils que j’y avais connecté. Le reste de puissance laissé dans les batteries du Magellan devrait suffire à revenir sain et sauf sur Terre. Lorsque je déconnecte le dernier fil, je sens le Magellan ralentir. Le générateur en main, je reviens à l’ascenseur. Arrivé au premier étage je me mit vraiment à courir vers le laboratoire, tout en comptant les secondes dans ma tête. Il me fallais être prêt avant le premier tir ennemi.
Pourvu que le prototype ait la puissance nécessaire

A deux pas de la porte du laboratoire, je me figeai. La jeune Kara était là, l’air tout aussi fatiguée que moi, portant dans ses bras la combinaison que j’ai demandée. Je la fixai. Le cancer avait manifestement beaucoup avancé.
_ entre avec moi, lui dis-je.
_ Maman m’a dit de me méfier, dit-elle d’une voix faible.

Sans réfléchir, je lui pris le bras bionique et la força à entrer avec moi. Le prototype était là, et je le passai en revue. Quatre mètres de haut, deux de large. Divisé en deux parties, la première en forme de demi sphère et fixée au sol par aimant, la deuxième en forme de cylindre long de deux mètre cinquante et large de trente centimètre, actuellement positionné à la verticale. Je traînai Kara jusqu'à un siège, malgré sa faible résistance, et l’y attacha.
_ Cela va faire mal, la prévins-je, la faiblesse de mon ton me surprenant moi-même.

Elle ne répondit pas. Elle avait manifestement perdu connaissance. Allant doucement, je retirai sa greffe bionique, puis revint vers le 2R2M. Je positionnai le générateur à plasma à l’intérieur, puis lui fis délivrer l
sa puissance. La partie supérieure se mit à scintiller. J’attendis que le production soit au maximum, puis m’approchait du clavier de contrôle. Pianotant aussi rapidement que possible, j’entrai la procédure en trois parties. La première devait désassembler toutes les cellules cancéreuses et celles à proximité. La deuxième rassembler des cellules neuves pour les remplacer. Enfin la troisième était d’assembler un nouveau bras en copiant les cellules de celui restant. Le tout en une microseconde. Toujours comptant dans ma tête, je finis ma programmation. Il ne me restait plus qu’à activer la machine.
Et si mes calculs étaient faux, et si cette modification pompait toute l’énergie du générateur, nous laissant sans défense, et si mon système de stockage d’énergie ne fonctionnait pas.
Ma main hésita au-dessus de la commande. Trop de « si ». Je retint ma respiration, et appuyai. Un vrombissement annonça l’activation. Je fermai les yeux, priant presque. Lorsque que je les rouvris, Kara était toujours là. Toujours évanouie, mais entière. Son nouveau bras était un peu plus pâle que l’autre, la peau étant neuve. Je la soulevai dans mes bras, et marcha difficilement vers la porte du laboratoire, puis dans le couloir. Je la déposai dans l’ascenseur, l’adossant à une paroi, programmait l’étage du cockpit, puis je retournai à nouveau dans le laboratoire. Je branchai la communication vers la salle de pilotage, et rassembla mes forces pour avoir une voix stable.
_ Bah, appelais-je dans l’appareil tout en enfilant la combinaison, ouvrez les sas.
_ Vous êtes sûr de …

Je débranchai la communication sans la laisser finir. J’essayais de calmer ma respiration saccadée, et d’ignorer la douleur lancinante qui parcourait mon torse. Les secondes continuèrent de s’écouler. D’après mes calculs, je disposais de neuf minutes à partir de mon départ du poste de pilotage. Cela faisait déjà six minutes et dix-huit secondes.
Ouvrez ce foutu sas, Bah !
Enfin, dans un énorme grincement, les panneaux commencèrent à s’écarter, s’ouvrant sur le vide spatial. Mes mouvements ralentis par le manque de pesanteur, je guidai le 2R2M dehors avec moi, son système d’adhérence au métal par aimant évitant qu’il ne se perde. Je fixai un instant la flotte humaine. Elle était réellement énorme. Je n’en avais jamais vu d’aussi grande.
Au moins, les vaisseaux sont assez rapprochés les uns des autres.
Le temps manquait de plus en plus, et je m’hâtai de programmer le prototype.
Huit minutes et trois secondes.
A une vingtaine de secondes de ma première prévision de tir, je terminai la programmation, et mis en route le 2R2M, qui commença à accumuler l’énergie nécessaire.
Huit minutes et cinquante quatre seconde.
Soudain, je vis que ça y était, et je me couvris les yeux. Je sentis littéralement le tir, et surtout l’entendis.

*
Dr Nilane Bah
Une secousse et un sifflement épouvantable, perçant, inimitable... Le même. Et devant nos yeux, tout devient de ce blanc effroyable que je n'ai jamais réussi à oublier.
_ NON ! Me mets-je à crier.
J'esquisse un geste en direction du micro, il l'a débranché, mais je veux le joindre, je...
La lumière blanche s'est déjà estompée, découvrant devant nous, cet espace vide, désespérément vide.
Plus le moindre vaisseau sur le radar. Plus rien devant nous.
Plus rien...
J'achève le geste que j'avais suspendu et arrache le micro de la main de Jonas.
_ RHOAN ! RHOAN REPONDEZ IMMEDIATEMENT !
Silence. Pas le moindre grésillement. Son micro est toujours débranché. Je sens en moi une fureur effrayante, incontrolable.
_ Soercyé ! me crie Xorth, derrière moi.
J'entends dans ma tête une musique douce, et il me vient d'étranges image, des images apaisantes, qui ne m'appartiennent pas. Xorth m'envoie ce qu'il peut de lui même pour m'apaiser, comme je le faisait quand il était malade.
Je me retourne et lui sourit.
_ Ce n'est rien, Xorth. Ce n'est rien.
Lilyah a toujours les yeux fixé sur l'écran, équarquillé...
_ C'est réellement comme ça que ça s'est passé ?
Je hoche la tête.
_ Oui, Lyliah, c'est ainsi qu'à été effacée Itokyo.
J'observe un à un les visages de mes compagnons. C'est une chose de l'avoir entendu raconté. C'en est une autre de le vivre. Ils sont sous le choc.
Mike me regarde avec des yeux ronds.
_ Mais comment ?
Je chasse la question d'un mouvement de main. Je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre à ça. Je me souviens juste d'avoir couru. Je n'ai pas envie de m'en souvenir.
J'ai les poings encore serrés, malgré moi. Je croise le regard de Janus.
_ C'est ce que nous voulions, me dit-il. Nous voulions sauver la planête Nimrodh. Elle est sauvée. Quel que soit le moyens que nous pouvions employer, il aurait ressemblé à celui là.
_ Il a raison, Nilane, murmure Jonas dans mon dos.
Un tintement sonore me ramène à la réalité. la porte du poste de commande vient de s'ouvrir. Et Kara la franchit. Elle sourit. Elle me tends ces deux bras. Oui, ses DEUX bras, de chair l'un comme l'autre.
_ Je me sens bien, Maman, est-ce que je suis guérie ?
Je m'approche, touche son nouveau bras tout neuf, prend son poul...
_ Oui, ma chérie, dis-je en l'attirant contre moi. Tu es guérie. Tu es bien guérie, cette fois.
Et je la serre, fort, très fort, souriant sans parvenir à m'en empêcher.
_ Rhoan n'est pas encore rentré, fait remarquer Mike, toujours près des commande.
La remarque s'adresse à moi. En toute logique, je devrais avoir une réaction quelquonque mais je l'ai entendu sans l'entendre. Je continue à embrasser ma fille. Tout m'est tellement égal à présent.

**

Franck Rhoan

Je l’ai fais encore, je me suis servis de mes connaissances pour tuer.
Je contemple l’espace sans réfléchir. Je me suis toujours gaussé des gens prétendant voir leur vie défiler juste avant de mourir. A présent je me rends compte que ce n’est pas si faux. Par gestes lents, je retire le générateur à plasma de son étreinte de métal. D’un même geste, je branche la communication avec le poste de pilotage.
_ Docteur ? Di-je d’une voix calme, posée, qui me semble ne pas être la mienne. Pourriez-vous veiller à ce que le 2R2M soit détruit, je vous prie ?

Comme plus tôt, je coupe la communication sans attendre la réponse. Serrant le générateur contre moi, je désactive l’adhésion par aimant de ma combinaison, et donne une poussée contre la coque du magellan. Mètres par mètres, je m’éloigne. A une vingtaine de mètres environ, je lance une dernière communication.
_ Docteur Nilane Bah ? Dis-je de cette voix presque lointaine, je…je suis désolé.
Fermant les yeux, sourd à toute réponse. Lentement, j’enclenche la décharge progressive mais totale du générateur, provoquant un sillon lumineux d’énergie suivant ma dérive. Je sens les radiation émises par le plasma me transpercer de part en pars, telles des lames. Mon esprit sombre peu à peu. Juste avant de sombrer, une pensée me traverse.
Quelle meilleure fin pour un génie, que de mourir en compagnie de sa meilleure inventions?
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 12 Nov - 18:22

Rhoan et sa machine s’éloignaient peu à peu du vaisseau. La lueur verte qui émanait du générateur près de lui s’affaiblissait peu à peu. Les radiations l’auraient sûrement achevé bien avant de tomber en panne d’oxygène. De lui, il ne nous restait à présent que l’écho dans nos têtes de sa dernière communication, qui disait « je suis désolé… ». Il restait encore le canon à bord du vaisseau. Je souris, et pourtant, je suis assez attristé… Comment un homme qui quelques jours plus tôt n’avait d’important que sa propre vie, et avait en plus une indifférence totale face à la mort avait pu faire une chose pareille ? Nous avions sauvé les Nimrodhs, mais c’est Rhoan qui nous avait sauvé. Comment ? Mais comment en était il arrivé là ? Il y a à peine une heure, je l’aurais cru capable de voler un vaisseau du Magellan et aller cherche un autre refuge dans l’espace pour échapper au conflit extrêmement déséquilibré qu’il venait de nous éviter.
Quand j’y pensais, nous n’étions vraiment pas différents, c’était comme si je comprenais son geste. Car au fond, j’aurais peut être fait la même chose.
Le silence régnait dans la salle de pilotage, quand j’entendis quelqu’un renifler. Je me retournais et je vis Nilane, la tête baissée, se retenant de verser des larmes. Les derniers mots de Rhoan avaient été pour elle. Elle qui l’avait soigné, tout fait pour qu’il vive, qu’après avoir fait son travail il continue à vivre encore… Mais il était parti, juste après avoir fait ce qu’il avait à faire.
_ Nilane, tu…
_ Non Jonas, ça va aller ! Kara a de nouveau ses deux bras, les Nimrodhs sont sauvés, l’armée Solarienne a été détruite… c’est juste… c’est juste que… j’aurais aimé, j’aurais vraiment aimé qu’il vive, encore.
_ Il a choisit d’abandonner sa vie, c’était son choix, intervint Janus
_ Il n’a pas abandonné sa vie ! C’est vrai que, les soins que je lui donnais n’auraient pas pu le maintenir en vie indéfiniment, mais ce n’est pas pour ça qu’il n’est pas revenu. Il a voulu disparaître avec son invention, pour être sûr que tous les dégâts qu’elle a causés dans le passé ne puissent jamais se reproduire !
Solennellement, nous nous tournâmes tous vers la grande baie vitrée, donnant sur l’espace intersidéral. A quelques kilomètres devant nous, deux points étaient encore visibles. Dans quelques instants, nous les perdrions à jamais. Nilane ne put se contenir plus longtemps, elle se plaqua contre moi, nerveuse, très nerveuse. Je l’étreignis tendrement et posai ma main dans ses longs cheveux. Je jetai un coup d’œil aux deux points qui disparurent en quelques secondes. Je pensais :
« Adieu Rhoan ! Dommage… »
Je me reculai de la console principale et me dirigeai vers Mike, Kara nous suivit.
_ Prends les commandes, s’il te plait !
_ Tu sais, je sais pas bien piloter cet engin moi !
_ C’est pas grave, on retourne simplement sur la planète.
_ Comme tu veux !
_ Attends !
Je retournais un instant vers la console et tapai quelques commandes. Je réduisais ainsi le champ de force du vaisseau autour du canon de Rhoan resté sur la coque. Ainsi, il se désintègrerait tout seul quand nous rentrerons dans l'atmosphère de la planète. A ce moment, il ne restera plus rien de Rhoan, plus rien de rien.
Mike alla s’asseoir et je m'éloignais avec Nilane. Nous sentîmes alors une petite secousse, annonçant le départ du Magellan.
_ Qu’est ce qu’on va faire alors ? lança Lilyah
C’est vrai. Les Nimrodhs sauvés, ils n’avaient plus besoin qu’on les aide, mais où aller ? Moi, je suis considéré comme un traître à Etrenank, je ne pourrais pu y remettre les pieds. La Terre ? Peut être que…
_ Restez !
C’était Xorth qui venait de parler
_ Restez chez nous, répéta t il
Sa voix était presque tremblante, comme s’il nous suppliait intérieurement.
_ C’est vrai ! On pourrait ! fit Janus. Je ne me suis jamais senti aussi bien qu’ici ! Et puis, il n’y a plus de place pour moi sur Terre…
_ Je pense qu’on devrait tous se reposer, déclara Lilyah. Chacun est en droit de faire ce qu’il veut, maintenant. Il vaut mieux qu’on réfléchisse tous sérieusement à ce qu’on voudrait faire.
Elle avait raison, tous ne sont pas forcement d’accord avec Xorth. Alors, où devrais je aller… Non, où devrions NOUS aller ?
Nilane releva enfin la tête, elle me regarda, me fixa dans le blanc des yeux, je l’embrassais. Je sentis à ce moment Kara nous serrer tous les deux. Nilane un peu plus que moi, mais tous les deux. Peut être qu’au fond, elle ne me détestait pas tant que ça.
Je savais maintenant que, quelque soit l’endroit choisi, je les suivrais. Nous partirions ensemble.


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Ayoju
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 12 Nov - 23:44

- Restez !
J'avais prononcé ce mot comme une supplication. Oui, je désirai qu'ils restent. Je savais que tous les Nimrodh seraient d'accord avec moi. Après tout, la plupars d'entre eux pensaient encore qu'il étaient les Dieux à l'origine de notre monde et ils seraient honorés de les accueillir parmis eux. Mais avant tout, je les considérai comme une grande source de savoir. Ils pourraient cetainement nous apprendre beaucoup de choses.
Jonas, la Soercyé et Kara se serraient dans leurs bras, telle une vraie famille. Ils restèrent ainsi quelques minutes puis finirent pas se séparer. Jonas repris son post de pilote et nous ramena à la surface d'Epsolin.
Une fois arrivés au sol, je me dirigea vers le sas. Alors que je sortait de la pièce, je me tourna vers les personnes qui avaient aidé mon peuple jusqu'au bout.
- Quoique vous décidiez, sachez que vosu serez toujours les bienvenus parmi les Nimrodh. Si certain d'entre vous souhaitent rester, je serait dans mon village.
Une fois dehors, de nombreux Nimrodh vinrent à ma rencontre. beaucoup voulaient savoir ce qu'était la grande lumière qui était apparrue dans le ciel alors qu'il faisait encore nuit. Certe je pouvait tout simplement leur dire qu'il s'agissait de l'oeuvre de Dieux, mais je voulai cette fois-ci tout leur dire, tout leur expliquer, de mon départ jusqu'au derniers évènements de cette jounée. Nous partiment tous au village où je me mis à leur raconter l'histoire de Xorth, mon histoire...
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 13 Nov - 0:33

Je ne pouvais y croire. J'avais encore du mal à réaliser. Enfin les Nimrodh étaient sauvés .... L'armée solarienne était détruite ... Mais je songeais encore à Rhoan ... Je n'aurai jamais imaginé qu'il aurait pu faire cela pour nous. Sauvés .. Nous étions sauvés .... Je répétais sans cesse ces mots dans ma tête.
Soudain Xorth vint nous supplier de rester avec les Nimrodh sur Epsilon. Je regardais mes compagnons. Rester? Nous devions y reflechir. peut etre que tout le monde ne voulait pas rester ici pour toujours. Je pris la parole:
- Je pense qu’on devrait tous se reposer. Chacun est en droit de faire ce qu’il veut, maintenant. Il vaut mieux qu’on réfléchisse tous sérieusement à ce qu’on voudrait faire.
Après un court moment, Jonas reprit le poste de pilotage et nous regagnames epsolin. Xorth nous ramena à son village où il s'empressait de conter son histoire, toute son histoire.
J'ecoutais d'une oreille furtive. mon esprit vagabondait une fois encore. J'observaisn le village .... les Nimrodh ... mes compagnons ...En rejoignant ce groupe, j'avais participé à une merveilleuse et formidable aventure. Je ne regreterrai rien. Non, rien. enfin la mort de Rhoan évidemment.
Je n'avais guère envie de quitter cette planète. je pouvais me souvenir de tous les livres que j'avais pu lire. la Terre d'autrefois devait ressembler pratiquemment à epsilon.Je crois que je resterais ici. De toute façon sur Terre, il ne me restait plus rien. Ici, il y a les Nimrodh déjà et ensuite, mes compagnons ... du moins ceux qui souhaiteront rester comme moi.
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Hoshi
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 13 Nov - 1:07

Janus Winnfield


La proposition des Nimrodh était vraiment interressante et me tenait particulièrement à coeur, j'adorais les Nimrodh, quelle plus belle vie que celle à leurs cotés pour moi? Il n'y en avait pas. Je savais bien que je n'avais plus ma place sur terre. Ma seule place était à leur cotés. Je m'était libéré de ma culpabilité. Si les autres décidaient de rester, alors tant mieux, je pourrais les voir souvent alors et on vivra en paix ici, je ne vois pas qui viendrait ici maintenant que l'armée solarienne était repoussée.
-Je vais rester, déclarais-je en n'attendant aucunes réponses, je n'ai plus ce poid de culpabilité, je suis libre désormais, je vais rester près des Nimrodh, pour les étudier et vivre avec eux.

Je pris alors la direction de l'entrée du vaisseau et sorti sur cette planète, Epsolin, respirant l'air environnant a plein poumons, je m'éloigne, en marchant vers le village où Xorth était retourné. En arrivant, quelques jeunes Nmrodh viennent vers moi avec une mine joyeuse. Je suis heureux de les voir m'apprécier et de les apprécier en retour. Déoramis, je suis comme des leurs, je ne connais pas bien leur langue, juste quelques mots, comme eux connaissent quelques mots de la mienne, je connais leur nom, ils connaissent le mien, désormais, je vit parmis eux et eux m'ont acceptés.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 21 Nov - 21:18

Je t'aime. Je t'aime tellement.
J'aime te voir rire au milieu de ces enfants, des enfants qui t'acceptent telle que tu es, qui se moque de savoir d'où tu viens. J'aime te voir courir, grimper aux arbre, te dépenser, déborder de vie et d'énergie. J'aime te voir vivre, enfin, vivre. J'ai tant attendu ça. Si longtemps. Tellement longtemps.
Ma Kara, ma chérie.

Rhoan, c'est bon, vous pouvez être tranquille, elle est détruite. Nous l'avons soigneusement démonté, etj'ai moi même jeté chacune de ses pièce dans la mini étoile du magellan IV. Le 2R2M ne détruira plus de vie, plus jamais.
Mais vous...
Je devrais être soulagée. Libérée par votre disparition. Mais je ne ressent rien de tout cela. J'ai au contraire, un sentiment de vide, d'inaccomplit, d'innachevé.
Je voulais vous guérir. Me guérir moi-même. Je ne suis pas faite pour éprouver de la haine. Je ne peux pas vivre avec ce poid.
Je me suis souvent posé la question de ce en quoi je croyais. En mon métier, bien sûr. Mais ensuite. Où êtes vous aujourd'hui, Rhoan ? Me sera-t-il donné un jour de vous pardonner ? De vous pardonner d'avoir détruit toute ma vie d'avant. De vous pardonner d'être parti sans me laisser l'occasion de réparer ces marques que vous m'avez laissé.
Je ne suis pas faite pour la haine.
Ou que vous soyez, vous pouvez être tranquille. J'ai veillé à ce qu'elle soit détruite, comme vous me l'aviez demandé.

Je t'aime. Je t'aime tellement. Cela me terrorise d'y penser, et pourtant, je commence à aimer m'y abandonner, à cette idée, cette idée que je ne suis plus seule, que je ne serait plus jamais seule.
Je ne pensait plus possible d'être heureuse. Je ne pensais plus que cela puisse exister, pour moi. Mais la vie m'a surprise par le chemin le plus détourné, et nous ne sommes plus seules, je ne suis plus seule. Il y a toi, maintenant, toi dont j'avais si peur, parce que c'est effrayant, l'intensité de certain désir. Il y a toi et cette planête, une planête encore vierge, et les Nimrodh, les oublié.

C'est la douceur du soleil sur ma peau qui me réveille. Je suis allonger sur la terre et la roche, en haut d'une falaise, près de la cascade sous laquelle je m'en vais presque tout les jours nager, depuis un mois.
Un mois... Cela m'a semblé une vie. Dés l'instant où Rhoan a disparut dans le vide, j'ai su que tout ce que j'avais été avant disparaissait avec lui, que j'étais libre désormais, et légère, si légère...
Tout est tellement différent, depuis. Ai-je changé, ou suis-je simplement redevenue la Nilane d'autrefois, avant que mon père me vende au japonnais parce que j'étais trop douée pour vivre dans une famille pauvre ?
Un mois, cela fait un mois que mes journée ne sont plus rythmée par le nombre de dossier à vérifier, le nombre de cas à examiner, le nombre de vie à sauver. Je passe du temps à nager, seule, comme je faisait quand j'étais enfant. Je vais rejoindre le village Nimrodh, ou de plus en plus de délégation arrivent, pour nous rencontrer, pour essayer de comprendre qui nous sommes. Et je prends des heures, de nombreuse heures, pour jouer avec Kara, comme ça, sans raison, juste pour le plaisir d'être avec elle, de la voir comme ça, si pleine d'énergie, si débordante de santé...
Je me surpend à déléguer à Janus le soin de rencontrer les Nimrodh des autres tribu, juste pour avoir plus de temps pour moi, pour elle...
Je ne savais pas qu'il était si facile d'être égoiste.
Je regarde le ciel d'un bleu pur au dessus de moi, et, prendant garde à ne pas faire de bruit, et le regarde. La carte du ciel encore dépliée sous sa tête, et la main refermée sur la mienne, il dors, à même le sol. Il m'a laissé la couverture, le pauvre. Je me penche sur lui, et murmure doucement à son oreille.
_ Jonas ! On s'est endormis.
_ KWAAAAAA ? rugit-il en se redressant d'un seul coup, manquant de me bousculer.
Affolé, il observe les feuille un peu humide de rosée qui sont étalée devant lui.
_ Bon sang, je n'ai fait de relever que jusqu'à 03h ! Il me manque encore un tier de la nuit. Et ça te fait rire ?
Oui, je ris, je ris comme une folle. C'est si simple de rire. Il essaye de me lancer un regard noir, mais mon hilarité le gagne malgré lui.
_ Eh bien, j'avais promis à Xorth qu'il aurait aujourd'hui une carte exacte et compréhensible par n'importe quel Nimrodh du trajet accomplit par le Magellan depuis la terre jusqu'à ici.
_ Ca attendra demain, nous ne sommes plus à un jour près. Et puis, ça nous auras donné l'occasion de regarder ce magnifique ciel.
Il me regarde et ne répond rien, se contentant seulement de sourire. Je me redresse, et me rapproche de lui.
_ Tu n'a pas trop froid, murmure-t-il en me caressant la joue.
_ Moi non, mais toi si.
Je prends ses doigts glacés dans mes paumes et les embrasses un par un. Il me les retire pour m'attirer contre lui. Je l'entoure de mes bras, relève le visage et effleure ses lèvres de mes lèvres. Il m'embrasse. Longuement. Ses mains sont toujours aussi froides, mais ses lèvres son chaudes.
_ On devrais y aller, dis-je. On va avoir l'air malin, si on rejoint le magellan après que tout le monde se soit levés.
_ Mais non, on aura juste l'air de s'être endormi alor qu'on était sensé établir une carte du ciel.
_ Je t'aime.
_ Je t'aime.
Si simple.
La main dans la mains, nous descendons le sentier qui nous ramène au magellan. Qu'y a-t-il a faire, aujourd'hui ? Les Nimrodh ont sans doute de nouvelle questions à nous poser, de nouvelles choses à nous montrer. J'ai le sourire. Je ne cesse d'avoir le sourire depuis un mois. C'est plus fort que moi.
_ Jonas ! Nilane !
Nous venons d'arriver en vue du Magellan. Lyliah, qui se tenait à ses porte, vient de nous interpeler, et se précipite vers nous. Il semble qu'elle nous attendait.
_ Nilane !
Je lâche la main de Jonas et m'avance à sa rencontre.
_ Lyliah ? Qu'y a-t-il ?
_ Il... Il... Faut...
Elle est à bout de souffle.
_ Lyliah, calme toi, que se passe-t-il ?
_ Il faut... La salle des Commande... Il faut que tu aille salle des commande, tout de suite...
_ Comment ? Pourquoi ?
_ Vite ! Il faut que tu aille vite !
Sans plus chercher d'explication, je pénêtre précipitament dans le magellan et cours vers l'ascenseur. Arrivée au troisième étage, je trouve Janus qui m'attend dans le couloir.
_ Enfin ! Viens vite !
_ Mais que se passe-t-il, à la fin.
_ Il vaut mieux qu'il t'explique lui-même.
_ Qui ? Mike ?
Sans me répondre, il me pousse dans la salle des Commandes. Mike s'y trouve, assis devant le poste de radio. Il se lève pour me laisser la place, et me tends un micro.
_ Vous êtes en ligne avec le chef de notre équipage, annonce-t-il dans le sien.
"Allo ?" Fait, à travers les haut parleur, une voix d'homme. "Allo ?"
Je sursaute. Cette voix...
_ Professeur Moberg ? Göran Moberg ? C'est vous ?
"Nilane ! Enfin, je parviens à vous joindre." fait la voix de mon supérieur hiérarchique d'étrenank. "J'essaye en vain depuis des jours d'établir la connection."
Je regarde tour à tour Mike et Janus.
_ Quand a-t-il réussi à nous joindre ?
_ Ce matin. Très tôt.
"Nilane, vous êtes là ?"
Quelque chose a changé dans la voix de Göran. Je me souviens d'un homme posé, réfléchis. Il semble fébrile et anxieux.
_ Je suis là, Göran. J'ignore qui vous a demandé de me joindre, mais quel qu'il soit, dite lui que la planête Epsolin est sous notre protection, et que nous ne laisserons pas les force d'Etrenank l'envahir.
Ma voix est glaciale. J'essaye de calculer dans ma tête. S'ils établissent le lien radio, c'est qu'ils ont déjà traversé la moitié de la distance qui nous sépare de la terre. C'est qu'ils se rapprochent.
"Personne ne m'a demandé de vous joindre, Nilane, pour la simple raison qu'il n'y a plus personne pour me donner des ordre. L'empire d'Etrenank vis ses derniers instants."
_ Je vous demande pardon ?
"Je sais ce qui vous est arrivé, Nilane. Quand j'ai entendu parlé de l'évasion de Franck Rhoan, je me suis rappelé qu'on vous avait receuilli non loin d'Itokyo. J'ai fait le rapprochement avec vous, et j'ai creusé un peu plus, pour connaître tous les détails. Je sais que vous vous êtes envolée, avec le magellan qui avait disparu, et je sais que vous aviez Rhoan à bord. Je sais que vous avez découvert une planête viable peuplée de créature intelligente. Et je sais que vous les défendrez jusqu'au bout. Je vous connais, Nilane."
_ Venez au fait, Göran. Ou voulez vous en venir ?
"Pendant que vous êtiez partie, la guerre à continué. Ces dernier temps, l'armée solarienne à subit de très profonde perte. les terriens ont une nouvelle arme, un canon particulièrement puissant, meurtrier. Le camp des solarien s'est affaibli. Quand Etrenank a appris qu'Epsolin était viable, ils ont décidé de tout jouer sur cette nouvelle place qui s'offrait à eux pour réaffirmer leur puissance. Ils ont envoyé la presque totalité de l'armée qui leur restait. Elle n'est jamais revenue."
Je frissonne malgré moi. Je revois la lumière, blanche, si blanche.
"Etrenank est en train de mourir, Nilane. Bientôt, la guerre qui oppose solarien et Lamb depuis des sciècle cessera, juste parce que l'un des deux aura disparu. Et vous, vous n'aurez plus à redouter l'invasion. Il n'y a plus d'envahisseur."
_ Etrenank meurt ? Répété-je
Je regarde Mike, Janus, Lyliah et Jonas qui nous ont rejoint. Ils semblent tout aussi incrédule que moi.
_ Etrenank meurt ?
Ca semble aberrant.
"Nilane, vous m'entendez ?"
_ Je vous entends.
"Nilane, j'ai travaillé cinq ans avec vous."
_ Six.
"Oui, six. Nous nous connaissons bien, et vous savez que sur beaucoup de point, nous tombons d'accord."
_ Que voulez vous de moi, Göran ?
"Moi, et une poignée d'intellectuel d'étrenank, nous sommes en train de voler vers vous. Nous avons emporté avec nous ce que nous pouvions de matériel, et copier le maximum que nous pouvions dans la mémoire du terminal d'Etrenank. Nous ne venons pas en conquérant, nous venons seulement pour vous rejoindre, si vous nous acceptez. Nous voulons croire qu'un autre genre de civilisation est possible; Nous comptons rebâtir une autre Etrenank, une qui n'aura pas besoin de guerre et de conquête pour vivre."
Je l'écoute sans comprendre. J'ai le sentiment que tout ça n'a pas de sens.
_ Si c'est là votre but, Göran, vous n'avez pas besoin d'Epsolin. Pourquoi venir ?
"Nous n'avons pas besoin d'Epsolin, Nilane, mais nous avons besoin de vous, de gens comme vous. C'est moi qui es demandé à prendre la direction d'Epsolin. Il y a un monde à construire entre nos mains, Nilane. Un monde ou les créatures que vous cherchez à protéger auront leur place. Soyez des notres, si vous le voulez bien."
_ Et si je refuse ?
"Nous passerons notre chemin".
Je me tais. S'il s'agissait de quelqu'un d'autre, je ne croyrais rien de ce qu'il vient de raconter. Mais cet homme... Je lui faisait confiance, une grande confiance.
"Nilane... votre fille ?"
_ Elle va bien, Göran. Elle est en parfaite santé.
Je regarde encore mes compagnon. Impossible d'en parler. C'est trop de choses. trop d'information à la fois. Et pourtant...
Un monde sans guerre à construire. Les humains ont beaucoup à apporter aux Nimrodh. Et les Nimrodh beaucoup à apporter aux humains. Mais combien de temps s'entendront-il ? Et pourtant, si c'était possible...
_ Göran. Je vais couper la communication. Rappelez moi dans douze heure. Il faut que nous réfléchissions.
"Je vous rappelle dans douze heure."
Un déclic, il a raccroché. Je reste immobile un instant. Avant de me tourner vers mes compagnons, je veux savoir ce que j'en pense moi-même.
Croire en sa parole ? Livrer les Nimrodh à leur merci, sans être sûr ? Et pourtant... Pourtant, si c'était possible.
C'est possible. C'est Göran Moberg qui m'a parlé, pas un autre. Les Nimrodh ont besoin des humains. Les humains ont besoin des Nimrodh. Par contre... Il faudra être très prudent. Prendre le plus de temps possible. Ce sera très difficile. C'est peut-être des année de travail qui s'annoncent...
Je me tourne vers mes compagnon. Visiblement, ils attendent que je dise quelque chose.
Je me lève.
_ Allons au village pour expliquer tout cela au Nimrodh.



FIN
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Pete
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 7 Nov - 15:49

J'ai commencé la lecture de cette histoire. Dans un premier temps, je note les remarques ou questions qui me viennent à l'esprit (Dans un premier temps, que des critiques. Les félicitations, c'est moins marrant, c'est plus difficile à formuler).

Post 1

- Clopes au tricynine d’alium. Les Allium sont en jargon latino-botanique des plantes de la famille de l’ail. J’espère qu’il porte un masque à oxygène ; dans le cas contraire, je plains le copilote.
- pourquoi tirer des EMP en 1ère salve plutôt que des bombes thermiques, puisque le but est de toute façon de tout raser ?
- Si les EMP flinguent l’électronique ennemie, pourquoi les appareils des assaillants ne sont pas affectés ? (le bombardement se fait à basse altitude)
- Pourquoi se cognent-ils la tête contre la vitre ? Ils ne sont pas attachés ?

Post 4
- Par première idée > Ma première idée
- je décida > je décidai

Post 5

Je me rends compte que la typographie diffère d’un membre à un autre. C’est exprès, chacun son style ?

Post 6

C’est normal si je suis un peu perdu, face à tous ces personnages, et toutes ces allusions ?

Fin de la première page.

Difficile de conserver son attention quand on ne comprend pas qui est qui, qui parle, qui sont tous ces personnages. On comprend que chaque auteur écrit pour un personnage, certes ; mais, surtout quand on lit en plusieurs fois, ce qui est le cas de tous les lecteurs normaux pour une histoire aussi longue, il serait bon d’écrire qui parle en début de post, voire même indiquer la race, le lieu, et pourquoi pas la date et l’heure.
Cela dit, il y a de beaux passages, fluides. Mais dont on ne profite pas assez à cause du problème évoqué ci dessus.
Je n'ai pas de solution miracle, la forme imposée par l'exercice limite les possibilités d'incipit, et oblige d'une certaine façon à les multiplier, ce qui complexifie la narration dès le début.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 7 Nov - 19:41

Si tu n'en est qu'au début de l'histoire, je te recommande de lire la version propre, au dessus. Les noms des personnages sont écrit, là. Ld problème, c'est qu'après, il te faudra retrouver ou tu en est dans ce sujet ci...


Pour la typographie, oui c'est fait exprès. Chacun son style. Tu note que certains écrivent au passé, d'autre au futur. Y en a aussi qui vont écrire à la troisième personne, plus tard dans l'histoire. Sinon, il y a 13 pages de posts. On t'en voudra pas si tu les commentes pas tous un par un. Page après page, tu sais, ça suffit :p
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Pete
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 7 Nov - 21:01

Tchoucky a écrit:
c'est qu'après, il te faudra retrouver ou tu en est dans ce sujet ci...

ctrl+F :p

Citation :
Sinon, il y a 13 pages de posts. On t'en voudra pas si tu les commentes pas tous un par un. Page après page, tu sais, ça suffit :p

Je me suis relâché au fur et à mesure de ma lecture^^
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   

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