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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Nimrodh, les oubliés

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Marc
Prince des loup
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 7 Juil - 21:23

Un vaisseau solarien. Il ne manquait plus que ça.
Je suivis tout le monde au poste de pilotage, où se trouvait déjà Atrayde et Bah. Ils semblaient soucieux.
_ Ce vaisseau as t’il des systèmes de défense ? demanda impérieusement Atrayde.
_ Oui, répondit Bah d’un ton inquiet. Mais ils sont loin de pouvoir rivaliser avec la puissance et la maniabilité des chasseurs spatiaux.
_ Donnez moi les commandes, ordonna le spatial, je suis le meilleur pilote qui soit.
_ Quelle modestie, répondit celle nommée Lilyah, faisant écho à mes pensées.

Soudain la gamine au bras bionique déboula en appelant sa mère et en criant sa peur. Bah la reçut dans ses bras, et commença à la rassurer. Atrayde n’attendit pas plus longtemps une réponse et s’installa aux commandes, débranchant le pilote automatique. Juste à ce moment, un tir frôla le vaisseau. Atrayde imprima une violente secousse aux commandes et fit faire une embardée au vaisseau, évitant un second tir. Tout le monde fut projeté d’une paroi à l’autre du tandis que notre pilote évitait les rafales. Un moment, une secousse plus violente que les autres se fit ressentir.
_ Nous avons été touché, cria Atrayde. Nous ne pourrons pas le semer. Il faut l’affronter. Où sont les postes d’armement ?

Bah indiqua deux fauteuils placés devant deux consoles. Lilyah alla tant bien que mal vers l’un deux, et s’y installa.
_ Comment ça marche ? demanda t’elle

Nous voila bien partit.
Il était clair que nous n’avions aucune chance de gagner ce combat. Je réfléchis vite, et trouvait une solution. L’atmosphère autour du vaisseau était chargée de métaux lourds. J’allais vers bah, et lui murmurai à l’oreille.
_ Dites lui de continuer à fuir.
_ Pourquoi ? Mais où allez vous ?

Je me précipitai vers la salle des machines, courrant autant que me le permettais les embardées du vaisseau. Au bout d’une minute, j’y arrivai enfin et balaya la salle en analysant tout ce que je voyais.
Trouvé.

J’ouvrai divers compartiment, arrachait quelques fils, les attachant à d’autre, bidouillant tout en cogitant aux effets de mon idée. Les vaisseaux spatiaux étaient faits pour voler dans le vide de l’espace. Nous pouvions augmenter notre vitesse de moitié en créant un vide spatial autour du vaisseau grâce à un champ magnétique. Je terminai mes manipulations et jurait mentalement. La puissance manquait. Et je ne pouvais pas me permettre de pomper celle des réacteurs. En entendant un nouveau son, j’eu une idée. La terrienne avait du trouver le fonctionnement des armes de défenses.
Les armes. Elles doivent contenir une puissance suffisante pour créer le champ.

Je fit quelques branchements de plus, et connectait le tout. Les tirs venant de notre vaisseau cessèrent immédiatement, et je sentis le vaisseau bondir en avant.
Maintenant, spatial, voyons si vous êtes aussi bon pilote que vous le dites.
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 7 Juil - 23:30

- Continuez de les distancer ! me cria la doctoresse
- Votre vaisseau n’est pas assez puissant pour ça ! Vous voulez que je vous sorte de là ou non ?! insistais je
- Si jamais vous deviez me faire confiance une seule fois, c’est maintenant !
Dans mon éducation militaire, on m’avait toujours appris à ne faire confiance à personne d’autre qu’à soi même, aux membres de son escadron et à ses supérieurs. Et par-dessus tout, ne jamais exécuter sous aucun prétexte, les désirs d’un Lamb. Car il fallait avouer que cette femme était trop peu crédible pour être Solarianne de pure souche. J’ignorais dès lors ce qui me poussa cesser mes tirs et à reprendre les commandes du vaisseau. Je faisais non seulement confiance à une demi Lamb, mais qui m’était en plus totalement étrangère. Ravalant mon orgueil, j’avançais de nouveau dans une direction pour le moment inconnue. Je vis Kara se serait contre elle de plus en plus fort, retenant visiblement ses larmes. Même pour une fille de son âge, je ne comprenais pas comment l’on pouvait avoir aussi peur.
Pendant 5 bonnes minutes, je fis faire toutes les acrobaties possibles à un vaisseau d’un tel gabarit. Cependant, cela nous ralentissait considérablement, et les chasseurs Solarians continuaient de nous talonner dangereusement. Je craignais en plus, connaissant nos stratégies, que s’ils ne pouvaient nous abattre, ils nous forceraient à fuir en direction de la station, là où un RIP 220 devrait nous attendre…
Nous étions touché par trois fois de suite. J’ignorais combien de temps nous allions pouvoir tenir, mais si le bouclier magnétique était aussi solide que le vaisseau était rapide, nous n’en avions plus pour très longtemps. Voyant que nous étions au plus mal, je lâchais les commandes un instant, et dirigeais discrètement ma main vers les commandes de transmission. Mon communicateur était à plat, mais je pouvais communiquer ma situation en envoyant un message par la fréquence d’Oblivion. Je prenais ainsi le risque d’être accusé de traîtrise pour ne pas avoir révélé ma position plus tôt.
- Les cannons ne répondent plus ! cria soudain la Lamb qui se chargeait de nos poursuivants
Je crus que la situation allait encore empirer, quand je sentis une brusque poussée d’accélération qui faillit faire chuter la doctoresse et fille. Je ne savais pas d’où pouvait provenir cette énergie nouvelle, mais il fallait en profiter si jamais ce n’était que provisoire.
Cette fois ci, je n’eus aucun mal à éviter les tirs de mes « alliés » et me dirigeait vers les frontières stellaires au-delà de Mars. Nous ne vîmes plus de signes de nos poursuivant lorsque nous sortîmes de l’orbite de Deimos. Cependant, je ne voulais pas encore m’éloigner trop de la station tant que j’avais encore une possibilité d’y revenir avec ce vaisseau.
Je nous mis en orbite autour de la planète rouge et activai le bouclier furtif une fois que la femme noire fut d’accord pour nous arrêter. Je me levais alors qui siège du pilote et me dirigeais vers un autre dans le cockpit, plus confortable. Je le penchais en arrière et posais mes pieds sur un tableau de commande, en allumant une nouvelle cigarette.
- Je sais pas si je dois vous dire merci « monsieur qui m’a tiré dessus », mais je crois que vous nous avez sauvé ! s’enthousiasma la Lamb Lilyah
Je le dévisageai d’un air suspicieux. D’ordinaire, de telles paroles à mon égard cachaient forcement quelque chose.
- Pas la peine, fillette, garde ta salive ! répondis-je tout de même surpris
Bizarre sensation que celle que j’avais éprouvé sur le moment, malgré ce qui finis par sortir de ma bouche. Même s’il y avait des Lambs dans l’équipage, je n’étais pas peu fier de moi. C’est alors que je vis rentrer dans le cockpit l’assistant médical sourd de la « maîtresse de maison ». Etrange, je l’avais pourtant vu ici juste avant l’attaque. Depuis combien de temps était il parti ?
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 7 Juil - 23:53

Tout le monde était parti mis à part Kara. Mais elle aussi parti quelques minutes plus tard. J’étais seul à présent dans la pièce. Je n’avais pas pour habitude de rester inactif très longtemps et me leva donc pour explorer les environs. Alors que j’allais sortir, quelque chose me retint par l’épaule. Je me souvins alors des fils de la soercyé. Il ne fallait pas que je les enlève avant que se soit guéri si je me souvenais bien. J’examina donc mon épaule et vis avec surprise que ma plaie avait déjà cicatrisé. J’arracha alors les fils et sortis.
Alors que je marchais, une violente secousse me fit trébucher. Je réussi à me remettre debout de justesse. C’est alors que je senti une drôle d’odeur : On aurait dit l’odeur d’un Dieu mais il y avait autre chose, que je n’arrivait pas à identifier. Me fiant à mon flair, je me suivit l’odeur et trouva finalement le Dieu. Mais il n’était pas réveillé. Etait-il… Non ! En tendant bien l’oreille, je pouvais entendre les battements de son cœur. Mais ils étaient anormalement lents ! Sans perdre de temps, je le pris dans mes bras et le ramena à l’antre de la soercyé. Peut-être qu’elle pouvait le guérir comme elle m’avait guérit...
Alors que j’étais pratiquement de retour, je la rencontrai accompagnée de Lilyah.
- Deis ort le soercyé ! (Le Dieu a besoin du sorcier) dis-je.
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 8 Juil - 14:15

Apperement nous étions sauvés. Decidement il fallait toujours que je nuançais les affirmations et les certitudes. enfin je preferais mieux émettre des réserves. Au moins, ce militaire nous aura servi à quelque chose. C'était bien la première fois depuis que je l'avais rencontré que j'étais contente qu'il soit là. J'adorais la réplique que j'avais sortie "le monsieur qui m’a tiré dessus". Tout à fait digne de moi.
Je réflechissais tout en suivant la docteresse. A croire que j'étais un chien qui aimait la compagnie. J'étais plutôt un loup solitaire aimant la compagnie. Nous revenions à l'infirmerie. Je ne savais pas pourquoi. decidement je faisais souvent ça depuis un moment, suivre le mouvement sans poser de questions.
A quelques mètres de l'infirmerie, je pus apercevoir la créature, l'homme-félin. celui que je pouvais comprendre contrairement aux autres. Quand je repensais à l'orphelinat, les enfants se moquaient de moi car je lisais toujours sans jouer enormement. Au moins, j'ai acqueri des connaissances qui me servaient actuellement.
Pour revenir à la créature, il me semblait que je pouvais distinguer qu'il portait quelque chose. Oui, il tenait quelque chose ou plutôt quelqu'un. Il était possible que cette personne était mal en point. La créature se mit à parler et dit "Deis ort le soercyé ". Mon cerveau traduisit aussitôt cette phrase: " le Dieu a besoin du sorcier". Hum un Dieu? Il pensait que la personne qu'il portait était un Dieu? C'était étrange. en tout cas, il voulait que la docteresse la soigne. Je me tourna vers elle et dir la significations des paroles de la créature.
_ Le Dieu a besoin du sorcier, il dit.fis je.
J'essayais de réfléchir à ce mot de Dieu mais je ne comprenais pas. a quoi pouvait renvoyer ce mot? Etait ce une métaphore? Une comparaison? Un oxymore? C'était bien compliqué ce casse-tête. Pourtant j'adorais ces jeux où il fallait résoudre des égnimes. Je continuait mes réflexions sur la signification de Dieu sans réussir à trouver pour le moment.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 8 Juil - 22:23

Le mécano ! Le mécano qu'on avait laissé dans le passepartout ! Il l'a trouvé, il l'a ramené !
Lilyah me regarde. Je suis sensée réagir. Apparement impassible, je me penche vers le malade. Mon cerveau s'est mis à fonctionner à toute allure. Quand il se réveillera, il ne manquera pas de parler de ce qu'il a vécu. Le militaire aura tot fait de faire le recoupement. Et Rhoan...
Je prends le poul du mécanicien. Régulier, mais lents. Il y a une piqûre à son coup. Il a été drogué avec une flêchette anesthésiante. Et pas par moi... Rhoan, sans doute. Une dose plus forte que celles que j'emploie d'ordinaire.
_ Lyliah, pourriez vous allez me chercher mon assistant ? J'ai besoin de lui pour transporter cet homme dans une des capsule de léthargie. Je n'ai pas le matériel pour le soigner, ici.
_ Mais... D'où sort-il ? S'étonne la terrienne. Qui est-ce ?
_ Ma foi, dis-je de ma voix la plus calme, j'aimerais bien le savoir. Sans doute Kara l'a-t-elle fait monter à bord sans m'en parler, pendant la bataille. Elle aura cru qu'il s'agissait d'un jeu, qu'elle ne devait pas me parler de lui avant que nous quittions la terre.
_ Votre fille a de drôle de jeux, murmure Lyliah.
Mais elle semble accepter mon explication, et quitte l'infirmerie, à la recherche de Rhoan.
Je soupire. Impossible de savoir compien de temps ce mécano va rester endormi. Je ne sais pas quelle dose de soporiphique Rhoan _ Car ce ne peut être que lui_ lui a injecté.
Il peut se réveiller dans une heure, comme dans quelques secondes.
Il ne faut pas qu'il se réveil avant qu'on l'ai mis dans la capsule. Allez, Rhoan, dépêchez vous d'arriver !
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Pykar
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 8 Juil - 23:18

Nous avions décollé depuis si longtemps... J'avais pas eu de repos durant toute la journée, et j'étais épuisé. Je me suis endormi dans le compartiment...

Un champ de bataille... les cadavres... Moi, au millieu, jeune... Une fille, a côté de moi... Petite...elle avait un an de moins... Je lui promettais qu'on allait s'en sortirs sans en être sur moi même... Juste pour la rassurer...
Je courrais dans le champ pour la mettre a l'abri... Je lui dis de rester... Que je vais trouver un moyen de la sortir de la...
Je cherche mais je ne trouve rien... Le vide...
Des soldats arrivent de nulle part. Ils tirent un rayon paralysant sur elle... Je prends une arme, la première qui me tombe sous la main, sur le premier corps que je trouve... Je tire... Ils rappliquent... Je les achève...
Je cours vers elle... Elle me dit de la laisser... Qu'elle s'en sortira... Je ne veux pas la laisser mais elle ne me laisse pas le choix... Un véhicule de patrouille arrive... Je saute dedans... Je dégage les occupants... Le véhicule ne veut pas revenir vers le champ de bataille... L'autopilote est reglé vers une ville, je ne sais plus laquelle... Je n'ai pas le temps de réagir que le véhicule accelere... Si je descends c'est la fin... Le pilotage est bloqué... Je regarde le véhicule s'éloigner du champ de bataille ou elle se trouve... Impuissant... Le lendemain j'apprends qu'elle est morte... Tuée dans un bombardement... Aucun camp ne revendique ce dernier... Aucun n'a raison et aucun n'a tort... Je me suis juré de ne jamais participer a cette guerre...

Une explosion me réveilla en sursaut... Retour a la réalité. Je regarde dans le poste de pilotage et j'y vois alors trois prsonnes:
-Une femme medecin.
-La jeune fille dans ses bras
-Un grand type balafré
-Et un autre aux cheveux courts et blancs...
On est attaqués! Manquait plus que ca!
Le type balafré manouvrait assez bien le vaisseau. Surement un pilote de cargo ou de bombardier, aucune idée.
A un moment, l'autre type se précipita vers l'arrière du vaisseau.
Les autres commencaient a légerement paniquer, et je vis que le pilote dirigeait sa main discrètement vers les commandes de transmission. J'étais habitué a percevoir de petits mouvements.
Qu'est ce qu'il est en train de faire?
Soudain, le vaisseau accelera brusquement. Je fus propulsé vers l'arrière de mon compartiment. Quand je revins a mon poste d'observation, je vis qu'apparament, on distancait nos agresseurs. Finalement, on réussit a se placer en orbite de Mars. Le pilote se détendit et alluma une cigarette.
Ca te tuera un jour, ces machins la. pensai-je ironiquement
Il marmonna alors quelque chose a l'air agressif a quelqu'un que je ne voyais pas d'ici. Tout ce que je savais, c'était qu'on était hors de danger...pour le moment.
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Marc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 8 Juil - 23:53

Je marchais le long des couloirs, notant rêveusement des marques des tirs encaissés quelques minutes plus tôt. J’avais à nouveau usé de mon savoir pour aider les autres. Cela faisait tellement longtemps.
Finalement je n’ai peut-être pas tant changé que cela.

Je vois la belle terrienne arriver vers moi. Elle me fait un geste pour que je la suive, et je hausse un sourcil.
Ha, c’est vrai. Je suis sensé être sourd muet.

Je la suit au pars de course, et j’arrive à l’infirmerie. Tous sont là, sauf Bah et la fillette au bras bionique. Ils entourent le mécano qui gît inanimé sur une couchette.
Comment il est arrivé là celui-là ? Je croyais l’avoir attaché dans le passe-partout.
Il semble mal en point. Je remarque tout de suite la marque à l’arrière de son cou. Il avait été piqué par une seringue. Toutes les personnes présentes me regardent comme si elles s’attendaient à ce que je m’avance et le réveille. Je hausse les épaules en signe d’impuissance et les yeux s’agrandissent. La terrienne jure tout bas.
_ Il n’y a plus qu’à attendre Le docteur Bah, à présent, dit-elle avec un soupir.

Je m’adosse au mur à coté de la porte, proche du militaire. Soudain ledit militaire se met à marmonner. Il est clair qu’il me croit vraiment sourd.
_ Assez. Dès que je trouve une arme je prend le contrôle, je largue cette Lamb et cet abruti de sourd-muet, et direction Oblivion. La capture de cette traîtresse et de l’extra-terrestre devrait m’être favorable.

Ne pouvant plus me retenir plus longtemps, je lui adresse un regard de profond dégoût.
_ Enflure de spatial, dis-je d’une voix grondante, vous n’avez donc aucune parole ?

Il semble stupéfait, et il n’est pas le seul. La terrienne arbore à présent un air soupçonneux, tendit qu’Atrayde, se ressaisissant, paraît gonfler de rage.
_ N’êtes vous pas sensé être muet et sourd ? Qui êtes vous donc.
_ Moi ? Dis-je en le toisant d’un air de défit et en portant la main au projecteur holographique sous ma manche, je suis…

Je suis interrompu par une main qui se plaque sur ma bouche et une autre qui me tire violemment dans le couloir. Bah me fait face, me fusillant du regard. Regard auquel je répond par un haussement de sourcil ironique.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 9 Juil - 8:53

Plus le temps de réfléchir. D'une main ferme, j'appuie sur le boitier de commande qui se trouve sur le mur à côté de moi.
Encore d'en l'infirmerie, Lilyah et le militaire regardent abassourdis, la porte qui se referme sur eux. Atrayde est le premier à sortir de sa torpeur, je le vois fondre sur moi, mais les battants de métale se vérouillent entre moi et lui, avec un claquement sec. Je l'entends cogner contre la paroi.
_ Vous êtes malade ? Laissez nous sortir !
Kara est dans sa cabine, avec l'extraterrestre. Dieu Merci, elle n'a pas assisté à ça.
A coté de moi, Rhoan se frotte le coup. J'ai du l'empoigner un peu fort.
_ Eh bien, docteur...
_ Fermez la, vous ! Sans votre stupidité, ces trois personne, nous aurions pu les laisser en vie. Il aura suffit d'effacer un peu leur mémoire. Les événement étaient trop anondins pour eux pour que ça ai des conséquence. Maintenant, quoi que je fasse, ils s'en souviendrons !
Rhoan me fixe, mi étonné, mi... Oui, je crois que je peux dire ça comme ça. Mi-amusé.
_ Vous voulez les tuer ? Vous, docteur ? Ce n'est pas si facile de tuer, vous savez ? Vous vous en croyez vraiment capable !
_ La ferme ! Je ne vous le répèterais pas deux fois.
Je l'empoigne par le bras, assez violement. Il tente de me résister un peu, mais il a été affaibli par ses année de captivité. Je n'ai pas de mal à le trainer dans ma cabine, et à l'y enfermer à son tour.
_ Vous resterez là, jusqu'à ce que j'en décide autrement.
Rapidement, je me rends au poste de commande. Direction Itokyo. Une fois en sécurité dans ma base secrète, je pourrais aviser.
_ Maman ?
Je me retourne, Kara est derrière moi.
_ Maman, la porte de l'infirmerie est bloquée, je n'arrive pas à l'ouvrir. Qu'est-ce qui se passe, maman ?
Je me retourne vers elle, en tentant de prendre ma tête de tout les jour, ma tête de quand tout va bien.
_ Viens ici, Kara. Viens sur mes genoux, comme quand tu étais toute petite.
_ Maman ?
_ Viens. Il y a des chose que je veux t'expliquer. Des choses très graves...
Elle sent ma nouvelle fermeté. Ma volonté. Sent-elle aussi le reste ? Sent-elle l'horreur dans laquelle mon âme est plongée ? Je m'efforce, de toute ma volonté, d'être calme, apaisée, de ne pas penser à ce que je suis obligée de faire, de ne pas penser à ces trois personne dans mon infirmerie.
_ Qu'est-ce qu'il y a maman ? Tu es toute bizarre ?
_ Ma Kara ? Tu te rappelle, quand tu étais petite ? Quand on jouais au renard et au chasseurs ?
_ Oui, je me souviens. Tu étais le chasseur et moi le renard. Pour ne pas que tu m'attrappe, j'avais le droit d'inventer toute les farce que je voulais.
_ C'est pareil aujourd'hui, ma Kara. Sauf que ce n'est pas des farce, que nous allons faire, mais des chose graves. Beaucoup plus graves. Mais nous devons le faire, sinon, les chasseurs vont nous attrapper. Et si les chasseurs nous attrappent, ils vont nous faire beaucoup de mal. Peut-être qu'il m'empêcherons de te soigner ? Et qui sais, peut-être que finallement, ton autre bras risque de tomber, si tu n'est pas soignée.
Elle ouvre des yeux éffarés, et soudain, crispe sa main bionique sur son autre bras, celui qui est encore de chair.
_ Je ne veux pas qu'on me prenne mon autre bras ! Je ne veux pas qu'on me coupe l'autre bras ! Maman !
Je l'attrape et l'attire contre moi, la serre très fort.
_ C'est pour ça qu'il faut nous battre, Kara. On ne laissera personne nous faire du mal, personne. C'est la chose la plus importante, oui, la plus importante.
Je la serre contre moi. Très fort. Elle tremble. Elle ne s'arrête plus de trembler.
_ Ma Kara. Ma petite fille. Je ne laisserais personne te faire du mal. Je ne t'abandonnerai pas. Tant qu'on sera toute les deux, on sera plus forte que le monde entier, c'est promis. Et je te rendrais ton bras d'avant. Tu aurais une belle main toute neuve, avec laquelle tu pourra toucher, sentir la doucheur des chose.
"Et tu n'auras plus cette chose en toi qui te ronge, ajouté-je en pensée. Ce mal qui te tue si lentement que personne ne le voit à part moi. Ce cancer qui avance chaque jour dans ta chair, malgré mes efforts. Non, il sera vaincu. Rhoan fabriquera son arme, et je m'en servirai pour te guérir"
Elle a cessé de pleurer, dans mes bras. Je la berce doucement, chantonnant, pour l'apaiser. Elle ferme les yeux et se laisse aller contre moi. Puis elle relève la tête et dirige ses yeux encore humides vers la porte. Je suis son regard. L'homme chat est la qui nous observe.
Kara me regarde. A présent, c'est elle qui est grâve. Très grave. C'est un de ces moments ou elle me semble anormalement mûre pour son âge.
_ Il ne nous veux pas de mal, maman. Il veux qu'on l'aide.
_ Qu'on l'aide à quoi ?
_ Je ne sais pas, maman, mais il ne nous veux pas de mal. Il est tout seul, et il veut qu'on l'aide. Il n'arrête pas de répéter "Mayssionne, Mayssionne". Il faut qu'on l'aide, maman.
_ Mais qu'on l'aide comment ?
_ Je ne sais pas ! Je ne sais pas ! Mais il faut l'aider !
Elle s'est remise à pleurer. Je regarde l'homme chat. Il fronce le museau et remue ses oreille dans tous les sens. La détresse de Kara semble l'atteindre, et il n'a pas les moyens de la comprendre.
Le supprimer, lui ? Le première être pensant que la race humaine ai croisé ?
Je n'y arriverais pas. Je n'y arriverais jamais.
_ Kara, dis-je. Ne pleure pas. Ca le rends malheureux.
Elle tremble. Il faut que je lui donne quelque chose à faire. Quelque chose qui la rassure.
_ Rammène le dans ta chambre, ma Kara. Occupe-toi bien de lui. Qu'il sache que tu es son amie. Fais le jouer avec toi. Allons-va.
Elle se détache de moi, et me regarde. Elle tente, je le sens, de lire dans mon coeur pour savoir ce que je veux faire. Je m'empli d'amour, d'amour incommensuré pour elle. Je l'aime plus que tout.Vraiment plus que tout. C'est la seule chose qu'elle doit sentir.
Elle sourit, et va prendre la main de la créature.
_ Viens, on va jouer ?
Je n'attends pas qu'ils aient disparus. Je prends les commande et quitte l'orbite de mars. Direction Itokyo, sa forêt toxique, et ma base secrete...
Que vais-je faire de l'homme chat ? Si je le supprimais, c'est toute la quête que l'homme à entrepris depuis des siècle que je supprime. De tout temps, nous nous sommes interrogés, et nous avons espéré que nous n'êtions pas seuls dans l'univers. Nous rêvions d'un autre, d'une rencontre, de quelque chose qui nous permettrais de nous voir à notre mesure, et peut-être nous ouvrirais de nouveaux horizons, nous proposeraient d'autre recours que la guerre, pour faire avancer notre histoire, nous feraient connaître d'autres méthodes que la lutte pour vaincre. Aujourd'hui, ce rêve est sur le point de devenir vrai, et moi, je vais en effacer toute trace...
La voix du militaire raisonne dans l'interphone, interrompant mes pensée.
_ Docteur Bah ! Espèce de sale sous produit de Lamb ! Traitresse à votre nation ! On peut savoir à quoi vous jouer au juste ? Qu'est-ce que vous trafiquez ! Pourquoi vous nous enfermez ! Et c'est qui, ce type qui vous accompagne qui se fait passer pour un muet ? Vous devez nous dire !
Sans lâcher les commandes, je répond dans le micro.
_ Ce type qui m'accompagne, c'est Franck Rhoan. Son évasion, c'est moi. Et je vous em***, monsieur le militaire, monsieur Je-me-crois-plus-fort-et-plus-malin-parce-que-je-passe-ma-vie-à-décimer-mes-semblables au nom d'un drapeau. Si les gens comme vous n'existaient pas, je ne serais pas contrainte de m'associer à une ordure comme lui, et je ne serais pas obligée de vous enfermer, tous les trois. Si les imbéciles comme vous n'existaient pas, il n'y aurait jamais eu de guerre, et ma petite fille aurait des chance de grandir, de devenir une femme. Votre foutue guerre, celle qui vous rends si content de vous-même, elle l'a empoisonnée, ma Kara. Elle l'a empoisonnée dans ca chair, et elle s'appliquer à la détruire depuis huit ans, comme une bombe à retardement. Je me fiche de tout ce que vous pourrez me dire. Je vous em***; vous et tous vos semblable.
Je coupe la communication, et me concentre sur le trajet. Je ne veux plus entendre personne. Je ne veux surtout pas penser. Mes yeux sont sec depuis des année, ça fait huit ans que je n'ai plus pleuré. C'est pour Kara. Juste pour Kara. Je dois agir contre sa maladie. Je dois la sauver de la mort. Rien d'autre ne compte. Rien d'autre.
La terre approche à grande vitesse, puis nous franchissons la chromosphère. Le japon grossit à vue d'oeil devant mes yeux. La foret toxique. Et ma base...
En réalité, c'est un vaisseau de type "Magellan" grand comme une ville, et équipé de suffisement de technologie pour voyager dans l'espace des mois entier sans faire escale. Mais le prototype a été estimé inapte aux voyages à vitesse subliminique. On l'a abandonné. Le détourner, ça n'a pas été une chose facile. Un travail de longue haleine. Pour la sauver. Je ne peux pas tout compromettre. C'est impossible. Je n'aurais jamais du les recueuillir, blessés ou pas. Ils auraient peut-être eu du secour, et une chance de rester vivant. Pourquoi les ai-je fait monter à bord ? Pourquoi les ai-je embarqués dans ma lute contre la Maladie, contre le Mal, contre...
Je pénètre dans la base, et me pose, au milieu du hangar. J'attends que l'air se purifie et pose mon front contre les commande.
Je vais le relâcher. Seulement lui. Seulement l'homme chat. Je vais le relâcher, discrètement, quelque part ou il pourra trouver des gens déterminé à le comprendre. Le plus vite possible, avant qu'il comprenne quoi que ce soit. Ce qu'il pourra raconter une fois qu'il aura appris notre langue n'aura pas d'importance et je ne priverais pas l'humanité de cette rencontre à laquelle elle aspirait tant. Oui, je vais le relâcher.
Et les autre, je vais supprimer cette vie qui bat en eux. Je vais anéantir tout ce qu'ils ont été, tout ce qu'ils auraient pu être.
Je ne pleure pas. Je ne vomis pas. C'est pire que ça. Je sens toute l'horreur du geste que je m'apprête à commètre, et rien, absolument rien en moi ne peut s'y opposer. L'acte est devant moi, inéluctable, et je ne peux rien faire d'autre que le faire. Rien d'autre...
Je devrais le faire maintenant. Tout de suite. Quelques manipulations suffiront à répendre dans l'infirmerie suffisement de gaz toxique pour qu'il s'endorment, tous les trois. Qu'il s'endorment sans se réveiller. Pourtant, je ne le fais pas. Je me lève. Je quitte la pièce de commande, et me dirige vers la chambre de Kara. Ma Kara, que je dois sauver en vers et contre tout. Ma petite fille à qui j'ai enseigné des valeurs que je vais trahir pour elle.
Elle joue avec l'homme chat, en lui tendant des objets qu'elle nomme. Il les répète avec un horrible accent. Elle doit le faire répéter plusieur fois avant qu'il arrive à prononcer notre langue
Sentant ma présence, elle relève la tête. L'homme chat aussitôt se redresse et se tourne vers moi.
_ Toi, me dit-il me me désignant.
Sa prononciation a été presque parfaite. J'en suis figée de stupéfaction. Oui, je savais que cette créature était douée de pensée. Mais entre savoir une chose, et la voir, il y a une distance que je viens de franchir. L'homme chat vient de me parler dans ma langue.
_ Toi, répète-t-il. Toi docteur.
_ Oui, dis-je, soudain mal à l'aise.
_ Toi. Moi guéri
_ Oui. Je t'ai soigné.
_ Saoaenyé
_ Non, interviens Kara. Soigné. Maman t'a soigné, et tu as guéris.
L'homme chat me désigne.
_ Toi saoaenyé
Je ne comprends pas ce qu'il essaye de me faire comprendre, je ne comprends même pas pourquoi je l'écoute. Ce n'est pas moi qui doit m'occuper de son entrée dans le monde des humains. Je n'ai rien à lui montrer, sauf ce que les humains ont de plus noir, de plus vil.
_ Toi saoaenyé. Saoanié. Soanié..
_ Oui. Je soigne, réponds-je. C'est mon métier.
L'homme chat m'attrappe par les épaule, et me secoue presque, en parlant très vite, dans sa langue, sans que je parvienne à comprendre.
_ Kara.
_ C'est de toi qu'il a besoin, maman. C'est ça qu'il sent. Il a besoin de toi.
_ De moi ? De quelqu'un qui soigne ?
Je regarde l'homme chat dans les yeux. De toute les créature que la terre a portée, avant de devenir invivable, aucune n'a été capable de soutenir un regard humain. Mais lui me le rends. Pupilles noires sur fond jaune et iris vert sombre... Un regard hors du temps. Un regard vrai. Le seul regard vrai qu'il m'ai été donné de croisé.
Besoin de moi. Parce que je suis quelqu'un qui soigne. Je le sais. Je l'ai toujours su. Je suis faite pour soigner, uniquement pour ça. Pas pour donner la mort. Ce n'est pas mon rôle. La mort vient quand elle doit venir, et je n'ai pas le pouvoir de la donner. Je ne pourrais pas le faire. Inutile. Je ne pourrais jamais.
Je fais demi-tour, et quitte la cabine de Kara, pour me diriger vers la mienne, dont je dévérrouille la porte.
_ Nous sommes arrivés, Rhoan. Sortez. Vous avez un travail qui vous attends.
_ Et les autres ? Ils sont morts ?
_ On ne les tuera pas.
_ Vraiment ? Vous voulez que je m'en charge pour vous ?
_ J'ai dit : on ne les tuera pas. Maintenant, venez. J'ai apporté suffisement de matériel pour que vous vous mettiez à l'ouvrage imédiatement.
Je l'emmène hors de la cabine, et lui indique la sortie du vaisseau.
_ Allez m'attendre. Pendant ce temps, je cherche ou je vais mettre nos invité forcés et comment les empêcher de s'enfuir. Et enlevez ce jouet qui vous grime le visage. Ils savent qui vous êtes, maintenant.
Tandis qu'il s'éloigne, je reste dans le couloir à méditer. Puis je retourne au post de commande, et me connecte à l'ordinateur centrale de la base. Le mode "blocus" est activé. Désormais, seule ma voix peu déclancher l'ouverture des issue.
_ On est arrivés, Kara ! Appelé-je dans l'interphone.
Elle me rejoint bientôt, efflanqué de son nouveau compagnon.
_ Je t'aiderais. Dis-je à l'homme chat.
Et je me tourne vers Kara.
_ Il est l'heure d'aller prendre tes médicament. Quand tu aura fini, emmène la créature visiter la base, et apprends lui le plus de mot possible. Il faut qu'il arrive à me dire son histoire.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 10 Juil - 21:50

Mes médicaments...
C'est vrai, j'avais oublié. "Maman" me fait prendre des médicaments depuis... depuis longtemps je crois. Sûrement d'après la fuite, je sais plus vraiment.
Tout ça pour quoi ? "Maman" me dit que ces médicaments sont pour que je sois en forme. C'est peut-être vrai puisque je ne suis pas malade. Je n'ai jamais été malade d'ailleurs. C'est grâce à ces médicaments je crois.
Je vais dans ma cabine, prendre les comprimés près de mon lit. Je les avale rapidement. Ils ont un mauvais goût. C’est comme si je mangeais du ciment.
Xorth me regarde avec curiosité. Peut-être qu’on ne prend pas de médicaments chez lui…
« Pas bon ça. C’est pour soigner.
- Pabon, répète Xorth. Pour soané ?
- Oui, pas bon. Tu dois pas en manger. »
Et pour le lui prouver, je lui fait sentir un autre comprimé. Xorth fronce le nez et recule légèrement. J’éclate de rire.
Après avoir rit un petit moment je prends la main à mon ami et me dirige vers la sortie du vaisseau de « Maman ».
« Suis-moi, je vais te montrer plein de choses ! »
Il hoche la tête et me suis, avec curiosité.
La « Base » est très grande. Toute de fer et d’acier. Des fils courent un peu partout et plein de caisses traînent dans certaines cabines. « Maman » à fait beaucoup de réserves. Elle m’a dit qu’on allait y rester un petit moment. J’ai sentis que c’était pour quelque chose d’important. D’habitude, on reste sur la colonie des « Docteurs »…
La colonie. J’adore cet endroit. C’est grand et il y a énormément de choses à voir. « Maman » passe son temps à faire des expériences où à soigner des gens. Alors quand elle est occupée, je vais me balader. Je cours sur les toits, je saute ici et là… Et à la fin « Maman » arrive toujours à me retrouver. On dirait un jeu.
« Manjyé, lance Xorth en me montrant une caisse.
- Oui ! C’est ça ! C’est à manger ! Manger. Tu comprends ?
- Manjyé… Manger…
- Oui ! Bravo ! Et le manger est dans une caisse. C-A-I-S-S-E…
- Quêçe… Kaiçe… Caisse, épelle difficilement Xorth.
Il a vraiment du mal à parler. Heureusement que je lui apprends !
En beaucoup de temps, je lui ai appris des ribambelles de mots et de verbes: Fer, réserve, dormir, vaisseau, ciel, moteur, marcher, planète, maison, chambre, nourriture, couleur, voler, énergie, arme, parler, médicaments, fils, respirer, bouton, air…
Mais pour lui apprendre des phrases c’était encore plus dur…
Et au juste, d’où vient Xorth ? D’une autre planète ? D’un endroit qu’on connaît pas sur Terre ? « Maman » m’a demandé de lui apprendre des mots pour qu’il raconte son histoire…
Et puis elle m’a pas expliquée pourquoi l’infirmerie était bloquée ou alors si vaguement que j’ai pas compris…
Je n’ai pas revu Jonas, l’homme qui parle avec les mains, et Lilyah. Je me demande où ils sont.
Je me dirige avec Xorth vers le fond de la « Base » et avec mes doigts, dessine des bonhommes sur le sol plein de poussière.
Avec application je gribouille une forme bizarre et dit à Xorth :
« Ca c’est moi ! Allez ! Dessine-toi !
- Moi ? Daissynoer moi ?
- Oui, dessiner toi. Faire toi. »
A l’aide d’une de ses griffes, Xorth, en tirant la langue, trace un rond et lui fait des oreilles. Je tape des mains en riant :
« Très joli ! C’est vraiment ressemblant ! Allez dessine-moi ! Fais-moi ! »
Xorth sourit et fait un petit rond avec un grand sourire.
« Toi .
- Oh ! Je suis tout petite. Tu m’as fait un beau sourire ! Merci, merci ! »
Je ris de plus belle et applaudit Xorth qui m’imite.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 10 Juil - 22:36

On était arrivés. Aucun doute. Je ne vis plus rien bouger dans la cabine de pilotage...
Je crois que c'est l'heure de descendre
Je sortis du compartiment, récupérant mon deuxième couteau par la même occasion...
J'arrivai jusqu'a la soute, et je vis que le corps du jeune mécanicien n'était plus la...
Surement à l'infirmerie.
Je fouillai la salle pour voir si rien ne pourrait m'être utile, et je tombai soudain sur des lunettes... Je les mis, et devinai un bouton sur la monture, qui faisait acceder a un écran de contrôle... Je réglai:
"MODE: LUNETTES DE SOLEIL.
OPACITE DES VERRES: 60%"
Ca me protègera de la lumière.
Je sortis de la soute jusqu'au sas...
Le mode "Blocus" qui ne réagissait qu'a la voix d'une personne était activé. J'activai un terminal pas loin, et commencai a pirater... Quelques secondes plus tard, le sas s'ouvrit.
Si les systèmes de sécurité de ce vaisseau sont pas meilleurs que ceux des simples entrepôts de nourriture des terriens, on est mal barrés...
Je sortis.
Le vaisseau était posé dans une zone d'aterrissage qui semblait appartenir a un immense vaisseau cargo. J'examinai la salle: Des grues, des trappes de service, un ascensceur, des hangars de maintenance... Je décidai de passer par les trappes de service pour explorer les leiux, et, éventuellement, trouver un moyen de partir d'ici.
Un étage plus bas, j'arrivai dans un réfectoire doté d'une baie vitrée. Je regardai et vis qu'on était sur Terre, au millieu de la forêt toxique qui entourait Itokyo... Je ne l'avais jamais vue de mes propres yeux, mais elle était comme on me l'avait décrite: Des arbres au feuillage noir et au tronc vert, de l'herbe rouge...
Un endroit magnifique... De plus, personne viendra nous chercher ici.
Je sortis du réfectoire. Je me trouvai a présent dans un couloir. Devant moi, je vis l'ascensceur... Une plaque se trouvait a côté, ou je lus:
"4EME ETAGE: PONT, CENTRE DE COMMANDE ET SYSTEMES DE DEFENSES.
3EME ETAGE: HANGARS POUR VAISSEAUX ET CHASSEURS.
VOUS ÊTES AU - 2EME ETAGE: QUARTIERS DE L'EQUIPAGE, REFECTOIRE ET SALLE DE DETENTE.
1ER ETAGE: LABORATOIRE MEDICAL, RECHERCHE ET DEVELLOPEMENT
REZ DE CHAUSSEE: EQUIPEMENT POUR INFANTERIE, SAS VERS L'EXTERIEUR ET GARAGE D'AEROGLISSEURS"
Bon. Je pouvais rayer les aeroglisseurs car ils ne me protegeraient pas de la toxicité de la forêt. Reste les chasseurs et autres petits vaisseaux...
Pas de gestes inconsidérés. Allons d'abord voir exactement ou on se trouve.
Je rentrai de nouveau dans une trappe de service. Le réseau de maintenance du vaisseau était constitué de plusieurs casiers reliés a des couloirs reliés eux même a une échelle centrale... J'escaladai cette dernière , parcourus quelques casiers et j'arrivai sur le pont du vaisseau. Une rapide consultation de l'ordinateur de cartographie me permit de localiser la localisation de l'endroit ou le vaisseau se trouvait. Ayant pris note de ces informations, j'activai un autre ordinateur pour surveiller la localisation des autres formes de vie humaines dans le vaisseau. Et finalement, j'entrai une commande qui bloquait l'ascensceur des que ce dernier recevait l'ordre de se rendre sur le pont.
A un moment, faudra quand même que je me montre...
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 10 Juil - 23:25

Que ça faisait du bien de rire ! Depuis que j’étais parti, je n’avais pas beaucoup eu l’occasion de me détendre.
Kara m’avait appris énormément de mots de sa langue. Mais je n’arrivais pas encore à énoncer une phrase complète. Si seulement elle pouvait développer sa télépathie ! La langue ne serait plus une barrière et la communication serait plus profonde ! Mais pour le moment, elle continuer à nommer tout ce qu’elle voyait. Etrangement, je n’avais que très peu de difficulté à les retenir tant cette langue ressemblait à la mienne. Bon ! Il y avait bien quelques mots qui m’étaient difficiles d’assimiler, notamment ceux qui n’avaient pas d’équivalent dans ma langue.
Une idée germa dans mon esprit. La technique qu’avait utilisé notre chef Thyrzom pour me permettre d’utiliser ma télépathie. Peut être pouvais-je la reproduire sur cette enfant qui avait aussi des capacités télépathiques… Mais je ne savais pas si cela marcherait. La technique était éprouvante mentalement et je ne voulais pas faire de mal à Kara. Il fallait que j’en parle à un Dieu. Je ne connaissais pas suffisamment de mots pour expliquer cela à Kara. Mais Lilyah était la seule personne qui arrivait à comprendre ma langue natale.
Sentant mon agitation mentale, Kara me regarda, l’air inquiète.
- Ca va pas Xorth ? me demanda-t-elle
- Où Lilyah ? lui demandais-je.
- Pourquoi ?
- Dois voir Lilyah ! répondis-je, émettant un sentiment d’urgence.
Sur ces mots, je me levai. Kara fit de même.
- On va demander à maman, dit-elle. Elle sait tout ici !
Elle me pris par la main et m’entraîna. Je ne connaissais pas cet endroit, mais elle avait l’air de s’y sentir chez elle. Bientôt elle lâcha ma main et marcha à côte de moi, recommençant à désigner et nommer les objets qu’elle voyait.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 11 Juil - 13:13

Saleté de traîtresse, et aussi de ce Rhoan qui nous avaient trompés ! Si je les avais tous les deux à portée, je leur dévisserais la tête à mains nues, ses ignobles sous espèces !
J'étais à présent dans de sales draps, mais il fallait me contrôler. M'emporter plus que je l'avais fait dans l'interphone ne ferait que diminuer mes chances de survies. Mon but avait été découvert, mais pour une raison que j'ignorais encore, je n'étais pas le seul à avoir été enfermé dans cette infirmerie. J'étais en compagnie la Lamb Lilyah, ainsi qu'un homme qu'il avaient emporté et allongé sur la couchette.
Mike Libane, si j'en crois ma faible mémoire des noms. Je l'avais déjà vu plusieurs fois dans les hangars d'Oblivion. Nous n'étions pas amis, mais nous nous voyons assez régulièrement lors des maintenances. Je me dirigeais vers lui, il était encore profondément endormi. Que savait il de tout ce qui s'était passé dans ce vaisseau ? S'il était inconscient depuis un moment, il se pouvait même qu'il soit arrivé ici en ne sachant rien. Je tapotais légèrement sur ses joues, en espérant qu'il puisse se réveiller. Cette méthode ne donnant rien, je mis plus de force dans la dernière tape qui le réanima aussitôt.
- Qu'e... qu'est ce qui se passe ici ? cria-t-il
Je ne dis rien dans l'instant. Il observa la pièce d'un air affolé en se redressant. Quand il se calma, il prit son visage dans ses mains et dit sur ton dépité.
- Alors c'est pas un cauchemar...
- Non Mike, c'est la stupide réalité !
- Jonas, qu'est ce que tu fais ici, toi aussi ? C'est quoi cette endroit ?
Il m'avait reconnu, c'était déjà un début. Je me mis à lui expliquer tout ce que j'aurais cru important de dire, depuis que j'étais parti d'Oblivion. Lilyah s'était approchée de nous pendant ce temps. Mike lui déconseilla d'abord de faire un pas de plus dans notre direction, mais au point où nous en étions, je dis qu'elle pouvait savoir qui nous étions réellement.
La partie de l'histoire qui parut la plus invraisemblable aux yeux de Mike était celle qui concernait l'extra terrestre. Je ne cherchais pas à le persuader que je disais la vérité, il s'en rendrait compte par lui même.
Il me raconta également de quelle manière il croyait avoir atterri dans ce vaisseau. Une femme noire... un homme aux airs de vieillard... La doctoresse qui avait fait évadé Rhoan d'Oblivion, le rapprochement était facile à faire. Au moment où il se leva enfin de la couchette, nous vîmes tous la porte de l'infirmerie s'ouvrir sur la doctoresse. Je me serais bien jeté sur elle pour la rouer de coups, si elle n'avez pas ce pistolet calorique à la main pointé sur nous.
- Venez ! dit elle simplement
Nous n'avions d'autres choix que de la suivre, tandis qu'elle nous conduisait en dehors du vaisseau.
Nous étions dans un immense hangar fermé. Etonnant donné la qualité de l'air que nous respirions, nous nous trouvions dans un endroit pressurisé où un purificateur d'air opérait.
- Où est ce que nous sommes ? demandais je en espérant qu'elle me réponde
- Vous êtes dans ma base, sur Terre. A bord d'un Magellan à 5 mètres au dessus du sol.
Je me rappelais soudain avoir entendu parler il y a quelques années d'un vaisseau monde de ce type. Il avait, disait on, était détourné par une seule personne... ce pourrait il qu'il s'agisse de celui là ?
Comme si elle lisait dans mon esprit comme dans un livre ouvert, elle enchaîna.
- Ne vous faites pas d'illusion sur l'éventualité de vous enfuire, toutes les issues sont contrôlées par moi, et moi seule. De plus nous sommes alimentés en oxygène par une biosphère interne car la base est au beau milieu d'une forêt mutante. Faites quelques pas au dehors sans protection, et je ne donne pas cher de vos poumons.
Son ton s'était durci, depuis qu'elle m'avait répondu dans l'interphone, on aurait dit que c'était une toute autre personne qui parlait à sa place... elle me ressemblait.
- Pour que j'ai une raison de vous garder ici, je vais vous rendre utiles !
- Si on doit rester, est ce qu'on peut savoir au moins à quoi vous utilisez cette base ? demanda Lilyah
Si c'étais moi qui avait cette question, je ne penses pas qu'elle m'aurait répondue.
- Vous n'étiez pas supposés être là, seul Franck Rhoan aurait dû venir ici. Il travaille sur un appareil dont j'ai besoin...
Cette garce cachait encore quelque chose, mais je pense qu'il aurait été impossible de lui arracher un mot de plus.
- Et pour l'extra terrestre ? fit Mike
- On vous a raconté ? Il est avec ma fille, ne vous occupez pas de lui ! Il n'y a que vous que cela concerne ! dit elle en désignant Lilyah
- Moi ?
- Oui, vous pouvez m’aider à mieux comprendre son langage, j'ai besoin de vous pour ça !
- Vous le mécano, j'ai besoin de vous pour le vaisseau !
- Et moi ? dis je innocemment
- Vous...
Elle hésitait à me répondre, sans doute avait elle dans l'idée qu'il n'y avait rien à faire pour un homme de mon espèce sur cette base.
- Les niveaux inférieurs sont les nids de mutants qui ont percé la sous-couche du vaisseau. Je vous donnerez une combinaison de protection et une arme pour aller tuer ses monstres.
J'allumais une cigarette, le plus naturellement du monde.
- Et vous voulez que j'aille m'occuper de ces monstres seul ?
- Je ne peux pas mettre en danger la vie de quelqu'un d'autre...
Elle avait l'air gêné. Partagé sans doute entre le désir de m'imposer une mission dangereuse, et le doute de savoir si je m'en sortirais vraiment. De toute manière, j'étais obligé d'acquiescer à cette prposition pour le moment. Je ne connaissais pas en détails l'endroit et j'étais désarmé.
J'aurais accepter tout type de travail, même le plus ingrat pour mes supérieurs, du moment qu'il s'agissait de tuer des Lambs. Maintenant, je devais effectuer un nettoyage de sales mutants terriens pour une pseudo Solarianne sous la contrainte. Ravaler mon orgueil pour travailler pour cette garce n'allait pas du tout être facile.
Cependant, je voyais une bonne chose dans cette situation : le Magellan était un vaisseau de fabrication Solarianne et devait certainement contenir dans son ordinateur central les fréquences des avant postes de la galaxie. Je pourrais peut être y contacter de nouveau Oblivion à partir d'ici...
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 11 Juil - 22:59

Je les regarde un par un, m'assurant qu'ils m'ont bien entendue.
_ Je voudrais ajouter une dernière chose.
_ Nous vous écoutons fait le militaire d'une voix faussement courtoise.
_ Nous allons devoir rester ensemble ici pendant un long, très long moment. Mon intention est de tous vous ramener sain et sauf dans vos foyer à la fin de cette histoire. Donc je dois m'assurer que vous ne preniez pas d'initiative dangeureuse pour moi, donc pour vous.
Sans cesser de les viser avec mon arme calorique, et sans les quitter des yeux, je recule, lentement, jusqu'au coin du hangar où son entreposer des caissons que je n'ouvre jamais. Ils étaient là avant que je n'arrive, et je n'ai jamais songé à les enlever. Aujourd'hui, j'en suis heureuse.
Baissant rapidement les yeux, je trouve celui que je cherche et l'ouvre d'un coup de pied.
_ Vous, le mécano, approchez. Les deux autres, restez en arrière.
N'ayant pas d'autre choix que de m'obéir, l'interpellez, me rejoint. Je sort du caisson un petit bracelet électronique que je lui attache au bras, et verrouillle par un code.
_ A vous, Lyliah.
Je ne sais pas pourquoi, j'ai parlé plus doucement. Sans doute parce que je sens, sous les air dur et froid de cette fille, une extrème sensibilité. Une sensibilité que je ne veux pas heurter.
Elle s'approche. Je procède de même avec elle qu'avec le mécano.
_ Et maintenant, c'est à nous, môssieur Atrayde. Venez !
Il me rejoint. Lentement. Avec une nonchalence calculée. L'air de quelqu'un qui s'en fiche complêtement d'avoir une arme braquée sur lui. Mais il vient tout de même. C'est moi qui suis du bon coté du pistolet.
Je lui mets son bracelet, puis en verrouille un autour de mon propre poignet.
_ J'ai entré dans vos bracelet le code du mien. Si vous vous éloigné de moi de plus d'un kilomètre, le votre diffuse dans vos veine un poison suffisement puissant pour vous tuer sans douleur en une seconde.
_ Voilà qui va beaucoup nous rapprocher, murmure le mécano, tantant de dissimuler sa frousse sous une désinvolture apparante.
_Si vous cherchez à l'enlever de vous même, le poison se diffuse. Si vous essayer de m'arracher le mien pour pouvoir ouvrir le votre, nous sommes empoisonnés tous les quatre. Si vous tentez quoi que ce soit contre moi, ou contre Kara, je n'ai qu'à appuyer sur la commande de mon bracelet pour vous donner la mort. Me suis-je bien fait comprendre ?
_ Oui, me réponde trois voix plutôt morne.

Je baisse enfin mon arme, et sourit.
_ Mis à part ce détail, que vous oublirez vite après avoir dormi une ou deux fois, considérez vous non comme mes prisonnier, mais comme les membre de l'équipage de ce magellan. Notre mission est de communiquer avec l'homme chat, de comprendre qui il est et ce qu'il veut. Considérez vous chez vous ici, jusqu'à ce que cette histoire soit terminé.
Le militaire éclate d'un rire goguenard. Je l'ignore.Le mécano observe son bracelet, et tends le bras avec une mine coquette.
_ Joli, mais pas pratique pour se doucher avec. Vous ne l'avez pas d'une autre couleur, il ne va pas bien avec ma tenue.
_ Venez. dis-je. Je vais vous montrer ou vous loger.
Je range l'arme à ma ceinture, et m'avance vers la sortie. Alors que je passe devant le militaire, celui-ci me retient par le bras, un peu brusquement, pas assez cependant pour m'effrayer. Preuve, s'il en est besoin, qu'il a parfaitement compris ce qu'il risquait.
_ Dites moi, docteur, si j'ai bien compris, vous comptez me confier une arme, et une combinaison, pour sortir ? Vous ne craignez pas que je profite de ça ?
Je lui fait un sourire faussement charmant.
_ Comme vous vous en doutez, l'autonomie de la combinaison n'est pas suffisante pour un séjour prolongé à l'extérieur. Quand à l'arme... C'est en réalité un sonar, destiné à effrayer les annimaux et les faire fuir. Désolée de vous priver de cette opportunité de me créer des ennuis.
Un instant, nous nous affrontons du regard. Il s'apprête à répliquer, mais il n'en a pas le loisir. Kara, et l'être que je ne sais déjà plus comment désigner, à présent qu'il n'est plus une créature, et pas encore un humain, entrent tous deux dans la hangar, en se tenant par la main.
_ Maman ! Xorth dit qu'il a besoin de Lyliah !
_ Nous arrivons, dis-je.
Je me tourne vers les autres.
_ Notre travail ensemble commence. Allons à l'étage inférieur.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 12 Juil - 11:21

Décidement les ennuis n'allaient pas en regressant. Au contraire, il semblait qu'ils empiraient. J'ai observé la docteresse. Celle ci nous a parlé. Elle semblait avoir beaucoup de projets. Celle ci nous a mis des bracelets pouvant nous tuer si nous nous éloignions d'elle ou nous rebellions contre elle. Elle n'était vraiment pas stupide. C'était vraiment une arme très redoutable. Même ce militaire devrait se tenir tranquille avec ce bracelet.
Tout au long de la conversation, je réfléchissais à ses paroles. J'ai remarqué que sa voix avait été moins plus brutale et plus douce avec moi que les deux autres. C'était étrange. Jamais personne ne m'a parlé ainsi. Ressentait elle de la pitié pour moi? Non je ne pensais pas. Je n'avais pas un air à inspirer de la pitié. De plus, je n'avais rien dit sur moi contibuant à faire naitre un pareil sentiment. Peut être voulait elle seulement rester courtoise? Ou alors ne pas me vexer pour que je puisse l'aider à comprendre la créature. Après tout, j'étais la seule à comprendre son langage.
Je souriais. Decidement j'étais vraiment bonne. Je savais beaucoup de choses pour battre un bataillon de professeurs. J'exagerais peut être un peu. Non je ne croyais. Après tout, il fallait s'y connaitre pour être une bonne traductrice et comprendre le langage de cette créature.
Soudain Kara, la fille de la docteresse, arriva. Elle dit que Xorth avait besoin de moi. Je me rengorgeais un peu. J'allais finir par devenir indispensable moi. Enfin ce n'était pas déséagrable de se sentir utile. allez c'est le moment pour la meilleure traductrice de les aider.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 14 Juil - 22:33

Julia XXX

Bip ! bip ! bip ! bip !
Au milieu de ma foire électronique, mon capteur audio m'appelle. Je suis le
bruit pour le trouver dans tout cet attirail. Je tape et je clique jusqu'à
trouver la bonne fréquence ... ça y est ! Un texte s'écrit au dessus de la
fréquence :Conversation : Spatiaux
Les Spatiaux ? .... Hm ... que nous réservent-t-il, ceux-là ? ...
Je mets mon casque, j'appuie sur le bouton de lancement, et j'attends ....

_ Jowy, abandonnez les recherche de Franck Rhoan, j'ai une mission
prioritaire à vous confier.
_ Quoi ? Qu'est-ce qui peu être prioritaire à Franck Rhoan.
_ Je n'en sais rien, mais les gradés disent que c'est de la plus haute
importance. Il faut que vous retrouviez la trace d'Atrayde, ainsi que d'une
créature qui doit l'accompagner, un être à moitié homme et à moitié chat. Le
nom de code de cette créature : Nimrodh. Le nom de code de l'opération :
Jenova

Abandonner les recherches de Franck Rohan ?! Mais c'est de la pure folie !!!
Je me clame, tant bien que mal, et comprends que si cette créature et assez
importante pour stopper les recherches du Dr. Rohan, c'est qu'elle doit
avoir un rôle particulier ! ....
J'enregistre la conversation dans mes dossiers Top Secrets et je plonge
littéralement sur mon ordinateur pour faire un résumé de la chose. Je tape
le plus rapidement possible, j'imprime deux fois pour être sûre de ne rien
perdre, je réajuste mon casque et mon micro et je me branche sur le réseau
de la base.

-Commandant ! Commandant !

Un hollagramme de mon supérieur apparaît devant moi. L'expression de son
visage n'étant guère souriante, je me dis que j'aurais mieux fait de
l'appeler avec plus de calme.

-Agent Julia, que nous vaut cet appel ... ?
-Une conversation des Spatiaux, mon Commandant !
-J'imagine qu'elle doit être importante ! ....
-Oui, mon Commandant ! Je vous envoie les données complètes !

Je récupère toutes les informations en veillant au moindre détail. J'envoie
le tout en protègeant les fichiers pour qu'ils ne soient pas intercéptés.

-Voilà les données audio et les écrits, mon Commandant !
-Merci, Agent Julia ! ... Nous allons en analyser le contenu des dossiers
imméiatement ! ...
-Reçu, mon Commandant ! Bonne journée, mon Commandant !

L'hollogramme disparaît. Je suis fière de moi, j'ai mené ma mission à bien !
... Même si je suis consciente qu'elle n'est pas encore finie ! ....


Dernière édition par le Mer 20 Juil - 14:28, édité 1 fois
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 15 Juil - 0:11

Nous quittâmes l'infirmerie tous ensemble et commençames à marcher à travers le couloir. Curieuse de nature, je demandai où nous allions puisque je connaissais pas cet endroit.
_Je vous conduit à vos chambre.répondit la docteresse poliment.
Intinctivement je répondis un merci. La politesse était un principe de base. Mon père le disait toujours avant de mourir. Sans me rendre compte vraiment du trajet, nous fûmes rapidement arrivés. La docteresse s'occupa de montrer au militaire et au mécanicien leurs chambres. Pour moi, ce fut sa fille, Kara il me semblait, qui s'en chargea. Charmante enfant cette petite. elle n'était pas comme ces idiotes que j'avais connu à l'orphelinat qui passait leur à se moquer de moi pour les raisons les plus sordides.
Je pénétra dans la chambre où je logerait il me sembla un bon moment. J'en avais le pressentiment. J'observais la pièce. Il y avait une couchette qui paraissait confortable, plus que la bruyère en tout cas, un bureau et des étagères avec des livres. Là, je me plaisais. tant que j'avais de la lecture, je pouvais m'adapter n'importe où. J'alla vers eux et en saisit un au hasard. Je l'ouvrit pour voir de quoi il parlait. comme il semblait interressant.
Derrière moi, Kara était entrée aussi et me regardait.
_Vous aimez les livres, Liliah?fit Kara.
Je fus surprise. Je commençait déjà à me plonger dans la lecture du livre que j'avais oublié la présence de Kara. Je déposa le livre sur le lit et m'avança vers elle.
_J'adore ça. Depuis que je suis petite, je lis enormement. même beaucoup plus petite que toi.répondit-je.
J'avais parlé à cette petite fille naturellement. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas eu une conversation avec quelqu'un. Peut être parce que Kara était une enfant. Les enfants ressentent beaucoup de choses et sont souvent incapables de mentir face à leurs sentiments.
_Dites, si tu aimes lire leaucoup alors c'est grâce à la lecture que vous pouvez comprendre Xorth?demanda Kara.
Je souris malicieusement.
_Tu as raison, petit futée, dis-je en riant. Il parle une langue ayant des origines avec des choses que j'ai pu apprises grace aux livres.
Je me demandais ce que Kara devait en passer, si elle comprenait tout. D'un seul coup, je repensais à la créature, Xorth. Quand Kara est arrivée, elle a dit que celui ci avait besoin de moi.
_Dis Kara, tu as dit tout à l'heure que Xorth avait besoin de moi, non? Je ne me trompe pas hein?fis-je.
_Non. Il te demandait.répondit Kara.
_Hum je pourraus y aller mais je devrai plutôt attendre ce qu'en pense ta maman. Après tout, c'est elle qui décide, non?dis-je.
_Hum oui. Je lui demanderai.me répondit Kara.
J'opinai de la tête. Je me demandais d'où pouvait venir Xorth. En tout cas, cela paraissait une rencontre incroyable digne d'être raconter un livre.
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Pykar
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 16 Juil - 19:27

Un vaisseau solarien Magellan modele 205... Il n'était pas tres vieux, mais le système informatique qui le controlait était buggé comme un Windows XP de l'ancien temps sans son Service Pack... enfin bref... Quelques minutes plus tard, j'eus acces a toutes les autorisations de sécurité. Un scanner me prévint alors:
SUJETS NON HUMAINS DETECTES
Je regardai avec étonnement:
C'est quoi cette histoire?
Je regadai le scanner et vis alors que les formes de vie non-humaines étaient en fait des créatures mutantes réfugiés dans les niveaux en dessous... L'homme chat se trouvait toujours dans les quartiers de l'équipage...
Je continuai dans mes recherches pour tenter de trouver d'autres issues...
Finalement, j'en revins au hangar... Je scannai et je vis qu'il y avait, outre le vaisseau qui nous a amenès ici, un petit chasseur de classe Silencer.
Exactement ce qu'il me faut...
Mais soudain je me mis a réflechir: Je me demandai si ca en valait vraiment la peine... Je m'étais embarqué dans cette aventure sans trop rélechir... C'était cet homme chat qui m'avait lancé... Mais suis-je sur que c'est lui qui arretera la guerre?
Et merde!
Je n'étais plus sur de rien... Si je ramenai cet homme-chat aux autorités, comment réagiraient elles? J'ai sur-évalué la situation en pensant qu'il arreterait la guerre. Ce serait surement juste un sujet d'étude de plus pour dévelloper ue nouvelle arme pour continuer la guerre et faire encore plus de morts...
Qu'est ce que je fais la?
Je considérai l'option de prendre le Silencer tout de suite et de partir, mais je sentai que quelque chose d'important pourrait avoir lieu ici... Quelque chose d'important... Cette créature pensante et parlante en était la preuve. Je décidai alors de rester pour observer la suite des évenements... Et il y avait une raison supplémentaire: Deakins cherchait la créature ou tout du moins tout ce qui se trouvait a bord du vaisseau sur lequel je m'étas embarqué... Peut etre que cette aventure pourrait me faire prendre ma revanche sur lui...
Je continuai a fouiller l'ordinateur central en quete de quelque information qui pourrait m'etre utile...
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 18 Juil - 0:04

Kara était partie. Il me semblait que cela faisait quelques minutes mais en regardant une horloge, cela faisait une vingtaine de minutes. Elle m'a dit qu'elle devait retourner voir sa mère.
Je reporta mon attention sur mon livre. J'avais déjà lu deux dizaines de pages mais je ne parvenais pas à me souvenir de ce que j'avais lu. Mon esprit était préoccupé par le mystère de Xorth, l'homme félin. Il semblait incroyable. Qui était il? D'où venait il? oh comme j'aimerais pouvoir répondre à ces interrogations. Je pouvais le comprendre grâce à mes connaissances mais il s'agissait de bribes. A ce stade, une conversation normale n'était malheureusement pas possible. Il fallait réussir à mieux le comprendre. Mais ce travail c'était la seule à pouvoir le faire. C'était grâce à mes connaissances et ma logique que j'étais capable de le comprendre. Je devais donc trouver un moyen de parvenir à communiquer normalement avec lui. A mon sens, il existait deux possibilités. Je pouvais essayer de comprendre ces paroles ou la seconde était de l'aider à comprendre notre langue. Qu'importe la méthode utilisée, je devais d'abord rester calme et patiente. Ce serait un travail long et délicat.
Je ferma mon livre et le laissa sur le lit. Je me releva et sortit de ma chambre. J'avais décidé de commencer à travailler sur ce problème de communication avec Xorth. Je ne me demandais même pas si je devais prévenir quelqu'un que je m'élançais à la recherche de Xorth.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 18 Juil - 15:04

Cela fait déjà une demi heure que j'essaie de taper tous les codes possibles et imaginables sur le petit tableau numérique qui se trouvait à côté de la porte de mon compartiment. Cela ressemblait beaucoup au bloc que j'avais à la station, mais ça n'effaçait pas le fait que j'étais captif ici. Etant militaire, je m'étais forcement préparé à être prisonnier, mais je détestais par de dessus tout être enfermé. Ca me rendait nerveux et agressif ! Il n'y avait que 2 heures qu'on m'avait conduit dans cette pièce et j'avais l'impression que j'y était déjà depuis une éternité. Je n'avais rien à faire, c'était horrible !
Tant que je n'aurais pas une occasion d'accéder à un terminal du vaisseau pour communiquer avec l'extérieur, je serais livré à moi même avec personne sur qui compter. Mike semblait avoir été moins rétiçant à devoir obéir à cette garce, je ne pouvait pas compter sur lui pour nous sortir de la tous les deux.
Après avoir essayer une énième fois de taper un code sur le tableau numérique, je décidais d'abandonner... pas sans l'avoir tapé du poing au passage, décrochant presque une touche. Je me dirigeai vers ma couchette et m'y alongeais. je regardais mon bracelet que cette femme m'avait obligé à enfiler. Cette sa**** voulait nous faire croire qu'il nous restait un semblant de liberté. Mais même si elle ne tenait pas la laisse à la main, elle nous avaient mis des colliers comme à de vulgaires chiens. Ca m'enrageais à chaque seconde que j'y pensais : devoir effectuer ses 4 volontés sous peine de mourir dans une atroce souffrance, le sang étouffé par je ne sais quel poison. Cela allait finir par me rendre fou ! Il fallai que je trouve quelque chose afin de m'occuper, sinon j'étais sûr que je briserais les poings sur les murs en frappant dedans. Mais dans cette pièce, il n'y avait strictement rien à faire, rien d'autre à faire que de regarder le plafond et de penser.
Cela faisait longtemps que j'avais laissé ce genre d'exercice de côté. Depuis la mort de Lyse, je n'avais plus besoin de penser. Executer les ordres de mes supérieurs et massacrer les Lambs à coup de bombes soniques ne réclamaient pas cet effort.
C'était comme si une partie endormie de mon espri venait de se réveiller. Je finis par me dire que si je comprenait mieux la situation dans laquelle je me trouvais, je trouverais peut être un moyen de m'en sortir, moi et Mike... et faire ce que je devais faire de tous ceux qui se sont trouvés sur notre route. Jusqu'à présent, je les avais très mal jugés, en particulier cet être étrange qui répondait au nom de Xorth. Les Lambs et la pseudo Lamb semblaient vraiment fascinés par toutes ses réactions, même celles que l'on voyait chez un humain normal tout les jours. Il ressemblait à un enfant auquel on apprenait à marcher et à parler. En y réfléchissant, j'étais peut être passé à côté de quelque chose d'extrémement important. Même Frank Rhoan, tout scientifique qu'il pouvait être, n'avait semblait pas comprendre toutes les agissements de cet être.
Voilà que je devenais curieux ! J'avais toujours l'intention de le ramener à Oblivion, mais j'avais maintenant envie d'en savoir plus. Qui il était, d'où il venait, comment s'était il retrouvé dans mon vaisseau...
Et ce savant fou. Il avait été évadé par cette même garce qui nous retenait prisonnier, d'après Mike. Malgré mon manque d'intérêt pour lui plus tôt, lorsque le savant s'était fait passer pour un assistant médical, j'avais cru remarqué dans leur regard qu'il y avait une certaine animosité entre lui et la doctoresse. Ca n'avait pasde sens ! Pourquoi s'ils étaient ennemis, Rhoan aurait accepté de travaille pour elle ? Elle le retiendrait par une moyen de pression ? Et surtout, qu'est ce qu'il pouvait fabriquer ? Rhoan n'était pas connu dans la galaxie pour sa broderie fine...
Je commençais à être fatigué de toutes ses questions. Soudain, j'entendis une voix, celle de cette *****, dans le haut parleur.
_ Jonas, veuillez descendre et venir me voir à l'armurerie ! Je vais vous de donner ce dont vous avez besoin pour votre travail !
Elle m'appellait par mon prénom et s'adressait à moi sur ton presque mielleux... comme si j'étais son ami. Je soupirais bruyament, mais ne connaissant pas les limites de sa patience, je me levai et avançai vers la porte qui s'ouvrit enfin. Il fallait à présent que j'établisse un plan, je ne pouvais plus compter que sur moi...
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 18 Juil - 16:25

Ils sont tous installés. Je suis passé les voir, discrètement, sans me montrer, avant de descendre. Le mécanicien semble s'être bien accomodée de son sort. Il a sortit un jeu de carte de sa poche et s'est mis à faire une réussite sur sa couchette.
Je n'irais pas jusqu'à dire que l'apparition de ces intru chez moi est providentielle, mais je dois admettre que cette base avait bien besoin du secours d'un mécanicien. Pendant trois ans, j'ai été seule à l'entretenir, il a bien fallu que je privilégie les circuits vitaux, et que je néglige le reste. Il n'est pas un seul étage dans ce Magellan qui ne contiennent pas au moins une réparation à terminer.
La terrienne, Lilyah, s'est plongé dans l'un des livre qu'elle a trouvé au dessus de sa couchette. Des livres de papier. On n'en trouve que sur terre. Lors de notre fuite, je n'ai rien pu emporter, sauf Kara sur mon dos, et puis quelques instruments de ma trousse de secours. Les livres de papier, je me les suis procuré par nostalgie, la seule nostalgie que je me sois autorisée à éprouver à partir du moment ou j'ai obtenu la nationnalité solarienne. Une petite entorse à la légalité, mais l'avantage d'être exilé, comme moi, c'est qu'on n'est plus sensible qu'à quelque lois universelles, comme sauver des vie parce que c'est dans sa nature, empêcher sa fille de mourir, ou avoir la nostalgie des livres de papier.
"Terre des hommes", c'est le livre qu'elle a choisi. Combien de fois l'ai-je lu ! Je peux même en réciter des passage par coeur
"Il faut bien tenter de se rejoindre. Il faut bien essayé de communiquer avec quelques un de ces feux qui brûlent de loin en loin dans la campagne".
Il faut bien tenter de se rejoindre. Elle avait l'air si tranquille, courbée sur sa banquette à tournée les page fragile et précieuse... Il y a chez cette fills quelque chose qui... Je ne trouve pas le mot exact. Tout en elle semble si serein, si indifférent à ce qui l'entoure. J'ai vu les autres manifester leurs émotions. J'ai vu le mécanicien ébahi, le militaire furieux, Rhoan ironique. J'ai vu l'homme chat paniquer. J'ai vu Kara rire et pleurer, oh combien de fois !
Elle, elle s'est laissée embarquer dans cette histoire sans broncher, répondant aux insultes du militaire, quand il lui en lançait, silencieuse la plupart du temps. Elle n'a pas bronché quand l'homme chat s'est mis à parler. Elle n'a pas bronché quand la flotte solarienne nous a attaqué. Le deux fois, elle a réagit, elle nous a aidé, mais ce n'était ni du sang froid, ni du courage, c'était seulement ce qu'il fallait faire, aucune émotion ne se dégageait d'elle a ce moment là. Elle nous a simplement livré son savoir.
Elle n'a pas bronché quand je lui ai mis au poignet ce bracelet qui tue. ELle s'est laissé faire. Comme si tout cela n'avait aucune importance. Sans doute que pour elle, ça n'en a aucune. Sans doute que la vie lui importe peu, pourtant elle vit, elle vit, à l'intérieur de cette carapace de tranquillité froide. Qu'est-ce qui pousse une femme, une jeune femme, presque une jeune fille, à devenir à ce point somnanbule ?
Je ne sais pas pourquoi je suis restée si longtemps à l'observer, et à désirer la comprendre. Est-ce parce qu'elle lisait mon livre préféré ? Est-ce parce qu'elle semble aussi fragile et jeune que Kara ? Est-ce simplement parce que j'ai la certitude qu'elle est la seule dans cette base qui soit sincèrement prête à m'aider, pour l'homme chat ?
Je ne comprends pas pourquoi l'Histoire m'a choisie, moi. Il a débarqué comme ça au milieu de mon cauchemar, l'exil, la maladie de ma fille. Il vient à moi, au moment ou je renonce à tout ce en quoi j'ai toujours cru, au moment ou je décide de passer dans le camps de ceux qui n'ont aucun scrupule, de m'associer à l'homme qui a détruit notre ville, juste pour sauver Kara.
Et, lui, cet Autre, cet Espoir, cet Inconnu, il m'arrive comme ça, le jour même où je décide de vendre mon âme au diable, le jour même où je ne suis plus digne de le recevoir.
J'ai hésité avant de le loger. Une cabine ? A en juger ses vêtement, ses griffes, son allure souple et agile, ceux de sa race doivent plus avoir l'habitude du grand aire que des espace clot. Je l'ai conduit au dernier étage, dans la mini biosphère. Sous la coupole translucide, un petit bout de notre terre, telle qu'elle était avant, avant les forêt toxique, avant la guerre, telle qu'elle était quand tout était vert, trône majestuesement dans son habit d'herbes haute et d'arbre fruitié.
"Toi ici" lui ai-je dit. Et, montrant le dehors "Pas sortir. Enjay, dehors, tu comprends ? Enjay !"
_ Pas sortir a-t-il approuver.
Le soleil est en train de se coucher à présent. Je fait les cent pas dans l'étroit couloir qui mène au dernier sous sol, sous le hangar aux aéroglisseur. Les mutant vont bientôt se réveiller sous la coque. J'espère pour le militaire qu'il s'est bien reposé. Je l'attends.

Evidément il n'est pas content. Enfin, à supposer que ce type soit capable d'être content. A voir la mauvaise grâce avec laquelle il répond à mes tentative d'installer un semblant de courtoisie entre nous, je commence à croire le contraire. Je me demande même ce qui lui fait si peur, dans le fait de se montrer un peu humain.
_ Bon ! fait-il en écrasant sa cigarette en plein milieu du couloir. On y va ?
Je me demande aussi d'où lui vient se besoin d'avoir toujours une cigarette à la main. Est-ce par peur de constater à quel point ses mains sont vide ? Ou à quel point elles ne lui servent à rien ?
_ Enfilez ça, dis-je en lui tendant la combinaison. Entrez la dedans pour vous changer.
_ La vue de l'anatomie masculine vous fait peur à ce point ?
_ En effet. Ca m'effraye, chaque fois que j'opère un patient. Entrez.
Emettant un son dont je ne sais pas s'il s'agit d'un grognement ou d'une phrase, il entre dans le réduit que je lui indique. Je m'adosse à la paroi en attendant. Le silence tombe entre nous. Lourd. Très lourd.
_ Dites moi, me dis la voix d'Atrayde, derrière la paroi.
_ Oui ?
_ Ce magellan, là. Ca a fait un taintoin, quand ça a disparu. Vous avez fait comment ?
Je ris silencieusement. Quand on pense au temps qu'il m'a fallu pour préparer ce détournement, et aux quelque minute que le détournement lui même a duré...
_ Dès que je suis arrivée à Etrenank, je l'avais repéré. Il flottait en orbite autour de la station, il ne servait à rien, on ne savait pas quoi en faire. On le surveillait, bien sur, poru la forme. On empêchait les vol trop près, pour ne pas l'endomager, pour la forme aussi. Mais j'ai un peu étudier la question, j'ai pu constater que quand le satellite B612 coupait l'obite du magellan celui ci perdait pour quelque minute tout lien radio, radar, etc... avec Etrenank. Il suffisait de s'arranger pour être au bon endroit, au bon moment...
_ Il faut croire que vous avez un don pour vous trouver au bon endroit, au bon moment.
_ Qui s'est trouvé au bon endroit, au moment ou Xorth découvrait la terre ? Vous ? Lyliah ? Rhoan ? Le mécanicien ? Personne n'avait besoin d'être là, et quoi que ce soit que cette créature cherche, nous ne la lui avons certainement pas apporté, pour l'instant.
_ Vous auriez mieux fait de nous laisser tous sur place. Vos pauvres sentiment de compassion pour le prochains, vous auriez du les laisser de coté quand vous avez décidé de faire évader un criminel.
_ Vous finirez un jour par vous rendre compte que l'humanité est une maladie dont on ne guérit pas monsieur atrayde. Vous aurez beau essayer de vous convaincre que vous y avez renoncé, elle vous rattrapera toujours. Toujours.
Il ressort, vêtue de la combinaison. Je ne vois pas son visage. Je lui pose dans les mains le sonar et lui indique une trappe au sol.
_ Attendez que je soit partie pour la soulever. Et quand vous serez dans l'entre deux étage, refermez la trappe, avant d'ouvrir celle que vous trouverez en dessous, qui vous mènera au sous sol.
Je m'éloigne dans le couloir. Puis me retourne.
_ Hé ! Jonas ?
_ Quoi, encore !
_ Revenez en vie... Quand même !
Je ne l'entends pas répondre. Je n'attends même pas de voir s'il me fait un signe. Je remonte l'escalier. Voilà. Chacun a une tâche. Il va bientôt être l'heure d'aller coucher Kara. Mais il faudrait tout de même que je passe à la cuisine. Je dois faire le bilant des vivre que nous avons. J'avais prévu largement, mais pour trois personne...
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Marc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 18 Juil - 23:13

J’entendis du bruit, et tournait tranquillement ma chaise vers l’entrée du réfectoire. Je n’avais eu aucun mal à pirater le système me retenant dans une cabine du vaisseau. J’avais été un instant étonné de me retrouver dans un Magellan.
Elle plus futée que je le pensais, avait pensé.
Je n’avais trouvé personne dans le hangar, et n’étant jamais monté dans ce genre de vaisseau, je ne voyais pas l’utilité d’y courir en tout sens pour trouver Bah. Elle finirait par me trouver où que je sois ici, alors autant la laisser se déplacer. En tombant sur un ascenseur avec l’indication des étages du Magellan, j’avais décidé de modifier légèrement mes plans. Je m’étais donc rendu au réfectoire et m’était servis un petit repas et un café un café, dont je n’avais pas savouré le goût depuis huit longues années.
La position de ma chaise me plaçait également devant une grande vitre renforcée, me permettant de voir la forêt toxique à l’extérieur, ainsi que le ciel empli d'etoile.
Etrange que ce genre de foret se développe ici. Je n’ai pourtant pas laissé un seul atome radioactif d’Itokyo.

La porte du réfectoire s’ouvrit, et Bah entra, l’air furieuse.
_ Puis-je savoir ce que vous faites ici ? s’exclama t’elle.
_ Cela ne se voit-il pas, docteur ? Répliquais-je en accentuant le dernier mot. Je déguste une saveur que j’avais presque oubliée.
Elle parut se calmer un peu, mais tira une arme de poing et la pointa sur moi. Je fit mine de n’avoir rien remarqué, et avalais une autre gorgée.
_ Dites-moi, docteur : Qu’est-ce qui favorise le développement de ce genre de végétations ? Ou puisent t’elle les ressources lui permettant de se développer ?
Elle parut étonnée, mais répondit en s’avançant.
_ On ne sait pas trop. On suppose que c’est à cause des restes énergétiques des armes terriennes ou solariennes car ces plantes ne se développent que sur les champs de batailles.
_ Il y a donc eu une bataille ici ? Même après qu’Itokyo ait disparue ? Tsss, ces soldat, terminais-je sur un ton ironique.
Son regard se durcit, et elle me saisit le poignet. D’une secousse, je me libérai et me levai, posant ma tasse. Elle crispa sa main sur son arme.
_ Tendez la main, Rhoan.
_ Pourquoi ? Que comptez vous faire ?
Elle sortit un bracelet de métal de sa poche, et m’expliqua son utilité. Lorsqu’elle eut finit j’esquissais un sourire ironique.
_ Désolé, je n’aime pas être tenu en laisse.
_ Vous n’avez pas le choix, rétorqua t’elle en montrant son arme.
J’eu un rire sans joie, sarcastique.
_ Mais tirez donc, miss Bah. Allons, vous ne pouvez pas vous permettre de me tuer.
_ Je peux parfaitement me permettre de vous faire perdre connaissance et vous le mettre de force.
_ Mais je vous en prie, faites donc. Je me ferait un plaisir de l’activer et ainsi de mettre un terme à vos projet en même temps qu’a ma vie. Rien que pour vous ennuyer.

Elle voyait parfaitement que je ne bluffais pas. De toute manière je n’attendais plus rien de la vie. Elle hésita, puis rangea le bracelet. Je me rassit et repris ma tasse.
_ Que comptez-vous faire de vos…passagers inattendus, finalement ?
_ Je ne vais pas les tuer, si c’est ce que vous voulez dire, répliqua t’elle en se raidissant.
_ Je m’y attendais, dis-je d’un ton quelques peu condescendant. Nous risquons donc d’avoir quelques problèmes de ravitaillement. J’ai vu vos réserve : ce ne sera pas suffisant pour la durée de votre projet.
_ Nous devrions tenir suffisamment de temps.
_ Vous ne semblez pas réaliser. Vous voulez que je recrée mon « arme », mais vous n’avez aucune idée du temps que cela prendra.
_ Combien de temps cela demandera t’il ?

Je sirotait un instant ma tasse, effectuant un rapide calcul mental.
_ Au bas mot deux an, fis-je d’un air pensif.
_ Deux ans ? S’exclama t’elle. Mais vous avez tous les plan en tête, vous l’avez dis vous-même ! Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre deux ans.
_ Il m’a fallu au total quatre ans pour développer le Remanieur à Rayonnement Micromoléculaire, dit 2R2M. La plus longue partie étant la création d’un générateur suffisamment puissant pour fournir l’énergie nécessaire. Le générateur à plasma que j’ai utilisé devant Itokyo m’a pris un an.
_ Un générateur à plasma ? Releva t’elle.
_ Oui. Même une centaine des plus puissants générateurs magnétiques ou à ions ne pouvait apporter la puissance nécessaire, expliquais-je en continuant de boire mon café. J’ai donc du inventer un nouveau type de générateur. Mon générateur à plasma ne faisait qu’une quinzaine de centimètres de long, mais était capable de libérer autant d’énergie qu’une étoile. Il m’a fallu deux ans pour l’inventer, dont un à le créer. Je pourrai sans problème en recréer un, mais dix mois – au mieux- me serait nécessaires. Ajoutez à cela que je dois synthétiser l’alliage supportant le rayonnement, et le 2R2M en lui-même.

Je répondis à son regard incrédule par un sourire goguenard. Mais elle se ressaisit.
_ A quoi ressemblait votre générateur à plasma ? Demanda t’elle.
_ A une batterie de l’ancien temps, répondis-je, soupçonneux. Long de quinze centimètre, large de onze et haut de cinq.
_ Combien de temps vous faudrait-il sans avoir à recréer ce générateur, continua t’elle d’un air de triomphe.
Je fis aussitôt le lien, et manquait de lâcher ma tasse. L’objet le plus précieux et le plus puissant jamais créé était entre ses mains.
_ Vous l’avez, dis-je d’une voix faible. C’est cela que vous détenez.
_ J’en suis presque certaine, confirma t’elle avec un sourire supérieur.
Une forte inquiétude me prit.
_ J’ose espérer que vous ne vous êtes jamais amusé à faire des tests pour savoir ce que c’était. Les radiations de ce générateur, quand elles ne sont pas maîtrisées, peuvent entraîner des mutations chez certains êtres vivants.
Elle secoua la tête, et je me détendis. Je refit à nouveau mes calculs, et poussait un soupir.
_ En ayant le générateur – et en admettant qu’il n’ait rien perdu de sa puissante- et tous les matériaux nécessaires, cela me prendra au mieux huit mois, concluais-je, optimiste.
_ Tous les matériaux que l’on puisse trouver sur cette planète et dans l’espace sont stockés dans ce vaisseau.
_ Et bien, finis-je, réellement intéressé à présent, montrez-moi donc le laboratoire ou je vais passer mes huit prochain mois.
Nous sortîmes de concert, et prîmes l’ascenseur vers le premier étage.


ChaoticPesme :

J'étais à présent aux bords des sous sols décrépits de cet immense vaisseau, dans un petit espace entre les 2 trappes hermétiques en titane qui séparaient les deux zones. La doctoresse m'avait dit de rester en vie... je ne sais pas comment je devais le prendre. Peut être que c'était juste une manière de ne pas trop se donner mauvaise conscience en m'envoyant ici, ou alors qu'elle ne me détestait pas au point de m'envoyer à une mort certaine. Que cette femme était étrange... ainsi les mutants auraient le droit de me tuer s'ils en étaient capables, et moi je n'aurais seulement le droit que de les repousser en dehors du vaisseau...
De toute manière, je n'avais pas d'autre choix que de m'exécuter, la fuite étant techniquement impossible. J'ouvris la seconde trappe au dessous de moi avec un peu de mal, puis la soulevais. Il en sortit un voile de brume d'une couleur indéfinissable, mais j'étais pour le moins sûr qu'il était extrêmement toxique. Je sortis l'arme que la doctoresse m'avait donnée, puis je descendis l'échelle rouillée, refermant la trappe derrière moi. Ma vision dans cette combinaison était assez limitée, mais même au travers de ce brouillard toxique, je distinguais encore bien le décor qui m'entourait. C'était hallucinant ! Une végétation empoissonnée s'était presque totalement emparée des vieilles machines, des ordinateurs rouillé et des écrans brisés qu'il y avait ici. Pour le moment, j'explorais les couloirs sombres sans rien rencontrer de menaçant. Quel endroit lugubre, j'avais l'impression de me trouver dans un lieu entièrement différent du Magellan. Un si beau vaisseau... il était pourri de l'intérieur par la faute de cette ***** qui n'aurait jamais pu l'entretenir à elle seule ! Quel gâchis !
J'avançais prudemment, non seulement parce que je commençais à entendre des bruits de pas, mais aussi parce que mes propres pas faisaient grincer la vieille ferraille par endroit. J'ignorais tout des monstres qui pouvaient habiter dans le coin, qui sait s'ils ne m'avaient pas déjà. Je m'arrêtais un instant à un endroit la coque avait été perçée. Percée, j'aurais même dit complètement trouée ! Les contours du passage semblaient indiquer que la paroi avait fondue. Si ces monstres pouvaient faire de tels dégâts à la coque du vaisseau, je n'ose pas imaginer ce que je deviendrais s'il arrivaient à me toucher.
Je regardais la forêt par delà cette ouverture et du haut des quelques mètres où flottait en permanence le Magellan. J'aperçus le même genre de brume au dehors qu'à l'intérieur, les arbres mutants était d'une couleur orangeâtre à vomir ! Des créatures quadrupède immondes ressemblants à des chacals décharnés étaient en train de se bouffer les uns les autres ! Je voyais à présent ce que la Terre était devenu au fil des années, ça faisait vraiment peine à voir. j'avais pensé il y a quelques années que les dommages que notre planète mère avait subie pourraient être réversible un jour. A présent, je pensais que le seul moyen de recréer un monde en bonne santé aurait été de tout raser d'abord...
Je continuais mes recherches en suivant de mon mieux les bruits suspects qui était de plus en plus nombreux. La résonance de mes pas sur l'acier rouillé fut soudain remplacé par un bruit écœurant. Je lançais un regard sur mon pied droit, il semblerait que j'avais écrasé ce qu'il restait d'une de ces créatures cannibales. Je vis également 2 gouttes d'un étrange liquide tomber du plafond. Je chargeais l'arme sonique à toute vitesse, juste à temps avant que l'une d'entre elles se me donne un coup de griffe, elle fut projetée au sol et s'enfuit en courant. Cette saleté avaient enfoncés ses griffes le plafond et m'avait presque surpris ! La combinaison l'avait échappé belle. J'avais intérêt à être très vigilant dès à présent. Ses créatures n'ont aucun scrupules à se manger entre elles, mais certains arrivaient peut être à se supporter pour former un groupe.
Je marchais ainsi dans ce déballe pourri et sombre pendant quelques heures, marchant très lentement afin de surveiller mes arrières. J'avais déjà croisé un bons nombres de ses créatures isolées que je surprenais de dos afin de ne prendre aucun risque. Je vis la lumière extérieur se lever peu à peu par les trous dans la coque, je décidais alors d'arrêter ma chasse aux mutants. J'espérais que cette arme inoffensive serait au mois efficace pour les éloigner définitivement du vaisseau.
Je retrouvais assez facilement mon chemin vers l'entre-zone assez facilement. Lorsque j'allais passé le dernier virage pour m'y rendre, je me cachais immédiatement dans une alcôve dans le mur : 3 mutants semblaient monter la garde juste au bas de l'échelle. Il fallait que je réfléchisse, encore une fois...
C'était un cul de sac, si je tirais avec mon arme, les mutants prendraient peurs et seraient obligés de me passer sur le corps pour s'enfuir. J'observais en détail mon arme et m'aperçus que la fréquence de ondes soniques était modulable. Si j'arrivais à régler à la régler adéquatement, elle attirera les monstres au lieu de les repousser. Après avoir cherché un petit moment, je réglait l'arme à un niveau suffisamment élevé pour attirer les mutants suffisamment longtemps pour me permettre de passer la 1ère trappe. J'enclenchais le tir automatique et jetais l'arme dans le couloir que j'avais emprunté pour revenir. Les 3 mutants se précipitèrent vers elle et se mirent à se battre pour l'avoir, je courus vers la sortie. J'étais arrivé à l'échelle quand les créatures se retournèrent vers moi, visiblement l'arme venait de leur servir de repas. Heureusement, je réussis à fermer la trappe à temps, juste avant d'attendre l'un des monstres s'écraser la tête contre. J'enclenchais la purification d'air de l'entre-zone. Une fois l'air toxique évacué, j'enlevais la haut de ma combinaison et soufflais un bon coup. J'avoue que j'ai eu peur pendant un moment de ces monstres, j'avais honte. Je m'étais pourtant juré de ne plus rien craindre depuis la mort de Lyse, surtout pas d'être seul...
Cette garce de docteur me paiera tôt ou tard pour ce sale boulot.


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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 19 Juil - 19:20

-Mouaaaaaaaaaah, qu’est ce que j’ai bien dormi.
C’était le matin, d’après la lumière qui éclairait ma « chambre ». Tandis que je m’habillais, je pensais qu’il faudrait faire une réclamation au sujet du lit trop dur, et aussi à propos de ce bracelet qui me grattait horriblement, avant de me souvenir que je n’était pas dans un hôtel.
Quand je sortit de ma chambre, ma priorité fut de trouver des toilettes, car passer plusieurs heures à dormir d’un sommeil artificiel, ça vous donne envi de voir de belles cuvettes. Mais malheureusement, aucun plan ne me donna d’indication.
-Raaaaah, mais on ne devrait pas cherchez les toilettes dans un vaisseau digne de ce nom.
Je regardais dans le couloir où je me trouvais. C’était un long corridor où se trouver les chambres des « membres de l’équipage », ainsi que le réfectoire juste en face. Toutes les portes des chambres étaient ouvertes, ce qui me permit de conclure que plus personnes ne dormait, et donc personne à qui demander une information.
-Pfffff, j’ai vraiment pas de chance.
Au bout de couloir, il y avait une salle de détente, et de l’autre coté un ascenseur.
-Bon ben je crois que je vais devoir chercher étages par étages.
J’appelais l’ascenseur, qui arriva en 1,5 secondes grâce au déplacement électromagnétique.
-J’ai vraiment hâte de m’occuper de ce beau joujou de vaisseau, mais d’abord, cherchons.
Sur la commande a l’intérieur de l’ascenseur, je pouvais lire :
Rez-de-chaussée : armurerie, garage des aéroglisseurs.
1ième étage : labo médical et de recherche.
2ième étage : réfectoire, chambres.
3ième étage : hangar, piste d’atterrissage.
4ième étage : pont
5ième étage : bio-sphère.
Je réfléchis 2secondes, et me dis qu’il valait mieux commencer par le plus bas.
-Rez-de-chaussée, dis-je.

Quand les portes s’ouvrirent, je pus voir un autre couloir, mais un peu plus grand. Au milieu de ce couloir, je voyais Jonas dans sa combinaison qui semblait sur le qui vive.
-Hello, Jonas, comment ça va ?
Il se retourna brusquement, puis me reconnut et enleva la capuche de son costume vert bizarre.
-Ah, c’est toi, fit-il d’un air dédaigneux.
-Qu’est ce que tu fais ici ? répliquais-je.
-Je vais me coucher, j'ai passer une nuit ereintante.
-Sa se voit, on dirait que tu as des bagages sous les yeux.
Il garde le silence, sans doute pour se retenir de me frapper.
-Bon sinon, reprit-je, tu ne saurais pas où son les toilettes ?
-A vrai dire, je n’ai pas encore eu le temps d’y faire attention.
-Ah, bon ben je vais te laisser à ton travail de démutanseur, tchao.
Comme je me positionnais dans l’ascenseur, il me lança :
-Dis, t’en pense quoi de cette traîtresse qui nous à amenée ici ?
-Elle est plutôt jolie, répondis-je avec un sourire.
-On s’en fout de ça, ce que je veux dire, toi tu n’est pas révolté qu’elle ai trahi notre peuple et nous ai séquestrée ici ?
-Ben tu sais, elle aurait très bien pu nous laisser sur le champ de bataille, qui aurait pu être à nouveau bombardée, ou encore nous jeté dans cette forêt toxique et nous regarder mourir à petit feu. Au lieu de ça, elle nous a sauvé et nous a donné des choses à faire pour qu’on se sente utile.
Il était à nouveau renfermé dans son silence, sans doute pour essayer de comprendre ce que je venais de dire. Moi pendant ce temps, je dis :
-1ière étage.

Quand les portes s’ouvrirent de nouveau, c’était a nouveau un couloir. J’était encore face à un couloir, mais de la même taille que celle qui se trouve à l’étage des chambres, avec par contre une seule porte pour chaque coté. Je regardais la porte qui se trouvais à droite. Il y avait toute sorte d’instruments dont je ne connaissais pas le nom, car ce n’était pas des outils pour les vaisseaux. Par contre, pour la porte de gauche, c’était une vaste salle avec des objets que je connaisais, comme la lame à onde gyroscopique utilisé pour découper les métaux, ou encore le cyclotron. Dans cette salle, se trouvais mistigri, qui ne m’avait pas vu. Comme je connais les gens qui travaillent sur le métal et ce qui sert pour les matériels électronique, je décidais de ne pas le déranger. C’est surtout son juron retentissant qui m’apprit qu’il était très occupé. Je retournais donc à l’ascenseur et dis :
-3ième étage.

Cette fois, c’était une immense salle, où se trouvais des dizaines de vaisseau.
-Ouaaaaaaah, m’écriais-je, car je vis que les 10 vaisseaux était les 10 pumas-54 qui avait été fait uniquement pour l’énorme vaisseau dans lequel je me trouvais. J’avais lu qu’ils avaient la force de frappe de 20 swispeur de l’armée… chacun. Avant de ne commencer à me jeter dessus pour tout vérifier, j’eus la force de dire :
-5ième étage.

Quand la porte coulissa, je me demandais pourquoi j’avais dis le 5ième et non le 4ième, quand le mal au niveau de la ceinture qui m’avait réveiller me répondis et me rappela la proximité des arbres pour faire ce que j’avais besoin de faire. Je me précipitais devant un tronc, défit ma braguette, et me soulagea. Après 20 secondes, j’entendis comme un grognement derrière moi.
Comme je me retournais et vis la provenance du bruit, je m’exclamais :
-Oh non, revoilà la peluche géante.
En effet, l’homme-chat avait sortit les griffes et montrait des dents.
-Qu’est ce qu’il y a ? Tu a un problème ? Tu veux du vermifuges ?
Soudain, un doute me tirailla, et je me retournais pour voir que j’avais « marquer mon territoire » sur l’endroit où il avait fait sa couchette.
-C’est pas vrai, j’ai vraiment pas de bol.

Quand l’ascenseur s’ouvrit sur la salle de contrôle du pont, je vis que les 2 femmes et la petite fille de l’endroit s’y trouvait déjà. Quand la « capitaine » se tourna vers moi, elle poussa un cri.
-AAAAHH, qu’est ce que c’est que tout ce sang ?, s’exclama-t-elle.
En effet, le félin anthropoïde m’avait lacéré le visage, ce qui me donna un air boursouflé.
-C’est rien, fis-je, faite pas attention. Sinon, une question : Où se trouve les toilettes dans ce foutu vaisseau ?
-Ben, répondis la femme qui avait crié, vous ne savez pas que chaque cabine avait sa propre toilette individuelle ?
Une minute de silence passa, puis je soupirais.
-Booooooon, fis-je. Alors, que dois-je faire ??
-Allez donc remettre en état la connexion avec les réacteurs, vous voulez bien.
-Oui m’dame, mais avant, permettez que j’aille me faire soigner.
-Oui, faites donc cela, répondit-elle, c’est à l’étage 1.
Pendant que la porte se fermais, je répondait :
-Je sais.


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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 19 Juil - 21:56

Après le passage du mécanicien tout gonflé et saignant, Lilyah et "Maman" recommencent à parler entre elles.
Qu'est-ce que le mécanicien a fait pour avoir une tête pareille ? On dirait qu'il s'était fait griffer par quelque chose ou...
Xorth ! Il a voulu faire mal à Xorth !
Je bondis et cours le plus vite possible. Si "Maman" m'a bien dit, Xorth est au dernier étage de la "Base"...
Je monte dans l'ascenseur en tapant du pied. Vite ! vite !
La porte s'ouvre et je me précipite dans l'espèce de "Forêt-serre".
Xorth est toujours là. Il n'a rien et regarde son espèce de lit de feuilles en grimaçant. Il est en colère... Pourquoi ? A cause du mécanicien je pense...
Je lui saute dessus en riant. Comme ça il sera plus en colère ! Xorth tombe sous mon poids et se retourne brusquement. Quand il me voit, il esquisse un drôle de sourire. Il me dit :
"Cheulos Kara.
Tiens ? Je connais pas ce mot... Cheulos... cheulos... Ca doit être un mot de... Mais oui ! C'est un mot de bonjour ! Oui c'est ça ! Xorth me dit "Bonjour" dans sa langue !
- Cheulos Xorth, je réponds en souriant."
Il se relève et regarde à nouveau son lit de feuilles. Je lui envoie de l'inquiétude. Qu'est-ce qui s'est passé avec le mécanicien ?
Xorth se retourne vers moi et balaye l'air avec une de ses mains, comme pour dire qu'il n'y avait rien de grave.
Je hoche la tête. Il a peut-être mal dormi... Voilà, il a mal dormi alors il regarde son lit pour voir si quelque chose l'a gêné.
"Manger, je lui demande. Toi manger ?
Xorth me regarde à nouveau et fait "oui" avec sa tête.
Je lui prends le bras et le guide vers l'ascenseur. Arrivé dans la salle avec la grande baie vitrée, je le laisse et lui demande de rester là. Je cours dans les couloirs tous blancs vers les réserves et sort deux grosses barres de chocolat d'une caisse.
De retour devant la baie vitrée, je donne à Xorth les barres et il se met à les manger gloutonnement, en regardant la forêt toxique.
"Maman" m'a dit que c'était à cause des vaisseaux de guerre, à cause de la guerre. Je trouve ça... étrange et triste. C'est pas les beaux arbres verts de la "Forêt-serre", mais c'est des arbres de drôles de couleurs, sans feuilles.
Xorth continue de manger, avec une espèce de joie. Je souris.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 20 Juil - 23:25

J'etais toujours décidée à ameliorer la communication avec Xorth. Je suivis donc Kara jusqu'au dernier etage de la base. J'hesitais tout de meme à la deranger de peur de la froisser. En apercevant Xorth manger, je devais en profiter. Il se sentait bien avec Kara et en l'associant à mes sceances de communication Terro-langue de Xorth, cela pouvait rendre plus ou moins les tentatives plus faciles.
Je m'approchai d'eux. Kara me remarqua aussitot.
_Liliah?fit Kara surprise.
J'expliquais rapidement que je souhaitais commencer les séances de communication.
_Si tu le veux, tu peux rester avec nous.l'invitais-je.
_Oh oui. Je veux bien.répondit Kara.
Nous commençâmes donc à nous mettre au travail. A l'aide de mes connaissances, je devais trouver un moyen d'engager la conversation avec Xorth. Kara me souffla de dire cheulos pour le saluer. Je la remercia du conseil.
_Cheulos Xorth.fis-je.
_Cheulos Liliah.me répondit Xorth.
Ensuite le début de notre communication commença. J'eprouvais parfois du mal à comprendre certaines phrases. A l'aide de signes, je lui faisais comprendre de repeter la phrase plus doucement. dès le premier essai, j'avais inventé une serie de gestes permettant de mieux se comprendre. L'un d'eux consistait à mettre la main gauche à l'oreille pour dire qu'on ne comprend pas. Un autre après faisait position sa main droite près de sa bouche mettant un doigt faire la gauche pour exprimer la notion de repetement et en fonction des mots non compris, je montrais un ou plusieurs doigts selon leur position dans la phrase. Si le ou les mots etaient en second ou troisiemes, je montrais deux ou trois doigts. Decidement je m'etonnais parfois moi même. J'avais une capacité à imaginer qui dépassait l'entendement.
Vers la fin de conversation, Xorth avait un regard vers Kara. Dans sa langue, il me parlait de télépathie puis montant sa main droite, ce qui signfait augmenter, et de la gauche montrant Kara. ensuite il ajouta le mot enjah. Je comprenais rapidement son message. Il parlait des pouvoirs télépathiques de Kara. Il connaissait un moyen de les augmenter apparement mais cette technique pouvait s'averer dangereuse.
J'étais très perplexe. D'un coté, avec ce moyen, on pourrait comprendre certainement beaucoup mieux Xorth. Mais de l'autre, il existait un danger et je ne pouvais pas me permettre d'exposer Kara à un danger.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 21 Juil - 0:24

Je suis là depuis un moment, à regarder Rhoan travailler, observant chacun de ses mouvement. J'essaye de comprendre. Ses gestes sont sûrs, précis, comme les miens quand j'opère. Aucune émotion ne transparait sur son visage, même pas un signe de son intense consentration. Son visage est lisse comme un masque de cire. C'est pourtant la mort, qu'il manipule. Et pas n'importe quelle mort. La mort des centaines, et des centaine d'habitants d'Itokyo. Etait-il si calme, lorsqu'il a construit le premier prototype ? Lorsqu'il a appuyé sur le bouton ?
Comment un homme en vient-il à détruire une ville, juste pour vérifier si son invention marche. Cet homme-là, surtout. Il avait foi en quelque chose. Il voulait arrêter la guerre. Comment en est-il venu à construire une arme, une telle arme ?
La vie sur terre n'a jamais été simple. Nous êtions pauvres. Le gros des technologie était réservé à l'armée, et pour nous, les civil, il fallait se débrouiller comme on pouvait.
Itokyo, c'était de grand building en ruine, des bidonvilles, qui bordaient des casernes, les seuls batiments à peu près solide. C'était misérable. C'était moche. Mais c'était chez moi. Il y avait des gens que je connaissais, que je cotoyais. Je n'aime mieux pas me rappeler si je les aimais.
Je devais tout de même être seule. Quand la lumière blanche qui efface a traversé notre ville, j'ai couru seule, toute seule, pour sauver ma vie. Il y a eu cette enfant sur ma route et je l'ai prise avec moi. Mais il n'y avait personne à coté, personne derrière. J'ai fuit seule.
Un bruit interromps mes réflexion, l'interphone vient de se mettre à grésiller.
_ Docteur Bah ? Docteur Bah ?
C'est la voix de Liliah. Je m'approche.
_ Oui ?
_ Je crois que vous devriez nous rejoindre, à la biosphère.
_ J'arrive.
Je croise le regard de Rhoan, qui a relevé les yeux vers moi.
_ Je sais ce que vous allez dire, et ça ne m'intéresse pas, Rhoan.
_ Vous l'entendrez quand même. Vous perdez votre temps. Si vous n'avez pas le cran de tuer cette créature, relachez la. Ce n'est certainement pas nous qui pourrons lui apprendre l'humanité.
_ Pourquoi ? Ne sommes nous pas, justement, ce que l'humanité a de plus représentatif ?
Je ne l'écoute pas répondre et monte dans l'ascenseur.
Quand j'arrive dans la biosphère quelque chose me frappe sur le visage de Lilyah. Une gravité très différente de celle que je lui connais. Elle se tiens debout devant moi, dans l'herbe verte. Kara, riant, s'amuse à lancer une balle à la créature, qui la lui renvoie. Mais il abandonne le jeu dés qu'il me voit, et vient se poster derrière Lilyah, en me regardant.
_ Qu'y a-t-il ? Demandé-je.
_ Nous avons réussi à communiquer un peu, me dis Lilyah.
_ Et ?
Mais Lilyah se tait. Je la vois échanger un regard avec Xorth, l'homme chat, puis fixer des yeux Kara, qui, encore un peu secouée par les rire, vient se peletonner dans mes bras. Je comprends.
_ Ma douce, lui dis-je, que dirais-tu d'aller faire un tour dans le vaisseau, de chercher des objets que nous pourrions montrer à Xorth, pour continuer à lui apprendre à parler.
_ J'y vais, fait-elle,enthousiaste/
Je la regarde disparaître par l'ascenseur, et me tourne vers Lilyah.
_ Eh bien ?
_ Je me suis dit que je devais vous en parler. Xorth m'a plus ou moins fait comprendre qu'il connaissait un moyen d'augmenter les pouvoir télépathique de Kara. Ce serais plus pratique pour communiquer, sans doute si Kara pouvait lui transmettre des phrase complête...
_ Un moyen ? Quel moyen ?
_ Je ne sais pas. Mais il hésite à le faire. Il semblerais que ça comporte des risque.
Je regarde Xorth. Il a compris que son message avait fini d'être traduit. Il s'avance vers moi.
_ Docteur "maman". Moi Kara aimer.
Et voilà. Tout est dit. Je pose les mains sur les épaules de Xorth, doucement, pour bien lui faire comprendre que chez nous, c'est un signe de paix. Et je parle d'une voix douce.
_ Enjay ? Enjay, pour Kara ? Si je te laisse faire, il y a enjay ?
L'homme chat se remets à parler. Lilyah lui fait plusieur signe, lui fait répéter des mots. Elle tente de reconstituer le sens derrière les phrase. Je la vois transpirer sous l'effort.
_ En gros, je crois qu'il dit qu'il n'utilise ce moyent que pour ceux de sa race. Il dit "Nimrodh", pour sa race, mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Il a peur, en fait, parce qu'il ne sait pas quel effet ça aurait sur un dieu.
_ Un quoi ?
_ Un dieu. C'est comme ça qu'il nous appelle.
_ Lyliah, essayer de lui faire dire d'où il vient, ce qu'il attends de nous !
La terrienne se retourne vers l'extraterrestre et prononce quelque mots, esquisse quelque signe. Xorth se remet à parler. A parler vite, longtemps.
Lilyah se tourne vers moi, avec un gste d'impuissance.
_ C'est trop dur ! Je comprends juste les mots "pierre noire" et puis "mourir".
Elle fixe maintenant l'ascenceur ou Kara a disparu.
_ Docteur, qu'est-ce qu'on fait ?
_ Pour l'instant, continuez. Vous vous en sortez très bien. Je sais que vous êtes capable d'y arriver.
_ Je ne sais pas, docteur...
_ Bien sûr que si ! Vous y arriverez. Il est hors de question d'exposer Kara à un quelquonque danger, juste pour gagner du temps.
Lilyah hoche la tête. Mais Xorth a attrappé mon bras. Il répète un phrase, plusieur fois, intensément, comme si sa vie en dépendait.
_ Je... Je crois qu'il dit que le temps presse.
Mon coeur se serre. Je sais qu'il ne ment pas. Il doit vraiement y avoir quelque part une race d'homme chat en train de courir en danger, une race qui a besoin de quelqu'un qui guérisse. Qui a besoin qu'on lui envoie du secours... Mais, je ne livrerais pas Kara. Je courrais le risque moi-même, s'il le fallait. Mais je ne ferais pas courir de risque à ma fille.
_ Je suis désolée, Xorth, dis-je simplement.
Je m'apprête à partir, mais sursaute. Kara est arrivée sans que nous l'entendions. Ses bras sont chargés d'objets divers et varié. Elle me regarde. Elle a tout entendu.
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