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Les chapitre 17 et 18 de Nimrodh les oubliés en ligne sur le site d'Écritures plurielles !

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 Nimrodh, les oubliés

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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 4 Aoû - 21:14

Cid Asmaros
Combinaison, masque à oxygène, j’étais enfin prêt pour ma mission. Un vaisseau avait été abattu par les spaciaux, et s'était écrasé dans cette forêt toxique il y a peu. J’avait du marché quelques kilomètres avant d’apercevoir au loin l’épave du vaisseau. J’arrivais, et je vis que le vaisseau était protégé par un système de sécurité. J’ouvris le boîtier et débranchai le fil jaune, puis je pris un petit appareil de ma poche et y branchait le fil que j'avais débranché. Plusieurs chiffres s’affichèrent sur l’écran de mon appareil, je les retapait sur la boite du système. Les deux points rouges qui étaient sur le boîtier devinrent verts. La sécurité était désactivée. La porte s’ouvrit, j’entrais prudemment _on ne sait jamais, s’il reste des survivants. Mais sur le sol, gisait des corps sans vie. Ils avaient dû mourir au moment du crash du vaisseau. L’intérieur était en ruine, je me dirigeais vers la cabine principale du vaisseau. J’entrai et je me précipitai vers l’ordinateur de bord pour voir s'il n’était pas cassé. A part une fissure sur l’écran, tout allait bien, je pris une disquette de ma poche et enregistra les données contenues dans la mémoire de l’ordinateur. Je sortis du vaisseau, bien content d’avoir trouvé ce que je cherchais.
-«Je ferais peut-être mieux de rentrer par un autre chemin » Pensais-je

Quelques instants plus tard…

Je marchai assez rapidement sur le chemin du retour, quand soudain je vis des vaisseaux, intacts, posés non loin de ma position. Vite, je me cachais derrière un arbre et examinait en profondeur les vaisseaux. Ils étaient trois exactement, d’après leur architecture, j'aurais dit qu’ils appartennaient aux spaciaux. Mais que venaient-il faire ici ? Je pris ma radio portative et avertis mes supérieurs.
-Chef ? J’ai découvert des vaisseaux spaciaux dans la forêt toxique…
_Des vaisseaux ? Combien ?
_ Tout une armada, chef !
_ Gardez votre position. Les spaciaux n'enverraient pas une armada dans la forêt toxique sans bonne raisons. Et justement il pourrait que ce soit en rapport avec le message que nous avons intercepté avant-hier. Je vous envoie du renfort !
_ OK !
Je sortis mon arme et restait derrière l’arbre. Quelques minutes passèrent, quand j’entendis un craquement derrière moi. Je me retournais, mais rien d'autres que les vaisseaux en vue. Quand tout à coup je reçus un coup violent à la tête et je sombrais dans l’inconscience. C’était sûrement la fin…
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 4 Aoû - 22:06

Je referme ma combinaison en soupirant. Il n'a pas été simple de les convaincre, tous, de retourner à leur tâche respective. J'ai envoyé Lilyah et Kara dans la biosphère, pour lui parler. Il faut à tout prix ne pas le laisser seul. Pas dans cet état là. Quel être pensant peut supporter l'idée de n'être qu'un produit de laboratoire.
Je m'approche du sas.
"Terminal, fais moi sortir"
Les portes intérieures se referment sur moi, et les portent extérieures commencent à s'ouvrir. Une plate-forme electro magnétique me soulève et m'ammene jusqu'au sol. Je sort mon pistolet à rayon calorique et m'avance vers les propulseurs, depuis si longtemps inactif, de mon magellan. Un lierre jaune aux affreux fruit mauves les as recouvert depuis longtemps. Je les brûle de mon rayon, laissant les propulseur intact.
Je sais, c'est tout sauf le moment de faire ça. C'est tout sauf le moment de m'isoler, pour ces tâche de maintenance. Mais là, pour l'instant, je ne serait pas efficace à l'intérieur. Je n'ai aucune idée de ce que je suis sensée faire.
Les hommes ont créés ces êtres. Ils en sont responsables. Nous devons leur ammener l'aide dont ils ont besoin. Mais qui convaincrais-je d'aller là-bas, à Etrenank ? A qui puis-je en parler ? Göran Moberg ? Il s'empresserait d'en référer à sa hiérarchie, et si des vaisseau décolle d'Etrenank pour retourner à Epsolin, ce ne sera pas pour aider ces être, ces... Quel nom Xorth a-t-il donné pour désigner son peuple ? Les Nimrodh ?
Les Nimrodh. Le projet a du plonger dans l'oubli, sinon, l'on aurait pas attendu huit cents ans pour cueuillir les fruit de l'expérience. En huit cent ans, la planête a du évoluer, sous l'influence de ces créature. En Huit cents ans, elle a du devenir viable.
Et c'est ce qu'ils penseront, à Etrenank, si nous leur ammenons Xorth. Il iront sur Epsolin, détruirons les Nimrodh et prendrons possession du territoire.
Au fond, il valait mieux pour Xorth tomber sur nous, des hors là lois, des exilés...
Mes propulseur son nettoyer, mais je ne bouge pas. Je reste là, à contempler la jungle.
J'aurais du lui parler. Lui dire qu'il n'a pas à douter. Qu'il n'est pas une expérience, qu'il est une création, une création dont moi, en tant que scientifique humaine, je peux me sentir fière. Lui dire que puisque nous l'avons créé, nous prendrons soin de lui, que... Des mensonges, peut-être. Mais ce ne sont pas des mensonges pour moi.
Je sursaute, soudain. Perdue dans mes réflexions, je ne m'étais pas rendue compte que la foret s'était plongée dans un inexplicable silence. Plus une seule trace d'activité chez les mutants qui hante cette jungle. Que ...
Un martellement régulier se met à raisonner. Un martellement dur et sec. Familier. Le pas d'une armée qui marche. En quelque enjambée, je rejoind ma plate-forme, et la fait s'élever le plus haut possible, afin de voir.
L'horizon s'est embrumé, au loin, il doit y avoir de la pluie au nord. Un rayon qui filtré à travers les nuages fait briller leur casque.
L'armée terrienne, cuirassée et masquée arrive vers nous, par la gauche. Et, par la droite, l'armée solarienne marche sur notre base.
Je m'élève, restant dissimulée dans l'ombre du magellan. Soudains les deux régiments s'immobilisent. Ils se sont vus.
Je retiens mon souffle. Malgré la distance, les casque, et ces masque sur leurs visage, je devine leur stupeur de trouver l'ennemi si pres de leur proie. Car nous somme leur proie. C'est nous qu'elles veulent c'est deux armées avide, c'est pour tous qu'elles vont se déchirer, comme deux chiens pour un bout de viande.
Dans une minutes, ils vont se mettre en mouvement, se jetter les uns vers les autres. Je ne peux pas rester là. Je dirige vite ma plate-forme magnétique vers le sas d'entrée, laisse les portes extérieures se refermer sur moi, et n'attends pas que l'air du sas se soit purifié pour crier dans l'interphone
"Alerte, on nous attaque !"
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ChaoticPesme
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 5 Aoû - 0:29

Pendant que Rhoan était retourné à son laboratoire pour y faire je ne sais quoi, la Lamb Lyliah et la petite fille s’en étaient allés vers la biosphère. Détruire les croyances de cet être en un seul discours avaient du le traumatiser, j’en aurais presque eu pitié.
Je n’avais aucune idée de l’endroit où se trouvait Mike. Moi, j’étais resté au 1er étage. La doctoresse m’avait assigné cette fois à une tâche un peu plus intéressante, dans la grande salle de commandement. Une pièce circulaire d’au moins une 30ène de mètres de diamètre. D’ici, on pouvait contrôler quasiment tout ce qui se passait sur le vaisseau. Dommage que la maîtresse des lieux ne m’ait laissé qu’un accès restreint au système de maintenance, je m’en serais donné à cœur joie. Devant un tel monument d’informatique aéronautique avancée, je me sentais vraiment dans mon élément.
C’est alors que je faillis sursauter en entendant la voix paniquée de ladite doctoresse dans l’interphone. Qu’est ce qu’elle avait à paniquer comme ça ? Je ne la connaissais pas, et je n’avais pas envie de la connaître plus, mais je ne pensais pas que cela était dans ces habitudes de prendre si soudainement son sang froid. J’attendis qu’elle remonte.
Elle débarqua aussi violemment qu’une tornade dans la salle, haletante.
_ Alors Docteur, ça ne va pas ? Vous devriez…
_ Epargnez moi vos sarcasmes ! souffla t elle en me coupant. Je viens de voir une chose terrible ! Des troupes Solariennes et des troupes Terriennes encerclent le Magellan !
_ Ils nous attaquent ?! fis je, stupéfait
_ Je crois que c’est ce qu’ils comptaient faire, mais ils avaient l’air étonnés de se trouver au même endroit, au même moment ! Ils vont d’abord s’entretuer et le camp survivant nous attaquera ! Mais ils vont forcément endommager le Magellan !
_ Et qu’est ce que vous suggérez ?
_ Prenez les commandes d’une des tourelles de défense ! Vous devriez savoir comment ça marche !
_ Mais si…
_ Ne me dites pas que vous allez refuser de défendre le vaisseau dans lequel vous risquez de mourir ? me dit elle plus froidement
J’étais à nouveau dans une impasse. J’allais peut être devoir tirer sur ceux qui étaient mes compagnons de mission. Cependant, il fallait que je tente de viser avec la plus grande précision enfin de ne toucher que les Terriens.
En y réfléchissant, c’était peut être la meilleure occasion qui venait de se présenter à moi ! Capturer enfin tout ce beau petit monde à l’intérieur du vaisseau et de récupérer le Magellan qui avait si mystérieusement disparu. Il ne fallait pas que cela rate !
Je ne rechignais pas et m’installais aux commandes. Une petite console composée d’un clavier et d’un joystick, ainsi que 3 écrans, couvrant à 180° la portée de la Tourelle. La doctoresse était partie avertir les autres, je me retrouvais à nouveau seul. C’est ainsi que je pus être le 1er à constater l’ampleur des forces déployées pour nous intercepter.
L’armée Solarienne, composée à vue de nez d’au moins un millier d’hommes, portant chacun une combinaison réacto-protective de couleur bleue. De l’autre côté, l’armée Lamb, arborant des combinaisons de couleur vertes. Les forces semblaient égales. Pour le moment, les 2 camps ne faisaient que s’observer, se demandant lequel allait déclarer le début des hostilités, lequel allait tirer le 1er. Pendant ce temps, je positionnais le canon laser rotatif, droit sur les Lambs. Je le chargeais, et attendais à mon tour. J’avais beau n’observer cette scène qu’à demi spectateur, je sentais d’ici la tension qui émanait de tous ces soldats qui se défiaient du regard et du canon. J’attendais derrière moi le sas s’ouvrir, mais je ne me retournais pas. Sans doute était ce la doctoresse qui revenait. J’étais tellement concentré sur ce qui allait se passer que mes yeux n’oscillèrent même pas. Mon doigt était à seulement à un centimètre au dessus du bouton de tir, prêt à faire feu. Cependant, aucun des 2 camps n’était décidé à engager la bataille. L’armée Solarienne ne le ferait sûrement pas. Je connaissais bien les tactiques, et elles avaient fait leurs preuves : la meilleure façon d’attaquer, était de contre-attaquer.
Le calme qui devait régner dans la forêt était très malsain, je le supportais de moins en moins, cela me rendait nerveux… très nerveux. Alors tant pis, je savais qu’il y avait un risque qu’après cela le Magellan soit visé, mais je ne pouvais pas en endurer plus. J’appuyais sur le bouton de tir du canon rotatif et abattais au moins une 10ène de soldats Lambs d’un seul coup. Visiblement ils n’avaient pas vu d’où venait cette 1ère agression et se mirent à tirer sur l’autre camp. La bataille avait enfin débutée.
La rage de tuer son ennemi émanait aussi bien d’un camp que de l’autre. Si tous les soldats n’étaient pas obligés de porter des combinaisons anti-toxines, on pourrait certainement entendre depuis l’intérieur du vaisseau les cris de guerre poussés par ces humains, devenus dans cette espace restreint qu’est la foret, des bêtes féroces, dont je faisais partie. Je me concentrais au maximum en serrais les dents, afin de n’abattre que mes ennemis. Mais la bataille était confuse, les deux gigantesques bataillons se mêlèrent rapidement. A bout portant, les tirs de lasers abattaient aussi bien les alliés que les ennemis, comme moi je le faisait actuellement. Je n’étais présent que virtuellement, mais cette rage de vaincre et d’écraser était contagieuse au travers de mes écrans, à tel point que je pouvais m’imaginer le bruit de la Tourelle en train de tirer… c’était excitant, ignoble et délectable à la fois !
Les tirs fusaient de partout, dévastant tout sur leur passage, même les arbres mutants. Mais eux se moquaient bien de savoir combien ils tueraient en tombant. Alors que je zoomais sur mon canon afin d’être plus précis, je remarquais de quelle manière se comportaient ces guerriers sanguinaires au corps à corps.
Un soldat Lamb à court de munition arracha littéralement le masque qui couvrait le visage de son ennemi, je vis celui-ci hurler sa douleur tandis que son visage se flétrissait comme s’il venait de vieillir d’une 100ène d’années en quelques secondes. Je ne connaissais pas sa victime, mais étant Solarien, je sentis ma rage monter de plusieurs échelons et sentis mes veines gonfler. Je dirigeais mon viseur sur ce Lamb de malheur et déchargeais au moins 500 balles pulsars qui le déchiquetèrent en un rien de temps. Il ne devait plus rester de lui que des lambeaux de chairs qui retombèrent dans la totale indifférence de tout ceux qui l’entourait.
Il devenait de plus en plus difficile à viser uniquement mes ennemis. J’étais complètement absorbé par l’ambiance malsaine de la bataille, j’avais désormais peine à distinguer un camp de l’autre. Mais un évènement vint me réveiller : Un flash blanc au travers des écrans m’aveugla pendant quelques instants, puis je sentis un légère.
Je reconnus cette lumière ! C’était celle d’un Grenade à Défragmentation Perforante ! Ils venaient de la balancer en plein milieu du champ de bataille ! Ils étaient fous !!
La coque du Magellan avait sans doute due être abîmée par les milliers de billes de titanes brûlantes que ce genre de grenade libérait à l’explosion. Lorsque je revins à moi, je pus remarquer que la doctoresse observait par-dessus mon épaule, sans doute depuis le début de la bataille. Je frottais mes yeux et les dirigeais à nouveau sur mes écrans. L’un d’entre eux avait été endommagé, mais les autres étaient intactes. Je pus voir le désastre : un cratère noir et rouge d’au moins 30 mètres de diamètre s’était formé à l’endroit de l’explosion. J’ignorais combien de soldat Lambs et Solariens avaient péris dans un tel massacre, mais je devais à tout prix me reprendre et continuer MON massacre dans les rangs ennemis.
Il se passa encore 20 minutes sans que je ne décroche un seul instant du combat.
Ce n’était pas possible !! L’armée Solarienne était en train de prendre du terrain ! Je redoublais d’effort et de colère pour descendre un maximum de ces sous produits d’humains, mais rien n’y faisait !
Un voyant se m’y soudain à clignoter sur un de mes moniteurs, une alarme en sourdine se fit entendre. La doctoresse se mit à hurler.
_ Des troupes terriennes ont des propulseurs d’appoint ! Ils montent et ils essayent d’entrer par le sas principal !!
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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 5 Aoû - 23:55

Une sirène stridente, des voyants rouges qui s’allument de tout coté, et la voix de Bah qui résonnait dans les hauts-parleur :
-Des troupes terriennes ont des propulseurs d’appoint ! Ils montent et ils essayent d’entrer par le sas principal !!
Je jurais, tout en me précipitant dans l’ascenseur. Tandis que je descendais vers la salle d’arme, la capitaine donnait ses ordres.
-Liliah, protége Xorth et Kara. Franck, restez dans votre chambre. Mike, va les repousser, je te fais confiance.
-J’y suis déjà, dis-je pour moi même tout en sortant de l’ascenseur.
J’entrais en courant dans la salle d’arme. Je regardais de tout coté, ne sachant pas qu’elle arme prendre, quand je vis une porte au fond. Je me précipitais dedans, espérant trouver quelque chose de redoutable. 1minute plus tard, je ressortais dans l’exosquelette de combat, de 2 m50 de haut, en détruisant le mur, car j’étais pressé, avec un énorme sac en métal dans le dos.
-YAOUUUH, ça c’est de l’exosquelette.
Je me positionnais juste devant l’ascenseur, pour me tenir face au sas. Elle était déjà bien entamé, les terriens utilisant un découpeur à fusion pour faire un cercle dans la porte.
-Les…., râlais-je, c’était la seule partie en super bonne état.
J’armais d’un coup vif la gatling à micron-laser que le bras droit du robot tenait.
-ça, c’est du gun, dame !!! plaisantais-je.
J’attendais de pied ferme les envahisseurs, ne sentant plus mon cœur au bon endroit. Quand l’espèce de porte circulaire tomba, et que le premier casque vert de terrien pointa le bout de son nez, je me demandais si il fallait que je dise « vous allez mourir » ou encore « bienvenu en enfer », mais je dis simplement, en tirant une bonne rafale :
-COUCOU !!!!
BRATTATATATATTA. On aurait dis qu’au son de la gatling, tout les combinaisons qui l’entendait tomber raide mort, alors qu’en fait des minis lignes bleutés fusait dans leurs direction. Je comptais au et fort le nombre de mes ennemis qui tombaient :
-14, 15, 16 AHAHAHAHAH, ça vous apprendra à nous prendre pour un simple bout de viande !!!! 18, 19 !!!!
A un moment, je dus arrêter car un nuage de poussière recouvrais ma ligne de tir. J’enclenchais la transmission extérieur.
-Alors s’en avez assez ???
Pour toute réponse, une sorte de boule roula dans ma direction.
-Les fous, une bombe 22B, ils veulent exploser le vaisseau ou quoi ??
Je courus vers la bombe mortelle, comptant mentalement le temps qui me restais, sachant que cette bombe explose après 20 secondes. A la dixième, j’arrivais dessus, tout en remarquant que les soldats étaient partis, sans doute pour se mettre à l’abri. Alors, d’un geste ample, je fis obliger le robot à dégager d’un coup violent la boule, qui partit à 200kilomètres à l’heure. 10secondes plus tard, je vis un écran blanc, a plus de 50 mètres du vaisseau.
-Sauvé, enfin pour l’instant…
Je me dirigeais vers la porte, et avec le découpeur a fusion qu'ils avaient laisser, je refondais la plaque pour réparer le sas. Après avoir admiré ma réparation, je me mit en contact avec Bah.
-J’ai fais dégager les gêneurs, dis-je, maintenant je vais sortir faire un peu le ménage.
-Quoi ?? Vous êtes fou Mike !! Vous allez vous faire tuer !!
-Vous inquiétez pas, dis-je d’un tons sérieux, je vais m’en sortir. Mais je voudrais juste une chose.
-Oui.
-Dites à Jonas de ne pas me tirer dessus, dis-je avec un grand sourire en rigolant.
Tandis que je sautais dans le vide et enclenchait mes propulseurs d’appoint, j’entendis un soupir dans la radio.
-CA VA ATOMISER SEC !!!!!

J’atterris en douceur, devant une bataille qui faisais rage. La forêt n’existait plus, ce n’était qu’une vaste plaine à présent. Je vis un groupe de combinaisons bleu passer tout prêt de moi sans me voir. Je tirais une petite rafale en l’air pour attirer leurs attention. Cela marcha, une 30aine de casque bleuté se tournais vers moi.
-Maintenant, votre ennemi, c’est moi !!! dis-je avec un petit sourire sadique aux lèvres.
Je tirais une bonne rafale pour souligner ce que j’avais dis. BRATTATATATATATATAT. Plaf, plaf, plaf. 3 corps tombèrent à terre, pendant que les autres se cachait derrière une barrière électromagnétique. Je tirais tout en me doutant que mes tirs ne servait à rien contre une telle barrière. Je laissais tomber la gatling, puis mit la main du robot dans le sac que je portais.
-C’est une bonne barrière, dis-je sur le ton de la conversation, mais elle à une faiblesse.
J’abatis violemment le canon à solénoïde calibre 22.
-ELLE RESISTE MAL A UNE BALLE PERFORANTE QUI VA A PLUS DE 5km/s.
Tandis que je tirais, et que le recul de l’arme me fit reculer de 5 mètres, je vis quelque soldats courir de panique. L’explosion qui s’ensuivint était assourdissant, puisque la balle était en plus explosif. Tandis que j’avançais au milieu de quelques morceaux de combis, je lançais d’une voix tremblant de colère :
-ça vous apprendra, à vouloir jouer à dieux !!
J’entendis un sifflement inquiétant, et me retourna vers la vaisseau. Un projectile frappa de plein fouet le système de défense ionique qui le protégeait. Je me retournais, pour voir 5 autres exo-squelette de combat, qui était tourner chacun avec un bazooka à lancer protonique vers le Magellan. Je reprit ma gatling, et tout en tirant vers eux en courant, je disais :
-LAISSEZ…
Un exo-squelette explosa de mon tir.
-CE VAISSEAU…
Je frappait, avec ma gatling vide, sur l’endroit où se trouvais le cockipt, qui crépita dans une gerbe d’étincelles, avant de tomber en avant.
-TRANQUIL !!!!!!
Avec l’épée qui se trouvait dans mon sac, je coupais successivement un 3ième exo-squelette au niveau du tronc, et pour le 4ième, j’enfonçais la lame dans le ventre. Tout 2 explosèrent, me donnant l’impression d’être dans une fournaise. Alors que ma lame s’abattait en direction du dernier, celui-ci fit un pas de coté, et me fit trébucher avec sa jambe qui était rester là.
-Tu crois me faire peur, avec ce truc archaïque, dis une voix moqueuse dans la radio.
Alors que je me relevais, près à en découdre, je sentis une douleur fulgurante dans le bras gauche. Je le regardais, et vis qu’il était plein de sang. Je me retournais, pour voir que l’autre exo-squelette tenais en main un fusil à solénoïde. Le salaud avait réussi à percer le blindage et à m’esquinter le bras.
-Ah ahaha, s’esclaffa le soldat. Tu ne fais pas le poids. Dès que je t’aurai tué, on me nommera sûrement sergent.
-Attend, c’est pas fini, fis-je entre mes dents.
J’appuyais avec mon poing rapidement sur un bouton rouge où était dessiné une explosion.
Tandis que des clapets s’ouvraient sur toutes la surface du corps mécanique que je pilotais, je dis non avec un certain sadisme :
-Tu a déjà entendu parler de l’option « atomisation » ??
Une vingtaine de missiles fusèrent, et éclatèrent sur mon ennemi. Alors que j’attendais que la fumée se dissipe, la tête de robot roula en ma direction.
-Ouf, ça suffit pour aujourd’hui.
Tout à coup, ma vue se brouilla, et j’eus la tête qui tournais.
-Aie, j’ai perdu trop de sang. Je crois …… que …..je vais…… m’éva…
J’eus juste le temps d’appuyer sur bouton « retour automatique », avant de plonger dans les songes.
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Kallisto
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 6 Aoû - 16:45

Xorth... Xorth...
"Maman" a dit que Xorth avait été "fabriqué" par les gens pour pouvoir habiter une planète très loin d'ici. Et ça date d'il y a très très longtemps. J'étais pas née. Oh non !
Xorth est triste, et en colère. C'est tout brouillé... Lilyah lui parle pour le calmer et il est quand même triste.
Dehors, je vois des éclairs blancs, des cris.
Lilyah m'a dit que des gens venaient nous chercher et qu'il fallait pas qu'ils nous attrapent. Il faut qu'on se défendent et les gens en bas sont méchants. comme ils pas du même endroit, ils se disputent et se battent. on dirait une bataille...
Ca me rapelle la plui d'étoles d'avant ma rencontre avec Xorth et les autres. Et ça me rapelle autre chose... Une chose floue, et je m'en souviens pas bien... Une chose qui fait mal... "La Grande Lumière"...
O non ! Il faut pas que Xrth le sache ! S'il l'apprend, il va être encore plus triste ! Non ! J'arrête de penser à ça et je vais consoler Xorth !
Je m'approche de Xorth et je le serre au cou, pas trop fort pour pas lui faire mal. Lilyah sourit.

Xorth, sois pas triste...
Je viens de savoir quelque chose de grave. Kara... Il va falloir que tu attende que je sois plus triste. Tu comprends ?
Oui... j'attendrais. Mais si c'est trop long... Je me fâche !

Xorth fait un tout petit et tout rapide sourire ! Oh...
Il est "embrouillé" à cause du fait qu'il a été "fabriqué", c'est ça la chose grave.
Hum... C'est compliqué...
"A tous le monde ! Venez au centre de commandes, vite !"
"Maman" a crié dans l'interphone. C'est grave, très très grave. Lilyah prend Xorth par le bras et je lui prends la main. On se dirige vers l'ascenceur.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 7 Aoû - 0:12

C’est reparti. Il détestait être en première ligne. Mais il était le seul officier disponible immédiatement. Il préférait être derrière un bureau. Beaucoup plus sûr. Un soldat avait mentionné une forte présence de soldats spatiaux. Par conséquent, on lui avait donnée 12 unités. Une division complète ! Il pouvait déjà sentir les nouveaux galons sur ses manches et ses épaules. Capitaine ! Puis Capitaine d’escadre, Major, Colonel et enfin Général. La route était déjà tracée. Et à ce moment, il pourrait influencer le déroulement de la guerre, et ne plus se contenter de la subir. Mais pour le l’instant…
La flotte entra dans l’atmosphère. Ils utilisaient de petits vaisseaux de débarquements. Une idée a lui. Ils pourraient dors et déjà encerclé le groupe de spatiaux avant même que la bataille ne débute. De plus, s’ils devaient rencontrer une flotte ennemis, un vaisseau détruit lui ferait perdre moins d’homme. En contre partie, une flotte de 120 vaisseaux de transport léger n’était pas ce qu’il y avait de plus discret. Ni de plus rapide à débarquer. L’effet de surprise devrait être de notre coté.
-Je veux un rapport de la zone de combat.
Le plan s’afficha sur l’écran. Au sud et au sud-est s’étendait la forêt. La flotte arrivait par l’ouest. Les troupes ennemies se composaient, selon l’estimation, d’une division spatiale, et se dirigeaient droit vers le sud. Bien, heureusement, les militaires spatiaux comptent en base 10 et non 12. Il leur était ainsi plus simple de calculer le nombre d’homme perdu en cours de bataille. Ses propres forces étaient par conséquent 72.8% plus importante que les leurs. Cela lui laissait de la marge.
Il allait envoyer 6 unités à leur rencontre par l’ouest et les 6 autres les prendront à revers par derrière. Il porta son attention au nord. La ville d’Osaka s’élevait. Je me demande si… Il hésita.
Les spatiaux n’étaient pas passés à Osaka. Mais il était peu probable qu’ils soient passés inaperçus. Il y avait peut-être des renseignements à récolter. Notamment comment les spatiaux s’y étaient prit pour être si discret. Une unité devrait suffire à remplir cette mission. Ses effectifs étaient largement suffisants pour qu’une unité ne soit pas indispensable. Et puis, ce ne serait que temporaire. C’est décidé. Je commanderai moi-même l’unité.
-A cinq kilomètre de la lisière de la forêt. Que 6 unités débarque à l’ouest et aille à la rencontre des spatiaux. Cinq unités au nord, qu’ils attendent mon signal pour assaillir l’ennemis par derrière. La dernière unité vient avec moi à Osaka.
-Bien, Monsieur.

Voilà donc à quoi ressemble Osaka… Il n’y avait plus grand-chose. Des ruines, des ruines et encor des ruines.
-Fouillez moi ces ruines.
Il partis lui-même à la recherches d’un point élevé, d’où il pourrait diriger ses troupes plus efficacement. Il trouva un amas de métal qui avait du être autre fois une statue. Il ne lui fallut que 2 minute pour atteindre son sommet. Il devait d’élever à environ 75 mètres du sol. Il pouvait observer ses hommes passer au peigne fin les carcasses de ce qui fut anciennement une ville. Les habitants étaient interrogés.
-Ne leur faites pas de mal ! Ordonna-t-il dans son communicateur.
Il fit le tour des ruines du regard. Un détail attira son attention.
-A l’ouest-nord-ouest, communication possible, signification inconnus.
-Nous sommes dessus, capitaine.
Il vit 3 de ses homme se diriger vers une battisse qui aurait pus paraître intact si on élevait pas le regard au-delà du 4è étage.
-Soyez prudent.
-Comme toujours, capitaine.
Il reporta son attention sur les ruines. Il remarqua que ses troupes s’étaient progressivement déplacer vers le bâtiment suspect sans en avoir reçu l’ordre. Ils savent que s’il y a quelque chose à trouver ce sera dans cet immeuble. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre trop de temps ici.
Cinq minutes plus tard, le groupe d’éclaireur fit son rapport.
-Il y a bien quelque chose de suspect. Il fait très sombre, mais l’intérieur a été encor mieux entretenu que l’extérieur.
-Bien, attendez les renforts à l’extérieur.
-Ce qu’il y a à l’intérieur pourrait nous échapper, nous devrions investir la place.
-Négatif. Ceci n’est pas une mission prioritaire. Ne péchons pas par précipitation.
-Bien, capitaine.
Il décida de rejoindre ses hommes. Il se dirigea vers le sol puis couru en direction du bâtiment.
Il était à moins de 500 mètre de son objectif quand on lui annonça :
-Nous sommes en position.
-Bien, balancez 3 flashbangs à tout hasard puis 5 torches incandescentes.
-Bien capitaine.
Il voyait la porte d’entrée quand on lui précisa :
-Le rez-de-chaussée est sécurisé. Le bâtiment semble avoir été évacué précipitamment. Il reste encor la fin d’un repas.
-Explorez le premier et le sous-sol.
Il traversa la porte. Sa montre indiquait 15h13. Nous repartirons à 15h30.
Un homme vint faire son rapport.
-Le sous-sol est en cours d’exploration. Pour l’instant, nous n’avons rien trouvé. Il semble bien que les personnes se soient enfuies.
-En laissant un repas à moitié entamé au milieu de l’après-midi ? C’est un leurre. Ils sont toujours ici. Ils sont trop nombreux pour qu’ils aient évacués sans que nous les repérions.
-Trop nombreux ?
-Combien d’homme, selon vous, faut-il pour entretenir un bâtiment de cette importance ?
Ses yeux s’arrondirent sous la compréhension.
-Il doit y avoir une cinquantaine d’hommes. Utilisez les sondes soniques.
Ses hommes s’exécutèrent.
-Et pour nourrir 50 hommes, il faut de l’argent. Pour avoir de l’argent, il faut avoir quelque chose à vendre.
-Oui, monsieur.
-Qu’est-ce qui se vend pour un bon prix, en temps de guerre ?
-Des armes et des munitions ?
-Evidemment. Mais nous sommes parmi les civiles. Un civiles n’a que faire d’une arme.
- Des vivres ?
-Exactement ! De la nourriture, de la boisson, des médicaments,… Et tout ça se conserve au frais. Dans des frigo ou des chambres froides.
-Nous n’avons rien découvert de tel, jusqu'à maintenant.
-Bien sur, ils sont camouflés. Tout cela est illégal. Mais ils ont besoin d’être alimentés. Suivez le câblage électrique de l’immeuble, il nous mènera à ce que nous cherchons.
-Bien, monsieur.
Voilà, ils ne nous échapperons pas longtemps.
Il prit son communicateur et sélectionna la fréquence du groupe d’unité placé à l’ouest de la forêt.
-Capitaine ?
-Où en êtes-vous ?
-Nous venons de pénétrer dans la forêt, capitaine. Estimation contact dans 15 minutes.
-Si tôt ?
-Les spatiaux ne semblent pas pressés.
-Ils cherchent quelque chose.
-J’en ai bien l’impression, capitaine.
-Ne vous montrez que si vous estimez qu’ils ont trouvé l’objet de leur recherche.
-Bien, capitaine.
-Terminé.
Il bascula la fréquence pour s’adresser aux unités positionnées au nord.
-Capitaine ?
-Les spatiaux cherchent quelque chose. Le groupe à l’ouest n’engagera que si les spatiaux trouve ce qu’ils cherchent. Commencez à avancer très prudemment. Ne vous montrez surtout pas. Et attendez les ordres.
-Bien capitaine.
-Terminé.
Il rebascula sur la fréquence de son unité. Et attendis.
Une petite dizaine de minutes plus tard un de ses hommes lui annonça :
-Nous avons découvert les occupants, capitaine. L’identité de leur chef vous intéressera sûrement.
-Amenez les moi.
Quelques secondes plus tard, un groupe bariolé lui fut présenté.
-Deakins ?
-Tiens donc, Kyle. Heureux de te revoir.
-Je ne peux pas en dire autant.
-Toujours rancunier. Dis moi comment les spatiaux se sont infiltré dans la forêt.
-Les spatiaux ?
-Une division de spatiaux est actuellement déployée en pleine forêt. Tu ne vas pas me faire croire que tu ne les as raté ?
-Et pourquoi pas, tu as bien ratés leur arrivé toi aussi ?
-Je n’étais pas à moins de 50Km de leur position, lui fi-t-il avec un petit sourire.
Un militaire les interrompit.
-Nous avons découvert…
-Les vivres et les médicaments ?
-Oui, capitaine, mais aussi des armes.
-Prés cataclysmique, je suppose. Aucun intérêt.
-Je ne dirait pas ça, capitaine. Il y a des fusils soniques. Environs 2000 pièces
Il se tourna vers Kyle :
-Je crois que je vais devenir ton confident, Kyle.
-Profites bien de ce rêve, fi l’intéressé.
-Capitaine, nous venons de découvrir des fusils à onde ! Prés de 500 pièces.
-Ok, Kyle, je suis ton confident. Confis toi à moi, je suis tout ouïe.
-Vas te faire foutre, ordure, répondit-il en ricanant.
-Bien, vas-y, ridiculises toi en m’insultant, mais fait vite.
-Tu me prends pour imbécile ? Je sais très bien que tu te débarrasseras de moi quand j’aurais vidé mon sac.
-Kyle, Kyle, quel intérêt aurais-je à te tuer ?
Il fit une pose d’environs 30 secondes, puis fi signe à un de ses hommes :
-Quatrième étages, troisième porte à droite, dans la chambre sous le lit. Il y a une cache.
-Bien, capitaine.
-N’as-tu pas une question à me poser, Kyle ?
-Comment tu as deviné ? Grogna-t-il d’un œil noir.
-Simple. Un grand vide est aussi révélateur qu’un grand plein. Ce rapport d’une sonde sonique indique un vaste espace vide. Et ce vide s’arrêtes juste sous ce lit. Je suis impressionné. Je ne pense pas que j’aurais été capable de me payer des brouilleurs soniques, dans ta position.
-Capitaine, nous avons trouvé des propulseurs d’appoints. Environs 200 pièces.
-Je m’y attendais. Ainsi, tu ne te contentes pas de fournir des armes et des vivres aux civiles et aux déserteurs, tu couvres également la retraite de ces derniers. Moi qui m’attendais à trouver simplement des renseignements mineurs concernant les manœuvres des spatiaux… Tu es une vraie mine d’or, mon cher Kyle. Tu aurais du te contenter de me révéler ce que je te demandais. Je n'aurais pas insisté.
Il s’adressa à ses troupes :
-Embarquez les propulseurs.
Il reçut une communication urgente.
-Capitaine, nous sommes face aux spatiaux.
-Vous avez découvert ce qu’ils cherchaient ?
-Pas exactement. Nous sommes tombé sur eux par hasard.
-Par hasard ?
-La végétation nous a empé...
-Laissez tomber les excuses. Nous n’avons pas le temp. Tâchez d’en gagnez un maximum. Ne faîtes rien. Ces lâches n’aiment pas attaquer les premiers.
-Bien, capitaine.
-Terminer.
Il bascula la fréquence sur le groupe au nord, mais s’adressa à son unité.
-Embarquez également les armes soniques et a ondes. Laissez tomber les vivres. Mettez les en évidences pour que les habitants les trouvent sans difficulté.
Il s’adressa à Kyle :
-Toi, tu viens avec moi.
Il prit son communicateur et annonça au groupe au nord :
-Capitaine ?
-Le groupe a l’ouest est entré en contact avec l’ennemis, mais ne la pas engagé. Ce n’est qu’une question de seconde. Vous attaquerez 2 minutes après le début de la bataille. Nous seront parachuté à l’est dans dix minutes environs. Poussez les spatiaux dans cette direction, nous leur tendront une embuscade.
-Bien, monsieur.
Tout le monde sortis du bâtiment en moins de 30s. Une nouvelle communication arriva.
-La bataille a commencé.
-Déjà ?
-Un tir d’origine inconnus la déclenché.
-D’origine inconnu ?
-Nous soupçonnons les spatiaux Nous étions les cibles, mais nos radars sont tous négatifs.
-Combien d’homme avons-nous perdu ?
-Onze hommes, capitaines.
- Onze hommes, en un seul tir ? Trouvez moi l’origine et prévenez moi immédiatement.
-Bien, Monsieur.
-Le groupe nord attaquera dans moins de 2 minutes. Nous sommes nous-même en train d’embarquer, nous arriveront dans moins de dix minutes à l’est. Poussez les spatiaux dans cette direction.
-Bien, capitaine.
-Terminer.
Les préparatifs de départs continuaient. Les propulseurs et les armes venaient remplir les soutes des transporteurs. Quelques caisses de vivre avaient étaient déposées de manière à former une piste vers les chambres froides. La dizaines de vaisseau stationné prés de d’Osaka décolla sous peu.
Il annonça à son unité :
-Enfiler les propulseurs d’appoint. Vous serez largué à l’est des troupes ennemies, en embuscade. Economisez et protégez vos propulseurs au maximum. Nos pièces restantes seront pour une autre unité. Dirigez vous vers le Magellan dés que la situation s’éclaircira.


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MacIntoc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 7 Aoû - 0:13

Quelques secondes plus tard, une nouvelle communication arriva du groupe au nord:
-Capitaine, nous engageons.
-Bonne chance, leur dit-il.
-Merci, capitaine.
-Terminé.
Son communicateur annonça a nouveau une communication, mais en provenance du groupe à l'ouest :
-Capitaine, nous avons localisé l’origine des tirs inconnus. A 43.3Km sud 1.2Km est de votre position. Ils proviennent d’un Magellan.
-Vous voulez dire du Magellan ?
-Probablement. Mais rien ne vient le confirmer.
-C’est sûrement lui que les spatiaux sont venu chercher. Laissez passer les spatiaux devant, contentez vous de les titiller. Pour tous, mettez les spatiaux entre vous et le canon du Magellan. Laisser les spatiaux se casser les dents dessus.
-Bien, Monsieur.
-Terminer.
Il se tourna vers Kyle :
-Tu es en train de perdre de la valeur à mes yeux. J’en apprendrais bien plus grâce au Magellan qu’avec toi. Que décides-tu ?
-Tue moi immédiatement, tu perdras moins de temps.
-Je perdrais également une source rarissime en fusil sonique et à onde.
-C’était un pur coup de chance. Jamais je n’en aurais d’autre.
-Ne soit pas aussi modeste. Kyle, tu m’as aidé, même si c’était à contrecœur, à écraser ces limaces spatiales. Tu crois que ça ne compte pas ?
-La guerre. Toujours cette maudite guerre !
-La guerre est là, Kyle. Dans ta position, tu ne peux que la subir.
-Massacrer des innocents, c’est pas mon truc.
-Je t’en pris, ne joue pas à ça avec moi. Je ne profite pas du malheur des gens pour leur vendre à prix d’or des produits de première nécessité.
-Il faut bien vivre. Et si tu ne les massacrais pas, je n’aurais pas besoin de faire ce genre de business.
-Attention, Kyle, le prévint-il. Je ne massacre pas des innocents volontairement. J’essaye de les aider autant que possible, tant que ça ne dérange pas la mission. Comme je l’ai fait il y a quelques minutes.
-Bien sur, tant que ton petit cul est bien au chaud dans…
Le capitaine le gifla.
-Que les choses soient claires. Tu as décidé de te mettre à l’écart de cette guerre. Alors ne te plains pas si celle-ci te marche dessus. Pour ma part, j’ai décidé de faire bouger cette guerre. Pour ça, il faut se trouver au sommet de la hiérarchie. Et pour cela, il faut d’une part être vivant et d’autre part être dans les bonnes grâce de cette hiérarchie. Ce qui implique certains sacrifices.
Un homme vint l’interrompre.
-Capitaine, nous approchons de la zone.
-Sautez dés que possible. Evitez la précipitation.
Il s’adressa au groupe Ouest :
-Je veux qu’une unité se dirige vers le Magellan. Restez dans l’ombre des spatiaux, ne vous exposez pas. A tous les pilotes, allez à la rencontre de l’unité que je viens de mobiliser dés que tous nos hommes auront sautés. Une fois en place, larguez les propulseurs. Puis posez vous prés de la lisière de la forêt.
-Bien, capitaine.
Au bout de quelques instants, le vaisseau prit un nouveau cap et se dirigea vers le Magellan. Il enfila un propulseur d’appoint. Personne ne ferait attention à lui. C’était l’occasion de prendre le Magellan d’assaut. Quand il y arrivera, son exploit lui vaudra une belle promotion. Il s’approcha de son pilote :
-Je veux que tu t’approches autant que possible du Magellan après avoir largué les caisses. Je sauterais.
-Bien, capitaine.
Il se dirigea vers l’arrière du transporteur. Il vit les caisses tomber et s’éparpiller dans la forêt.
-Unité Magellan, des propulseurs d’appoints viennent d’être largué, emparez-vous en.
-Bien, Capitaine.
Son tour allait bientôt arriver. Il voyait à présent le Magellan. Son système de camouflage doit être sacrément efficace pour que nos radars ne repère pas une masse pareille. Quand il estima être assez proche, il s’élança.
La chute contrôlée dura moins de 10 secondes. Il atterrit en douceur au pied du vaisseau cité. Il ne reste plus qu’à trouver la porte d’entrée. Il longea la coque en direction de la bataille. Les spatiaux cherchent le Magellan, donc ils savent où est l’entrée et se dirigent vers elle. En effet, il apercevait le sas. Et les spatiaux qui étaient en train de le percer. Vous espérez quand même pas que vous vous en tirerez aussi facilement. La « porte » tomba. Et une rafale de micro laser balaya les spatiaux. Les imbéciles. En attendant, cela lui dégageait le terrain. Il s’empara d’une couverture de camouflage. S’allongea le plus prés possible de la coque et étendit la couverture sur lui. Il avança en rampant vers le SAS troué. Quand il ne fit qu’a une dizaine de mètre du SAS un monstrueux exosquelette de presque 3 mètre en sortie, ses armes tirant n’importe où et n’importe comment. Ce type est complètement taré. Il prit son communicateur :
-Un exosquelette lourd est en train de pilonner l’ennemi. Soyez prudent. Unités volantes, surtout, restez à terre, vous vous feriez descendre comme des pigeons. Je vous indiquerais quand vous lancerez l’assaut.
-Bien, capitaine.
La bataille se déroulait comme prévu. Les troupes des spatiaux étaient sous contrôle. Pour l’instant, le plus urgent était de mettre cette tour de défense hors service. Ensuite, l’exosquelette, si les spatiaux ne s’en occupaient pas avant. L’amas de metal mortel s’avança. C’était le moment. Ces tas de ferrailles ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Il accéléra la cadence, toujours sous la couverture. Je suis toujours dans le champ de vision des spatiaux. Même s’ils sont trop occupés pour faire attention à moi, je préfère ne pas prendre de risque.
Une fois à l’intérieur, il se mit à couvert et se releva. Il rangea en vitesse sa couverture. Un flash venant de l’extérieur lui fit cligner des yeux.
Une communication urgente demanda son attention :
-Capitaine, les spatiaux ont envoie une GDP. Les estimations sont de UT 3 1.
-Les chiens ! Ils vont le payer. Je veux 2 unités qui bloquent la sortie de la forêt. Qu’ils prennent les fusils soniques et les fusils à ondes.
-Monsieur ?
-Je confirme l’ordre. Ces chiens ont sacrifié 244 de leur soldat pour en détruire 3 fois plus de notre coté. Je veux qu’on en détruise 3 fois plus.
-Ca fait 9 unités.
-En effet, ça pose un problème ?
-Avec l’unité qu’ils ont perdu, ça signifie une extermination total.
-Exactement. Je veux que ces salopard s’interroge jusqu'à la fin de leur jour sur ce qui s’est réellement passé ici. Aucune info ne doit transpirer, c’est clair ?
-Bien, capitaine.
-Terminé.
Il inspira un grand coup. 432 hommes. Une grenade avait détruit 432 hommes sous sa responsabilités.
-Tiens, qui voilà donc ?
Il se retourna. Le communicateur demanda à nouveau son attention.
-Une seconde, Janus, et je suis à toi.
Il prit la communication :
-La tour de défenses nous prend pour cible.
-Que les unités volantes entres en actions. Repliez vous vers la lisière. Essayez d’attirer le plus de spatiaux possible. Seul 3 unités doivent rester. Utilisez le Magellan pour vous couvrir des tirs.
-Bien, capitaine.
-Terminer.
-Toujours capitaine ? Il y a pourtant plus d’une unité à l’extérieur.
-En effet. J’ai… J’avais, une division complète sous mon commandement. Mais peu importe. Sais-tu ce que ta présence et ce message me révèle ?
-Si tu devines ce que je sais, je suppose que oui.
-Ainsi, tu es passé du coté des spatiaux.
-Jamais, tu m’entends, jamais je ne m’impliquerais à nouveau dans cette guerre.
-Inutile de me mentir. Seul un foutu spatial s’acharnerais sur nous. Et comme par hasard, je te retrouve dans un vaisseau qui n’est pas censé exister, dont les spatiaux veulent s’emparer.


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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 7 Aoû - 22:25

Janus Winnfield :
"Allons bon, toujours obsédé par ta haine... Tu changeras jamais... Tu resteras toujours le salaud qui nous a tous trahis...
-Arrete de me faire la lecon, espece de spacial...
-Je suis pas un spacial... En fait, les spaciaux et vous ont pris en sandwich un pauvre groupe d'une dizaine de types dont je fais partie... Et on se fout de votre guerre...
-Je le crois pas. Je te connais, toujours aussi fort pour bluffer."
La, il commencait a me chauffer...
"Et quand j'aurai fini de prendre le vaisseau d'assault, la récompense sur ta tete me vaudra aussi un promotion..."
Soudain, il mit la main derière son dos pour en sortir...
Un fusil mitrailleur LHS a plasma modèle 254...
"Je crois qu'on a plus rien a se dire, Janus. Adieu."
Je me jetai sur le coté pour éviter la première rafale. Je sortis mes armes en même temps. Il vise.. Il tire...
En un immense bruit sourd, des débris tombèrent dans la pièce... Je roulai sur le coté pour tirer au jugé. Raté.
"Alors, Janus, toujours pas compris que tu dois crever?"
Il tira de nouveau...Les tirs ricochèrent sur un pan de mur.
Soudain, j'entendis le "Clic" de plus de munitions de son arme. Il activa son bouclier magnétique pour recharger.
Je sortis de ma cachette et tirai sur son bras. Il lacha son arme immédiatement.
"Mais...Comment...tu...
-Les boucliers d'aujourd'hui n'empechent pas les vraies balles de passer..."
Je m'avancai vers lui et tirai dans son arme qui explosa sur le coup. Cette fois-ci, il commenca a paniquer.
"Tu vois, t'as fait le mauvais choix..."
Je visai la tête et tirai...
...plus de munitions...
"Merde!"
Reprenant soudain du courage de par ce retournement de situation, il sort un couteau de son équipement et essaye de se jeter sur moi. Je l'esquive, sort mes couteaux de ma manche, et rapplique. Il esquive. Décidément, ca va etre dur.
Suoudain, une explosion se produit au dessus de nous. Distrait, il regarde au dessus pour voir d'ou elle provient
Innatention pas conseillée...
Je m'avancai vers lui, mais soudain, il reprit son coueau et para le coup que j'allai lui porter... et avec un coup de pied, il me balanca en arriere. J'atteris en catastrophe pour finalement glisser...
...juste a l'endroit ou j'avais fait tomber mon arme...
Je sortis un chagreur de ma poche...
Il s'en apercut et se mit a foncer vers moi...
J'éjectai l'ancien chargeur et le remplacai...
Il fonce en serrant son couteau dans sa main...
J'arme le pistolet...
Il est sur moi et leve son couteau...
BLAM!
Une balle dans la tête...
Il s'effondre. Je me leve et vide le contenu de mon chargeur sur lui.
1) Pour être sur
2) Parce que ca me défoule, après tout ce temps...
Je pris le cadavre par lebras, je le trainai jusqu'a l'entrée et je le balancai dans la forêt toxique...
"M**** a son âme."
Finalement, je rentrai de nouveau dans le vaisseau pour observer l'évolution de la bataille.


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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 8 Aoû - 19:00

Mike ne répond plus à nos appel. C'est avec soulagement que je vois sur le petit écran de droite une fenêtre m'indiquant que la porte extérieure du SAS vient d'être réouverte.
_Cette fois, il est de retour ! Comment ça se présente à l'extérieur, Jonas ?
_ Mal, me réponds le militaire sans plus de commentaire.
Ils ont failli entrer. Notre position est plus qu'inconfortable.
_ Tout le monde dans la salle des commandes, crie-je dans le micro. Maintenant ! Lyliah, rammenez Xorth et Kara ! Rhoan, Mike revenez !
Je sais que ça ne sert à rien, si on est foutu, on est foutu, dispersés ou regrouper. Mais j'ai le sentiment absurde de mieux pouvoir les protéger, s'ils sont près.
Lilyah arrive presque aussitôt, avec ma fille et l'homme chat. Rhoan, lui, arrive nonchalement un long moment plus tard. Il me jette un regard ironique. On dirait qu'il me nargue de ne pas parvenir à tout contrôler.
J'ai une sensation familière au creux du ventre. Il me faut quelques minute pour comprendre : c'est la même sensation que là bas, avant, lorsque j'ai du fuir la terre sous un déluge de feux. Une partie de moi s'est remise à réciter la vieille litanie "Ne mourrez pas, ne mourrez pas, je trouverais bien un moyens de nous sauver tous..." Suis-je à ce point désespérée ?
Il manque encore Mike. Mais lorsque la porte s'ouvre une troisième fois, c'est le balafré qui entre, au lieu de lui.
Je l'avais oublié. Il a un regard étrange.
_ D'où revenez vous, vous ? Ou aviez vous disparu ?
_ Ca ne vous concerne pas.
Mike n'est pas de retour. Il est peut-être blessé, ou tué... Tant pis. Il faut que je protège ceux qui peuvent encore l'être. Je tape quelques comande, entre un mot de passe dans le micro. Le mode "quarantaine" est activé. Toutes les portes, tous les ascensceurs du magellans sont désormais verrouillés. Advienne que pourra.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 8 Aoû - 19:35

Presque tout le monde était enfin arrivé dans la salle. Ils discutaient derrière moi pendant que je continuais à mitrailler les troupes qui tentaient de s’approcher du sas principal. La situation devenait vraiment très compliquée, depuis que Mike avait cessé de repousser nos ennemis à l’aide de son exosquelette. J’espérais que les commandes de retour avaient fonctionnées et qu’il était bien revenu dans l’armurerie, sain et sauf ! Il n’y avait plus rien d’autre à faire que de retarder l’inévitable.
Les troupes Solariennes, autant que les troupes terriennes s’acharnaient à vouloir à tout prix rentrer dans le vaisseau ! Seulement, la seule tourelle de défense en état que je contrôlais n’allait pas pouvoir les repousser indéfiniment… Mais je continuais à tirer !
J’entendais des brides de conversation derrière moi, et ça n’avait rien d’encourageant. Même le savant n’arrivait pas à cacher ses inquiétudes. C’était maintenant clair que nous allions tous nous faire prendre ! Je pensais que seule l’armée Solarienne parviendrait à entrer, mais je me suis trompé, comme toujours ! Quel idiot j’ai pu faire ! Même si cela avait été mes compagnons qui étaient parvenus à rentrer, est-ce qu’ils m’auraient épargné ? Est-ce qu’il ne m’aurait pas déclaré traître puis fait enfermer ? Ou pire encore ?
Non, j’en avais déjà trop fait ! Je ne cherchais plus à viser les terriens, mais j’abattais tout être humain qui tentait de s’approcher trop près du sas, sans distinction ! L’ennemi n’avait maintenant plus qu’une seule tête et je devais à tout pris trancher cette tête si je voulais rester en vie !
La doctoresse et sa fille se rapprochèrent de moi. Cette dernière poussa un petit cri lorsqu’elle vit mon visage. Sans doute que je ne devais plus ressembler à rien, même pas à un être humain, à rien d’autre qu’à une bête sauvage assoiffée de sang qui ne voyait plus rien d’autre que ses proies. Cependant cela ne dura pas longtemps, car mes écrans devinrent noirs quelques instants plus tard. La dernière chose que je vis fut la grande lumière rouge d’une grenade à impulsions qui grilla tout le système de la tourelle. Je posais brusquement mes coudes sur le clavier et y jetais ma tête. Tout était perdu !
Les deux seules choses qui pouvaient encore retenir les soldats d’entrer, c’était leur propre combat et le sas lui-même, dernier rempart. Même si je devais apprendre à posteriori que la doctoresse avait condamné toutes les portes et les ascenseurs du vaisseau, ça ne changeait rien ! C’est nous qui étions condamnés… Il ne restait plus qu’à compter les minutes qui me séparaient de la mort.
Non, je ne voulais pas mourir, il ne fallait pas que je meurs ! J’avais encore toute une planète à purger des Lambs avant que je rejoigne Lyse, l’âme tranquille. Il y avait encore une chance, une toute dernière chance de ne pas mourir. Je n’avais même pas encore le droit de désespérer !
Je me levais du siège, à la surprise du docteur Bah qui s’était penchée sur moi. Je me précipitais vers la console principale et m’assis sur le siège de commande. Je n’avais pas eu le temps d’étudier le système de navigation de ce vaisseau, j’espérais en tout cas que je saurais faire ce que j’avais à faire, simplement par instinct. Les autres vinrent quasiment se coller au dossier du siège, inquiets de ma réaction soudaine. J’avais du mal à taper les commandes nécessaires, car nous sentions tous de violentes secousses. Pourvu que la coque ait bien été réparée par les soins de Mike, sinon…
Bah était plus inquiète que les autres mais elle ne chercha pas à m’arrêter tant qu’elle avait une chance de deviner ce que j’allais faire.
Tout le système fonctionnait encore parfaitement, restait à savoir si le vaisseau allait suivre…
Les commandes avaient toutes bien été initialisées, et le réacteur principal au nutrylium était en train de tourner, lentement. Trop lentement !
_ Mais qu’est ce que vous faites à la fin !? finit par dire la doctoresse
Je ne répondis pas tout de suite, j’observais la gauge du réacteur. 15 %, c’était vraiment trop lent !
_ Je vais faire décoller cet engin, répondis d’un ton monocorde.
Tous se reculèrent du siège par reflexe, le savant fut le 1er à réagir.
_ Vous êtes malade ! Ce vaisseau n’est plus en état de supporter un décollage ! Et même s’il l’était, vous le faites démarre sans faire de Check list ! Vous allez tous nous tuer !
_ Vous vous croyez où, savant de mes deux ? Dans votre labo ?! Ici on a pas 8 mois pour faire partir dans l’espace ce vaisseau !
Je me remis à taper sur le grand clavier, l’air déterminé. J’ajoutais à voix basse :
_ Ca passe, ou ça casse…
_ Donnez moi ce clavier !
L’homme en blouse blanche m’aurait certainement sauté dessus pour m’arracher à notre seule chance de survie. J’entendis un bruit métallique sec, puis plus rien. Je me retournais et vis que le l’homme mystérieux (dont personne ne savait le nom) venait de brandir un de ses longs couteaux devant le visage du savant. Provoquant du même coup un mouvement de défense de la part de Xorth.
_ Laissez le faire !
_ Mais je viens de dire…
_ On se fout de votre avis, Rhoan ! C’est une idée folle, mais si elle marche on aura une chance de s’en tirer ! Si ça ne marche pas, on finira de toute façon au bout des fusils des armées qui sont dehors !
Il dirigea alors son regard vers moi.
_ Continuez, Jonas !
J’ignorais ce que je devais dire à cet homme, alors je me contentais de reprendre mon travail. Le réacteur était prêt à 60%, c’était suffisant pour faire décoller ce tas de ferraille mais pas assez le tirer assez vite hors de portée de toutes les armes dont disposaient les deux armées. Mais le temps venait cruellement à manquer. Tant pis ! J’enclenchais la commande de décollage, en poussant un grand soupir.
« C’est le moment de voir ce que tu as dans le ventre, mon gros ! » pensais-je.

C’est alors que je ressentis un violent tremblement, si violent qu’il fit tomber à la renverse les gens qui observaient par-dessus mon épaule. En face de moi, dans ce que je croyais être un simple mur noir, une immense baie vitrée s’ouvris lentement, arrachant le lierre mutant qui s’était accroché dans l’inactivité de ce vaisseau. Le réacteur émis un bruit si énorme que j’avais l’impression que cette carcasse était sur le point d’exploser.
J’imaginais facilement la mauvaise surprise pour tous les soldats qui allaient assister pour la plupart à leur fin : Un gigantesque morceau de métal, aussi volumineux qu’Oblivion était en train de s’élever dans les airs, comme le diable en personne sortant des entrailles de la Terre. Ils ne pourraient sans doute rien faire face au souffle implacable du réacteur en marche, arrachant les arbres et désintégrant tous les hommes à proximité.
Au fur et à mesure que nous nous élevions vers l’atmosphère, ce réacteur continuait de se charger. Cependant, je dus diminuer sa poussée. Je préférais sauvegarder l’énergie nécessaire pour faire fonctionner les boucliers subspatiaux.
Je venais de trahir toute ma race en aidant des Lambs à s’enfuir, et cela en fait… pour ma propre survie. Mes ordres, qui comptaient plus que tout, n’étaient à présent plus rien ! Lyse… comment est ce que j’allais faire, pour que tu puisses reposer ? Comment ?! Je venais de trahir la seule chose qui pouvait me permettre d’y arriver ! Comment est ce que j’allais faire maintenant ?!
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Lun 8 Aoû - 22:48

Le magellan vole. Le magellan s'éloigne de la terre, à grande vitesse. Dans la cabine, personne ne parle. Nous regardons tous Jonas, qui, les mains sur les commande, semble aussi stupéfait que nous.
Déserté. Jonas Atrayde vient de déserter. Il l'a fait comme cela, comme une évidence, pour sauver sa vie, et la notre en même temps. Il a choisi de vivre, cet homme qui semblait mépriser sa propre vie...
Et le magellan vole. Il volee, après trois ans d'inactivité, d'entretien partiel. Mais pourquoi les solarien ont-il abandonné un vaisseau pareil en orbite autour d'Etrenank ?
C'est la voix du balafré qui me tire de la torpeur :
_ On nous poursuit. Plusieurs appareils nous suivent.
_Solariens, ou Terriens, demande Lilyah, d'un air distrait, comme machinalement.
_ Quelle importance, fait Jonas.
C'est la première fois qu'il parle depuis que nous avons quitté l'athmosphère. Sa voix est étrangement sourd. Il réalise ce qu'il vient de perdre. A cause de nous.
_ Oui, dis-je en soufflant. Quelle importance ? Maintenant, nous sommes des hors la loi, d'un coté comme de l'autres. Tous autant que nous somme.
Je m'approche de Kara et la serre dans mes bras. Xorth, à coté d'elle, nous regarde un par un.
_ Mayke ? Où Maaike ?
Je reviens brusquement à la réalité.
_ Mike, l'armurerie, l'exosquelette !
Je me penche vers mes commande et ordonne immédiatement la fin du mode "quarentaine". La porte du poste de commande se déverrouille, ainsi, je le sais que toute les porte à l'intérieur du magellan
_ Je vais le chercher ! dis imédiatement Liliah.
_ Je vous accompagne, intervient spontanément le Balafré, ce qui me surpend. On vous l'ammène immédiatement, dans l'infirmerie.
Tandis qu'il disparaissent tous les deux, je me tourne à nouveau vers le militaire.
_ Jonas, combien de chance avons nous de nous échapper ?
_ Vous me demandez conseil ? s'étonne-t-il.
Pas le moindre sarcasme dans sa voix. Il est encore sous le choc.
_ Oui, je vous demande conseil. Vous êtes notre pilote, à présent.
_ Votre pilote, répète-t-il.
Je me demande un instant s'il va répondre, mais il se contente de hausser les épaules.
_ En dépit de l'état dans lequel vous l'avez mis par votre négligence, ce vaisseau fonctionne normalement. Mais vous connaisser son histoire. Si le prototype n'a pas été retenu, c'est parce que son énergie est insuffisante pour passer en vitesse entropique fissionnaire. On nous rattrapera vite.
_ Qu'allons nous faire, maman ? Demande Kara dans mes bras.
_ Comme d'habitude, ma chérie. Courir et se cacher. Et rester en vie le plus longtemps possible, malgréé tout ceux qui en veulent après nous.
Je viens de croiser le regard de Rhoan. Un regard délavé parr les année de captivité.
_ Docteur Bah, me dit-il. Le générateur à Plasma, celui que vous m'avez pris...
_ Oui ?
_ Il faut me le donner maintenant. Maintenant. C'est notre seule chance de survie.
_ Vous voulez dire... Vous êtes sûr...
_ Nous n'avons pas le temps d'être sûr. Donnez moi ce générateur.
Je relache mon étreinte autour de Kara.
_ Ma chérie, je vais revenir. Tu vas rester avec Xorth et Jonas. D'accord ?
_ Mais maman ?
_ Je reviens dans cinq minutes ! SUivez moi, Rhoan.
Je quitte le poste de commande, et entraine le savant fou dans le couloir, du coté des cabine, et pénètre dans l'une d'elle.
_ Où je me trompe fort, ou nous sommes dans la cabine que vous avez assigné à notre amie rouquine, la traductrice ?
Je ne lui répond pas. "Terre des hommes est encore sur la table de nuit. Elle a du commencer à le relire. Je me tourne vers l'étagère qui contien les autres, et, délicatement, en prenant garde à ne pas les reversés, la désencastre du mur, révélant une petite cache.
_ Prenez votre générateur, Rhoan.
Le savant me regarde avec un sourire au lèvre.
_ C'est à ça qu'il sert d'avoir des livre ?
_ Prenez votre truc, vite, c'est lourd, cette étagère.
Le savant attrape le petit objet dur et noir que j'ai concervé toute ces année sans savoir ce que c'était et disparait avec à travers la porte. Je n'ai pas le temps de le suivre; il me faut remettre l'étagère en place.
Quand je sors enfin de la chambre par aller à sa poursuite, la voix de Lilyah se met à retentir dans les haut parleur.
_ Docteur, Mike est blessé, venez vite ! Il saigne beaucoup !
J'appuie sur la commande de l'interphone.
_ Où est-il touché ? Est-ce qu'il est conscient ?
_ Il saigne en haut du bras, pres de l'épaule ! et il est évanouis, mais il ouvre les yeux par moment.
_ Posez votre main sur la blessure pour arrêter l'hémoragie, j'arrive !
Mais où est passé Rhoan ?
Il n'y a qu'un moyen de le savoir vite. Je court au réfectoire, là ou j'ai installé des moniteur pour surveiller l'ensemble du vaisseau. Il ne me faut pas longtemps pour localiser le savant, dans la salle des machine, son générateur à la mains. Il est en train de le brancher à notre source d'énergie. Je le vois soudain s'écarter des machine, se tourner vers la caméra de surveillance et m'indiquer son travail terminé. Je retourne à l'interphone .
_ Jonas, passez en vitesse entropique fissionnaire. Maintenant.
_ Maintenant ? Pour aller où ?
_ Allez-y. Le cap, on s'en occupe après.
Moins d'une seconde s'écoule. et je sens qu'il exécute mon ordre. Ce n'est pas comme si le magellant était pris d'une secousse, c'est quelque chose d'approchant, mais c'est comme si, au contraire, pendant une seconde, la moindre molécule d'air autour de moi se figeait.Ca ne dure qu'un temps. Aussitôt la manoeuvre faite, je cours à l'ascenseur pour rejoindre l'infirmerie.
Dés que j'y parviens, des grognement se font entendre. La voix de Mike. Il a repris conscience.
J'entre dans l'infirmerie et voit le balafré qui pose les éléments guérisseur sur l'épaule du blessé.
_ Je me suis permis dele ranimer avec les sels trouvés dans votre armoire, me dit-il en m'apercevant.
_ Vous avez bien fait, réponds-je. Comment allez vous, Mike.
Le mécanicien grimace.
_ J'ai connu mieux. Mais les autres sont dans un état encore pire croyezz moi.
Je regarde le Balafré.
_ Merci, dis-je.
Il hausse les épaules, mais n'a pas le temps de me répondre. La voix de Jonas se fait entendre à son tour dans les au parleur.
_ Docteur, nous sommes en vitesse entropique fissionnaire. Pouvez vous nous dire notre destination ?
_ Epsolin, Jonas. Epsolin.
Mike et Lilyah et le Balafré, me regardent. Je ne cherche pas à lire quel sentiment se reflète dans nos yeux.
_ A présent, nous ne pouvons plus reculer. Puisque personne d'autre ne le fera, c'est moi qui vais venir en aide au peuple de Xorth. Vvous en êtes ?
_ Oui. dit Mike
_ Oui, dit Lilyah.
_ Oui, dit le balafré.
Je hoche la tête :
_ Bien. je vais pouvoir vous examiner plus amplement, Mike.
Soudain, cela déferle dans ma tête. Une voix qui m'appelle. Non, deux. Une qui répète "Soercay, soercay" et l'autre qui appelle "Maman, maman". Kara. Et Xorth. Je n'ai pas le temps de réagir, c'est maintenant une image mentale qui me parvient. L'image de ce qu'ils viennent de voir à l'instant. Dans la salle de commande, Jonas s'agite soudain. Hurle. Tape violament sur son crâne. Kara a peur. Xorth essaye de parler, dans sa langue, ça sert à rien, il n'y comprends rien, le mauvais Dieu. Le mauvais Dieu arrache des fil devant lui. Des fils électriques, Maman a dit que c'était très dangeureux ! Il les attrape à pleine main. Tressaute. Tombe à terre. Et ne bouge plus !
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 9 Aoû - 19:11

Decidement tout se compliquait de plus en plus. J'aimais beaucoup l'action mais là, ça commençait à être beaucoup. A présent, nous étions en route pour Epsolin, la planète de Xorth. J'étais plutôt d'accord avec Nilane. Si ces créatures étaient malades, il fallait les soigner. Le seul problème était qu'il fallait être vivant pour y arriver. Je sentais que cette condition pouvait risquer d'être dure à remplir.
Alors que j'étais concentrée sur ces reflexions, j'aperçus Xorth et Kara entrer dans l'infirmerie completement paniqués et déboussolés. Je me demandai ce qui avait pu se passer pour qu'ils soient dans un tel état.
Nilane comprit rapidement par les images mentales. celle ci nous invita à la suivre moi et Rhoan. Parvenus au pilotage, nous pûmes voir Jonas au sol sans connaissannce.
_Il faut le transporter à l'infirmerie. décida Nilane. Je l'examinerai en plus de Mike. Depêchons.
Je m'occupa de prendre les pieds de Jonas tandis que Rhoan le prenait par les épaules.
Decidement. Et un autre de plus à l'infirmerie. Je n'aimais guère Jonas mais c'était quand même lui qui avait fait décollé le Magellan. J'esperais que ce serait la dernière personne que nous transporterions à l'infirmerie mais j'avais peur que ce ne soit pas le cas.
Finalement nous arrivâmes à l'infirmerie où se trouvaient évidemment Mike mais aussi Kara et Xorth, qui était toujours paniqué. Mike fut surpris en nous voyant porter Jonas. Rhoan et moi l'étendimes sur un lit voisin de celui de Mike.
_Jonas? Qu'a t-il? Que s'est il passé? demanda le mécanicien.
_Ca, c'est la question que nous nous posons tous. fis-je.
Je m'eloignai un peu d'eux pour aller vers Kara et Xorth. La petite fille semblait essayer de rassurer Xorth mais celui ci semblait toujours paniqué. Je m'accroupissai pour être à la hauteur de Kara.
_Qu'est qu'il a? demandai-je.
_Il est encore sous le choc de ce que nous a appris maman. Ensuite je lui ait dit que nous volions et ça semble lui faire très peur. me répondit Kara.
Je tentais de réfléchir logiquement. Il était vrai qu'il n'avait pas l'habitude de voler dans un vaisseau spatial. Il fallait donc le rassurer. Ensuite aussi le calmer à propos des révélations.
Tandis que Kara m'aidait à lui parler par la télépathie, moi je me contentais de lui parler à l'aide de gestes ou de mots de sa langues, appris à force de le fréquenter, pour lui expliquer qu'il ne risquait rien dans le vaisseau. Ensuite je tentais de lui dire que même si les humains l'avaient crées, pour nous, il était un être indépendant et intelligent capable de décider ses actions et non le résultat d'une expérience. Je continuais. J'esperais que je pourrais le rassurer un peu. Je lui disais qu'il était un être pensant formidable peut être même plus que le reste de l'humanité. J'essayais de lui dire de ne pas s'en soucier. Seuls nous voyions ce qu'il était vraiment.
Pour finir, je lui disais que nous allons nous rendre sur sa planète et nous sauverons son peuple. Ca paraissait stupide de dire cela. Nous n'étions pas certains d'y parvenir. Mais c'était sorti sans que je puisse y réfléchir.
Xorth me regardait encore un peu troublée.
_Liliah, pas mentir? Vous aider Nimroth?fit Xorth bredouillant.
Je le regardais. J'hesitais à prononcer ces mots mais cela pouvait definitivement le rassurer. Je pris une inspiration profonde:
_Je te le promets, Xorth.fis-je.
Xorth semblait rassuré. Cependant j'étais vraiment inquiète. Je m'étais engagée à ce que nous sauvions son peuple. Si nous echouons, j'aurai déçu ses espoirs et tout cela serait de ma faute. Non,nous ne devions pas échouer.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 11 Aoû - 16:12

J'avais enclenché la vitesse entropique fissionaire du vaisseau, alors que c'était encore impossible quelques instants plus tôt. Ensuite, j'avais ressenti une violente douleur à un point très précis de ma tête. Je n'avais jamais ressentis ça avant ! C'était si atroce que j'avais envie de mourir pour ne plus rien sentir ! Plus rien d'autre que la douleur n'existait, il fallait que ça s'arrête ! Puis, plus rien…
La seule chose qui pouvait me sauver était le tableau de bord en face de moi. J'ai détruit une partie de la console de commande, et de ma main ensanglantée, j'ai pris les câbles qui en dépassaient à pleine main. Le choc électrique ne pouvait pas être plus horrible que la douleur qui me rendait fou !
A présent, j'étais tout seul, dans le noir. Je n'éprouvais plus aucune sensation, mauvaise ou agréable. Je me demandais même si je n'avais pas perdu la vue. Je voulais penser, je voulais me souvenir, de n'importe quoi ! De quelque chose de banale ! De la dernière dégueulasserie lyophilisée que j'avais mangée ! Mais j'avais tout oublié, tout…
Alors que je me demandais ce que j'allais devenir dans cet espace noir et stérile, une lumière vint enfin éclairer mon chemin.
J'étais debout, je sentais la dureté du sol sous mes pieds, mais pas directement. J'étais en tenue, apparemment une tenue militaire sur laquelle était inscrit SASE… Section Air Sol Etrenank. Oui, j'étais dans cette section de l'armée depuis 4 ans… Il y a un vaisseau de transport lourd dont le sas était ouvert, à quelques mètres derrière moi. D’innombrables troupes habillées comme moi en sortaient. Il y avait quelque chose qui n’était pas normale : ma vue se troublait parfois, suivant dans quelle direction je regardais. De plus, je ne distinguais aucune couleur autour de moi, tout n’étais que noir et blanc. J’assistais au spectacle d’une marée humain qui se déversait rapidement jusqu’à ce que je croie bien être une ville enfumée, au loin. Je voulais encore penser, essayer de comprendre ce qui m’arrivait, mais c’était impossible ! Mon corps avançait dans la même direction que tous les autres, un fusil M320 à la main. Je voulais m’arrêter, demander ce qui se passait au 1er type qui courait près de moi, mais je ne pouvais rien faire ! Est-ce que j’avais atterri ici juste pour être spectateur des évènements ?!
En courant, j’entendais les autres autour de moi, ils me parlaient, mais je ne comprenais pas ce qu’ils disaient. Pourtant, mon corps leur répondait, dans ce même langage bizarre qui n’avait absolument aucun sens ! Mais cette scène c’était déroulé dans le passé… j’en étais sûr ! J’avais ensuite était muté dans une autre section de l’armée… Si je ne comprenais pas ce que l’on me disait, cela devait vouloir dire que ce n’était pas le plus important souvenir… des fragments de mémoire dont je me rappelais vaguement, mais qui n’avait pas assez d’importance pour que je les reconstitue parfaitement.
Mon corps courait toujours contre ma volonté. Ca ne pouvait plus durer plus longtemps ! Il fallait que je comprenne ce qui m’arrivait !
Il y a 4 ans… des troupes lâchées par milliers…des explosions qui retentissaient de partout… Mais oui ! La bataille Neo-Shasaki ! Ca avait été le plus gros fiasco d’Oblivion ! L’ennemi ne nous avait pas attendus, retranché à l’intérieur de la cité, mais ils avaient été embusqués dans ce qu’il restait des forêts avoisinantes !
Oh non ! Lyse, Lyse ! Il fallait que je la trouve ! Que je la prévienne de se mettre à l’abri ! S’il lui arrivait quelque chose, je ne me le serais jamais pardonné ! Pourquoi mon corps refusait toujours d’obéir !?
Mais il se mit soudain à ralentir et à scruter le champ de bataille. Incroyable ! Est-ce qu’il m’aurait enfin écouté ? Est-ce qu’il cherchait la même chose que moi ?
Je croyais bien que c’était le cas, mais c’était un hasard total. Le temps que je passais à chercher, le plus gros des troupes était déjà parti loin en avant. Je restais à l’arrière, presque seul, avec les retardataires et les soldats chargés de surveiller les alentours… Pendant qu’à l’avant, les autres étaient sans doute déjà en train de se faire massacrer, surpris par l’ennemi. Je la vis enfin.
Elle était fine, de longs cheveux roux descendant le long de son uniforme bleuté, la tête couverte d’un béret noir. Mais elle était penchée au sol… en train de soigner quelqu’un. J’étais encore à une 50ène de mètres d’elle, je m’avançais un peu plus. Quoi ?! Un uniforme vert ?! Le signe de ITokyo sur son épaule ?! C’était un soldat ennemi ! « C’est pas vrai ! »
C’est alors que cela me revint en mémoire, d’un seul coup… Non, il fallait à tout prix que je cours maintenant ! Que je la force à abandonner ce soldat agonisant ! Mais mon corps refusait de bouger… il n’y avait aucun danger à l’horizon.
C’est alors que je le vis sortir de derrière un énorme rocher, abaissant son camouflage optique. Cet autre soldat ennemi qui se dirigea vers Lyse, toujours penchée… cette fois, mon corps réagit, exactement comme il l’avait déjà fait. Non ! Je voulais arriver à temps !
Que cette scène ne se reproduise pas encore une fois ! Il faut que j’y arrive, que je la sauve ! Vite tirer sur le soldat enfin qu’il ne le fasse ! Je ne veux pas être forcé à assister à ça ! Pas encore ! LYYYYYYYYYYYYSE !
C’était déjà trop tard… une gerbe de sang éclaboussa l’uniforme du soldat, tuant du même coup celui qui agonisait. Elle tomba, les yeux grands ouverts, dans la terre sèche que la pluie toute récente commençait déjà à mouiller. Je courrais toujours, mais fier de son massacre, l’ennemi ne me remarqua pas à temps avant que ma crosse ne lui décroche la mâchoire. Il tomba à son tour, j’écrasais son ventre avec mon pied, l’empêchant de bouger…
Les yeux plein de haine, la rage au cœur et les yeux emplis de larmes, je vidais plusieurs de mes chargeurs dans sa tête de monstre assassin ! J’en faisais de la bouillie ! CREVE LAMB ! CREEEEEEEEEEVE !!!
JE VOUS CREVERAIS TOUS !! JUSQU’AU DERNIER !!! JE VOUS DEFIGURERAIS TOUS !!!
Mon corps lâcha le fusil, à bout de souffle, puis tout à coup, je me retrouvais à nouveau dans le noir. Pourquoi ?! Pourquoi est ce qu’on me revoir cette scène alors que je ne peux rien y changer !? Qui est ce qui m’a fait ça ?! POURQUOI ?!
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 11 Aoû - 16:13

Pas la moindre lésion. Le poul bat normalement. La respiration est régulière, même si elle est trop saccadée pour être la paisible respiration du sommeil. Le malade est en parfaite santé. Mais il ne se réveille pas.
Rhoan est resté à mes cotés. Il m'observe m'affairer autour du militaire inconscient. Nous sommes seuls dans l'infirmerie. J'ai envoyé le balafré rammenet Mike à sa cabine. Il est hors de danger, à présent, et il sera plus à l'aise dans sa chambre que dans cette infirmerie. Mais je n'arrive pas à comprendre ce qu'a Jonas Atrayde.
_ Alors ? Qu'est-ce qu'il a ? me demande le savant.
_ Je ne sais pas, dis-je.
Je n'ai pas envie de l'affronter maintenant. Je veux me concentrer sur Jonas. Je veux comprendre.
Il n'a même pas gardé de trace de brûlure de son électrocution. Son corps va anormalement bien. Il va très bien, mais sa conscience est bloquée quelque part derrière ses paupière close. Pour une raison que j'ignore, cet homme est tombé dans un coma profond.
_ Vous n'êtes pas obligé de rester, Rhoan. Je peux très bien l'examiner toute seule.
_ Je sais. Je ne suis pas là pour vous aider, je m'instruit. Vous observer travailler est très instructif.
_ Instructif ?
_ Instructif, oui. Vous avez une conduite très professionnelle, et je trouve ça instructif.
_ Je n'ai pas le temps de jouer, Rhoan. AU fait, s'il vous plait.
_ Cet homme, vous ne le portez pas dans votre coeur, il me semble. Je m'étonne de l'extrême douceur de vos geste envers lui. Vous ne preniez pas autant de précaution avec Mike, et même avec votre gamine. Mais peut-être cette douceur est-elle pour vous le moyen de résister à l'envie de profiter de sa vulnérabilité pour vous débarrasser de lui, une bonne fois pour toute, comme vous mourrez certainement d'envie de le faire.
_ SI ça vous amuse d'imaginer que tout le monde est comme vous, allez-y, mais dispensez moi de vos conclusion, je suis occupée, là.
_ Je sais, je sais. Bon, aucune trace.
_ Aucune. Mais d'après Xorth et Kara, il a commencé par porter les mains à sa tête et à s'agiter dans tous les sens. Je vais faire un scanner de son cerveau.
Je déplace la couchette roulante jusqu'au scanner et y installe Jonas. Devant moi la surface vitreuse réfléchit ce qu'il y a derrière moi, et j'aperçois soudain le visage de Rhoan, à l'arrière. Le masque d'ironie et de sarcasme a disparu, c'est un visage désespéré, épuisé et fantomatique, que je vois. Je sursaute et me retourne, mais le savant a repris son expression habituelle si vite que je pourrais presque me demander si je n'ai pas rêvé.
_ Q'avez vous, me demande-t-il, d'un ton moqueur. Peur des esprits frappeurs ?
_ Rhoan... Vous allez bien ?
_ Vous voulez dire, à par le faite que je suis embarqué dans un vaisseau en direction d'un système abandonné depuis des sciecle en compagnie de gens tous plus stupides et fous les uns que les autre, que deux armées cherchent à mettre la main sur moi, ce qui m'oblige à rester avec les dits gens et que je n'ai que huit mois pour recréer un prototype qui m'a pris des années d'élaboration ? Oui, je crois qu'on peut dire que ça va.
Je reste immobile face à lui, incrédule. Je ne saurais dire pourquoi voir quel est son visage quand je lui tourne le dos m'a bouleversée à ce point.. J'hésite un instant quand à ma réaction, mais sentant que Jonas Atrayde constitue l'urgence du moment, je renonce à insister et déclanche le scanner.
Devant moi, sur l'écran, une coupe transversale du cerveaux du militaire s'affiche lentement. Une petite gêne s'est installée, au creux de mon estomac. Quoi donc, ce n'est pas comme si je scannais l'âme de mon adversaire, et pourtant, tout ce que cet homme a vécu, tout ce qu'il a été, tout ce qu'il a espéré ou souffert, tout cela est bien contenu dans cette petite masse de tissus et de fluide dont la photographie est peu à peu en train de se révéler à moi.
Goran Moberg me reprocherais mon irrationnalité, mais je refuse de faire taire la voix de mon subconscient. Je garde en tête ces pensée absurde qui m'empêhe de devenir une froide machine à raisonner comme la plupart des médecin de la Colonie, et j'attends cette vérité que le scanner me montre. C'est sans surprise que j'y trouve exactement ce que je cherche.
_ Rhoan, venez voir. Je veux votre avis sur ça.
Le savant s'approche et aperçoit à son tour le détail intriguant. Au niveau du cerveau reptilien de Jonas Atrayde, se tient un petit objet longiligne qui n'a rien à faire là.
_ Pourriez vous agrandir l'image ? me demande Rhoan, soudain intéressé.
Je zoom sur l'endroit qui retient notre curiosité. L'objet est métallique, de forme tubulaire, et semble accroché au cerveaux par des électrode.
_ Un implant mental ? s'étonne Rhoan. Je n'aurais pas cru que ça existait.
_ Ca n'existe pas dans les hôpitaux civils d'Etrenank. A quoi ça sert à votre avis ?
_ Je doute que ce soit assez puissant pour obliger notre homme à suivre une volonté qui n'est pas la sienne. Je pencherais plutot pour une modification de certain mode de pensée. On peu lui avoir mis ça pour l'obliger à hair les Lamb. Ou pour modigier un souvenir génant. VOus permettez ?
Il quitte l'infirmerie et revient quelques minute plus tard avec une sonde magnétique.
_ Sortez le militaire du scanner.
Je tire le brancard à l'extérieur. Rhoan pose la sonde sur la nuque.
_ L'objet semble ne plus fonctionner. Mais impossible d'en être sur.
_ Rien de ce qui est électronique ne vous résiste. Arriveriez vous à le rendre définitivement innofensif.
_ Si j'essayais il est probable que je réussirais, me réponds le savant en remettant la sonde sous son bras et en s'éloignant..
Son ton, qui quelque minute auparavant avait pris l'accent intéressé du scientifique qui découvre une chose qu'il ne connait pas, est redevenu celui, acerbe, de l'homme qui se fiche éperdument de tout.
_ Hé ! fais-je malgré moi. Cet homme a besoin de votre aide.
Ravi de ma réaction, il se retourne en me souriant jusqu'aux oreilles.
_ Mon cher docteur Bah. Contrairement à vous, si vous ne l'avez pas encore remarqué, je ne suis pas prétri dans les bons sentiments. Cet homme représente tout ce que je méprise le plus au monde. C'est une chose de m'engager à sauver votre fille en échange de quelques menu service. C'en est une autre de sauver un militaire.
Je soupire. Inutile d'insister, je perdrais mon temps, et justement, je n'ai pas de temps à perdre.
_ Bon. Dans ce cas, je n'ai pas le choix. Je vais l'opérer pour lui retirer cette chose.
_ Vous allez faire ça. J'espère que vous avez de l'expérience en neurologie.
_ Aucune. Remontez dans votre cabine, informez les autres du fait que je vais être indisponible quelques heures durant et qu'on s'organise sans moi, et envoyez moi le balafré. Il a l'air de connaitre un peu son fait, et je vais avoir besoin d'un assistant.
_ Voilà qui promet, qui promet vraiment, murmure Rhoan en sortant.
J'ai envie de l'insulter, mais le souvenir du visage que j'ai aperçu dans la vitre du scanner me revient, paralysant ma colère. J'essaye de ne pas m'attarder sur cette pensée que je ne comprends pas, et m'affaire auprès de Jonas.
Il a beau être inconscient, mieux faut que je lui fasse une piqûre anesthésiante, pour être sûre qu'il ne bouge pas pendant l'opération. Je l'observe. Les traits de son visage se sont imperceptiblement tendus. De quoi peut-il être en train de rêver ?
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 11 Aoû - 17:48

Souvenirs… le souvenir le plus douloureux… et je venais de le revivre comme si j’y avais été. J’étais effondré, totalement miné ! Détruit plus que je ne l’étais déjà !!
Pourquoi est ce qu’on me faisait ça ? Je n’étais pas prêt de le savoir…
J’étais toujours dans le noir complet, je ne sentais à nouveau plus mes membres, tous mes sens avaient une nouvelle fois disparus. Je fus pris à nouveau d’une sensation bizarre qui se transforma en douleur. La même douleur que j’avais ressentie lorsque j’étais encore conscient ! Même dans cet espace sombre je n’en serais pas débarrassé !
Cependant, cela ne dura qu’un instant. L’instant d’après mes yeux se fermèrent, puis mon corps se raidit. Je n’en avais toujours pas le contrôle, mais je sentais bien que je n’aurais pas pu le bouger même si je l’avais pu. Je tentais d’ouvrir les yeux pour voir ce que l’on avait encore à me montrer, mais je n’y arrivais pas ! Mon sens du touché revint le 1er, je pus sentir alors le contact froid et métallique d’une plaque dans mon dos. Mes poings et mes jambes étaient attachés, mais je ne pouvais toujours pas ouvrir les yeux. J’entendais des gens parler, des bourdonnements et d’autres bruits bizarres… Je n’arrivais pas à comprendre grand-chose, mais j’écoutais ce que je pouvais avec la plus grand attention possible. Je me sentais mal à l’aise quand j’écoutais cette voix… J’avais l’impression d’avoir le souffle tellement oppressé que j’aurais étouffé si la voix n’avaient pas fait des pauses. Pourquoi est ce que j’entendais cette voix ? Je ne l’avais jamais entendue avant ?
Je comprenais de plus en plus de mots, ça me permettais de reformer des phrases… Son langage restait très scientifique… Il ne me parlait pas, on aurait dit qu’il récapitulait des opérations.
_ Désactivation des capteurs neuronaux… Stimulation émotionnelles prête… Devrait aller pendant l’opération… Atrayde… programme Lamb en cours de chargement…
Au moment où il cessa de parler, je pus enfin ouvrir les yeux… mais ça ne m’aida pas beaucoup ! J’avais l’impression de voir au travers d’une vitrine déformante rayée de partout. Je pus voir une sorte de lampe au dessus de ma tête, dont la lumière bleutée m’aveuglait… J’avais mal à la tête, terriblement mal à la tête… J’arrivais à légèrement tourné la tête, et j’aperçus vaguement une autre table d’opération, comme la mienne, avec quelqu’un dessus… Un homme, blond, cheveux courts… Il ne bougeait pas… je n’aurais pas pu savoir qui c’était si l’autre homme ne s’était pas approché de lui en disait « Belnades ».
Jowy ? Mais qu’est ce que je faisais ici ?! Qu’est ce qu’IL faisait ici ? Qui c’était ce gars en blouse ? Qu’est ce qu’il nous faisait ?!
De la lumière au dessus de moi, je vis jaillir un faisceau laser qui vint s’abattre entre mes yeux ! Encore cette même douleur atroce ! Je sentais que mes veines allaient éclater !
Quand soudain, ce fut encore le noir complet… Qu’est ce que c’était que cette scène ? Je ne me souvenais pas avoir vécu ça ? Mais qu’est ce qui m’arrivait ?! J’étais perdu, perdu, perdu !! Il fallait que je sorte de là !! Ou que je sache ce qu’il m’arrivait !
Et Jowy…pourquoi lui ? Qu’est ce qu’il foutait dans mes souvenirs ?! Quel cauchemar j’étais en train de faire ?!
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 11 Aoû - 18:05

Le silence dans l'infirmerie est plus lourd qu'une chape de plomb. Je suis heureuse du silence de mon compagnon. C'est ce dont j'ai besoin, en ce moment. Une présence qui ne parle pas. Peu importe, après tout, toute les raison que j'ai de me méfier de lui. J'avais besoin de quelqu'un pour me passer mes ustensiles au moment ou je les réclamais, et il l'a fait, sans commentaire, sans question, m'a laissé oeuvré, tranquillement, tatonné, sans chercher à m'interroger, à me presser pour savoir si je savais ce que je faisait. Il s'est contenté d'être là, pendant toute l'opération, et c'est ce dont j'avais besoin.
Je n'arrive pas à croire que j'ai réussi. C'est la chose la plus difficile que j'ai tentée depuis huit ans. Je n'arrive pas à croire que je l'ai faite. Je croyais que Kara était la seule pour laquelle je pourrais faire de pareille folie.
Au fond, Xorth avait bien raison. Je suis quelqu'un qui guérit, qui fait tout pour guérir, c'est en moi, c'est écrit dans les plus infime partie de mon être. Je ne peux pas m'en défaire. Tant qu'il y aura quelqu'un à sauver, et une chance de le sauver, je tenterai toujours ce qu'il y a de plus fou, et ce, sans me demander si la personne le mérite, si elle est mon amie ou mon ennemie. Je suis médecin. Médecin jusqu'au fond de l'âme. Je ne pourrais jamais m'en empêcher.
L'implant est posé dans ma paume. C'est si petit. C'était si dur à extraire.Si délicat de ne pas déchirer les indispensable tissus auquel il était accroché.
Le balafré s'est assis en face de moi, il a retiré son masque et ses gants. Il ne parle pas. Je vois sur ses lèvres un semblant de sourire.
Je voudrais l'interroger à nouveau. Lui demander qui il est. Ce qu'il cherche près de nous.Je voudrais savoir s je peux ou nous lui faire confiance. Je me retient. Il a fait ce que j'attendait de lui. Cela ne lui donne pas ma confiance, mais cela signifie au moins que pour l'instant, je peux me dispenser de l'interroger.
_ Puis-je savoir votre prénom ? Dis-je simplement. Votre vrai prénom. Juste cela.
_ Janus.
_ Le Dieu du destin ? IL faut croire que vous n'êtiez là que pour éviter à Mike et à Atrayde de succomber.
Il ne répond pas. Le sourire ironique qui vient de paraître sur son visage n'a rien de joyeux.
Je suis épuisée.
_ quelle heure est-il ?
_ 22h30 à Itokyo. Ici, je ne sais pas.
Je me relève, et va rejoindre le brancard ou Atrayde est couché, la tête bandée. Il devrait se remettre assez facilement de l'opération. Sur sa nuque rasée, les élément cicatrisant on déjà commencé à agir. L'annesthésiant que je lui ai injecté cesse déjà d'agir. Il s'agite légerement dans son sommeil. Et gémit.
_ Alors ? demande Janus.
_ On a fait du bon boulot. Maintenant, c'est surtout de chance, qu'il a besoin. Nous ne sommes certainement dans l'endroit idéal pour lui porter assistance s'il y a le moindre problème. Faut espérer que vous continuerez à lui porter bonheur.
_ Il n'a pas l'air en forme.
_ Il doit rêver. Il faudrait trouver un moyen de l'apaiser, mais je n'aime mieux pas lui injecter de morphine. Cela risquerais de laisser des séquelles.
Atrayde gémit encore. Sur le brancard, sa main droite bouge impercetiblement, comme à la recherche de quelque chose. Ses lèvres tente d'articuler un mot.
_ llllllllhhhhh.... souffle-t-il. Lhhhhhiiiihhhhs
De l'eau ? Il réclame de l'eau ? Non, c'est autre chose. C'est un nom. Un prénom.
_ L.... Lyse...
_ Je suis là, Jonas, lui dis-je sans trop chercher à comprendre. Il n'y a rien à craindre.
SUr le brancard, sa main trouve la mienne et se referme dessus. Sa respiration se calme aussitôt. Mais ses traits de se détende pas.
Je me sens mal à l'aise. Je voudrait m'en aller, mais je ne peux pas le laisser seul, pas maintenant.
Absurdement, j'ai l'impression que tout n'est pas fini, que le combat que nous menons depuis quelque heure, lui, janus et moi, continue encore, et va devenir plus dur, plus difficile. Il lui reste encore du chemin à faire avant de reprendre conscience, et il va devoir le faire seul.
_ Je vais rester près de lui, dis-je à Janus. Allez dormir ?
_ Et vous ?
_ Je dormirais ici au cas ou. Allez-y.
Le Balafré s'éloigne, me laissant seul avec le malade. Pas encore apaisé, celui-ci s'agite.
_ M... Ma Lllll...
_ Je suis là, Jonas. Je veille sur toi. Je ne m'en vais pas.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 12 Aoû - 14:09

J'abandonnais. Je ne pouvais pas lutter contre les événements du passé… Mais quel passé ? Je ne le connaissais même pas !! Je ne me rappelais rien de cette seconde vision ! J'avais l'air d'être le cobaye de je ne sais quel savant fou !! Et Jowy… Je ne l'avais vu qu'un cours instant, il n'avait rien pu faire non plus. Dans quel, mais dans quel cauchemar on m'avait soudain forcé à embarquer ?!
A nouveau, je vis une lumière au loin, dans mon cloître noir. Mais cette fois, elle ne bougea pas. Elle ne vint pas vers moi. L'intérieur de ce cercle de lumière était flou mais je reconnaissais ce qu'il y avait : C'était le même champ de bataille de Néo Shasaki. Un nouveau souvenir ? Comme celui que je venais de voir ?
Qu'est ce que je devais faire ? Y aller ? Pour, si ça se trouvait, voir une chose horrible où j'étais impliqué ?
Non, je ne voulais pas ! Je ne voulais plus savoir ! Je m'en étais déjà trop rappelé sur mon propre compte ! Je voulais rester dans mon ignorance ! Je voulais rester ici, dans ce froid, pour tout oublier encore une fois, absolument tout… Tout, y compris Lyse…
Lyse, c'est à cause d'elle tout ça ! Si je ne l'avais jamais connue ! J'aurais pu tranquillement atteindre le sommet dans l'armée sans me soucier de ce qu'en pensaient les autres ! J'aurais pu vivre sans compromis ! Sans soucis ! Sans scrupules ! Sans inquiétudes… et… et sans amour…
Lyse, pourquoi est ce que tu m'avais autant donné ? Tu n'avais rien eu en échange ! Tout ce que tu voulais, c'est que mes lèvres puissent encore continuer à effleurer les tiennes… tu voulais simplement être prêt de moi. Et ça, je n'avais même pas su te le donner… Ma "carrière" comptait beaucoup trop à mes yeux aveugles. Tandis que toi, ton métier de médecin, tu n'en aurais changé pour rien au monde… Si justement ! Tu l'aurais changé volontiers pour être plus prêt de moi. Mais moi, qu'est ce que j'aurais fait ? Je n'ai aucun courage, aucune volonté qui ne m'appartienne. L'armée était mon seul amour, pour moi, tu n'étais qu'au second plan… Et quand tu étais définitivement partie du monde physique, j'ai encore plus sous estimé le courant d'amour qui passait entre nous deux…
Lyse, pardonne-moi. Je ne veux plus oublier, plus rien ! Je veux me souvenir ! Je veux savoir ! Je veux savoir la vérité !
Je me relevais dans le noir. J'avais l'impression de traîner un boulet de 10 tonnes au pied. J'atteins la sortie.
Je me retrouvais dans mon corps, tout le paysage autour de moi était beaucoup plus clair que la 1ère fois. J'étais caché, assis derrière un mur, sans doute. Lyse, je me faisais du souci pour elle, cette bataille était une véritable boucherie ! Même à l'arrière en soignant les blessés, elle courait toujours un risque. Je pris mon communicateur et l'appelais.
_ Jonas, tout va bien, je t'assure !
_ Où tu es ?
_ Près de la forêt de… pas très loin de la ville !
J'entendis vaguement une voix, une voix asiatique… Non, elle n'avait pas osé ?!
_ Arrêtez de bouger, ça sera plus simple !
_ Qui est avec toi ? C'est un Japonais ?!
_ Mon lieutenant ! me répondit elle. Je suis médecin de terrain, je DOIS soigner les blessés !
_ Mais pas un soldat ennemi !
_ Même s'il ne s'en sort pas, je veux qu'il meure sans souffrir !
_ Sans souffrir ? Lyse, c'est la guerre ! Il aura souffert quoi qu'il arrive !
_ Alors… autant qu'il souffre le moins, physiquement !
Nous en avions déjà parlé, mais elle n'en faisait toujours qu'à sa tête. Il fallait vraiment que je l'aime… Je ne pouvais pas rester ici alors qu'elle était seule avec un soldat ennemi, sans doute pas armé, mais seule ! Mais pour la rejoindre, je devais déserter le front… J'espérais faire ça le plus discrètement possible pour que cela ne se remarque pas.
_ Je viens te rejoindre, ne bouge pas !
_ D'accord… sois prudent !
_ C'est plutôt à toi d'être prudente !
Je décrochais et je me dirigeais hors des limites de la ville. La marche jusqu'à la foret était longue, c'est en chemin que j'entendis, cette fameuse conversation… J'en eu mal au crâne… Comment, est ce que j'avais pu oublier ça ?!
_ Jowy ! Qu'est ce que vous faites là ?
Ca provenait de mon communicateur, Lyse ne l'avais pas éteint !
_ J'ai descendu une 10ène de ces pourritures et je vous ai aperçus !… Mais, qu'est ce que vous faites ?
_ Je fais mon métier !
_ Mais c'est un soldat japonais !
_ Oui, et il agonise ! Vous ne m'aidez pas, Jowy !
_ Arrêtez ! Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous faites !
_ Si ! J'accorde une dernière chance à un homme qui aurait pu mourir !
_ Mais c'est un LAMB, Lyse ! Un vulgaire LAMB !
Le ton de Jowy commençait à ne plus me plaire. La terre défilait plus vite sous mes pas.
_ Votre racisme ne concerne que vous ! J'ai un blessé à soigner !
_ Venez !
Mon communicateur se brouillait, qu'est qu'ils étaient en train de faire ?!
_ Lâ… moi !
Lyse…
_Aban… ce… amb !
_ Laissez moi faire mon travail !
J'entendis une arme se charger… Oh, non, non, non !
_ Qu'est ce que vous faites !
_ Je vous ordonne de laisser ce Lamb…
_ Je trahirais mon devoir de médecin
_ Et vous trahiriez votre race si vous continuez !… Lyse, ne m'obligez pas à…
Des bruits métalliques ! Ils devaient être en train de se bagarrer ! Vite ! Il fallait que j'arrive avant que cela ne finisse mal !
_ … êtes fou !
_ LYSE !
Un coup de feu… J'arrivais enfin aux abords de la forêt, au détour d'un arbre énorme, lorsque j'entendis un 2ème coup de feu.
Je le vis. Jowy, son arme au poing, face aux corps du soldat et… à celui de Lyse. C'était encore pire que tout c e que j'avais pu imaginer ! Mon meilleur, mon seul ami que j'avais dans cette foutue armée ! Il avait abattu de sang froid ma Lyse, ma pauvre Lyse ! Tout ça pour satisfaire sa haine pour les Lambs ! Je ne lui pardonnerais jamais ! Je vais le tuer moi-même, maintenant !
Je me glissais dans son dos, il ne m'entendis pas arriver. Je le planquais au sol et dégageais son arme ! Il n'eut même pas le temps de crier mon nom que je m'agrippais à sa gorge !
Maintenant, je la revoyais parfaitement, cette scène ! Rien n'était flou ! Comme si je la revivais une nouvelle fois dans le passé !
Mes larmes qui coulaient à flots ! Mes dents qui se serraient si forts que j'en avais mal ! Cette sensation sur la peau du cou de Jowy !
_ Ordure ! Je veux que tes yeux sautent de ta tête !! ORDURE ORDURE ORDURE !!
J'entendis alors à côté de nous quelque chose tomber, mais je m'en foutais ! Je voulais arracher la tête de Jowy et après, lui arracher les cheveux ! Je le ferais pourrir à 6 pieds sous terre !
Mais ce "quelque chose" à côté de nous attira notre attention malgré nous. Un gaz verdâtre s'en échappa. Les yeux de Jowy se fermèrent… puis ce fut les miens. Le néant, le noir…
Jowy… c'était lui. C'était lui l'assassin, depuis le début. Mais il n'y avait pas que lui… l'armée entière ! Cette organisation pour laquelle j'avais dévoué ma vie ! Mon existence tout entière ! Elle m'avait poignardé dans le dos et a fait de moi une machine, une machine a tuer… Mais est ce que c'était vraiment de leur faute ? Et moi là dedans ? Je n'étais pas innocent, pas innocent du tout… Lyse, est ce que tu pourrais jamais me pardonner ? Et les Lam… les Terriens. Tous les Terriens que j'avais tué depuis que tu n'es plus là ? Est-ce qu'ils pourraient me pardonner aussi ? Tous ces hommes, femmes et enfants qui étaient morts pour moins que rien ?
C'était impossible de tout refaire. A présent, il me fallait prendre un nouveau chemin… tout me revins en mémoire, ce semblant cauchemar était fini.
Le Docteur Bah, Mike… tous ceux là, qu'allaient ils en penser… rester ? Pour les beaux yeux de Kara ? Pour ce savant fou ?… Pour Lyse ?
Pour elle, oui, mais aussi pour moi. Je ne veux plus, de là où elle se trouve qu'elle pense que je suis un lâche qui fuit la réalité depuis ce temps là. On m'y avait forcé, mais je n'avais même pas résisté.
Je ne voulais plus être l'homme qu'elle avait eu le malheur de connaître, même si elle l'avait aimé, cet homme. Lyse, tu ne me connaîtras plus comme cela, plus jamais...

J'ouvris les yeux, un visage noir aux cheveux longs était penché près de moi. Il se recula, un peu gêné. Nilane…
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 12 Aoû - 16:13

_ Nilane... murmure-t-il.
Il y a dans son ton comme un appel au secour. Pour moi, c'est comme si, en moi, une corde de violon trop tendue venait de se rompre. Conscient, il est conscient, et il me reconnait. L'opération dangeureuse que je lui ai fait subir ne l'a pas privé de sa raison. Oh mon Dieu, je réalise à quel point je voulais qu'il soit sauvé...
_ Nilane... Répète-t-il, suppliant.
Il est encore trop faible pour parler plus. Sa main tiens toujours la mienne, il n'a pas du le réaliser encore. Je n'ose pas me dégager. Je tremble. Il ne faut pas qu'il le sente.
_ C'est fini, Jonas. C'est fini. On a gagné. On a été plus fort qu'eux, et on vous a enlevé ce truc de la tête.
_ Nom de Dieu, murmure-t-il. Nom de Dieu.
Il referme les yeux. La lueur des néons fait sintiller d'étrange petite perle de cristal, qui poussent au bord de ses paupière. Des larmes. Il pleure. Il inspire, rouvre les yeux, comme dans l'espoir d'arrêter ses larmes et me regarde, pour voir si je me moque, ou si j'ai pitié. Mais je ne fait ni l'un ni l'autre. Je pleure, moi aussi. Comme une idiote.
_ Vous m'avez fait une belle peur, murmuré-je. Vous nous avez tous fait très peur.
Et comme je sens qu'il est inutile de feindre, de faire comme si je n'étais là que depuis cinq minute, comme si je n'étais pas resté toute la nuit à coté de lui, à l'entendre parler dans son délire, et à revivre avec lui ses horrible souvenir, je me mets à dire tout ce que je peux, tout ce qui me passe par la tête.
_ C'est fini, Jonas. C'est terminé. Il ne vous aurons plus. Plus personne ne pourra vous mentir à présent.
_ Ils l'ont tuée... ILS L'ONT TUEE !!!
C'aurait été un rugissement s'il avait été assez fort pour en pousser un. Ce n'est qu'un faible cri, mais toute le douleur, la fureur qu'il porte en lui raisonne autour de moi, figeant l'air.
_ Oui, il l'ont tuée. Et doublement, puisqu'ils vous ont empêchés de vous en souvenir. Mais ça ne changera jamais rien au fait qu'elle vous a aimé. Personne ne pourra jamais vous prendre ça. Même s'ils vous tue, même si personne ne vous garde en mémoire, ça n'effacera pas cette réalité. Vous avez été aimé. Et vous avez aimé.
Il tente de tourner la tête, pour regarder à coté,mais les élément guérisseur qui lui retiennent la nuque l'en empêche.
_ Ne bougez pas, dis-je. Ca risque de vous donner le vertige.
_ Mon uniforme ?
_ Il est là, à coté de vous.
_ Montrez le moi, s'il vous plait...
Je dégage ma main de la sienne et va ramasser la veste que j'ai posée sur l'étagère à coté. Je l'étends devant lui. Il la regarde une minute sans mot dire, avec une lueur indéchiffrable dans les yeux. Il soupire.
_ Les galons... Arrachez-les.
_ Pardon ?
_ Arrachez-les. Je ne veux plus les voir.
_ Non, Jonas. Vous êtes en état de choc. Vous avez d'abord besoin de réfléchir. Quand vous irez mieux, si vous tenez à brûler vos anciennes idoles, vous le ferez vous même.
Un sourire ironique apparait sur les levres du militaire, le faisant redevenir l'homme que je connais.
_ Tout cela doit vous amuser incroyablement, pas vrai, docteur ? Vous avez gagné sur tous les tableau !
_ Gagné ? On a tué votre femme, on a tué mes amis et ma famille, on a tué les parent de Kara, on a tué ma planête... Je ne vois pas ce que j'ai gagné, non.
Je pose la veste et revient m'asseoir devant lui.
_ Je sais que ça va être dur à accepter, pour vous, mais vous et moi, on est du même bord. On souffre des même blessure. Moi aussi, on m'a volé mon passé.
Il ne réponds pas. Encore trop faible. Encore bouleversé.
_ Il faut vous reposer, Jonas. Voulez vous que je vous laisse seul ?
_ Vous avez certainement beaucoup mieux à faire, à bord de ce vaisseau, que jouer les nounous. Vous êtes le capitaine.
_ Je suis le médecin. Et vous le malade. Voulez vous que je reste, ou que je vous laisse ?
_ Comme vous voulez, vous êtes le médecin, à vous de voir.
_ Vous êtes désespérant, monsieur Atrayde. Pourriez vous, s'il vous plait, me dire, en un ou deux mots, ce que vous voulez exactement.
_ Puisque vous me le demandez si gentiment, je fumerais bien une petite cigarette.
_ Pas question.
_ C'était bien la peine de me demander, alors...
_ Bon, vous l'aurez voulu. Tant pis pour vous si vous vouliez avoir la paix, je reste pour vous surveiller.D'ailleur, je n'aurais pas du demander votre avis, ce n'est vraiment pas sûr, de vous laisser seul.
_ Bon sang. La nuit est bientôt terminée ?
_ Il doit être trois heure du matin.
_ Encore quatre heure avec vous avant que vous n'alliez réveiller votre petite fille... Eh bien, c'est fou ce que ça va être reposant.
_ Monsieur Atrayde, depuis le temps vous deviez vous être rendu compte que je n'ai été mise sur terre que pour devenir votre pire cauchemar...
Les mots n'ont pas franchis mes lèvre que je les regrette déjà.
Il vient de se rembrunir.
_ Vous êtes forte, docteur, mais vous ne pourrez jamais être pire que le cauchemar que je viens de vivre.
Je prends un ton joyeux et engageant.
_ Ne me mettez pas au défit, monsieur Atrayde. J'ai une fâcheuse tendeance à relever les défis impossibles...
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Ven 12 Aoû - 23:49

Je marche dans les couloirs déserts.
Ils dorment tous on dirait… Il fait nuit ? Je crois pas. On est dans l’Espace, et dedans il fait toujours nuit.
Avec Lilyah, j’ai accompagné Xorth dans le « Jardin-serre » et on a parlé et joué un peu. Xorth est encore tout embrouillé. Après tout ça, il est monté dans un drôle de maison dans un arbre et il s’est endormi. Lilyah m’a conseillé de me coucher aussi, alors je suis partie.
J’ai croisé personne. Ah si ! Celui qui a une cicatrice. Il allait sûrement dormir lui aussi. Je lui ai pas parlé mais fait un grand sourire avant qu’il disparaisse dans sa cabine. Il a rien fait.
J’ai dormi un tout petit peu. J’ai fait un cauchemar.
« La Grande Lumière », oui… C’était flou juste flou. Et puis elle m’a touchée, rasée et…
Non, non, non ! Je dois pas m’en souvenir ! Je dois oublier, oui je n’ai rien rêvé, je n’ai pas fait de cauchemar, non !
J’ai plus du tout envie d’aller me coucher, alors je me promène. C’est bien quand il n’y a personne.
Ca me rappelle la Colonie des Médecins. Là-bas non plus il n’y avait personne là où j’allais. Ils étaient tous enfermés ou ils se promenaient très vite.
Quand je faisais un cauchemar, "Maman" me consolait, mais là elle n'est pas là. Dans l'infirmerie je crois. Elle doit soigner Jonas.
Lui il m'a fait peur, très peur. J'ai cru qu'il allait... Et il était si blanc, si...
Oh non, non ! Pas de ça, je veux pas ! Il faut que je pense à autre chose !
J'arrive devant l'ascenceur. J'entre et je décide d'aller dans la salle avec la grande baie vitrée.
La pièce est vide, il y a que du silence et toutes les lumières sont éteintes. Je distingue quand même ce qu'il y a dedans.
Dehors... Je vois les étoiles défiler. Elle sont comme des longs traits blancs, bleus, violets, rouges, jaunes ! Ca fait une légère lumière, tout douce...
Je m'approche de la vitre et je colle mes mains dessus. Qu'est-ce que c'est joli ! On dirait...
Je reste comme ça, à regarder les étoiles qui défilent très vite, si vite.
Mes yeux sont grands ouverts et je souris, c'est si beau.
Ca me rapelle quelque chose. Juste une sensation... Une sensation toute douce et toute froide...

Kara... Kara...
Qui... Tiens ? Mais je suis où ? C'est un endroit tout vert !
Oh il ya quelqu'un à côté de moi. Ooh ! C'est une... une Xorth ?! Mais elle est plus petite et elle a de grands yeux bleus. Elle a aussi de jolies petites oreilles rondes et blanches et plein de poils blancs, comme un bébé chat... Elle est...
Mais, pourquoi je suis avec une petite Xorth ? Et il y en a d'autres ! Une grande Xorth rouge, jaune et marron avec des yeux dorés. Et un vieux Xorth tout noir et courbé. Et... et...
Ils sont habillés un peu comme Xorth. Ca leur va bien !
La petite Xorth m'attrape mon "faux-bras" et fait un espèce de... Oooh elle ronronne ! C'est...
Je la serre contre moi et le vieux Xorth vient me toucher l'épaule. J'entends plein de voix, plein de bruits...
Je me sens si bien...

Mais ! Je suis par terre ! J'ai dormi ? C'était si... si bien !
Je me lève et je repars vers l'ascenceur. Je descend au hangar à et je me cogne sous un gros vaisseaux foncé. Il est ouvert on dirait...
J'entre dans l'espèce de coffre et... AH ! Il y a plein de choses dedans ! Des couvertures, à manger et puis d'autres choses !
Je m'assoie au milieu des tas de choses et commence à fouiller en souriant.
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Sam 13 Aoû - 23:58

Une fois sur ma petite plate-forme, je me dirigeai vers ma couche – Un simple amas de feuilles – et m’y étendis. En peu de temps, je me retrouvai au royaume de Ghairt, la déesse des songes.
Les paroles de la soercay et de Lilyah m’avaient fait réfléchir. J’avais appris que mon espèce n’était que le résultat d’une expérience visant à purifier l’air de ma planète. Cela avait ébranlé tout ce en quoi je croyais : Les Dieux – ou humains comme il se faisaient appeler – ne nous avaient pas créé par amour et par bonté comme je le pensai mais par besoin et par égoïsme. Cela ne pouvait être vrai ! Puis Lilyah m’avait assuré que les personnes ici présentes ne me considéraient pas comme un vulgaire objet, mais comme un être vivant à part entière. Cela m’avait un peu rassuré. Ensuite, elle m’avait promis qu’on allait tout faire pour aider les miens à combattre le mal étrange qui était apparu.
Cette étrange maladie… Personne n’avait compris au début ce qui se passait : Certain s’endormaient le soir, l’air serins et en pleine forme… pour ne jamais se réveiller. Ryth avait été le premier touché. Il était si jeune… Trop jeune pour mourir comme cela ! Puis ce fut le tour de Karthéa, mon amie d’enfance… Les souvenirs remontèrent… Certains heureux, d’autres douloureux…
J’ouvris les yeux. Il faisait grand jour, du moins c’est ce que le « faux ciel » montrait. Kara avait essayé de m’expliquer. Pour que les arbres et les autres plantes se développent, il avait fallu créer un ciel artificiel, ho-lo-gram-me m’avait-elle dit.
Je descendis de mon perchoir et pris l’ascenseur – étrangement, je savais naturellement ce que c’était et comment m’en servir – et dit :
- Deuxième étage
Plus rien ne m’étonnait maintenant. Kara m’avait expliqué que l’on « volait » jusque chez moi. Alors un ascenseur…
Les portes s’ouvrirent et alors que je sortais, je percutai… la soercay.
- Ah Xorth, dit-elle, je te cherchais.
Je compris ce qu’elle avait dit aussi clairement que si elle avait parlé dans ma langue natal. Sans me laisser le temps de répondre, elle continua :
- J’aurais besoin que tu viennes avec moi à l’infirmerie.
- Pourquoi, je suis en pleine forme, répondis-je.
J’avais parlé dans sa langue, machinalement. Mais elle ne l’avait apparemment pas remarqué.
- Je le sais Xorth, répondit-elle. Mais je viens de quitter Jonas et puisque je suis encore debout, j’aimerai te faire quelques examens par sécurité.
- D’accord, je vous suis, répliquais-je
Vu qu’elle continuait à marcher, je la suivis sans protester dans l’ascenseur.
- Premier étage, dit-elle.
Quelques vibrations, puis l’ouverture des portes. A peine fut-elle sorti qu’elle s’arrêta subitement et se tourna vers moi, me dévisageant du regard.
- Xorth, je n’ai pas rêvé ? Tu viens bien de parler dans notre langue ?
J’hésitai quelques instant puis, j’acquiesça d’un mouvement de la tête.
- Je crois que oui, lui répondis-je
- Mais… Mais… Kara n’est pas avec toi ?
- J’allais la voir quand on s’est rencontré.
Elle se figea. Je vis quelque chose tomber de ses yeux… Elle pleurait.
- Soercay, ça ne va pas ? J’ai fait quelque chose qu’il ne fallait pas ? dis-je paniqué.
Elle se jeta sur moi et tout en me prenant dans ses bras, me répondit :
- Non Xorth, je pleure car je suis heureuse ! C’est merveilleux ! Mais… Comment cela est-il possible ?
Je ne savais pas quoi dire. Son attitude m’avait prit au dépourvu. Quant à sa question, même si je l’avais comprise, je ne saurai y répondre.
- En fait, je n’en ai pas la moindre idée. Mais il ne fallait pas aller à l’infirmerie ? demandais-je.
Elle me lâcha et me regarda dans les yeux.
- Oui, et maintenant que l’on se comprend, ça sera beaucoup plus facile.
Et sans perdre une seconde, nous nous dirigeâmes ensemble vers l’infirmerie.
Une fois arrivé, mon regard se porta sur la personne allongée près de l’entrée. Il s’agissait du mauvais Dieu, Jonas.
- Il va bien ? demandais-je.
- On a du lui extraire un appareil du cerveau qui lui imposait un mode de pensé raciste envers les terriens et qui lui bloquait l’accès à certains de ses souvenirs, me répondit-elle.
Court silence…
- Tu n’as rien compris à ce que je viens de dire n’est ce pas, Xorth.
- Non en effet.
- Suis-je bête ! Tu comprends peut être notre langue mais il y a certaines choses que tu ne peut pas assimiler, même avec la barrière de la langue en moins !
- En effet.
Elle se dirigea vers un coin de la pièce et me fit signe de la suivre.
- Si tu veux bien t’allonger sur cette couchette, je vais pouvoir commencer.
Je m’allongeai docilement. Elle me m’accrocha alors un petit boitier au poignet auquel étaient attaché plusieurs fils dont elle m’appliqua les extrémités sur le torse, la tête et mes bras. Curieux, je lui demandai :
- Qu’est-ce que c’est ? demandais-je. Je vous ai vu installer le même boitier sur Kara avant le rituel de transfert télépathique.
- Cet appareil sert à surveiller plusieurs fonctions vitales et enregistre les résultats, me répondit-elle.
- Je ne me rappelle pas que Kara avait autant de fils, remarquais-je
- Je ne surveillais que son rythme cardiaque, m’expliqua-t-elle.
- Son rythme cardiaque ?
- Son cœur !
- Ah ! Et que surveillez-vous chez moi ?
Elle fit un petit sourire.
- Tu as le droit à la totale Xorth ! me répondit-elle. Je surveille tout ce que je peux !
- Pourquoi ?
- Et bien, si je dois m’occuper de la maladie qui ravage les tiens, je dois en apprendre le plus possible sur toi.
- Je comprends.
Après avoir connecté tous les fils au boitier elle m’annonça :
- Ca va prendre un peu de temps.
Elle se tourna quelques secondes puis me refis de nouveau face, une aiguille à la main.
- Qu’est ce que c’est ? demandais-je, légèrement paniqué.
- C’est une seringue, me dit-elle, elle va me servir à récupérer un peu de ton sang.
Et joignant le geste à la parole elle approcha la seringue de mon bras et écarta les poils, cherchant manifestement quelque chose. Je n’eu pas le temps de lui demander quoi car elle poussa un petit cri « Je t’ai trouvé ! » puis planta l’aiguille dans mon bras. La seringue se remplit alors d’un liquide violet sombre : Mon sang.
- Sinon, comment ça va Xorth ?
- Heu… Bien ! Pourquoi cette question ?
- Je sais que tu as été profondément perturbé quand nous t’avons appris tes origines.
Je me remémorai les évènements de la veille. En particulier le moment où la Soercay avait annoncé que je n’étais que le produit d’une expérience.
- Je ne sais pas trop quoi penser à ce sujet pour le moment, dis-je. Vous savez, ce que vous avez dit contredit tout ce en quoi je croyais jusqu’à maintenant !
- Je comprends, il vaudrait peut-être mieux en reparler plus tard.
- Oui, j’ai besoin d’un peu de temps pour faire le point.
- C’est normal.
Un petit bip se fit entendre.
- Ah ! L’appareil a finit !
- J’espère que ça vous aidera à soigner mon peuple !
Elle ne répondit pas.
- Soercay ?
Elle arrêta de fixer l’appareil et me regarda.
- Je crois que je vais devoir te faire des examens plus poussés Xorth.


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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Dim 14 Aoû - 18:12

Après avoir quittée la biosphère où j'avais conseilé à Kara d'aller se coucher. Il commençait à être tard et elle risquait d'être trop fatiguée le lendemain.
Je rentrai dans ma cabine et l'allongeai sur mon lit. Machinalement, je mius mes bras en croix sous ma tête comme à mon habitude. Je reflechissais à ce que j'avais dit à Xorth.

_Liliah, pas mentir? Vous aider Nimroth?fit Xorth bredouillant.
Je le regardais. J'hesitais à prononcer ces mots mais cela pouvait definitivement le rassurer. Je pris une inspiration profonde:
_Je te le promets, Xorth.fis-je.


Ce que j'avais dit à Xorth pour le rassurer, c'était un engagement, une promesse, un serment. Je venais d'engager la responsabilité que nous sauvions le peuple de Xorth alors que nous ignorions tout du mal qui les frappait. J'ignorais même si les compétences de Nilane seraient suffissantes.
A cette pensée s'ajoutait un doute. je repensais aux médécins. Je ne les aimais guère. Pas depuis qui s'était passé quand j'étais petite. Si cet imbécile en blouse blanche n'avait pas refusé de la soigner, je n'aurai pas été dans ce maudit orphelinat.
Le doute m'assaillait. est ce que Nilane soignerait le peuple de Xorth? Elle semblait dévouée à soigner les maladies comme ma jambe au début, la perte de conscience de Jonas ou à surveiller l'etat de santé de Kara (bien que le dernier cas soit normal. Une mère est généralement attentive vis à vis de son enfant)
Au fond de moi, j'avais honte un peu de douter de Nilane. elle m'avait hebergé et soigné. sans elle, Jonas m'aurait peut être tué. Cependant une autre partie de moi s'éveilla. La rancune envers les médécins commençait à refaire surface. Pourtant elle faisait beaucoup moi ainsi que les autres. Mais quelque chose en moi doutait. Je ne pouvais pas oublier ce sentiment de doute.
Je souhaitais me tromper. Je decidais d'aller la voir quand je pourrais. En attendant, je devais dormir un peu. Demain serait un autre jour comme disait le dicton. Enfin si j'arrivais à fermer l'oeil.
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sebrich
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 16 Aoû - 23:28

Encore un réveil douloureux, encore un matin. Depuis que j’était embarqué dans cette aventure, je commençais sérieusement à redouter les réveils. Et cette fois-ci, je me vis avec un bars droit dans le plâtre. Des souvenirs entourant un évanouissement défila encore dans ma tête.
Une bataille. Des explosions. Un douleur dans le bras. Un moment de noir. Et un visage.
Et ce visage là, je l’avais déjà vu, juste avant de m’évanouir une autre fois. Un visage avec une cicatrice près de l’œil.
-Le balafré, dis-je en sortant de ma chambre.
Dans le couloir, je me demandais où il pourrait être. Quand l’idée de l’armurerie me vint à l’esprit.

Au rez-de-chaussée, j’entendit des bruits de déflagration qui confirmèrent mon hypothèse. J’entrais dans l’armurerie, puis me dirigeais vers la salle de tir à droite. Là, je le voyais de dos, en train de tirer avec un pistolet laser calibre 22. Les cibles, excepté celle qui était en ce moment utilisés, semblait poussiéreuse. Encore un laisser-allé flagrant du vaisseau.
-Tu es déjà remis ? dit le balafré de dos en train de recharger son arme.
-Oui, a propos merci de m’avoir sauvé, répondis-je.
Il ne répondit pas tout de suite, se concentrant sur sa cible. Après une salve de tir, il répondit enfin :
-Je n’ai fait que te donner les premiers soins, c’est pas comme si je t’avais soigner de la sclérose spatial, ironisa-t-il.
-Ben, ça à du être quand même suffisant pour m’aider. Sinon, je croyais que t’était un solitaire, un misanthrope, alors pourquoi tu ma sauvé ?
-Je ne suis pas doué en mécanique. Et je ne pense pas que ni une bestiole, ni une enfant, ni une médecin, ni une intellectuel et ni un pilote stupide saurait réparé ce tas de ferraille si il tombait en panne, et je ne fais pas confiance au savant fou. Il serait capable de nous faire exploser pour nous énerver.
-Ben, au moins, dis-je en rigolant, ça montre que j’ai de la valeur à tes yeux.
Il fut un peu décontenancé par ma réplique, mais ce reprit vite et fit un vague « mouais ».
Une autre série de tir, puis un moment de silence le temps qu’il recharge. J’eus une vague envie de compétition, et pris un fusil laser qui était pendu sur le mur.
-Tu crois, fit-il, que tu saura viser avec ta patte dans le plâtre ?
-Ben, fis-je en me positionnant , c’est pas parce qu’on a un problème physique…
BLAM
…ou morale…
BLAM
…qu’on ne sait…
BLAM
…pas faire des choses…
BLAM
…bien faites.
BLAM BLAM BLAM BLAM
Je reposais le flingue sur la palette au mur, et ramenais la cible avec 7 trous parfaitement en cercle sur le point jaune et un trou en plein milieu.
-Comme pour se faire des amis, dis-je en tapotant l’épaule du balafré et en partant de la salle.
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Marc
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mar 16 Aoû - 23:42

Je ferais mieux de faire des analyses.
J’étais dans le laboratoire, assis, un café à la main. Après avoir adapté mon générateur à plasma au Magellan – activant les boucliers et tous les système au maximum pour éviter un dangereux trop plein de puissance – j’étais retourné au laboratoire pour continuer mon projet. Mais là, je faisais une pause, due principalement à une fatigue inexplicable et à un sentiment non moins inexplicable que la plupart des gens appellent remord.
Il faut que je sache
Je me levai, calmement, et sortis du laboratoire. D’un pas lent, je traversai le couloir vers le laboratoire d’analyse. J’entrouvrit légèrement la porte, et la refermai aussitôt en marmonnant un juron. Bah était là, en train d’examiner l’extra-terrestre.
Hors de question de montrer ma faiblesse à qui que ce soit.
Alors que je m’apprêtais à faire demi tour, la chance me sourit.
_ Venez Xorth, lança Bah Je dois faire une prise de sang à Kara.
J’eu un sourire ironique.
Me voilà chanceux maintenant.
Je m’écartais de quelques mètres de la sortie du labo, et les regardais passer en silence. Puis j’entrais, et fermai la porte derrière moi. Hésitant quand même quelques peu, je m’approchais de ce qui m’apparut comme étant un scanner complet. J’ôtai ma blouse, et me mit torse nu. J’observais un peu la machine, histoire de comprendre son fonctionnement, puis la programmait, et m’allongeait sur la table du scanner. Les yeux fermés, je sentis le rayon du scanner passer sur mon torse et ma tête. Lorsque le rayon s’éteignit, je me relevait, remit mes vêtements, et l’approchais de l’écran pour voir le résultat. Une seule anomalie était détectée. « Faiblesse anormale de l’organisme ».
Mais que m’arrive t’il ? Pourquoi suis-je aussi faible ?
Il y avait un bon moyen de le savoir : demander à Bah. Mais je rejetai toute nette cette option. Ne prenant pas la peine d’éteindre la machine, je sortit rapidement, et retournait m’enfermer dans mon laboratoire, où je repris mon travail.
_Ce n’est pas quelques fatigue passagère qui vont m’endicaper ! Dis-je avec colère, me mentant à moi-même.
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Tchoucky
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Mer 17 Aoû - 16:47

-Kara ? Ma Kara ?
Encore une fois, j'ai fini par la retrouver, bien cachée dans la soute d'un des vaisseau, et toute endormie. Je l'embrasse pour la réveiller. Je trépigne en moi-même. Pourvu qu'elle ne le sente pas.
_ Ma petite fille ?
Elle ouvre des yeux tout ensommeillés.
_ Oh, maman, c'était si beau, il y avait tout plein de Xorth qui venaient me parler !
_ Tu entends les amis de Xorth dans ta tête ?
_ Oui. Il sont si gentil. On va les aider, hein, maman ?
_ Bien sûr, ma Kara. Nous allons les aider. Dis-moi, veux-tu bien me tendre ton petit bras ? Je dois te faire une prise de sang, pour vérifier quelque chose.
Ma fille m'obéis, et relève sa manche. J'y pose mon appareil. L'analyse comparative se fait instantannéement. Les résultats s'affichent avec une lenteur exaspérante. Les enzymes que j'ai trouvé dans le sang de Xort sont maintenant présente dans le sang de Kara. Et leur effet...
Bon sang ! Une telle découverte après cette nuit de cauchemar !
J'ai envie de hurler. Je me retiens.
_ C'est incroyable, Xorth, tu es... Une créature merveilleuse.
_ Quelque chose ne va pas, soercyé ?
_ Oh non, tout va bien. Mais les hommes n'ont pas pu t'apporter ça. C'est ta race toute seule qui, en évoluant au fil des sciècle, est devenu ce... Chef d'oeuvre biologique !
J'ai envie de rire, de rire aux éclats. Et puis de pleurer, une bonne fois pour toute, pour me calmer. Je me contente de sourire, et respire pour rester calme.
_Tu es bizarre, Maman, me dis ma fille.
_ Je vais essayer de vous expliquer ce que mon appareil vient de me dire, mais ça risque d'être dur à comprendre, alors, Xorth, n'hésite pas à poser des questions.
_ Je vous écoute, soercyé !
_ Quand ta race a été créée, vous n'aviez pas ce... Don. Ce pouvoir de parler par l'esprit. C'est une chose que vous avez appris à faire au court des sciècle. J'ai fait une photo, tout à l'heure, de l'intérieur de ton crâne, et j'ai pu voir qu'il y avait une... Glande. Comment je pourrais t'expliquer ça ? Enfin, il y a quelque chose, à l'intérieur de ta tête qui te donne ce pouvoir. Mais cette chose peut servir aussi à plein d'autre activité. Elle envoie dans ton sang des supstance, par exemple, qui te permettent de cicatriser plus facilement qu'un humain. Tu me comprends ?
L'homme chat regarde Kara, puis hoche la tête.
_ Pour l'instant, je crois que je saisi l'essentiel. Mais pourquoi avez vous eu besoin de regarder dans le sang de Kara ?
Je regarde ma fille, qui, assise sur ses talons, nous observent en nous écoutant de toutes ses oreilles.
_ Ma puce, tu veux bien nous attendre une minute ? lui dis-je.
J'entraine Xorth à part, hors de portée de voix.
_ Que se passe-t-il, soercyé ? Pourquoi nous éloignons nous ?
_ Je ne veux pas que Kara entende ce que je vais te dire.
Je me penche vers lui et murmure.
_ Kara est très, très malade. Tu l'avais compris ?
_ Non. Elle me semblait...
_ Je m'efforce de la soigner comme je peux pour qu'elle continue à avoir une vie normal, mais son corps est malade à l'intérieur. Pour augmenter son pouvoir télépathique, tu as mélangé tout sang au sien. Ca l'as beaucoup fatiguée, mais maintenant, elle va mieux qu'avant. Parce qu'en lui donnant un peu de ton sang, tu lui a aussi donner cette substance qui te permet de cicatriser vite. Tu l'a rendue plus forte. Tu comprends ?
_ J'ai fait ça, moi ?
_ Oui. Tu l'a peut-être même sauvée. Tu te souviens de Rhoan ? Il ne sort presque jamais du laboratoire. Il a les cheveux blanc. Tu vois qui c'est ?
_ Oui.
_ Il doit construire un appareil pour la guérir. Mais il va mettre du temps à la construire, et je ne savais pas si elle pourrais vivre assez longtemps. Grâce à toi, maintenant, je sais qu'elle tiendra le temps qu'il faut.
_ C'est... C'est vrai ? Grâce à moi ?
_ Oui. Pour moi, ton existence est un miracle, Xorth.
Et n'y tenant plus, je l'attrape par le coup, et le serre contre moi, de toute mes force.
_ Merci, merci, merci... Merci d'exister ! Merci d'être venu à nous ! Nous ne méritons pas d'être les parents d'une si belle râce. Vous êtes devenus de pures merveilles, malgré nous !
_ Soercyé, soercyé s'il vous plait, ne pleurez pas !
_ Ce n'est rien, Xorth. Je suis contente. Vraiment contente ! Je jure que je sauverais ta race dussè-je y laisser la dernière goutte de mon sang !
_ Soercyé, votre fille nous regarde.
Je me calme et m'éloigne, mais mon sourire ne s'est pas effacé. Je rayonne. Je suis heureuse, heureuse.
_ Cette chose que tu as dans la tête, Xorth, si tu dévellopait son pouvoir, peut-être que ton corps deviendrais assez fort pour lutter contre la maladie qui ronge ta race. Evidément, cela dévelloperais aussi ton pouvoir télépathique, et ça, je ne sais pas quelles sont les conséquence. Mais je tiens peut-être là un remède pour les tiens. Je ne peux pas en être sûre avant de les avoir vu, bien sûr. Enfin, l'important, c'est que je puisse peut-être les sauver.
_ Vous arriveriez à dévelloper mon pouvoir, Soercyé ?
_ Je ne sais pas Xorth. Je ne sais pas ce que je peux faire sans mettre ta santé en danger. Il faudra que je réfléchisse avant de me lancer dans une expérience. Et pas aujourd'hui. Je n'ai pas dormi depui 36 heures.
_ Je crois que vous devriez dormir, soercyé.
_ Je crois que tu as raison, Xorth. Mais encore une fois, merci, merci, merc. Merci pour elle. Merci vraiment pour elle.
Il ne souris pas, car les chats ne savent pas sourire, mais ses yeux brillent d'un éclat apaisant.
Je retourne à Kara.
_ J'ai eu une dure nuit, ma chérie. J'ai du soigner JOnas. Maintenant, je vais aller me reposer. Tu reste avec Xorth, n'est-ce pas ?
_ Oui, maman ! Ne t'inquiète pas, on va bien s'amuser.
Je l'embrasse, et la serre très fort dans mes bras. Il faut que je me calme, je ne suis pas loin de me remettre à pleurer.
C'est pourtant vraie que je suis épuisée.
Pas épuisée, vidée, cassée, lessivée. J'ai donné tout ce que je pouvais, et même d'avantage. Je suis à bout. Vraiment à bout. Il faut que je dorme. Mais d'abord, j'ai une dernière chose à faire.
Je descent à l'étage des cabines. Lyliah est dans la sienne, en train de lire.
_ Bonjour, Lyliah.
_ Bonjour, Nilane. Comment va le militaire ?
_ Hum, physiquement il s'en remettra. Moralement, je ne sais pas. Ne le cherchez pas trop, ces temps ci. Il est en état de choc. Certains souvenir qu'on lui avait effacé lui sont brusquement revenu, et ce ne sont pas des bons souvenir.
_ Vous n'allez quand même pas le plaindre ?
_ Militaire ou non, c'est un de mes patients. Je dois veiller à sa guérison, sur tous ses aspect. Mais ce n'est pas pour ça que je venais. Donnez moi votre poignet.
Un peu surprise, elle me tends le bras. Je dégraphe le bracelet que j'y avais accroché.
_ Il y a un bon moments que ces objets sont devenus inutiles. Vous avez été d'une coopération exemplaire, et je crois que je vous dois ma confiance.
_ Docteur...
_ Je vais me reposer aujourd'hui. J'en ai besoin. Puis-je compter sur vous et Mike pour trouver une occupation à tout le monde ?
_ Je... On va essayer.
Mike n'est pas dans sa cabine. Je le croise au sortir de l'ascenseur.
_ Je vous cherchais, Mike. Donnez moi votre bras.
Je lui dégraffe le bracelet, ainsi que je l'ai fait pour Lilyah. Il me fait un sourire.
_ merci, c'était joli, mais ça commençais à me grater horriblement !
_ Je vais dormir, aujourd'hui. Je compte sur vous et lilyah pour organiser les choses en mon absence.
_ Entendu. On va s'occuper du vaisseau.
Reste encore le militaire.
C'est en redescendant vers l'infirmerie que je constate à quel point j'ai du mal à garder les yeux ouvert. Ma tête tourne. J'aurais du m'arrêter bien plus tôt. Mais je ne pouvais pas. Enfin, je ne voulais pas. Pas avant d'avoir tout réglé.
Dans l'une des chambres de l'infirmerie, Atrayde est en train d'ouvrir les yeux. Il constate qu'il a récupéré quelque force, et il s'est assis sur son lit. Il me regarde venir.
_ Encore là pour me surveiller ?
_ Vous avez l'autorisation de vous lever quand vous voulez. Je crois même que si Mike a un travail à vous faire faire aujourd'hui, vous serez en état de l'exécuter.
Avant qu'il ait eu le temps de répliquer, je lui ai attrappé la main. Surpris, il me regarde débrancher son bracelet, ainsi que je l'ai fait pour les autres.
_ Vous êtes libres, Jonas Atrayde. Libre de tous nous tuer, si vous en avez encore envie. Libre de vous échapper à la première opportunité, si vous en avez le courage. Ou libre de nous suivre, d'être de notre coté, parce que nous sommes les seuls alliers que vous puissiez encore avoir au monde. A vous de voir.
Je reste un instant comme ça, le bracelet dans une main, son poignet maintenant libre dans une autre. J'attends une réaction. Une réplique ironique et cinglante, qui dissimulerait l'état de faiblesse danslequel il se trouve. Il ne dit rien. Il est étrangement calme. Il n'y a même pas d'hostilité dans son regard. Je relâche son poignet et repard avec le bracelet, en parlant d'une voix douce.
_ Vous êtes libre. Prenez le temps de choisir ce que vous ferez de votre liberté.
Tiens, les ordinateurs du labos sont restés allumés ? J'ai du oublier de les éteindre. Je sauvegarde les dernières analyse sans les relire, il faudra que je le fasse mais plus tard. Je ne me sens même plus la force de rejoindre ma cabine. Je m'isole dans l'autre chambre de l'infirmerie, m'allonge sur la couche, et laisse le sommeil m'envahir.
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Emilie
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MessageSujet: Re: Nimrodh, les oubliés   Jeu 18 Aoû - 0:38

Je regardais mon bras sans mon bracelet. C'était quand mieux sans ce truc. Ma peau respirait mieux. Je repensais à la conversation avec Nilane à propos du militaire.

_ Bonjour, Lyliah.
_ Bonjour, Nilane. Comment va le militaire ?
_ Hum, physiquement il s'en remettra. Moralement, je ne sais pas. Ne le cherchez pas trop, ces temps ci. Il est en état de choc. Certains souvenir qu'on lui avait effacé lui sont brusquement revenu, et ce ne sont pas des bons souvenir.
_ Vous n'allez quand même pas le plaindre ?
_ Militaire ou non, c'est un de mes patients. Je dois veiller à sa guérison, sur tous ses aspect.


Ce souvenir me troublait. Ne répondait t-il pas à mes doutes? Pourtant je ne parvenais pas à le chasser de mon esprit. pourquoi je doutais de Nilane? Elle se souciait de Jonas, le militaire le traitant comme un patient normal. Pourquoi je remettais sa probité en doute? Pourquoi? Je connaissais réponse. Je me demandais ce qu'aurais fait Nilane à la place de l'autre médécin. Est ce son état d'esprit continuerait ainsi lorsque nous arriverons sur la planète de Xorth? J'avais promis. promis que nous aiderions à les soigner. Il fallait que je lui parle. Je devais m'assurer si je pourrais respecter ma promesse.
Je decidais de sortir de ma cabine. j'en avais assez de rester enfermée. Je marchais à travers les couloirs lorsque j'aperçus Mike qui parlait avec le balafré. Je les rejoignis rapidement.
- Bonjour vous deux.fis-je.
- Bonjour Liliah.me répondit il.
- Bonjour.lança le balafré.
- Que comptiez vous faire?demandais-je.
- Je comptais aller réviser les moteurs afin de vérifier que tout soit bien opérationnel.répondit Mike.
- Si vous le souhaitez, je peux vous aidez.dis-je;
- Je regrette, Liliah, mais vous avez certainement beaucoup de compétences. Vous êtes une excellente traductrice, vous connaissez beaucoup de choses .. mais vous n'êtes vraiment pas douée pour la mécanique.me répondit Mike.
Je souri. En effet, Mike devait largement se souvenir de mes dons pour la mécanique. lorsque je l'avais aidé, il était probable que je l'ai retardé beaucoup plus qu'autre chose.
- Eh eh eh, on ne peut pas être bon partout.fis-je en riant.
Puis je repensais à Nilane et à notre conversation. Si Jonas avait un problèmes avec des souvenirs il devait s'occuper l'esprit.
- Par contre, vous devriez demander à Jonas.proposai-je.
- Vous avez peut être raison. il est encore à l'infirmerie?demanda Mike.
J'acquiesai. Le balafré décida de nous quitter pour retourner à sa cabine puis Mike et moi firent le chemin jusque le chemin jusque l'infirmerie.
Là, Mike proposa à Jonas de l'aider. Celui ci accepta. Ainsi les deux se dirigèrent vers les moteurs tandis que je me reprenais ma promenade. Je songeai à aller voir Xorth et Kara. ils devaient se trouver à la biosphère. ils étaient souvent. je m'y rendis donc.
Arrivée à la biosphère, j'aperçus Xorth et Kara assis dans un coin. Kara apprenait encore de nouvelles choses à Xorth. je souris et m'avançais. J'aimais bien être avec ces deux là.
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