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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Nimrodh, les oubliés

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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 21 Juil - 23:12

Je regarde Xorth, puis Lilyah, puis "Maman".
Xorth veut que je devienne plus forte. Il veut augmenter mon pouvoir, mon pouvoir à moi ! Télépathie je crois, oui, c'est comme ça qu'ils disent... Mais alors pourquoi "Maman" veut pas ? J'ai entendu "Enjay". Enjay pour moi. Mais Xorth dit que le temps presse. Ca doit être grave, très grave...
Je laisse tomber les choses qui sont dans mes mains et me précipite vers "Maman".
"Maman ! Pourquoi tu veux pas ? Pourquoi, pourquoi ?
Elle me serre contre elle, tout doucement.
- Tu sais pourquoi ma Kara. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, tu le sais très bien.
- Mais...
- Il n'y a pas de "mais" Kara.
Je regarde "Maman" dans les yeux. Mais elle comprend pas ? Xorth a peur ! Peur pour moi mais aussi pour "Eux", pour... les hommes-félins comme lui !
C'est vraiment grave, c'est la première fois que je sens Xorth aussi inquiet ! Si il doit sauver les "Hommes-félins", je crois qu'il a besoin de moi, de mon pouvoir ! Il faut l'aider !
- Maman ! Il a besoin de nous ! Besoin, très besoin ! Il a peur ! Je suis la seule à l'aider ! Tu n'as pas mon... pouvoir. Lilyah, et les autres non plus ! On doit l'aider !
Je commence à sangloter. Lilyah me regarde et tripotant ses mains. Et Xorth ! Xorth à peur ! Et il est triste, si triste...
Je veux l'aider ! Il a dit qu'il avait peur pour moi ! Il n'est pas méchant, pas méchant...
Je serre mes poings. "Maman"... "Maman" à peur aussi. Peur à cause de "Enjay". Mais moi je veux aider Xorth ! Si j'aide pas Xorth je sens que quelque chose de très très grave va arriver.
- Maman... je veux aider Xorth... Il y a "Enjay" mais... si on fait rien, les gens comme Xorth...
Je m'écroule et recommence à pleurer.
- Je veux aider Xorth ! Je dois l'aider ! Je dois, je dois !"
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 21 Juil - 23:43

Elle s'est détachée de moi, et écroulée. Je veux m'agenouiller, la prendre dans mes bras, mais son dernier cris me fige sur place. "je dois, je dois"
Lilyah s'est précipité à ma place, l'a entourée de ses bras, la berce, tendis, que, secouée de sanglot, elle continue à gémir "je dois, je dois".
J'ai reculé malgré moi. Je sens dans mon dos le souffle de Xorth.

Ce n'est pas ses mots. C'est le ton sur lequel elle les dits.
"Je dois"


Je suis épuisée, mais je continue désespérement à travailer, l'oeil fatigué par le microscope électronique. Il ne faut pas que je m'endorme. Une main sur mon épaule. Le professeur Moberg.
_ Vous êtes encore là, Göran ? Vous n'êtes pas rentré ?
_ J'étais à une soirée, j'ai décidé de repasser pour prendre un dossier. Nilane, il est trois heure du matin. Qu'est-ce que vous faites encore au labo ?
_ J'avais besoin des locaux pour vérifier quelque chose. Je ne peux pas vous en parler. C'est personnel.
_ Votre fille ?
Je me tait. Evidément. Göran Moberg est un homme protecteur et paternel. Il se renseigne sur la vie de ses employer, sur les soucis qui pourraient entraver leur efficacité au travail.
_ Je n'utiliserais plus les locaux, dis-je. Pardonnez-moi.
_ Rentrez chez vous, Nilane. Et demain, ne venez pas, reposez vous.
Je ne conteste pas. Je ne veux pas d'ennui. j'ai trop besoin de garder ma place dans ce labo de recherche.
_ Nilane ? appelle-t-il au moment ou je m'apprêt à partir.
_ Quoi donc ?
_ Nilane, vous vous épuisez pour rien. J'ai fait examiner votre fille par les spécialiste les plus éminent. Il ne trouve pas le moyens d'arrêter la propagation du cancer. Ne perdez pas le précieux temps qui lui reste sur ces microscopes.
_ Taisez vous.
_ Je regrette de vous dire cela, mais il faut bien que quelqu'un vous le dise. Votre fille va mourir, nilane.
_ Taisez-vous, je dois la sauver. Je dois ! Je dois !

Oui. Le même ton. Exactement le même.
Ma petite fille, combien de temps te reste-t-il, si Rhoan ne parvient pas à construire son arme à temps pour te sauver ? Deviendras tu femme ? Vivras-tu avec ce souvenir, cette race que tu pouvais sauver, et que tu n'a pas pu à cause de moi ? Vivras-tu une autre occasion de trouver à ta vie un sens aussi fort que celui-là ?
Je tremble. Je tremble terriblement. Tout mon être résiste, et pourtant, je le sais, je dois dire oui. Un simple oui.
Je me retourne en sentant quelque chose de chaud se poster sur mes épaules. Xorth refait le geste que j'ai fait avec lui, en sige de paix. Il ne sais pas sourire à la manière humaine, mais ses yeux cherchent à m'apaiser.
Je regarde Lilyah.
_ Dites-lui... Essayez de lui dire qu'il peut, mais qu'il aille doucement, qu'il fasse très attention. Et je reste à coté d'elle. Et j'ai le droit de tout arrêter des que je sens que ça va trop loin.
Lilyah hoche la tête.
J'ai une main de glace dans l'estomac.
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Pykar
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 22 Juil - 20:20

Le mode Blocus activé dans le vaisseau était la seule chose d'un peu améliorée dans ce tas de feraille. Après mon piratage du début, je vis que c'était facile de parcourir le vaisseau, mais pas d'acceder aux fonctions avancées... comme par exemple permettre de désactiver le champ de force qui retenait les vaisseaux à l'interieur... Il me fallait quelque chose... Il fallait trouver le "propriétaire" du vaisseau. Je cherchai un petit peu dans les archives, et je tombai sur le dossier du "Maitre des lieux"... Mais dans ce cas la, ce serait plutot la maitresse:
"NOM: BAH, NILANE
AGE: INCONNU
DATE DE NAISSANCE: INCONNUE
FONCTION: DOCTEUR
CLASSE: 1ERE CLASSE"
C'est elle qui détient les commandes...
Je regardai ou elle se trovait sur le plan holographique du vaisseau, pris un magnétophone et descendis dans les conduits...
Je retournai dans le réfectoire, ou elle se trouvait en compagnie du scientifique aux cheveux blancs. Je m'approchai d'elle discrètement en ayant allumé le magnétophone...
"-Que comptez-vous faire de vos passagers inattendus, finalement?
-Je ne vais pas les tuer, si c’est ce que vous voulez dire.
-Je m’y attendais. Nous risquons donc d’avoir quelques problèmes de ravitaillement. J’ai vu vos réserves: ce ne sera pas suffisant pour la durée de votre projet.
-Nous devrions tenir suffisamment de temps.
-Vous ne semblez pas réaliser. Vous voulez que je recrée mon arme, mais vous n’avez aucune idée du temps que cela prendra.
-Combien de temps cela demandera-t-il ?"
La conversatin commenca à m'interesser, mais j'avais maintenant assez d'échantillons vocaux pour pouvoir passer outre les codes d'acces... Je remontai vers le pont et lancai une synthese vocale. Quand elle fut terminée, j'obtins un petit sample de son a volume modulable, qui me permettait quand meme l'acces aux autres fonctions du vaisseau... Je réussis à désactiver le petit champ de force qui retenait le Silencer, puis je descendis de nouveau dans les conduits tout en vérouillant le pont...
D'après la description donnée par l'ordinateur du vaisseau, le Silencer était équipé d'un système de camouflage optique/radar tres efficace. Malhereusement, cela fit que l'armement était très léger...
Ca fait rien, je veux pas me battre
J'embarquai a bord. Les commandes étaient très simples et n'importe qui pouvait utiliser ce genre de chasseurs... Surement pour raccourcir le temps de formation de la chair a canon... J'activai le dispositif d'nvisibilité immédiatement et décollai, ayant établi un point de route...

Après le début de la guerre, on compta plusieurs déserteurs. Certains établirent des campements, et d'autres s'installèrent dans des ruines... C'est le cas à Osakya. J'atteris juste à coté de la ville, dans un champ de ruines... Descendant de mon appareil, je partis tout droit vers la ville, et je trouvais vite la ou s'étaient installés les fugitifs... Je frappai à une porte. Elle s'ouvrit. J'entrai dans la salle sombre qui s'offrait devant moi. A ce moment, la lumière s'alluma et je me retrouvai entouré de fusils braqués sur moi.
"Bouge pas".
Un homme en costume cravate noir arriva vers moi, me vit, et dit:
"Baissez vos armes"
Ils s'executerent.
"Ca faisait longtemps...Janus
-Je me disais ca aussi...Kyle"
Kyle était un des hommes avec lequel je traitai régulièrement après mon évasion, avant son départ pour Osakya.
"Qu'est ce qui t'amène ici?
-Les affaires.
-Droit au but, come toujours.
-J'ai besoin de materiel d'avant cataclysme et de vivres... Je peux voir quel est ton choix?"

Un quart d'heure plus tard, j'embarquai le tout dans le vaisseau. Kyle laissa échapper un sifflement.
"Tu vas partir en guerre avec tout ca?
-Disons plutot que c'est une mission commando... Je suis sur quelque chose de gros... De très gros...
-Et ou tu as trouvé ce vaisseau?
-Tu tiens a le savoir?
-Euh...non...
-Parfait. Bon, désolé de pas pouvoir rester longtemps.
-On se reverra peut etre...
-Ouais. Salut"
Je décollai. En rentrant du vaisseau, je dressai une liste dans ma tete:
*Mes couteaux
*Mon USP
*Des vivres
*Un petit scanner de données
*Une autre arme a feu d'avant cataclysme
*Un crocheteur-électronique fait main qui utilisait une combinaison du crocheteur standard des Terriens et des Spaciaux trouvés sur les champs de bataille
*Un micro directionnel
Ca me permettait de survivre pendant quelque temps tout en essayant d'en savoir le plus possible sur tout ce qui se passait sur le Magellan. Maintenant, tout l'art était de remonter sur le pont sans me faire repérer...

J'atteris sur le Magellan en mode furtif, et je vérouillai le vaisseau avec le crocheteur. Pour avoir de nouveau la bonne combinaison permettant d'utiliser le vaisseau, il faudra que le crocheteur détecte mon ADN.
L'ascensceur émit un petit "Ding"
Quelqu'un venait!
Je me plaquai contre un des murs du hangar, quand une voix plutot jeune poussa un cri de surprise, puis dit:
"5ième étage!"
Je crus reconnaitre la voix: Celle de ce type que j'avais anhestesié dans le vaisseau... L'ascensceur se referma. Je me repris et utilisai de nouveau les conduits pour regagner le pont. Quelque chose devait se passer dans ce cinquième étage, mais je n'avais pas encore réussi à acceder au système de caméras embarquées. Une fois arrrivé, je me remis au travail en utilisant mon nouveau materiel...


Dernière édition par le Mer 27 Juil - 10:59, édité 1 fois
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Ayoju
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 23 Juil - 8:29

Lilyah me fit comprendre que je pouvais commencer mais que la maman de Kara pouvait me faire arrêter s’il le fallait. J’acquiesça de la tête et fit comprendre à Kara de me rejoindre. Mais sa maman la retint quelques instant pour lui installer quelque chose sur le bras.
- Ne t’en fais pas Xorth, me dit-elle, c’est pour surveiller ma santé. Tu vois ?
Elle me montra le petit appareil. Des choses étaient écrites dessus mais je ne savais pas les déchiffrer. Kara se tourna ensuite vers sa maman :
- T’en fais pas maman, tout ira bien !
Nous nous éloignâmes du groupe tout en restant visibles de tous. Je m’accroupi au sol et Kara fit de même en face de moi. Nous allions pouvoir commencer.
Je commença par émettre des pensés apaisantes pour que Kara ne panique pas. Je sorti l’une de mes griffes et me fit une petite entaille sur le pouce, juste assez profonde pour qu’une petite goutte de sang coule. Je pris alors la main « normale » de Kara et fit de même. Je perçus un léger cri de sa maman quand ma griffe lui coupa la peau.
- T’inquiète pas maman, j’ai presque rien senti, dit Kara en regardant sa maman.
Une petite perle rouge apparu. Cela me troubla : Mon sang lui, avait une couleur violette, tirant sur le bleu. Avec une certaine appréhension, je rapprochai mon pouce de sa plaie afin que nos sangs se mêlent. Aucune réaction de rejet n’apparu. L’échange du sang c’était apparemment bien déroulé.
Je lui fis ensuite signe de me regarder droit dans les yeux, ce qu’elle fit. Pendant qu’elle me fixait ainsi, je me concentrai sur une pensée particulière, celle qui réveillait notre télépathie parmi les miens. Un flot immense d’information se mit alors à transiter entre moi et Kara : Mon expérience, tout ce que je connaissais sur la télépathie de mon peuple. Mais quelque chose clocha : Je recevais aussi des informations de sa part. Ce n’était pas normal ! Mais tant que le transfert n’était pas fini, rien ne pouvait l’interrompre, pas même moi ! Au bout du moment qui me parut une éternité, le lien se coupa. Je m’écroulai de fatigue mais juste avant de perdre connaissance, je vis Kara étendue sur le sol, inconsciente. Déjà sa maman courrait vers nous en criant des choses que je ne comprenais pas. Je voulu resté éveillé mais j’avais dépensé trop d’énergie. Je fermai les yeux, l’image de cette enfant sans connaissance me hantant l’esprit.


Dernière édition par le Sam 23 Juil - 15:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 23 Juil - 12:54

J’avais à peine eu le temps de me remettre de cette légère frayeur en sortant des sous sols, que je fus accueilli par celle qui m’avait odieusement obligé à y aller. J’enlevais rapidement ma combinaison et la laissai sur place. Elle m’invita à nouveau à venir avec elle. A ce moment, je n’avais qu’une seule envie, ou plutôt deux envies. C’était de m’allonger sur ma couchette et de préparer notre évasion, à moi et Mike. La 2ème était de lui mettre mon poing dans la figure…
Voyant que j’étais réticent, elle me dit qu’il s’agissait d’assister à une expérience télépathique qui concernait sa fille. Suscitant chez moi un nouvel intérêt, je décidais de tout de même la suivre. J’étais curieux de voir ce que cela pouvait donner.
Ma seule passion depuis mon engagement définitif dans l’armée avait toujours été les technologies de pointe, c’est ainsi également que je pouvais me tenir au courant des derniers types d’armes et d’engins que nous allions utiliser lors de nos futurs missions. A Etrenank, la technologie télépathique en était encore à la phase expérimentale. D’après les holodisques les plus anciens que j’avais vus il y a une 10ène d’années, j’avais vu et lu les essais des premiers prototypes de casques de casques à transferts mentaux. Ils avaient valu aux malheureux testeurs des dégâts cérébraux allant de migraines chroniques à la destruction définitive de certaines parties du cerveau. Par contre, parmi les dernières nouvelles que j’avais vues, les prototypes s’étaient de plus en plus miniaturisés et les testeurs arrivaient déjà à envoyer des pensées à courte distance.
Mais je fus frappé d’étonnement lorsque je vis Kara et la créature : ils ne portaient sur eux aucun dispositif de transmission télépathique, aucun équipement, rien.
La doctoresse m’expliqua d’abord que sa fille était douée de capacité mentale depuis que son bras devint artificiel, une sorte de « don » qui lui permettait de transmettre des émotions par pensée. C’était déjà insensé, mais qu’elle me dise ensuite que c’était grâce à la créature que sa fille allait pouvoir développer ce « don » jusqu’à la VRAIE télépathie ! C’était impossible ! Aucune créature connue dans l’univers n’était capable de faire une telle chose !
La mère de Kara brancha un pressuriseur cellulaire anfin de surveiller si l'expérience aller bien se passer. L’homme chat et cette dernière s’éloignèrent de nous, ils s’accroupirent l’un en face de l’autre. La créature sortit une griffe et entailla le pouce de Kara. J'avais failli les arrêter, plus par reflexe qu'autre chose, mais il semblait que Kara n'aurait pas voulu. La créature fit de même avec son propre pouce, puis ils mélangèrent leur sang en se touchant. J'avais l'impression pour le moment d'assister à un rite barbare plutôt qu'une expérience télépathique...
Je ne dis rien, mais j’étais sûr que cette tentative allait être un échec. Rien n’allait être possible sans équipement approprié ! Et surtout pas par un rituel aussi ridicule !
Je voulais bien croire que la créature était douée d’une certaine intelligence, mais pas au point de surpasser les humains sur un point qu’ils commençaient à peine à maîtriser.
Ils ne firent strictement rien en apparence, mais au bout de quelques minutes, ils tombèrent en arrière au même moment. C’était impensable ! Qu’avaient ils pu faire pour qu’ils perdent connaissance ?
Malgré moi, je fus parcouru d'un frisson au moment où les 2 cobayes tombèrent. La doctoresse se précipita vers eux. Se pouvait il qu’il se soit passé quelque chose dans leur esprit ?
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Marc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 23 Juil - 21:42

Je travaillais tranquillement. J’avais a ma disposition un remarquable matériel, bien que piètrement entretenu. Actuellement, j’essayais de reproduire la composition chimique de la coque du 2R2M. Ce métal devait résister à des radiations capables de faire fondre le titane le plus résistant en une seconde. Je m’appliquais à approcher lentement un extrait de diamant d’un bassin de synthèse contenant du dioxyde de sulfure concentré.
Doucement Franck, ne tremble pas si tu tiens à rester entier.

Plongé dans mon travail, je ne m’aperçu pas que je n’étais plus seul. Lorsqu’une main se posa sur mon épaule et qu’une voix me cria presque dans les oreilles, je tressaillis. Ma main dévia sur les commandes du bras manipulateur, et l’extrait de diamant tomba brusquement dans le bac de synthèse, provoqua une giclée de son contenu. Je m’écartais vivement, et retirait frénétiquement ma blouse, que je jetai ensuite avec précautions dans un stérilisateur. Je me tournai, et me retrouvait face à Atrayde, manifestement surpris de ma panique.
_ Imbécile ! Lui criais-je. Une goutte de ce produit, et vous pouvez dire adieu à votre squelette !
Il ne parut pas troublé, et me mit tranquillement que Bah voulait me parler à l’infirmerie. Je le suivis en maugréant. Nous traversâmes le couloir, Atrayde droit et fier, moi légèrement voûté et pensif. Malgré le fait indiscutable que mon arme était efficace, je me souvenais clairement avoir constaté un sous charge de puissance devant Itokyo. Pendant une seconde, le générateur à plasma avait faible, et j’avais du stopper le processus quelques instant pour qu’il se recharge.
Peut-être qu’en stockant à l’avance de l’énergie en vue de combler cette sous charge et ainsi soulager le générateur je devrait éviter l’arrêt.
Au bout d’une série de calcul, je me décidais d’adopter cette technique. Restait le problème du teste. Aucune incertitude n’était permise. Si j’incluais un nouveau système au 2R2M, il fallait des tests.
Le mieux serait de fabriquer un prototype. Cela ne rajouterai pas beaucoup de temps. Oui. C’est plus prudent.

Nous arrivâmes à l’infirmerie, et je constatai que tous étaient là. Je haussais un sourcil.
_ Il parait que vous voulez me parler, dis-je à Bah, feignant d’ignorer les autres.
_ Oui Rhoan. Le temps nous manque. Vous devez accélérer dans la construction de votre arme.
_ Je croyais pourtant avoir été clair sur le délai, répliquais-je, agacé.
_ Je viens de vous le dire : le temps nous manque.
Me voyant septique, elle m’expliqua :
_ Nous avons tenté une expérience avec Xorth.
_ Xorth ? Relevais-je.
_ L’extra terrestre, précisa t’elle en jetant un coup d’œil à l’homme félin étendu sur un autre lit. Il nous a fait comprendre qu’il pouvait développer la télépathie de Kara. Nous l’avons laissé faire. Cela a manifestement épuisé l’organisme de Kara, qui résiste beaucoup moins au cancers depuis. Elle ne tiendra pas huit mois. Vous devez faire plus vite.
_ Pensez-vous m’émouvoir ? Je me fiche de cette fillette.
Ses yeux s’agrandirent.
_ Mais c’est de votre fautes si…
_ Et alors ? Je vous ai dit huit mois, c’est huit mois. Et encore, je suis optimiste.
Elle se redressa brusquement,et nous nous affrontâmes du regard.
Ca sent l'orage.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 23 Juil - 23:34

Franck Rhoan. Ses cheveux blanchis par le travails, par les erreurs, les tatonnement. Son dos vouté, fatigué. Son âme dur comme du granit, dans ce corps si faible, si facile à détruire.
Derrière moi, c'est le silence. Lilyah et le mécanicien se sont regroupés autour de Kara endormie, assomée, épuisée, vidée de toute son énergie vital, et plus en danger que jamais. L'extraterrestre, Xorth, allongé derrière, commence à s'agiter sur sa couche. Evidément, il récupère vite, lui. Il est fort, lui. Pas ma Kara. Pas ma petite fille.
_ 5 mois, dis-je d'une voix sourde. 5 mois. C'est tout ce que je peux vous accorder.
_ Huit mois. Ou tuez moi maintenant. Ce que vous me demandez est impossible. Je regrette.
Ce ton froid, simple. Comme s'il parlait du délait de construction d'un jeu vidéo.
_ Elle a dix ans, dis-je. Peut-être moins, je ne connais pas son âge exact.
_ En quoi est-ce mon problème ? Fait-il en haussant les épaule.
Ma respiration se stoppe net. Je le regarde avec stupéfaction. Il me faut un instant pour réaliser que la question est sincère. Il ne voit réellement pas en quoi l'âge de Kara le concerne.
Je lui saute à la gorge. Littéralement. Personne n'a le temps de m'arrêter. Je lui empoigne le col et le traine devant la couchette de Kara, l'obligeant à coller presque son visage au visage d'enfant endormis.
Je parle d'une voix sourde. Rauque.
_ Regardez la. Regardez la bien.
Rhoan essaye de s'arracher à ma poigne, mais je suis plus forte que lui. Lyliah et Mike, le mécanicien, ont eu un mouvement de recul. je resserre mes main sur la nuque du savant, l'obligeant à rester en face de Kara.
_ C'est désagréable, n'est-ce pas ? C'est tellement plus pratique, de jouer à la guerre, quand les ennemis ne sont que des chiffres sur une feuille de papier. Qu'est-ce que sa fait, Rhoan ? Qu'est-ce que sa fait de découvrir qu'ils ont un visage, tous ces enfants qui vivaient à Itokyo, et que vous avez effacés comme des fautes d'orthographe sur une feuille manuscrite ?
_ Lâ... Lâchez moi, espèce de folle !
Je crois en face le regarde de Mike. Il parait terrorisé, mais il ne bouge pas. Je sens soudains deux énormes mains_ celles d'Atrayde_ s'emparer de mes poignets et m'obliger à lâcher prise. Dans le même temps, Lyliah s'est précipitée et a pris Kara dans ses bras, l'emmenant à l'autre bout de la pièce. Rhoan se redresse, en se massant douloureusement la nuque. J'ai du le serrer plus que je ne le voulais. Ou le vouloir plus que je ne m'en rendais compte. Je relêve la tête vers Attrayde et lui crache à la figure :
_ Otez vos sale patte de moi ! Vous ne valez guerre mieux.
Je me dégage. Rhoan me fait fasse.
_ Vous me comparez à ce militaire ? Vous avez vécu à Itokyo, donc vous savez pourquoi je l'ai détruite. Ce n'étais pas une ville, Itokyo, c'était une base militaire. Les enfants qui y vivaient, s'ils avait grandit, ils seraient devenu des machine à tuer, comme ce matadore. Et votre Kara de même.
_ Personne ne m'a traité de... Commence Atrayde, mais je me suis mise à crier, plus fort que lui.
_ Oh, c'est bien commode ! C'est bien commode, de trouver ce genre de prétexte, juste pour ne pas admettre qu'on s'est juste laissé embrigadé comme les autres. J'ai vu tout ce que la guerre peu comporter d'ignoble, et j'ai certainement éprouvé plus de peur que vous deux réunis, mais j'ai tenu bon, moi, je n'ai pas choisi la solution de facilité, celle qui consiste à dire "que l'autre soit détruit, et j'aurais la paix". Pourtant, il n'est pas un être dans le système solaire, pas un seul qui n'ai souhaité que je survive. Pas un seul humains au monde ne s'est soucié de notre devenir, à toute les deux. Vous avez effacé notre ville, détruit les vie de tous ceux que nous connaissions, comme si nous êtions des vulgaires fourmis. Il a fallut s'enfuir plus vite que la lumière, la sale lumière blanche de votre sale invention, il a fallu courir. Elle était sur mon chemin, j'ai eu le temps de la rammasser. j'ai trouvé une véhicule encore en état de marche, pour m'enfuir encore. Mais la lumière nous a rattrapé, et lui a arraché son petit bras d'enfant. Elle hurlait, elle avait mal, je n'avais rien, rien pour la soigné. Le premier être humains en vie que j'ai pu apercevoir, pour nous aider, je me suis précipité vers lui. Mais cétait vous. Il a fallut me battre contre vous, m'enfuir, marcher des jour et des jour dans une lande déserte. Et l'empêcher de mourir. Je n'avais rien pour la soigner, rien, juste mes vêtements, que je déchirait pour faire des bandage. Je lui parlais. Je lui disais "Ne meurs pas, ne meurs pas, on va trouver des gens pour nous aider, ne meurs pas". C'est tout ce que j'avais. Quand je suis arrivée enfin à la civilisation, la milice est venue nous arrêter. Le gouvernement ne voulait pas laisser de témoin de vos petite manipulations, Rhoan. On m'a laissé au fond d'un trou, pendant des heures, sans eau, sans rien pour soigner Kara. Je continuais à répéter "Ne meurs pas, ne meurs pas, on va nous aider". Je savais que c'était faux, mais je continuais à le dire. Et puis les bombes ont commencé à tomber. Peut-être l'une d'elle venait-elle de votre vaisseau, Atrayde. Les sentinelle qui me surveillait ont été tué par la déflagration. J'ai quitté mon trou, sous un déluge de feu. Je la berçais, en courant, au milieur des explosion. Je chantait. Je savait que ma voix ne couvrirais pas le son, mais je le faisait. Et pas un seul instant, pas un seul instant, je n'ai songé à vous hair, Rhoan, ni à haïr vos amis, Atraydes. Je ne songeais qu'à elle, qu'à elle qu'il fallait que je sauve à tout prix. Autour de moi, c'était encore pire qu'à Itokyo, à Itokyo, il n'y avait pas eu de sang, pas eu de corps, pas eu de membre déchiqueté, partout. Il y a eu ce bombardier, qui s'est posé, pour je ne sais quelle raison, sans doute une avarie. Je n'ai pas réfléchis, je suis monté à bord. Je suis restée cachée, jusqu'à ce qu'il décolle, jusqu'à ce qu'il rejoigne son port d'attache. Alors je me suis montré, j'ai juste dit que j'étais le docteur Nilane Bah, et que je demandais l'asile politique. Et j'ai continué à me battre Rhoan, pendant huit ans, et je n'ai jamais cessé de me le répéter dans ma tête "ne meurs pas, ne meurs pas". J'ai bien fini par comprendre qu'à par moi, tout le monde s'en foutait, qu'elle vive ou non. Mes connaissance en chirurgie ont intéressé les scientifique, mais ma fille, elle pouvait crever, ce n'était le souci de personne. Mais je n'ai jamais arrêter de me battre, de garder ce but en tête, la sauver, uniquement la sauver. J'aurais pu choisir une autre obsession. J'aurais pu choisir de me venger, contre les terriens, contre les militaire, contre vous. C'est ce que font les gens, généralement. Mais moi, je n'avais pas peur de me remettre à vivre. Ca ne me fait pas peur, d'exister. Tant pis si vous, si Atrayde, le gouvernement terriens ou qui sais-je encore, préfèrerais nous savoir réduite en cendre, moi et ma gamine. Que vous le vouliez ou non, je la ferais vivre, vous m'entendez ? J'en ferais une femme, de cette enfant que vous ne vouliez pas laisser grandir !
Je m'arrête, vidée de tout mon souffle. Un silence de mort est tombé dans la pièce. Tous me regarde, stupéfaits. Je me rends compte que des larmes coulent sur mes joue. Je les ravales. Je ne pleure jamais. Je n'ai plus pleuré depuis huit ans.
Rhoan me regarde sans mot dire. Impossible de savoir ce qu'il pense. Une seconde interminable s'écoule. C'est comme si la moindre vibration de l'air allait faire exploser une nouvelle bombe.
_ Qu'espérez vous, me dit Rhoan d'une voix douce. Me faire pleurer ?
_ Non, dis-je. Vous ne pouvez pas pleurer. On ne pleure pas quand on sais qu'on a perdu. Retournez à votre labo. Je ne veux plus vous voir.
Rhoan reste un instant face à moi. Il semble hésiter à obtempérer. Il doit chercher encore quelque chose à dire. Mais Mike l'a attrapé doucement, mais fermement, par les épaules.
_ Si j'étais vous, mon vieux, je n'insisterais pas, et je sortirais sans rien ajouter.
Il l'emmène hors de la pièce.
J'ai le sentiment, d'avoir les jambes coupée. J'ai envie de me laisser tomber sur une chaise, de pleurer, mais je ne peux pas, pas maintenant.
Un gémissement me rammène à la réalité. Xorth. Il est en train de se réveiller.
_ Lilyah, s'il vous plait, ramenez le à la mini-biosphère tout de suite, et s'il demande après Kara, rassurez le du mieux que vous pouvez, ne lui parlez pas de sa maladie. Il ne faut pas qu'il se sente coupable.
_ Bien docteur, fait Lilyah doucement.
Elle emmène l'homme chat. Je reste seule avec Atrayde, près du lit de Kara.
_ Si je comprends bien, murmure le mercenaire, c'est l'homme qui a détruit votre ville et estropié votre gamine que vous venez de faire évader, et d'armer ?
_ Votre opinion est la dernière chose qui m'interresse.
_ Tant mieux pour vous, je vous l adonnerais quand même. Vous êtes minable, docteur, minable. Trop trouillarde pour vous venger. Vous vous accrochez à cette gamine comme à un prétexte pour ne pas vous battre, pour ne pas avoir le courage de...
_ De quoi ? Tuer Rhoan ? Vous tuer, vous et tous les autres ? Vous croyez que ça ira mieux, après ? Ou peut-être justement est-ce ce à quoi vous ne voulez justement pas pensé, caporal, à après, au fait qu'il y aura un après la guerre, qu'elle finira d'une manière ou d'une autre, car la vie finit toujours par l'emporter, ça dure comme ça depuis des millénaire et je vous jure qu'en tant que médecin, je sais de quoi je parle. Et que ce jour là, les brute avec un pois chiche dans la tête comme vous ne seront plus que des looser inutile, dans un monde qui ne veut pas d'eux, parce qu'il tends naturellement à la vie, pas à la destruction.
Il ouvre la bouche pour répondre. Je ne lui en laisse pas le temps.
_ Oui, un looser, voilà ce que vous êtes. Quelqu'un qui ne veut pas admettre qu'il est un être humains, autant que n'importe qui, que ça l'émeut autant que n'importe qui, de voir un enfant qui meurt, quelqu'un qui a peur de lui-même. Un looser. Et comme naturellement mon opinion vous importe peu, je peux vous le dire.
Je me repenche vers Kara, et je réfléchis. Je ne peux pas compter sur Rhoan. Il va falloir que je trouve un moyen de rendre à l'organisme de Kara l'energie qu'il a perdu. Un moyen radical. Atrayde reste derrire moi, mais se tait.
La porte de l'infirmerie s'ouvre. Lilyah et Mike sont revenu en même temps.
_ Je vais avoir besoin d'aide. Dis-je. C'est dangeureux, donc, même si je pourrais vous obliger, je n'emmènerais personne de force. Mais c'est le seul moyen pour donner à Kara le délais dont elle a besoin.
_ Que faut-il faire ? demande Mike
_ Sortir. Dans la forêt toxique. Certaine plante y ont des vertue chimique qui me seront utile pour faire une drogue suffisement puissante pour rendre à l'organisme de Kara la force dont il a besoin. J'irais seule, s'il le faut.
_ Je viens avec vous, dis aussitôt Lilyah.
_ Moi aussi, renchérit Mike. Je ne laisserais pas une gosse mourir sans rien faire, moi.
Ils ont tout deux dit cela spontanément. Ca n'a l'air de rien, mais... C'est la première fois en huit ans. C'est la première fois que des gens me rejoignent, m'offrent leur aide. Les premier qui ne veulent pas que ma kara meure. Je voudrais leur dire quelque chose... Mais je ne trouve rien. J'esquisse un pauvre sourire.
J'attends naivement que Atrayde se manifeste, mais il ne dit rien. Je soupire.
_ Je vais vous donner des combinaison. Et de vraies armes.
_ Je vais venir, moi aussi, intervient aussitot le militaire.
_Tiens donc, souris-je sans joie. Dés que je parle de vraies arme ! Drôle de coincidence. Vous restez ici, avec Rhoan. Vous devriez être fait pour vous entendre.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 25 Juil - 23:20

Nous étions tout les 3 dans l’ascenseur, descendant vers le rez-de-chaussée. J’était un peu perplexe en allant dans cette forêt toxique, et voir ce qui s’y trouve. Mais je ne pouvais quand même pas laissé 2 belles demoiselles risquer leur vie dans cet endroit dangereux.
Quand les portes s’ouvrirent, la chef se dirigea vers la porte de l’armurerie.
-Bon écoutez moi bien, dit-elle. Nous allons devoir aller dans cette forêt le mieux préparer possible, alors c’est pourquoi je vous donnerais des armes et des combinaisons.
-Pourquoi doit-on y aller en combinaison ? demandais-je. J’ai enfin de prendre un peu l’air moi, y fait chaud ici.
-Car si vous sortez sans protection, votre peau risque de gonfler et de virer au jaune, pendant que vos poumons seront liquéfiés sur place, me répondit-elle en faisant un petit sourire pour me rassurer quand même, mais je ne le fus pas vraiment.
-Cette forêt est-elle si toxique que ça ? demanda la fille qui venait avec nous.
-Oui, car la pollution du sol cumulé pendant des siècles fait que les forêts deviennent toxique et rejettent des gaz mortels dans l'atmosphère. Les espaces respirables sont de plus en plus rare sur la planète.
Nous observions tous un silence, un peu gêné.
-Bon, fini les cours de bio, place à l’action, reprit la capitaine.
Elle ouvrit d’un coup la porte qui était en face d’elle, pour se rendre compte que c’était un placard.
-Oups, désolé, dit-elle gênée, j’ai pas encore l’habitude de m’y retrouvé dans ce vaisseau.
Elle ouvrit plus timidement l’autre porte, qui se révélait bien être celle de l’armurerie. Une grande salle s’offrit à nous, dont les murs était parcouruent de plusieurs étagères, avec des centaines d’armes.
-Ouaaaaah, fis-je avec admiration, un canon à solénoïde calibre 22. Et là, des arachnos-bombe. OOOH y a même un gun à jet de plasma, c’est le pied.
Les femmes firent des yeux ronds.
-Mais d’où vous viennent cette connaissance des armes ?? demanda mon hôte.
-Ben, entre 2 réparations, je lis le « gun news », répondis-je. Mais pour cette mission, je vous propose le berreta calibre 15, à jet de fusion. Lèger, peu de munition à porter pour un grand nombre de tir, et vite rechargeable.

Après quelques minutes de changement vestimentaire et d’équipement, nous étions devant la porte du sas, dans nos combinaisons vert.
-Bon, on y va, dis la chef dans le micro.
-Dites, ça fait un moment que je vois un bouton là-bas, dis-je, et j’ai bien envie de savoir ce que c’est.
-Bon, ben allez-y, on vous retient pas.
Je m’approchais du-dit bouton, et appuyais dessus. Un long BEEEEEEEEEP ce fit retentir, et dans mon casque j’entendis l jeune accompagnatrice dire « abruti, c’était l’auto-destruction !!! »
-Vous n’avez aucun message, dis une voix métallique.
Un petit moment de silence, puis je retournais près des 2 autres.
-Euh, Mike … ?
-Non, répondis-je en appuyant sur le bouton et faisant face au sas, me demandez pas ce que ça faisait là, je n’en sais rien.


Nous étions donc à pied d’œuvre, et je ne pouvais pas m’empêcher de regarder la ligne déglingué du Magellan.
-Mais c’est une ruine !! m’exclamais-je.
-Euh, Mike ??
-Sa va être impossible de réparer ça, je suis mécanicien moi, pas carroseur.
-MIKE !!!
Je me retournais vivement, et vis une chose encore plus horrible que le Magellan. C’était une forêt, enfin si on pouvaient parler encore d’une forêt, à l’air malade. Des feuilles noirs pendant de branches vertes, mais d’un vert fluo. Et partout où on regardait, ce n’était que des troncs orange, atténuer par une brume verte omniprésente. Rien qua regarder le tout, une profonde envi de vomir vous sautais à la gorge.
-Bon, on est pas là pour faire du tourisme, et puis je crois que vous n’avez pas envi de voir plus, dit la voix de la chef dans la radio, alors avançons…

Nous marchâmes dans des herbes rouges, d’un rouge presque irréel. Il y avait un silence tendu entre nous, alors je décidais, après avoir cru voir un arbre avec des tentacules comme branches, de casser ce silence.
-Euh dites, c’est quoi vos noms, car avec tout ça, je ne sais toujours pas qui vous êtes.
-Moi, répondis la chef de groupe, je suis Nilane Bah, mais vous pouvez m’appeler Nilane.
-Et moi, repris l’autre, je suis Lilyah.
-Enchanté, repris-je.
Elle eurent un petit rire, mais qui ne dura pas. Je continuais à regarder autour de moi, en me disant que si les « lambs » avaient décidés de rester sur terre, qu’ils aient au moins le courage de garder en bonne état les forêts, pour donner de quoi faire jalouser nous les saptiaux avec nos forêts en synthétique. Tout d’un coup, je fis une chose qui faillit me remplire le scaphandre de ce que j’avais mangé le matin même.
-Qu’est ce que c’est que ça…
-sa, c’est un pouilleux, me répondit Nilane.
-Mais qu’est ce qu’il fait ??
-Il mange un autre pouilleux mort.
Le pouilleux, comme je pus le voir, était un sort de chacal, les côtes saillantes, avec la peau comme de la gélatine noire, avec le visage ravagé, les yeux rouges, les dents jaunes fluos et la « truffe » orange.
-Beurk, c’est atroce, fis-je, on doit vraiment passé par là pour chercher ce qu’il faut pour votre fille ?
-Non répondis-elle, c’est pas loin à gauche, venez.
Tandis que nous la suivions, j’entendis un sorte de « gragroum » derrière moi. Je me retournais vivement, pour voir une ombre disparaître derrière un tronc.
-Beuh, j’aime vraiment pas cette forêt, fis-je en courant pour rattraper les 2 demoiselles
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 26 Juil - 9:13

Je restais seul dans l’infirmerie, le savant fou ayant été raccompagné par Mike. J’aurais du réagir quelques instants plus tôt lorsque la doctoresse avait demandé de l’aide pour cette mission à l’extérieur du vaisseau. A l’heure qu’il est, j’aurais déjà répandu sur le sol, le sang de cette garce… Mais en y réfléchissant, elle m’avait peut être ainsi sauvé la vie sans le vouloir. J’étais tellement en colère contre elle que j’en aurais oublié ses bracelets que nous portions tous au poignet, il n’y avait qu’elle qui connaissait le moyen de les enlever sans dommage. En la tuant, j’aurais sans doute gâché l’unique chance de nous en sortir.
N’ayant plus rien à faire dans cette pièce, je me levais de mon siège et m’apprêtais à sortir pour rejoindre mon compartiment. C’est alors que j’entendis un bruit derrière moi : c’était Kara qui se retournait sur sa couchette, régulièrement de droite à gauche. Je voulais rester totalement indifférent, mais cette fille, cette petite fille si fragile me faisait presque pitié. Je finis par céder, puis décidais de me rasseoir. Je reprochais alors légèrement mon siège de la couchette.
La manière dont elle se retournait laissait paraître un grand malaise intérieur, tout comme les perles de sueur qui coulaient le long de son front. Je ne voyais vraiment pas ce qui me poussait à rester près de cette fille alors qu’elle ne pouvait même pas savoir que j’étais là. Des enfants comme elle, déjà blessés, malades ou en bonne santé, je n’avais pas l’habitude de m’en soucier. J’en avais tué un nombre incalculable au cours des nombreux raids aériens dont j’avais parfois mené l’assaut. Je n’avais aucune raison de m’en faire pour le devenir de cette fille, sa mère s’occupait très bien d’elle, même si je la voyais déjà morte dans ma tête.
Il y a 3 ans, je m’étais juré de ne plus jamais m’attacher ni aux femmes ni aux enfants, cela faisait beaucoup trop souffrir. Je commençais à retrouver des pensées plus neutres et indifférentes comme je les aimais, quand Kara vint soudain me brider involontairement dans mes efforts.
- Mmm… ma… ma… man
Je me reprochais un peu de son visage par curiosité, elle n’était pas encore réveillée, elle ne faisait que murmurer dans son sommeil. Elle ne cessa pendant 10 bonnes minutes de murmurer ce mot. J’avais envie de l’étrangler.
Quand j’entendais ce mot lorsqu’elle était éveillée, s’était déjà insupportable, mais ici, alors que nous étions seuls…
Je n’avais que peu de souvenir de mes parents. Je ne me rappelais même pas ce que faisait ma mère dans la vie, c’était à peine si je me rappelais le son de sa voix. C’était mon père qui occupait le plus ma mémoire. Je me souvenais qu’il était un gradé dans l’armée d’Etrenank. Quel grade ? Je n’en savais rien. Pourquoi un militaire Solarian s’était il encombré d’un enfant ? Sans doute était ce ma mère qui m’avait voulu. Quand j’ai été en âge de comprendre les choses essentielles de la vie, ils m’avaient envoyé à Niltiem, un satellite artificiel d’Etrenank, pour y faire mon éducation militaire. Je n’avais rien demandé, mais je ne leur en ais jamais voulu pour ce qu’ils avaient fait. N’ayant connu que cela, je n’avais pas de raison de leur en vouloir de m’avoir imposé cette vie, car elle me plaisait, cette vie.
- Ma… man…
Elle cessa enfin de répéter ces deux syllabes qui réveillaient tant de souvenirs. Bons ou mauvais, quelle importance, ce n’étaient que des souvenirs. Un seul valait la peine pour moi de s'en rappeller : Lyse…
J’étais seul avec Kara. Pourquoi ne faisais je rien ? Il m’aurait suffit de la prendre en otage et d’obliger sa mère à me retirer ce bracelet de mort ! Mais je repensais à ce qu’elle avait dit à propos de Rhoan, car c’était aussi valable pour moi :
Entre annihiler son ennemi depuis le cockpit d’un vaisseau et tuer froidement ce même ennemi en face, il y a une marge. Un fossé, un immense trou béant, même ! Elle avait beau n’être qu’une simple Lamb, je ne voulais le faire. J’attendrais encore un peu. Je pensais même que plus tôt, face à Lyliah lorsque je l’ai rencontrée sur le champ de bataille, je n’aurais…
Mais il ne fallait pas que je perde de vue mes objectifs ! Je n’avais pas du tout l’intention de passer pour un traître, même si personne d’Oblivion ne savait où j’étais. Je décidais de rester là, près de Kara, à attendre. La regarder fixement, continuant à se tortiller, m’éviterais peut être de me poser trop de questions, des questions plus importantes qui me feraient douter. Je ne voulais pas douter, il ne fallait pas douter.
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 26 Juil - 20:38

Nous continuâmes d'avancer dans cette forêt. enfin nous on pouvait l'appeller ainsi. J'ai connu d'autres forêts plus jeune qui étaient bien plus belles que celles ci. Peut être que maintenant, elles étaient dans le même état. Tout cela était à cause de cette stupide guerre. enfin je devais cesser d'y penser ou j'allais être de mauvaise humeur. Et je ne croyais pas que mes compagnons l'apprecieraient étant donné ma "gentillesse" lors de mes mauvaises humeurs.
La route se poursuivit donc. Nous devions sans cesse enjamber des lianes ou un tronc tombé sur notre chemin. Bref il fallait surmonter toutes les difficultés de cette forêt. C'était un véritable labyrinthe naturel où tout pouvait arriver.
Soudain Nilane s'immobilisa. J'étais intriguée de cet arrêt soudain car elle avait dit que nous devions encore parcourir six heures de marche.
_Pourquoi sommes nous arrêtés, Nilane?demanda Mike.
_Regardez. Ce sont des sables mouvants.fit Nilane.
En effet, une vaste étendue de se sables mouvants étaiet visible en contrebas. elle était si immense qu'il semblait plus sensé de les coutourner malgré le fait que le trajet serait allongé de deux heures supplémentaires au minimum.
_Nous devons longer cet obstable et le contourner. C'est plus prudent. Si nous tombons là dedans, nous sommes fichus.dit Mike.
_J'en suis bien consciente. Je crains que nous n'ayions pas le choix. La prudence l'exige.confirma Nilane.
Je regardais l'obstacle. Il semblait en effet plus sage de contourner l'obstacle. cependant j'avais remarqué un tronc d'arbre au-dessus des sables mouvants. En montant dessus, on gagnerait bien plus de temps.
_Non, c'est rificule.fis-je. regardez ce tronc. Il nous suffit de traverser les sables mouvants en montant dessus.
_Cela parait hasardeux.jugea Mike.
_Nous n'avons pas le temps neccesaire pour nous permettre de contourner ceci. Il nous faudrait au moins deux heures, peut être même trois. Il nous reste assez de trajet à faire pour en rajouter plus.répliquai-je.
Durant ce temps, Nilane observait le tronc, les sables mouvants tout en ecoutant mes arguments et ceux de Mike.
_Liliah n'a pas tort. Nous pouvons gagner du temps. Mais le tronc supportera t-il notre poids?fit Nilane.
_Pfiu sans problème.rétorquais-je.
Je montais sur le tronc pour montrer qu'il était solide et stable. de plus, je sautais pour montrer qu'il ne cederai pas. apparement ma démonstration les convainquit puisqu'ils me rejoingnirent. Nous avançions en file indienne sur le tronc.
Lorsque nous parvimes au centre des sables mouvants, la partie du tronc où nous étions semblait moins solide et s'effritait. Pourtant je restais confiante. Je pensais que cela tiendrait. Mais sans le vouloir Mike se prit les pieds dans une des fissures du tronc et allait tomber. Celui ci était en équilibre très instable essayant desesperement de se stabiliser. Nilane et moi aggripâmes instinctivement une de ses mains chacune croyant reussir à le maintenant. Au lieu de cela, nous fûmes entrainés tous les trois dans une chute dans les sables mouvants.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 26 Juil - 22:05

Quand je me réveillai, j’étais à nouveau parmi les arbres. L’expérience avait-elle réussi ? Je ne pouvais le savoir, et personne n’était là pour me le dire. Je n’avais plus qu’à attendre… Mais quitte à attendre, autant m’occuper ! Puisqu’un Dieu avait marqué ma couche, il fallait que j’en construise une autre, dans le même style que dans mon village cette fois, c'est-à-dire en hauteur dans les branches d’un arbre.
À peine avais-je commencé mon ouvrage qu’un sentiment d’urgence me parvint. Danger ! Quelqu’un était en danger ! Mais qui ? Une image me vint à l’esprit : La soercyé ! La maman de Kara était en danger ! J’en étais sur maintenant !
Sans réfléchir, je descendis de l’arbre où j’était perché et me dirigea vers un coin de la forêt, là où la terre laisse place à la matière lisse et dure. Toujours sans réfléchir, je m’engouffrai dans une petite pièce qui s’était ouverte à mon arrivée.
- Rez-de-chaussée, dit-je instinctivement.
L’ouverture se ferma et je sentis la pièce bouger. Quand l’ouverture se rouvrit, je sorti immédiatement. C’est alors que je me rendis compte que je ne savais absolument pas ce que je faisais. J’avais agi par instinct. Je me concentra et remarqua alors quelque chose : J’entendais la voix de Kara. Faiblement, mais distinctement.
« L’armoire, me dit-elle »
Comme si je savait de quoi il était question, je me dirigea vers un panneau et appuya sur un bouton. Celui-ci s’ouvrit, me permettant de voir de drôles de vêtements ainsi que des petites boites reliées à un petit objet transparent par une sorte de « liane ».
« Casque à oxygène »
Je pris l’une de ces boites avec l’objet transparent qui lui était attachée. Sans vraiment savoir ce que je faisais, je m’accrochai l’objet au visage, couvrant ainsi ma truffe et ma mâchoire, et je serra la sangle retenant la boite à ma taille.
Ce fut à ce moment que je perdis le contact avec Kara. Je savais que je devais sortir, mais je ne savais pas comment. Comme pour répondre à ma question, une porte s’ouvrit. Je m’y engageai. La porte se referma derrière moi puis la paroi se trouvant devant moi coulissa.
Ce que je vis me stupéfia : Une immense forêt s’ouvrait à moi, mais à la couleur des arbres, je vis tout de suite que quelque chose n’allait pas. D’un pas hésitant, je pénétrai dans cet étrange endroit. Après quelques pas, ma démarche se fit plus sûre. Aucune odeur ne me parvenait mais une profusion de sons atteignait mes tympans. Un son en particulier retint mon attention. Me concentrant, je pu le reconnaître. C’était des cris !! Me fiant à mon oreille, je me dirigeai au pas de course vers les personnes en danger.
- Xorth ! C’est toi ?
A l’énoncé de mon nom, je stoppai net. Je tournai la tête et c’est alors que je les vis : La soercyé, Lilyah et le Dieu qui avait marqué mon ancienne couche – Mike je crois. Ils étaient enfoncés dans le sol et se retenaient à un vieux tronc d’arbre. Ils étaient tombés dans la « terre qui avale » ! Comment les sortir de là ? Levant les yeux, je vis un arbre dont les branches allaient juste au-dessus d’eux. L’écorce était très lisse, mais je pouvais y grimper à l’aide de mes griffes. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’il soit assez solide pour supporter mon poids…
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 26 Juil - 23:12

Mon coeur vient de se remettre à battre. Je me voyais morte. Morte, et Kara seule. Cet homme chat, j'ignore par quel miracle il a pu sortir du vaisseau, nous retrouver, mais peu importe, nous sommes sauvés.
Agrippé au branche d'un arbre, il tends sa main griffue vers moi.
_ D'abord Lilyah, dis-je avec un mouvement de menton vers la terrienne.
C'est tout moi, ça. Il faut que je joue les capitaine, que je n'oublie pas d'être la dernière à abandonner le navire en cas de naufrage. J'entends déjà dans ma tête rire le militaire, et Rhoan. Mais peu importe.
Avec un horrible bruit de suscion, Lyliah est arrachée à la boue.
_ Ne bougez pas Mike. Continuez à ne pas bouger.
Je l'entends haleter dans son micro. Je me sens engourdie de partout. Le froid commence à traverser nos combinaison. Lyliah est sur la berge, intacte. L'homme chat reviens vers nous.
_ A vous, Mike.
Mike tends la mains à Xorth qui tire, et l'arrache, de la même façon que Lilyah, au marécage.
Mon corps continue à s'enfoncer lentement, j'ai de la boue jusqu'aux épaules à présent. Je m'efforce de maintenir levé les bras que j'ai préservé pour pouvoir le tendre à Xorth au moment ou il reviendra vers moi. J'en ai mal à l'épaule. J'ai maintenant de la boue jusqu'au manton. Enfin la pate velue m'agrippe, me tire, me tire désespérément. Je sens que la boue me retiens, refuse de me laisser partir. Kara... Je ne veux pas être engloutie dans le sable.
L'etreint de l'extraterrestre sur mon poignet se fait violente. Avec un cris sauvage il tire sur mon bras comme pour me l'arracher. Mais c'est la terre qui cède. Elle me relâche. A moitié assomée, je me laisse rapporter sur le sol.
_ Docteur ? Appelle Lilyah. Nilane ?
_ Je... Je vais bien. Merci.
Mike et elle me regarde avec un air sincerement inquiet. Je sourit pour les rassurer.
_ Tout va bien. Ce n'est vraiment pas passé loin, mais tout va bien.
Je regarde Xorth. Comment dit-on merci, dans sa langue ?
_ Lilyah, pourriez vous lui demander comment il a réussit à nous retrouver ?
Tremblante, Lilyah essaye tant bien que mal de communiquer.
_ Il... Il dit que Kara lui parle dans sa tête.
_ Elle s'est réveillée ?
_ Non, elle dort toujours, mais... Il entends ce qu'elle pense. Il dit que ça a marché. Qu'il entends Kara, maintenant.
_ Mais... Comment est-il sorti du vaisseau ? J'ai verrouillé les issue.
Lyliah dit quelque mots, fait quelques gestes. Auquel il réponds.
_ Il dit que la porte s'est ouverte. Qu'elle s'est ouverte seule.
_ Les porte ne s'ouvrent pas seule. Quelqu'un lui a ouvert.
Je prends ma radio et appelle le magellan.
La voix maussade du militaire me répond.
_ Qu'est-ce qu'il y a ?
_ Ammenez moi Rhoan. J'ai à lui parler.
Un silence. Puis la voix de Rhoan.
_ Qu'est-ce que vous me voulez encore
_ Rhaon, pourquoi avez vous fait sortir l'homme chat ? Il ne sait rien de cette planête, il pourrais courir de grand danger !
_ L'homme-chat ? Quoi, l'homme chat ? Il est avec nous à bord, l'homme chat! comment il aurait pu sortir !
_ Ne vous fichez pas de moi, Rhoan. L'homme chat est avec nous, et qui aurait pu trouver un moyen de lui ouvrir les porte...
Une main de glace m'étreint le ventre tendis que j'achève :
_ A part vous.
Il ne ment pas. Je sais qu'il ne ment pas. Il pourrais, pour me narguer, mais ce n'est pas le cas.
_ Rhoan, vous et le militaire, enfermez vous dans l'infirmerie avec Kara, et n'ouvrez à personne avant que je revienne !
_Comment ?
_ Faites ce que je vous dit ! Il y a un passager clandestin à bord ! On ne sait pas ses intensions !
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Pykar
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 27 Juil - 16:02

Ils rentraient au vaisseau, en état d'alerte. Je les vis sur la carte. Ce qu'ils ignoraient, c'était que j'écoutais toutes leurs conversations.
Cependant, je n'avais pas envie de fuir.
Un petit moment se passa, puis le bruit de l'ascenseur qui montait se fit entendre... J'activai les micros qui se trouvaient à l'interieur ainsi que le scanner:La femme-docteur, le scientifique, le pilote que j'avais vu sur le vaisseau et le mécanicien montaient... J'entendis leurs conversations:
"On pourra le repérer si on est sur le pont... Les scanners montrent n'importe qui ou qu'il soit sur ce vaisseau..."
Les portes s'ouvrirent et j'entendis le cri de surprise quand ils me virent, assis dans ma chaise et dos a eux...
"Vous en avez mis le temps..." commentai-je...
Personne ne parla pendant un instant... Puis la femme-docteur:
"Qui...
-Je suis? Disons que je suis l'invité mystere et que je suis dans aucun des deux camps...C'est tout ce que vous avez besoin de savoir... Vous auriez pas une tasse de café?"
Elle porta la main à sa ceinture.
"A votre place, je vous déconseillerai de faire ca... Vous risquez de blesser quelqu'un..." l'interrompis-je.
Elle s'arreta alors qu'elle avait saisi son arme...
"Je n'ai aucune envie de vous tuer, repris-je, mais il faut que vous ne le vouliez pas non plus. Sinon, les conséquences pourraient etre désastreuses pour chacun d'entres nous, et ca, je ne le veux pas... Je crois que nous avons quelques interets en commun
-Lesquels? demanda le pilote
-Peu vous importe de le savoir..."
Le mécano réussit à me voir, et fit:
"Hé, mais je le connais! C'est lui qui m'a assomé dans le vaisseau!
-Excellente mémoire."
Tout le monde me regarde...
"Maintenant que les présentations sont terminées, quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce qu'il se passe ici?"
La doctoresse me regarda bizarrement.
"Et vous, comment etes vous arrivé ici? demanda-t-elle.
-Bonne question, fis-je. Je vais faire court..." fis-je

(...)

"En bref, vous ne savez pas dans quoi vous vous etes engagé, résuma le scientifique...
-On peut dire ca comme ca...
-Vous auriez du rester dans votre tour et vous y faire bombarder, tiens! fit le pilote."
Je soupirai et me tournai vers les autres:
"C'est quoi le problème a tous ces militaires?"
Le scientifique me répondit par un haussement d'épaules.
Pour plus de sureté et pour que la conversation se déroule sans trop de dégats, j'avais gardé mon arme cachée, ainsi que tout l'attirail que j'avais acheté chez Kyle. Mais j'étais toujours pret a la dégainer.
La doctoresse me regarda:
"Vous conaissez déjà un peu l'histoire. Je résume le reste: D'autres sont ici aussi par hasard: Mike, le mécanicien; Jonas, le pilote; Xorth, l'extraterrestre et Lilyah, une femme qui n'est pas ici. Les seuls qui devraient se trouver ici sont Franck Rhoan, le scientifique, Kara, ma fille qui n'est pas la non plus et moi...
-Dans quel objectif deviez vous vous trouver la?
-Vous avez surement entednu parler de moi? demanda Franck.
-Ouais, le fadingue qui a ruiné Itokyo et ses environs? Joli boulot. J'apprécie le style...
-Il n'empeche que son style... commenca a crier Nilane comme elle s'énervait.
-Moins fort.
-Il n'empeche que son style a pris le bras de ma fille! Il lui a coupé le bras! Et maintenant, a cause de son arme, elle a une maladie incurable qui la tuera si on ne la guerit pas! Vous entendez! Elle risque de mourir!!
-J'ai tres bien compris... mais vous vous détournez du sujet...
-Le Dr Bah demande que je reconstruise son arme et elle espere qu'ainsi que je puisse créer l'effet inverse de ce qu'elle a provoquée pour guérir Kara...
-Et vous devriez esperer vous aussi, lanca Nilane. Car sinon...
-Vous me tueriez? Vraiment?
-Si je dois encore vous répeter de la fermer, c'est moi qui vous ferai la fermer...définitivement." coupai-je
Silence...
"Bien... Vous avez vos objectifs, et comme il apparait qu'ils ne me concernent pas vraiment...
-La mort de ma fille ne vous toucherait pas?" demanda Nilane.
Je m'arretai. Le souvenir de ce qui s'était passé ce jour la me revint en pleine figure... Une jeune fille que je n'avais pas réussi à sauver...
Je dois sauver celle-ci! Il le faut!
"OK, je vais vous aider..."
La doctoresse me regarda sans comprendre:
"Mais pourquoi...
-J'ai des raisons que je préfere ne pas expliquer... je veux vous aider a la seule condition de ne pas porter ces bracelets... J'en ai étudié les effets sur votre ordi et je n'en veux pas, et intile d'essayer de me le mettre de force. Bon, ceci étant dit, je vais faire le tour du propriétaire"
Je me levai pour me diriger vers l'ascensceur. Personne ne bougea. Quand j'arriveai à l'ascensceur, j'entendis la voix de la doctoresse.
"Hé! C'est quoi votre nom?"
Je réflechis quelques secondes, puis lancai:
"John McClane"
Je la vis lever un sourcil
"Revoyez vos classiques."
Et j'activai l'ascensceur. Avant que les portes ne se ferment, je dis:
"Pour mon vrai nom, peut etre plus tard..."


Dernière édition par le Jeu 28 Juil - 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 27 Juil - 23:09

Il fait noir. J’entends un bruit… C’est le bruit de l’eau. Je suis dans de l’eau ? Je coule et il fait froid, si froid… Il y a un autre bruit à par celui de l’eau. On dirait des battements… C’est des battements de cœur ! De mon cœur ! C’est fort, si fort. Ca résonne, ça résonne dans l’eau.
C’est de plus en plus lent. C’est de moins en moins fort. Et puis je ne les entends plus. Je continue de couler… J’ai froid, très froid.
Mon bras, mon "Faux-bras"... Il est lourd, très lourd. Il m'entraîne au fond. Je peux pas remonter. Je peux pas nager. Je n'arrive pas à bouger, à bouger mon corps.
Je peux que couler, couler et couler.
Oh, il y a quelqu'un au-dessus de moi... C'est quelqu'un de tout blanc, de tout flou. C'est "Maman", "Maman" habillée avec un grand habit blanc. Ca vole autour d'elle, c'est beau...
Elle me tend la main, mais je peux pas bouger.
"Maman"... "Maman"...
Elle se rapproche de moi, lentement. Elle tend toujours sa main, mais je ne peux toujours pas bouger.
Et puis "Maman" disparaît, elle disparaît comme un dessin qu'on efface...
"Ma...man"
Je pleure pas, je peux pas pleurer, je n'y arrive pas.
Et j'ai mal, j'ai mal... Et froid, si froid...
J'entends des voix, des voix qui parlent, toutes en même temps... Je comprends pas ce qu'elles disent, on dirait qu'elles parlent... sans parler...
J'arrive à entendre une voix douce, un peu froide ; une grave et rauque ; une autre fatiguée et qui murmure presque ; une enjouée ; une avec un drôle d’accent très bizarre ; et une voix lointaine, lointaine et inconnue…
Aïe... Il y a quelque chose qui m'a piqué, quelque chose qui rentre en moi. C'est chaud, c'est bien...
Je remonte ! Je remonte ! Je ne bouge pas et je remonte ! Les voix deviennent plus fortes, et une autre voix arrive... Elle est encore plus forte, elle chante... Elle chante une jolie chose...
Oh, la surface, elle est là ! Mon visage passe dedans.
De la lumière, de la lumière très forte, très brillante et...
"Kara !"
Oooh... Je suis sur un lit. Je vois "Maman" au-dessus de moi. Mais elle a pas les beaux habits blancs qui volent...
"Maman", tu es jolie quand tu souris...
Je tourne la tête un peu. Je vois Lilyah, le mécanicien, ils sourient aussi.
Tiens, il y a Jonas et un homme avec des cheveux blancs... Je le connais pas mais il me dit quelque chose...
Et Xorth ?! Comment va Xorth ?!
Je vais bien Kara...
Oh Xorth je suis contente ! Je t'entends, je t'entends !
Moi aussi je suis content
Je regarde "Maman" :
"Xorth... J'entends Xorth..."
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 27 Juil - 23:54

J'observais Kara reprendre, enfin, connaissance. Cette petite pouvait se féliciter d'avoir réussi à me faire peur. Mais ce qu'elle venait de dire chassait progressivement l'inquietude de mon esprit pour faire grandir l'excitation. Elle disait entendre Xorth. Cela semblait incroyable et etonnant. Ainsi l'experience avait fonctionné. Je me demandais ce que nous allions apprendre.
Très vite, Kara regarda Xorth et commença à raconter ce que lui disait celui ci télépathiquement.
-Xorth dit qu'il vient d'un endroit où vivent d'autres personnes qui sont comme lui.commença Kara. tout commence lors d'une partie de chasse où il traquait l'Atsu.
En prononçant le dernier mot, Kara devient troublée et sembla demander à Xorth ce que c'était avant de reprendre l'histoire.
_Il explique qu'il s'agit d'un animal qu'ils chassent pour se nourrir. enfin bref, ils étaient en pleine chasse lorsqu'ils attirent l'Atsu à la rivière et ils...fit Kara sans oser dire le mot tuer. Ensuite un ami de Xorth a trouvé une étrange pierre. Elle était noire completement lisse et aussi large que son bras. Xorth a décidé de se rendre à son village pendant que son ami et le reste des chasseurs amenaient la pierre.
Kara fit une pause. elle tourna sa tête vers Xorth pour lui dure d'aller un peu moins vite. Ensuite elle reprit:
_Puis quelques jours plus tard, les anciens du village étudaient toujours la pierre. Seulement une étrange maladie venait d'apparaitre. Celle ci est contagieuse et mortelle. Ils n'arrivaient pas à trouver un remède. alors Xorth est parti vers d'anciennes ruines où selon une légende, il était possible d'invoquer les Dieux. Une fois arrivé sur place, il reconnu une sorte de porte comme "la porte des Dieux". Il est passé dedans et s'est retrouvé dans une forêt tropicale. Après l'avoir traversé, il a reperé une coquille de metal où il est monté dedans.ajouta Kara.
Kara demeura pensive reflechissant sur ce qu'elle venait de dire avant de reprendre la parole:
-Je pense que ce qu'il nomme "coquille de metal" doit être un vaisseau.déduisit Kara.
Je restais silencieuse. je reflechissais à toutes ces informations et mon cerveau travaillait à toute allure. Alors il y avait d'autres créatures comme Xorth. Mais avec cette maladie, ils étaient en danger.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 28 Juil - 22:54

La nuit est tombée sur la forêt toxique, pour la deuxième fois depuis que nous avons tous été rassemblés ici, plus ou moins par ma volonté, plus ou moins par hasard.
J'ai volontairement laissé s'écouler les heures. Le temps de réfléchir à ce que Xorth, à travers Kara, nous a raconté. Le temps de le répéter à celui qui n'était pas dans l'infirmerie au moment du récit _ le Balafré, qui ne veut pas dire son nom.
Mais surtout, le temps pour moi de déméler toute mes émotions, de réintégrer un à uns dans ma conscience tout ce qui s'est passé aujourd'hui.
Kara a retrouvé l'essentiel de ses forces. La drogue que je lui est injectée, faite avec les plante de la forêt toxique, s'est révélé un fortifiant efficace. Je craignait que ce ne soit trop violent pour une enfant de cet âge, mais il semble que son corps ait repris une activité normale. Bien sûr, je sais que tout ça n'est qu'apparance, et que le mal continue à grandir, en elle, plus insistant que jamais. Il ne faut pas que je relâche ma vigilance. Demain, je devrais mettre au point une stratégie, il faut que je trouve un moyen de lui fournir ces huit mois de sursis dont elle a besoin. Je ne peux pas compter sur Rhoan pour raccourcir le délais qu'il ma fixé. C'est la maladie, qu'il faut que je fasse reculer. Et je la ferais reculer. Même si je dois y laisser tout mon être, même si je dois vendre mon âme.
Je soupire, toute en découpant les légumes. A Etrenank, on s'amusait beaucoup de mon obstination à faire la cuisine moi-même, quand la nourriture lyophilisée est si rapide à préparer. Göran Moberg m'avait bien démontrée que ces aliments étaient conçu de manière à ammener à l'organisme tous les éléments dont il avait besoin. Je sais, en tant que médecin, la vertue de ce genre de nourriture, mais je continue, égoistement, juste pour mon plaisir.
C'est la première fois que je "reçoit" autant de monde. Sur terre, je n'avais pas les moyens, et à Etrenank, je n'avais pas suffisement d'amis. En fermant un peu les yeux, je pourrais essayer de m'imaginer que c'est une situation ordinaire, que je suis simplement en train de préparer le diner d'un équipage dont je fait partie, dont je n'ai pas à me méfier, dont je n'ai rien à redouter. M'imaginer que je m'efforce de leur apporter un peu de convivialité, de chaleur... Depuis combien de temps n'ai-je plus éprouvé ce désir de chaleur humaine, qui me prends soudain ?
L'homme à la Balafre, puisque je n'ai pas d'autre nom pour le désigner, a fait le tour de la base, sans mots dire, puis est revenu pour entendre Lilyah lui raconter l'histoire de Xorth. Je le surveille du coin de l'oeil, depuis les écrans de contrôle que j'ai fait déplacer au milieu du refectoire. Il est à présent dans la mini Biosphère. Il observe Xorth avec un intérêt non feint.
Il a réussi à ouvrir les porte, à nous suivre jusqu'ici. S'il l'avait voulu, nous serions tous au mains des autorités terriennes. Mais ce n'est pas ce qu'il a voulu. Il s'est montré glacial et hautain, envers nous. Mais lorsqu'il s'est engagé à nous aider, ses accents étaient sincère. Que veut-il vraiment ? Après quoi court-il, lui ?
Et moi ? Après quoi est-ce que je court ? Depuis des année, la seule chose à laquelle je songe, c'est sauver Kara. Et voilà que j'ammène cet extraterrestre, et que je suis prête à tout risquer, même la santé de ma fille, pour lui venir en aide ? C'est comme si une force impérative, en moi, me poussait vers lui. Comme si rien, dans ma pauvre c**** de vie, ne pouvait devenir aussi important que lui, que son peuple.
Son peuple qui meurt. Je peux y repenser, à présent que mon esprit s'est calmé. Son peuple est en train de mourir d'une maladie qu'il ne connait pas. Il attends de moi que je lui apporte secours. Mais comment puis-je lui porter secour, je ne sais même pas d'où il est venu ? Kara a parlé d'une porte, d'une jungle. C'est si vague...
Je réfléchirais à ça plus tard. Je sors dans le couloir et appelle.
_ Mike, pourriez vous m'aider à venir mettre la table. Kara, avertit tout le monde que le dîner est servit.
Etrange... Je parle comme une mère de famille. Une famille dont les membres se guettent, se méfie des uns des autres. Le genre de famille que j'ai si souvent l'habitude de voir. Un sourire nait malgré moi sur mes lèvres. Je n'arrive pas à m'empêcher de trouver la situation comique.
Je les regardent venir, un par un, s'asseoir autour de la table. L'épuisement se lit sur les visage de Lyliah et Mike. L'expédition dans la jungle toxique les a vidés.
Pendant quelques secondes, personne ne parle. L'ambiance est pesante. Le malaise est entre nous tous, palpable.
Xorth observe avec hésitation le couteau et la fourchette qui sont placé devant lui. Kara lui montre.
_ Comme ça. Tu dois le tenir comme ça.
_ Ena cuti, péorcé ?
_ Pour couper. Et l'autre, c'est pour piquer et attraper.
_ Org angé no los doyé ?
_ Non, réponds Kara en riant, pas chez nous. Enfin, moi j'aime bien, mais Maman n'aime pas. Pas vrai, maman, tu n'aime pas que je mange avec les doigts.
Personne ne lui réponds. Nous observons tous ce dialogue avec fascination. Kara parle dans notre langue, Xorth lui répond dans la sienne. Et ils se comprennent.
Kara attrape le plat chaud avec sa mains bionique, et en sert quelques bonnes cuirée dans l'assiette de Xorth. Celui ci renifle avec méfiance, porte lentement le contenue d'une fourchette à sa bouche, de la manière que Kara lui indique, goutte, et se met à pousser un hurlement. Autour de la table, tout le monde sursaute, et laisse tomber ses couverts. Je me suis levée.
_ Quelque chose ne va pas ? Il a mal ? Il s'est brulé ? Il est malade ?
Mais Kara se tourne vers moi en riant de toutes ses dents.
_ Il dit qu'il n'a jamais rien manger d'aussi bon. Que c'est encore meilleur qu'une cuisse d'Atsu !
Je reste silencieuse, sans trop savoir quoi réagir. Autour de moi, tout le monde se tait. Puis un hoquetement, non, un rire, un irrépréssible rire raisonne. C'est Mike, qui se tient les cote au dessus de son assiette. Il ne semble pas parvenir à se calmer. D'un seul coup, à coté de moi, Lilyah se mets à rire elle aussi, nerveusement, et c'est plus fort que moi, voilà que ça me prends aussi.
Le militaire, le balafré et Rhoan nous regardent sans rien dire. Pendant quelques minutes nous ne faisont que rire, tandis que le malheureux Xorth tourne la tête dans tous les sens, sans comprendre ce qui nous arrive. Kara lui explique :
_ On rit quand on est amusé. Il n'y a pas a avoir peur.
Soulagé, l'extraterrestre affamé se jette sur son assiette et commence à la vider, en s'efforçant comme il peut de tenir les couverts de la façon que Kara lui a indiqué.
Soudain plus détendue, je me tourne vers Lilyah.
_ Vous savez, le livre que vous lisiez hier, "Terre des hommes" de Saint Exupéry, c'est mon préféré.
Le reste du repas voit se créer une conversation relativement détendue entre moi, Mike, Lyliah, et Xorth par l'intermédiaire de Kara. Ce n'est que lorsque nos assiettes sont vide que l'homme à la balafre sort enfin de son mutisme.
_ Si j'ai bien tout suivit, cet homme-chat, Xorth, a des semblable quelques parts qui sont en train de mourir d'une maladie qu'il ne connaissent pas.
Ne sachant trop sur quel ton je dois lui répondre, je me contente de hocher la tête.
_ C'est cela. Il est vraissemblablement venu jusqu'à nous pour chercher de l'aide.
_ De l'aide ? Et nous allons lui fournir l'aide dont il a besoin ?
_ Il faudrait d'abord déterminer d'où il vient exactement. Nous ne le savons pas, et lui n'a pas l'air de savoir vraiment comment il est venu ici.
Je regarde Xorth. Par l'intermédiaire de Kara, il sait de quoi nous sommes en train de parler. Mais il ne peux rien pour m'aider. Il ne sait qu'une chose, il est passé par une porte...
_ Qu'allez vous faire ? Demande le balafré.
_ Continuer à le faire parler. Lui faire décrire l'endroit ou il vit, la position des étoile depuis son village. Jusqu'à ce que nous ayons reccueuillis assez d'indice pour savoir. Alors seulement nous déciderons de ce qu'il convient de faire.
Le balafré ne prends pas la peine de faire un commentaire. Il se lève et quitte le réfectoire. Les autres commencent à se lever, pour le suivre.
_ Jonas, restez. J'ai besoin de quelqu'un pour m'aider à faire la vaisselle.
Le militaire tique. Un instant, je sens qu'il hésite à me lancer une réplique cinglante.
_ J'ai à vous parler, ajouté-je.
Les autres sont sortis. Atrayde me fait face.
_ Eh bien, je vous écoute ?
_ Une chose à la fois, aidez moi d'abord à débarasser.
_ Je ne suis pas votre larbin.
_ Non, mais vous avez mangé sur cette table, donc vous la débarrasserez. A moins que vous n'estimiez utile de gaspiller du temps et de l'énergie à discuter comme un gamin et vous couvrir de ridicule.
Avec une mauvaise fois évidente, il s'exécute. Je le rejoint, tout en expliquant.
_ En partant, ce matin, j'ai constaté l'absence du sonar que je vous avait confié hier.
_ C'était moi ou lui. Je sais que vous auriez préférez le récupérer et que j'y reste, mais..
_ C'était si dur ? Demandé-je avant de le laisser finir.
_ Attention, fillette, j'ai déjà vu la mort de près plusieur fois, et je ne permettrait pas à une demi Lamb de votre genre de...
_ C'était vraiment dur ?
Je repose la question en le regardant dans les yeux.
_ C'est une vraie question. Je vous demande sincèrement si c'était dur. Faut'il que j'envisage une autre solution pour chasser les mutants de la coque ?
_ Vous vous fichez de moi ? Vous ne prendrez pas le risque de me retirez la seule occupation utile que vous m'ayez trouvée dans ce foutu magellan.
_ Comme occupation, vous en aurez une autre à partir de demain, de toute façon. Vos connaissance de pilotes me seront utile pour essayer de déterminer quel chemin a du parcourir Xorth pour arriver jusqu'ici.
_ Et si je n'ai pas envie, moi, de chercher ce qu'il a fait comme chemin, votre bestiaux ?
_ Eh bien, rien ne vous coute d'essayer. Je vous laisse finir la vaisselle, dis-je en sortant ?
_ Pardon ?
_ N'oubliez pas d'éteindre la lumière de la cuisine en partant, dis-je, avant de disparaître.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 29 Juil - 23:42

Le soleil se levait, une fois de plus, pour éclairer ma coquette chambre. Pendant que je maudissais le matin, et que je prenait une douche, je décidais aujourd’hui de m’occuper de la coque du vaisseau. Alors que j’ouvrais la porte pour me diriger vers l’ascenseur, Liliah sortit elle aussi de sa chambre à ce moment là.
-Tient, vous êtes bien matinal, Mike.
-Vous aussi, vous êtes tombée du lit ??
Tandis qu’elle faisait un faible sourire, je me dirigeais vers l’ascenseur.
-Eh, où allez-vous ?, me demanda-t-elle.
-Je vais m’occuper de reboucher les trous de la carrosserie du vaisseau.
-Oh, puis-je venir avec vous, je n’ai pas grand chose à faire aujourd’hui, vu que Xorth sais parler tout seul avec Kara maintenant.
-Bon, d’accord, fis-je.
Nous entrâmes dans l’ascenseur, et je dis :
-1ière étage.
-Nous n’allons pas sortir par le rez-de-chaussée ? me demanda-t-elle.
-Si, mais il faut d’abord prendre le matériel qui se trouve dans l’atelier.
-Et, où se trouve l’atelier ??
-Dans le labo de recherche.
Quand les portes s’ouvrirent, je me dirigeais résolument vers la porte de gauche. Quand j’ouvris la-dite porte, Franck, que j’avais appris le nom d’après Jonas au souper d’hier soir, releva la tête et fis la grimace.
-Qu’est ce qu’il y a ?? Que voulez-vous encore ?? demanda-t-il assez agressivement.
-T’inquiète pas, mistigri, on est juste venu prendre des affaires.
Tandis qu’il était en train de répéter avec mauvaise humeur le nom que je lui avait donner, j’ouvris la porte qui était au fond du labo, demandant à Liliah de venir me rejoindre.
J’était content de me retrouver dans une pièce qui regroupais ce que j’aimais utiliser avec ferveur, rassemblant tôle et pièces de rechange. Alors que Liliah entrait, je me dirigeais vers un coin de la pièce, où des formes était cacher sous un sorte de drap.
-Dites, fit-elle dans mon dos, comment allons nous faire pour transporter tout ça ??
Alors, dans un geste théâtrale, je retirais la bâche.
-Avec ça, répondis-je.
Devant nous se tenais maintenant deux sortes de robot couleur ocre, imitant à la perfection la morphologie d’un homme de 2m50 ayant fait beaucoup de musculature, avec la tête comme un seau.
-Qu’est ce qu’est que ça ?? demanda-t-elle effrayer.
-Des exosquelette modèle T15, avec des magnéti-bottes, des réacteurs de déplacement nucléaire et une radio de télécommunication intégré.
Je poussais un bouton qui se trouvais sur le coté, et le ventre s’ouvrit avec une petite fumée, où je me glissais rapidement.
Dans le cockpit, il y avait un écran pour voir ce que voyais le robot, des joystick pour le déplacement, et plusieurs boutons.
Avec le porte-voix spécial pour communiquer avec l’extérieur, je dis :
-Comme le distributeur de slivions glacer était en option, ils ne l’on malheureusement pas pris.
Elle ne rit pas, et semblait paniquer.
-Mais je ne sais pas piloter ça, moi, dit-elle avec des perles de sueur.
-Ne vous inquiétez pas, dis-je, faisant des gestes apaisant avec les mains de l’exosquelette, c’est très facile à piloter. Rentrez déjà dedans.
Elle se retourna, puis appuya sur le même bouton que moi. Elle se glissa plus doucement que moi dedans. Quand la trappe se referma, j’enclenchais la radio.
-ça va, pas de crise cardiaque ?, dis-je.
-ça va, ça va, dit-elle.
-Bon, pour avancer, appuyez sur le joystick droit, très doucement.
Le robot faisait des petits pas vers moi.
-Bien, maintenant pour tourner à gauche, poussez le joystick gauche vers la gauche.
L’exosquelette tournait maintenant très lentement vers la gauche.
-Ben voilà, pas plus difficile que ça.
-Oui mais pour prendre des objets, comment on fait ?
-Vous voyer les capteurs qui sont juste au-dessus de votre tête ?
-Oui.
-Enfilez-les à vos doigts, selon ce qui est écrit dessus. Quand c’est fait, le bras du robot bougera automatiquement selon où se trouvent les capteurs dans le cockpit. Dites moi bonjour avec la main gauche…. Bien, mais il faut que vous changiez, car j’ai vu que vous saluiez de la main droite.
Petit moment, le temps qu’elle change les capteurs de place.
-Bon, maintenant, prenez la caisse à outils qui se trouve derrière vous.
Comme prévu, elle réussi à se retournez grâce au joystick gauche.
-Mais c’est énorme ce machin, dit-elle dans la radio.
-ça, faut pas des cotons-tiges pour remplacer la face externe d’un vaisseau, répondis-je. Bon, je prend les tôles et on y va.
Nous sortions donc de l’atelier, et Franck fit des yeux ronds quand il nous vit dans ces drôles d’accoutrement. Juste à ce moment, Liliah fit tomber un objet en métal. Je me retournais pour voir l’étendu des dégâts, et les tôles que je tenais passèrent à quelques centimètres au-dessus de la tête de Mistigri, d’après les cris de fureur qu’il poussait.
-SORTEZ, criait-il, SORTEZ D’ICI.
Après quelque minutes de casse et de cris, nous étions enfin dans le couloir.
-Il n’avait pas l’air content, fis Liliah.
-Mais t’inquiète donc pas pour lui. Allez, en marche.

Après un petit passage par l’ascenseur, nous nous retrouvions devant le sas. Alors que j’appuyais sur le bouton pour nous faire sortir, mon accompagnatrice me demanda :
-Il n’aurait pas fallu mettre nos combinaisons ?
-Ces exosquelettes sont pour aller dans l’espace, alors elles sont évidemment hermétique, répondis-je avec un petit rire.
J’appuyais sur le bouton, et la porte s’ouvrit, en allongeant une plate-forme.
-Bon, n’oublie pas de mettre en marche les magnéti-bottes, dis-je.
-Euh, c’est quel bouton ??
-Le bleu sur ta droite.
-Celui avec des dessins de vapeur ??
-Oui, euh… NON !!!
Elle commençais déjà à s’envoler, à cause des réacteurs qui étaient en marche, et je lui attrapais le pied pour ne pas qu’elle s’envole plus haut.
-APPUYE DE NOUVEAU DESSUS POUR ETEINDRE, VITE !!!!!!.
Juste à ce moment, les réacteurs s’arrêtèrent, et elle retomba dessus.
-Pfou, soufflais-je.
-Je suis vraiment désolé !!, se lamenta-t-elle.
-Pas grave. Allez on est go maintenant.

Quelque minute plus tard, nous étions la tête suspendu, sous le vaisseau, où les bêtes avaient fait tout les dégâts.
-Bon passez moi le découpeur à fusion, dis-je.
Elle me donna une pince de 50 centimètre avec des dents et un bout de couleur bleu.
-Mais non, ça c’est l’écarteur ionique.
-Mais alors c’est lequel le truc fusion bidule ??
-C’est l’espèce de pistolet jaune de 60 centimètres.

Nous avions fait la plupart des trous de la même façon à chaque fois : découper une partie de tôle, la poser sur le trou, et faire fondre la tôle avec un vulcano-fuseur faisant chauffer le métal spécial à plus de 15 000 degrés.
-C’est vachement dangereux quand même de bidouiller avec ces trucs, non ? demanda Liliah après la dernière brèche reboucher.
-Non pas vraiment, le métal utiliser pour l’exosquelette vient de l’une des lunes de Mars, le meilleur métal que l’on peut trouver dans l’univers, enfin pour l’instant.
-Bon, on a fini ?? Car moi j’en ai un peu marre.
-Attendez, dis-je en regardant l’ordinateur qui avait fait un schéma du Magellan et ses différent dégâts, oui on a finit.
-Ouf, quand on rentre, dit-elle en se dirigeant vers le sas, je me prend une bonne boisson.
-Une slivions glacer, ça vous dit ?
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 30 Juil - 1:46

Je me réveillais lourdement dans mon compartiment. Ne voulant pas traîner de cette couchette inconfortable plus longtemps, je me levais et m'habillais rapidement.
Je repensais à ce que m'avait dit la doctoresse la veille. Je n’avais pas tellement envie d’entamer une discussion avec un être primitif. Mais quelque chose en moi, une sensation étrange appelée « curiosité » me poussait à vouloir savoir d’où pouvait venir le passager clandestin, pour qui tous les gens autour de moi (sauf le savant fou) étaient fascinés. Je décidais de sortir de la salle et de me diriger vers l’ascenseur, pour monter jusqu’au 5ème étage. Avant de monter, je croisais par hasard elle doctoresse, j'en profitais pour l'informer de mon intention d'aller voir la créature. Elle me proposa bien l'aide de sa fille, mais je refusais. Elle insista une dexième fois, mais rien à faire, je ne voulais pas de son aide ! Peut être était ce pour me prouver à moi même que je n'avais besoin de personne. Dans mon esprit, j’étais tout seul. Lyse n’était plus là pour me soutenir, je devais me débrouiller sans l’aide de personnes.
La biosphère, c’était ici que l’homme chat avait établi son refuge dans le vaisseau. Dans cet étage, la seule chose qui faisait tâche dans le décor était bien l’ascenseur. J’étais bouche bée. Cette espace presque surnaturel dans un environnement si technologique était presque un rêve. Les forêts artificielles d’Etrenank, pourtant très belles, avaient tout à envier à cet environnement entièrement naturel. Toutes ces odeurs, toutes ces sensations à la fois, c’était… je n’avais même pas de mots pour le décrire. Je tâchais tout de même de me réveiller, j’avais quelque chose à chercher dans toute cette flore, et cela me donnait déjà légèrement mal à la tête.
Il semblait que cet endroit rassembler un peu tous les climats qu’avait recelé la Terre. J’étais littéralement dans ce que l’on appelait certainement autrefois, une jungle. J’avais un peu de mal à avancer, devant utiliser ma musculature plutôt qu’un outil approprié pour traverser les herbes humides et parfois très grandes pour arriver à me frayer un chemin. J’essais de m’imaginer cette Terre, savoir quels animaux auraient pu habiter un espace comme celui-ci. Les vrais animaux ayant quasiment tous disparus, et les autres, se vendant très chers dans les marchés spéciaux d’Etrenank. Au bout d’un moment, je changeait totalement de climat : je ne voyait plus que du sable, avec une étendue d’eau créée artificiellement, à côté de laquelle se trouvait pourtant un arbre du même aspect que ceux de la jungle. Enfin, près de cette eau, je vis la créature. Elle était assise en tailleur sur le sable le bras en avant pointé vers le sol. Je m’approchais doucement de lui, assez bruyamment pour qu’il m’entende, mais pas trop pour qu’il n’ait pas de réaction brusque. Je n’avais aucune idée de comment il allait réagir, après que je lui ai tiré dessus, et en allant vers lui désarmé, mais j’étais malgré tout près à me défendre si nécessaire.
J’étais à quelques mètres de lui et il leva enfin la tête vers moi. Comme je l’avais prévu, il me regarda d’un air mauvais, mais me voyant seul, il se produisit l’inverse de ce que j’avais pensé : il ne chercha pas une seule seconde à s’en prendre à moi. Je lui fis alors des grands signes des mains vers moi, voulant montrer que je venais en ami. Il prit un air plus neutre et rabaissa sa tête vers le sable. Je m’accroupissais à ses côtés, regardant à quoi une créature si étrange pouvait bien s’occuper.
Il dessinait depuis un moment dans le sable des symboles qui ne ressemblaient à rien de connu, qu’il ponctuait de commentaires. Peut être était ce des brides de sa langue d’origine. Au dessus, il avait représenté dans un cercle, des formes géométriques ressemblant à des huttes primitives. Autour, étaient dessinés de petits personnages qui avaient des oreilles de chat. Il était facile de deviner qu’il s’agissait de sa planète natale. J’avais également remarqué sur ce dessin une autre forme circulaire : Une sorte d’énorme d’anneau où il avait tracé plusieurs étoiles à l’intérieur.
Il était clair après avoir vu cela, que le seul moyen que j’avais pour communiquer avec cet extra terrestre sans l’aide de Kara, était la représentation graphique. C’était le seul langage universel que je pouvais utiliser. Mais pour le moment, je me contentais d’observer par-dessus son épaule ce qu’il faisait. Il traça un autre cercle, 10cm à droite de l’autre. Il l’entoura alors de trois anneaux.
Bizarre, cette planète m’étais étrangement familière… la seule planète de toutes les galaxies connues possédant 3 ceintures d’astéroïdes s’appelait… Menigarm d’après mes souvenirs. Je me disais alors que les vieux holodisques d’histoire de Lyse ne m’auraient pas été complètement inutiles. Je me risquais alors à engager une dialogue avec Xorth.
- Menigarm ? dis je en désignant du doigt le dessin.
J’avais de sérieux doutes, la race de cet être ne devait peut être pas appeler cette planète de la même façon que nous. Pourtant, sa réponse me surprit, même si je ne la compris qu’à moitié.
- Menigarm, penaat !
Il pointa alors son doigt griffu sur sa planète, me voyant intéressé.
- Epsolin, penaat Xorth !
La Lamb traductrice avait dit que de nombreux mots de la langue de Xorth ressemblaient beaucoup aux mots humains. Si je prenais cela en considération, le mot « Penaat » devait sûrement signifier « Planète » dans notre langage D’après mes souvenirs, Menigarm fichait parti d’une galaxie nommée Andromelek. Le dernier vaisseau qui avait pénétré dans cette zone datait de plus de 800 ans… bien avant que notre conflit avec les Lambs ne débute. Mais l'expédition avait tourné vite au désastre. D'après les rare survivant à en être revenus, l'équipage avait eu le temps de découvrir une planête viable dans l'un des système de planête qu'ils avaient explorés. Mais à peine y avaient-ils posés le pied qu'un mal étrange s'étaient emparés de la plupart d'entre eux, une folie furieuse inexpliquée, les poussant à s'entretuer les uns les autres.
Comment l'histoire s'était-elle finie, déjà ? J'étais sûr que Lyse m'en avait parlé, un jour où nous...
L'amertume me revint avec les souvenir, et, furieux contre moi-même, je refusait de me rappeler plus.
Mais en tout cas, j’avais fait ce que la doctoresse m’avait demandé, j’avais trouvé l’emplacement de la planète de l’extra terrestre ! Je pensais que j’allais encore devoir prolonger ma mission, bien que je ne perdais toujours pas de vu mon but. Mais j'étais malgré moi de plus en plus intrigué par cette cette histoire...
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 30 Juil - 23:39

"Kara... Kara..."
Je me réveille et saute de mon lit. Tiens, personne n'est dans ma chambre... Bizarre, quelqu'un ne m'a pas appelé ? C'est peut-être Xorth...
Je vais me laver et m'habille vite.
"Maman" m'a dit hier de bien prendre mes médicaments. Je regarde les petits comprimés sur ma table de nuit. Il y en a plus, c'est pas normal, je croyais en avoir que deux à prendre, maintenant je dois en prendre quatre...
Hum, "Maman" ne se trompe jamais en me donnant mes médicaments alors pourquoi elle en a mis plus ?
Un petit bruit dans mon dos ! Quelqu'un passe devant ma porte.
Je louvre un peu et vois Jonas passer dans le couloir. Il croise "Maman" et tous les deux se mettent à parler. J'entends pas trop se qu'ils disent et ça me regarde pas. Jonas et "Maman" s'aiment pas trop, et je crois que Jonas n'aime personne. Je trouve ça dommage, mais il est froid et me fait un peu peur.
Kara... "Maman" a dit mon prénom. Ils parlent de moi ? Jonas semble dire nom et "Maman" insiste. Jonas refait non et il part.
Mes médicaments... Je les avale et sors de ma chambre en courant.
L'ascenceur ! Et si j'allais dans la grange à vaisseaux ? Ca descend et les portes s'ouvrent.
C'est grand et il y a de l'écho.
Je remarque que je suis pas seule, il y a quelqu'un au fond, près d'un vaisseau.
Oh, mais c'est "Celui avec une cicatrice" ! Il est là ! "Maman" ne m'a pas dit d'où il venait, juste que c'était un nouvel invité. Il est au courant de tout ce qui se passe ici.
Je pensais pas le revoir, cet homme à la jolie cicatrice.
Je me dirige vers lui tout doucement. Il est froid, il pense à quelque chose... C'est embrouillé, j'ai du mal à tout comprendre.
Il se retourne vers moi, toujours avec son visage froid. Je lui souris et il me regarde, toujours froid.
"Je me souviens de toi, je dis."
Il continue de me regarder, un peu surpris. Il hoche de la tête.
On dirait qu'il veut pas parler. C'est vrai... de quoi il pourrait me parler ? Il ne me connaît pas et moi non plus... On s'est juste vu...
Mais moi je l'aime bien, j'aime bien sa tête. Et vraiment, sa cicatrice est très jolie, on dirait... on dirait un croissant de Lune...
Je m'asseois pas loin de lui. Et je commence à regarder le hangar aux vaisseaux.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 1 Aoû - 20:11

Les quelques instants que Jonas passa avec moi à me regarder dessiner semblèrent le troubler. Apparemment, il connaissait la « planète aux anneaux ». Après lui avoir montré ma planète, il sembla perplexe et parti tout d’un coup. Décidément, l’attitude des Dieux semblait bien différente d’une personne à l’autre !
Je me redressai et décidai de retourner à ma hutte. J’avais veillé toute la nuit, cherchant vainement le sommeil, et c’est une fois la journée commencée, que la fatigue arrivait. Je retrouvai sans peine l’arbre où mon « petit coin à moi » était perché et, m’aidant de mes griffes, je grimpai quelques mètres pour atteindre la plateforme. A peine m’étais-je allongé sur le petit lit de feuille que je sombrai dans le sommeil.
Respirer ! Il fallait que je respire ! Je n’avais pas fais tout ce chemin pour mourir bêtement d’asphyxie ! Je me forçai à avaler une goulée d’air. Quand je rouvris les yeux, tout avait changé : Je n’étais plus dans le temple mais dans une immense forêt, dense, oppressante. Je me retournai pour voir le portail seul, à moitié recouvert par la végétation qui semblait avoir tous les droits ici. L’air était chaud et humide, ce qui était radicalement différent de l’air frai et sec du temple. Comment le paysage pouvait-il avoir changé en si peu de temps !? Je n’avais pas le temps de le savoir car j’avais une mission : Je devais trouver des Dieux pour leur demander leur aide. Tournant à nouveau le dos à la porte, je m’engouffrai parmi les lianes, les buissons et les racines des gigantesques arbres de cette forêt. Mais plus j’avançais, plus les arbres devenaient touffus et proches. A bout d’un moment, je me retrouvai devant un véritable mur d’arbres. Je n’avais pas d’autre choix que de grimper dans les branches pour continuer…
Tout en grimpant, je rencontrai divers animaux que je ne connaissais pas. Je n’arrêtais pas de m’émerveiller devant autant de diversité animale. Malgré la faim qui commençait à me tirailler l’estomac, je n’osai pas manger l’une de ces étranges créatures, ne pouvant savoir si elle était comestible. Une fois arrivé à la cime de l’arbre, je regardai les alentours, à la recherche de l’orée du bois. Je la trouvai facilement et me rendit compte qu’elle n’était qu’à quelques dizaines de mètre sur ma gauche, derrière le mur végétal que je venais de grimper. Juste avant de redescendre, je jetai un œil au ciel. Il faisait plein jour mais une chose retint mon regard : De nombreuses lignes zébraient le ciel, phénomène que je n’avait jamais vu. Un bruit assourdissant me fit tourner la tête : Quelque chose semblait se diriger vers l’orée du bois. Peut-être était-ce un Dieu ! D’après la légende, ils étaient venus dans des objets volants brillants et lisses, et cette chose correspondait à la description ! Sans perdre de temps, je replongeai dans la végétation et me dirigeai tant bien que mal jusqu’à la sortie de la forêt pour mieux voir de quoi il s’agissait.

- Xorth ? T'es là ?
L'énoncé de mon nom me tira de mon sommeil. Quelqu'un m'appelait. Me penchant au bord de la plateforme, je vit en contrebas Kara, qui semblait me chercher.
Je suis là ! dis-je télépatiquement. Au dessus de toi ![/i]


Dernière édition par le Lun 1 Aoû - 23:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 1 Aoû - 21:59

Kara n'est plus dans sa chambre. Encore allée trainer à droite et à gauche. Je dois pourtant l'examiner. Je passe ma vie à lui courir après, à la chercher, alors qu'elle va se cacher dans les endroits les plus inattendus. Depuis qu'elle est petite, c'est comme ça. Je me demande qui de nous deux à entrainer l'autre dans ce jeu en premier, parfois. Je crois que j'ai encouragé ça, pour en faire quelqu'un d'autonome, de vif. Elle est toujorus si curieuse de tout.
Je pourrais me rendre dans la salle des commande du Magellan, et chercher sur quel moniteur de quelle salle, elle apparait, mais je ne résiste pas à l'envie de la chercher moi-même. J'explore un peu les chambre, elles sont toutes vide. Liliah et Mike sont dehors, il font des réparation. Le militaire est là-haut, dans la mini-biosphère, avec Xorth. Si elle avait été là-bas, sur qu'il me l'aurait rammenée immédiatement, et certainement par la peau du cou. Je doute qu'elle ai voulu se promener au niveau des Labo, toutes les portes y ferment à clef, et Rhoan n'admettra pas une intrusion dans son travail.
Le garage d'aéroglisseur et l'armurie ne présente aucun intéret pour elle. Je la pense plutot partie se promener dans les hangar.
Je monte au troisième étage, et y pénètre doucement, sans bruit, pour la surprendre. Elle n'est pas seule.
Je me cache derrière une caisse. Le balafré est là. Il est assis loin d'elle, lui tournant légèrement le dos. Elle est assise, elle aussi, immobile, chose rare chez elle, et silencieuse, encore plus rare.
Je devrais aller la chercher, mais je ne bouge pas. J'ai envie de rester cacher, d'observer. De voir ce que Kara saura lui faire dire.
Un long moment s'écoule sans qu'il ne se passe rien. Puis Kara parle, doucement.
_ Tu as fait la guerre, mais plus maintenant. Maintenant tu n'aime plus la guerre.
Ce n'est pas une question. Elle le sait. Elle l'a lu dans son esprit. C'est donc vrai. Xorth a sensiblement augmenté ses pouvoirs d'empathie. Le balafré la regarde, mais ne répond rien.
Je regarde mieux son allure. Il a gardé la raideur naturelle des soldats, et une certaine façon d'être, mais il a quelque chose de plus sauvage. Un déserteur de l'armée terrienne. Que fait-ils près de nous ? Qu'est-ce qu'il veut ?
_ Qu'est-ce que tu veux ? Demande Kara. Pourquoi tu ne veux pas dire à maman ce que tu veux ? Elle est docteur, ma maman. Elle aide les gens, quand ils en ont besoin.
_ Je sais, répond le balafré.
Comme encouragée par le fait qu'il lui ai parlé, Kara quitte sa position et s'approche.
_ Tu ne dois pas avoir peur de moi, tu sais. Je lis dans la tête des gens, mais je ne leur fait pas mal. Je n'aime pas faire mal au gens.
Le balafré la regarde s'approcher avec un regard étrange. Il se relèvre brusquement.
_ Laisse-moi tranquille. Va-t-en !
_ Pourquoi tu as peur que je m'approche ?
_ Va-t-en, je te dis. Je n'ai pas peur, je veux juste être tranquille.
Je préfère intervenir. Je quitte ma cachette et, en quelques pas rapide, je suis entre eux.
_ Kara, tu ne dois pas lire les pensée des gens sans qu'ils t'y autorisent, ce n'est pas gentil pour eux. Veuillez l'excuser, elle est jeune et elle ne se rends pas vraiment compte !
Le Balafré me regarde faire semblant que tout est normal, que toute les enfant solarienne ont l'habitude d'explorer le subcontient des inconnus. Il hausse les épaules.
_ J'aime autant qu'elle se rende compte très vite, me dit-il. Je n'apprécie pas qu'on fouille ma tête, comme ça.
_ Elle ne recommencera plus, n'est-ce pas Kara ?
_ Non, non, réponds ma fille.
Pourquoi ai-je peur de ce type ? J'ai déjà Atrayde et Rhoan à bord, je ne devrais rien craindre. Pourquoi ai-je peur du Balafré ? Sans doute parce qu'avec lui, ce n'est pas comme avec les deux autre, je ne sais pas à quoi m'attendre...
J'emmène Kara par la main.
_ Je t'ai attrappé, jeune fille. Maintenant, nous allons descendre ensemble au labo pour que je puisse t'ausculter ?
_ Encore ! Grogne Kara, mais tu m'a déjà examinée partout il y a un mois.
_ Taratata ! J'ai réussi à t'attraper, et tu sais bien que quand je réussi à t'attrapper, je t'emmène faire ce que je veux, c'est le jeu !
M'éloignant du balafré et de son regard glacial, j'emmène ma fille dans l'ascenseur.
_ Premier étage ! dis-je.
Les porte se referment, pour se rouvrir à l'étage des laboratoire.
_ Attends moi un instant à l'infirmerie, dis-je à Kara.
Je m'avance au fond du couloir, vers le laboratoire de Rhoan. Il est là, affairé, concentré. J'entre sans bruit, pour ne pas le surpendre, et lui fait signe.
_ Quand vous pourrez rejoignez moi à l'infirmerie, je vais examiner Kara, et j'aimerais vous montrer son dossier médical.
J'ai parlé aimablement. C'est la première fois que je lui reparle depuis mon coup d'éclat d'hier, et je ne tiens pas à ce qu'il décide de tout laisser tomber en guise de représaille.
Il me rejoint quelque minute plus tard, alors que Kara est déjà dans le scanner.
Je regarde l'avancé de la maladie sur l'écran de mon microscope. Incontestablement, elle s'est accélérée. Mais je peux renforçer les défense naturelle de Kara pour la faire tenir les huit mois qu'il faut. Seulement, il va falloir que je double les dosage de médicament au fur et à mesure que le temps passera.
J'explique d'une voix froide, professionnelle, à Rhoan, comment cette maladie s'est dévellopée, et fonctionne, et à quel résultat j'ai besoin qu'il arrive. Et, curieusement, c'est avec la même froideur professionnelle qu'il me pose des question, manifestant pour ma fille un intérêt, maintenant qu'elle est devenue un objet d'étude, et non une personne. Je m'efforce de ne pas penser, de faire comme si nous n'étions que deux collègue en train d'organiser le traitement d'un malade quelquonque. Quand j'y songe, c'est ce que je fait depuis trois jour, faire comme si...
J'observe Rhoan pendant que nous discutions. Jusqu'à présent, je ne l'ai pas vraiment regardé avec cet oeil de médecin. Il est dans un état de santé assez pitoyable. Les maltraitance qu'il a subit se voient sur son visage. Je devrais peut-être...
_ Eh, docteur !
Atrayde vient de passer brusquement la porte de l'infirmerie, sans frapper.
_ Je vous chercher partout. J'ai l'info que vous vouliez !
_ L'info, répété-je, sans comprendre !
_ La planête ! La planête d'où vient notre amis couvert de poil !
_ Je vous demande pardon ?
Je le regarde éberluée.
_ Je sais d'où il vient, répète le militaire, exaspéré.
Je ne trouve rien à répondre, à part :
_ Déjà ?
_ Ben oui, déjà.
_ Bon, fait Rhoan qui visiblement ne comprends pas mon étonnement, si vous n'avez plus besoin de moi, je retourne à mon ouvrage. J'ai cru comprendre que vous ne me laissiez pas le droit de perdre une seule minute.
Je me retourne vers Kara.
_ Ma chérie, c'est tout pour aujourd'hui. Tu peux aller jouer avec Xorth. Venez Jonas, montons dans la salle des comande, nous y serons plus à l'aise pour parler.
Je m'efforce de parler d'une voix posée pour dissimuler mon embarrassante stupéfaction. Evidément, je ne le reconnaitrait pour rien au monde, mais je dois dire que le militaire m'a impressionnée. Je le croyais d'une intelligence médiocre, et voilà qu'il se révèle bien plus éfficace que je ne l'aurais cru.
Nous montons et rejoignons ce qui devrait être le poste de pilotage du magellan, s'il volait.
Je surprends un regard envieux de mon compagnon vers le siège de commande. Piloter un engin pareil, ce doit être un rêve, pour un pilote.
Je note en mon fort intérieur.
Il a donc des rêves...
_ Eh bien, je vous écoute ?
_ Epsolin, me dit-il simplement ?
_ Epsolin, répété-je sans comprendre.
_ Une planête dont nous avons renoncer à prendre le controle, il y a 800 ans. Les solariens apprennent ça à l'école.
_ Désolée pour vous, j'ai fait mes études sur le tas, et sur terre. Pourquoi a-t-on renoncé à en prendre le controle ?
_ Je crois qu'il y avait une maladie incurable, sur son sol... Je ne sais plus.
_ Il faudrait que vous vous rappeliez. C'est essentiel d'être renseigné.
_ Je n'ai rien à vous dire de plus. Vous vouliez un renseignement, je vous l'ai trouvé.
Je reste un instant silencieuse. Puis me dirige vers le siège du pilote, et branche l'ordinateur de bord.
_ Mais qu'est-ce que vous faite ?
_ Je tente quelque chose, qui me permettra d'en savoir plus.
L'informatique. Une des connaissances que je suis contente d'avoir perfectionné à Etrenank. L'ordinateur du Magellan est puissant. Il ne me faudra pas trop de mal pour me connecter au macro ordinateur d'Etrenank, et peut-êter pourrais-je parvenir jusqu'aux dossier les plus secrets...
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 1 Aoû - 22:00

Gengi Murank :

« Pfou déjà quatorze heures je commence à me lasser de se travail et il faut déjà que j’y retourne. Être informaticien ça manque vraiment de piment. » m’exclamai-je
Je suis Gengi, voilà quatre ans que j’ai été affecté à la gestion du macro ordinateur d’Etrenank. Au début j’étais chamboulé, quel honneur! Quel prestige! Je me rappelle de la réaction de mes anciens collègues de Zulpalak « Etrenank? Quelle chance tu vas pouvoir réaliser tes rêves les plus fous! » et blablabla et blablabla... Tu parles! Certes c’est une ville futuriste, à la pointe de toutes les technologies possibles, le climat environnant est géré par l’ordinateur, ainsi que la composition de l’atmosphère, la sécurité, les données sur les citoyens de la ville et tout un tas d’autre chose. Mais on se lasse vite de la vie qu’on mène ici, sauf si on aime avoir la vie la plus facile qu’on puisse imaginer. J’aurai dû écouter maman et m’engager dans l’armée pour l’honneur de notre peuple. Enfin bon faut que j’arrête de me lamenter, je dois aller au boulot. Je fis passer ma carte au dessus du lecteur pour payer mon repas. Puis la remettant dans ma poche je quittai la salle en direction de la sortie.
Une fois dehors, mon regard s’attarda un peu en direction du ciel. Les gratte-ciel s’étiraient indéfiniment vers le ciel, un ciel artificiel _ les rayons du soleil risquant de nous aveugler, il fut décider par mesure de sécurité de mettre un écran holographique ultra réaliste sur lequel on pouvait voir le jour un soleil lumineux dont les teintes variaient du rouge au vert et une lune allant du blanc au violet la nuit. « Encore une chose dont on se lasse vite... » pensai-je
Je laissai mon regard vagabonder entre les voyageurs aériens et les jet-pack, puis me rappelant que même sur Etrenank le temps n’est pas infini, je retroussai ma manche pour laisser apparaître un bracelet avec un petit micro. Ce petit bijou n’est pas accessible à tous, il faut travailler dans le secteur S qui est celui regroupant quelque profession dont la mienne.
« -Amorçage de la séquence d’initialisation! dis-je en direction du micro
-Blip...blip...séquence d’initialisation amorcée. Veuillez décliner votre identité et votre matricule de profession. me répondit le petit appareil
- Gengi Murank, matricule: ZX8JC12
- Identité acceptée, matricule accepté. Séquence d’initialisation validée. »
Une voix féminine et plutôt tentatrice se mit alors à parler
«-Salut Gengi, bienvenue dans l’interface que puis-je faire pour toi? »
J’adore cette voix heureusement qu’elle est paramétrable sinon l’appareil perdrait tout son charme
« -Téléporte moi dans mon bureau et vérifie sur la messagerie vocale si Hélène a accepté mon invitation au cinéma immersif 
-Téléportation lancée dans 3...2....1...
Pourvu qu’elle ai accepté l’invitation
-0... Téléportation en cours. »
Et dans un flash bleuté, je vis mon corps se décomposer en millions de petits fragments, puis ma vue se brouilla. Quand je pu de nouveau voir, j’étais dans mon bureau.
« -Téléportation terminée. Vérification des messages..... Tu as un nouveau message d’Hélène. »
Je cru sentir mon estomac se nouer
« -Lecture du message!  dis-je
-Lecture.... « Hahaha je ne crois pas non ».... Lecture terminée, je supprime le message je suppose ? »
Mon estomac ne s’était pas seulement dénoué, il donnait tout bonnement l’impression d’avoir disparu
« -Ouai vas-y efface-le, dans le fond elle pas si top que je le croyais.
-Message effacé
-Bon on devrai se mettre au boulot! »
Je m’installai sur une sorte de boule blanchâtre, malléable, qui pris automatiquement la forme la plus convenable à ma position. Automatiquement un bureau apparu devant moi. Je défis mon bracelet-ordinateur et le plaçai dans un petit socle prévu à cet effet. A ce moment un grand écran bleu apparu devant moi, j’avais accès à l’ensemble du réseau et ma tâche consistait à vérifier que tout allait bien, une tâche un peu superflue étant donné qu’il faudrait être soit un génie, soit un abruti pour essayer de s’attaquer au macro ordinateur.
« -Bon bah comme d’hab... Lance un balayage de détection de virus, moi je vais jouer un peu et...
-Attention intrusion dans le système, je répète intrusion dans le système!
-Cette bonne blague...
-Intrusion dans le système, intrusion dans le système!
-Nan? Tu me fais une farce hein?
-Intrusion détectée intrusion détectée!
-Ohhhh quelle galère!!! Ordinateur montre moi où a lieu l’intrusion! »
Mon écran s’anima et je vis le défilement de plusieurs fichiers des plus important, et je ne craignais qu’une chose c’est que le pirate ait foutu le bordel dans l’un d’entres-eux) aux plus insignifiants
« -Choisis un petit insignifiant t’aura déjà une bonne pub pour avoir percé la défense du macro ordi espèce d’ordure » pensai-je
Puis finalement l’écran s’arrêta sur un fichier que je n’avais jamais vu auparavant
« -Hein ? J.E.N.O.V.A? Ordinateur ouvre ce fichier!
-Accès refusé
-Quoi?
-T’as pas le droit!
-Pourquoi?
-Parce que tu n’as pas le matricule requis pour y avoir accès
-... Bon bon bon! Trace le signal du poste depuis lequel le pirate travaille
-Traçage lancé... il a une protection, je ne peux pas passer comme ça.
-J’m’en occupe, alors comme ça on veut faire joujou... »
Ma panique commençait à laisser place à de l’excitation. Enfin un peu de mouvement!! Je pianotais fébrilement sur l’écran puis finalement au bout d’une courte minute je pu passer ses sécurités.
-C’est bon indique sa position avant qu’il n’ai copié tout ce qui se trouve dans le fichier.
-Traçage en cours... Planète: Terre ........ Continent: Asie....
-Oui oui allez grouille!
-Ville: Itokyo...........
-L’adresse, allez! Aboule l’adresse!
-Signal perdu...
-Han et m**** on a pas plus précis que la ville... je serai mon patron ça me suffirait pas... Bon ordinateur vérifie qu’il ne manque rien, que tout soit bien sécurisé de nouveau, commence à analyser la situation , je veux savoir comment il a pu entrer dans notre réseau. Mais d’abord envoie un message au patron, code orange, j’ai besoin de l’avoir de suite.
-J’envoie le message.... message envoyé, je me met au travail. »
Au même instant un signal sonore m’annonçait que j’avais quelqu’un qui cherchait à me parler. Sans me demander qui c’était, j’effleurai une touche de mon écran, une fenêtre s’ouvrit à travers laquelle je pouvais voir mon patron
« -Bonjour Monsieur Murank, puis-je savoir pourquoi vous avez demandé cet entretien qui plus est un entretien en code orange!
-Bonjour monsieur, je suis désolé de vous déranger, mais je voulais vous signaler un fait pour le moins important...
-Quel est-il?
-Un pirate a réussi à s’introduire dans le macro ordinateur monsieur...
-Comment?! Dites moi Murank, votre travail n’est-il pas d’assurer la sécurité de cet ordinateur?
-Si monsieur...
-Et quels ont été les effets de cette intrusion?
-Impossible de les déterminer vraiment, le hacker a réussi à copier le contenu d’un fichier auquel je n’ai pas accès. Cette personne a dû avoir de bons renseignements pour connaître l’existence de ce fichier monsieur...déjà que même moi je n’y ai pas accès et que je n’en soupçonnait pas l’existence.
-Vous êtes en train de me dire qu’il y aurait un espion au sein de notre bâtiment?
-Pas spécialement monsieur, tout est possible, le simple fait qu’un hacker ait pu s’introduire est déjà fort déroutant...Mais j’ai pu localiser approximativement sa position, il se trouve sur Terre dans une ville appelée Hitokyo
-Certes.... Mais dites moi, quel est le nom du fichier auquel le hacker a eu accès?
-Un certain J.E.N.O.VA....
-Pardon? Vous avez bien dit J.E.N.O.V.A ??!
-Heu bah... oui.
-Voilà qui est fort intéressant... Envoyez moi l’adresse du fichier je vais aller m’occuper de ça moi-même. A partir de maintenant cette histoire ne vous concerne plus, colmatez les brèches faites par le pirate. Je vais prévenir l’armée afin qu’ils traquent ce rat dans Tokyo. Je ne peux pas vous demander d’oublier la journée, mais je vous préviens Murank je ne veux pas que qui que ce soit entende parler de cet incident! dit-il d’une voix glaciale. Vous avez bien réagit Murank, et même si c’est involontaire vous avez bien travaillé, vous aurez une augmentation. Je vous laisse j’ai du travaille de la plus haute importance qui m’attends. »
Et sans attendre une réponse il disparu de mon écran.
« -Ah bah ça... j’pensais être viré et j’suis augmenté... Il me demande de pas parler de cet incident, voire de l’oublier, mais il va en parler à l’armée... qu’est ce qui se trame...
-J’ai localisé les défauts de notre sécurité, veux tu que je les répare?
-Nan laisse ordinateur j’ai besoin de me changer les idées je m’en occupe. »
Et me penchant sur mon écran, je me mis à pianoter fébrilement essayant de penser à autre chose... « tient et si je proposais à Véronique de sortir avec moi demain soir »...


Dernière édition par le Mer 3 Aoû - 0:33, édité 3 fois
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 1 Aoû - 23:24

"Appel à tout le monde, je voudrais vous voir dans le réfectoire le plus vite possible."
Ma voix raisonne à tous les étages, et même au dehors, pour que Lilyah et Mike puisse entendre.
_ Vous avez trouvé quelque chose ? me demande le militaire qui, curieusement, est resté planté derrière moi pendant tout le temps de mes recherches, dans une position pour le moins inconfortable, mais refusant de bouger, même pour s'asseoir.
_ J'ai trouve quelque chose, oui. Mais je ne raconterais qu'une fois tout le monde là.
Je quitte le poste de commande et rejoint le réfectoire, ou je vois bientôt tout le monde arriver, d'abord Mike et Lilyah, puis Kara et Xorth. Le Balafré nous rejoint lentement Naturellement, Rhoan arrive le dernier.
_ Prenez place autour de la table, dis-je. J'ai une histoire à raconter.
Je surprends des échanges de regard interrogateurs. Kara, tirant Xorth par la main va s'installer la première. Les autres suivent le mouvement. Bien désireux de me manifester son esprit, Le militaire reste debout. Je ne prends pas la peine de relever, j'ai mieux à faire.
_ Bon, écoutez moi bien. Il y a huit cent ans, bien avant la guerre, un vaisseau terrien explorait un système lointain, et découvrait une planête viable. Elle fut baptisé, Epsolin.
_ Vous nous avez fait venir pour nous raconter des conte solarien, fait Rhoan, moqueur.
Je l'ignore.
_ Lorsque les scientifique de l'expédition y prire pied, une folie furieuse s'empara d'eux, et les poussa à s'entretuer. Les survivant découvrir qu'un toxique contenu dans le sol provoquait cette folie, et la planête fut classée non viable par le gouvernement des térritoire fédérés.
_ Oui, je me souvient de cette histoire, m'interromps Mike. Après, on a décidé de laisser tomber l'exploration de ce système et de chercher d'autre planêtes viables.
_ Faux ! réponds-je. Ca, c'est la version officielle. Je vient de découvrir une version officieuse.
D'un seul coup, tout le monde semble m'écouter plus attentivement. Même s'ils ne savent pas vraiment pourquoi je parle de ça, un secret d'état est une chose qui pique les curiosité.
_ A l'époque, l'écologie de la terre inquiétait déjà. On cherchait d'autres endroit ou vivre en cas de catastrophe, et la planête Epsolin était une chance rare. le climat y était proche de celui de la terre, l'air et l'eau de même nature. Aucune créature pensante ne semblait y vivre. Ce toxique était la seule barrière. Dans le plus grand secret, un projet fut donc lancé, le projet J.E.N.O.V.A.
_ JENOVA ? répète Lilyah. Je n'ai rien lu à ce sujet, jamais.
_ Rien n'a jamais été écrit. Il s'agissait, d'après ce que j'ai pu trouver, de créer une race pensante, non-humaine, capable de résister au toxique, de s'établir sur Epsolin et de la rendre peu à peu viable aux être humain.
Rhoan, soudain intéressé, me regarde, et jette un regard à Xorth. Puis me regarde de nouveau.
_ Comment cela s'est-il terminé ?
_ Ce n'est pas dans les archive d'Etrenank. Mais je crois que nous avons devant nous le résultat du projet JENOVA, dis-je en posant ma main sur l'épaule de Xorth
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 3 Aoû - 23:21

Mon cerveau travaillait à toute allure pour emagasiner et stocker toutes ces informations. Ce que je venait d'apprendre me semblait incroyable. Alors Xorth serait le résultat d'un projet? Incroyable. C'était le seul mot qui me venait à l'esprit.
Je devais reprendre le contrôle de mes émotions et réflechir par mon cerveau. Reprendre l'analyse depuis le début. Il fallait repasser ce qu'a dit Nilane. Il y avait déjà un petit moment, l'ecologie de la terre inquietait déjà (c'était certain que vu son etat actuel, sa dégradation ne s'est pas passée en une année) et la planete Epsilon fut decouverte comme semblable à la terre. Ainsi fut cree le programme J.E.N.O.V.A pour develloper une race qui rendrait Epsilon vivable aux humains.
Ainsi Xorth serait le resultat de ce programme. Je reportai mon attention vers lui. il était juste à côté de Kara et avait dû forcement comprendre ces explications.
Il semblait agité ne sachant comment réagir face à ces informations. Il me semblait qu'on pouvait le comprendre. Si c'était à moi que cela arriverait, j'aurai déjà explosé.
Kara était à côté de lui ayant mis sa main dans la sienne. sans doute essayait d'elle d'apaisser ses craintes ou des sentiments que je ne pouvais pas connaitre. Seule Kara pouvait vraiment les éprouver avec Xorth.
Soudain je repensais à Xorth lorsqu'il parlait de Dieu. il nous nommait Dieu. Il me semblait avoir compris la raison.
_Ca y est. J'ai compris.m'écriais-je à haute voix.
Inevitablement tout le monde se retourna vers moi se demandant ce qui me prenait de crier ainsi.
_De quoi parlez vous, Liliah?me demanda Nilane.
_J'ai compris pourquoi Xorth nous a appelés Dieu. Si il est bien le résultat du programme J.E.N.O.V.A.H, il a reconnu en nous l'essence de ses createurs, les êtres humains.expliquais-je.
Je regardai tout le monde attendant les critiques à l'encontre de ma théorie. Pour moi, elle n'était vraiment pas idiote mais est ce que je les convaincrai?
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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 4 Aoû - 0:08

Je sentais une douce colère en moins. Les dirigeants de mon monde avait créer une race dans le seul but de rendre une planète habitable pour leur propre envie personnelle. Et après, quand elle sera vivable, que feront-ils de la race de Xorth ? La détruirons-t-ils ? La transformerais-t-ils en race d’animaux de compagnie, ou d’esclave ? Cela ne m’aurait pas étonné de la psychologie égoïste de l’humanité. Je fus interrompu dans ma courte pensée colérique par la constatation de Liliah a propos du nom que Xorth nous donnait. Je répondais tout de suite à cela :
-Cela me semble tout à fait possible. Peut-être y avait il des images de nous sur les restes qu’on laissé les hommes qui les ont créent. Peut-être même qu’il nous donne des noms spécifiques, comme Mart, le dieu de la castagne ou je ne sais pas quoi de l’avant avant dernière ère.
A cet instant, la petite fille, que je savais être Kara par le fait que Bah l’appelait souvent ainsi, se tourna en direction de Xorth, qui semblait de plus en plus nerveux. 30 secondes passa pendant cet échange silencieux. A la fin, Kara se retourna vers moi, l’air étonnée.
-Il a dit, fit-elle, que toi tu t’appelle « Dieux voleur de logis ». Pourquoi à propos ??
Je sentis le rouge me monter au joue, et préférant ne pas voir la tête des autres, je décidais de garder mon regard fixé sur mes mains. J’entendis à ce moment un rugissement violent. Je relevais la tête, pour voir Xorth tenir la sienne dans ses mains en répetant inlassablement :
- Eno Evré !!! Meanesog !!!
-Calmes-toi, je t’en prie !!! criait Kara.
-Qu’est ce qu’il a ?? cria Bah.
-Il… il dit que ce n’est pas vrai, que c’est impossible ce que tu as dit.
- Eno Evray!! Eno Evray!!!
Tout a coup, il se leva, et courut à quatre patte vers l’ascenseur, disant "Feorestay ! Feorestay !" , sans doute pour retrouver un peu de vérité dans les arbres et plantes. Quand la porte se referma, Kara courrait tout en l’appelant. Je la retenais pas un bras.
-Laisse le, il a besoin de réfléchir, fis-je, et puis il peut être dangereux avec ces griffes.
-Bon, fit Jonas derrière moi un peu bouleversé, on fait quoi maintenant ?
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